IRA-Mali une association régie par la loi malienne, Note d’information

Vendredi 2 septembre 2016 au siège de la Coordination Nationale de Veille Stratégique et Citoyenne du Réseau Joko Ni Maaya du Mali a été tenu l’assemblée général du bureau provisoire pour la fondation de l’Initiative de la Résurgence du

Mouvement Abolitionniste (IRA-Mali) était présent autour du Président de Réseau d’IRA Biram Dah Abeid :

PRENOMS & NOMS PROFESSIONS

Intazoumé Moussa Dicko Politologue

Maitre Dicko Aminata Traoré Juriste

Daouda Doumbia Membre de JOKO NI MAAYA

Mamadou Tambadou Membre de JOKO NI MAAYA

Méguelé Diallo Enseignant

Pérignama Sylla Professeur

Inamoud Ibmy Yattara Professeur

Moussa Bamba Juriste

Honorable Idrissa Sankaré Député

Cheick Oumar Dembélé Fonctionnaire Parlementaire

Mouaz Cissé Érudit Prêcheur

Messaoud Mohamed lahbib Ancien Ministre

Biram Dah Abeid Juriste

Ousmane Tandia Ambassadeur

Sbeyti Ag Akado Professeur

Dr Hadawa Yattara Universitaire

Dr Almoubade Azoum Universitaire

Mamadou Sangaré Manager Culturel

Alassane Cissé Attaché d’Administration

Kéka koné Chercheur Anthropologie Culturel

Hamada Touré Journaliste

Bocary Katioumbé Enseignant Animateur

Cheick Oumar Tidiani Diallo Membre de JOKO NI MAAYA

Madou Diallo Enseignant

A l’issu de l’assemblée a été décidé :
1. Création d’une Association d’IRA-MALI conformément au droit malien dont le Mandat et la lutte par les voies légales conforme au droit malien et au droit international contre l’esclavage, le racisme, l’oppression des personnes d’ascendance africaine et de toute autre violation de droit ou de la dignité humaine notamment en Mauritanie et Mali.


2. Création d’une commission technique dirigée par l’Honorable Idrissa Sankaré député au parlement Malien qui se chargera de la préparation du Statut et Règlement Intérieur de l’Organisation.

3. La désignation d’un Coordinateur provisoire El Hadj Tandina

– Un Responsable des affaires administratives Sbeyti Ag Akado

– un Responsable de la Communication Maître Dicko Aminata Traoré
Source crédit : Mouvance abolitionniste IRA. 

Série ​des biographies des 13 détenus d’IRA : Diop Amadou Tijane, Vice-président de IRA

«Au-delà de l’horreur de la discrimination, se cache ma volonté d’aspiration à l’humanisme qui s’impose dans le cadre de mon combat »
Le dicton dit qu’un «con qui marche va plus loin qu’un intellectuel assis». L’évolution du monde s’est bâtie à coups de sacrifices pour un idéal qui transcende l’humain. Diop Amadou Tijane est, d’après ses amis et proches, «de la trame de ses intellectuels qui ont fait de la lutte pour les droits humains un sacerdoce, troquant la tranquillité d’une chaire d’Université aux rudesses d’une cellule de prison à Dar Naïm ». Condamné à 15 ans de prison le 18 août 2016 pour son implication présumée dans des troubles sociaux à Nouakchott (Affaire de la Gazra Bouamatou), Diop Amadou Tijane, qui est vice-président d’une organisation antiesclavagiste IRA,  «rejoint ainsi le Panthéon des grands combattants de la liberté et des causes justes » selon ses partisans. Mais pour le ministère public et la justice mauritanienne, «sa condamnation est amplement justifiée par son implication en tant que planificateur des violences dans l’affaire Bouamatou ». Parmi ses anciens amis d’IRA qui ont fait défection, notamment Dr.Saad Ould Louleid, «il fait partit de l’aile flamiste qui s’est emparée d’IRA pour déstabiliser la Mauritanie». 
Professeur à l’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises (ISCAE) et au Sup Management ISIKOUMINIK de Nouakchott et ISI de Dakar, cadre auditeur de plusieurs institutions financières mauritaniennes et sénégalaises, Diop Amadou Tijane est membre de plusieurs ordres d’experts fiscaux, doctorant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et détenteur de plusieurs diplômes supérieurs, dont un DEA en droits des affaires économiques, un diplôme spécialisé en Ressources Humaines, un DESS en Audit comptable fiscal et financier et un DESS en gestion option Finances, après une maîtrise en Analyse économique décroché à l’Université de Nouakchott.

