25-07-2016 00:00 – Lettre ouverte aux dirigeants des pays arabes


IRA-Mauritanie – La semaine prochaine, notre pays, pour la première fois de son histoire, sera l’hôte du sommet de la Ligue arabe. De nombreux dirigeants arabes y sont attendus. A cette occasion, nous, au sein de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), souhaitons la bienvenue à nos hôtes arabes et leur souhaitons un très bon séjour et un sommet réussi dans leur second pays, la Mauritanie.

Nous voudrions aussi, à cette occasion, attirer l’attention de nos illustres hôtes sur ce que vit notre peuple en termes d’injustice et de marginalisation sur des critères raciaux et de clan particulièrement caractérisés.

En Mauritanie, notre cher pays, se pratique encore l’esclavage sous ses formes les plus archaïques et les plus traditionnelles. Pire, l’esclavage s’y pratique au nom de notre sainte religion, au mépris manifeste du caractère foncièrement égalitaire et libératoire que revêt l’Islam.

Au moment où la plupart des pays arabes ont aboli avec courage et volontarisme cette tare qu’est l’esclavage, les autorités mauritaniennes continuent à le couver et à le perpétuer par une politique de déni systématique et de fuite en avant en maintenant dans la misère et la marginalisation la communauté musulmane des Hratine aux origines négro-africaines et à la culture arabe.

En Mauritanie, l’esclavage a été criminalisé, pour la première fois, en 2007 par une loi que notre parlement avait votée à une très large majorité. Mais cette loi est restée lettre morte. Le déni de l’existence de l’esclavage, pratiqué par le gouvernement, donne aux fonctionnaires chargés d’appliquer la loi (juges, administrateurs, officiers de police judiciaire, juge d’instruction…) un parfait alibi pour classer sans suite les dossiers de cas d’esclavage que notre organisation (IRA) et SOS-esclaves déposent devant la justice.

Au lieu d’appliquer la loi criminalisant l’esclavage en inquiétant les criminels qui la bafouent, ce sont, bien souvent, les défenseurs des droits de l’homme qui sont jetés en prison sans autre forme de procès.

Nous venons de sortir des prisons mauritaniennes il y a moins de deux mois après y avoir séjourné presque deux années sans raison avouable autres que notre appel à l’application de la loi criminalisant l’esclavage et les pratiques esclavagistes. Aujourd’hui, alors que vous vous apprêtez à vous réunir à Nouakchott, 13 membres de notre organisation croupissent en prison pour des raisons fallacieuses et complètement infondées.

A cette occasion et en conformité avec la volonté qui est la nôtre d’œuvrer dans le sens de l’apaisement et la réconciliation, nous tenons à attirer l’attention de nos frères et hôtes arabes sur la nécessité de demander des comptes à l’Etat mauritanien et de le sommer à renoncer à faire perdurer des pratiques honteuses qui défigure notre sainte religion et se heurte aux traités et conventions que notre pays a souverainement ratifiés.

Nous sommes persuadés que de grands pays arabes jouissant d’une notoriété internationale reconnue ne pourraient passer sous silence cette injustice caractérisée que pratique l’Etat mauritanien. Cette question de l’esclavage est une bombe à retardement dont l’explosion est programmée pour souffler les fondements de la Mauritanie mais elle constitue aussi une tache indélébile qui éclabousse et défigure notre religion à tous.

Nous exhortons les dirigeants arabes réunis en sommet à Nouakchott d’exercer toutes les pressions utiles sur le gouvernement mauritanien pour l’amener à libérer les prisonniers d’opinion membres d’IRA et d’autres organisations de défense des droits humains.

Pour qu’ils amènent l’Etat mauritanien à permettre aux organisations de défense des droits de l’homme et des partis politiques, d’exercer leurs activités dans un cadre légal en conformité avec les exigences de la modernité. La persistance de l’esclavage en Mauritanie est une ignominie qui poursuivra, s’ils ne cherchent pas à la contrer, tout Etat ou gouvernement, arabe ou musulmans, qui ne cherchera pas à la combattre.

Nous avons exprimé ces doléances à son excellence Salah Ahmed Sarhan, ambassadeur et président de la mission de la Ligue des pays arabes, à Washington. Qu’il soit chaleureusement remercié pour l’accueil et la qualité de l’écoute qu’il nous a réservés lors de notre dernière rencontre et ce malgré ces très nombreuses occupations.

New York le 24 Juillet 2016

1 – Le president :

Biram Dah Abeid / candidat aux elections presidentielles 2014 / prix des Nations unis pour les droits de l’homme 2013 / prix TIP Heros du département d’Etat Americain 2016 ….

2- Le vice president :

Brahim Bilal Ramdhane / prix TIP Heros du departement d’Etat Americain 2016
Source crédit : http://www.cridem.org 

22-07-2016 13:12 – Mauritanie – Arrestations, détentions arbitraires et torture de défenseurs des droits de l’homme



Le Calame
– Monsieur le Rapporteur spécial,
Nous avons l’honneur de porter à votre attention la présente communication relative au cas de MM. Amadou Tidjane Diop, Balla Touré, Hamady Lehbouss, Ahmed Amarvall, Khattry M’Bareck, Mohamed Daty, Jemal Beylil, Ousmane Anne, Ousmane Lô, Abdallahi Matallah Seck, Moussa Biram, Abdallahi Abou Diop et Mohamed Jaroullah, militants au sein de l’ONG « Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste » (IRA), organisation de lutte contre l’esclavage fondée en 2008.

Nous nous référons à :

M. Amadou Tidjane Diop, né le 16 février 1969, arrêté le 30 juin 2016 ; M. Abdallahi Matallah Seck, né le 31 août 1971, et résidant à Nouakchott, arrêté le 30 juin 2016 ;

M. Moussa Biram, né en 1967, arrêté le 1er juillet 2016 ; M. Jemal Samba Beylil, né en 1982, résidant à Nouakchott, arrêté le 30 juin 2016 ;

M. Balla Touré, né le 18 avril 1970, résidant à Nouakchott, arrêté le 1er juillet 2016 ;

M. Khatri Rahel M’Bareck, né en 1983, arrêté le 3 juillet 2016 ; M. Hamady Lehbouss, né en 1964, résidant à Arafat, arrêté le 3 juillet 2016; M. Ahmed Hamdy Amarvall, né en 1966, résidant à Arafat, arrêté le 3 juillet 2016 ;

M. Mohamed Daty, né en 1980, arrêté le 8 juillet 2016 ; M. Ousmane Anne, né le 6 août 1980, arrêté le 8 juillet 2016 ; M. Ousmane Lô, né en 1963, arrêté le 8 juillet 2016 ; M. Abdallahi Abou Diop, né en 1986, résidant à Nouakchott, arrêté le 9 juillet 2016 ;

M. Mohamed Jaroullah, né le 12 janvier 1973, arrêté le 3 juillet 2016 ;

De plus, nous avons reçu des informations crédibles selon lesquelles 40 autres personnes membres de la communauté haratine[1] ont été interpellées dans le cadre de la même vague d’arrestations. Il apparait que ces personnes n’ont pas été en mesure de contacter un avocat et nous n’avons de la sorte pas pu connaître leurs noms et leur situation actuelle.

