IRA-MAURITANIE : Communiqué de remerciement.

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Après dix neuf mois d’incarcération injuste et particulièrement cruelle, dont douze  dans la sinistre prison d’Aleg, loin des nôtres et dans un isolement presque complet, l’appareil judiciaire de Mauritanie, soumis aux caprices de Ould Abdel Aziz, a ordonné notre libération.

La décision de cette libération s’est accompagnée par un aveu d’injustice et d’iniquité caractérisé, formulé sous la forme d’une annulation des décisions des tribunaux qui nous ont jugés, condamnés et jetés en prison au paravent.

Ainsi, nous aurions été victimes d’une erreur judiciaire! Une erreur judiciaire qui nous a soustraits à nos familles et aux nôtres pendant dix neuf mois!
Mais, lors de cette épreuve, nous avons la fierté de dire à nos amis, à nos soutiens que nous n’avons pas faiblis, que nous avons été fidèles aux engagements qui nous ont menés en prisons et dont nous sommes si fiers.
A tous ces amis, à tous ces soutiens, nous exprimons notre profonde gratitude et nos remerciements les plus sincères.
Ce sont vos soutiens qui nous ont aidés à tenir, vos encouragements qui nous ont permis de résister aux tentations et aux sirènes de la compromission.
Merci à vous.
Merci aux hommes et aux femmes, anonymes ou célèbres qui nous ont soutenus.
Merci aux organisations de la  société civile, aux partis et institutions qui nous ont suivis et encouragés.
Merci aux chancelleries qui nous ont soutenus. Merci aux gouvernements des USA, à l’UE et aux institutions internationales comme Amnesty International, Avaaz, Agir Ensemble pour les droits de l’homme, Front Line Défenders et bien d’autres encore qui ont inlassablement demandés notre libération.
A tous, merci et nous vous renouvelons notre serment de continuer notre lutte, résolue, inlassable mais toujours pacifique et civilisée.

Nouakchott le 25 mai 2016  
A u nom des ex prisonniers d’IRA-Mauritanie la commission de communication

L’IRA : Le décodage possible de la ferveur populaire du 17 mai 2016 à Nouakchott.

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Ce 17 mai 2016, le verdict de la cour suprême autorise la libération immédiate des leaders abolitionnistes et anti-esclavagistes Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane  emprisonnés depuis Novembre 2014. Le président d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane ont été accueillis devant la prison par les cadres du mouvement abolitionniste et une immense foule des militants et des sympathisants. Envahis par ces derniers dans une ferveur populaire, les deux hommes ont pu exprimer quelques mots aux micros de la presse, et ils ont salué l’engagement des militants et leurs soutiens qui sont victorieux par cette libération. Il a fallu un travail énorme des membres du comité de la paix d’IRA-Mauritanie, pour frayer un chemin pour accéder au véhicule destiné aux ex prisonniers. Arrivés dans le quartier de Ryadh où se trouve le domicile du président Biram Dah Abeid, les deux compagnons ont été chaleureusement acclamés et salués par une impressionnante marée humaine. Face à cette ferveur, le président d’IRA-Mauritanie entouré de sa suite sur la terrasse d’un bâtiment , a pris la parole en saluant une nouvelle fois ses militants et ses soutiens . Dans cette prise de parole publique, le leader abolitionniste a exprimé sa détermination de mettre fin au système d’exploitation et ses laudateurs. Il a expliqué que toutes les manoeuvres fourbes ourdies par le pouvoir en place pour casser son mouvement, ont échoué, et lui et ses camarades sont plus que jamais déterminés dans leur lutte contre les injustices dans le pays. Ce bain de foule autour d’un mouvement que l’État refuse toujours  toute reconnaissance officielle , peut être un tournant historique de la jeune vie d’IRA  ( Initiative pour la Résurgence Abolitionniste créée en 2008 ) . Ces derniers jours, les leaders abolitionnistes libérés ont reçu les visites de courtoisie de quelques hommes politiques de poids. Il est à noter aussi le déplacement de l’ambassadeur américain pour saluer les ex prisonniers. Par ailleurs on compte plusieurs communiqués de félicitations émanant d’ONG internationales, de partis politiques et d’associations de défense des droits humains.
Revenons à cette énorme foule compacte qui a été constatée ce jour de libération. Le monde qu’on a vu via les photos et les images, était Noir à 99,99% , ce qui suscite d’évidentes interrogations chez plusieurs observateurs. Admettons aussi que les gens qui sont sortis pour accompagner et écouter les leaders d’IRA-Mauritanie ne représenteraient pas 0,001% de la population mauritanienne. L’IRA très souvent taxée de tenir un discours “haineux et violent”, ne racialise jamais ni ne communautarise son engagement.
Et les propos de Biram tenus à différents moments après sa sortie n’ont échappé à cette règle. Comme à l’accoutumée, Biram a indexé le régime en place incarné aujourd’hui par Ould Abdel Aziz et ses laudateurs qui utilisent l’appareil étatique contre les faibles. Deux mots (régime et laudateurs) peuvent nous aider à décoder nos chiffres notés plus haut  (99,99% et 0,001%). Le régime a comme stratégie de surfer sur un clivage fabriqué entre une minorité dite “sectaire et extrémiste” qui perturberait une supposée cohésion sociale, et une écrasante majorité du peuple qui s’épanouirait dans un pays juste et égalitaire. Du regard d’un élément introduit du système, on ne veut entendre les discours de vérité d’IRA-Mauritanie que sous une compréhension indexatoire d’une communauté ou d’une race. L’intérêt des gens du système est d’entretenir cet amalgame malsain entre les tenants profiteurs et la communauté arabo-berbère dans son ensemble. Ce qui est loin d’être le cas d’un mouvement primé plusieurs fois pour pacifisme. Les laudateurs se reconnaîtront en minimisant la ferveur populaire du 17 mai 2016. Ils sont trans-communautaires et craignent l’idéal insufflé par la fermeté de l’engagement d’IRA au sein de toutes les communautés nationales. Ces laudateurs issus des milieux pro régime comme des milieux pro opposition des NORMES CLASSIQUES, sont allergiques au discours qui prend en compte toutes les injustices qui minent les différentes communautés. Cette approche transversale de la donne peut braquer certains communautaristes qui deviennent des alliés de fait du système d’exploitation qu’ils disent combattre par ailleurs.
La foule du 17 mai 2016 ne visait  pas une communauté quelconque, mais elle adhère à un certain IDÉAL qui n’admet aucune stigmatisation à l’envers. On espèrera que l’absence remarquée dans la foule ne soit pas  une auto-exclusion de ceux qui ont une compréhension sélective et ceux connus pour une certaine incohérence intellectuelle. La foule n’était pas haineuse et un discours haineux n’a pas été tenu non plus, donc aux absents pour des motifs assumés ou pas,  qui racialisent , communautarisent et accusent à tort de revoir leur logiciel. À IRA de s’accrocher à son stratégie facifiste qui a garanti son succès jusqu’à présent. L’arme la plus efficace contre le régime et les laudateurs est/sera ce PACIFISME. Ainsi l’épreuve du TEMPS nous dira qui étaient les “VRAIS HAINEUX VIOLENTS” pour des intérêts égoïstes et partisans au détriment du peuple mauritanien dans son ensemble.

