✓TV.TOOBA [Vidéo] | Regardez « Interview de Biram Dah Abeid » sur YouTube

L’interview du député Biram Dah Abeid accordée à la plateforme TV Tooba depuis Paris. Au micro d’Ibrahim Diallo, le leader abolitionniste mauritanien revient sur plusieurs points sur la vie sociale et politique du pays.

©️ Crédit source : Chaîne Youtube TV Tooba

«A ceux qui cherchent le changement» : audio du député Biram Dah Abeid sur les troubles de Rkiz

Dans un enregistrement audio où il livre son analyse des récents troubles de Rkiz, et de la situation générale dans le pays, le président de l’Initiative pour la résurgence d’un mouvement abolitionniste en Mauritanie, le député Biram Dah Abeid, tout en regrettant le saccage des biens publics et l’anarchie qui a ébranlé l’Autorité de l’Etat dans cette ville, revient sur les Causes profondes de ce mal-être qui a déjà touché d’autres moughataas du pays et prodigue, comme à son habitude, de précieux conseils au pouvoir du président Ghazouani avec lequel il fume le calumet d’une « paix des braves » depuis son élection en juin 2019.

« Chercher le changement est louable quand ça vise à changer en bien le vécu des citoyens. Mais il y a deux précautions à prendre : le respect de la loi, essentiellement, et la paix civile. C’est ce qui fait que toute organisation a besoin d’une « tête » (un dirigeant) pour en assurer l’encadrement. Un dirigeant capable d’apprécier les circonstances dans lesquelles il faut agir, s’orienter, augmenter ou diminuer l’intensité de la marche. C’est lui qui règle ainsi les aiguilles de la colère, de la dénonciation et des manifestations. Ainsi que les mots et circonstances de la manifestation. Toute organisation sans leader connu – et reconnu – échoue à respecter ces exigences nécessaires mais non suffisantes. Parce qu’il est vrai aussi que jouer le rôle de leader a un prix. Il est soumis à la critique, et même à la vindicte, de la Plèbe, quand il mène son combat avec sérieux, et qu’il veut que son action pousse vers l’avant, ce que beaucoup d’adeptes du statu quo ne veulent pas. Ce qui est arrivé aujourd’hui à R’Kiz est déjà survenu à Tintane et dans d’autres localités du pays; il ne doit plus se répéter, de crainte de devenir une tradition, une manie. Car, quand on banalise de tels actes, on ouvre la porte grande à l’anarchie.

Mais, disons aussi qu’il y a la responsabilité de l’État. La situation de melting-pot actuelle, vécue dans des quartiers populaires comme c’est le cas au PK (Riadh), d’El Mina, de Nouadhibou, Kaedi ou Rosso, appelle à changer radicalement l’optique tribale qui commande toujours le « commerce » de tout pouvoir avec les forces censées le soutenir. Toutes fonctions qui « rapportent » va ainsi à ces forces qui tiennent encore l’arrière-pays. Ils en usent et abusent, sans se dire qu’ils doivent, tout simplement, servir l’État et les citoyens. C’est le cas de ceux nommés au nom de cette moughataa mais également de toutes les autres où les alliances tribales tiennent à avoir leur part du gâteau. Malheureusement, ces « forces » qui ont la confiance du pouvoir ne rendent pas compte des souffrances de ceux qu’ils sont censés représenter.

Le gouvernement doit savoir que la solution secrétaire à elle seule ne suffit pas. Il est vrai que le communiqué du ministère de l’intérieur déclarant que les personnes impliquées dans le saccage des biens publics seront présentées à la justice et punies en fonction de la gravité de leurs actes n’est pas blâmable mais il faut aussi que les « solutions » ne s’arrêtent pas là. Nous avons dépassé Kobenni, Tintane et voilà maintenant R’Kiz. Il faut que les « privilégiés à qui le pouvoir donne tout rendent compte de leur incapacité à canaliser la colère populaire.