Contexte général

Malgré la promulgation en 2007 d’une loi criminalisant l’esclavage, celui-ci a continué d’être pratiqué dans le pays, et une certaine impunité subsiste[2]. C’est dans ce contexte que l’IRA est devenue l’une des organisations principales dans la lutte pour une abolition effective de l’esclavage en Mauritanie.

Ces dernières années, l’IRA a été victime de représailles de la part des autorités mauritaniennes qui ont constamment refusé d’accorder une accréditation à l’organisation et ont procédé à la poursuite et à l’arrestation de plusieurs de ses membres dans le passé y compris M. Dah Biram, président et fondateur de l’ONG le 11 novembre 2014[3].

Alkarama avait alors soumis son cas à l’attention du Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme afin d’enjoindre aux autorités mauritaniennes de mettre un terme à cette détention. Il fut libéré le 19 mai 2016[4].

Arrestations

Entre le 30 juin et le 9 juillet 2016, les membres de l’IRA ont fait l’objet d’une vague d’arrestations suite à des rassemblements en soutien aux habitants de la gazra Bouamatou – un quartier très défavorisé de Nouakchott – le 29 juin 2016 lors de l’expulsion de centaines d’habitants de ce quartier.

Des altercations entre des personnes venues soutenir les familles expulsées et les forces de sécurité avaient alors éclaté, et les forces de sécurité avaient procédé à des dizaines d’arrestation.

Dès le lendemain, des policiers en civil procédaient à des arrestations de membres de l’IRA, au motif qu’elles les soupçonnaient d’avoir participé à ces débordements, en l’absence d’éléments à charge ; ces personnes affirment ne pas s’être rendus à ce rassemblement, dont ils ignoraient même l’existence. Le 30 juin 2016 au matin, MM. Amadou Tidjane Diop, vice-président de l’IRA, et Abdallahi Matallah Seck, coordinateur de la section de l’IRA à Sebkha, étaient arrêtés chez eux.

Le vendredi 1er juillet au matin, M. Balla Touré, secrétaire aux relations extérieures de l’IRA, était arrêté à son domicile ; le même jour, M. Jemal Beylil, militant, était violemment arrêté dans sa boutique de la commune du Ksar, devant ses collègues, et M. Moussa Biram, militant également, était arrêté à son domicile dans la soirée.

Le dimanche 3 juillet, MM. Hamady Lehbouss – conseiller du président de l’IRA, Ahmed Hamdy Amarvall – trésorier de l’IRA – et Mohamed Jaroullah étaient arrêtés à leur tour par des policiers en civil, lorsqu’ils revenaient d’une conférence de presse chez M. Dah Biram, et alors même que M. Jaroullah se trouvait hors du pays le 29 juin 2016 lors des émeutes, et n’était rentré que le 1er juillet à Nouakchott.

Le même jour, au matin, la police avait procédé à l’interpellation de M. Khatri Rahel M’Bareck, coordinateur du comité de la paix, devant la Banque mauritanienne pour le commerce international (BMCI), avenue Gamal Abdel Nasser, à Nouakchott.

Le 8 juillet 2016, M. Mohamed Daty, greffier, était arrêté à la sortie du tribunal et MM Ousmane Anne et Ousmane Lô étaient interpellés ensemble, de nuit, dans la rue. Enfin, le lendemain, M. Abdallahi Abou Diop était arrêté sur son lieu de travail, devant ses collègues, et frappé par les policiers procédant à l’interpellation.

Durant leurs gardes à vue respectives, les activistes ont rapporté à leurs avocats avoir été détenus dans des conditions indignes, séparément, dans des lieux inconnus de leurs familles et de leurs avocats et sans pouvoir communiquer avec ceux-ci. Ils ont par ailleurs fait l’objet de divers transferts d’un lieu de détention inconnu vers un autre, les yeux bandés.

Interrogés la nuit, privés de sommeil et d’accès à des sanitaires et à des douches, ils n’ont pas eu la possibilité de consulter un médecin. M. Amadou Abou Diop qui souffre d’une pathologie cardiaque grave n’a pas pu suivre son traitement durant la garde à vue. Lorsqu’il a finalement été emmené à l’hôpital, il s’est vu prescrire des analyses qui n’ont toujours pas été réalisées.

MM. Abdallahi Mataala Seck, Balla Touré et Moussa Biram ont subi des actes de torture physique durant la période de garde à vue. Afin qu’ils avouent la planification et la participation aux affrontements du 29 juin 2016, MM Abdallahi Matallah Seck, Moussa Biram et Abdallahi Abou Diop devaient rester mains et pieds attachés dans le dos, dans des positions douloureuses, durant plusieurs heures consécutives, ou attachés et suspendus par des cordes ; les agents conduisant les interrogatoires serraient les menottes au maximum, si bien qu’à l’issue de la garde à vue, ces trois détenus présentaient des lésions aux mains et aux poignets. M. Moussa Biram présentait également des traces de coups sur les pieds et les mains.

Lors des interrogatoires, M. Abadou Tidjane Diop a été entièrement déshabillé, insulté et menacé de mort s’il n’avouait pas sa participation aux affrontements contre la police. Au cours des rares repas qui lui ont été servis, sa nourriture était mélangée à du sable, et les agents refusaient de lui donner de l’eau.

Les demandes d’expertises formulées par leurs avocats ont néanmoins été rejetées par le procureur, alors même que les sévices auraient été infligés selon les victimes, par des commissaires de police, un officier de la Direction de la sûreté de l’Etat et des brigadiers du commissariat.

