● Contribution | Toute tyrannie prépare sa propre déchéance.

Coran s34 v34 : Et nous n’avons envoyé aucun avertisseur dans une cité sans que ses gens aisés n’aient dit : «Nous ne croyons pas au message avec lequel vous êtes envoyés».

Oui… l’aisance se manifeste parfois par le double élan trompeur « suffisance et arrogance ». Une disposition comportementale qui a été la source ontologique des chutes de nombre de tyrannies de  diverses natures. Tyrannies sociales, politiques et théologiques subissent fatalement des premiers coups d’affaissement avec un cran paroxystique dans l’arrogance. Et nous osons se permettre ce verset coranique comme substance introductive, nombre des références dans la littérature coranique et biblique également rapportent des récits ayant trait aux conséquences destructrices pour des ordres tyranniques (personnages ou systèmes). Ainsi l’aveuglement par la suffisance couplée à l’arrogance sans limite plomba la lucidité et la modestie chez beaucoup dans l’aisance qu’ils croyaient acquise sans moindre faille d’aucune manière.
Et pourtant… c’est dans cette situation de certitude hautaine d’une plénitude absolue qu’Une Volonté Supérieure et Omnisciente (DIEU) par Son Illustre Omnipotence Va susciter résolument irritations et secousses chez tout ordre tyrannique par là où ce dernier s’attendait le moins. En effet, irritations et secousses qui suintent amèrement chez les ordres injustes à travers l’émergence d’une dynamique revendicative des réformes portée par ou chez les couches sociales historiquement subalternisées. La parole du rappel  et de l’éveil ainsi manifestée de ceux qui subissaient jusqu’à là la parole de l’ordre dominant,   provoque frontalement l’ire obsessionnelle des tyrans en laisse aveuglante de son arrogance guignarde.
Et donc, rigidités de nature l’accablant, l’ordre tyrannique ou (et) suprémaciste refuse et devient sourd et muet à tout autre option de trajectoire de l’existence. Son existence et tout ce qui y est rattaché comme darwinisme multidimensionnel dans son environnement qu’il croyait contrôler entièrement.
Cet ordre s’interrogera : depuis quand et au nom de quoi subordonnés et relégués sociaux et politiques s’octroient une intrépide latitude à penser outre des données et des volontés admises de toujours…?

Un autre Message ? Niet…!

Il se voit défié et contesté dans ce qu’il tenait comme d’assise divine dans son réel tellement normalisé de longue durée. Les visées autonomes exprimées pour l’équilibre et la justice et pour la fin de l’exploitation vont le conduire un affreux mal-agir. Comptant corriger et dompter les voi(e)x qui osent, l’ordre tyrannique ou (et) suprémaciste peut virer en un mécanisme martyrisant et finira voir sa superbe fatalement fanée et fissurée.

L’aisance dépourvue de sagesse qui refuse doute et questionnements conduit à une déchéance certaine pour celui qui en fait une monture. Tout est question de temps et d’espace.

Dans le passé rapporté par la narration biblique et coranique, des tyrans sociaux et politiques furent affaiblis, périclités et dévastés à cause de ce péché qu’est l’arrogance. Et il en ira de même pour tout système d’organisation (communautaire, tribal et étatique) qui épouse un fonctionnement similaire articulant Arrogance, Suffisance et Injustices.

Il nous suffit de prêter une attention soutenue aux dynamiques dans nos univers sociaux et communautaires…!
Le Temps et la sociologie évolutive auront raison sur les certitudes qui couvent obsessionnellement injustices et suprémacismes. Ainsi contre la demande de justice et d’équilibre, tout effort réactionnaire quoique motivé sera logé dans la séquence troublante des limites.

Le temps au Temps comme dirait l’autre !

12 septembre 2026

KS pour le BLOG

● Football africain | CAN 2025 : La CAF continue son bazar ridicule.

