● Un nouveau président pour la Coalition mauritanienne PCQVP


Un nouveau président pour la Coalition mauritanienne PCQVP
Initiatives News – La coalition mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP) a élu aujourd’hui un nouveau président en la personne de Baliou Coulibaly. Cela s’est passé à Nouakchott à l’occasion d’une assemblée générale à laquelle ont assisté les membres du bureau sortant.

Cette élection s’est déroulée sous la supervision de Demba Seydi Coordonnateur Afrique Francophone de PCQVP venu spécialement de Dakar. Dans son mot introductif Mohamed Abdallahi Bellil, un des membres actifs de la coalition a fait le point sur son évolution ; un parcours semé d’embûches.

Mais, malgré les couacs, la coalition a enregistré des succès comme a eu à le souligner le Coordinateur Afrique lui-même qui a reconnu qu’à un certain moment elle était parmi les plus en vue de la région.

Demba Seydi a par ailleurs souligné l’importance de la coalition pour un pays comme la Mauritanie qui dispose d’énormes ressources pour une population peu nombreuse.

Le nouveau président de PCQVP Mauritanie qui connait bien les rouages de l’organisation a promis de se battre avec son équipe afin de relever les grands défis auxquels ils font face.

Le nouveau bureau exécutif est composé comme suit :

-Président : Baliou Coulibaly

-Vice-Présidente : Nedwa Moctar Nech

-Secrétaire Général : Abdel Ghoudouss

-Secrétaire Général Adjoint : Ahmed Fall Yarba

-Trésorière : Salimata Sy

-Membre titulaire : Teslem Mint Samba

-Membre titulaire : Ahmed M’bareck

Rappelons que la Coalition Mauritanienne « Publiez Ce Que Vous Payez » (PCQVP) a pour objectif de jeter un regard sur la transparence (de gestion) dans les industries extractives.

Depuis son lancement en 2006, PCQVP Mauritanie vise quatre objectifs clés pour assurer la transparence dans les industries extractives : mise en œuvre de l’ITIE, influencer la législation nationale, promouvoir la responsabilité sociale à travers l’utilisation transparente des recettes et faire campagne pour la transparence des contrats.

Bakari Gueye

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=761689

● Le Bureau Provisoire du parti RAG en France

Le nouveau secrétaire général du RAG en France, M. Elhadj FALL appelle tous les mauritaniens à venir rejoindre ce parti pour un changement véritable en Mauritanie. Ci-dessous, la nouvelle composition du bureau provisoire en attendant la prochaine Assemblée Générale (AG).

1- Elhadj FALL: Secrétaire Général

2- Diko HANOUNE: Chargé de Communication

3- Aleyda TRAORÉ et Moussa Mohamed: Trésorier

4- Diop Fatimata et Daya THIOYE: Chargées de la Condition Féminine

5- Koundou SOUMARÉ: chargé de communication numérique

6- DIALLO Demba : Chargé des Finances

7- Brahim Ould Ali et Mohamed Hachim : Chargés de la Coordination

8- KONATÉ Sadio : Chargé de l’organisation événementielle

9- Doro TRAORÉ : Chargé des affaires Panafricaines

10- Diabé N’DIAYE Magassouba alias Thomas : Chargé de sensibilisation et de mobilisation

11-Moussa Souleymane DIA et Ali TRAORÉ : Chargés de la Jeunesse et des Sports

12-Abdoulaye TRAORÉ : Chargé de l’Éducation

13- Moumy TRAORÉ, chargée de communication

Les conseillers Politique, en France, du président du parti RAG, Oumar YALI et du candidat Biram Dah ABEID sont:

13- Mamadou SY

14- Ameth GAYE

15- Moulaye HACENE

16- Abdoulaye TRAORE



Paris le 10 décembre 2022

RAG-Section France

● L’éditorial de La Nouvelle Expression : Guidimakha, le magistrat … et le mépris d’un wali | Par Camara Seydi Moussa

Il y’a quelques temps, un audio a fait le tour des réseaux sociaux et quelques journalistes ont repris certains passages de cet audio en les commentant. L’audio était du wali du Guidimakha et ancien Secrétaire Général du Ministère de la Fonction Publique…

Ce Guidimakha où beaucoup d’administrateurs cherchent à y être affectés comme affirme ce Ministre de l’Intérieur qui ajoute que, d’après ses enquêtes, tous ceux qui ont servi dans cette région sont, aujourd’hui, économiquement à l’abri du besoin. Et certains ont des villas à Tevragh-Zeina grâce à leur passage dans cette wilaya.