K.S

21-05-2016 10:35 – Mauritanie – Biram Dah Abeid : « Je ne céderai pas à la peur et poursuivrai le combat »

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Jeune Afrique – Biram Dah Abeid est un homme libre. Après seize mois de détention dans des conditions qu’il qualifie d' »inhumaines », le célèbre militant anti-esclavagiste mauritanien est physiquement affaibli mais toujours aussi déterminé. Bilan d’Aziz, lutte contre l’esclavagisme et candidature à la prochaine présidentielle : Biram Dah Abeid s’est confié à Jeune Afrique.

Le célèbre défenseur des droits mauritanien n’a rien perdu de sa verve et de son engagement. Condamné à deux ans de prison en août 2015 aux côtés de deux autres militants pour « appartenance à une organisation non reconnue, rassemblement non autorisé, appel à rassemblement non autorisé et violence contre la force publique », Biram Dah Abeid vient de passer seize mois derrière les barreaux.

Sa peine a été en partie annulée mardi 17 mai par la Cour suprême mauritanienne. Dans un revirement inattendu, la haute juridiction a en effet requalifié et allégé les faits retenus contre lui et son camarade de détention Brahim Ould Ramdane, estimant que les deux hommes n’auraient pas dû passer plus d’un an en détention.

Preuve qu’il s’agissait d’un « simulacre de procès », rétorque aujourd’hui Biram Dah Abeid, président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) en Mauritanie, où l’esclavage est toujours pratiqué malgré son abolition en 1981.

Quelques jours après sa remise en liberté, le militant, également connu pour être arrivé en seconde position à l’élection présidentielle de juin 2014, s’est entretenu de ses conditions de détention et de ses ambitions. Interview.

Jeune Afrique : Comment vous portez-vous après 16 mois de détention ?

Biram Dah Abeid : Ma santé s’est détériorée, je vais d’ailleurs passer des examens médicaux dans les prochains jours. J’ai été privé d’exercice physique et d’un régime alimentaire adéquat par rapport aux problèmes de santé que je subis depuis ma grève de la faim et mes précédentes incarcérations.

Nos conditions de détention étaient inhumaines. J’ai échappé aux tortures physiques endurées par mes camardes, mais pas à celles psychologiques et morales. Nous avons subi des privations de soins et de visites familiales.

