● Ghamou Mint Achour Ould Salek, de la « Gazra d’Arafat » à la chambre des députés

Elue pour le compte de la coalition RAG/SAWAB, à l’issue des élections législatives, communales et régionales de mai 2023, Ghamou Mint Achour est un député atypique, car elle ne répond pas au profil-type du député mauritanien, grande famille, forte tribu, richesse et influence. Epouse d’un manœuvre, sans travail, avec une instruction moyenne, Ghamou Mint Achour habite dans une « Gazra » (squat) fraichement lotie. Elle est issue du bas-peuple et d’une famille très pauvre. Seul son combat de militante chevronnée du mouvement IRA pouvait la hisser au sommet de la République. Portait.

Députée Ghamou Mint Achour – Crédit IRA (avec son autorisation)

La taille frêle, les yeux enfoncés mais pleins d’énergie, Ghamou Mint Achour est une femme endurcie de la communauté Harratine, avec les stigmates de bucheuse qui s’est forgée à contrecoups, face aux vicissitudes de la vie. C’est une mauritanienne porteuse de toutes les valeurs de la société, de ses rêves et de ses ambitions légitimes. Elle est décrite par son entourage comme pas très caractérielle, calme habituellement, mais vindicative quand il le faut, colérique parfois. Elle est membre active et engagée dans le combat de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA).

Son élection comme députée, son écharpe frappée aux couleurs nationales, tout cela ne lui est pas monté à la tête. Elle ressent cependant une immense fierté. « Mes impressions sont indescriptibles aujourd’hui ; c’est presque un rêve car sans moyen financier, issue d’une famille très pauvre, je me voyais mal accéder au Parlement » témoigne-t-elle.

Tout cela, selon elle, est l’œuvre de son leader, Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA. « Je remercie mon leader Birame Dah Abeid qui a permis une telle révolution, car d’habitude n’accèdent au parlement que les gens riches ou issus de familles riches, soutenues par une force tribale ou des forces de pression très fortes. Devenir parlementaire, sans un sou, et être choisie parmi des centaines de militants, ne peut que me rendre fière de mon combat au sein de IRA et rendre grâce à Allah puis à mon président Birame » a-t-elle soutenu.

Des ruelles de Satara à la « Gazra d’Arafat »

Ghamou Mint Achour est née en 1979 à Satara, quartier populaire de Rosso dans la région du Trarza. Son père, Achour Ould Saleck, gère une petite boutique. A l’âge de 8 ans, Ghamou assiste au divorce de ses parents. Sa mère, Selemha Mint Mahmoud, s’installe à la « Kebba » de Nouakchott (bidonville) et se lance dans le commerce de légumes et de poissons au marché marocain. La petite Ghamou reste avec sa tante et sa grand-mère à Rosso, puis rejoint en 1990 sa maman à Nouakchott. La famille squatte plus tard un espace à la « Gazra d’Arafat » au milieu d’autres familles pauvres qui n’ont pas les moyens de s’acheter un terrain ou de louer une maison. Leur demeure est faite de plaques de bois et de zincs.

Ghamou entre à l’école à l’âge de 11 ans, fréquente le collège des Jeunes Filles, elle et sa grande- sœur, Jemal Mint Achour. En 3ème année, elle rate le brevet et ne peut plus poursuivre ses études. Sa mère s’était remariée et il fallait quelqu’un à la maison pour s’occuper des enfants, de la cuisine et des travaux domestiques. Pour renforcer les revenus de la famille, sa grande sœur interrompt elle aussi ses études et se lance dans le commerce de légumes et de poissons comme sa mère.

En 1999, Ghamou se marie avec un manœuvre, le père de ses huit enfants. Sa fille aînée est aujourd’hui mariée et les autres sont encore enfants. Pour s’occuper, elle coud des habits et les vend. Puis, elle est embauchée par la société Pizzorno, société française chargée de la collecte et du traitement des déchets solides à Nouakchott. Elle perçoit un salaire mensuel de 28.500 UM (anciennes). En 2014, le contrat de Pizzorno est rompu par le gouvernement mauritanien. Ghamou Achour se rend alors en Arabie Saoudite pour un travail de domestique. Elle n’y reste que 3 mois avant de revenir au pays. Les Saoudiens la traitaient comme une esclave avec un travail dur et sans répit.

IRA, un combat pour les droits humains

« J’ai rejoints le mouvement IRA en 2011, mais mon véritable engagement date de 2012, lorsque Birame a brûlé les livres qui justifient les pratiques esclavagistes et qui régentent la pratique religieuse dans le pays » explique-t-elle.

La première fois qu’elle a pris contact avec Birame et le mouvement IRA, c’est lorsqu’elle était encore employée à Pizzorno. Toute une famille l’avait bastonnée quand elle leur a demandé de ne pas jeter des ordures alors qu’elle venait juste de nettoyer. L’affaire est portée à la police et la famille agresseur ameute toute la tribu. Ghamou allait perdre la bataille à cause de la forte influence de ses adversaires. Mais l’intervention des activistes d’IRA va faire tout basculer. La justice condamne ses agresseurs. Elle emporte le procès. Cette affaire va bouleverser toute sa vie. Elle et sa famille intègrent le mouvement IRA et participent depuis, à tous ses combats. Quelques mois plus tard, c’est l’autodafé de Riadh (département de Nouakchott appelé aussi PK) et l’incinération des livres de référence islamiques en Mauritanie.

Ghamou, un symbole pour les droits humains

Ghamou Mint Achour s’est forgé un nom au fil des manifestations. Son courage devient le symbole de la lutte pour les droits humains au sein du mouvement IRA. Elle gagne des galons dans la hiérarchie des combattants de la liberté. C’est surtout cette image virale d’elle, le bras sous un plâtre qui en fera l’icône de la lutte IRA. Ghamou et sa sœur ont eu en effet le bras cassé suite à une charge violente des forces de police lors d’une manifestation.