📷 ©️ Élément visuel du Journal Telquel via RS

—Lui…cest le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa | Nombre d’indices et de sources fiables alléguent qu’il tiendrait et mènerait véritablement les affaires de la CAF (Confédération africaine de football) comme bon lui semble. L’actuel président de l’instance continentale, le sud-africain Patrice Motsepe est un pâle figurant sans épaisseur de personnalité devant l’aura agissante en coulisses du marocain au sein des rouages dirigeants. Et beaucoup d’autres représentants afro subsahariens craignent et se passent d’un quelconque courroux de Fouzi qui est également Premier Vice-Président de la CAF. Ce dernier est plus qu’un lobbyiste pour les intérêts de son pays… il agirait en toute-puissance comme le parrain d’un cartel au cœur du système CAF avec une suspecte et docile couverture tacite de l’actuel système FIFA dirigé par le très géopolitisé président au crâne dégarni Gianni Infantino. Ainsi, souhaitons beaucoup de chance et de miracles au Sénégal 🇸🇳 Football pour qu’il arrive à sauver au bout du bout judiciaire leur deuxième Coupe d’Afrique des Nations 2025 gagnée (1-0) avec bravoure sur le terrain vif le 18 janvier dernier à Rabat (Maroc). Le complot de fond avorté et dévoilé en mondovision refait surface ces dernières heures avec une décision rendue annulant la victoire sénégalaise et donnant le Maroc sacré champion sur tapis vert par le score de 3 – 0. Une décision mystérieuse d’un dit jury d’appel de la CAF qui sidère l’opinion mondiale. Tellement grosse comme manœuvre de manipulation et de vice pour léser les sénégalais et ridiculiser encore davantage la CAF. C’est surréaliste !

KS

● Mauritanie ~ Droits humains | Passif humanitaire : le FONADH réclame vérité et justice transitionnelle avant toute indemnisation.

Le Calame — Le Forum des Organisations Nationales de Droits Humains en Mauritanie (FONADH) a rendu publique une déclaration dans laquelle il dit suivre, avec attention, les démarches engagées par l’État mauritanien visant à résoudre la question du passif humanitaire, issue des graves violations des droits humains ayant marqué l’histoire récente du pays.

Tout en reconnaissant les efforts entrepris par les autorités pour indemniser les victimes, le FONADH estime que ces mesures ne sauraient être efficaces ni durables, sans l’inscription de ce processus dans un cadre global de justice transitionnelle.

Une démarche qui, selon le Forum, doit garantir la vérité, la reconnaissance officielle des souffrances, le devoir de mémoire et des réparations justes, en vue d’une réconciliation nationale authentique.

Dans sa déclaration, le FONADH relève que la société mauritanienne demeure divisée sur la question : si certaines victimes souhaitent une indemnisation immédiate, d’autres rejettent toute compensation en l’absence d’un processus préalable de vérité et de justice permettant d’établir les responsabilités.

Le Forum souligne qu’« il est impossible de bâtir une Mauritanie solide, juste et durable sur la base du silence, du mensonge ou de l’oubli ». Il insiste sur le fait que la vérité constitue la première étape indispensable à toute réconciliation réelle et définitive, et que la cohésion nationale ne peut se construire sans la reconnaissance de la dignité des victimes.

Le FONADH appelle ainsi l’État à engager un dialogue inclusif, impliquant toutes les parties concernées, notamment les victimes ; à assurer une communication transparente sur le processus en cours et à mettre en place un mécanisme indépendant, crédible et clairement défini de justice transitionnelle, avant toute décision finale liée aux indemnisations.

La déclaration fait également référence au drame d’Inal, où vingt-huit soldats mauritaniens avaient été pendus en 1991 ; rappelant ainsi que la célébration de l’Indépendance ne saurait s’accompagner de l’oubli de ces événements tragiques. Pour le Forum, seule une confrontation courageuse avec le passé permettra à la Mauritanie de se réconcilier avec elle-même.

Enfin, le FONADH invite les autorités à s’inspirer des expériences du Maroc et de l’Afrique du Sud en matière de justice transitionnelle. Il réaffirme sa disponibilité à contribuer activement à tout processus visant la vérité, la réparation et la réconciliation nationale, pour une Mauritanie unie, respectueuse des droits humains et tournée vers un avenir apaisé.

● Lien médias https://share.google/CkwJcDqVGrYmLMEI4

● Mauritanie ~ Contribution | Droits Humains | M. Mamoudou Baidy Gaye : « Nous n’oublierons jamais »

Notre douleur ne peut être comprise par ceux qui ne l’ont pas vécue.
Nous vivons avec les souvenirs de nos proches assassinés ou déportés,
et avec cette angoisse constante de penser à ceux que nous avons perdus, sans sépulture, sans justice.