Je pense, jusqu’à preuve du contraire, que le président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani est sincère dans ce qu’il dit – et fait – qu’il veut que le pays aille de l’avant mais surtout, qui veut la paix et la tranquillité pour le pays, doit revoir cette équation, ces « représentations ». Voir surtout si les « gens des villes » qui ont rompu les amarres d’avec la tribu ne peuvent pas assumer le rôle que les représentants de celle-ci n’arrivent plus à tenir. Dans tous les cas, je pense que la situation actuelle doit être traitée, pas seulement sous l’angle sécuritaire pour réaffirmer l’autorité de l’État mais aussi en prenant en compte les revendications des citoyens qui gagnent chaque jour plus de terrain passant d’une moughataa à une autre. »

©️ Crédit source : http://courrierdunord.com/node/4961

✓Rendez-vous 07/10/2021 à Paris | Sortie de la version française d’un livre biographique sur le député mauritanien Biram Dah Abeid.

Paris, la ville-lumière s’apprête à accueillir une cérémonie de présentation du livre biographique sur l’homme politique et défenseur des droits humains mauritanien, président d’Ira-Mauritanie, Biram Dah Abeid. La journaliste Équatorienne Tania Tinoco, engagée universelle pour les droits de l’Homme, avait rencontré et interviewé le député à Mexico-City (début 2019). Le député activiste a été fraîchement élu à l’assemblée nationale de son pays du fin fond d’une prison insalubre. Impressionnée par le parcours et la trajectoire de l’homme, Tani Tinoco vînt en Mauritanie, suivre le candidat Biram Dah Abeid au cours sa campagne vigoureuse pendant les élections présidentielles de juin 2019. Depuis lors, la journaliste et adepte des droits des personnes, a planché sur une biographie du prisonnier politique le plus incarcéré en Mauritanie. Le leader abolitionniste est un inamovible challenger des militaires aux deux dernières élections présidentielles (2014 et 2019) . Madame Tinoco a déjà publié la version de son œuvre en Espagnol et en Anglais et, le 7 octobre 2021 à Paris, c’est la version française du livre qui a pour titre « Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance » qui est à l’honneur.

✓La cérémonie aura lieu à partir de 19H30 de Paris à l’adresse suivante :

• Amphithéâtre Pierre Henri Titgen
Université de Paris 1 – Panthéon Sorbonne

Campus Port-Royal-Centre Lourcine

17 rue Saint-Hippollyte 75014 Paris

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

🟢 Les activités du député Biram Dah Abeid en l’Italie | l’événement du 18 septembre 2021 à Arpino [Vidéo]



Samedi 18 septembre 2021, sous la statue de Cicérone dans le cœur de la ville d’Arpino en Italie, le député Biram Dah Abeid en discussion avec le prestigieux professeur émérite de droit public comparé Mario Patrono, sur la crise du droit constitutionnel en Afrique et dans le monde Arabe. Dans quelques instants, les deux hommes monteront sur le podium, avec un troisième conférencier, le professeur de philosophie classique Giorgio Piras, pour animer la conférence de l’année sur l’œuvre de l’homme d’Etat, homme de lettres et juriste romain Marcus Tilluis Cicérone (106-43 avant Jesus Christ). La conférence est thématisée sur les droits humains dans le monde et les droits constitutionnels en Afrique, cas de la Mauritanie.

Après l’allocution du député Biram Dah Abeid à la fin de la conférence qui pour titre : « Liberté C’est la Faculté de Vivre Comme On Veut », sous le patronage du maire d’Arpino Renato Réa, la modération de l’assesseur culturel Nicolo Casinelli, la présence du vice-président du conseil régional Mauro Bushchini, et une pléthore de professeurs dont les deux conférenciers qui ont pris la parole en plus du président des réseaux IRA-Mauritanie, Monsieur le Maire Réa a remis à BDA le Cicérone du nom de l’éminent homme d’Etat, juriste et homme de lettres romain.

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie Italie.