« J’ai subi beaucoup de violences policières et plusieurs arrestations, la dernière, c’était à Kiffa, il n’y a pas longtemps ; je suis restée six jours à la brigade de gendarmerie » témoigne-t-elle.

Ghamou et les ambitions d’une Mauritanie réconciliée

Ghamou estime que le peuple mauritanien aspire à être dirigé par un gouvernement civil et républicain. « Ce changement-là, c’est l’objectif de notre mouvement. Nous œuvrons pour l’égalité entre les Mauritaniens, que tous les enfants puissent jouir des mêmes opportunités d’études et qu’ils puissent également accéder à des emplois d’une manière équitable. Nous luttons pour l’égalité et la justice pour que tous les citoyens mauritaniens soient soumis aux mêmes règles de droit » explique-t-elle.

A propos de la trêve entre Birame et Ghazouani

Suite à la forte campagne menée contre Birame Dah Abeid, après le deal qu’il aurait passé avec Ghazouani et qui a provoqué le départ de plusieurs cadres du mouvement IRA, Ghamou assène sans ambages : « ils ont menti ».

Selon elle, la plupart des départs a été suscité par les Renseignements Généraux (RG) à travers le pouvoir de la corruption et l’appât du gain. « Ce qui s’est passé, souligne-t-elle, c’est un apaisement voulu par le président Ghazouani qui a invité Birame, et d’autres leaders de l’opposition, à discuter des problèmes du pays pour leur trouver des solutions ».

Cette négociation ne s’est pas faite sous la table, d’après Ghamou, qui ajoute que Birame a été très transparent dans sa démarche. Elle précise qu’il a consulté tous les militants du mouvement IRA et du parti Refondation pour une Action Globale (RAG) en gestation, pour leur demander leur avis sur cette trêve souhaitée par le régime de Ghazouani qui venait d’être élu suite à la présidentielle de 2019.

Ce que Ghazouani a mis sur la table, avance Ghamou, personne ne pouvait être contre, améliorer les conditions de vie des populations, engager de grandes réformes de développement, lever l’interdiction contre la reconnaissance des associations et des partis politiques.

Elle explique que malgré tout, Ghazouani a son projet de société comme Birame a le sien, en plus de ses ambitions présidentielles. Selon elle, ils ne pouvaient converger que dans le cadre d’une vision basée sur la justice, l’équité et l’égalité entre tous les Mauritaniens, sur la jouissance des droits fondamentaux, la fin des emprisonnements abusifs, entre autres. « C’est sur cette base que Birame, comme d’ailleurs tous les leaders de l’opposition, se sont entendu avec Ghazouani. » ajoute-t-elle précisant que cela ne doit pas être avancé comme raison pour quitter le mouvement IRA. « Nous ne sommes pas dupes et nous savons les raisons de tant de dissidence » susurre-t-elle.

Membre de la Commission Affaires Islamiques

Au sein du Parlement, Ghamou est membre de la commission des affaires islamiques où elle compte jouer un rôle par rapport à tous les avis qui seront portés sur les textes de loi qui passeront devant cette commission. Elle s’engage ainsi à faire ressusciter tous ces projets de loi qui dorment dans les tiroirs, à contribuer à la réforme du système éducatif et de santé, ainsi qu’à consolider la place de la société civile.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2023/07/10/ghamou-mint-achour-ould-salek-de-la-gazra-darafat-a-la-chambre-des-deputes/?fbclid=IwAR2sxTytfoM5eg3jYvKbByr1H3ISYnIRQmB94bP7Yh3wWWO_qToTBxv_Zfg

● MORT NEBULEUSE DE OUMAR DIOP ET MOUHAMED OULD LAMINE : BIRAM DAH ABEID CONDAMNE LA MASCARADE

C’est à travers une déclaration via les réseaux sociaux que le chef de file de l’opposition mauritanienne a dénoncé les conclusions de l’autopsie commanditée par les autorités de la République islamique. Avec un raisonnement cartésien le président de l’IRA a démonté ce qu’il qualifie de mensonge d’Etat.



Pour lui, si réellement Oumar Diop était victime d’une agression telle que soutenue par les limiers sa place aurait due être à l’hôpital et non au niveau des cellules où des flics font régner leur loi. Mieux, Birame rejette d’un revers de la main les conclusions de l’autopsie qui explique la mort de Oumar Diop par une overdose de cocaïne. Le militant des droits de l’homme soutient que la thèse de la drogue n’est qu’une mascarade fantaisiste destinée à cacher la réalité d’un assassinat au peuple épris de justice. Il condamne dans la même lancée la nébuleuse qui entoure la mort de Mouhamed Ould Lamine, un haratine dont les droits sont toujours bafoués par un système qu’il qualifie d’esclavagiste.
Ainsi donc le chef de l’opposition mauritanienne réclame plus de transparence. Et cette transparence sans subordination de témoin. Histoire de lancer un appel pour protéger Fousseyni Soumaré entre les mains des limiers qui tiennent à bafouer sa liberté d’expression comme c’est le cas avec les activistes bâillonnés par une dictature bien organisée. Le président Biram a bouclé sa déclaration par une reconstitution de son interrogatoire dont le seul but est le bailonner. Ce qu’il entend combattre jusqu’au dernier souffle.


Mouhamadou Ba

©️ crédit source : https://iodenews.com/2023/06/14/mort-nebuleuse-de-oumar-diop-et-mouhamed-ould-lamine-biram-dah-abeid-condamne-la-mascarade/

● Birame Dah Abeid libéré après avoir gouté aux geôles de Ghazouani

Le leader antiesclavagiste et député réélu lors des consultations du 13 mai 2023, Birame Dah Abeid, a été libéré tard dans la nuit du jeudi 25 mai, après deux jours de détention.

