● Contribution à l’amélioration de l’offre éducative en Mauritanie | Par Bakary Coulibaly

Bakary Coulibaly – Le système éducatif mauritanien, concerne l’ensemble des institutions publiques et privées de la république islamique de Mauritanie ayant pour but d’assurer et de développer le système éducatif sur l’ensemble du territoire national .Les deux langues principales d’enseignement sont l’arabe et le français

En effet, la création de l’institut pour la promotion et de l’enseignement des langues nationale [IPELAN] par l’état est une décision salutaire dans la mesure où cet institut permet de promouvoir et de préparer l’introduction des langues nationales [soninké, pulaar, wolof] dans le système éducatif.

L’introduction des langues nationales dans le système éducatif peut être considéré comme étant un déclic ou un facteur déterminant pour rehausser le niveau chaotique des élèves car, l’expérience a montré dans le passé que les élèves issus des écoles des langues nationales avaient un très bon niveau.

A cet effet, les langues nationales doivent jouer le même rôle que le français et l’arabe c’est à dire être considérées comme des langues d’enseignement et de travail pour une meilleure école républicaine.

Le système éducatif mauritanien va de mal en pis. Malgré les différentes reformes opérées par les autorités compétentes le mal persiste. A qui doit on incomber la responsabilité de ce mal qui gangrène nos écoles par la baisse du niveau des élèves qui se traduit par des taux d’admission très faible voire trop faible au niveau des examens nationaux.

Les responsabilités sont partagées entre état, enseignants, parents d’élèves et élèves Certes l’état s’est beaucoup investi dans le système éducatif par la construction des infrastructures scolaires partout dans toutes les régions du pays et d’autre part par le recrutement des enseignants.

C’est dans la même perspective qu’un test de niveau a été organisé par le ministére au profit des instituteurs dans le but de peaufiner leur niveau et les méthodes d’enseignement. C’est ainsi que des formations continues ont lieu dans toutes les écoles des ENIs à l’intention des enseignants ayant subit le test depuis l’année dernière.

Nonobstant, tous ces efforts déployés par l’état, nous constatons toujours un dysfonctionnement dans différentes écoles de certaines régions ce dysfonctionnement s’explique par une gestion irrationnelle du personnel enseignant

Pour rappel, le ministère de l’éducation nationale a mis en place depuis quelques années un système d’information appelé SIGE [Système d’information de gestion de l’éducation] dont le but est de gérer les écoles fondamentales et secondaires par un système informatisé. Il s’agit au préalable de créer une base de données relative au personnel enseignant, élèves et infrastructures scolaires pour mieux les gérer.

En effet, grâce à ce système , toutes les écoles fondamentales ont été classées par type [ type A, type B, Type C] .Rappelons que c’est ce classement des écoles qui était à l’origine d’un grand mouvement général des affectations des enseignants et directeurs d’écoles et qui a créée un grand tollé chez les enseignants et certains directeurs d’écoles qui se sont sentis lésés par les critères attribués au classement des écoles en type.

Il est à noter que TAGANT était l’une des régions où le mouvement des enseignants et directeurs d’écoles a été fait sans levée de boucliers grâce à l’expertise de l’inspecteur départemental de la Moughataa de Tidjika en l’occurrence Khalil Mamadou Sow qui a su mener à bien d’une main de maitre ce mouvement en appliquant à la lettre les critères établis au préalable par le SIGE .

Au regard de cette kyrielle d’efforts consentie par le ministère, il urge également de focaliser les efforts sur une ressource humaine de qualité c’est-à-dire le recrutement des enseignants animés d’une volonté inlassable de mener à bien la mission qui leur est confiée qu’est de vulgariser des connaissances aux enfants de la nation. Surtout de faire de cette mission un sacerdoce.

Bakary Coulibaly

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=763977

● Mouhamadou Sy – « German Research Chair » à AIMS Sénégal | Portrait.

« J’ai toujours eu l’intention de travailler dans un pays africain, et j’ai deux objectifs : faire avancer mes recherches en mathématiques et militer pour le développement des mathématiques en Afrique. »

Quand on écoute Mouhamadou Sy, on se rend compte au bout de quelques phrases à quel point il est passionné par les questions théoriques en mathématiques. Expert en analyse stochastique et en équations aux dérivées partielles non linéaires, il est né dans le sud de la Mauritanie, un pays de la côte atlantique de l’Afrique de l’ouest. Dans le petit village au bord du fleuve Sénégal, il n’y avait ni bâtiment d’école primaire ni salles de classe suffisantes. L’enseignement avait souvent lieu sous un grand arbre.