✓Le député BDA et sa compagne Leila invités à Rome | Quelques éléments médiatiques de la cérémonie [vidéo]

© élément Vidéo via Yacoub DIARRA IRA-Italie

« Le 15 septembre 2021 à la place du théâtre pendant la période de l’empire Romain, dans la ville de Terni, centre de l’Italie, une foule immense, constituée d’artistes, d’intellectuels, de défenseurs et défenseuses de droits humains, d’hommes et de femmes politiques, ont attendu des heures et sous une pluie torrentielle, le discours du député Mauritanien, président et co-fondateur des réseaux IRA de par le monde. Le discours de BDA, tant attendu par la communauté Iraouis d’Italie, la plus ancienne d’Europe, ce discours a commencé avec 5h de temps de retard. Un retard qui est dû au vol Paris-Roma (mercredi1 5h), raté par BDA et son épouse et compagne de lutte Leila Ahmed Hmaida.
Le fidèle public Italien a attendu patiemment les invités et le conférencier. Ce dernier a pris la parole après que le public ait visionné le documentaire sur le combat d’IRA et BDA en Mauritanie, docu-film réalisé par l’universitaire et cinéaste Italien natif de la ville de Terni, Marco Piantoni. » Compte rendu Réseaux IRA-MAURITANIE

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie Italie.

Mauritanie : Journées de concertation au sein de lacoordination IRA/RAG

La coordination du mouvement IRA et du parti RAG a entamé hier des journées de concertations et d’échanges entre la direction e la base. Obectif : évaluer la nouvelle approche menée dans le cadre de l’apaisement avec le pouvoir, un processus enclenché il y a plus de deux ans avec l’arrivée du président Ghazouani aux commandes.

Ces 3 journées dont la première s’est tenu ce mercredi 08 septembre à Nouakchott Nord sont supervisées par le président Birame Dah Abeid.

Dans son mot introductif Birame a salué le « climat de paix et de coopération positive entre IRA-RAG et le pouvoir de Ghazouani. »

Et de rappeler qu’après les élections présidentielles de 2019 et la fraude qui s’en est suivi à son détriment, des branches du pouvoir et de l’opposition basée à l’étranger avaient concocté un plan diabolique ayant pour objectif une confrontation violente et sanguinaire entre mauritaniens. Ce plan dit-il a foiré car nous avons choisi le camp du peuple.

Nous avons donc choisi d’éviter l’effusion de sang et la guerre civile car c’est nous qui détenons la force populaire, la jeunesse dynamique et les deux dernières élections présidentielles l’ont prouvé, ajoute-t-il. Et de poursuivre en affirmant, c’est à nous de protéger les mauritaniens en usant de moyens pacifiques.

Et Birame de saluer la nouvelle atmosphère qui permet à IRA/RAG de consolider son emprise, d’avoir l’oreille du pouvoir et partant de mieux défendre les intérêts des populations.

Ainsi IRA ne fait plus face à la répression à l’emprisonnement et aux procès politiques. Beaucoup d’avantages ont été souligné, des progrès notoires et une scène apaisée. C’est là le point de vue de IRA.

Mais face à cette approche il y a des gens qui disent que IRA a perdu son âme en pactisant avec le diable.

Ces journées de concertations constituent un message pour la classe politique et pour le pouvoir. Et comme ont eu à le souligner les différents intervenants les rencontres avec Birame dans les bureaux sont insuffisants.

Ainsi Mahfoud Habib,Mohamed Samba, Salek Ould Maatala, Hamada Ould Lekhal, Abdallahi Abou Diop, Yeslem Ould Salem, Jibril, Bilal Ould Salem, Amadou Traoré, Salem Ould Sid’Ahmed et bien d’autres cadres et militants de IRA/RAG ont tous salué la main tendue du pouvoir mais l’ont jugée insuffisante.

Les intervenants s’impatientent notamment pour la légalisation du mouvement IRA et du parti RAG. Ils ne comprennent pas pourquoi toutes ces tergiversations de la part du pouvoir.

Ils ont aussi réclamé l’instauration de la justice, l’accès aux centres d’enrôlement, la lutte contre l’esclavage, les inégalités, les prix.

Les cadres et militants ont invité le pouvoir a profiter de l’occasion pur lâcher du lest.

