LE COÛT DE L’ENGAGEMENT, Par GUEYE CHEIKH TIJANI. 

JEUDI 29 DÉCEMBRE 2016

  

L’apparition d’une figure centrale comme Biram DAH sur la scène politique mauritanienne a poussé nombre de citoyens, les jeunes notamment, à se mobiliser et s’engager en faveur de la «cause haratine». Par un engagement ferme et sans concession, ceux-ci ont rompu avec un immobilisme ambiant qui, jusqu’à très récemment, caractérisait une frange de la population mauritanienne. S’ils sont parfaitement conscients de la difficulté que constitue toute remise en cause de l’esclavage, s’ils sont également conscients que la défense de la cause haratine butera inévitablement sur les intérêts et les privilèges de groupes dominants, ces jeunes mobilisés maintiennent malgré tout leur engagement, et bien souvent au détriment de leur vie sociale et professionnelle. Il faut dire qu’en Mauritanie, de manière générale, les «porteurs de causes », défenseurs de droits humains, subissent en permanence intimidations et répressions de la part des autorités politiques et militaires. Les militants de la cause haratine n’échappent pas à cette règle. 
Les autorités locales usent de divers moyens destinés à décourager le maintien d’engagements associatifs et politiques ancrés dans des revendications subversives, mais aussi à dissuader les jeunes mauritaniens désireux de soutenir concrètement ces revendications. Etant jeunes, beaucoup de militants voient leur parcours professionnel hypothéqué, compromis du fait de leur prise de position. Aujourd’hui, ceux qui en payent le prix fort sont les militants de premier plan. Balla TOURE, membre du bureau exécutif et chargé des relations extérieur d’IRA nous confiait dans un entretien que nombre de cadres du mouvement se voyaient systématiquement refusés des postes malgré leurs compétences avérées.
Porter des causes comme celle de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie engage des sacrifices, avec sa cohorte de contraintes et pressions aux conséquences désastreuses. L’enjeu est autant pour les jeunes demandeurs d’emploi qui peinent à s’insérer que pour ceux qui sont fonctionnaires. Les autorités locales opèrent davantage par des formes contournées, des stratégies qui peu à peu conduisent le militant à recourir à la « défection » ou à la « sortie ». Le cas de LEHBOUSS, premier conseiller de Biram, est édifiant. Fonctionnaire de l’Etat depuis 18 ans, il n’occupe aujourd’hui aucun poste de responsabilité dans le service au sein duquel il a pourtant occupé différents postes auparavant, contribuant à son rayonnement. Son engagement au sein d’IRA lui a valu «une mise en quarantaine», un isolement que l’intéressé interprète comme une punition, une sanction de la part des autorités politiques et administratives. 

Aussi, le prix de l’engagement déborde le sacrifice individuel et prend souvent des proportions difficiles à assumer. Un prix que nombre de militants payent avec douleur. 
L’incompréhension des siens, le regard réprobateur de la société, l’isolement sont autant d’éléments qui viennent s’ajouter au temps lourdement chargé de crispations. Un des cadres du mouvement ne dit pas autre chose lorsqu’il rappelle le caractère chronophage et total d’un engagement dont il est conscient qu’il pourrait déboucher sur la prison si ce n’est la disparition pure et simple. Des propos prémonitoires qui allaient se concrétiser quelques mois après notre séjour en Mauritanie. Entre le 30 juin et le 9 juillet 2016, alors que les deux premiers dirigeants du mouvement (Biram Dah, président d’IRA et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane) parachevaient leur tournée aux Etats-Unis, treize militants, dont de nombreux membres du Bureau Exécutif d’IRA, furent arrêtés et mis en détention en des lieux tenus secrets sous le fallacieux prétexte d’avoir organisé illégalement une manifestation le 29 juin 2016, dénonçant l’expulsion massive des habitants d’un Kebba situé dans un quartier périphérique de Nouakchott (« Edebaye Ould Bouaamatou »).
Si la prison est perçue comme le degré ultime du sacrifice que peut potentiellement vivre le militant, il convient aussi de constater d’autres formes de préjudices directs et indirects liés à l’engagement : perte de certaines amitiés, d’un emploi, mise au placard, incompréhension et pression familiale, etc., autant d’épreuves que les porteurs de causes vivent de manières différenciées. 

