17-11-2016 05:39 – Procès abolitionnistes : la torture monopolise les débats


Le Calame
– L’émotion était perceptible dans la salle d’audience au deuxième jour du procès en appel des cadres et militants abolitionnistes qui fût celle du procès de la torture.

Certains, particulièrement les proches des détenus, n’ont pu retenir leurs larmes face au récit des événements notamment lors de la période de détention. « Nous avons subi les pires sévices et les plus cruelles tortures physiques et psychologiques avec privation de nourriture et d’accès aux sanitaires », ont clamé les détenus.

« De ma cellule, je pouvais entendre les cris de certains de mes collègues qui subissaient des séances de tortures atroces (….) Ce que Moussa Biram, ceinture noire de karaté 4 dan et Abdallahi Matalla Saleck, budoka ont pu supporter, je ne pouvais le supporter. J’étais terrorisé et menotté de partout(…) Après des journées entières de jeûne, j’ai eu droit à de la bouillie et un peu d’eau.

Mon ami Diop me disait que j’étais chanceux », raconte Balla qui ne put lui aussi, à l’image de Abdallahi Abou Diop, retenir ses larmes. S’adressant au président de la Cour : «Je suis un planificateur du développement et non un planificateur de la destruction.

Je ne détruis pas, je bâtis, je ne détruis pas.Nous avons toujours réitéré le caractère pacifique de notre lutte. Plusieurs distinctions nous ont été attribuées pour couronner la lutte non violente », déclare Touré. Poursuivant: Ce que nous avons subi dépasse l’entendement alors que nous n’avons commis aucun acte illicite.

La police n’a rien pu prouver matériellement à notre encontre. Nous avons aussi été condamnés, privés de l’affection de nos familles. Je n’ai jamais été séparé de ma petite fille de six ans durant 45 jours. Je lui avais dis que j’allais rentrer après demain. Ça s’est prolongé et je ne peux plus l’appeler », avoue Balla Touré.

« Lors de nos interrogatoires, on ne nous jamais posé des questions à propos des échauffourées de la gazra Bouamatou qui ont tourné par contre autour du fonctionnement de IRA, des échanges avec le transfuge du mouvement Said Ould Louleid , des contacts avec les différentes chancelleries, des organisations juives, des réunions clandestines et communiqués », ont révélé les détenus.

Certains proches de l’ancien porte-parole de IRA avaient été interpellés par la police et relâchés, ont indiqué les détenus. D’autres, comme Hamza Ould Jaafar, Hassen Ould Mahmoudi étaient sur les lieux des affrontements, à les en croire.

Le secrétaire aux relations extérieures de IRA et Abdallahi Aboud Diop ont formulé des plaintes à l’endroit de Lemrabott Ould Mohamed Lemine, Hassen Ould Samba , ElHadi, Ould Amar et Didi pour actes de torture.

Hamady Ould Lehbouss, Ousmane Lo, Ahmed Amar Vall, Lo Ousmane, Anne Ousmane, Mohamed Dati, Jamal et Mohamed Jarroulah ont nié toute participation aux échauffourées du 29 juin et plaidé non coupables à l’image des premiers auditionnés.

En dépit de l’opposition du procureur, la cour a enregistré ces différentes plaintes. Balla Touré a aussi réclamé la restitution de ses ordinateurs, du mobilier de son bureau et de ses téléphones toujours aux mains de la police.

Le secrétaire aux relations extérieures a révélé à la cour les propositions alléchantes qui lui auraient été faites par l’officier Lemrabott de rencontrer le directeur général de la sûreté nationale et de tourner la page de IRA. Offre qu’il a fermement déclinée.

Les militants et cadres de IRA ont réfuté les insinuations portées à leur encontre de faire de l’esclavage un fonds de commerce Un des sept habitants de la gazra a été pris de malaise lors de l’audience. Il sera évacué à l’hôpital de Zouérate où il bénéficiera de soins. Cet vieil homme sera le dernier des condamnés à être auditionné ce mercredi avant le réquisitoire du procureur et les plaidoiries des conseils.