Les familles des victimes ont tenté d’obtenir des informations sur les raisons de leurs arrestations et sur leurs lieux de détention mais se sont heurtées à des refus systématiques de la part des autorités et ont été informées qu’elles subiraient des représailles si elles s’entretenaient avec des organisations non-gouvernementales ou des medias étrangers.

De même, des membres du Mécanisme national de prévention de la torture (MNP) institué par la loi 034/2015 sont entrés en contact avec la Direction régionale de la sûreté de Nouakchott Ouest et le commissariat de police Ksar I, afin de procéder à des visites des lieux de détention, conformément à leur mandat ; ils ont ensuite saisi par écrit le Procureur de Nouakchott Ouest. Les autorités n’ont donné aucune suite à leurs requêtes.

Etat actuel de la procédure

Après avoir été détenus au secret pendant des périodes allant de deux à 12 jours, les 13 victimes et dix des autres personnes arrêtées suite aux altercations du 29 juin ont été présentées au Procureur dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 juillet 2016, aux alentours de 4h du matin. A cette occasion, elles ont pu s’entretenir avec leurs avocats respectifs pour la première fois depuis leur arrestation.

Le parquet a décidé d’ouvrir une enquête de flagrance, alors qu’aucun des prévenus n’était présent lors du rassemblement litigieux. Les 13 activistes sont à présent détenus à titre préventif à la maison d’arrêt de Dar-Naïm et devraient être jugés le 3 août des chefs d’attroupement armé (art. 101 à 105 du Code pénal), de violences à l’égard d’agents de la force publique (art. 213 et 214 du Code pénal), de rébellion (art. 191 du Code pénal) et d’appartenance à une organisation non enregistrée, l’IRA.

Les 13 militants de l’IRA et sept autres détenus partagent actuellement une même cellule au sein de la maison d’arrêt de Dar Naim. Depuis les interpellations, les familles n’ont pu leur rendre visite qu’une seule fois, à l’issue de leur garde à vue.

Requêtes

S’agissant en tout état de cause d’une situation relevant de votre mandat, et conformément à la Résolution de l’Assemblée générale des Nations unies n° 53/144 du 9 décembre 1998 et à la Résolution 2000/61 de la Commission des droits de l’homme, nous avons l’honneur de vous demander, Monsieur le Rapporteur Spécial, de bien vouloir intervenir d’urgence auprès des autorités mauritaniennes.

L’arrestation et l’actuelle détention de MM. Amadou Tidjane Diop, Balla Touré, Hamady Lehbouss, Ahmed Amarvall, Khattry M’Bareck, Mohamed Daty, Jemal Bleyile, Ousmane Anne, Ousmane Lô, Abdallahi Matallah Seck, Moussa Biram et Mohamed Zarouhoullah ont pour but de les empêcher d’exercer leurs activités de défense des droits de l’homme et s’inscrivent dans une campagne générale d’entrave et de répression des autorités mauritaniennes à l’égard des militants antiesclavagistes. Elles contreviennent par voie de conséquence à la responsabilité et au devoir de l’Etat de protéger, promouvoir et rendre effectifs tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales[5].

Dès lors que les faits donnant lieu aux poursuites ne sont étayés par aucun élément matériel, et que ces activistes sont arbitrairement détenus et ont subi des actes de torture pour des activités tombant sous leur droit à la liberté d’association, prévu à l’article 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, nous vous demandons d’exhorter les autorités mauritaniennes à abandonner les poursuites et à les libérer immédiatement.

Nous vous demandons également de rappeler aux autorités mauritaniennes leurs obligations de cesser tout acte de persécution à l’encontre des militants qui appellent au respect des libertés civiles et politiques dans le pays, et d’apporter des clarifications sur le sort des quarante autres personnes arrêtées suite aux mêmes évènements.

Nous avons donc l’honneur de vous soumettre le présent cas qui relève de votre mandat et vous prions, Monsieur le Rapporteur spécial, de croire à notre haute considération.

Me Rachid Mesli,

Directeur juridique

M. Michel Forst

Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme

Haut Commissariat aux droits de l’homme

Office des Nations Unies à Genève

8-14 Avenue de la Paix

1211 Genève 10

EMAIL : urgent-action@ohchr.org, defenders@ohchr.org, sr-torture@ohchr.org, srslavery@ohchr.org

Copie à : Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et conséquences ; Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

Genève, le 21 juillet 2016

Appel Urgent

[1] Les Haratines, ou « Maures noirs », sont les principales victimes de la pratique de l’esclavage en Mauritanie. Historiquement réduits en esclavage par les Maures blancs (arabo-berbères), ils avaient été progressivement affranchis suite à une loi de 1905, mais ont continué d’être victimes de discrimination, de marginalisation et d’exclusion car ils étaient toujours perçus comme appartenant à la caste servile.

[2] Conseil des droits de l’homme, 15e session, Rapport de la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences, Mme Gulnara Shahinian – Mission en Mauritanie, 24 août 2010, A/HRC/15/20/Add.2, §11.

[3] Comment on Mauritania by Rupert Colville, Spokesperson for the UN High Commissioner for Human Rights, http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=16341&LangID=E (consulté le 21 juillet 2016).

[4] Alkarama, Mauritanie : Libération des militants antiesclavagistes Biram Ould Abeid et Brahim Ould

Bilal Ramdane, 20 mai 2016, http://fr.alkarama.org/component/k2/item/2020-mauritanie-liberation-des-militant- antiesclavagistes-biram-ould-dah-abeid-et-brahim-ould-bilal-ramdane (consulté le 21 juillet 2016)

http://fr.alkarama.org/component/k2/item/2020-mauritanie-liberation-des-… (consulté le 21 juillet 2016).

[5] Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, A/RES/53/144, 8 mars 1999, articles 1, 2, 5 et 6.
Source crédit : http://www.cridem.org 

17-07-2016 14:30 – Vidéo: Le porte- parole IRA-Mauritanie tire la sonnette d’alarme, DR Ousmane Sy à 2STV

IRA-Mauritanie – Le porte- parole IRA-Mauritanie tire la sonnette d’alarme, DR Ousmane Sy à 2STV dans l’émission « ça me dit mag » du Samedi 16 Juillet 2016 avec Pape Alé Niang.

Nous nous battons pour qu’il y ait un état de droit, un état démocratique, juste, égalitaire débarrassé de ces vices comme l’esclavage, le racisme, l’exclusion et le pouvoir mauritanien s’évertue à construire une dictature militaire de premier ordre, soutiendra-t-il.