Gueye Cheikh Tijani

IRA : ​Communiqué de presse


Le président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), Biram Dah Abeid, vient de clôturer, ce samedi 17 décembre à Paris, une série de trois tournées au cours desquelles il a sillonné trois continents à savoir, dans l’ordre chronologique, l’Amérique, l’Afrique et l’Europe. A  chaque station de ce long périple, le leader abolitionniste, malgré les contremesures prises par l’Etat et la diplomatie mauritaniens, a été l’objet d’attentions et d’égards particuliers de la part de chefs d’Etats, de présidents, de responsables de partis mais aussi de dirigeants des organisations de la société civile et des faiseurs d’opinions des pays visités.

L’événement a pris la forme d’une conférence de presse, organisée par IRA-France dans une salle parisienne qui refusa du monde, tellement l’affluence fut importante. Lors de cette conférence, le Président Dah Abeid, accompagnés du Dr Ahmed Amou Ould Moustapha et du Pr Mohamed Baba, tous deux membres du Bureau Exécutif d’IRA, et devant des centaines de coordinateurs, d’adhérents et de sympathisants de toutes les sections d’IRA en Europe, a présenté les principaux résultats de cette tournée internationale, précisé le positionnement d’IRA sur la scène politique mauritanienne et tracé les perspectives du combat qui attend les Mauritaniens et les militants abolitionnistes dans les semaines et mois à venir.

Pour le bilan, la tournée a permis de réaffirmer le rôle de lanceur d’alertes que la communauté internationale, à travers les multiples distinctions et marques de reconnaissance qu’elle lui a décernées, a décidé de confier à IRA-Mauritanie dans le domaine de la défense des droits humains. Ce sont là, précise le Président, autant de coups de boutoir  assénés au régime de Ould Abdel Aziz. Une quatrième tournée, cette fois au sein du monde arabo-musulman, sera organisée après le retour du Président au Pays, retour programmé dans les prochains jours.

Pour le positionnement d’IRA, il est sans équivoque possible et de façon résolue, aux avant-gardes de l’opposition au régime de Ould Abdel Aziz. Ce système dont la justification première est le parrainage et la protection des esclavagistes et des racistes les plus endurcis doit être abattu et ses fondements déconstruits jusqu’à la dernière pierre d’angle. IRA appelle ses partenaires dans l’Opposition à adopter la lutte pour la dignité humaine et notamment l’abolition effective de l’esclavage, qui sévit dans toutes les communautés nationales, et la lutte contre le racisme d’Etat, dont les Négro-africains sont les principales victimes,  comme causes structurantes du combat politique en Mauritanie. Elle appelle à la libération immédiate de tous les détenus d’opinion à savoir les trois abolitionnistes qui sont à Zouerate et le militant du Mouvement du 25 février, injustement détenu à Nouakchott.

Le Président a précisé que le combat contre l’esclavage et les injustices sociales mené par l’IRA est un combat universel et n’est pas l’apanage de Mauritaniens à plus forte raison d’une communauté  plus qu’une autre. Le seul adversaire de l’IRA, a précisé Dah Abeid, est le système féodal esclavagiste et les forces rétrogrades qui tentent de le couvrir et de le perpétuer, quelle que soit la communauté.

Pour mener à  bien ce combat, IRA s’adresse à tous les Mauritaniens et tend la main à tous les acteurs politiques qui partagent sa vision d’une Mauritanie juste égalitaire et réconciliée.

Prenant la parole Mrs Mohamed Baba et Ahmed Amou Ould Moustapha ont abondé dans le même sens et ont appelé tous les Mauritaniens à ne pas se tromper d’adversaire, à s’unir et à éviter de tomber dans le piège des manœuvres de diversion du Système qui s’efforce de retarder l’avènement d’une Mauritanie pour tous, pour se maintenir.

Les semaines et mois à venir seront décisifs pour la Mauritanie. Déboussolé par les échecs de ses tentatives successives et pathétiques d’entrainer les partis de l’Opposition dans la voie de sa légitimation, Ould Abdel Aziz commence à désespérer une frange importante de sa majorité. IRA appelle à l’empêcher, par tous les moyens légaux et pacifiques, de procéder au moindre tripatouillage de la Constitution quel qu’en soit le motif.