Crédit source : http://www.cridem.org 

Depuis la prison de Zouerate, les détenus d’IRA s’adressent à l’opinion nationale et internationale


​Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie)
Encore une fois et au moment où les Mauritaniens de façon générale et plus particulièrement les H’ratin, les Pulaar, les Wolof et les Soninké vivent une situation d’une rare complexité tant au niveau des droits de l’ homme qu’aux niveaux politique, social et économique, le régime raciste et esclavagiste du dictateur Ould Abdel Aziz s’évertue à afficher son mépris pour les défenseurs de droits humains en général et des abolitionnistes en particulier. Ce mépris ostentatoire se traduit par l’instrumentali

sation méthodique et assumée de la part de ce régime de ce qui reste des autorités judiciaires du pays. La preuve de cette instrumentation, si besoin en était, est notre présence injustifiée et absurde derrière les barreaux des geôles des esclavagistes sans raisons autres que nos idées, nos principes et la ferme intention des les défendre et de les exprimer.

Parce que nous avons défendu nos principes, nous avons été torturés, inhumainement traités et jetés dans les cachots des commissariats de police. Ces tortures et traitements dégradants furent exécutés sous la houlette du Directeur de la sûreté en personne, Mohamed Ould Meguete, triste sir aux mains encore rouges du sang des Noirs répandu lors des années de braises, 89-91.

Parce que nous avons exprimé nos opinions, nous avons été humiliés, réprimés puis condamnés, par un cour à la solde de l’Exécutif, à des peines fantaisistes et qu’aucun magistrat ayant la moindre once de conscience professionnelle n’aurait accepté d’entériner. Ces verdicts de la honte furent téléguidés par le ministre de la justice en personne, Brahim Ould Daddah.

Quant à la mise au pas de la Justice par le tigre en papier qu’est Ould Abdel Aziz, elle s’est manifestée à maintes reprises dont la plus flagrante est l’ordre intimé à la Haute Cour de Justice de dessaisir la Cour d’Appel de Nouakchott, qui est notre juridiction naturelle et territorialement compétente dans notre cas, de notre dossier pour le confier à celle de Nouadhibou, située à 400 kilomètres du lieu des faits qui nous sont reprochés. Une telle décision prouve l’absence de toute indépendance de la Justice dans notre pays.

Nous avons été transférés de la tristement célèbre prison de Dar Ennaiim vers la pas moins sinistre maison d’arrêt de Zouerate dans des conditions d’une rare cruauté. Entravés par de lourdes chaînes de fer, le transfèrement vers Zouerate, située à 700 Km au nord de Nouakchott, dura plus de vingt heures d’horloge entrecoupées de séances de torture, d’humiliation et de mauvais traitements de la part de nos convoyeurs aux ordres de leurs supérieurs. Nous fûmes transportés tels du bétail ou des bandits de grands chemins ou des terroristes aux moments où notre combat, celui de notre organisation et de nos militants était célébrés du haut des plus prestigieuses tribunes tant au niveau national qu’international. Mais telle est et demeurera notre volonté, celle de continuer et d’amplifier le combat de notre glorieuse organisation en dépit des multiples pressions morales et physiques et malgré les tentatives répétées de corruption.

Nous, prisonniers de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), tenons à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale notre position par rapport au prochain jugement que s’apprêtent à organiser nos geôliers, position qui se résume comme suit:
1- en direction du régime raciste et esclavagiste, nous affirmons, du fin fond des lugubres cellules d’isolement de la prison de Zouerate, que notre moral n’a fait que se raffermir et notre volonté que grandir de continuer notre combat aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des prisons;
2- informons les porteurs de képis et de rangers et plus particulièrement leur général en chef, que nous n’avons aucune confiance en leur justice et n’en attendons rien de bon vu comment nous fûmes empêchés de nous défendre en première instance. Cependant nous exploiterons la tribune que nous offrirait le jugement en appel pour dénoncer les accusations mensongères portés contre nous et pour crier notre innocence en direction de l’opinion nationale et internationale;
3- En direction du Dictateur en chef qui, paraît-il, se demandait « qui sont les H’ratin? », nous disons que nous sommes les descendants de H’ratin et que ses verdicts ne nous font nullement peur et ne nous détourneront jamais de nos nobles objectifs. Alors à vous de choisir… vingt, vingt-et-cinq ans ou même la perpétuité ou encore la peine capitale.
4- A l’ensemble des Iraouis, militants et dirigeants, nous disons « merci ». Merci pour les combats menés, les actions ciblées. A tous nous renouvelons notre serments de poursuivre la lutte quel qu’en soit le prix et quels qu’en seront les sacrifices. Aux organisations de la société civiles et partis politiques qui nous soutiennent nous disons « merci » et « continuons ensemble la lutte pour hâter l’avènement de l’aube de cette longue nuit peuplée de ténèbres et de dangers ». La victoire ou le sacrifice, telle est notre décision et Allah disposera.