Ces arrestations ne décapiteront pas IRA-Mauritanie parce qu’IRA est une émanation du peuple Mauritanien, nous sommes la vision qui représente le peuple mauritanien actuellement, quelque soit le nombre de personnes qu’ils arrêteront, il y aura d’autres qui viendront défendre la vision d’IRA et le peuple au sein de l’ONG.

Dr Ousmane Sy rappelle à l’opinion que le président Biram et son vice-président ont été arrêtés durant 19 mois, IRA organisait deux manifestations par semaine sans avoir commis aucun acte de violence pendant ces 19 mois.

Il est ridicule que les autorités Mauritaniennes viennent les accuser d’auteurs de violences au lendemain des heurts dont les autorités mauritaniennes sont les seules responsables qu’elles avaient imposé aux pauvres, qui sont complètement étrangers à IRA pour décapiter leur mouvement.

Le pouvoir a toujours tendu la perche de la violence à IRA Mauritanie mais l’ONG répond par des actes pacifistes conformément à sa lutte non violente.

Encore mieux, les cadres arrêtés sont accusés du flagrant délit d’agression des forces de l’ordre alors qu’ils ont été tous arrêtés chez eux, dans leur lieu de travail ou dans la rue vaquant à leur préoccupation quotidienne.
Source crédit : http://www.cridem.org 

L’éditorial: Quand l’USA fait décapiter IRA


Freiner l’élan de solidarité internationale à la lutte d’IRA-Mauritanie : les trois prix Américains semblent être l’objet de l’ire des tenants du pouvoir mauritanien. Amateurisme ? Un système aux abois manquant toujours d’imagination et d’idées contre ses opposants qui dérangent réellement ? En tout cas, la quasi totalité du bureau exécutif du mouvement abolitionniste IRA est concerné par les dernières interpellations.
Une opération de décapitation d’IRA. Pour ce faire, le système qui triture la Mauritanie et les Mauritaniens a pensé, animé, manipulé, entretenu une rixe entre la police et des squatteurs. Ces squatteurs, populations pauvres et très démunies, occupaient le terrain d’un homme d’affaires, un spéculateur « terrien » connu pour avoir fait sa fortune dans ce domaine.
Les terrains de cet homme proche de certains officiers supérieurs sont en général jumelés et comparables à un quartier, en tout cas de véritables domaines, comme à l’image des appartements où se trouvent ses bureaux jouxtant une clôture immense, qui est sa propriété, située géographiquement à l’ouest du siège de la Délégation européenne…
Il est désormais connu que le prétexte de libérer par la force le domaine de l’homme d’affaires ami du système des pauvres qui cherchent là où habiter avait pour principal objectif d’enterrer IRA-Mauritanie qui, contrairement aux Américains (une organisation américaine) qui viennent de lui décerner un prix de lutte de non violence contre l’esclavage, n’est qu’un groupe de violents selon la thèse du pouvoir.
Comme d’habitude, c’est, cette fois, le wali de Nouakchott-ouest qui est le porte-parole du système pour cette mise en scène. Il passe à la TVM pour accuser 5 personnes d’être les meneurs de la bagarre entre les pauvres hères (des pauvres abandonnés par leur Président) qui veulent être fixés et déterminés sur leur sort et les forces de l’ordre venues les déguerpir. Ces pauvres qui craignaient de grossir les rangs des oubliés et laissés pour compte essayaient de résister à leur déguerpissement. Ils ne peuvent continuellement souffrir du fardeau des promesses non tenues et accepter d’être jetés dans les dunes loin de la ville et de la vie…
Ceux que le wali accuse (que Dieu le pardonne) ont en commun leur appartenance à IRA Mauritanie, le mouvement non violent à l’image de Martin Luther King, mais auquel le pouvoir impute des violences le jour même où deux derniers prix américains sont décernés aux leaders de ce mouvement : (2016 TIP Heroes Awards) les héros 2016 prix TIP par John Kerry, le chef du département d’Etat au nom du gouvernement américain.
Et pourtant, il est connu que les militants d’IRA ont été de tout temps réprimés par la police sans riposter, et envoyés aux hôpitaux pour des fractures (c’est le cas, la semaine passée, de Khamou et sa sœur). Certains des accusés du wali n’ont été informés de la bagarre où la police a, pour cette fois-ci, abandonné ses grenades et boucliers de défense aux manifestants et utilisé ses jambes pour se sauver, que par les réseaux sociaux. Cette partie de catch qui a valu aux militants d’IRA l’accusation de «rébellion, utilisation de la force contre les autorités administratives et judiciaires et appartenance à une organisation non reconnue» ne ressemble pas aux pratiques du mouvement IRA.
La bagarre où la police mauritanienne s’est fait bastonner avant de fuir devant les manifestants sent le goût amer d’une manipulation grossière, comme ce fut le cas contre le mouvement du 25 Février. La police mauritanienne (compagnies) est d’une méchanceté légendaire quand il s’agit de réprimer. Et les Mauritaniens ont de tout temps montré leurs talons contre les bombes lacrymogènes et les balles blanches. Ce mensonge d’Etat aussi n’a pas été bien réfléchi. Triste pays. Triste système. Pauvres citoyens. C’est le fait d’être administré par des derniers devenus premiers alors qu’ils ne s’y attendaient. Mais apparemment, ce pouvoir ne comprend pas encore que la Mauritanie a amorcé l’inévitable virage qui annonce l’apogée du système.
Inéluctablement, les Mauritaniens et la Mauritanie veulent écrire une nouvelle page de leur histoire, celle là positive. Une page qui va finir avec l’improvisation, la répression, la gabegie, le tribalisme, le communautarisme, le régionalisme, l’exclusion, l’impunité, l’esclavage et le mensonge… sève nourricière du racisme d’Etat. C’est dans ce pays où un sénateur est élu dans un département avec plus de dix fois de grands électeurs au même titre qu’un autre département qui envoie à son tour un sénateur. Où est la légalité citoyenne ?
Il y a deux choses sur lesquelles les Mauritaniens se rivalisent le mieux, deux choses contraires à notre religion, l’Islam : le mensonge et la peur. Deux choses qui commandent notre destin, destin d’un pays réellement perdu. Mais pourquoi refusons-nous de comprendre que nous partirons et la Mauritanie restera. Une Mauritanie une et indivisible.
Cette gifle consistant à embastiller les responsables de IRA et de simples militants ; cette gifle qui est plus destinée aux Américains qu’aux militants et sympathisants d’IRA Mauritanie ne distraira pas les Mauritaniens justes. Et ces Mauritaniens ne cultiveront pas la peur des autres comme le veut le système. La Mauritanie se fera avec ses blancs et ses noirs. L’Afrique en miniature.
Dieu pardonnera le wali comme la police mauritanienne, ils ne sont que des victimes comme ceux qu’ils affublent de tous les noms d’oiseaux, qu’ils répriment, torturent, arrêtent et gardent au secret avant de les déposer à la citadelle du silence (Dar Naim). Le wali et la police le savent, IRA est devenue plus une philosophie qu’un simple mouvement de quelques personnes qu’on peut faire disparaitre par de sordides montages d’une époque que l’on veut passée.
Le contexte est inapproprié, le prétexte mal pensé et le texte grossièrement ridicule car décousu. Un mensonge peu intelligible et pas du tout intelligent.
IRA Mauritanie, TPMN, Mouvement du 25 février et Mani chaari gasoil … sont des réactions contre l’injustice qui a trop duré dans ce pays. Des réactions pour une Mauritanie juste pour tous ses fils, y compris les éléments de cette police qui réprime et torture (le cas de Moussa Birane), elle-même victime, et ce wali qui, comme un aveugle-sourd-muet, se complaît dans l’exécution des ordres d’un guide qui ne lui sera d’aucun secours devant le tribunal de Dieu et celui de l’histoire.
La Mauritanie nous survivra et ces pauvres citoyens que ce pouvoir prive de liberté aura certainement le dernier mot devant ALLAH, Le Juge. L’inévitable JUGE sur lequel ces victimes peuvent compter. Son jugement est juste et sans recours. Devant LUI chacun de nous répondra de ses actes. Que Dieu nous garde d’être du camp des menteurs et des poltrons de ce bas monde.