Comment expliquez-vous ce revirement de situation après la décision de la Cour suprême de vous libérer immédiatement ?

C’est un revirement du pouvoir lui-même. Depuis novembre 2014 [date de son arrestation aux côtés de trois autres militants, NDLR], les autorités mauritaniennes ne cessent de livrer bataille à l’IRA en nous arrêtant arbitrairement et en ordonnant aux juges de nous condamner après des simulacres de procès.

Tout cela n’est que manipulation pour nous abattre. En tant que mouvement de renommée internationale, l’IRA est une épine dans le pied du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz. Et comme nous l’avons démontré lors de l’élection présidentielle de 2014, nous sommes aussi une force de proposition politique malgré la fraude massive au profit du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz [le président largement réélu en juin 2014, NDLR]. Nous sommes la seule force d’opposition capable de le concurrencer.

Vous dénoncez donc une incarcération politique ?

Bien sûr ! Il s’agit d’une incarcération idéologique car nous menons une bataille contre les dogmes locaux et l’islam esclavagiste, sectaire et féodal incarné par le code noir et le code de l’esclavage. Ce système continue de régir les rapports entre les groupes sociaux en Mauritanie ainsi que les rapports de domination entre la minorité arabo-berbère et la majorité écrasante que sont les esclaves et anciens esclaves.

Après votre détention, comment comptez-vous poursuivre votre combat contre l’esclavage ?

Je ne changerai pas mon approche, l’IRA non plus. Je ne céderai pas à la peur. J’ai consacré ma vie à ce combat et j’ai fait le serment à Dieu et à mes compatriotes de le poursuivre. Je ne renierai jamais ce serment.

Notre approche est une lutte à mort contre le système esclavagiste et raciste qui régit la Mauritanie. Nous sommes des militants pacifistes mais nous ne ferons pas de compromis tant que la Mauritanie ne respectera pas les droits humains.

Serez-vous candidat à la prochaine élection présidentielle ?

Bien sûr, je serai candidat. Mes camarades et moi préparons l’élection de 2019 et travaillons sur le projet de société que nous présenterons aux Mauritaniens. J’incarnerai à nouveau ce projet.

Depuis votre libération, vous avez reçu de nombreux soutiens : ceux de l’Union européenne, de la France mais aussi des États-Unis, qui ont dépêché jeudi à votre rencontre leur ambassadeur Larry E. André à Nouakchott. Que vous a-t-il dit ?

L’ambassadeur des États-Unis m’a témoigné de la solidarité du gouvernement américain envers l’IRA et envers le combat contre l’esclavagisme et pour le respect des droits humains. Les États-Unis considèrent que l’esclavagisme perdure en Mauritanie et est un facteur d’instabilité. Ce soutien me va droit a cœur.

Crédit source : http://www.cridem.org

Alerte Info : La Cour suprême se prononce en faveur de la libération de Biram et Brahim

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Le verdict vient de tomber. La Cour Suprême a prononcé ce mardi 17 Mai en faveur de la libération de Biram Dah Abeid et Brahim Ould Ramdane, en prison depuis plus de 16 mois, condamnés pour « appartenance à une organisation non reconnue, rassemblement non autorisé, appel à rassemblement non autorisé et violence contre la force publique ».

On se rappelle que la Cour d’Appel d’Aleg avait condamné les deux abolitionnistes, à deux ans d’emprisonnement ferme. Avec cette décision, la Cour Suprême rejette cette condamnation.

Cette libération intervient dans un contexte marqué par une controverse des propos du Chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, tenus à Nema, sur l’esclavage.

Biram Dah Abdeid et Brahim Ramdane devront sortir de prison en début de journée. Selon une source proche d’IRA-Mauritanie, un point de presse est prévu à cette occasion.

Crédit source : http://www.cridem.org

15-05-2016 15:10 – Biram Dah Abeid : « ​ce qui suit à comme but de vous faciliter la tâche et de vous aider à prononcer le verdict du 17 mai 2016​ » (Message)

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IRA Mauritanie – De Biram Dah Abeid à Mohamed Ould Abdel Aziz et sa clientèle, ce qui suit à comme but de vous faciliter la tâche et de vous aider à prononcer le verdict du 17 mai 2016.

Il y a maintenant plus d’une décennie que l’usurpateur de pouvoir, Mohamed Ould Abdel Aziz, s’échine à me faire changer d’avis, à abandonner mes convictions morales et mes engagements politiques.

Pour arriver à ses fins, le despote non éclairé Ould Abdel Aziz n’eut de cesse de mobiliser la clique malfaisante et vorace qui l’entoure, composée de politicards véreux Bidhane, de mercenaires vils Hratine et de pseudo Uléma de cour plus préoccupés par le fond de leur poche que par dire la loi d’Allah, grand et miséricordieux.