Les prisonniers d’IRA signataires:

– Amadou Tidjani DIOP

– Hamady LEHBOUSS

– Balla TOURÉ

– Ahmed Hamer FALL

– Ousman LO

– Mohamed JAR ALLAH

– Mohamed DATI

– Khatry ERRAHEL

– Ousman ANNE

– Moussa BIRAM

– Abdallahi Salek MATALA

– Abdellahi Abou DIOP

– Jemal Samba B’LEIL

04-11-2016 15:10 – Les 13 détenus d’IRA Mauritanie : Ousmane Amadou Anne, piégé pour son amour pour une Mauritanie juste et égalitaire


La Nouvelle Expression – Ousmane Amadou Anne, à l’état civil et « ZO » pour les intimes, est un enfant de Nouakchott. Ce jeune Mauritanien est né le 06 août 1980. Fils du colonel Anne Amadou Babaly, une mémoire emblématique de la marche de la Mauritanie

Le colonel a marqué d’une encre indélébile plusieurs évènements importants du pays. La mère d’Ousmane est Dia Fatimata, assistante sociale et ancienne cadre à la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale), « la maman de tout le monde ».

Ce jeune des grandes ambitions et qui a une pensée pour le bien être de tout le monde, comme on aime le qualifier, est marié à Mme Raki Barro. Il est père d’un garçon de 2 ans. Très tôt, il rejoint l’Agence française de tourisme Allibert pour un poste de responsable administratif à Atar au nord de la Mauritanie. Il y passera 4 ans et demi entre 2002 et 2006 avant de regagner Nouakchott pour rejoindre, en septembre 2006, la société Mauritano-espagnole Grupo Barber & Cie en qualité de responsable commercial jusqu’en Mai 2011. 

Ousmane travaillera par la suite à la SOGECO en tant qu’assistant projets. Poste qu’il occupera jusqu’en novembre 2013 où il est promu Client Opérations Manager Airfreight (COM). Il s’envole pour Dakar pour une formation en management des métiers transit chez Bolloré avant de prendre sa nouvelle fonction. Il sera envoyé à Abidjan en juin 2014 d’où il reviendra certifié IATA pour le transport des matières dangereuses de l’académie « Sayna Consulting ». 

En août de la même année, il sera certifié AIEA à Nouakchott par l’ARSN (Autorité de régulation de sûreté et de sécurité nucléaire) pour le transport et la manipulation des matières radioactives. Ousmane fut très tôt animé par un amour de sa nation. Et pour cela il est en prison aujourd’hui.

En 2007, il se trace une voie dans les mouvements politiques, son entrée au parti AJD/ MR marque ses premiers pas dans un tourbillon d’opposants et de résistants.

Mais le chemin ne sera pas long : Ousmane, frappé par certaines injustices liées aux politiques à l’époque, décide d’écrire « Sauver la Mauritanie ». Dans cet article, le jeune homme fait part de ses inquiétudes et dénonce la politique qu’il juge « fantôme » à l’époque. « Les militaires dans les casernes », c’est la vision du jeune halpuular qui maîtrise bien la langue de Molière.

Ousmane est militant des premières heures de « Touche pas à ma nationalité » qui dénonce l’enrôlement biométrique qu’il continue d’appeler « le génocide biométrique ». En 2012, il rejoint l’Initiative de la Résurgence Abolitionniste (IRA) et accompagneBiram Dah Ould Abeid dans sa course à la Présidence. Il occupera le poste de président de la Section de Tevragh-Zeina et Directeur de campagne adjoint à Nouakchott lors des présidentielles de juin 2014. Ousmane reste ferme dans sa position de militant des droits humains. 