Camara Seydi Moussa

Source crédit : saheljournal.info

​Soupçons de torture sur les détenus abolitionnistes kidnappés depuis le 30 juin.


Plusieurs faisceaux d’indices évoquent des soupçons que les détenus kidnappés aient été soumis à des pratiques inadmissibles de la torture. Si ces rumeurs arrivaient à être confirmées, on dirait que ces interpellations qui se sont déroulées comme des enlèvements purs et simples ne pouvaient éviter d’autres dérives plus affreuses. Les agents de services qui ont cueillis un après un ces détenus abolitionnistes, sans aucune procédure légale, doivent être identifiés. L’État mauritanien sous le féru du général Ould Abdel Aziz, porte « l’os IRA dans sa gorge » et n’épargnera RIEN à ceux qui courageusement, incarnent le fer de lance de la mouvance abolitionniste dans le pays.
Ce pays qui se définit comme une république islamique qui s’apprête à accueillir un sommet de la Ligue arabe, se cherche une monture d’État-nation qui allie son africanité et son arabité. Très longtemps les convenances coutumières d’un ordre social tribalo-ethnique primitif, transparaissaient dans l’arène politique très sélect. Une étroite minorité trans-communautaire faisait l’État et l’écrasante majorité subit dans un statu quo devenu intenable aujourd’hui. 

Une certaine conscientisation politique émerge au sein de la jeune génération qui refuse les cases préétablies tribalo-ethniques. Aujourd’hui, c’est le référent CITOYEN qui anime une prise de conscience militante et politique, en l’occurrence chez les gens d’IRA-Mauritanie. Cet aspect clivant de l’engagement du mouvement abolitionniste du président Biram Dah Abeid, ne laisse aucun mauritanien indifférent.  Et ceux qui sont suspectés d’avoir perpétré des tortures physiques et morales sur les kidnappés parmi les militants d’IRA-Mauritanie, ont très certainement leurs positions personnelles ne relevant pas que de l’exercice de leurs fonctions d’agent. Dans ce sens, en plus d’un État qui honnit l’approche transversale  du mouvement abolitionniste, certains agents zélés et conditionnés ne peuvent éviter de nourrir une Haine Viscérale à l’endroit des engagés encartés IRAnistes .
L’État mauritanien par ses sbires multiformes a essayé de casser l’élan citoyen du mouvement abolitionniste non reconnu par Nouakchott depuis sa création en 2008. Aujourd’hui, avec l’histoire de ces tortures présumées sur les détenus, les services étatiques essaient d’autres méthodes radicales pour déstructurer IRA. On a hâte d’être édifiés, sur les traitements subis par monsieur Balla Touré et ses camarades depuis leurs kidnappings à partir du 30 juin dernier. Leur dossier judiciaire est en « fabrication » et ils seront probablement condamnés et écroués , mais, ils auront la PAROLE LIBRE un jour insh’Allah. 
À suivre…!!!!

K.S

12-07-2016 21:45 – IRA-Mauritanie: Note d’information numéro 5

IRA-Mauritanie: Note d’information numéro 5












IRA-Mauritanie – Ce lundi 11 juillet, de nombreux 

militantes et militants d’IRA-Mauritanie sont descendus dans les rues de Nouakchottpour dénoncer les kidnappings qui continuent de viser les rangs de notre organisation.


Durant cette manifestation pacifique, les forces de l’ordre ont répondu par leur violence habituelle et plusieurs de nos militants ont été arrêtés : 

Cheikh Vall, Emehdi Ould Mouhamedou, Toutou Mint Sidi, Lalla Mint El Koryet Dida Mint Med El Hadi. Même si leur libération a été signalée tard la soirée, le militant Cheikh Vall reste introuvable.

De nombreuses personnes ont été blessées: El Hacen Ould El Mehdi, Khliva Ould Néma et Ahmedou Ould Kharrachy. Les blessures de Ahmedou Ould Kharrachy sont particulièrement graves car la sûreté avait donné des consignes aux éléments chargés de la répression de bien châtier les Maures qui osent se joindre aux autres composantes ethniques d’IRA pour manifester.

Au même moment où cette manifestation pacifique était violemment réprimée, le parquet se préparait à recevoir les détenus d’IRA arrêtés par la police et portés disparus depuis près d’une semaine. Ces détenus n’ont reçu ni la visite des membres de leurs familles, ni celle d’un médecin et ni même la présence de leurs avocats lors des interrogatoires. 