Ainsi, quand le chef de l’Etat mauritanien se persuada de ma ferme volonté de créer le mouvement abolitionniste « IRA », il en interdit la légalisation, me démit de mon modeste poste de conseiller de la Commission des Droits de l’Homme, me radia de la fonction publique puis confectionna contre moi des dossiers judiciaires montés de toutes pièces avec lesquels, il finit par m’envoyer en prison à la suite de simulacres de procès dont les verdicts ont toujours été connus d’avance.

Ces persécutions ont toujours été précédées et accompagnées de campagnes de diffamations et de dénigrements orchestrées par les services de renseignements nationaux et appuyées par des organes de presse écrite et audiovisuelle à la solde du pouvoir, par les associations de pseudo d’Uléma et pseudo Imams usant et abusant de toutes les tribunes que l’Etat met à leur disposition mais aussi par les juges et les tribunaux.

Aussi, le gouvernement du despote non éclairé au pouvoir, appuyé par ses services de renseignements et son réseau d’ambassades, ont-ils déclaré une guerre officielle et ouverte, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, dont l’objectif unique est la liquidation de Biram Dah Abeid, le bâillonnement de l’organisation IRA, l’extinction du souffle d’espoir qu’elle commence à insuffler jusqu’au plus profond des cœurs des masses des opprimés et l’arrêt définitif de son ascension dans l’opinion publique internationale. Cette guerre s’est aussi matérialisée par des manœuvres successives de déstabilisation, d’orchestration de scission et de démembrement avec les résultats dont les Mauritaniens ont été témoins et qui sont, à chaque fois, un échec lamentable.

En dépit de toutes ces misères que le pouvoir s’évertue à lui faire, IRA n’a cessé de progresser, de gagner en charisme et en notoriété aussi bien au sein de la population mauritanienne qu’au niveau international avec la cascade de prix, de distinctions et de marques d’honneur et d’estime que lui témoignent les organisations et les institutions internationales mais aussi les pays, les villes et les simples citoyens du monde.

A l’occasion des élections présidentielles de 2014, le régime de Ould Abdel Aziz pensait, avec sa naïveté habituelle, tenir une occasion rare de ternir notre image auprès de la population et, par la même occasion, mettre fin aux espoirs que nous avons commencé à y susciter.

Grâce à la volonté du Très haut et en dépit de l’embargo financier et juridique qu’on nous a imposés, en dépit de l’embargo religieux dont l’une des armes les plus redoutable est notre excommunication par des pseudo Uléma aux services tarifés et malgré le lynchage médiatique, raciste et systématique dont nous étions l’objet malgré tous ces obstacles, nous avons réussi à lever et à entretenir une vague de sympathie et d’adhésion à notre cause et ce jusque dans les villages les plus reculés du pays.

Il n’y a pas de preuve plus éloquente de la popularité de notre discours et de l’adhésion des Mauritaniens à nos thèses que l’acharnement dont avait fait preuve l’usurpateur Ould Abdel Aziz pour nous asphyxier financièrement, assécher nos sources de revenu et nous empêcher de transporter nos assesseurs alors que lui s’adonnait à la plus grande fraude électorale de l’histoire de la Mauritanie.

Le dernier acte de cette mauvaise pièce de théâtre que joue le chef de l’Etat mauritanien et dont la trame de fond est notre marginalisation et l’occultation du message de notre organisation, fut notre arrestation lors de ce qu’il est convenu d’appeler « la caravane Boghé-Rosso » puis notre jugement lors d’une parodie de procès et notre emprisonnement pour deux années fermes dans des conditions inhumaines et dégradantes.

Du fond de cette lugubre cellule de la prison civile de Nouakchott, je crie au visage du chef de l’Etat, Mohamed Ould Abel Aziz, que je ne faiblirai jamais, que je ne ploierai jamais et que j’ai encore suffisamment de ressources morales et corporelles pour combattre le système raciste, esclavagiste et despotique dont il est la tête malfaisante. Mes convictions et mes principes sont intacts et ma volonté totale de me battre de l’intérieur de la prison ou de l’extérieur et ce jusqu’à délivrer de ton emprise, les Mauritaniens que tu maintiens dans cette grande prison qu’est devenue, sous ton règne, la Mauritanie.

Je puis t’affirmer ici, à toi et à la clique qui te sert de laudateurs, que je n’attends rien de toi, ni avant le 17 mai 2016, ni pendant cette journée là et encore moins après. Je ne me sens pas concerné par tes verdicts que je ne reconnais pas. Alors, que ce soit deux ans, dix ans ou vingt ans, il n’y aura d’alternative à la confrontation, à l’intérieur ou à l’extérieur de la prison. Nous proposons et Allah dispose.