Nouakchott  le 18  décembre 2016

 La Commission de communication

20-12-2016 07:00 – Transfert des prisonniers abolitionnistes à Bir Moghreïn


Le Calame
– Les autorités pénitentiaires du Tiris Zemmour ont décidé de transférer les trois prisonniers abolitionnistes condamnés en novembre dernier, en appel à deux ans de prison ferme à l’encontre de Moussa Bilal Biram et Abdallahi Matalla Saleck et à un an d’emprisonnement dont six mois fermes à l’égard de Abdallahi Abou Diop.

Les trois militants d’IRA Mauritanie sont arrivés ce lundi 19 décembre en début d’après midi à la prison civile de Bir Moghreïn.

Cette mesure est perçue comme s’inscrivant dans le cadre de représailles après la diffusion sur le net des photos accablantes montrant les cicatrices résultant des séances de tortures que Moussa Biram a subies durant sa longue période de détention. Signalons que les trois abolitionnistes qui ont subi de graves tortures sont restés en prison : le temps d’effacer toutes traces.

Pour rappel, le parquet s’était pourvu en cassation. Ce 20 décembre, la Cour Suprême devra examiner la recevabilité de cet appel. Ces derniers mois des grincements de dents se sont fait sentir à la prison de Bir Moghrein.

Les pensionnaires se lamentent des souffrances endurées, dénonçant du coup la dureté des conditions d’incarcération et appelant les autorités à leur venir en aide.

Dans leur lettre, les détenus révèlent que les criminels endurcis et les chefs de gangs des prisons de Dar Naim, d’Aleg de la prison civile de Nouakchott et de celle de Nouadhibou font la loi dans ce pénitencier, prennent des redevances sur les nouveaux arrivants et sur les étrangers, et introduisent tous les produits prohibés au vu et au su de l’administration, et en connivence avec les gardes en faction.

Crédit source : http://www.cridem.org 

Regardez « Biram Dah Abeid en conférence à Paris » sur YouTube

L’intervention en vidéo du président d’IRA-MAURITANIE lors de la conférence du 17 décembre 2016 à Paris. 

Paris, 17 décembre 2016: Notre photo-reportage sur la conférence du président d’IRA-MAURITANIE, BIRAM DAH ABEID à Paris.

La conférence publique attendue du président Biram Dah ABEID d’IRA-MAURITANIE a eu lieu ce samedi 17 décembre 2016 dans le 11ème arrondissement de Paris. Vers 15H30, sous la houlette du modérateur du jour Moussa SOUMARÉ cadre du mouvement abolitionniste, le président d’IRA-France Jean-Marc PELENC a ouvert la conférence par un bref  historique sur le mouvement, ses activités et ses perspectives. Il a exprimé une pensée pour les 3 militants d’IRA encore incarcérés.

Vers 16H, le leader abolitionniste est arrivé et accueilli chaleureusement par le public d’une tonnerre d’applaudissements. Monsieur Biram Dah ABEID a pris la parole vers 16H05. Après les remerciements d’usage, il a exposé le fond du bilan de sa tournée internationale  (Amérique, Afrique et Europe) . Le leader abolitionniste a remercié la diaspora et particulièrement le comité de soutien aux détenus d’Aleg. 

 Le lauréat Onusien de 2013 pour la défense des droits de l’Homme , a rappelé qu’un travail intense à l’extérieur a été accompli ces derniers mois, et que son mouvement IRA n’est pas seulement les coups d’éclats qui ont jalonné et marqué sa jeune histoire  (le pèlerinage d’INAL en 2011 ,  l’autodafé des livres « religieux » du code esclavagiste en 2012 et la caravane foncière en 2014). Il a indexé le gouvernement mauritanien qui s’est attaqué injustement à la direction du mouvement antiesclavagiste en vu de le décapiter en vain. Le président Biram a expliqué que les dissidences survenues ces derniers temps n’affectent en rien le mouvement abolitionniste et d’ailleurs d’autres dissidences peuvent survenir encore. Pour lui, tout cela vient des manipulations du système mis en place depuis 1978 et qui structure et se sert des divisions multiples du peuple mauritanien pour se perpétuer. 