Le combat politique



Diop Amadou Tijane a entamé le combat politique sur les bancs des universités pour avoir été plusieurs fois délégués des étudiants, puis vice-président de l’AMESE (Amicale des étudiants en Sciences économiques en 1996), président de l’association JEUN (Junior entreprise université de Nouakchott en 1997) et puis, président de la Commission d’organisation de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar en 2000.

C’est en 2003, que Diop Amadou Tijane se lancera dans la politique informelle, en présidant le Collectif pour le Changement et l’Alternance (CCA), un mouvement de cadres mauritaniens pour le soutien de la candidature de Mohamed Khouna Ould Haïdalla. Durant cette présidentielle de 2003, il fera partie du directoire de la campagne de la jeunesse du candidat. En 2007, il co-préside en tant que vice-président, le Mouvement pour la Réconciliation Nationale (MRN) pour le soutien du candidat Ibrahima Moctar Sarr à la présidentielle de la première transition démocratique en Mauritanie.

C’est d’ailleurs au cours de la même année qu’il entrera d’une manière plus formelle dans le combat politique, en devenant vice-président de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie-Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR) que Sarr Ibrahima venait de créer, lors de son 1er congrès des 17 et 18 août 2007. L’année suivante, il est élu président de la Commission nationale d’implantation du parti.

Du combat politique aux droits sociaux



Délaissant le terrain de la lutte politicienne, Diop Amadou Tijane s’engage dans le combat pour les droits sociaux. Il rejoint le mouvement IRA (Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste) un peu après sa création, en 2009, en intégrant le premier bureau exécutif du mouvement en tant que Secrétaire chargé des relations avec la diaspora. 

«Au moment de la création de l’IRA, j’étais vice-président de l’AJD/MR » raconte-t-il, soulignant avoir adhéré à ce mouvement par conviction. «C’était l’organisation qui me paraissait à l’époque la seule à répondre à mes exigences de lutte contre toute forme de discrimination et qui de surcroît véhicule le message de mon idéal pour la Mauritanie, un pays débarrassé de toute forme d’injustice et d’exclusion » fait-il remarquer. En plus, Diop Amadou Tijane ajoute que IRA «recoupait une de mes vertus car j’ai l’habitude de dire que j’ai trois vertus : je crois en Allah, je crois en l’amitié et aux valeurs humaines, j’ai horreur de l’injustice et de la discrimination». Ainsi, pour lui, «au-delà de l’horreur de la discrimination, se cache ma volonté d’aspiration à l’humanisme qui s’impose dans le cadre de mon combat».

Ce n’est qu’en 2014, que l’opinion publique nationale découvre Diop Amadou Tijane. Il avait pris en main la Direction nationale de la campagne du candidat Birame Dah Abeid à la présidentielle boycottée à l’époque par l’opposition. Il termina en 2ème position, juste derrière le Chef de l’Etat sortant, créant la surprise.

Depuis lors, Diop Amadou Tijane est à l’avant-garde du combat mené par le mouvement IRA contre l’esclavage, les discriminations et les injustices sociales. Invité plusieurs fois sur les plateaux des télévisions privées, «il a su déployer un talent d’orateur hors pair, avec la modération et la retenue propre à l’intellectuel qu’il est » reconnaît ses amis d’IRA.

Lors de l’emprisonnement et la condamnation de Birame Dah Abeid et de son vice-président Brahim Bilal Ramadan le 15 janvier 2015, suite à la «Caravane contre l’esclavage foncier », il participa sans ménagement au combat pour leur libération, animant toutes les conférences de presse à côté du collectif des avocats de la défense. Il fut l’un des rares cadres du mouvement IRA qui n’a jamais intéressé les limiers du pouvoir, jusqu’à ce fatidique 29 juin 2016.