Homme politique le plus persécuté ces dernières années, le leader antiesclavagiste et deuxième personnalité politique de la Mauritanie après les présidentielles de 2014 et de 2019, Birame Dah Abeid, vient de gouter aux geôles de Ghazouani, avant d’être libéré.

Arrêté le 24 mai, au lendemain d’une conférence de presse au cours de laquelle il avait déclaré les élections locales et législatives du 13 mai 2023 de nulles et non avenus, à l’instar des partis de l’opposition et de la majorité, il a été libéré après deux jours d’arrêt à la Direction de la Sûreté, puis au Commissariat anti-terroriste.

Il avait déclaré lors de la conférence de presse animée le 23 mai que « si les résultats des élections devaient être maintenues, les Mauritaniens libres ont le droit de porter les armes ». Ces propos d’abord déformés par certaines officines, lui auraient valu son interpellation le lendemain.

Conduit à la Direction de la Sûreté Nationale où il passera deux jours, ses partisans venus protester contre son arrestation seront sévèrement réprimés. Plusieurs blessés dont certains graves ont été recensés dans leurs rangs, sans compter une vingtaine d’arrestations. Son épouse et d’autres militantes dont une député nouvellement élue, ont été larguées hors de Nouakchott.

La même soirée, information lui sera donnée qu’il est désormais en état d’arrestation, alors qu’au début, il s’agissait d’une simple convocation. Son épouse et son avocat se virent refuser le droit de visite. S’en suivit, son transfert vers le commissariat anti-terroriste, ce qui signifiait, selon certains observateurs, son éventuel inculpation pour terrorisme, donc une détention spéciale et un régime spécial qui devaient le priver de ses principaux droits. L’affaire se dirigeait vers un scénario catastrophe.

Ses avocats constitués, dont le bâtonnier Cheikh Ould Hinidi, évoqueront dans un communiqué largement diffusé, l’illégalité de sa détention, et la violation de son immunité parlementaire.

L’après-midi, au cours du meeting populaire organisé à Nouakchott, les partis de l’opposition exigèrent sa libération sans condition. Dans la foule, des centaines de photos géantes à son effigie étaient brandies par les militants, au milieu de cris stridents « nous sommes tous Birame ».

Accueilli chez lui tard dans la nuit par des dizaines de partisans qui l’avaient accompagné après sa libération, Birame Dah Abeid a déclaré que ses propos étaient un cri d’alerte face à l’obstruction totale de tout espoir d’une alternance pacifique par les urnes. Il donnera l’exemple du coup d’état manqué de 2003 contre Ould Taya après les élections truquées où il n’avait laissé à Ould Daddah et à Messaoud Ould Boulkheir que 3% chacun, soulignant que c’est ce coup d’état avorté qui conduira à la fin de son règne deux années plus tard, en 2005.

Et de réitérer que si Ould Ghazouani persiste dans cette volonté de poursuivre son règne par des hold-up électoraux, d’autres Mauritaniens libres et dignes (parmi les forces armées et de sécurité) peuvent également prendre les armes pour le renverser.

Après le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz où il avait gouté ses geôles à plusieurs reprises, Birame Dah Abeid vient de gouter à ceux de son successeur Ould Ghazouani. Est-ce le premier d’une longue série ?

Une conférence de presse est prévue vendredi 26 mai 2023 au siège de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), du président Messaoud Boulkheïr.

Cheikh Aïdara

©️ source : https://aidara.mondoblog.org/2023/05/26/birame-dah-abeid-libere-apres-avoir-goute-aux-geoles-de-ghazouani/

● Communiqué du pool d’avocats du député Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie

Nous, pool d’avocats engagés à soutenir le Président du mouvement IRA-Mauritanie et Député à l’Assemblée nationale mauritanienne, élu en date du 13 Mai 2023, Monsieur Biram Dah ABEID qui a été arrêté arbitrairement dans la matinée du mercredi 24 Mai 2023, proclamons :
– que l’arrestation du député BIRAM DAH ABEID à son domicile dans la matinée du mercredi 24 Mai, est illégale et viole l’article 50 de la constitution qui stipule : « Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou des votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions ». Le même article ajouté que : « Aucun membre du Parlement, ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’Assemblée dont il fait partie. »
Le député BIRAM DAH ABEID a le plein droit, en tant que simple citoyen, d’exprimer son point de vue en vertu de l’article 10 de la constitution qui fait obligation à l’Etat de garantir la liberté d’expression.
De surcroît, il est de son devoir, en tant qu’homme politique et député à l’Assemblée nationale, de s’acquitter de ses obligations et responsabilités par les conseils et mises en garde des autorités politiques et exécutives sur ce qu’il croit servir au mieux l’intérêt national conformément à l’article 11 de la constitution.
– Vu l’alinéa 2 de l’article 13 de la constitution qui stipule que : « Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou puni que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle prescrit ».
– Vu l’article 50 de la constitution, loi suprême de la Mauritanie qui précise que : « Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions émis par lui ».
– Pour toutes ces considérations précédemment citées, nous estimons que l’arrestation d’un député et homme politique sans support légal, est indigne d’un État de droit comme l’est notre chère patrie et qu’elle constitue une grave erreur qu’il faille rectifier au plus vite.
Nous exigeons la libération immédiate du député BIRAM DAH ABEID par respect de la constitution et des lois de la République Islamique de Mauritanie.

Nouakchott, le 25 Mai 2023


– Bâtonnier, Maitre Cheikh Ould Hendy
– Maitre Zayed El Mouslimine Ould Melainine
– Maitre Ahmed Ould Ely

● L’arrestation du député Biram Dah Abeid : La section Europe du parti RAG dénonce et appelle à la mobilisation de la diaspora pour le 27 mai contre le représentant Insaf du système.