Par devoir citoyen, je reviens sur cet audio (un audio caractéristique d’une dictature…) car à l’époque de sa diffusion, les choses étaient trop mouvementées pour moi et je ne pouvais me servir de ma plume…

Je reviens sur cet audio car je me souviens de la sortie acerbe du Président de la République contre l’administration locale et particulièrement les walis qui, selon lui, ne s’occupent pas bien des populations… Est-ce que le Président voulait dire que les walis devront agir comme l’a fait tout récemment le wali du Guidimakha vis-à-vis des notables du village de Diogountourro où ce wali a tout simplement « jeté » la copie du discours du Président sur sa figure car lui-même étant un puissant membre du système ?

« Je vais demander au commandant de brigade de faire son procès-verbal et j’ordonnerai au procureur de vous mettre en prison » avait dit le wali du Guidimakha à l’adresse des notables du village de Diogountouro ». Des propos d’une virulence et d’une abjection inouïes, suivis de menaces dignes d’un prince de l’époque des Almoravides, ce prince n’est autre que l’actuel wali du Guidimakha.

Un gouverneur au tableau peu reluisant, tristement célèbre pour ses abus. Des abus que raffolent certains milieux de ce système qui nous gouverne depuis un certain 12.12.84. Aucun respect pour la Mauritanie et les Mauritaniens. Des sangsues qui nous pillent et triturent la Mauritanie, mettant à terre les valeurs intrinsèques de l’homo mauritanicus. Voici grandement ce qu’ils ont comme principale mission.

Le Guidimakha, terreau de la corruption des agents de l’Etat n’est pas épargné par des sautes d’humeurs de fils bien nés de cette autre Mauritanie des privilégiés. Mais ce que le gouverneur oublie, c’est qu’on peut insulter les notables du Guidimagha mais il arrivera difficilement à manipuler l’une des meilleures figures de l’appareil judiciaire du tribunal régional du Guidimakha, l’incorruptible magistrat. C’est l’un des rares magistrats qui rejettent les largesses de ces populations paisibles et surtout innocentes.

Mr le gouverneur, oui c’est vrai la justice est aux ordres du prince du moment mais il y a aussi parfois des magistrats justes. Des magistrats qui ne sont pas comme ces hommes qui étaient à vos ordres à Kaédi et qui ont mis aux arrêts le chef de centre de la SONELEC en obéissant à vos ordres et le même jour il s’est retrouvé à Timbedra. Ce chef de centre mis aux arrêts et affecté le même jour à Timbedra avait osé vous dire les prérogatives qui sont les siennes et jusqu’où il entendait exercer sa mission.

Il a souffert de votre superpuissance… Votre passage à Boghé n’est pas encore oublié par les populations. Elles qui n’ont jamais regretté votre départ, et on se souvient de l’article de feu doyen Moussa Diop portant sur un petit aspect de votre gouvernance.

Le Guidimakha paisible, dans une situation sociale complexe, mérite une autorité locale alerte et républicaine et non un prince d’un royaume perdu. La région a toutefois espoir à ces jeunes qui sont dans la sphère décisionnelle locale et leur action dans certaine dimension minimisera les effets des actes d’un wali aux antipodes de la Mauritanie rêvée…. La Mauritanie du discours de Ouadane. Un wali qui a juré d’emprisonner les notables du village de Diogountouro.

L’origine du courroux de notre wali est le manque d’affluence des villageois pour éteindre le feu de brousse. Le patron de l’autorité locale, durant cette réunion, tape le poing sur la table et ordonne à ce qu’on lui amène l’auteur du feu de brousse en question, et cela séance tenante.

Ce gouverneur qui s’est agité pendant près de 20 minutes contre des vieilles personnes n’a montré que ce qu’il est capable de faire. Mr le gouverneur, gouverner c’est anticiper, surtout sur la problématique des feux de brousse dans cette région bien arrosée cette année. Combien de kilomètres de pare-feux compte cette région avant ce feu de brousse dont la gestion par le village de Dioguntourro vous a vexé ?

Les services décentralisés de l’Etat, premiers responsables de ces constructions, ont-ils fait réellement et convenablement leur boulot ? Ces manquements vous ont-ils vexés ?