Son arrestation telle qu’il la raconte



«La journée du 29 juin, j’étais en train de travailler dans mon bureau jusqu’à ce qu’on m’apprenne par un coup de fil d’un ami, Thierno Barro, que quelque chose se passait en face de l’hôpital ophtalmologique Bouamatou. Je suis resté dans mon bureau jusqu’à 16 h 30 mn avant d’aller donner mon cours à ISIKOUMINIK. Je n’étais pas véritablement informé des événements dont m’avait parlé mon ami Barro. Le lendemain à 8 h sans mandat, six personnes vêtues en civils font irruption dans ma maison et me demandent de les suivre puisque je suis en état d’arrestation. Avant de me conduire vers une prison secrète conçue spécialement pour des terroristes. Une fois dans ma cellule, mes pieds étaient ligotés par des chaines et cadenas et 3 portes blindés se refermèrent derrière moi ».

«Plus magistral fut son intervention devant la Cour, pendant ces deux semaines de procès au cours desquelles, tant de procédures furent bafouées et tant de compromission furent dévoilées » fera remarquer son ami Wane. Le verdict du 18 août 2016 était pour lui bien clair. «Il est dicté par l’Exécutif qui commande le judiciaire dans tous les procès politiques ». Ce verdict, selon lui, vise «à entraver la liberté d’action du mouvement IRA et limiter la portée de sa légitimité politique ». Peine perdue, relève-t-il en substance, «car lui et ses camarades de cellule, sont déterminés à poursuivre leur combat et que rien ne saurait compromettre notre détermination à le poursuivre» dira-t-il.
Ce Rossossois d’origine Maghaméen



C’est le 16 février 1969 que Diop Amadou Tijane a vu le jour à Rosso. Son père, Diop Abou Demba, y servait comme instructeur au centre de formation militaire. Après sa retraite en 1974, la famille rejoignit son terroir d’origine, Maghama à l’autre bout du Fleuve Sénégal, pour s’y établir définitivement. Le petit Diop Amadou Tijane, comme tout bon Foutanké devait suivre l’apprentissage du Coran dans l’école de Thierno Saidou Ourdougal (Paix à son âme).

L’année suivante, il fit son entrée à l’école primaire de la ville tout en continuant ses études coraniques pendant sept ans, jusqu’à son entrée en 1ère année de collège. Dans la filière technique du lycée de Maghama, il sort major de tout le département.

Diop Amadou Tijane a toujours été fier de son père, Diop Abou Demba qui avait servi avec loyauté et abnégation son pays, la Mauritanie. Né en 1930 à Maghama, Diop Abou Demba s’était engagé à l’âge de 20 ans dans l’armée française. Après sa formation à Dakar Bango à Saint-Louis du Sénégal, il sera embarqué vers la France et participa à la campagne du Vietnam dans les années 1954. De retour en Mauritanie, il servit au sein de l’armée nationale, à Bir-Moghreïn puis à l’Etat-major des forces armées, surtout au centre de formation militaire de Rosso comme instructeur spécialisé en artillerie lourde. Plusieurs générations d’officiers et de sous-officiers sont ainsi passés entre ses mains, à l’image du colonel Cheikh Sid’Ahmed Babamine qui le remplacera plus tard dans son poste.

L’adjudant-chef Diop Abou Demba sera brutalement frappé de cécité et sort des rangs alors qu’il n’avait que 44 ans. Il fut admis d’office à la retraite. Parmi ses promotionnaires de l’armée nationale, le colonel Anne Amadou Babaly, dont Diop Amadou Tijane porte d’ailleurs le nom, mais aussi Yall Abdoulaye, Souedatt, Niang Ibrahima…D’autres parmi ses promotionnaires ont trouvé la mort durant la guerre du Sahara. Au niveau africain, Diop Abou Demba a eu comme promotionnaires de futurs Chefs d’Etat, comme Moussa Traoré du Mali, Aly Seybou et Seyni Kountché du Niger, André Collimba et Jean Bedel Bokassa de Centre Afrique ou encore Mathieu Kerekou du Bénin. 

Diop Amadou Tijane est décrit par ses amis et ses collègues comme un patriote qui aime son pays, d’où son refus de succomber aux sirènes de l’expatriation alors que son back-ground lui offre grandes ouvertes les portes des universités à l’étranger. Ce père de deux enfants, a toujours été écartelé entre son idéalisme politique et son rigorisme scientifique. Du haut de ses 1,80 mètre, «ce grand garçon à l’air toujours jovial est plus présent sur le terrain de la réflexion et du management que sur celui de l’action » selon ses proches. «C’est un ouvrier de l’ordre social qui ne met pas directement la main à la pâte, mais conçoit l’architecture à bâtir» souligne son ami Konté. De là à associer Diop Amadou Tijane à une quelconque action violente, tous les avis sont unanimes. Sow Alioune, son camarade de combat au sein de l’IRA est formel, «Diop Amadou Tijane n’est pas un homme de terrain, et tout comme les membres de notre organisation IRA, notre combat s’est toujours inscrit dans la non-violence et l’action pacifique ».