Nouakchott, le 15 mai 2016

Biram Dah Abeid

09-05-2016 08:29 – Note d’alerte publique : Quand Mohamed Ould ABDEL AZIZ devient dangereux

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IRA-Mauritanie – Le mardi 3 mai, devant une foule d’inconditionnels, d’ailleurs dressés à l’applaudissement durant des décennies de régime militaire, le Chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, tenait des propos d’une rare outrecuidance, envers les descendants d’esclaves ; par des mots dont l’irrespect et le mépris s’équivalent, il conjugue l’habituel déni de leur domination, à l’énoncé d’un néo-racisme de la démographie.

Affirmation point inédite dans sa bouche, il reprend, à son compte, la thèse dite des « séquelles ». Aussi, la pauvreté et le défaut de qualification et de savoir dont souffre cette souche de la population, résulteraient, seulement, d’une progéniture pléthorique.

A force de céder à leur libido et de s’adonner à la multiplicité des ménages, les Hratine se multiplieraient, pour leur plus grand malheur. Ce disant et malgré lui, le Président Ould Abdel Aziz :

1. Reconnait l’usurpation du pouvoir, par la minorité à laquelle il appartient et dont il défend la suprématie ; jamais aveu n’aura été plus cinglant.

2. Reprend, à son compte et de manière officielle, le fatras des préjugés de race dont découle la légitimation de l’esclavage et du système de caste arabo-berbère. L’inégalité de naissance a désormais son théoricien décomplexé. Le propos du Chef de l’Etat, en sus de sa médiocrité, l’expose au discrédit et s’effrite sous le poids de l’incohérence. Comment expliquer, donc, toutes les mesures prises, sur le plan institutionnel, au titre de l’éradication de l’esclavage, si ce dernier n’existe plus ?

3. La création de l’Agence Tadhamoune ;

4. Le durcissement des peines et l’élargissement du champ de la répression ; 5. L’innovation d’un tribunal spécial pour juger de tels crimes et l’installation de trois 3 cours spéciales, respectivement dans l’Est, à Nouakchott et au Nord; l’annonce revenait,en décembre 2015, au Ministre de la justice.

Toutes ces initiatives du gouvernement, sont menées, sur le long terme, en contradiction, nette, avec le lyrisme outrancier de Néma. Le Président de la République incarne, en une même personne, un dédoublement dangereux au sommet de l’Etat. Auquel des 2 Mohamed Ould Abdel Aziz serait-il prudent de se fier ? Lequel croire ?

6. Il est devenu limpide que le Mohamed Ould Abdel Aziz s’adresse, à présent, aux fractions les plus conservatrices de l’ensemble maure, afin de les mobiliser contre le péril Hratin, fantasmé, ici, en termes de surnatalité.

7. Il s’agit, à l’évidence, d’une rhétorique de conditionnement affectif de l’opinion, afin de la préparer à la mise en œuvre – soudaine ou graduelle – d’une épuration délibérée contre les descendants d’esclaves, groupe menaçant, dont il importe de casser la dynamique, pour en dissoudre les prétentions à diriger le pays.

Face à tant d’irresponsabilité et du danger induit, IRA – Mauritanie :

8. Appelle, le citoyen Mohamed Ould Abdel Aziz, à retirer les passages discriminatoires de son discours et présenter des excuses à l’ensemble de la communauté des victimes de l’esclavage; l’ignorance que dévoile la brutalité primitive de sa déclaration s’avère désormais incompatible avec l’exercice de la magistrature suprême.

9. Engage, les démocrates mauritaniens et à leurs amis, à lancer une vaste mobilisation, pour exiger et obtenir, de Mohamed Ould Abdel Aziz, une mise au point conforme à la Constitution qui protège, les citoyens, contre la ségrégation, d’ailleurs en vigueur, depuis des siècles d’hégémonie ethno-tribale.

10. Recommande, aux partenaires extérieurs, d’observer la plus grande vigilance, à l’endroit de dirigeants actuels, dans leur rapport à la gestion du contentieux historique, notamment la question corrélée de l’égalité et de la réparation.

11. Presse, les Nations unies et l’ensemble de la communauté internationale d’inscrire la Mauritanie, parmi les pays éligible à la « responsabilité de protéger », précaution adoptée lors du sommet mondial de septembre 2005.

Nouakchott, le 08 mai 2016

Commission de Communication

Crédit source : IRA-Mauritanie

Le pacifisme d’IRA, un grand problème pour ses détracteurs acharnés.