Monsieur Biram Dah ABEID a annoncé par ailleurs qu’il va rentrer à présent au pays après son long périple de sensibilisation. Il a déclaré que son mouvement est ouvert à une large convergence de tous les partis et mouvements progressistes et les ONG pour porter une voix forte et décisive  face au système en place et réaliser une GRANDE OEUVRE . Il s’est dit disposé pour une stratégie permettant de donner d’autres alternatives à ceux qui se trouvent piégés de soutenir ce système qui ne tiendra pas pour toujours. 

Après cet exposé du président, deux membres du bureau exécutif du mouvement, le professeur Mohamed Baba SAID et le docteur Ahmed Ammou MOUSTAPHA ont pris la parole pour abonder dans le sens des propos tenus précédemment. Ainsi la plainte introduite par le président Biram à Paris le 14 Novembre 2016 pour tortures sur certains de ses camarades emprisonnés , est une démarche très importante qui va peser dans les consciences de certains éléments du système. 

À noter la présence d’un stand d’adhésion pour le public désireux d’intégrer le mouvement abolitionniste. 

Vers la fin, la séance de questions-réponses avec un public très important par rapport aux locaux un peu exigus de la conférence, a été très enrichissante. Ce moment a permis au président BIRAM d’interpeller et d’être interpellé également sur diverses questions  (tensions autour d’INAL, l’esclavage sous diverses formes dans toutes les communautés en Mauritanie, le calendrier politique dans l’avenir, ses visions politiques et économiques etc…) . Il a mis en garde contre les manoeuvres de diversion orchestrées par le système en se servant des marionnettes notamment le cas de l’extrémiste Daoud Ahmed AICHA avec son parti légalisé récemment. 

Reportage assuré et signé par  Kundu SUMARE pour SONINKIDEES-JOSE.


Communiqué : la conférence du leader abolitionniste mauritanien à Paris  (Samedi 17 décembre 2017) 

Les mauritaniens, les amis de la Mauritanie et l’ensemble des milieux politiques et associatifs africains et français sont conviés à LA CONFÉRENCE  DU PRÉSIDENT D’IRA  (INITIATIVE POUR LA RÉSURGENCE ABOLITIONNISTE), BIRAM DAH ABEID. 
☆ SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 à PARIS
☆ 15H-19H
IRA-Mauritanie section France invite tous les militants, sympathisants et toute la diaspora Mauritanienne et toutes les organisations des droits de l’homme et la presse à une conférence animée par le leader abolitionniste prix des Nations Unies des droits de l’homme 2013, Monsieur Biram Dah Abeid, sur le thème: 

LA MAURITANIE  ENTRE LES EXIGENCES DE DÉMOCRATIE ET DE DROIT ET CRISPATION DU RÉGIME RACIALISTE.
 Le samedi 17 décembre 2016 de 15h à 19h.

À l’adresse suivante : Espace Hermes sis au 10 Cité Joly, 75011 Paris. 

Accès : Ligne 2, Station Père lachaise ou Menlimontant.
IRA France vous remercie d’avance.

Source : IRA-FRANCE 

​Les suspectes motivations d’une campagne bouffonne anti-abolitionniste..!