Les populations peuvent faillir à une mission donnée, les règles de l’art supposent que les autorités leurs rappellent leurs devoirs dans une conversation responsable et dans le respect, sans menaces ni insultes. Ainsi, l’autorité locale, par cette méthode, cherchera les causes de ce qu’elle considère comme manquements. Et cela, sans terroriser les populations avec un langage irrespectueux.

Mais c’est méconnaitre le quotidien de ces populations vis-à-vis des autorités locales dans la Mauritanie profonde.

Les responsables sont en grande partie les premiers ennemis de l’autorité centrale. Car l’image de celle-ci est écornée par ces responsables. Ces derniers brillent dans le racket et le mépris.

Ils sont (beaucoup d’entre eux) sources de peur et d’insécurité pour ces populations qu’elles sont sensées protéger.

Camara Seydi Moussa

● Mauritanie | l’étau se resserre autour de l’ancien président Ould Abdel Aziz

Financial Afrik – Près de 18 mois après l’inculpation de l’ex-président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz ainsi que plusieurs de ses hommes de confiance (ministres, hommes d’affaires …), le dossier risque de connaître une nouvelle tournure.

En effet, la cour suprême a confirmé, mardi 13 décembre, que l’affaire sera portée devant le tribunal de la corruption. Une décision qui vient mettre fin aux différents recours introduits par les avocats des accusés.

L’instance a également acquitté un homme d’affaires et levé la saisie des biens de certains des accusés, selon une source judiciaire.

©️ https://cridem.org/C_Info.php?article=761622

● Mauritanie | la CENI propose un chronogramme pour les prochaines élections

La commission électorale nationale indépendante a approuvé la proposition relative au chronogramme des élections législatives, régionales et locales de 2023 en recommandant la convocation du collège électoral le 28 février prochain et le premier tour du vote le 13 mai 2023.

La CENI propose les dates ais c’est le président de la république qui convoque le collège électoral, selon la constitution mauritanienne.

La Commission électorale nationale indépendante a délibéré sur la question lors d’une réunion samedi dernier, selon le procès-verbal auquel « Sahara Media » a eu accès.

La CENI a précisé qu’elle avait le choix de convoquer le collège électoral le 6 février, ce qui fera coïncider à cette date la campagne électorale avec le mois béni du Ramadan et la fête d’Evitr.

Ce choix prévoyait les délais suivants : convocation du collège électoral le 6 février 2023, lancement de la campagne électorale le 7 avril 2023, organisation du premier tour des élections samedi 22 avril 2023 et le second tour samedi 6 mai 2023.

La CENI a cependant abandonné ce choix et a recommandé de donner la priorité au choix du lancement de la campagne électorale dès la fin du mois du Ramadan ce qu’elle considère plus prudent.

Ce deuxième choix fixe lui les délais suivants : convocation du collège électoral le 28 février 2023, ouverture de la campagne électorale vendredi 28 avril 2023, organisation du premier tour samedi 13 mai 2023 et deuxième tour samedi 27 mai 2023.

La classe politique du pays, dans un accord avec le ministère mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation avait décidé d’anticiper la date des élections prévues initialement mi-2023, une anticipation justifiée par la période d’hivernage dans le pays.

©️ via https://fr.saharamedias.net/mauritanie-la-ceni-propose-un-chronogramme-pour-les-prochaines-elections/

● Note de presse d’Armepes-Ganbanaaxu | Soutien aux victimes des traitements injustes liés à la féodalité dans la commune de Haere Mbar (département de Bababe).



Ces derniers jours, un groupe de personnes issues de la communauté Peul s’est présenté auprès du leader anti-esclavagiste mauritanien Biram Dah Abeid. Lors ces rencontres diffusées sur diverses plateformes médiatiques (Réseaux sociaux), 2 messieurs déclarant originaires d’une localité dans la commune de Haere Mbar (département de Bababe) exposent des atteintes graves à leurs droits par un chef coutumier local et son clan. Issus de la composante sociale injustement « assignée esclave par ascendance » dans leur village, ils ont indexé les coutumes esclavagistes et féodales qui y règnent au su et au vu de certains représentants de l’état (maires, préfets et autres). Selon eux ce chef coutumier local sévit en maître absolu et les personnes assignées maccudo (esclaves en langue pulaar) doivent se soumettre ou mises en quarantaine socialement et privées même des aides sociales de l’Etat.