La thèse des détracteurs



Les détracteurs du mouvement IRA sont nombreux et les plus hargneux sont, paradoxalement, leurs anciens amis qui ont fait défection. Ces derniers considèrent que le mouvement IRA a été récupéré par les Halpulaars flamistes pour d’une part, en faire un subtil tremplin pour leurs candidats à l’émigration et d’autre part, pour en faire une arme de vengeance contre les Maures. Ces derniers sont tenus comme responsables à leurs yeux des épurations ethniques qui ont particulièrement visé leur communauté durant les années de braise. Diop Amadou Tijane est ainsi cité par ses détracteurs comme l’un «des Flamistes, artisans du complot visant à déstabiliser l’Etat mauritanien en préparant les terreaux de la guerre civile sur la base des tensions ethno-communautaires en se servant du mouvement IRA comme cheval de Troie». 

Dr.Saad Ould Louleid, ancien porte-parole du mouvement IRA, a publié plusieurs diatribes sous forme de déballage, révélant ce qu’il considère être «les secrets coupables du mouvement IRA ». Pour prouver le double jeu du mouvement sur le plan international et sur le plan national, il a personnellement accusé Diop Amadou Tijane d’avoir perçu lors de la campagne présidentielle de 2014 un montant de 7 millions d’UM versés par des proches du pouvoir pour soutenir la campagne de Birame Dah Abeid. 

Durant son réquisitoire pendant le procès sur «l’affaire de la Gazra Ould Bouamatou » qui a valu à Diop Amadou Tijane une peine de 15 ans de prison, le Ministère Public accuse ce dernier d’avoir été l’un des planificateurs des troubles ayant conduit à l’attaque contre les policiers, attaque qui s’est soldée par la blessure de plusieurs policiers (dont certains dans un état grave) et l’incendie de leur véhicule.  

Thèse que la défense a balayé d’un coup de toge, estimant que non seulement, les preuves de telles accusations étaient inexistantes mais aussi que la Cour a commis deux fautes de procédure, en violant d’abord l’article 278 du Code des procédures pénales qui interdit l’introduction de tout matériel photo ou audiovisuel en salle d’audience, et ensuite, de n’avoir pas pris les dispositions prévues par la loi sur la torture, en refusant de prendre en compte les plaintes déposées par Diop Amadou Tijane et ses compagnons pour sévices et traitements cruels inhumains dégradants.

Crédit Source : Cheikh Aidara, journaliste via la page Facebook les 13 détenus d’IRA 

​COMMUNIQUE CONJOINT COALLITION LUTTE CONTRE L’ESCLAVAGE AU MALI-IRA


L’an deux mille seize et le 31 Aout s’est tenue au siège de Temedt à Bamako une rencontre entre la coalition de lutte contre l’esclavage au Mali regroupant une centaine d’associations et d’ONG de lutte pour les droits et une délégation de l’IRA conduite par son Président M. Biram Dah Abeid.

Les représentants de la Coalition après avoir écouté le Président de l’IRA qui a développé la situation des droits humains en Mauritanie a tiré les conclusions ci-après :

– Elle demeure sérieusement préoccupée par la situation des Défenseurs des Droits Humains en Mauritanie.

– Elle est particulièrement consternée par l’incarcération de 13 membres de l’IRA qui n’ont rien fait que de défendre suivant la loi de leur pays les victimes de l’esclavage.

La Coalition nationale de lutte contre l’esclavage au Mali réaffirme son soutien à l’IRA dans sa lutte contre l’Esclavage en Mauritanie et demande au Gouvernement mauritanien :

– De libérer sans délai les membres de l’IRA en prison.

– Mettre fin à toutes formes d’exaction, d’intimidations et de menaces contre les défenseurs des droits humains, singulièrement, ceux qui luttent contre l’esclavage.

– Permettre la jouissance totale du droit à la liberté d’association, de réunion, de manifestation, d’opinion et autres droits de l’Homme connexes à toutes les organisations, politiques y compris, conformément aux dispositions constitutionnelles et aux engagements internationaux de la Mauritanie.