Depuis quelques temps, une mesquinerie « intellectuelle » fumante est à son rythme de croisière contre un des mouvements de la mouvance abolitionniste mauritanienne. Le mouvement qui fait l’objet d’attaques farfelues et incompréhensibles est IRA-MAURITANIE de Biram Dah Abeid primé à multiples fois par divers organismes internationaux pour le PACIFISME de son engagement. Nous avons constaté l’apparition quotidienne des quelques productions indigestes littérairement et intellectuellement consistant à salir le président de IRA-MAURITANIE en personne et un autre chantre incontesté de l’anti-esclavagisme Mr Diko Hanoune le secrétaire général de l’AHME. Les torchons acerbes et critiques viennent d’un magma de personnages poltrons qui se passent des profils-pseudos Facebook pour sévir pour des raisons inavouables ouvertement. Cette nébuleuse a comme plate-forme prisée, le mur Facebook d’une Web-Radio communautaire soninké. Par des écrits au style boiteux, ce petit monde aigri et semblant être en service commandé, se fourvoie pêle-mêle en traitant IRA-MAURITANIE d’être liée au sionisme et à des forces étrangères contre la Mauritanie. Les petits amateurs à l’esprit féodal tiré d’un certain référent communautariste soninké, croient se donner de l’importance par du réchauffé bien connu de ceux qui sont attirés par des intérêts immédiats mis en profusion par le Pouvoir pour la vente des consciences téméraires atteintes par le doute.  
D’une publication plagiée en partie à des références trotskistes mal comprises et reprises avec une médiocrité ridicule, le commando démasqué s’interroge pourquoi le président d’IRA ne s’est pas attaqué au transfuge Saad Louleid qui a porté des accusations après sa mise à l’écart. Aussi, dans une de leurs productions-poubelles, ils se demandent sur le statut de l’organisation IRA, ONG ou parti politique. Par ailleurs un point a retenu notre attention particulièrement, ce commando en camouflage honteux taxe le mouvement abolitionniste de porter la haine au sein des communautés mauritaniennes sur les problématiques liées l’esclavage. Ce propos venant d’un certain milieu soninké ne nous étonne guère, sachant l’aversion que nourrit la classe féodale interne à l’endroit de tout ce qui touche de près comme de loin au système coutumier foncièrement féodal et sournoisement esclavagiste. Certains dits engagés pour le respect des droits humains d’une manière générique ont la particularité d’avoir une lecture très sélective des INJUSTICES qui sévissent diversement en Mauritanie. Ainsi l’éloquent harangueur  anti-système dit étatique qui serait Raciste, Esclavagiste, Negrophobe et Discriminatoire, tombe dans un silence stratégique teinté d’un relativisme agissant quand on essaie de décortiquer le package des torts mis habilement et exclusivement sur le compte d’un état désincarné. Essayons de dénoncer le système ESCLAVAGISTE en Mauritanie, je dis bien le SYSTÈME ESCLAVAGISTE EN MAURITANIE dans toute la Mauritanie, nous risquons de perdre ceux qui sont connus pour leur activisme de façade et de foi douteuse contre l’esclavage et ses différentes manifestations transcommunautaire. Il est connu que le discours antiesclavagiste et abolitionniste trouble les tenants traditionnels du système de domination en Mauritanie, et le régime réactionnaire au sein du monde politique et associatif, qui se terrait dans une indifférence capricieuse et ambiguë, s’est enragé en se lançant dans une subite campagne de diabolisation de l’anti-esclavagisme aujourd’hui incarné vaillamment par IRA-MAURITANIE. Dans ce cadre qu’on pourrait expliquer les gesticulations malhonnêtes constatées venant de certains éléments identifiés adeptes de l’ordre féodal soninké. On savait fort longtemps que la posture gymnastique de leurs consciences aura une limite dans le temps avec un jeu de double face et d’ambiguïtés. Ils sont pris dans leurs propres pièges de vouloir discréditer les VRAIS MILITANTS ANTIESCLAVAGISTES par différents supports de COM. Par plusieurs fois avec des émissions pièges et truquées d’avance,  ils ont saboté, sali, accusé et menti sur les mouvements abolitionnistes dont L’ARMEPES-FRANCE accusée de faire du militantisme business au nom de l’anti-esclavagisme. Aujourd’hui, la bulle médiatique savamment orchestrée s’est éclatée et toutes les petites tromperies sont dévoilées au grand jour. Les velléités discursives de façade censées éduquer et réformer sont devenues caduques et démasquées. Ainsi les intentions profondes étaient de réactiver un tissu traditionnel et culturel très réactionnaire. Au nom du culturel désuet et divertissant, on promeut l’ordre féodal et même l’apologie de l’esclavage social. Aujourd’hui la campagne fourbe et malsaine est en échec total, et devient un boomerang moral pour les principaux instigateurs. Par la suite, les seconds couteaux s’adonnent avec à un verbiage pourri dans le fond comme dans la forme, pour se donner bonne conscience en empruntant le chemin déjà suivi par certains anti-IRA et transfuges en vain. Nous croyons à des principes fondamentaux qui dépassent les petits complots parentaux et les louches  affinités amicales pour se soutenir au nom d’un monde obsolète. Pour finir, nous intimons à ces seconds couteaux marionnettes qu’ils doivent apprendre à critiquer sincèrement sans salir outrageusement, et qu’ils doivent revoir les objectifs de leur présence en occident qu’ils indexent comme un malfaisant nid sioniste en collusion avec l’organisation IRA au détriment de la Mauritanie. Ce dernier discours accusateur à tort qu’on entend souvent de la part du clergé tribalo-ethnique , est apparu aussi parmi les féodaux en panique face la forte mouvance abolitionniste qui vise tout système de domination n’en déplaise ceux qui se reconnaissent derrière un pseudo ou pas. 