Une situation scandaleuse et gravissime qui mérite d’être suivie et enquêtée par les autorités administratives et judiciaires. Elle nécessite également une attention particulière de la part de la CNDH, des ONG de la défense des droits humains et des mouvements politiques, pour dénoncer de pareils traitements injustes et humiliants. L’opinion publique nationale et internationale doit en être témoin plus que jamais. L’affaire de l’esclavage en Mauritanie dépasse une question de Blancs vs Noirs, les mentalités esclavagistes et féodales sont très présentes chez les communautés négro-mauritaniennes.

Ainsi, nous, Armepes-Ganbanaaxu, tenons à :

– exprimer notre fraternelle solidarité avec ces personnes victimes de comportements inadmissibles attribués à ce chef coutumier dans cette localité du département de Bababe,

– dénoncer une certaine complicité passive des autorités locales qui semblent laisser faire dans cet enclos de non-droit,

– appeler aux hautes étatiques, en tête le président de la République Mohamed Cheikh El-Ghazouani, pour la prise en compte de la problématique liée à l’esclavage coutumier par ascendance qui sévit violemment dans toutes les communautés nationales. Dans les localités rurales notamment dans le Sud mauritanien (en milieux soninkés et peuls), les descendants d’esclaves subissent diverses violations et humiliations à cause de leur rang stigmatisé dans le régime féodalo-esclavagiste intra-communautaire.

Le 12 décembre 2022

🔴Liens à suivre: •https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=607523078042881&id=100063555821825

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=705294287510754&id=100005495290729

● Célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme | Hommage aux victimes oubliées de l’épuration ethnique en Mauritanie (1986-1991) (Par IRA-MAURITANIE)

10 décembre 2022, siège de l’IRA-M, Nouakchott, Mauritanie
Hommage aux victimes oubliées de l’épuration ethnique en Mauritanie (1986-1991): Les pasteurs pulaarophones du Guidimakha