Dieu m’a épargné, et le Sénégal m’a tendu la main.
Il m’a accueilli avec mes blessures, m’offrant un refuge dans ses camps.
Je n’oublierai jamais Dagana, ma ville natale, ni Tekane, où reposent aujourd’hui mes parents.

C’est avec une profonde amertume que je m’exprime aujourd’hui.
On nous a incités à revenir en Mauritanie, en nous promettant une réintégration juste.
Mais ce retour n’a été qu’un leurre. Là où nous espérions retrouver notre terre et notre dignité,
nous avons trouvé l’exclusion, l’humiliation.
Nous sommes devenus des étrangers sur notre propre sol.

Je pense à ceux qui ont fait le choix de rester au Sénégal,
parce qu’au moins là-bas, ils avaient un lopin de terre, une vie possible.
Les retours organisés, eux, se sont souvent soldés par des échecs,
comme en témoigne tragiquement la situation à Boghé, abandonnée à son sort.

Depuis le régime d’Aziz, et encore aujourd’hui,
les veuves et les orphelins qui osent réclamer justice,
ou simplement demander où reposent leurs proches disparus,
sont considérés comme des ennemis de la République.

Et pourtant, l’État mauritanien a reconnu sa responsabilité dans les crimes et les déportations que nous avons subis.
Alors pourquoi ce silence ? Pourquoi cette indifférence face à nos souffrances toujours vives ?
Pourquoi laisser des milliers d’apatrides survivre au Sénégal dans une misère silencieuse ?

Je refuse de me taire.
Je parle pour ceux qui ne peuvent plus parler.
Je parle pour ceux qu’on a fait taire.

Notre espoir s’effrite. Et si rien ne change, ce sera le désespoir qui finira par tout engloutir.

Mamoudou Baidy Gaye dit Alia
– Une victime de la déportation mauritanienne.

● Mauritanie | Falsification des devises et trafic d’armes : de nouvelles données sur le réseau des « pilules hallucinogènes »



Le parquet de Nouakchott Ouest a révélé jeudi que le réseau de contrebande et de distribution de pilules hallucinogènes récemment démantelé par la gendarmerie nationale est également actif dans le domaine de la falsification des devises et de la vente d’armes.

Le nombre de personnes arrêtées dans le cadre de l’enquête préliminaire, ouverte depuis le 23 avril, s’élève « à ce jour » à 31 personnes, a indiqué le parquet dans un communiqué.

L’enquête a débuté après la « découverte de faux billets de banque étrangers » permettant la découverte d’un « réseau criminel actif dans le domaine de la contrebande et de la distribution de pilules hallucinogènes et de la contrefaçon de devises, en plus des premières indications selon lesquelles certains de ses membres pourraient être impliqués dans des activités liées à la vente d’armes sans autorisation », a déclaré le bureau du procureur.

Le parquet a ajouté : « Ce travail de sécurité qualitatif, effectué le 1er mai 2025, a permis l’arrestation de trente et une (31) personnes – à ce jour – soupçonnées d’appartenir à ce réseau, et la saisie de cinq entrepôts contenant d’importantes quantités de médicaments non autorisés, y compris des pilules hallucinogènes interdites. »

Le parquet a confirmé que les détenus ont été placés « sous la garde de la brigade mixte de la gendarmerie », dans le cadre de « l’approfondissement de l’enquête et de son élargissement à d’autres parties soupçonnées d’être liées à ce réseau ».

« Les autorités sécuritaires et judiciaires continueront, avec toute la fermeté requise, à poursuivre quiconque pense porter atteinte à la sécurité du pays et à la sécurité des citoyens, et n’hésiteront pas à traduire tout suspect devant la justice pour qu’il reçoive la peine prévue par la loi, sans relâche ni retard », a conclu le ministère public.

« Les enquêtes en cours n’en sont qu’à leur stade préliminaire, et le traitement irresponsable de ces affaires par les médias ou les réseaux sociaux peut nuire à la progression de l’enquête, fournir des données susceptibles de profiter à certains suspects et exposer des personnes innocentes à la diffamation, un acte légalement criminalisée ».