En Mauritanie après la fraude électorale du 13 mai 2023, les arrestations commencent. Ce mercredi 24 mai 2023, le leader politique, l’honorable député Biram Dah Abeid a été arrêté et conduit à une destination inconnue par la police des autorités de Nouakchott. Au sortir du premier tour des élections générales (municipales, régionales et législatives) marquées par de gros manquements en terme de transparence – déjà en amont-, plusieurs voix du paysage politique ont dénoncé avec vigueur. C’était le cas du côté du pôle de l’alternance porté par le leader abolitionniste M. Biram Dah Abeid (réélu député national) lors d’un point de presse tenu mardi 23 mai 2023 à Nouakchott. À l’occasion il a indexé vigoureusement les pratiques et comportements des autorités étatiques lors du scrutin. Ces derniers temps post premier tour, un informaticien de la Ceni (vassalisée aux services du ministère de l’intérieur) avait été mis à l’écart pour manipulations et fraudes dans les données de résultats en ligne. L’honorable député Biram Dah Abeid a tiré la sonnette d’alarme dans son intervention à l’endroit du système de gouvernance injuste, sur l’étouffement grave que subit le peuple. Et ce dernier acculé sans perspectives d’ouverture démocratique peut être amené à utiliser d’autres méthodes pour se libérer.
Son arrestation ce jour est une énième provocation d’un pouvoir politique en panne de lucidité dans sa gouvernance tribale et discriminatoire.

● Nous dénonçons cette arrestation et prenons à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur son cas.

● Nous appelons à une forte mobilisation des forces politiques progressistes de la diaspora mauritanienne en Europe, pour faire barrage au représentant du système, le candidat Insaf qui sera face à notre candidat Dr Ba Boubou lors du second tour attendu ce samedi 27 mai.

Il est l’heure plus que jamais de renvoyer le suppôt aphone d’un régime oppresseur, militaro-tribal et féodalo-affairiste qui ne mérite aucunement notre confiance par les urnes.

24 mai 2023

Parti RAG-France

● Mauritanie | Précamapgne électorale : grand rassemblement de la jeunesse du Pôle de l’alternance à Nouakchott.

Dimanche 26 février 2023 à l’ancienne Maison des jeunes, un grand rassemblement initié par la jeunesse du pôle politique dénommé Pôle de l’alternance a eu lieu dans une ferveur populaire. Prestations artistiques et speechs politiques de motivation de plusieurs intervenants dans toutes les nationales, l’événement se veut marquant une grande rentrée dans la capitale mauritanienne pour le député Biram Dah Abeid et ses partenaires après le périple marathon à l’intérieur du pays durant plusieurs semaines.



Lors de sa prise de parole, le leader abolitionniste et député national depuis 2018 à fait appel au peuple pour un vote massif pour les listes du pôle de l’alternance lors des élections du mois de mai prochain. À tous les niveaux : municipal, régional et législatif, il faut engranger un maximum d’élus pour donner force à la voie de l’alternance au sein des instances de gouvernance démocratiques.

À ce jour le Pôle de l’alternance est composé comme suit : Rag – Sawab – Manifeste Haratines – Afcd – Fnc – Afmfa – Al Assala. Le Parti RAG (Refondation pour une Action Globale) l’aile politique d’IRA-Mauritanie, n’est pas toujours reconnu par les autorités mauritaniennes. Pourtant il est porteur d’idéaux et porté par aura sociale et militante de la personnalité de Biram dans l’opinion publique à travers l’ensemble du pays.

Le député BDA arrivé deuxième aux présidentielles de 2014 et 2019, se positionne pour l’échéance de 2024.



✍️🏿KS pour le BLOG

● La tournée de mobilisation de pré-camapgne du député Biram Dah Abeid au Guidimagha | Portée sociale et citoyenne d’un homme d’Etat

• En lien YouTube l’élément vidéo du blogueur SD contenant le discours public du député Biram Dah Abeid à Dafort 02/02/2023

Il est sans conteste l’homme public qui aura plus parcouru le territoire mauritanien depuis une décennie. Biram sonne au cœur du peuple profond. Cette figure emblématique du militantisme droit-de-lhommiste pacifique en Mauritanie, est à l’aise avec toutes les communautés nationales. Député national à l’assemblée depuis 2018, le natif de la région du Trarza, récipiendaire de nombreuses distinctions internationales dont le Prix Onusien 2013 pour la défense des droits humains, ne se reconnaît pas une star ointe d’infaillibilité en Tout, mais plutôt une étincelle phare qui scintille l’Espoir pour un État de droit plein et entier.

Le candidat arrivé deuxième aux présidentielles de 2014 et 2019 derrière les candidats du système militaro-politique qui domine le nœud régalien de l’état mauritanien depuis un certain 10 juillet 1978 (premier coup d’état militaire qui renversa feu Moktar Ould Daddah). Ce système qui refuse de lui reconnaître une émanation légale de son aura politique et sociale qu’on ne peut contester. L’aile politique de sa mouvance, le parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale) subit toujours un blocus ministériel.

Comme dans d’autres régions du pays en d’autres temps, le leader abolitionniste du mouvement IRA-Mauritanie et sa dynamique délégation ont effectué un périple dans la région du Guidimagha. En mission de sensibilisation politique avec le parti Sawab et ses partenaires dans la coalition en consolidation (l’alliance démocratique), le député BDA a visité villes , villages, campements et diverses localités pour prêcher sa vision et son espoir pour une Mauritanie d’égalité et de bonne gouvernance étatique. En ligne de mire, les échéances électorales (municipales, régionales et législatives) annoncées pour les mois à venir, et aussi l’élection présidentielle de 2024. Partout la ferveur des masses était au rendez-vous pour la délégation, ainsi nous espérons le même dynamisme pour les résultats électoraux à venir en faveur des candidats du Droit et de la Justice Citoyenne.