De l’esclavage à la discrimination des noirs en Mauritanie en passant par le racisme, Ousmane dit NON ! Le jeune nouakchottois aspire à une véritable unité nationale où les droits de tous sont consacrés et non cette unité de façade qu’on sert au peuple mauritanien. Pour Ousmane, donner un sens à la vie en tant que jeune noir mauritanien, c’est promouvoir les droits des Noirs, des Harratines et l’égalité de tous les fils de la Mauritanie. C’est soucieux de cela que « ZO » s’est armé de mots et de plaidoiries pour éveiller l’opinion internationale sur les questions de différences et d’identités en Mauritanie.

Il devient ainsi le porte-parole de Biram, le 29 janvier 2014, auprès des médias nationaux pour parler de la candidature de Biram Dah Abeid pour les présidentielles. Au côté d’IRA, il soutient la marche du Manifeste pour les droits politiques, socioéconomiques et culturels des Harratines. Le 8 mai 2015, il est l’invité de la plus grande émission géopolitique d’Afrique « Le Grand rendez-vous »de la chaîne sénégalaise 2STV pour parler de l’esclavage en Mauritanie et des actions d’IRA. 

Il voyage à travers la Mauritanie et le Sénégal, lance les actions d’IRA à travers des médias nationaux et internationaux. En septembre 2015, il décide de créer avec des amis de très longue date ce qu’ils ont appelé « Groupe de réflexion et d’action » où il sera désigné Coordinateur pour approcher les leaders politiques afin d’attirer l’attention sur les dangers qui guettent la cohésion nationale. Ce groupe reçoit la majorité des leaders politiques et met en marche un plan d’action qu’il compte porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale dans les prochains jours ou semaines…

Suite aux émeutes qui ont opposé les habitants d’un squat (Gazra Bouamatou) et avec les arrestations de ses camarades de lutte (militants d’IRA), Ousmane élabore un plan et passe des jours et des nuits à la recherche de la vérité auprès des politiciens de renom de ce pays afin de réfléchir à la situation de ses compagnons de lutte. Un combat « pacifique et patriotique », dira Ousmane lors de la conférence de presse qu’il a animée pour dénoncer les arrestations injustifiées des membres de l’IRA le 3 juillet 2016. 

Dans son élan de recherche de la vérité, Ousmane se verra priver de la liberté le 8 juillet 2016, une liberté de parler, celle de plaider, de militer, et surtout une liberté de vivre auprès des siens. Il sera enfermé entre le commissariat du CSPJ et le commissariat Tevragh-Zeina 3, où il passera des jours dans des conditions de détention inhumaines, privé de la visite de sa famille, de ses avocats et des ONG des droits de l’homme, avant d’être présenté au Procureur en compagnie de ses camarades de lutte dans la nuit du 11 au 12 juillet à 4 h du matin. Ils seront déférés à la prison civile de Dar Naim, jugés et condamnés le 18 août 2016 à de très lourdes peines de prison allant de 3 ans à 15 ans. 

Ousmane Amadou Anne écopera de trois ans d’emprisonnement ferme. Et depuis, il croupit avec ses camarades dans les geôles du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a été piégé pour son amour pour une Mauritanie juste et égalitaire. 

Son ami Birane Sakho confie que : « Ousmane Anne, ZO comme j’ai l’habitude de l’appeler, symbolise, à mes yeux, Le Patriotisme. De son engagement pour les nobles causes, de l’Honneur (pour tous les Mauritaniens), de la Fraternité (entre tous les Mauritaniens) et de la Justice (pour tous les fils du pays) prend naissance son Amour pour sa patrie, pour notre patrie. Je lui connais un patriotisme et une conviction qu’aucune prison ne peut étouffer». 

Et l’ami Ahmed Barro d’ajouter : « Ousmane est l’une des rares personnes qui arrivent à voir et comprendre l’essentiel des choses sans tergiversations ni hésitations. Ousmane, c’est aussi l’intelligence, l’indépendance d’esprit, le pragmatisme et l’extrême générosité ». Quant à ses proches, ils tiennent le coup, le petit, avec, parfois, un regard perçant, sembler chercher son Papa qu’il ne voit plus à la maison. On lui avait dit que Papa était parti en mission. En mission pour la restauration de l’honneur et de la dignité de l’homme mauritanien. En mission pour une Mauritanieavec des citoyens des droits et des devoirs ; des citoyens à part entière et non entièrement à part.


ZO, à bientôt.

Camara Seydi Moussa 


Crédit source : http://www.cridem.org 

Conférence de IRA-Mauritanie en Belgique : l’ambassadeur Ould Kebd et ses mercenaires échouent dans la mission de perturber l’oral de Biram Dah Abeid. 