Liste des Organisations membres Coalition nationale de lutte contre l’Esclavage au Mali

N° Structure Localité Contact

1 Temedt Bamako 76 39 90 05

2 UFMDD Bamako 76 47 38 87

3 CAFO Bamako 63 78 40 28

4 Confession Religieuse Bamako 76 23 74 85

5 Journal Le Républicain Bamako 76 41 94 08

6 APAFE MUSOW DEMBE Bamako 66 58 47 24

7 Radio Kayira, Bamako 76 03 40 82

8 AMDH Bamako 66 63 32 32

9 RJPRODH Bamako 66 55 08 27

10 CAD/Mali Bamako 66 71 42 85

11 LJDH Bamako 76 02 50 71

12 AJM Bamako 66 78 82 13

13 FECONG Bamako 66 71 26 24

14 Journal Info Matin Bamako 76 43 97 92

15 CNDH Bamako 66 81 90 38

16 FOSC Bamako 66 75 26 24

Bamako le 31 Août 2016

La Coalition Nationale de lutte contre l’Esclavage au Mali

L’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA Mauritanie) (Section France)


Déclaration

Depuis que la Mauritanie a pris l’engagement d’organiser le sommet arabe les 26 et 27 juillet 2016 à Nouakchott, les autorités ont lancé une campagne d’embellissement de la ville pour impressionner ses hôtes arabes. Et comme à l’accoutumée, les victimes sont les populations les plus vulnérables du pays. Ces populations ont été la cible d’une campagne violente des forces de l’ordre le 29 juin, au cours de laquelle des centaines de familles haratin ont été expulsées de la ville et jetées dans des lieux enclavés, sans toit et sans point d’eau. Des dizaines des personnes, toutes Haratin, victimes de la discrimination économique et sociale, ont été arrêtées et emprisonnées jusqu’à maintenant et sans qu’aucune voix ne s’élève pour dénoncer leur sort.

Le lendemain, le 30 juin, IRA a reçu à Washington une distinction prestigieuse (2016 TIP Heroes Awards) des mains du Secrétaire d’État américain, John Kerry, pour saluer et honorer les actions d’IRA-Mauritanie auprès des populations vulnérables soumises à l’injustice, à l’esclavage et au racisme. Depuis cet événement, les autorités de Nouakchott ont entamé une chasse à l’homme contre les militants d’IRA, une chasse qui s’est soldée par plusieurs arrestations des membres du Bureau Exécutif.

Le 17 août 2016, après une parodie de procès, ces responsables de l’organisation IRA ont été injustement condamnés de trois à quinze années d’emprisonnement. Ce procès a été dénoncé comme « politique » par l’ensemble de la communauté internationale.
·

Les prisonniers d’opinion ont été torturés par les forces de police entre le moment de leur arrestation et le début du procès.

IRA-Mauritanie appelle toutes les forces progressistes nationales éprises des
droits de la personne humaine et de la paix civile ainsi que la communauté
internationale à s’ériger contre et à dénoncer ces condamnations iniques et injustifiées,
orchestrées par l’Etat mauritanien . IRA Mauritanie appelle toutes ses militantes et tous ses
militants à une mobilisation pacifique, massive et continue jusqu’à la libération
de tous ces militants des Droits de l’Homme victimes de la politique répressive de l’Etat mauritanien.

IRA Mauritanie demandera que les responsables de ces tortures soient poursuivis juridiquement.

IRA-Mauritanie rappelle que les coups de déstabilisation menés contre notre
mouvement par le régime du General Aziz ne servent qu’à nous rendre encore
plus déterminés pour faire échouer les campagnes de diabolisation auxquelles il nous a habitués.

Notre mouvement, pacifique, s’est fortement développé ces dernières années au sein de la population mauritanienne discriminée, ce qui explique les efforts croissants du régime pour éliminer les cadres du mouvement.

La liste des dirigeants condamnés est la suivante :

1-Amodou Tidjane Diop vice-président d’IRA Mauritanie, 15 ans de prison

2-Hamady Lehbous, conseiller du président, chargé de la communication, 5 ans de prison.

3-Bala Toure, chargé des relations extérieures, 5 ans de prison.

