● Mauritanie ~ Politique | Nos réalités sont dans nos affiches et symboles folkloriques !


Je viens d’écouter la note vocale de précision du président Biram Dah Abeid concernant la substance et les circonstances de sa prise de parole d’hier soir dans la zone de Boghé (Brakna). Il a parlé en pular, une langue dont il ignore beaucoup de ses subtilités diffuses potentiellement chargées… et sûrement il porterait beaucoup plus d’attention prochainement en cas d’espèce. J’ose croire.

Ce qui est d’évidence de marché public, en Mauritanie, quasiment dans toutes nos communautés sociolinguistiques, les « cadets sociaux » en particulier la composition sociale assignée « esclave » ou anciennement « esclave » fait l’objet d’une fourbe exploitation (parfois dite volontaire) lors de grands rassemblements théâtraux. Généralement, ceux qui sont exposés publiquement dans le folklore dit d’animation culturelle devant les hôtes et invités de renom, n’accèdent que rarement aux rencontres sérieuses à huis clos pour parler et exposer leurs doléances sociales et politiques. Il y seront méthodiquement empêchés par conditionnement en amont et ne servent que d’ambianceurs avec de petits traitements pécuniaires à la fin.
Une réalité trans-communautaire très répandue… et qui ne changera que si le personnel politique dans son ensemble OSE ENFIN affronter les mécanismes producteurs : les régimes tradi-politiques foncièrement féodaux et ses marges esclavagistes. Souvent appelés subtilement les « notables » au sens de relais élites qui occupent généralement les positions valorisantes et SURTOUT PAR HÉRIDITÉ. Ici le langage politique du CITOYEN n’existe pas dans l’enclos communautaire, ce sont les hiérarchies hermétiques avec assignations sociales et droit du sang qui prévalent. Ça peut CRIER le jour, anti-esclavagiste et antiraciste hors-sol notamment concernant d’autres communautés (pour ne pas dire exclusivement dans l’ensemble maure « haratines-arabo-berbères ») et ENTRETENIR la nuit, les suprémacismes sociaux dans sa propre communauté. Une typologie d’animation militante d’apparence progressiste ou à la géographie variable (le village à part, le pays à part), est malheureusement observable dans le pays comme dans les diasporas mauritaniennes politisées en occident.

Petite morale de provoc : celui qui te refuse comme référent traditionnel (par le droit d’aînesse) et qui se dit lutter pour que tu deviennes président de la République, il spécule avec un ticket de tontine (tremplins politiques et autres avantages…) sur toi. Un grand leurre.
Et la période de la bagarre est devant vous… lorsque l’idéologie progressiste à l’échelle étatique menace résolument ses références tradi-politiques  dans son groupe sociolinguistique.

27 septembre 2026

KS pour le BLOG

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