A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, Ira-M réitère son engagement contre l’oubli et l’impunité. Par-delà les rassemblements annuels d’hommage à la communauté des disparus, suppliciés et déportés, dans les localités martyres de Azlat, Jreïda, Inal, Sorimalé et Wothie, nous rouvrons, cette année, la page des massacres commis, au Guidimakha, contre des paysans et éleveurs, tous locuteurs du Pulaar. A mesure que le temps passe, de nouveaux allégations affluent et confirment l’implication des forces de sécurité et des milices, sous l’égide d’une administration territoriale dont la chaîne de commandement reste à l’abri de la moindre poursuite en justice. Parce que la peur s’estompe, le désir d’équité ressurgit, reprend de sa vigueur ; le sel de la mémoire et la fatalité de la réparation constituent, en l’occurrence, le vecteur inépuisable de notre détermination à contrecarrer la « loi d’amnistie », du 14 juin 1993. Mokhtar Diallo, présent à la cérémonie de du 10 décembre 2022, se souvient et témoigne.
A l’époque des faits, sous l’autorité du Gouverneur, Dah Ould Abdeljelil, récemment recyclé à la présidence de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), de nombreux hameaux et campements de bouviers nomades endurent, durant 3 ans, la violence d’escadrons jusqu’ici au-dessus du droit ; la quasi-totalité des exactions et tueries, dessous rapportées, se déroulaient, en 1989 et 1990 ; elles engagent la responsabilité, exclusive, de Mauritaniens, anciens maîtres (Bidhane) et descendants d’esclaves (Hratine). L’identité ethnolinguistique des auteurs ne varie.
1. A Nebiya, commune de Ould Yengé, l’unique famille occupant les lieux, est décimée. Le père, Adama Ndiaye, son épouse Souadou et leurs sept enfants furent battus et emmenés, par un groupe de miliciens et le bétail spolié, le même jour. Ils ne reviendront jamais ; la majorité des civils, victimes d’assassinats à visée raciste, n’a bénéficié d’une localisation funéraire.
2. A Mouta’alla, bourg du département de Ould Yengé, des militaires, au matin, rassemblent 27 personnes (hommes, femmes et enfants), pour les conduire, en convoi, vers une destination inconnue. Les survivants ne parviendront à retrouver la trace des captifs.
3. A Tektaake, orée de Ould Yengé, deux hommes, emmenés par des soldats en uniforme, n’ont plus donné signe de vie, abandonnant, progéniture, logis et biens.
4. A Mudji, entre Selibaby et Gouraye, des éléments de l’armée procèdent à l’interpellation de 7 jeunes qui jouaient aux cartes, chez l’un d’eux. Ligotés et conduits, de force, hors du périmètre du village, aucun d’eux ne refait signe.
5. A Weyduyol, quartier de Sélibaby, chef-lieu du Guidimakha, 13 individus, de sexe masculin, succombent à la brutalité des hommes en uniforme ; trois périssent, dans la rue, à coups de pierres sur la tête et dix, à bout portant ou touchant, les tirs de fusil ayant visé la tête.
6. A Boruuji, municipalité de Gouraye, un détachement de la Garde nationale se saisit de 5 vendeurs de viande sur pied, raflés en rase campagne. Ils entrent, entravés, à la garnison, où leur arrivée provoque l’émoi des riverains ; un vieux notable soninké intervient, afin d’arracher la libération du plus jeune, au motif qu’il serait orphelin ; sa doléance obtient satisfaction mais les quatre autres n’en ressortiront plus ; plus tard, en catimini, ils seront enfouis, sur un site anonyme, entre Diaguili et Moullisimon.
7. A Kalinioro, département de Ould Yengé :
– Le directeur de l’école, Hadiya Ba, apprend que des miliciens arabophones entreprennent d’exproprier le patrimoine bovin de sa collectivité ; il se rend à l’endroit de l’incident et y trouve l’un de ses neveu, enchaîné au milieu des assaillants ; quand il tente de le détacher en discutant avec eux, il essuie une rafale, de leur arme d’assaut et succombe, aussitôt. Séance tenante, il fut enseveli dans un ravin naturellement creusé à la suite d’un écoulement des eaux de pluie ; après plusieurs réclamations du corps, le préfet de Ould Yengé supervise l’exhumation et remet, la dépouille, aux siens.
– Djibi Samba, éleveur de génisses, est abattu, sous les balles de la milice, tandis qu’il gardait ses veaux. Il est inhumé alentour.
8. A Mbomé et Gurel Mamudu, espace administratif de Gouraye, des gardes en tenue, ramassent les hommes valides et les internent, dans leur base ; ensuite, dès la tombée de la nuit, ils repartent violer les filles et mères, restées seules, en compagnie d’enfants et de quelques vieillards. Aucun homicide n’est enregistré, car la troupe répugnait, en général, à liquider, les femmes et les enfants, devant témoins.
9. A Dubalde, non loin de Ould Yengé, 9 pisteurs d’animaux volés par les miliciens s’évaporent, dans la nature.
10. A mi-chemin de Dangremu et Chagaar, à l’orée de Sélibaby, le dénommé Koundel disparaît.
11. Entre Kumba Ndaw et Guemou, circonscription de Ghabou, Mamadou Dioum, un bûcheron et son fils vont à la découpe, pour n’en jamais revenir….
12. A Sélibaby-ville :
– Yaya Tall, accouru à la recherche de son troupeau, ne réapparaît plus ; son fils y réside encore.
– Bala Sow subit une liquidation extrajudiciaire, en périphérie de l’agglomération, alors qu’il suivait les traces de son cheptel. La sépulture est identifiée.
13. A Kagnogol, périmètre de culture, aux environs de Mbayédiam, près de Sélibaby, Hamadi Kibbo, parti récupérer son dromadaire en vadrouille, qu’il venait d’ailleurs d’entraver, est éliminé, d’une arme à feu. Leur forfaiture consommée, les miliciens, en tenues militaires, emportèrent la bête.


Conclusion
Au terme de cet exercice de documentation non exhaustive, Ira-M ouvre le registre de la remémoration, à tout détenteur d’une bribe de détail qui extirperait, du néant abyssal, le passage sur terre, d’un parent, d’un ami, d’une connaissance, toutes victimes, trop tôt ôtées à la vie, par la convergence du sentiment de supériorité et du rejet de la différence. L’appel s’adresse, d’abord, aux sections locales de notre association, en particulier dans la Vallée du fleuve. Un jour, proche, bien plus proche qu’il ne paraît, les coupables rendront compte – même en dépit d’un exil doré au Qatar. La publication de la vérité, enfin, libérera, le tortionnaire, de ses angoisses et le rescapé de son ressentiment. Alors, la Mauritanie pourrait se réinventer un avenir.


Le bureau Exécutif

● Le Grand Entretien du Blog (GEB) | Avec le vice-président d’Armepes-Ganbanaxu Fedde, monsieur Samba Fofana.