​Note d’information IRA

 

 Conférence de IRA-Mauritanie en Belgique : l’ambassadeur Ould Kebd et ses mercenaires échouent dans la mission de perturber l’oral de Biram Dah Abeid. 
Le dimanche 30 Octobre 2016, le président de IRA a animé une conférence organisée à Bruxelles par la section de IRA-BELGIQUE, qui a profité de sa tournée Européenne pour mobiliser une grande masse de militants.  Malgré les efforts engagés depuis plusieurs jours par l’ambassadeur du régime du général Ould Abdel Aziz a Bruxelles et son ministre déléguée aux mauritaniens de l’étranger, pour faire échouer le grand orale qui rassemble le leaders de IRA et la communauté des compatriotes du Benelux, des efforts qui ont impliqué des tentatives de sabotage, les mauritaniens ont répondu massivement à l’appel du bureau de IRA-BELGIQUE et sont venus soutenir et exprimer leur adhésion et soutien à  IRA, á ses détenus et à sa lutte salvatrice.
Les mauritaniens et autres militants et militantes d’Ira-Belgique issus de diverses nationalités, ont dénoncé la perpétuation des crimes d’esclavage, de racisme, de torture et autres formes de violations des droits et de la dignité de la personne humaine en Mauritanie, actes orchestrés par le régime antidémocratique et gabegiste du général Abdoul Aziz. Ils ont dénoncé la tentative honteuse et lâche du dictateur mauritanien de décapiter IRA-Mauritanie par les arrestations arbitraires, les actes de torture les simulacres de procès, les condamnations et déportations dans des goulags, des dirigeants d’IRA. Ils ont enfin salué la mobilisation de la communauté internationale et des mauritaniens de l’intérieur et de l’extérieur pour exiger la libération sans condition des détenus d’opinion.
Rappelons que le président Biram Dah Abeid poursuit des rendez-vous et rencontre avec des personnalités et ONG européennes.  
Le 29 Octobre il avait supervisé á Eindhoven la mise en place d’un bureau provisoire de la section d’IRA-Mauritanie au Pays-Bas, présidé par le doyen de la diaspora dans ce pays, Mr. Harouna Sala SY.

La Commission de communication

Nouakchott, le 1 Novembre 2016

IRA-Mauritanie installe une section au Pays-Bas

​INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA – Mauritanie:
Note d’information
 IRA-Mauritanie installe une section au Pays-Bas

Assemblée générale de constitution de IRA-Pays-Bas.
Le samedi 29 novembre 2016 à Eindhoven au Pays-Bas, s’est tenu l’assemblée générale constitutive de IRA-PAYS-BAS. Les militants venus de toutes les villes du Royaume du Pays-Bas, ont décidé á l’unanimité la création d’une section IRA dans ce pays pour contribuer en première ligne à la lutte contre le système obscurantiste, d’oppression des personnes d’ascendance africaine, d’esclavage et de stigmatisation des Hratin, de non-droit et de corruption généralisées en Mauritanie.

Les démarches pour cette initiative ont débuté au mois de Juillet dernier quand les membres de la communauté mauritanienne avaient pris contact avec la coordination européenne du mouvement pour demander la création de cette section. Le rendez-vous leur a été donné pour la tournée du président Biram Dah Abeid qui était attendu en Europe.

L’assemblée qui a eu lieu sous la supervision du président de IRA-Mauritanie, Biram Dah ABEID, a élu le bureau provisoire suivant:
Le président : Harouna Sala SY

Vice-présidente et trésorière : Leida FLORIJN

Secrétaire General: Bocar KONTE

Secrétaire Générale Adjoint : Fode Bakary DOUKOURE

Commissaire au compte: Fama KANE

Chargé de l’organisation et de la communication : Mamadou KELLY

Chargé de l’organisation et de la communication adjoint: Abdoulaye BA.

La Commission de communication

Nouakchott, le 30 Octobre 2016

27-10-2016 14:52 – Conférence de Biram Dah Abeid à Aix-en-Provence : « le pouvoir Mauritanien, acculé, ne sait répondre à la montée des revendications intérieures que par la répression »

IRA France Mauritanie – Le mardi 18 octobre 2016, dans le cadre du partenariat qui se noue entre IRA et la Clinique Internationale des Droits de l’Homme d’Aix-en-Provence, s’est tenue à la Faculté de Droit de l’Université d’Aix-Marseille une conférence à l’invitation du Professeur Hennebel au cours de laquelle Biram Dah Abeid a développé le thème : « Vaincre l’esclavage en Mauritanie : état des lieux ».