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L’IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) mène pacifiquement ses activités militantes depuis sa création en 2008.
Ce mouvement abolitionniste et anti-esclavagiste s’est forgé une doctrine idéale qui fonctionne contre l’ordre injuste concocté par les milieux dominants transcommunautaires en Mauritanie.
La stratégie pacifiste et non-violente qui a permis Gandhi, Luther King et Mandela entre autres, de bousculer les fondements d’ordres injustes et inégalitaires, et chacun en fonction de la nature des réalités locales. Le point commun entre ces différents ordres était sans doute le caractère légal et institutionnel des INJUSTICES  et des TORTS qui relativisaient la Dignité Humaine  des uns au profit des autres très souvent minoritaires .
Notre cas mauritanien présente le même schéma classique en vigueur sous différentes colorations en fonction des strates organisationnelles (tribalo-ethnique ou étatique).
Le communautaire ou le tribal s’est articulé autour d’une légalité primaire sous le référent coutumo-traditionnel et en y ajoutant la caution religieuse. À ce niveau local, la légitimité du règne sur le matériel et l’immatériel revient exclusivement aux dominants historiques au détriment d’un régime de rapport Majorité-Minorité. À l’échelle nationale, on retrouve une certaine  transposition de la primauté de la minorité sur la majorité à travers un dosage d’une entente non écrite entre tribalo-communautaristes. Ce noyautage du pouvoir public favorisant le clientélisme politique gomme la conscience citoyenne et favorise la communautarisation de choix et la courtisanerie.
L’IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) , comme mouvement pacifique qui s’engage fermement pour l’application du Droit , se heurte à ce magma diffus et conservateur qui la qualifie comme le MAL ABSOLU. Le mouvement du président Biram Dah Abeid est reconnu et distingué par son pacifisme à l’international depuis plusieurs années, mais les mêmes milieux dominants à l’intérieur continuent sa diabolisation.

D’aucuns l’accusent de menacer la dite légendaire cohésion sociale, et d’autres admettent avec difficulté qu’il défend des bonnes causes mais ses méthodes seraient mauvaises.
Pour les uns comme les autres, le fait qu’IRA sorte des cases habituelles du déterminisme tribalo-ethnique, est en soi perturbateur et menaçant pour leurs fondements. Le mouvement abolitionniste se singularise par une approche transversale de son activisme en défendant les Droits de toutes les victimes . Il promeut par ailleurs un militantisme de conviction par choix consciencieux du citoyen en dehors la prégnance tribalo-communautaire. Son pacifisme n’est pas à démontrer pour tout observateur sincère, mais ses détracteurs voient de la vengeance quand il demande l’application stricte de la LOI sur ceux qui sont connus et pris pour les violations des droits humains. Aujourd’hui 27 avril 2016 , nous sommes au 4ème anniversaire de l’autodafé symbolique par le leader d’IRA Biram de certains manuels qui codifient l’idéologie esclavagiste en Mauritanie. Par son geste historique il a assaini la compréhension du Vrai Message porté par le prophète Muhammad (psl), qui avait subi une orientation idéologique afin de correspondre aux aspirations matérielles et passionnelles des milieux dominants. Malgré l’hystérie de l’instant de ceux qui s’identifient à une approche idéologique du Divin promue dans ces livres, cet événement-choc a éveillé les consciences de certains damnés par fatalisme et ceux qui ont trop longtemps usurpé l’explication exclusive et orientée du MESSAGE RÉVÉLÉ. 

La meilleure des armes contre ses détracteurs acharnés est le caractère non-violent de son engagement. Ils le veulent autrement, c’est-à-dire bercé dans la violence afin de sauter sur l’occasion en l’écrasant définitivement et sans pitié. De ce fait aujourd’hui, son pacifisme confond les détenteurs de la force qui défendent les milieux dominants et les pousse aux multiples dérapages policiers constatés lors des manifestations et sit-in du mouvement. Cette voie pacifiste sera celle de la VICTOIRE d’un GRAND JOUR contre tous ceux qui utilisent l’État pour échapper à la LOI et défendent des intérêts partisans.

Si on osait décliner la formule de Nelson Mandela de l’ANC dans la lutte anti-apartheid dans l’Afrique du Sud d’antan , ONE MAN, ONE VOTE  (Un Homme, Une Voix), je dirais que chez nous aujourd’hui il faut promouvoir la culture d’UN HOMME, UN CHOIX CITOYEN.
Ainsi les choix tribalo-communautaires en individuel ou en collectif qui sapent l’émergence d’un État-Nation Juste et Égalitaire, relèveront de l’illégalité. Il est connu que nos consciences tribalo-ethniques inhibent nos réflexions citoyennes par un déterminisme qui ne perçoit l’État que sous l’angle partisan. Dans ce cas, le Juste dans l’ensemble importe peu pour l’individu, mais c’est plutôt le gain et la sauvegarde d’un intérêt qui l’animent dans toutes circonstances. À terme, si la LOI triomphe, vaut mieux se fier au CHOIX CITOYEN qui peut rassurer en toute quiétude plus qu’aux  références tribalo-ethniques qui développent mimétisme et suivisme inconséquent de l’écrasante majorité au profit d’une infime minorité.