Les autorités mauritaniennes ont tenu à déférer les détenus d’IRA devant le procureur de la république tard dans la nuit, on parle même de 4 heure, en dehors des heures de travail; ce qui représente une énième violation grave des procédures judiciaires et des droits des prévenus. 

Les quatre chefs d’accusation sont : 1-Rébellion, 2-usage de la violence, 3-attaque contre la police judiciaire et les agents de la justice et 4-l’appartenance à une organisation non reconnue.

IRA-Mauritanie s’insurge contre la répression, dénonce la poursuite des kidnappings de ses militants et appelle ses vaillants militantes et militants à continuer à se mobiliser jusqu’à la libération de tous les détenus et la fin du racisme et de l’esclavage en Mauritanie.

La Commission de Communication

IRA-Mauritanie 

Nouakchott, le 12 Juillet 2016 

Source crédit : http://www.cridem.org 

Le sort des militants arrêtés : le silence inquiétant après les arrestations arbitraires et illégales. 


​L’heure est très grave, nos camarades sont détenus dans des conditions indescriptibles, ils sont tous à l’isolement total , les avocats se sont présentés et le procureur de la République est en Arabie saoudite pour la oumra nous dit on, l’adjoint au procureur  déclare qu’il n’est même pas au courant d’une série d’arrestations arbitraires et surtout Il ne dira  même pas s’informer sur  la situation ni  à vérifier  l’information comme si c’est normal qu’on met  des citoyens en détention comme ça   sans informer le procureur d’ailleurs qui devrait délivrer des mandats d’arrestations et  puis  cela ne preoccupe pas  le premier magistrat du pays . Extrêmement grave et dangereux dans un pays. Une preuve nous n’avons pas un état mes voyous délinquants à la tête du pays . L’interrogatoire de tout détenu ne devrait se dérouler sans la présence d’un avocat, dès les premières heures de l’arrestation , il doit être assisté par un membre de sa famille au choix et son avocat, le pouvoir du borné Aziz a signé, ratifié et adopté  une loi à l’assemblée nationale par sa majorité de brebis galeuses ci dessous. 
L’Assemblée nationale adopte les projets de loi contre la torture Nouakchott,  13/08/2015

 

« L’Assemblée nationale a adopté jeudi soir à l’unanimité, au cours d’une plénière présidée par le député Mohamed Ould Boilil, son président les projets de loi sur la torture et la mise en place d’un mécanisme national de prévention (MNP) contre cette pratique.
Il s’agit du projet de loi N° 049-15 qui abroge et remplace la loi N° 13/011 en date du 23 janvier 2013 portant répression des crimes d’esclavage et de torture en tant que crimes contre l’humanité et du projet 050/15 instituant un mécanisme national de prévention de la torture (MNP).
Le gouvernement était représenté à cette séance par M. Brahim Ould Daddah, ministre de la justice qui a souligné l’importance que représente ce projet de loi pour la Mauritanie. »

Lire  en entier  site officiel du gouvernement mauritanien: http://fr.ami.mr/Depeche-32602.html
Depuis leurs arrestations , ni les avocats, ni leurs familles ne savent les lieux de détention et questration . Il parait qu’ils sont détenus à l’école de police mais qu’on les déplace tous les jours d’un lieu à un autre . Certaines informations qui s’infiltrent laissent croire que les otages sont divisés en deux groupes :les haratine dans les locaux de la direction sureté de l’état  et ceux qu’ils appellent péjorativement L’kwar de l’autre à l’école de la police. Ils subissent des tortures physiques,psychologues et morales tout  en apprenant les élèves  officiers de la  police comment ils doivent torturer les opposants encombrants . 
La stratégie consiste en premier lieu de monter les L’kwar  (haalpoular, soninké et wolof ) contre les haratine et vice versa    pour diviser la cohésion de l’ong IRA-MAURITANIE et à la fois rallumer la flamme de la tension communautaire entre les composantes noires du pays pour asseoir le pouvoir des maures aisément  qui empêche le fou faux général Aziz de dormir. 
Appel à des manifestations quotidiennes devant la direction de la sureté et l’école de la police pour exiger la libération immédiate des otages, il n’en est pas question de laisser passé ces genres de pratiques monyangeuses  barbares en plein  2016 au vu et su de tous et toutes. Que le sommet arabe se tient à Nouakchott ou ailleurs les mauritaniens n’en ont rien à  foutre, ils sont plus préoccupés par la situation sociale explosive dont ils manquent de tous :soins médicaux, hôpitaux, enseignements, revenus minimums , l’accès à l’emploi et  la formation ,logements sociaux  etc…la liste est interminable. 

Mauritanien debout, l’heure de réclamer son dû à sonner !

Source crédit : Mouvance abolitionniste et Militants pour les droits humains. 

​Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste

Note d’information N° 2

IRA-Mauritanie a toujours prôné la non-violence. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’IRA-Mauritanie a été récemment primée avec le Prix James Lawson. Ce prix reconnaît cet engagement pacifiste de notre organisation. Bien au contraire, IRA-Mauritanie a toujours subi la violence inouïe, psychologique et physique, des autorités mauritaniennes. 

D’ailleurs, selon des informations qui nous sont parvenues depuis la vague des arrestations arbitraires, nos cadres et militants auraient subi des tortures graves en violation flagrante de la récente loi mauritanienne sur la torture et en violation des conventions internationales sur la torture. 

Les récents événements provoqués par le système d’exclusion qui détient tous les pouvoirs en Mauritanie, qui ont touché les populations vulnérables installées près de la fondation Bouamatou ne sont en réalité qu’un alibi utilisé par les mêmes autorités pour mener une chasse à l’homme contre IRA-Mauritanie.

Ces détenus sont depuis plusieurs jours entre les mains de la police, qui les interroge, sans que leurs avocats ou leurs familles ne sachent ou ils se trouvent; des allégations sur des scènes de torture qui leur auraient été infligées, se propagent; simultanément à cela, les autorités mauritaniennes utilisent la presse officielle et la pseudo-presse privée, pour une campagne de lynchage médiatique, traitant les prévenus de criminels, ennemis de la nations et de la religion musulmane, alliés des puissances satanique comme Israël et les Etats-Unis d’Amérique. C’est le gouverneur de la région de Nouakchott-ouest et le ministre porte parole du gouvernement, qui ont ouvert le bal de ce lynchage public, en condamnant publiquement et gravement les prévenus, avant que les juges ne se saisissent de l’affaire.