Cette conférence a réuni pendant plus de deux heures plus de 200 participants : des enseignants et étudiants de l’Université en droit humanitaire ou en droit international des droits de l’homme et des membres de nombreuses associations de défense des droits humains, dont IRA-France-Mauritanie qui a facilité l’organisation de cette conférence.

Devant un public qui découvrait pour partie la situation dramatique dans laquelle se trouve une partie importante de la population mauritanienne, M. Dah Abeid a développé les ressorts politiques, économiques, sociaux et raciaux qui sous-tendent le maintien de cette situation inacceptable que l’élite au pouvoir nie ou tente de légitimer par des arguments pseudo-religieux.

Par la description rapide de son parcours familial et de quelques situations judicieusement choisies, il a su donner vie aux humiliations et souffrances qui sont le lot quotidien de tant de Haratines à qui est niée toute dignité, jusqu’à la citoyenneté. Il a également dénoncé le traitement révoltant dont sont victimes les 13 prisonniers d’opinion d’IRA (procès inique, transfert illégal, tortures) et la brutalité avec laquelle sont traitées les personnes manifestant pacifiquement contre cet état de fait.

Il a montré comment le pouvoir Mauritanien, acculé, ne sait répondre à la montée des revendications intérieures et des pressions internationales sur ce thème que par la production de lois et la ratification de traités peu ou pas appliqués et la fuite en avant dans une répression accrue. Dans des contextes voisins, d’autres pays africains ont su dans le passé limiter les privilèges historiques d’une minorité pour entamer la construction d’une société plus juste et démocratique reconnaissant dans la loi et dans les faits l’égale dignité de tous les habitants du pays.

Les interventions émouvantes de quelques Mauritaniens installés en France rendant hommage à son combat augmentaient encore, si besoin était, la légitimité des propos tenus par l’intervenant, Prix des Droits de l’Homme de l’ONU 2013 pour son combat pacifique contre l’esclavage en Mauritanie. Il a été rappelé que cette situation est dénoncée également de façon continue par de nombreux rapports de grandes associations internationales de défense des Droits Humains telles que Amnesty International, Fédération Internationale des Droits de l’Homme, Action des Chrétiens contre la Torture, Front Line Defenders, par le Parlement Européen, par la diplomatie américaine, par les Rapporteurs Spéciaux de l’ONU et par les propos très clairs de M. Ban Ki Moon après son voyage en Mauritanie.

C’est debout que les participants ont applaudi le conférencier, et le pot de l’amitié qui les a tous réunis a permis de prolonger longuement les échanges sur les différentes pistes dans lesquelles ce juste combat pourra être poursuivi.

Source médias : http://www.cridem.org

IRA-Europe : ​Note d’information


 

Colloque de IRA Europe á Bruxelles, siège de la Commission et du parlement de l’Union Européenne
Sous les auspices du Parlement de l’Union Européenne (UE), de l’Organisation des Nations et des Peuples non représentés (Organisation ayant statut d’observateur auprès de l’ONU dont IRA est membre au nom des Haratines de Mauritanie) et de Tulipe (Organisation néerlandaise des Droits de l’Homme), le Président de IRA Biram Dah Abeid et vingt-sept 27) dirigeants des Réseaux IRA Allemagne, Belgique, France, Italie, ont tenu du 20 au 23 octobre dans les locaux du siège de l’UE à Bruxelles un colloque sur le thème « plaidoyer des Droits de l’Homme auprès des Organisations internationales et des grandes ONG ».  L’évènement á débuté au parlement européen, ou les participants, parmi lesquels des parlementaires européens, ont aussi abordé des questions connexes telles que les mécanismes des Institutions de l’UE sur les Droits de l’Homme, le fonctionnement des institutions de l’UE, etc.…
En marge du colloque, le président de IRA et son coordinateur pour l’Europe ont eu des entrevues avec des parlementaires européens et des responsables de la Commission de l’UE. Les discussions ont porté sur les voies et moyens visant á renforcer les liens entre le Parlement Européen, la Commission de l’UE et IRA dans la protection et la promotion des Droits de l’Homme en Mauritanie.
Il est á rappeler que le Président de IRA avait entrepris, début aout dernier, une tournée de sensibilisation en Afrique sur les droits de l’Homme et la question de l’esclavage en Mauritanie. Il s’est ainsi rendu en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Sénégal. Arrivé début Octobre, il s’est entretenu avec de hauts responsables français á Paris. D‘autres rencontres auront lieu les semaines á venir avec des représentants de plusieurs gouvernements européens. Son périple africain se poursuivra mi-novembre prochaine, et le conduira en Afrique Centrale, Australe et de l’Est.