Face à ce qu’ils considèrent comme un immobilisme ils menacent de renouer avec la rue, une menace qui exprime un ras-le-bol et qui sonne comme un avertissement.

Notons qu’une journée de concertation similaire se tiendra cet après midi à Sebkha.

Bakari Guèye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/journees-de-concertation-au-sein-de-la-coordination-ira-rag/

✓ Photo-reportage autour de l’évènement via RS :

Birame fait le point de sa tournée dans le Sud et souligne la nécessité du dialogue | Par Bakari Gueye

© Crédit photo Al Akhbar

Le président du mouvement IRA et député au parlement mauritanien, Birame Dah Abeid a tenu ce matin à Nouakchott une conférence de presse dans laquelle il a fait un compte rendu de sa dernière visite dans la vallée (Guidimaka et Gorgol).

Au cours de cette visite il s’est particulièrement intéressé à l’esclavage Soninké mais aussi à la situation peu enviable des populations vulnérables.

Des pratiques esclavagistes bien ancrées

Au Guidimaka où la hiérarchie sociale et les mentalités rétrogrades permettent encore aujourd’hui de maintenir des citoyens en esclavage, la situation est d’autant plus révoltante, s’émeut le leader anti-esclavagiste, qu’elle est cautionnée par les autorités administratives, sécuritaires et judiciaires, estime-t-il.

Le pouvoir des potentats locaux est toujours très important dans ces zones de l’intérieur du pays où l’Etat est quasi absent selon Birame qui a rejeté au passage la politique de feu Moktar Ould Dadah qui avait marginalisé les chefs tribaux dont la présence est en porte-à-faux avec l’Etat et la citoyenneté.

Selon Birame en matière d’esclavage la société maure est plus ouverte que les sociétés soninké et poular où on est esclave à vie, sans aucune perspective d’évoluer et de changer de statut.

Dans les deux premières sociétés, l’esclave ne peut devenir ni Imam de mosquée ni propriétaire terrien.

Et aujourd’hui, au Guidimaka suite au vent de révolte des esclaves ceux-ci subissent un embargo économique et sont soumis à des traitements humiliants et dégradants.

Avant l’organisation du travail s’effectuait comme suit : les esclaves travaillent les terres de leurs maitres le matin et le soir ils travaillent pour leur propre compte. Mais suite à leur volonté de s’émanciper on assiste à l’expropriation de leurs champs. Et Birame de donner l’exemple de ces paysans qui cultivent leurs champs et qui à la veille de la récolte sont déboutés sur une curieuse décision du juge qui est toujours du côté des soi-disant maîtres.

De ce fait, la main d’œuvre agricole soninké n’a plus de quoi vivre. Et ces « esclaves » sont parfois torturés à l’instar de leurs frères du Guidimaka malien. Le dernier cas en date, c’est celui de l’homme de Dafort qui a été cruellement torturé et filmé en toute impunité.

L’administration locale (police, justice) tolère ces graves manquements, s’indigne-t-il.

Au cours de cette visite, le député affirme avoir consacré 48 heures d’affilées pour écouter les témoignages poignants des populations victimes de l’injustice, des personnes qui n’ont rien ni aucun droit.

Et les maîtres font recours à l’administration pour sanctionner les esclaves dit-il et ce au grand dam de l’Etat dont le rôle est la protection des citoyens et de la loi.

Birame est revenu sur ce qu’il considère comme la décennie de tous les dangers et où il avait été diabolisé avec son mouvement et présenté comme un suppôt des européens, des juifs et des américains.

Les accusations d’anti-maures et de potentiel partisan de la guerre civile, les pressions de toutes sortes ne l’ont pas poussé à quitter le pays. J’ai dit-il continué à lutter pour la cause que je défends et pour mes principes.

Il a salué au passage le climat de liberté et d’apaisement qui règne dans le pays et qui lui permet aujourd’hui de mener librement ses activités et de lutter contre l’esclavage au sein de toutes les communautés.

« Ghazouani doit s’attaquer à l’esclavaje dans toutes les communautés »

Maintenant il s’attaque à la lutte contre ce phénomène dans la société soninké et après le Covid promet-il, ce sera au sein de la société poular.