4-Ahmed Hamar Vall, Trésorier, 3 ans

5-Mohamed Jarroulah, membre du bureau exécutif, 3 ans de prison

6-Ousmane Lo, membre du bureau exécutif, 3 ans de prison

7-Mohamed Daty, secrétaire général coordination IRA de Nouakchott, 3 ans de prison

8-Khatri Mbarack, président du comité de la paix d’IRA, 3 ans de prison

9-Ousmane Anne, président du bureau IRA Tevragh Zeina, 3 ans de prison

10-Abdallahi Matala Seck, président du bureau IRA Sebkha, 15 ans de prison

11-Moussa Biram, vice-président bureau IRA Sebkha, 15 ans de prison

12-Jemal Bleyil, membre du bureau IRA Riadh, 15 ans de prison

13-Abdallahi Abou Diop, membre bureau IRA Riadh, 15 ans de prison

Avec eux, sept habitants de « Edebaye Bouamatou » tous haratines,se voient infliger des peines similaires.

IRA France-Mauritanie

Paris le 24 Août 2016

Association IRA France-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste)
Le Laval, Route de Cucuron 84160- Cadenet Courriel : 

irafrance.mauritanie@yahoo.fr

Regardez « IRA MAURITANIE ABIDJAN FRANCAIS » sur YouTube

L’intervention en français  du président Biram Dah Abeid. Un appel solennel à l’unité de toutes les composantes sociales du pays pour faire barrage à la lancée extrémiste dirigée par l’actuel chef de l’état entouré d’une minorité.

À suivre….!!!

24-08-2016 14:00 – Urgent : Balla Touré extrait de la maison d’arrêt de Dar Naïm




Le Calame – Condamné à cinq ans de prison « rébellion, usage de la violence, attaque contre les pouvoirs publics, attroupement armé et appartenance à une organisation non reconnue », le jeudi dernier à l’issue d’un procès qualifié par les avocats et les observateurs de « mascarade judiciaire », le secrétaire aux relations extérieures de IRA Mauritanie, Balla Touré vient d’être extrait de la prison de Dar Naïm par la police.

Il a été conduit ce mercredi (24 aout) matin vers une destination inconnue. Les conseils des détenus n’avaient pas été informés. Ses collègues de cellule qui ignorent les motifs de cette extraction s’inquiètent.
Crédit source : http://www.cridem.org 

KEMI SEBA , LE PANAFRICANISTE CHEVRONNÉ INTERPELLE ET AVERTIT LE PRÉSIDENT MAURITANIEN AU SUJET DES ABOLITIONNISTES LOURDEMENT CONDAMNÉS.


[MAURITANIE: QUE LES CHOSES SOIENT DITES]

Kemi Seba:« 3 à 15 ans de prison, ce sont les peines que la (prétendue) justice de Nouakchott a prononcé contre des militants noirs mauritaniens cette semaine. LEUR CRIME?Lutter contre l’esclavage des Noirs en terre mauritanienne AU 21EME SIÈCLE. Que dit l’Union africaine? RIEN. Que disent les tiers-mondistes? Rien. Que disent les pro-palestiniens si prompts à critiquer le racisme des israéliens mais si silencieux pour dénoncer le racisme structurel (parfois bien plus violent) qui persiste à bon nombre d’endroits dans le monde arabe et chez  ces ESCLAVAGISTES BEYDANES en particulier? RIEN.

Que disent la majorité des Noirs face à ce drame? Rien, ou si peu! C’est tellement moins swagg que la lutte des Noirs aux USA n’est ce pas….? Une pensée POUR CHAQUE FRERE de l’IRA incarcéré injustement et mention spéciale pour mon ami proche et frère de combat, Ousmane Anne, qui fait partie des condamnés. Je t’aime mon frère. Et peu importe les moyens à notre disposition, nous vous sortirons de là, même si nous devons remuer ciel et terre.