À l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage (2 décembre 2022), la rubrique Le Grand Entretien de notre Blog revient avec une interview accordée par monsieur Fofana Samba. Juriste et militant droit-de-lhommiste mauritanien vivant en France, il est parmi les porteurs pionniers de l’engagement abolitionniste et pour des réformes sociales dans la communauté sooninké. Il est actuellement le premier vice-président de l’association Armepes-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles). Pour rappel l’association Armepes-France est à l’initiative de la mouvance anti-esclavagiste transnationale Ganbanaaxu Fedde via en premier lieu son forum WhatsApp de sensibilisation créé le 5 octobre 2016 par monsieur Gaye Traoré, l’actuel président d’Armepes-france.

Nos vifs remerciements à lui pour sa disponibilité et l’intérêt accordé à notre sollicitation.

Ci-dessous ses éléments de réponse à nos 4 questions soumises :

Question 1 : Bonjour Monsieur Fofana, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? (Parcours personnel et de militant)

Samba Fofana : Je m’appelle Fofana Samba, du village de Boully en Mauritanie . Je peux noter ici que j’ai un petit parcours académique à la faculté Économique et juridique de Nouakchott de 1998 à 2002 date de l’obtention de la maîtrise en droit privé.
S’agissant du militantisme associatif, j’ai œuvré à plusieurs associations d’abord villageoises dans le but de contribuer au développement de notre pays d’origine.
Je suis aujourd’hui vice-président de L’association des ressortissants Mauritaniens pour l’éradication des pratiques esclavagistes et leurs séquelles (ARMEPES) en France depuis janvier 2016.
Je fais partie des premières personnes à avoir posé les jalons d’une réforme sociale dans notre communauté .

Question 2 : Pouvez-vous nous édifier sur les réalités liées à l’esclavage coutumier dans la communauté soninké et l’engagement abolitionniste Ganbanaaxu Fedde ?

SF : La société soninké est fortement hiérarchisée sur la base de ce qu’on appelle communément les classes sociales ou castes. On peut affirmer ici que ce système d’organisation sociale a une forme pyramidale , au sommet on trouve les classes nobles , en deuxième position les gens qui constituent les corps de métiers et au bas de l’échelle les esclaves avec leurs démembrements aussi .
Comme toutes les sociétés la communauté soninké d’antan à en moment donné de son histoire avait besoin d’une organisation socio-politique par son propre génie afin d’assurer son existence dans la quête d’un bien être.
Mais la société soninké n’a pas su opérer les réformes nécessaires pour être en phase avec les réalités changeantes et c’est là où l’élite soninké dans son ensemble a échoué.
À mon sens le conservatisme ne devrait pas en aucun cas nous pousser vers une certaine forme d’autarcie aveugle qui nous conduira inéluctablement vers le déclin.
Pour parler de l’engagement abolitionniste Ganbanaaxu Fedde, on peut dire que ce mouvement a apporté à mon sens non seulement un éveil mais aussi une certaine prise de conscience collective pour rompre avec certaines pratiques esclavagistes .

Question 3 : Le 2 décembre de chaque année marque la journée internationale de l’abolition de l’esclavage, les séquelles du phénomène restent vivaces dans certaines zones en Afrique, selon vous quels sont les écueils qui empêchent une éradication définitive ?

SF : La date du 02 décembre 2022 nous rappelle d’abord un passé douloureux dans l’histoire de l’humanité et surtout en tant que noir africain.
Mais on peut se poser la question si l’esclavage dans ses différentes manifestations n’est pas encore d’actualité en dépit de toutes les injustices qui frappent de plein fouet les humains ?
Concernant précisément la société soninké, nous avions assisté à des difficultés pas moindres dans certaines contrées à cause de l’emprise féodale tellement présente.
Cette société a connu un passé glorieux à travers L’Empire du Gana ou le wagadou Biida, connu grâce à certains historiens Arabes .

Après la fin de la colonisation, et malgré l’avènement des indépendances , les soninkés sont toujours restés dans leur ancienne organisation où la loi n’est pas forcément une norme mais surtout c’est l’ordre coutumier qui régit les affaires de la cité soninké ou en pays soninkés.
L’une des difficultés majeures peut s’expliquer par la nature de nos Etats, quand on sait que ceux ou celles qui sont à la tête de nos institutions ont d’abord du mal pour légiférer sur la question et surtout quant à l’application des lois en vigueur pour restaurer la citoyenneté réelle.