L’esclavage est toujours là, assure Birame qui conseille au président Ghazouani de s’attaquer à ce phénomène au sein de toutes les communautés, d’ouvrer pour l’instauration de l’Etat de droit et jeter un coup d’œil sur ce qui se passe dans la Mauritanie profonde.

Tous ces problèmes devraient être posés au dialogue en vue et solutionnés.

« Aucun recul des libertés »

A ce sujet Birame salue l’ouverture du président Ghazouani. Ceux qui disent qu’il y a un recul des libertés cherchent peut-être qu’on revienne à la case départ, une situation qui les arrange dit-il. Pour lui, on doit éviter la confrontation.

Mais poursuit-il tout n’est pas réglé et beaucoup reste à faire. Et le député de donner des exemples frappants, des situations qu’il a observé de visu au cours de cette tournée.

Une absence de l’Etat

Dans un village du Guidimaka on trouve une école de 6 niveaux et qui ne dispose que d’un seul maître et d’une seule salle de classe. Et dans cette école fantôme créée en 1995, il n’y a jamais eu un admis à l’entrée en 6ème (collège).

Dans un autre villaje il y a une école créée en 1993 mais il n’y a jamais eu l’organisation du concours d’entrée en 6ème.

Les élèves arrêtent leur scolarité dès la 2ème année. C’est paraît-il un modèle dans la région.

Dans un autre village, les populations ne peuvent pas boire l’eau d’une ADP (sondage) construit par l’Etat.

Autre anomalie, cette fois-ci dans le village de Kelinkino situé à quelques encablures de Sélibaby où la mosquée financée par la diaspora avec la bagatelle de 80 millions d’ouguiyas. Pour la famille de maîtres de la localité, l’imam ne peut être issu que de ses rangs.

Les bailleurs disent niet et c’est la bagarre générale et la fermeture de la mosquée.

Des histoires à couper le souffle dans une région où la vie sociale est toujours régie en vertu d’une mentalité et de comportements barbares et moyenâgeux.

Au cours de cette conférence de presse, Birame a répondu aux questions des journalistes qui ont abordé entres autres la récente conférence de presse de l’opposition, la situation des orpailleurs les résultats du bac, les prestations de la SOMELEC, les fonds obtenus durant la dernière présidentielle et l’absence remarqué du député anti-esclavagiste à l’occasion des sessions parlementaires.

Bakari Gueye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/birame-fait-le-point-de-sa-tournee-dans-le-sud-et-souligne-la-necessite-du-dialogue/

✓Le député mauritanien BDA assiste à un point de presse avec une association d’intégration des albinos en Mauritanie.

Dans un hôtel à Nouakchott, ce 18 août 2021 le député mauritanien Biram Dah Abeid (président des réseaux IRA-Mauritanie) a pris part à une conférence de presse auprès de l’association qui défend les droits légitimes de personnes albinos en Mauritanie. Dans une prise de parole, le député BDA a exprimé son soutien résolu à l’association et assurant qu’il va plaider leur cause pour une intégration soutenue et la prise en compte de leurs spécificités dans tous les domaines de la vie sociale et professionnelle.

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

• KS pour le BLOG

Le décryptage de la tournée de Biram Dah Abeîd au Guidimakha | Par Abdalahi Sassine

Le mensonge est séduisant et fascinant. Il est également brillant et éloquent mais seulement de manière éphémère comme une mauvaise herbe dans un verger.

Aidez-moi à me retrouver. Je n’en peux plus. On m’a toujours fait comprendre qu’il n’y a pas d’esclavage chez les soninkés au Guidimakha. Il y a juste ces dernières années un mouvement extrémiste qui s’emploie à créer la zizanie au sein de la société. J’y ai cru bêtement.

Désormais, je renonce à cette assertion. Et pour cause, j’ai suivi sur Facebook la visite du député et président du mouvement abolitionniste, IRA chez les Soninkés dans la wilaya du Guidimakha.