Concernant le volet lié aux frictions sociales dans la communauté sooninké sur la question de l’esclavage par ascendance, j’ose reconnaître que le député Biram mérite le soutien de tous les progressistes pour épauler son courage et sa finesse d’engagement sérieux pour servir la paix et la justice. Ainsi si tous députés et tous les élus d’une manière générale issus de la communauté sooninké avaient opté franchement et courageusement pour parler avec pédagogie aux uns et aux autres du fond problématique de cet esclavage sociétal et de la loi, comme l’honorable député Biram Dah Abeid l’a fait, beaucoup de tensions auraient été évitées. Et également les aspirants candidats qui se déclarent tous azimuts sous diverses colorations politiques, seront suivis de près par rapport à leurs positions sur cette tare sociétale (l’esclavage par ascendance et son apologie) dans nos localités. Aucunement on ne pourra prêcher pour l’égalité et la justice à l’échelle nationale et fuir ces mêmes notions dans sa propre communauté sociolinguistique. Cela ne peut pas coller à terme, il faudrait réajuster notre logiciel et soigner notre langage en conséquence ici et là-bas…!

La sérénité sociale intra-communautaire par la justice sociale est gage de tous les projets de développement multidimensionnel dans nos terroirs.

Les progressistes, les vrais, devront oser se libérer et libérer nos personnes âgées « culturellement » esclavagistes d’une part et esclavagisés d’autre part. Pour se faire, il faut impérativement démasquer les hypocrites qui font et laissent faire l’abjecte promotion sociale de cet esclavage coutumier la nuit et jouent à l’esprit ouvert le jour face une autre audience. D’ailleurs ce sont eux qui piégent les personnes âgées dans un engrenage provocateur par les coutumes esclavagistes et discriminatoires dans les villages.

En observant de près, quand les uns et les autres, les « culturellement » esclavagistes et les abolitionnistes sooninkés rencontrent et confessent auprès du député BDA, ils expriment leur espoir en lui pour contribuer à atténuer les frictions ou les solutionner même. Une approche qui dénote une certaine appréciation morale et d’espoir sur sa personnalité.

● Lire lien d’archive 2019 https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/06/18/mauritanie-presidentielle-2019-la-tournee-du-candidat-independant-biram-dah-abeid-au-guidimagha-photoreportage-sur-letape-de-dafort/

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● Mauritanie : plusieurs mineurs en esclavage et déni public | IRA-Mauritanie



Note d’investigation, 24 janvier 2023


Le 20 janvier 2023, à l’occasion d’un droit de réponse au journal en ligne senalioune.com, le Commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile réagit à la question perpétuelle de l’esclavage, en République islamique de Mauritanie. La réfutation s’articule, comme d’usage au sein du personnel de l’Etat, autour des arguments du déni et de la relativisation. A en croire le haut responsable de l’Exécutif, les associations locales de défense de la dignité de la personne n’ont pu présenter, au rapporteur spécial des Nations unies, que « 2 cas d’esclavage présumé, déjà pendants devant la justice ». Ce niveau d’imprudence rhétorique expose, le propos, à une réfutation d’autant moins discutable qu’elle s’appuie sur la chronologie des faits. Ici, foin de lyrisme et de slogans, les situations individuelles parlent assez.

Ainsi, l’affaire la plus récente démontre-t-elle la permanence du défi et sa dissémination protéiforme au travers du territoire. Le 20 janvier courant, le section Ira de Zouérate, ville minière de la région du Tiris Zemmour et siège du principal employeur du pays après l’Etat, reçoit un appel au secours, de la part d’une victime collatérale de la servitude sous contrainte. Le sieur Yekber ould Salem révèle la rétention, de ses enfants, par leurs maîtres traditionnels, en l’occurrence dame Khadijetou mint Weyahi et sa sœur Moimya. La première habite à F’dérick, la seconde quelques kilomètres plus loin, à Boudarka. Les deux prétendent que le géniteur, désormais séparé de son épouse servile, n’a aucun droit sur la progéniture ; la mère appartenant à la famille maure Ehl Weyahi, les enfants relèvent du même régime de possession privée, grâce aux prescriptions de la charia, selon le modèle sunnite, de rite malékite, d’ailleurs consacré et insusceptible de critique, en vertu du code pénal de la Mauritanie. Les mineurs en captivité chez leurs propriétaires sont 3 garçons Said ould Yekber Salem, Cheikhani ould Yekber Salem et Kenkou ould Yekber Salem et 2 filles Nezaha mint Yekber Salem, et Bigue Yekber Salem. Parmi leur fratrie parvenue à l’âge de discernement – tels Moustapha ould Yekber Salem, Khdeija mint Yekber Salem, Lalla mint Yekber Salem- tous ont fui vers d’autres centres urbains où prévalent l’anonymat, les opportunités de travail et la solidarité des affranchis.