« La seule partie autorisée à fournir des informations sur les progrès de l’enquête et les dossiers judiciaires sont les autorités compétentes, à temp opportun et dans des limites qui ne compromettent pas la confidentialité de l’enquête ou l’intérêt public », a conclu le parquet.

● Lien média https://fr.saharamedias.net/falsification-des-devises-et-trafic-darmes-de-nouvelles-donnees-sur-le-reseau-des-pilules-hallucinogenes/

● Mauritanie : « Les déterreurs de Sélibaby » sont des nôtres | Par M. Ndiaye Kane Sarr.


Il est tentant, face à la violence symbolique ou physique, de désigner des coupables, de tracer des lignes, de dire : ceux-là ne sont pas nous. Ceux qui ont déterré un corps parce qu’il ne partageait pas notre foi, ceux qui refusent qu’un ancien esclave repose aux côtés de leurs ancêtres, on aimerait les mettre à distance, les tenir à l’écart. Mais ils sont des nôtres. Ils sont nés du même sol, parlent nos langues, prient
dans nos mosquées. Ils sont le produit d’un imaginaire que nous partageons, partiellement ou totalement, que nous partageons quand même.

C’est là que commence le malaise. Car si nous refusons de les regarder en face, nous refusons aussi de nous interroger sur ce que notre société accepte, transmet, tolère en silence. Une société ne se construit pas uniquement par ses lois ou ses institutions. Elle se tisse, jour après jour, dans le tissu vivant des relations. Or quand la relation à l’autre est fondée sur la peur, le mépris ou la hiérarchie, elle prépare le terrain à toutes les exclusions.

Ce qui est inquiétant aujourd’hui, ce n’est pas seulement le rejet de l’autre. C’est la manière dont ce rejet devient la norme, et la nuance, une faiblesse. On ne veut plus comprendre, on veut trancher. Il faut que tout soit pur, net, sans mélange. Cette exigence de pureté n’est pas spirituelle, elle est sociale, idéologique. Elle ouvre la voie à tous les fanatismes.

Mais une société vivante est une société qui accepte la complexité. Elle reconnaît que l’autre, par sa différence, m’enseigne quelque chose de moi. Elle comprend que la relation — qu’elle soit de filiation, de voisinage, d’humanité tout simplement — est ce qui nous fonde. Lorsque nous la brisons, lorsque nous décidons que certains ne méritent pas la terre commune, c’est le lien même de notre communauté humaine que nous affaiblissons.

Alors peut-être faut-il cesser de chercher qui est à blâmer, et commencer à regarder comment nous éduquons, comment nous transmettons, comment nous choisissons — ou pas — de dialoguer. Car le fanatique ne naît pas tout seul. Il est souvent le fruit d’un silence, d’une peur, d’une indifférence partagée, d’une compréhension erronée des textes, d’une éducation…

Ceux qui déterrent, ceux qui refusent une sépulture commune, sont des nôtres. Et c’est justement pour cela que notre responsabilité est engagée. Non pas pour les condamner, mais pour ne pas leur ressembler.

Par Ndiaye Kane SARR

● Et voilà ! Un député visé par des insinuations nauséeuses. | Par M. Seyré SIDIBE

La stratégie utilisée est piteuse. C’est simplement l’autre revers du racisme et de la discrimination, élevé au rang de critères qui commandent :  choix, cooptation, sélection, recrutement, amour et désamour et même la respectabilité dans nos différentes communautés nationales, au sein de ses différentes sphères qu’elles soient publiques, privées ou étatiques.

La grandeur est ailleurs.

Elle réside dans le choix des mots, dans la manière de répondre, de répliquer, d’exprimer une opinion, même opposée. Elle est aussi, parfois, dans le silence : savoir se taire quand on n’a rien à dire. La grandeur, c’est aussi éviter en toute circonstance de tomber dans la déloyauté et l’indignité. Ce sont des comportements, une disposition d’esprit, une attitude, une manière d’être et de penser.

Quand on ne trouve rien à reprocher à quelqu’un, on fouille dans son classement social. On cherche par tous les moyens à le cribler, le salir, en un mot : le crucifier.