Question 4 : Quel message avez-vous à l’endroit des militant.e.s et sympathisant.e.s de la mouvance anti-esclavagiste Ganbanaaxu Fedde, aux leaders communautaires et aux
autorités étatiques ?

SF : Le message que j’ai à l’endroit de nos leaders , militants, sympathisants, hommes comme femmes . Je les invite davantage à redoubler d’efforts car la réforme que nous portons se veut inclusive, longue , difficile et qui doit s’inscrire sur une durée.
Nous devrions nous focaliser sur certaines valeurs que je trouve cardinales voire déterminantes à mon sens pour l’accomplissement de cette cause juste : Courage, unité, solidarité et humilité.

9 décembre 2022

✍️🏿 Entretien réalisé par KS pour le BLOG

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● Apostrophe républicaine / Par le Professeur Outouma SOUMARÉ

AFCD – Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

Le parti Avant-garde des Forces de Changement Démocratique (AFCD) incarne, en Mauritanie, sous l’impulsion de cadres et la disponibilité de compétences, l’implication politique citoyenne en vue d’une refondation de notre Patrie.

Dès sa création il ouvrait, la porte des ambitions et des actes, aux nouvelles générations, avides de s’exprimer en dehors des cadres traditionnels et des instances du statuquo.

Ainsi, porte-t-il le projet d’une société d’ouverture au monde et de lendemains meilleurs, avec une vision nationale où la créativité et l’innovation visent à réaliser l’avènement d’un modèle alternatif de gouvernance.

À la suite du coup d’État militaire du 6 août 2008, qui renversa le premier président civil élu grâce au suffrage universel direct et plongea le pays dans la régression des tripatouillages anticonstitutionnels, les autorités de fait s’empressèrent de violer leurs engagements de transition, tels qu’énoncés, en vertu de l’accord consensuel de Dakar ; notre parti, dont les chefs de file étaient à l’époque membres actifs du Front National pour la Défense de la Démocratie (FNDD), s’est abstenu de participer aux élections de 2013 dans le cadre d’un boycott politique assumé et proactif. En revanche, à l’occasion du scrutin général de 2018, nous avons pu entrer au Parlement et réussi la gestion d’une commune de la capitale Nouakchott, expérience d’ailleurs saluée. L’entreprise stimulante, se poursuit.

La semaine dernière, nous avons envoyé une notification en vue d’une accréditation, du Parti, auprès de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), en nous appuyant sur :

– La Constitution de la République Islamique de Mauritanie, promulguée le 20 juillet 1991, notamment en ses articles 10 et 11 ;

– Les dispositions de l’ordonnance n° 91/024 du 25 juillet 1991, relative aux partis, clauses modifiées, respectivement, en 2012 et 2018 ;

– La décision n° 26/2019, de la Chambre administrative de la Cour Suprême, en date du 20/08/2019, ordonnant la suspension d’exécuter la mesure n° 113/2019, du Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, contre la faculté, pour notre parti, de poursuivre son concours à la compétition dans les urnes.

Durant la période de 3 années écoulée, ladite décision de la Cour Suprême, n’a fait l’objet d’aucun recours dans l’intérêt de la Loi, tant et si bien que la validité de la décision judiciaire ne saurait souffrir de contestation, au regard de l’esprit de la Loi. Les arguments et moyens de défense, lors présentés à l’appui de notre requête, ont suffi à convaincre, le juge, du bien-fondé de l’avis sur lequel nous nous appuyons, aujourd’hui, conformément aux textes et usages en vigueur.

Bien que plusieurs années se soient écoulées depuis l’arbitrage final de la Cour Suprême, reconnaissant, à notre parti, les attributs de la normalité et vu le délai étroit qui nous sépare des prochaines échéances électorales, nous nous retrouvons, désormais, dans l’obligation d’en appeler à l’opinion, afin de faire respecter les principes de séparation des pouvoirs et de primauté de la loi ; l’avis d’autorité, de la plus haute institution judiciaire de la République justifie et conforte notre aspiration à l’équité, dont les motifs et les termes ne relèvent, en aucun cas, de la prétention à bénéficier d’une faveur.

À présent, il revient, au gouvernement, sous l’impulsion du Chef de l’État, garant de l’équilibre des institutions et gardien de la Constitution, de désavouer la confiscation de la norme légale et de lever, dès lors, les obstacles à la participation de notre parti aux affaires de la Cité.