Pour finir, de jour en jour, nous constatons que l’extrémisme dont est taxé IRA, dévoile le caractère hétéroclite de ceux qui l’accusent. Les communautaristes zélés de tout bord  (Noirs et Blancs) ne peuvent supporter l’idéal d’un engagement trans-communautaire porté par L’IRA contre toutes les INJUSTICES (tribales, ethniques et étatiques).

K.S

La parole de Biram Dah Abeid, président d’IRA-mauritanie emprisonné avec son vice-président Brahim depuis 11 Novembre 2014

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Au nom d’Allah, bon et miséricordieux, et paix soit sur Son prophète,

De Biram Dah Abeid aux femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, parmi les abolitionnistes de Mauritanie et, à travers eux, à tous les compatriotes de bonne volonté, aux organisations et gouvernements épris de justice, de liberté et de dignité humaine, de par le vaste monde.
Chères sœurs, chers frères
Après un an et demi derrière les barreaux, me voici qui vous exprime, en nos noms, mon camarade d’infortune et moi, toute ma gratitude, de votre soutien  à nos familles et nous.
Je vous écris pour vous renouveler  mon serment d’honorer les principes et les positions qui m’ont mené dans cette cellule. Soyez sûrs que notre moral et notre détermination ne font que s’affermir, jour après jour et ce, grâce à Allah, grand et miséricordieux. C’est Lui qui nous a donné à vivre suffisamment longtemps pour célébrer le quatrième anniversaire du glorieux autodafé – volontaire et symbolique – des manuels de l’esclavage, du mensonge et de l’hypocrisie. Les livres de la honte, qui constituent une offense à Allah et à Son prophète demeurent, pourtant, le fondement de la référence juridique,  dans mon pays, la Mauritanie. Ils dénaturent le message prophétique, par la légitimation de l’offense à la dignité des humains, l’atteinte à la sacralité du corps d’autrui et l’accaparement de ses biens.
De tels traités de l’exploitation et du racisme excitent à la haine et sèment la discorde, entre frères du même pays et de la même religion. Ils ont été utilisés, par des générations de dominateurs, durant des siècles, pour assouvir des pulsions de jouissance et fructifier des intérêts égoïstes, sur l’échine de leurs semblables.
Oui, de toute délibération,  nous y avons mis le feu, en guise de gifle à l’histoire, trop longtemps assoupie ;  ainsi, le 27 avril 2012, nous dissociâmes l’infamie de la droiture. Nous rehaussions, alors,  le Saint Coran, livre d’Allah et la tolérante Sunna, où l’exemple de notre Saint Prophète enseigne la liberté et l’égalité, de l’espèce humaine et parmi les croyants. Ce fut là, pour nous, le signal d’une profonde révolution, morale et spirituelle, visant à restaurer et restituer l’Islam véritable, déconstruire et dénoncer l’hypocrisie des profiteurs qui tiennent boutique sous son auguste enseigne.
Chères sœurs et frères
L’anniversaire du glorieux autodafé revêt, pour moi, l’occasion de renouveler auprès des damnés de Mauritanie, parmi les Hratin, les forgerons, les Halpular, les Soninké, les Wolofs, les Bambaras et les Arabo-berbères, notre engagement à les soutenir, les  défendre et ce, même depuis le fond d’une cellule carcérale. Ensemble, nous vaincrons ou nous périrons. Aux oppresseurs nous réitérons l’évidence : vous nous retrouverez, toujours, sur votre chemin, tant qu’Allah nous accordera la faculté de respirer.
Mauritaniennes, Mauritaniens
Je vous engage tous, individuellement et collectivement, avec vos organisations, partis, syndicats et toutes autres modes d’associations à surmonter les différends, en cette phase délicate de notre histoire ; la situation s’aggrave, à cause du jeu dangereux auquel se livre un pouvoir sans vergogne qui use de la division, pour entériner, encore et toujours, l’usurpation de  l’autorité et le détournement du butin.
A cette fin, il s’appuie sur le « racialisme » de facto, lorsqu’il il reproduit l’épuration, en douceur, par la mise à l’écart, systématique, des ressortissants de certaines communautés, y compris dans le commandement des  forces armées et de sécurité, l’administration et les finances, le corps de la magistrature, la diplomatie, le capital privé national, l’éducation, la formation et, surtout, le magistère religieux.
Mes frères et mes sœurs, chers Mauritaniens
Le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz étrangle les libertés, sous l’apparence, fort vaine, de leur respect. Il rétrécit le champ d’action des défenseurs des droits de l’homme par les limites, graduelles, aux droits de réunion et de manifestation. Il interdit des organisations de la société civile, embastille pour délit d’opinion, censure les émissions de télévision et de radio, emprisonne les journalistes,  poursuit ses opposants et les met à la diète ; privés de toute activité professionnelle, ils rejoignent la cohorte des hommes d’affaires qui subissent ses tracasseries et en récoltent la ruine, quand ils s’abstiennent de lui prêter allégeance.
Mesdames et Messieurs les Mauritaniens
Aux côtés des victimes de l’esclavage traditionnel et du racisme d’Etat, se retrouvent celles des prisons secrètes, des  simulacres de procès, de la spoliation foncière et des milliers de travailleurs damnés des mines, des usines et des ports.
Toutes les franges de la société mauritanienne ont souffert, d’une façon ou d’une autre, d’un si grave degré de mépris pour les lois ;  tandis que pointe, aujourd’hui, une avidité supplémentaire au parjure, le minimum de lucidité, requiert, de nous tous, le sursaut.
Mes chers frères et sœurs
Fils et filles de la Mauritanie, l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) tend la main de la réconciliation et de la fraternisation, à tous les Mauritaniens, individus, groupes, organisations, partis politiques pour l’élaboration et le respect d’une Charte nationale d’honneur et de paix, sur la base des préceptes du Saint Coran et des standard du droit  international. Le code de conduite et de concorde se reconnaît la priorité du retour à la fraternité islamique véritable, aux principes de la citoyenneté dans un Etat, protecteur et – non détracteur – de ses ressortissants. .
Le premier acte de cette renaissance au devoir et à la dignité, réside dans l’injonction de l’union sacrée, pour défendre la Constitution de la République Islamique de Mauritanie.
M’en remettant à Allah…..