IRA-MAURITANIE EN FORCE.

Seule la Vérité est Révolutionnaire…!!!

K.S

La conférence de presse d’IRA à Nouakchott 30 décembre 2016 

  • DÉCLARATION 

 A Zouerate (700 Km au nord de Nouakchott), le 18 novembre 2016, la Cour d’appel de Nouadhibou a rendu son verdict suite au procès des treize militants d’IRA – Mauritanie.  Cependant, les peines qu’elle a prononcées ne reflétaient  guère  les débats contradictoires qui ont eu lieu durant le procès. 

 Si les camarades Ousmane Lo, Ousmane Anne, Jemal Samba ont été acquittés pour insuffisance de preuves, les autres membres du groupe, qui, du reste, sont innocents des chefs d’inculpation retenus contre eux, ont été lourdement condamnés.   Moussa Bilal Biram et Abdallahi Maatalla Saleck ont été condamnés  à trois  ans de  prison dont deux fermes  avec une amende de cinquante mille ouguiya (50 000 UM). Une peine de prison d’un an dont  six mois  fermes assortie d’une amende de cinquante  mille ouguiya (50 000 UM) a été prononcée à l’encontre de Abdallahi Abou Diop.  Les camarades Hamady Lehbouss, Amadou Tidjani Diop, Ahmed Hamar Vall, Balla Touré, Khatri Errahel, Mohamed Jaroullah, et Mohamed Daty, condamnés à un an de prison dont quatre mois  fermes  avec une amende de cinquante mille ouguiya (50 000 UM), ont retrouvé la liberté ayant déjà purgé les quatre mois de prison ferme.

 Nous rappelons que ce fut sur instructions explicite des autorités politiques et administratives du pays, que la quasi-totalité des membres du Bureau Exécutif de notre organisation ont été mis aux arrêts, maltraités et torturés dans les cachots  de la police et ce avec une violence inqualifiable avant qu’ils ne soient jugés en première instance par la cour criminelle de Nouakchott et condamnés à des peines très lourdes allant de 3 à 15 ans de prison ferme. 

 Consciente des visées du système raciste et esclavagiste qui gouverne la Mauritanie, IRA – Mauritanie déclare que :

 L’affaire de « la Gazra Bouamatou » (à l’origine de la dernière vague d’arrestations) n’est qu’une énième tentative de museler IRA – Mauritanie dont le succès grandissant à l’intérieur du pays et la large reconnaissance internationale ont fini à mettre à nu les mensonges et les manipulations des peu crédibles autorités nationales;

 La violence policière, l’acharnement judiciaire et les détentions arbitraires ne freineront pas notre marche pacifique et notre engagement ferme contre l’esclavage, le racisme et l’exclusion en Mauritanie;

 Les camarades Moussa Bilal Biram, Abdallahi Maatalla Saleck et Abdallahi Abou Diop sont en réalité des otages aux mains du système raciste et esclavagiste de Mauritanie, leur libération sans condition demeure notre priorité. 

 Les tortionnaires (au niveau de la police) qui ont fait subir aux détenus les pires sévisses répondront de leurs actes de tortures devant des tribunaux nationaux ou internationaux et pour cela aucun effort ne sera épargné. 
 

Fait à Nouakchott, le 30 novembre 2016

Le bureau exécutif

Source : Post FB du vice-président Briham bilal Ramdhane

20-11-2016 15:10 – La justice doit faire toute la lumière sur les conditions des arrestations des militants présumés de IRA!



Gourmo Lô
– Tout démocrate épris de paix et de liberté ne peut qu’être soulagé de voir 10 personnes absolument innocentes être libérées et rendues à leurs familles et à leurs amis après des mois et des mois d’un calvaire sans nom, sans autre motif qu’un vulgaire montage sur fond de règlement de comptes politique.

Mais ce ne doit pas être de ce lâche soulagement auquel nous autres mauritaniens sommes désormais accoutumés après chaque manœuvre du pouvoir qui échoue, malgré tous les dégâts qu’une telle manœuvre aura cependant provoqués!