Tandis que de fraîches vocations des nouvelles générations d’hommes et de femmes politiques, avides de réformes et prêtes à mener des actions de proximité s’y pressent, non sans ferveur et volontarisme, il y aurait imprudence et défaut de sagesse, à décevoir tant de générosité. Un entrain si vigoureux et empreint de foi atteste de la vitalité de notre démocratie ; aucun patriote sincère ne se risquerait à en tarir les promesses.

Nouakchott, le 5 décembre 2022

Professeur Outouma SOUMARÉ

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● Les mentalités esclavagistes dans les communautés négro-mauritaniennes : la terreur grise sous silence !


Sur les mentalités d’esclavage et de féodalité, il y’a une terreur grise au sein de communautés négro-mauritaniennes qui écrase les couches sociales qui en souffrent. Oser en parler publiquement en-dehors de l’enclos communautaire dictatorial est en soi un petit acte courageux de libération. Le plus difficile est l’après dénonciation à visage découvert….

Les doubles-face très loquaces sur l’antiracisme, contre un système étatique dit injuste et sur les manquements en matière des droits humains sous d’autres cieux, vont s’interroger comment un conditionné et assigné socialement a pu s’échapper de la chape de plomb du régime féodalo-esclavagiste intra-muros pour oser parler à l’extérieur.

Pour eux, un esclave par ascendance n’a de « personnalité » qu’à travers les balises instaurées par l’ordre coutumier dominant. Cet ordre féodalo-esclavagiste qui sévit et entretenu comme une religion dans le corps sociétal. Ainsi, si ça sort à l’extérieur, les tenants défenseurs qui héritent des privilèges en interne dégainent les réflexes de suspicions sur les gens qui ont exposé publiquement la « chose ». D’aucuns diraient, c’est une manipulation et les victimes qui en parlent, sèment la division dans la communauté où chacun serait bien déjà à sa place. Et pourtant nous le savons tous, nos communautés hiérarchisées fonctionnent dans une juxtaposition sociale fonctionnelle et folklorique avec beaucoup d’hypocrisie.

Les problématiques liées à l’esclavage par ascendance en milieux négro-mauritaniens (notamment sooninkés et halpoulars), sont historiquement l’angle ignoré (bien volontairement d’ailleurs) du narratif militant droit-de-lhommiste à l’intérieur comme à l’extérieur de la Mauritanie. En milieux sooninkés, l’engagement anti-esclavagiste Ganbanaaxu investit la dynamique d’éveil abolitionniste depuis quelques années avec beaucoup de difficultés. Les écueils sont nombreux, les militants (ont subi) subissent diverses violations de leurs droits ici et là avec une certaine complicité d’éléments de la communauté introduits dans les rouages de l’état. Ces derniers temps, nous avons constaté 2 groupes issus de la communauté Peul, sortis publiquement dénoncer des traitements liés à cet esclavage coutumier dans leurs localités.

Un groupe originaire de winding venu dans une rencontre de Ganbanaaxu à Nouakchott et un deuxième groupe (originaire d’une localité près de Bababe) vu il y’a 2 jours auprès du leader anti-esclavagiste mauritanien d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid. Espérons que ce soit une libération de la parole enfin sur ces violences silencieuses d’atteinte à la dignité humaine qu’on sait bien que ça couve en nous et parfois dans nos propres familles.
Les leaders politiques, les blogueurs, les porteurs d’opinions et les militants droit-de-lhommistes issus de nos communautés doivent réajuster leurs visions en matière de revendications et de demande de justice et des droits humains. L’échelle intra-communautaire devrait être le point de départ pour plus de cohérence et de sincérité dans ce qu’on réclame ou dénonce extra-muros.
On ne voudra pas de la logique de tonton Samba Thiam (fpc) qui lâchait un étrange post Facebook sur l’affaire de Maïmouna Sissoko du côté du village de Diaguily il y’a quelques mois. Il laissait entendre pour dénoncer le traitement subi par cette dame sooninké anti-esclavagiste, qu’il y’a « d’autres voies de coercition contre nos égarés internes qui sortent de rangs » . Comprendre en substance selon lui, les éléments subversifs qui portent cet engagement anti-esclavagiste et anti-féodal seraient ces égarés internes à dompter autrement.

Si on arrêtait notre duplicité et nos petites duperies qui ne passent plus…!

✍️🏿KS pour le BLOG

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