Nous lançons un appel pressant à toutes les forces vives du pays, aux partis politiques, aux  organisations de la société civile et aux chancelleries du monde libre pour exiger la libération immédiate et sans condition  de ces cadres et militants pris en otage sans aucune raison. 

Le 5 Juillet 2016                                             

la commission de communication

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE : Communiqué de presse 


​مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA – Mauritanie

 

  

 

 

Communiqué de presse

 

Les autorités mauritaniennes arrêtent des leaders d’IRA

 

Introduction :

 

Le régime du général Mohamed ould Abdel Aziz a toujours tenté de nuire à la réputation de IRA-Mauritanie en essayant de lier l’action de notre organisation à la violence. Ces tentatives ont toujours échoué et échoueront certainement car IRA s’est inscrite dès sa fondation dans la ligne de la non-violence d’où notre démarcation totale des incidents qui ont opposés les forces de police, de la garde et de la gendarmerie mauritaniennes, dressées par le pouvoir à user de la violence indicible  gratuite et disproportionnée contre les citoyens noirs et hratin d’une part; et des citoyens victimes de discrimination, de brimades, d’exclusion et gagnés par le désespoir d’autre part. 

Nous sommes certains et nous l’avons toujours dit, que le système raciste et esclavagiste en Mauritanie, muré dans son aveuglement et son mépris de ses victimes, finira à la longue par engendrer une violence destructrice qui constituera un échec pour nous tous et qui n’épargnera ni coupable ni innocent.

IRA-Mauritanie réitère sa position originelle contre toute forme de violence d’où qu’elle émane et fait endosser l’entière responsabilité des émeutes du 29 Juin à Nouakchott au gouvernement mauritanien.

Un gouvernement qui use, à travers des médias publics et privés apprivoisés, et dressés à la vindicte communautariste, à l’appel au meurtre et à la violence contre une communauté pour avoir aspiré à ses droits à la dignité humaine, contre des individus pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et d’association.

 

Le pouvoir en Mauritanie a enclenché depuis des mois, par l’intermédiaire de ses médias et ses services de renseignements, une campagne visant nommément les personnalités et cadres noirs mauritaniens de IRA-Mauritanie. C’est pourquoi IRA avait la certitude, qu’après Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane, Amadou Tidjane Diop, Balla Touré, Abdallahi Saleck et bien d’autres, iront derrière les barreaux.

 

IRA-Mauritanie lance un appel à toutes ses militantes et militants, de maintenir la mobilisation très large et continue, contre les arrestations arbitraires et disparitions forcées, mais aussi contre l’esclavage, le racisme, et l’arbitraire sous toute ses formes qui gangrène la société et l’Etat mauritaniens et de ne céder ni à la peur que vise à vous insuffler le pouvoir, ni à la provocation qui représente la seconde alternative de la stratégie du régime de Mohamed ould Abdel Aziz.

 

Le déclanchement des émeutes :

Le 29 Juin 2016 sur l’ordre des autorités administratives et politiques, la force publique a réprimé les populations de la Gazra (zone occupée sans autorisation) aux environs de la fondation Bouamatou. Il s’agit d’un bidonville sur des dunes de sable que ces populations pauvres occupent depuis une vingtaine d’année. Ces populations devraient être déguerpies au profit de lobbies affairistes. Ces lobbies aidés par l’Etat, et à la veille du sommet de la Ligue arabe, ont mis en exécution un plan consistant à déguerpir ces pauvres populations Hratine, pour qu’elles ne soient pas visibles pour les hôtes arabes.

Devant le refus des populations de quitter les lieux sans aucune garantie d’être replacées ailleurs, les forces de police ont fait usage d’une violence sans précédent faisant des dizaines de blessés dont certains sont graves et plusieurs arrestations.  Les autorités ont mobilisé de grandes unités de la police, de la gendarmerie et de la garde nationale pour mener à bien ce crime odieux. Le seul péché que ces populations ont commis est d’avoir refusé d’être transféré vers des destinations inconnues.

 

Des affrontements entre les forces de l’ordre et la population ont fait plusieurs blessés des deux côtés. Les jeunes parmi les protestants ont répondu par la force en réponse à la violence et la brutalité exercées par les forces de l’ordre contre leurs familles. Il s’ensuit alors l’arrestation de plusieurs personnes qui seront transférées dans des lieux inconnus. Des véhicules de police ont été endommagés, quelques policiers ont été pourchassés dans la rue par la jeunesse qui arrive même á arracher l’équipement de défense d’un policier pour en diffuser des images sur Facebook.

 

L’intervention des services de renseignement du régime :

Dès les premières heures des émeutes et avant même de savoir les raisons ni les détails, l’ordre a été donné aux sites et organes de presse financés par les cercles du service de renseignement de déclencher une campagne médiatique dont le but est de faire le lien entre IRA-Mauritanie et les affrontements de violence. C’est ainsi que les premiers scops mentionnant l’existence des preuves d’implication des militants de IRA-Mauritanie ont été lancés sur le net et les réseaux sociaux. Des noms ont été donnés, une liste portant noms et photos de 20 dirigeants de IRA-Mauritanie (liste qu’un ex-membre de IRA avait établi et publié au mois de Mai 2016 en connivence avec les Renseignements Généraux) est rediffusée, des appels á la sanction de IRA ont été lancés.

 

En moins de 12 heures après le déclenchement de la campagne médiatique, tôt le matin du 30 juin 2016, des éléments de la police ont procédé à l’arrestation de 5 militants d’IRA-Mauritanie chez eux, dans leurs domiciles, contrairement à la thèse du gouvernement qui prétend les avoir arrêté sur les lieux de la manifestation, le vice-président Amadou Tidjane Diop, Abdellahi Matalla Saleck responsable de la section IRA de Sebkha (quartier périphérique de Nouakchott) ainsi que les militants Moussa Biram, Jemal Beylil, Khattri Rahel qui a été arrêté ce matin et Samba Fall. Tous ont été conduits á des destinations inconnues. En plus des militants de IRA, d’autres personnes connues pour le soutien qu’elles apportent aux victimes de ce genre d’affaires ont été arrêtés, dont activiste Mohamed Razgua, sympathisant d’IRA-Mauritanie. Mais il est important de souligner que les différents commissariats de police de Nouakchott, ont été transformés en centre de détention de dizaines de personnes victimes de ce fameux déguerpissement musclé qui a tourné à l’émeute. Ces personnes humbles, toutes de la caste Hratin et qui habitaient les lieux en question, sont, à l’instar des membres d’IRA, internées depuis plusieurs jours et sans aucun contact avec leurs familles ou des avocats.