Il se trouve que « le mis en cause » est sans complexe. Il a fait de bonnes études. Il est propre. Il a gravi les échelons socialement et politiquement. Il est jeune, éloquent. Son carnet d’adresses est bien fourni. Il parle plusieurs langues nationales. Il est courageux, voire belliqueux. En vérité, il dérange par ses prises de position, sa posture, ses interventions souvent percutantes. Ses prises de parole sont redoutées : il appuie là où ça fait mal. Il est clean et décomplexé. Il s’est construit seul, sans héritage, sans trafic d’influence.

Comment le rabaisser dans ces conditions ?

On cherche alors à exploiter son classement social. On invente quelque chose, on le compare à d’autres catégories sur la base d’une échelle décadente. Le député Khaly Mamadou DIALLO est une cible. Un homme à abattre pour son engagement en faveur d’une Mauritanie plus juste pour tous, une Mauritanie où le racisme et les racistes de tous bords n’auront plus ni place ni audience.

Les anachronismes sociaux, j’y consacre toute mon énergie et mon modeste génie. Pas besoin d’être particulièrement intelligent ou futé pour comprendre que c’est une absurdité. Un classement social imposé sans mon avis, une catégorisation unilatérale et implacable.

Expliquez-moi, s’il vous plaît : le bien et le mal sont-ils héréditaires ?

Poussez votre logique dogmatique jusqu’au bout : le paradis et l’enfer seraient-ils aussi une affaire de lignée, de sang ? On irait au paradis parce que son père est… ? Parce que son sang est de telle couleur ? Et l’enfer, alors, réservé à ceux descendant de telle ou telle lignée ?

Le bien suprême, c’est le paradis. Qui y entre ? Une tribu élue ? Une race ? Non. Ce sont des hommes, tout simplement. Mais des hommes vertueux, pieux, nobles par leur foi, leur dévotion et leur crainte d’Allah. C’est le mérite et l’effort qui sont récompensés.

Je crois davantage en l’éducation, qui façonne et stimule. L’éducation peut élever ou abaisser l’individu. La naissance, la couleur de peau, le genre (être homme ou femme) ne sont que des contingences, un pur hasard.

Les noms de famille ne sont que des références sociales. Ils valent ce qu’ils valent, selon le lieu où l’on se trouve et le sens qu’on leur attribue en fonction du contexte, de la situation, du narrateur et du récit. Mon nom de famille a été écorché mille fois à l’état civil ou par un étranger, et pourtant, cela n’a jamais affecté ma valeur en tant qu’homme ni mon intégrité. Le jugement fondé sur le classement social ne vaut que ce qu’il vaut. Ce classement vous attribue une note, un rang, sans évaluation, sans concours, sans effort.

Quelle niaiserie ! Quelle sottise !

Parce que dit-on, ton père a eu une mauvaise ou une bonne note en mathématiques. Des années plus tard, tous ses descendants seraient condamnés à recevoir la même note.

Parce que ton père a été autrefois condamné pour vol, et ses descendants doivent purger durant toute la vie à payer pour la forfaiture qu’ils n’ont pas commise.

Parce que le père de quelqu’un était un voleur, qu’on peut se permettre des années et des générations durant de les appeler drôlement et irrespectueusement « les fils du voleur ». Quelle étrange manière d’évaluer ! Quelle société !

À quoi sert alors l’éducation ? Quelle place accorder à l’ascenseur social, au travail et au mérite ?

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/et-voila-un-depute-vise-par-des-insinuations-nauseabondes/?fbclid=IwY2xjawI-fw5leHRuA2FlbQIxMQABHZ3lyVyvwA8BHrXEg5L7DFfaRKxmih8sfQCCkxgigHTTChad1rlqAb9pCA_aem_l9MUMIxJ-1LBk9qO4PeqQA

● Au Sénégal, un député proche de l’ex-président Sall écroué pour « blanchiment et escroquerie »

VOA AFRIQUE – Un député d’opposition sénégalais proche de l’ex-président Macky Sall a été inculpé et écroué jeudi à Dakar pour « blanchiment, escroquerie sur les deniers publics et association de malfaiteurs », a indiqué à l’AFP l’un de ses avocats qui s’est dit « scandalisé » par cette décision.

Mouhamadou Ngom dit Farba, également maire d’une commune dans le nord du pays, a été entendu par un juge du pool judiciaire financier (PJF), un organe anti-corruption, qui l’a écroué, a déclaré Me Doudou Ndoye.