Le vendredi 20 janvier 2023, passées 10 h, Yacoub Faye et Yacoub Abdi, respectivement coordinateur et membre du bureau régional de l’Ira, accompagnent le plaignant, Yekber ould Salem, à la brigade de gendarmerie de F’Dérick ; aussitôt, ils y remettent une plainte au commandant Tiyib ould Dah. A 11h 30, les forces de l’ordre interpellent l’auteure du crime allégué, Khadijetou mint Weyahi, âgée de 28 ans. Cependant, en gardien fidèle du système d’impunité qui a pris l’habitude d’imputer, aux militants abolitionnistes, le grief d’incitation à la révolte, le procureur de la république du tribunal de Tiris Zemour Mr Mohamed Vall ould Mouchtaba empêche, les activistes, d’accompagner le père, durant ses démarches ; aux yeux du magistrat du Parquet, l’organisation Ira est récente, d’où son éviction de la faculté d’ester en justice, alors que l’association, dès 2008 n’a jamais cessé d’assister les requérants, notamment les femmes et les enfants. Cependant, convient-il de le rappeler, malgré la qualification « crime contre l’humanité », les contrevenants arrêtés au titre de l’enquête, parfois en flagrant délit, bénéficient, tôt, de la liberté conditionnelle. La procédure peut s’étendre, s’éterniser, en vue de décourager l’ardeur des lanceurs d’alerte et d’éroder la patience, des victimes, à obtenir réparation : Arafat -Nouakchott-Bassiknou, Aïn Farba-Aïoun, Diaguili-Guidimagha, Aleg-Brakna, Eguenni Ehl Taleb-Tintane, Nouadhibou Tiris Zemmour…

Aux fins de rafraichir la mémoire du ministre et celle, manifestement distraite de ses services, nous les prions et demandons, à l’opinion, d’écouter le témoignage d’un adulte séparé des siens, par la rigueur d’une pratique d’inégalité de race, à justification religieuse, qui se perpétue depuis au moins 10 siècles, sur le sol de l’actuelle Mauritanie ; quelques jours après, suivant ainsi une jurisprudence du réel, l’orateur se dédit, sous la pression des autorités et de la tribu, alors que le Commissariat diligentait plutôt une enquête:

https://fb.watch/ibBEcg1TkN/

A l’adresse du Commissariat aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, nous tenons, dessous, preuves, à l’appui, le décompte des litiges relevant de l’esclavage contre les noirs d’origine subsaharienne ; les liens s’étendent de 2019 à 2023 ; aussi, nous sollicitons-nous, du ministre et de son département, le droit à une confrontation constructive, des chiffres et des exemples de contentieux, afin d’harmoniser les informations, en guise de préalable à un partage des tâches, aussi apaisé que pratique, de préférence avec le concours des partenaires étrangers de la Mauritanie. Nous exprimons, ici notre entière disponibilité à l’exercice.

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Blanchiment-et-recel-d-esclave_a15266.html

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-encore-un-cas-d-esclavage-traditionnel-sur-mineur-audio_a18131.html

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Esclavage-sur-mineur_a18215.html

https://www.chezvlane.com/Mauritanie%C2%A0-encore-une-enfant-noire-cible-d-esclavage_a27219.html

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-attention-au-village-de-Diaguily-on-brule-vif-les-esclaves-recalcitrants_a26412.html

https://www.chezvlane.com/Alerte-d-IRA-Mauritanie-Recel-et-blanchiment-d-esclavage-en-cours_a25132.html

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Esclavage-ethnicite-coercition-et-spoliation_a22883.html

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Sevices-sur-un-descendant-d-esclaves-age-de-13-ans_a29029.html


Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)

● DIALLO Hamath de Fouta média est-il journaliste ou blogueur ? | Par Moussa SOUMARE




Il faut séparer le grain de l’ivraie. Ce sont des apprentis journalistes de votre espèce qui ternissent l’image de l’une des professions les plus prestigieuses, et sans doute l’un des piliers de la démocratie.

En effet, un journaliste se fait respecter par la qualité des sujets qu’il traite mais surtout par la vérification des faits avant de les rendre public et sur la base de la multiplication des sources.

Voilà, un journaliste qui accuse le député Biram Dah Abeid d’avoir bénéficié d’un terrain de la part des Autorités dans le dessein de nuire à l’image, et l’intégrité morale de l’homme.

Cette information est fausse. Un pire fantasme qui est contraire aux principes du journalisme basés avant tout sur les faits, des faits sacrés comme en matière criminelle.

Vous déformez volontairement la vérité pour vous en prendre sans élégance à une personnalité publique à travers des allégations et des contrevérités indignes.

Je vous apprends que la désinformation et la manipulation de l’information sont redoutables pour le journaliste et pour la société. En vous faisant remarquer tristement dans cet exercice, vous exhibez vos limites et médiocrités, parce que votre copie ressemble à celle d’un mauvais élève qui a besoin de cours de renforcement de capacité voire de prise en charge individuelle.

Je vous apprends que ce sont tous les députés de l’Assemblée Nationale qui ont bénéficié de cette largesse du Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Et puisque Biram Dah Abeid est député, il a bénéficié de facto de cette attribution de terrains. Quoi de plus normal !

Ce n’est pas votre première sortie haineuse contre le Président d’ IRA. Désormais, c’est votre activité de prédilection qui vous amuse, telle une obsession. On se demande pour quel dessein, et à qui profite le crime ?

Media Fouta est visiblement loin des valeurs du Fouta. Le Fouta est connu pour l’hospitalité, la probité, l’honnêteté et répugne la honte et la compromission.

Sans être journaliste, je vous apprends qu’avant de publier une information, il faut la vérifier et procéder à son recoupement. En effet, la diffamation est punie par la loi, elle est la preuve de l’irresponsabilité et du manque de professionnalisme d’un journaliste.