 

La Commission de communication

Nouakchott, le 23 Octobre 2016

​Communiqué de presse : Un prisonnier, membre d’IRA, dans un état de santé critique attend son évacuation.

Hier, Ahmed Hamar Vall a été admis en urgence à l’hôpital de Zouérat après une aggravation de son état de santé. Le médecin qui a pu l’ausculté a demandé son évacuation vers Nouakchott afin qu’il puisse être pris en charge dans  des conditions adéquates. Son transfert dépend aujourd’hui des autorités administratives.
Ahmed Hamar Vall faisait partie des 13 militants d’IRA  arrêtés début juillet. Ils sont accusés, à tord, par les autorités d’avoir participé aux événements du 29 juin 2016. Ils ont été jugés en première instance et condamnés à des peines lourdes, sans précédents, allant de 3 à 15 ans de prison ferme. Transférés sans raison du centre de détention de Nouakchott vers le bagne de Zouérat, à 700 km au Nord de la capitale, ils attendent d’être jugés en appel.
Selon les dernières informations reçues ce matin Ahmed attend toujours son évacuation vers Nouakchott ; les autorités ne semblent pour le moment pas prendre son état de santé au sérieux. 
IRA Mauritanie suit avec inquiétude le cas d’Ahmed Hamar Vall et exige son évacuation immédiate 

dans  les conditions particulières que nécessite son état de santé critique, en effet,  la distance entre les deux villes demandent des moyens de transports adaptés à la situation.
IRA Mauritanie met en garde les autorités sur les conséquences que pourraient entrainer toute négligence sur la santé d’Ahmed Hamar Vall et tient particulièrement à souligner l’absence d’infrastructures nécessaires et adaptés aux besoins médicaux des prisonniers incarcérés à Zouérat.
IRA Mauritanie lance un appel à l’opinion nationale et internationale pour attirer l’attention sur la situation de santé alarmante d’Ahmed Hamar Vall ainsi que sur celle des autres membres d’IRA soumis aux mêmes conditions de détention.

Nouakchott, le 16 Octobre 2016

La commission de communication

​Nouakchott 10 octobre 2016 : la manifestation abolitionniste réprimée encore et toujours. 

La manifestation a été organisée par les militants abolitionnistes du mouvement IRA-MAURITANIE ce lundi 10 octobre 2016 dans la capitale mauritanienne. Cette sortie populaire s’est insurgée pacifiquement pour demander la libération immédiate et sans conditions des leaders abolitionnistes arrêtés injustement et écroués arbitrairement par les services étatiques à la suite d’une manipulation honteuse et d’une machination judiciaire autour du domaine terrien bouamatou. Cela fait 103 jours que ces consciences libres sont privées de leurs familles et camarades . 

Comme dans le passé devenu sinistre , la police sous désordre s’est acharnée contre des paisibles manifestants. La répression a été rude et haineuse avec plusieurs arrestations . Nous dénonçons ces pratiques brutales d’une police inconsciente et utilisée par une machination politicienne d’un régime militaro-affairiste qui règne par la violence et la tromperie. Nous demandons au personnel politique et intellectuel dialoguiste du moment ou non de prendre leurs responsabilités par rapport à ce pouvoir foncièrement extrémiste qui menace l’existence du pays à terme.

K.S

IRA : L’interview du président Biram Dah Abeid dans l’émission Un jour dans le Monde de France Inter.

​https://www.franceinter.fr/emissions/un-jour-dans-le-monde/un-jour-dans-le-monde-03-octobre-2016
https://www.franceinter.fr/emissions/un-jour-dans-le-monde/un-jour-dans-le-monde-03-octobre-2016