Il a été « placé sous mandat à la très grande surprise de ses avocats scandalisés par la procédure qui ne correspond à aucune des règles du droit sénégalais. L’accusateur ne dit rien de ce qu’il a fait. On le met en prison en attendant de savoir ce qu’il a fait », a fustigé Me Ndoye.

L’Assemblée nationale du Sénégal, saisie par le PJF, un organe mis en place par les anciennes autorités, avait le 24 janvier levé l’immunité parlementaire de M. Ngom pour qu’il soit entendu par la justice après des soupçons sur son implication présumée dans des irrégularités.

Le parquet de cette juridiction affirmait avoir reçu des rapports de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), un organe du ministère des Finances, qu’il a transmis à l’institution parlementaire, largement contrôlée par le pouvoir, pour la levée de l’immunité de M. Ngom, un homme de confiance de l’ex-président Sall (2012-2024).

« Les investigations menées révèlent des mécanismes sophistiqués de blanchiment de capitaux par le biais de sociétés écrans qui auraient été utilisées pour des transactions suspectes d’une valeur estimée provisoirement à plus de 125 milliards de francs CFA » (plus de 192 millions d’euros), avait affirmé le parquet du PJF dans un communiqué publié le 12 janvier.

Plusieurs autres personnes proches de l’ex-pouvoir sont citées dans ce dossier, selon la presse locale. Des dizaines de partisans du député Ngom qui ont manifesté jeudi aux abords du siège du PJF, en face de l’Université de Dakar, ont été dispersés par la police, a constaté un photographe de l’AFP.

L’entourage du député dénonce depuis plusieurs semaines l’exécution, selon lui, d’une « commande politique » par la justice. Le nouveau pouvoir sénégalais, issu de l’élection en mars du président Bassirou Diomaye Faye, a notamment promis de rompre avec l’ancien système.

Le Premier ministre Ousmane Sonko a promis en septembre des enquêtes sur la « corruption généralisée » ayant sévi selon lui sous l’ex-régime. Plusieurs ex-responsables ont été inculpés et écroués ces derniers mois.

AFP

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=781467

● Affaire Coallia : Arrestation en France d’un franco mauritanien pour détournement – [Le Quotidien de Nouakchott]

LE QUOTIDIEN DE NOUAKCHOTT – L’arrestation récente de Gaye Camara, ancien directeur d’unité territoriale de l’association française Coallia, et de son épouse dès son retour de Mauritanie, relance le débat sur l’opacité de cette organisation financée par des fonds publics français.

Derrière les discours humanitaires et l’aide aux migrants, des soupçons de détournements de fonds et des connexions douteuses jettent une ombre sur cette institution pourtant largement soutenue par l’État français.

Créée en 1962 et bénéficiant de subventions publiques atteignant 148 millions d’euros en 2022, Coallia se présente comme un acteur essentiel dans l’accompagnement des populations vulnérables.

Pourtant, des enquêtes récentes, notamment celle menée par Valeurs actuelles, révèlent des pratiques internes suspectes et des conflits d’intérêts au sein de sa gouvernance.

À la tête de l’association, Jean-François Carenco, ancien ministre délégué chargé des Outre-mer, et Arnaud Richard, ancien député, incarnent une gestion controversée, marquée par des relations personnelles et professionnelles étroites. L’épouse de Richard, Raphaëlle Epstein-Richard, a également occupé des postes influents sous la direction de Carenco, renforçant le sentiment d’une structure fermée et peu transparente.

Les révélations autour de Gaye Camara, figure clé dans cette affaire, ajoutent une dimension internationale au scandale. Camara, dont plusieurs entreprises personnelles auraient bénéficié de contrats douteux avec Coallia, est accusé d’avoir utilisé des plateformes financières comme Treezor et Qonto pour effectuer des transactions difficiles à tracer.

C’est dans ce contexte que l’arrestation de son épouse à son retour de Mauritanie, où elle était soupçonnée d’avoir bénéficié des fonds détournés, soulève des questions sur ses éventuels investissements en Mauritanie.