Moussa SOUMARE

● Mauritanie : Un parlementaire islamiste ose l’apologie de l’esclavage | Par IRA-Mauritanie

Note d’alerte

Nouakchott, le 20 décembre 2022


Le 18 décembre 2022, à la faveur d’un audio en partage sur les réseaux sociaux, le député Elkotob ould Emmat, du parti islamiste Tawassoul, réplique à certains de ses camarades, en l’occurrence Mohamed Jemil ould Mansour et Mohameden ould Mohamed Ghoulam, tous deux partisans d’une lecture progressiste de la Charia. Il se livre, alors, à une glorification explicite de l’esclavage, selon le livre saint et la tradition (Sunna) ; ainsi, pousse-t-il la témérité, au point de rejeter, les militants de l’abolition, dans les ténèbres de la mécréance (Kofr) et les menace du châtiment divin, à l’heure de la résurrection. A mainte reprise, sollicitant des citations du Coran, des hadiths et de l’épopée des califes successeurs du Prophète (Psl), il justifie, arguments à l’appui, l’inégalité entre les humains, par la volonté de Dieu. Dans la bouche de l’honorable, le propos, dont nous reproduisons la teneur traduite, en annexe, ne manquera d’écœurer la communauté des gens civilisés.
Or, malgré le caractère univoque de ses paroles, nettement audibles ici, Elkotob ould Emmat, se fend, le même jour, d’un communiqué de reddition oblique où il relativise la teneur de l’enregistrement : usant d’un sens consommé du dédoublement de soi, il prétend n’avoir rien proféré de scandaleux, sauf à exposer et commenter le débat sur les clauses du droit musulman, durant le siècle inaugural de la Umma.

La feinte s’avère grossière et d’une hypocrise si manifeste qu’elle ne saurait emporter l’adhésion, à moins d’épuiser, à cette fin, des trésors d’indulgence.

Maintenant, voici, désormais établie, la preuve d’une atteinte à la dignité de milliers de Mauritaniens et de descendants d’esclaves, victimes de la traite transsaharienne, jusqu’aux comptoirs de Zanzibar et de Mombassa ; en conséquence, notre interpellation s’adresse, d’abord, au ministre de la Justice et à son collègue de l’Intérieur, sans omettre le bureau de l’Assemblée nationale : quelles poursuites pénales et sanctions disciplinaires mérite une telle incitation à la discorde ? En vertu de quelle acrobatie clientéliste, tant de mépris aux engagements internationaux de la Mauritanie bénéficierait-il, d’une énième tolérance? Continuera-t-on à excuser le défi provocateur, parce que l’auteur de l’insulte se prévaut de l’immunité de naissance ? Va-t-on, une fois de trop, laisser passer l’ignominie, suivant l’injonction de la supériorité de race ? L’apostrophe vise, également, la direction de Tawassoul, souvent prise en flagrant délit de connivence-mutité, avec les porte-voix de l’islamo-fascisme et leurs accès de misogynie…Nul n’oublie la rage sexiste, du bloc de la conservation, envers la survivante aux viols, Mariem mint Cheibani, soumise, de mère en fille, à la libido de ses maîtres.

Pourtant, le seuil du supportable dépassé, elle se résolut à dénoncer les châtiments corporels, le cuissage et les travaux forcés. Aussitôt, le tortionnaire, Cheikhna ould Chehlawi, allié et soutien du député de Tawassoul dans la ville de Tintane, le fameux Mohamd Elmokhtar ould Taleb Navee, reçut les encouragements de son protecteur et cousin ; l’élu islamiste ne manqua, toute vergogne bue, de marquer de l’aversion aux normes d’incrimination de l’esclavage ; in fine, il parvint à soustraire, son parent, aux rigueurs de la loi. Aux motifs similaires, la condamnation à mort du blogueur Mohamed Cheikh ould Mkheïtir révélait, quelques années plus tôt, la densité et l’enracinement du fanatisme et de la pulsion de mort, parmi les sympathisants et personnalités de Tawassoul, la première force de l’opposition, en nombre de sièges.

Aujourd’hui, outrés, surpris et néanmoins mobilisés, nous attendons, des politiciens, de la société civile et des représentants du pouvoir, la réaction qui convient à la brutalité de l’infraction, avant d’en appeler au verdict non-violent de la rue. Nous voulons manifester, loin de la casse et de l’anathème, afin de signifier combien nous en avons marre de la banalisation du racisme, sur la terre bénie de nos ancêtres. Nous, Africains autochtones au sud du Sahara, progéniture des peuples encore subjugués, n’acceptons plus que la religion, son exégèse et ses avatars servent, toujours, à nous prescrire la sacralisation de notre infériorité.

Souvenez-vous-en, dès 2012, nous dévoilions la mesure de notre vigueur et la fermeté de nos actes, quand Biram Dah Abeid prit la responsabilité d’incinérer, devant témoins, les écrits de jurisconsultes, animés, au fil des siècles, par l’obstination de nous amoindrir. En dépit des appels au meurtre, il a survécu et se dresse, debout, comme un avertissement à l’imprudence des orgueilleux.
Fils et petits-fils d’esclaves, à présent gorgés de la fureur de vivre à l’abri des chaînes mentales de l’oppression, enfants de castes nobiliaires, natifs de la liberté eu berceau, justes, acquis à l’universalité des droits, levez-vous, nombreux, votre jour est arrivé ! Démontrez, à vos compatriotes distraits, malvoyants ou sourds, que votre colère légitime devrait être la leur, au nom de la promesse d’un avenir en commun, pour la paix qui dure, sous l’étendard de l’équité, solidaires certes mais, surtout, égaux, à jamais !


Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M), le Bureau Exécutif



Annexe : traduction verbatim

« Je respecte Cheikh Jemil et Mohameden mais les deux grands cheikhs, se sont lourdement trompés et il faut le dire très haut. Ils ont attenté à l’image rayonnante de l’Islam, c’est cet Islam qui consiste à appliquer textuellement ce que Dieu a décidé et décrété, parce que Dieu a dit : « Nous avons partagé leur avoir pendant la vie sur terre et nous avons élevé des groupes au-dessous d’autres groupes jusqu’à en faire des strates pour que certains hommes exploitent d’autres et les fonts travailler mais la miséricorde de Dieu est bien meilleure que les biens qu’ils collectent. L’exploitation de l’homme par l’homme(l’esclavage), est une destinée que Dieu a décidée, donc c’est une relation, entre les hommes, que Dieu a décrétée et qui doit rester à jamais et ne pourrait pas être abolie parce que c’est loi musulmane. L’image de l’Islam a été rayonnante alors qu’il y a une caste d’esclaves dans la société.