Quant à vous, monsieur  le criminel politique, esclavagiste, raciste, monsieur le président Mohammed Ould Abdel Aziz, tant que des Hommes innocents, dont le seul crime est de dénoncer l’esclavage que VOUS TOLÉREZ sur vos terres (leur incarcération, malgré vos élucubrations, en est la plus grande illustration), seront en prison, j’appelle tout les militants panafricanistes à PERTURBER vos déplacements sur le continent africain. VOUS ETES PIRE QUE PETHER BOTHA d’AFRIQUE DU SUD, pire que NETANYAHOU le sioniste. TANT QUE NOS FRÈRES ne seront pas libérés, vous ne voyagerez plus TRANQUILLE EN AFRIQUE.  J’en prends l’entière responsabilité, en appelant toujours les miens à agir sans pour autant tomber dans le piège de la VIOLENCE, dans lequel nos ennemis aimeraient bien nous voir nous noyer pour par la suite, pouvoir nous immobiliser…
Crédit source : Page officielle Facebook Kemi Seba 

​Déclaration : Un simulacre de procès


Treize militants abolitionnistes « iraouis » , adeptes de la lutte non violente, viennent d’écoper de lourdes peines de prison ferme, qui de 15 ans, qui de 5 ans et d’autres de 3 ans. Avec  eux, sept habitants de « Edbaye Ould Bouamatou » se voient infliger des peines similaires. Ces militants antiesclavagistes et ces citoyens de quartiers pauvres de la Capitale vont rejoindre les jeunes du Mouvement du 25 février, condamnés à des peines du même ordre il y a quelques semaines. Ils iront peut être dans les cellules encore chaudes que viennent de quitter, il y a trois  mois, les autres dirigeants d’IRA à savoir son président Biram Dah Abeid et son vice-président Brahim Ramdhane. Ainsi vont les droits de l’homme sous le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, général putschiste ayant légalisé son forfait en se faisant élire puis réélire. 
 Ces peines, extraordinairement lourdes, ont été prononcées à l’issue d’un simulacre de procès où la police était juge et partie, les juges violaient les codes de procédure pénale et l’Exécutif se montrait ouvertement à la manœuvre.  Le procès s’était d’ailleurs terminé sans la présence du Collectif des avocats de la défense qui s’était retiré à la demande des prévenue et à la suite du refus de la Cour d’examiner la plainte pour actes de torture déposée par les détenus contre des officiers et agents de la police qu’ils avaient nommément désignés. La Cour s’étant déclarée incompétente alors que la loi lui fait l’obligation de recevoir de telle plainte.

 Devant la démesure des peines et face à ce qui paraît être un choix d’escalade trahissant la fébrilité du gouvernement de Ould Abdel Aziz, l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) tient à porter à la connaissance de l’opinion ce qui suit:

 1- Nous saluons nos militants et célébrons leur courage, leur détermination et leur dignité face à l’injustice qui s’abat sur eux et sur leur famille. Vous n’êtes pas  les premiers et ne serez pas les derniers abolitionnistes que le régime esclavagiste et raciste du Général Ould Abdel Aziz a désignés comme cibles, cibles qu’il a systématiquement  ratées. Nos chaleureux remerciements et notre profonde gratitude vont au Collectif des avocats qui s’est spontanément mis en place pour défendre nos militants;

 2- les arrestations de nos militants, leur condamnation à des peines aussi lourdes ne changeront d’un iota notre détermination à déconstruire, jusqu’à la dernière pierre,  le système esclavagiste et à bâtir sur ses ruines une Mauritanie pour tous, juste, égalitaire et prospère. Cette détermination n’a d’égale que notre volonté à mener ce combat, comme nous l’avons toujours fait et notamment pendant les 18 mois de détention arbitraire de nos autres dirigeants, par les moyens de la non violence que nous garantit la Constitution;

 3- Nous exhortons l’ensemble des forces de l’Opposition, les personnalités libres et les institutions indépendantes à unir nos actions et à conjuguer nos efforts pour en finir avec un régime qui n’a que trop, tantôt pris en otage, tantôt en bouclier les uns et les autres pour perpétuer son emprise sur le pays et continuer à s’octroyer les avantages indus produits par le labeur des Mauritaniens. La lutte contre l’esclavage et le racisme est l’affaire de tous et ne peut être gagnée que par les efforts de tous;

4- Nous appelons nos militants à la mobilisation générale pour exiger la libération des détenus en utilisant toutes les formes de luttes pacifiques garanties par la constitution de notre pays.   
 Le bureau exécutif                                        

 Nouakchott le 20  août 2016

18-08-2016 15:51 – Procès des abolitionnistes : le propriétaire du terrain lève un coin du voile


Le Calame
– A la demande de la partie civile, la Cour Criminelle a procédé, mardi, à l’audition du propriétaire du terrain squatté par les populations haratines, à l’origine des affrontements du 29 juin dernier.