La Cour des comptes française a récemment dénoncé la gestion financière de Coallia, pointant des dépenses excessives pour des services de conseil facturés à des tarifs exorbitants, parfois jusqu’à 1 600 euros par jour. Ces dépenses interrogent sur l’utilisation réelle des fonds destinés à soutenir les migrants.

En outre, des entreprises créées par des résidents de Coallia, comme Sidikor et Savexotic, ont été identifiées comme ayant des connexions directes avec Camara, partageant adresses et comptes bancaires. Ces arrangements soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à la légitimité.

Pour la Mauritanie, pays en quête de transparence dans sa gestion publique, cette affaire pourrait servir de rappel sur l’importance d’un contrôle rigoureux des fonds et des partenariats internationaux. Alors que le pays aspire à moderniser ses structures administratives et à lutter contre la corruption, le cas de Coallia démontre comment des institutions bien financées peuvent sombrer dans l’opacité en l’absence de mécanismes de surveillance efficaces.

Le parquet de Paris poursuit son enquête sur les détournements présumés et les conflits d’intérêts entourant Coallia. Si cette affaire dévoile une crise de gouvernance au sein des associations françaises, elle met également en lumière les enjeux globaux de transparence et d’éthique dans la gestion de fonds publics, enjeux auxquels la Mauritanie ne peut rester indifférente.

L’arrestation de l’épouse de Gaye Camara et les révélations entourant Coallia illustrent l’ampleur d’un scandale qui dépasse les frontières. Pour la Mauritanie, ces événements appellent à une vigilance accrue face aux implications internationales et aux opportunités de tirer des leçons en matière de gestion publique. Entre responsabilités locales et retombées internationales, l’affaire Coallia met en lumière les défis persistants d’une gouvernance transparente et éthique.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=780639

● « L’esclavage par ascendance au Mali : une loi historique, un défi pour la justice » | Par l’activiste défenseur des droits humains, M. Boubacar Demba N’Djim

L’esclavage par ascendance, désormais reconnu comme une infraction dans le nouveau code de procédure pénale du Mali, constitue une avancée historique dans la lutte contre une pratique qui nie la dignité humaine. Mais cette victoire ne doit pas masquer une réalité : une loi, sans application rigoureuse, reste un texte vide de sens. L’exemple de la Mauritanie, où l’esclavage persiste malgré une interdiction légale vieille de plusieurs décennies, nous met en garde contre l’inaction. 

En Mauritanie, l’esclavage a été officiellement aboli en 1981, faisant d’elle le dernier pays au monde à franchir ce pas. Cependant, ce n’est qu’en 2007 qu’une loi criminalisant explicitement cette pratique a été adoptée, prévoyant des sanctions pour les auteurs d’actes esclavagistes. En 2015, cette législation a été renforcée : l’esclavage a été requalifié en « crime contre l’humanité », et les peines ont été alourdies pour les responsables. Malgré ces avancées, l’application reste faible. Les victimes continuent de dénoncer les obstacles à l’accès à la justice, les pressions sociales, et parfois même la complicité de certains responsables locaux. 

Adopter une loi, c’est poser les bases. Faire disparaître ce fléau, c’est un tout autre défi. La justice malienne doit se montrer à la hauteur de cette mission. Les magistrats, premiers remparts contre l’impunité, doivent être formés pour traiter ces infractions avec toute la gravité qu’elles méritent. Les auteurs d’actes esclavagistes doivent être poursuivis et lourdement sanctionnés, sans exception. 

Mais la répression seule ne suffira pas. Les victimes doivent être protégées, accompagnées et réhabilitées. Sans soutien, elles risquent de replonger dans des situations de dépendance. Parallèlement, un immense travail de sensibilisation doit être mené pour briser les chaînes invisibles des mentalités, souvent encore prisonnières de traditions oppressives. 

L’esclavage par ascendance n’est pas qu’un crime ; c’est une honte pour toute société qui le tolère. Le Mali doit tirer les leçons de l’expérience mauritanienne pour éviter que cette nouvelle loi ne reste lettre morte. Ce texte doit devenir un véritable outil de justice et d’espoir pour les victimes. L’histoire nous jugera non pas sur les lois que nous adoptons, mais sur les actes que nous posons pour les faire vivre. Il est temps d’agir, et d’agir avec fermeté.

Soyons vigilants !
Boubacar Demba N’Djim

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