Biram Dah Abeid
26 avril 2016

Source crédit : Repris via réseau de la mouvance abolitionniste.

Encore une distinction internationale pour le combat pacifique d’IRA

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

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Ses principaux leaders séquestrés, militants réprimés et sauvagement torturés à longueur de sit-in et manifestations pacifiques, toujours frappée d’une interdiction administrative d’exercice de la liberté d’expression, IRA vient de remporter le prestigieux Prix Lawson James 2016, pour le combat non-violent, décerné par le Centre International sur la Résolution Non-violente de Conflits, à  Boston (Massachusetts, USA). La distinction, du nom du révérend Lawson James, compagnon de lutte de Martin Luther KING, récompense le mouvement « pour son combat  non-violent et son  action pour libérer les esclaves et  vaincre l’esclavage en Mauritanie ». En 2015, elle avait a été décerné au Palestinien  Iyad Burnat et en 2014 à Jacques Semelin, ancien directeur exécutif de Greenpeace International.
L’exceptionnelle marque de reconnaissance et de respect, dont la cérémonie sera organisée le 22 juin, en présence du Révérend James, arrive quelques mois après la Tulipe (Hollande), le Front-Line (Irlande) et le Prix des droits de l’homme, attribué par l’ONU, à IRA et son président Biram Dah Abeid ainsi que celui de la ville de Weimar en 2011.
En dépit des campagnes réitérées de diabolisation et de calomnies, IRA poursuit son combat, résolu et sans violence, pour arracher les droits des esclaves à se libérer et des anciens esclaves à exiger leur réhabilitation, pour une vie digne en Mauritanie. IRA continuera à dénoncer le racisme et l’exclusion, sous toutes leurs formes et où qu’ils se nichent. Dès à présent, elle en réclamera la réparation – matérielle et symbolique – sur ce qui reste le carburant de la domination, en l’occurrence les ressources de l’Etat.
IRA dédie le prix à l’ensemble des personnes qu’elle a libérés ou aidé à libérer, aux amis de la lutte et surtout, aux militantes et militants, toujours mobilisés malgré l’adversité et le peu de moyens dont ils disposent.
Aux dominateurs de naissance et à leur dispositif d’intimidation, servi par l’Administration qui les protège, IRA réaffirme sa résolution de ne jamais faiblir, jusqu’à atteindre le dernier esclave dissimulé, rendre l’ultime lopin de terre spolié, faire oublier le souvenir même des concubines abusées….
Ni la prison, ni l’assèchement des sources de financement de nos activités, encore moins les infiltrations policières et tentatives de déstabilisation, ne viendront à bout de notre détermination à éradiquer l’esclavage en Mauritanie, pour rebâtir, enfin, l’Etat de droit où seule la citoyenneté dicterait ses devoirs.
IRA remercie les instances du Prix Lawson James, de l’insigne encouragement à persévérer sur la voie de la non-violence, dans l’ornière des grands hommes, tels Martin Luther King et ses disciples.

La Commission de Communication                                                                   Le 25 avril 2016