Les images forcent l’estime de l’homme qui a changé de discours et trouvé un interlocuteur attentif, en la personne du président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Au Guidimakha, ces cinq dernières années sont marquées par une espèce de big bang social caractérisé par le réveil de la majorité silencieuse appelée esclaves. Au début, l’Etat a fait semblant de ne rien entendre. Ensuite, elle a essayé de faire l’arbitrage en faisant fi des lois du pays pourtant particulièrement sévères sur les pratiques esclavagistes. Et après, il mord à l’hameçon des soninkés : la corruption. Conséquence le droit ne sera jamais dit. Les pauvres populations s’entredéchirent et s’organisent à soudoyer l’administration locale qui trouve la situation « appétissante ».

Contre toute attente.

Voilà un député qui fait cavalier seul en allant à la rencontre des populations pour les entendre sur une problématique devenue sérieuse du fait qu’elle impacte négativement un segment du vivre-ensemble et l’unité nationale : l’esclavage coutumier.

Dans d’autres démocraties, c’est l’assemblée nationale forte de sa légitimité et de sa stature de conglomérats de représentants du peuple qui se saisit de cette question aux relents de défense des droits humains puisse qu’il s’agit de la dignité humaine dont il s’agit. Mais hélas !

Je disais alors que j’ai été roulé dans la farine, en croyant naïvement à ce que me disaient mes amis soninké du Guidimakha sur la question de l’esclavage.

Mais quand, je regarde l’aura de l’accueil réservée à Biram Dah Abeîd, je comprends aisément là où se situe la vérité.

Cet accueil est digne de celui d’un chef de l’Etat. Celui qui a brigué au chiffrage universel. Celui qui gouverne et dirige le pays. Il offre les postes ministériels et est dépositaire de la force publique et de tous les avantages y afférents : il tient les cordons de la bourse.

Un président de la république avec sa position jouit de tous les pouvoirs. Ainsi ses partisans peuvent mobiliser les foules par les mécanismes que nous connaissons tous. Mais la conviction et la sincérité ne sont pas là : C’est le piège de la mise en scène.

En revanche, les images que j’ai vues montrent des populations déchainées et libérées accueillant Biram Dah Abeîd comme un libérateur. Elles traduisent la vérité et le mal être des populations victimes de l’arbitraire.

Pendant les réunions aux allures d’audiences foraines, les anciens esclaves se relaient devant le député : chacun raconte son histoire et son calvaire lié au foncier.

C’est ahurissant ! Mais où est la république ? A quoi servent toutes nos lois votées contre l’esclavage ? Le silence de l’Etat est coupable et complice. C’est le moins qu’on puisse dire.

En revanche, la démarche du Président du mouvement abolitionniste est salutaire et constitue un cours magistral dispensé pour servir la démocratie et l’Etat de droit.

Abdallahi Sassine

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/le-decryptage-de-la-tournee-de-biram-dah-abeid-au-guidimakha/

« ✓Quelques moments forts de la visite du député #Biram #Dah #Abeid au #Guidimagha (Août 2021) » [Vidéo] sur YouTube

Le député mauritanien Biram Dah Abeid et sa délégation composée de cadres du mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie et du parti RAG effectuent une visite de prise de contact dans 2 régions du Sud mauritanien (Gorgol et Guidimagha). Ces dernières heures , quelques rencontres chaleureuses ont eu lieu de Tachott à Selibaby. Séances d’accueil du public en liesse , de rencontres d’explications et d’écoute, et prise en charge des doléances à l’occasion. Ce matin du 10 août 2021, il a rendu visite à Selibaby au militant anti-esclavagiste soninké Samba Moussa Koné lâchement lynché et assommé par des extrémistes féodaux dans le village de Dafort le 31 juillet 2021, lire https://cridem.org/C_Info.php?article=747569 .

Pour rappel, le leader abolitionniste avait été empêché par l’ancien pouvoir mauritanien en mai 2017 d’entamer une visite similaire dans la région du Guidimagha où couvent d’innombrables problématiques criantes liées à l’esclavage par ascendance dans les villages soninkés.

✓ Suivre quelques photos de la visite :