Des dizaines et des dizaines de gens ont été massacrés dans des conditions d’une abjection et d’une atrocité pratiquement sans précédent dans l’histoire de notre pays, entre 1989 et 1990. La « libération » des rescapés a été suffisante pour soulager la conscience des bourreaux d’Etat et la résignation de facto de presque tout le monde-, satisfait du classement de ce véritable génocide dans l’horreur terminologique du « passif humanitaire ». C’est à dire dans la lâcheté de l’impunité.

Aujourd’hui, cette libération devrait nous interpeller à plus d’un titre. Lors du procès, de Nouakchott à Zoueratt, la police a prétendu avoir pris ces 13 militants politiques, en « flagrant délit », en présentant des « vidéos » tocs comme des preuves de cette flagrance de la violence supposée des prévenus. Pas un seul policier ne s’est présenté à la barre pour témoigner de ce qu’il a vu ou subi lors de ces tristes événements du carrefour Bouamatou.

Le principal concerné ( c’est à dire le propriétaire du terrain occupé) a lui même disculpé les accusés et affirmé n’avoir jamais requis la police, tout en confirmant haut et fort que ces événements étaient de bout en bout spontanés.

Les premiers juges ont bouché leurs oreilles. De même qu’ils ne voulurent rien entendre des très graves et précises accusations de tortures que les prévenus disent avoir subi entre les mains de certains membres des forces de l’ordre. Tous les efforts des avocats de la défense furent vains. Une prêche dans le Sahara. Seule importait la volonté de certains faucons du pouvoir d’en découdre avec IRA, fût-ce au prix de l’assassinat pur et simple de la vérité et du bon sens qui l’accompagne toujours.

Si la Cour d’Appel ne retient « que » l’appartenance à l’IRA comme organisation prétendument non reconnue, alors l’affirmation par la police selon laquelle ces militants ont été capturés sur les lieux et au moment des faits de violence présumée, cette accusation gravissime, serait à la fois une diffamation contre les accusés, et aussi une tentative de manipulation de la justice qui tombe sous le coup d’une offense à magistrats, mensonges et abus de pouvoir de la part d’une autorité publique dans l’exercice de ses fonctions. Sans parler de la grave accusation de tortures qui pèse sur certains des membres de ces forces de l’ordre et de sécurité.

Alors, s’il faut se réjouir de la libération de personnes innocentes, le droit et la justice demandent que toute la lumière soit faite sur les tenants et les aboutissants de cette triste et sombre affaire….

Gourmo Lô



Source crédit : http://www.cridem.org 

18-11-2016 19:06 – Zouerate : procès en appel des abolitionnistes, le verdict tombe, cinq relaxes et des peines allégées


Zouerate Actu
– La cour d’appel de Nouadhibou a rendu, ce vendredi après –midi aux environs de 17 heures, le verdict des militants, cadres d’IRA et des habitants de la gazra de Bouamattou.

Des détenus qui étaient condamnés en première instance à 3 ans de prison ont été relaxés. Il s’agit d’Ousmane ANNE, Jemal Samba, Mohamed Daty, Ahmed Mohamed Jaroullah, Ousmane LO.

Par contre, Khattry ould M’Barek et Ahmed Hamdy Hamar VALL sont condamnés à 1 an de prison dont 4 mois fermes. Hamdy Lehbouss et Bala Touré qui étaient initialement condamnés à 5 ans de prison sont condamnés par la cour d’appel à 1 an d’emprisonnement dont 4 mois fermes.

Des détenus qui étaient condamnés à 15 ans de prison ont vu leurs peines allégées, il s’agit de :

-Moussa Biram condamné à 3 ans dont 2 fermes

-Abdallahi Abou DIOP condamné à 1 an de prison dont 6 mois fermes

-Amadou Tidjane DIOP, écope d’une peine d’1 an dont 4 mois fermes

-Abdallahi Maatalla SECK dit Vieux, est condamné par la cour à 3 ans d’emprisonnement dont 2 fermes.

Par ailleurs la cour a condamné des habitants de la gazra Bouamattou, lieu des manifestations du 29 juin dernier, à de différentes peines et sont sommés de dédommager les policiers blessés.

Deux peines de 5 ans de prison ferme, et des peines de 3 ans dont 2 fermes.

Source crédit : http://www.cridem.org