 

Le Premier Juillet, tôt le matin, la police procède à l’arrestation de Balla Touré, secrétaire aux relations extérieures d’IRA-Mauritanie, la police l’a arrêté chez lui aussi. Son domicile, comme celui de Amadou Tidjane Diop, a été perquisitionné, ainsi que le bureau de l’association POP-DEV, ses ordinateurs ont été emportés ; et tous ces actes de la police ont été exécutés sans aucun mandant déclinés aux personnes arrêtées. 

Il est important de souligner que le président de Sos Esclaves, membre du Mécanisme National contre la Prévention de la torture (MNP), a sollicité du ministère public mauritanien de rendre visite aux détenus, mais le procureur général lui a signifié un refus catégorique. Tout en sachant que la Mauritanie vient, il y a quelques mois de ratifier une convention contre la torture qui oblige les autorités à permettre au prévenu, dès sa mise aux arrêts de rencontrer son avocat et un membre de sa famille.

 

Entrée action des militants de IRA-Mauritanie.

Apprenant les nouvelles d’arrestation des leaders, les militants de IRA se sont mobilisés vendredi premier juillet dans un sit-in pacifique comme à leur habitude, devant le ministère de la justice réclamant la libération des détenus. La police est violemment intervenue, chargeant les militants, matraquant et déversant des gaz lacrymogènes. Des militants ont perdu conscience, Samba Aly Diagana, et deux jeunes femmes, Vatma-Jemal Achour, et sa sœur Ghamou, sont transportées aux urgences de l’hôpital. Le garçon est plus chanceux, les deux jeunes femmes s’en sortent avec des fractures de bras.

 

La mise en scène

Dans la nuit du premier au deux juillet, la télévision officielle mauritanienne orchestre une mise en scène : un éditorial vindicatif contre IRA-Mauritanie, traitée d’ennemi de la nation et de danger pour le pays, criminels, fauteurs de troubles et instigateurs du racisme et de la guerre civile en Mauritanie. Ensuite le gouverneur (représentant du gouvernement) de la région de Nouakchott ou se sont déroulés les événements, prend la parole et déclare que les criminels arrêtés en flagrant délit sont issus d’une organisation raciste et cite les cinq noms des détenus de IRA et relance avec plus de véhémence la campagne de diabolisation, de lynchage médiatique et d’appel au meurtre contre IRA et ses membres.

 

Face à ce dédoublement de l’hostilité et de l’arbitraire des autorités mauritaniennes, IRA-Mauritanie :

– réitère sa position originelle et intangible qui est son attachement à la ligne du combat pacifique et non-violent, basée sur le respect de la légalité nationale et internationale.  

– condamne la violence avérée, disproportionnée et à caractère raciste de la police mauritanienne tout en condamnant toute autre violence éventuelle d’où qu’elle émane. 

– clame haut et fort son soutien inconditionnel et sans resserve, à toutes les victimes d’injustice, de racisme, d’esclavage ou toutes autres formes de violations des droits et de la dignité de la personne humaine : donc notre soutien aux humbles familles Hratin, privées de logements dans leur propre pays et violentées, par les autorités.

– affirme que parallèlement à l’oppression que subissent les populations mauritaniennes Hratin et Noires sur les terres de culture et de pâturages, les franges urbaines de ces mêmes populations subissent la ghettoïsation, la paupérisation, l’exclusion des services sociaux de base, la privation des papiers d’état civil, la violence policière gratuite et la privation de la propriété foncière urbaine. 

– lance un appel à toutes militantes et militants à redoubler les efforts de mobilisation continue et pacifique, sans céder ni à la peur ni à la provocation et ce jusqu’à la libération des détenus d’opinion Amadou Tidjane Diop, Balla Touré, Abdallahi Saleck, Moussa Biram, Jemal Beylil, Mohamed Razgue et tous les autres anonymes qui remplissent les cachots inhumains de la police de Nouakchott. 

 

 

 

Nouakchott, le 3 Juillet 2016                                                               

 Commission de communication

 

 

Le Gouvernement américain distingue les leaders d’IRA – Mauritanie 

​مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA – Mauritanie

 

Communiqué de presse

 

Le Gouvernement américain distingue les leaders d’IRA – Mauritanie

 

Le Prix des héros contre l’esclavage et la traite des personnes est institué par le congrès qui a voté une loi qui impose au gouvernement Américain de répertorier les violations des droits humains dans le domaine de l’esclavage et de la traite des personnes. C’est pourquoi le gouvernement fait un rapport exhaustif sur la traite des personnes et il est inclus dans ce rapport une distinction pour les personnes qui se sont illustrées le plus dans leur pays, par un courage et une détermination dans la lutte contre l’esclavage ou la traite des personnes. Ces personnes sont appelés les héros du rapport contre la traite des personnes et l’esclavage. Cette année, ce sont les président et vice président d’IRA – Mauritanie Biram DAH ABEID et Brahim BILAL RAMDHANE qui ont été parmi ceux choisis pour cette prestigieuse distinction.    
Un séminaire de formation a débuté le 27 juin au niveau du Département d’Etat, il s’est poursuivi à la Maison Blanche et a été clôturé par la cérémonie de remise du prix, présidée par S. E. M. John Kerry – Secrétaire Etat aux Affaires Etrangères.
A New York, les « Héros » poursuivront leurs consultations jusqu’au 3 juillet.

En effet, la distinction des leaders d’IRA – Mauritanie traduit le soutien des autorités américaines à la lutte de notre organisation pour une Mauritanie débarrassée du racisme d’Etat, de l’exclusion et de l’esclavage.

A cette heureuse occasion, IRA – Mauritanie adresse ses sincères remerciements aux autorités et au peuple américains, les appelant à encore plus de rigueur face aux autorités mauritaniennes qui se rechignent à inscrire la Mauritanie à la marche du monde libre portée par le droit international et les valeurs universelles de liberté, d’égalité et de justice.      

 

Nouakchott, le 30 juin 2016      

                                                        

Commission de communication
Source crédit : réseau IRA.