Et c’est contrairement à ces concepts intrus qui voudraient prétendre que l’Islam a indiqué de traiter l’esclave avec égards ou comme on traite l’homme libre ou de le considérer comme égal à ce dernier. Cette assertion est fausse et je défie quiconque pouvant me donner un exemple du temps du prophète et de ses Khalifs. Ces érudits qui inventent que l’esclavage en Islam est issu d’un traitement réciproque que les musulmans appliquaient aux prisonniers de guerre non-musulmans en les réduisant en esclavage, n’ont aucunement raison ; car jamais les idolâtres n’ont réduit, en servitude, les prisonniers de guerre musulmans ; je défie quiconque d’apporter un seul exemple d’un musulman qui a été réduit en esclavage par les idolâtres. Donc où est cet esclavage que les idolâtres ont commis contre les musulmans pour que les musulmans inventent toute une jurisprudence de l’esclavage pour dominer, les idolâtres, en guise de réciprocité ? Ce qui est incontestable est que l’Islam a ses lois qui codifient l’esclavage et Dieu et son prophète ont dit que l’Islam est complet et ses lois complètes et sacrées. Si vous pensez que l’Islam n’est pas encore complet et vous voulez le compléter en décrétant l’abolition de l’esclavage, sachez que vous êtes tombés dans l’hérésie et vous êtes sortis de l’Islam.

Donc, étant donné que l’Islam est intact, vous ne pouvez plus faire des acrobaties et des discours de complaisance, l’esclavage fait partie de l’Islam et des lois Islamiques car après le prophète, son khalife Aboubakr à pratiqué l’esclavage ; Omar le successeur de Aboubakr a distribué les filles de Jirjira, qui sont des esclaves, il les a distribués en guise d’offrande aux compagnons du prophète. Donc cette question de la légitimité de l’esclavage doit être pour nous, musulmans (ici l’orateur prend à partie les responsables du parti Islamiste modéré mauritanien, Tawassoul), une question et un principe indiscutables car entérinés, de manière définitive, par le prophète et ses plus proches compagnons.

Donc, il y a les grandes causes de l’Islam comme celle-là face auxquelles nous ne devons pas avoir de gêne et nous ne devons pas chercher à adoucir la charia, nous devons être sans état d’âmes dans son application. Il faut décliner la charia telle qu’elle est : la sagesse de l’Islam indique que l’esclave il faut le nourrir de ce dont tu te nourris et l’habiller de ce dont tu t’habille. Le compagnon du prophète du nom de Abou Dhar a reçu un hôte parmi les compagnons du prophète et ce dernier était étonné que l’esclave de Abou Dhar était mieux habillé que ce dernier; il a fait part de son étonnement à Abou Dhar parce que les compagnons du prophète n’étaient pas habitués à traiter si bien leurs esclaves et il s’est avéré, après la réponse de Abou Dhar à son hôte, que c’était une exception qui confirme la règle car Abou Dhar voulait expier un pêcher qu’il avait commis du temps du prophète lorsqu’il a insulté un disciple de ce dernier, d’origine négroïde, par la couleur de sa peau; chargé de remords, Abou Dhar ne cessait de consentir des bienfaits aux esclaves mais la loi islamique est tout à fait autre chose.

Et si Jemil Mansour et Mohameden Ould Mohamed Ghoulam s’offusquent des conditions des esclaves chez nous(en Mauritanie), ils sont donc carrément sortis de la foi islamique car cette situation d’esclavage est très légitimement et immuablement islamique et j’appelle tous ceux qui m’écoutent à considérer que les deux hommes sont totalement en dehors de l’Islam et de la foi Islamique s’ils pensent que l’esclavage n’est pas légal et légitime dans la loi islamique et il faut les condamner en tant qu’apostats. Il faut savoir dire la vérité de l’Islam, il ne faut pas chercher à complaire. Les filles et femmes juives ont été razziées par l’armée du prophète après la défaite des Béni Almoustalighe ; le prophète a distribué, séance tenante, les filles et femmes des vaincus à ses compagnons pour qu’ils en fassent des esclaves. C’est ça la loi de Dieu et nous adorons Dieu avec ces lois, donc comment pourrait-on les nier; c’est la volonté de Dieu qui a instauré l’inégalité et les relations de maîtres à esclaves entre les musulmans et ceci va rester immuable jusqu’à la fin du monde; donc il faut des gens dans la société dont le rôle, la vocation et la destinée, immuables, est d’être affectés aux corvées comme nettoyer, cuisiner, s’occuper du bétail…ect; et ceci n’est pas inventé par les Mauritaniens, parce que nous les Mauritaniens, ceux parmi nous qui sont Arabes, descendants des compagnons du prophète, ont emmené, en Mauritanie, la progéniture des esclaves juifs de Béni Almoustaligh que le prophète avait distribués, à nos ascendants; donc certains parmi nous n’ont pas libéré ces esclaves hérités et possédés depuis le temps du prophète; nous ne sommes pas obligés de les libérer car la loi de Dieu ne nous y oblige pas. Donc je vous mets en garde, vous qui vous aventurez à vouloir dévier de l’interprétation ou de la compréhension de la charia, ouvrez vos yeux, cessez de tenter de travestir notre charia, car elle est belle même avec son esclavage, elle est basée sur les intérêts et le les biens ; le Khalife Omar a appliqué une politique implacable d’esclavage et n’avait aucunement peur d’une révolution en conséquence, donc c’est l’exemple à suivre ».

IRA-MAURITANIE