Cette audition, qui n’a pas excédé trois minutes chrono, a permis de lever certaines zones d’ombre. Le propriétaire du terrain a attesté de la spontanéité des faits et affirmé n’avoir porté plainte contre personne contrairement aux pv établis par la police qui soutenaient le contraire.

Dans la même veine, il a récusé les assertions qui lui sont prêtées dans les PV dressés par la police qu’il dit n’avoir jamais paraphés. Réaffirmant le caractère spontané des regrettables affrontements du 29 juin dernier, il a estimé n’y avoir vu, en âme et conscience aucune main invisible d’aucune organisation dans cette affaire et ne pas connaître les militants abolitionnistes.

Il a soutenu être arrivé à un compromis avec les habitants de la gazra visant à leur départ du site après le mois du ramadan.

Déclarant entretenir de bons rapports avec les occupants de son terrain, il dit avoir versé un acompte de 6 millions sur les 12 prévus montrant à la cour les décharges. Il s’est déclaré surpris et choqué des violents affrontements et a fait remarquer n’avoir mandaté aucune autorité pour procéder au déguerpissement des squatteurs.
Crédit source : http://www.cridem.org 

​INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE:Bulletin d’information n°11


Le procès des militants d’IRA, vu de l’intérieur (Lundi 15 et mardi 16 août 2016)

 Comme prévu, le procès des militants d’IRA a repris son cours ce lundi 15 août 2016 par l’interrogatoire des 13 prévenus membres d’IRA. Les réponses des militants anti-esclavagistes furent claires, précise et pertinentes. Sans grande difficulté, ils ont réduit à néant les accusations de la partie civile s’appuyant sur les grossiers montages des services de sécurité visant à les impliquer et à impliquer la direction d’IRA dans cette affaire du quartier Bou ammatou.  Ils démontrèrent que le vrai danger encouru par la paix civile en Mauritanie vient de la multiplication de ces montages policiers qui sèment la discorde et brouillent les pistes et les esprits des simples gens.

 Cette première séance de la 3 ème semaine a été levée avec la promesse, donnée par la Cour, d’examiner la plainte pour torture introduite par Moussa Biram qui avait cité nommément les membres du groupe de policiers qui l’ont soumis aux sévices physiques pendant la semaine de sa garde-à-vue. Les policiers, selon Moussa, tenaient à lui faire avouer des faits dont il n’a aucune connaissance et qui sont tous liés à cette affaire du quartier Bou ammatou.

 Aujourd’hui, mardi 16 août, la séance s’ouvrait par les réquisitoires de la partie civile, qui réclame des millions de dommages et intérêts au profit de la partie qu’il considère être la victime. Puis la Cour s’est retirée pour statuer sur la plainte pour torture de Moussa Biram mais aussi sur la demande du Procureur pour qu’il soit autorisé à projeter un film dans la salle, demande que le Collectif des avocats de la défense avait récusée en évoquant l’article 278 du code de procédures pénales qui interdit, expressément, tous usages d’appareil d’enregistrement électronique à l’intérieur de la salle d’audience. 

 De retour de ses délibérations, la Cour annonça deux décisions. La première est le rejet de la plainte de Moussa Biram pour torture en évoquant sa propre incompétence à traiter de ce genre de plainte! La seconde décision autorise le Procureur à projeter son film en violation flagrante du code de procédures. A l’annonce de cette seconde décision, le Collectif s’est retiré en bloc suivi par le public composé essentiellement de militants d’IRA et des familles des prévenus.

 Suite au retrait de leurs avocats, la Cour a proposé aux prévenus de leur commettre d’autres avocats mais ces derniers repoussèrent cette proposition en bloc en signifiant au Président leur refus, désormais acté, de collaborer avec le Tribunal en l’absence de leurs avocats.

 Considérant tous ces développements, IRA envoie ses plus vives félicitations au Collectif des avocats pour la défense de ses militants pour leur vigilance et leur attachement au respect du code de procédure pénale en vigueur. IRA  regrette l’entêtement de la Direction de la Sûreté à obliger la Cour à suivre son plan machiavélique qui vise à impliquer injustement ses militants au risque de menacer la paix civile dans notre pays. Pourrait-on espérer que la Cour recouvre une partie de sa lucidité et corrige le tir?
La Commission de Communication                          

Nouakchott le 16 août 2016