« Déjà à l’école traditionnelle, on nous enseignait beaucoup sur le monde à travers des énigmes. Des questions sous forme d’énigmes nous étaient posées et nous devions trouver les réponses. La « devinette », qui utilise les énigmes comme méthode d’enseignement, est en fait un excellent moyen d’introduction de la pensée mathématique », se souvient Sy.

Ce n’est que dans ses dernières années d’école et à son arrivée au collège, loin à la ville, que Mouhamadou Sy s’est assis sur un banc d’école. Le brillant garçon s’intéressait également à la littérature et au théâtre mais, à l’âge de 13 ou 14 ans, il savait déjà qu’il voulait devenir mathématicien. « Avec des fonctions mathématiques, vous pouvez théoriquement décrire tous les phénomènes naturels du monde et parfois même prédire certaines propriétés inédites de l’univers », explique Sy, enthousiasmé par son sujet.



Sy est allé en France pour étudier les mathématiques à l’Université CY Cergy Paris où une thèse exceptionnelle de master recherche lui a valu une bourse de doctorat en 2014. En 2017, il a soutenu son doctorat sur les équations aux dérivées partielles hamiltoniennes. La prochaine étape de sa carrière l’a d’abord conduit à l’Université de Virginie et de là à l’Imperial College de Londres pour devenir Associé de recherche dans le groupe du lauréat de la médaille Fields, Martin Hairer. Après un passage à l’Université Johns Hopkins, Baltimore, États-Unis en 2022, il occupera à partir de 2023 la chaire de recherche allemande à AIMS Sénégal.

Les énigmes sur lesquelles Sy travaille aujourd’hui interpellent les meilleurs mathématiciens du monde, comme la question de la régularité de certaines solutions partielles des équations de Navier-Stokes. Le Clay Institute les a ajoutés à la fameuse liste des sept problèmes du millénaire non résolus. « La personne qui les résout reçoit un million de dollars américains », dit Sy en riant.

Les équations de Navier-Stokes régissent l’écoulement des fluides. « En ce qui concerne la lutte contre le changement climatique, les équations de Navier-Stokes sont indispensables car elles fournissent des modèles mathématiques qui aident à expliquer les phénomènes atmosphériques et océaniques ainsi qu’à améliorer les prévisions climatiques », déclare Sy, faisant référence aux applications.

Il est également spécialiste des équations de Schrödinger non linéaires (NLS), une équation de l’optique non linéaire qui permet de capturer et de comprendre la dispersion ondulatoire des particules lumineuses dans les câbles à fibres optiques pour la transmission d’informations. En l’absence de cette méthode, des télécommunications extrêmement rapides sur de grandes distances et dans des réseaux informatiques seraient impensables.

Les étudiants d’AIMS Sénégal seront assurément encadrés par un brillant professeur. Pas seulement à cause de sa propre biographie, Sy se soucie passionnément de la promotion des jeunes talents africains. C’est pourquoi il a écrit des manuels de mathématiques, entre autres, dans sa langue maternelle, le pulaar. « Malheureusement, c’est encore le cas dans de nombreux pays africains comme la Mauritanie et le Sénégal, que l’enseignement à l’école se fait en langues étrangères comme le français ou anglais mais pas dans la langue des enfants. Je n’ai jamais eu de cours dans ma langue maternelle quand j’étais à l’école », explique Sy, décrivant les systèmes éducatifs. Par conséquent, les matières scientifiques étaient également enseignées dans une langue étrangère, ce qui s’avérait souvent un obstacle. Si vous n’étiez pas bon en langues, vous n’aviez aucune chance d’apprendre les mathématiques ou la biologie.

« Je voulais m’assurer qu’une connaissance de base des mathématiques était disponible dans autant de langues africaines que possible. C’est quelque chose à quoi les enfants, mais aussi les adultes, ont droit car ils grandissent dans un monde où la science joue un très grand rôle. Davantage de personnes en Afrique doivent avoir accès à une éducation scientifique. Si le prochain Einstein est censé venir d’Afrique, nous devons inclure tout le monde », estime Sy.

AIMS Sénégal pourrait être l’endroit idéal pour cela car, pour Sy, le Sénégal est un pays d’une grande importance culturelle, chargé d’histoire, qui rayonne une énergie positive bien au-delà de ses frontières.

« Même pendant mes études en France, j’ai toujours eu l’intention de travailler plus tard dans un pays africain. Et ce faisant, j’ai deux objectifs : conduire mes propres recherches mathématiques et faire campagne pour le développement des mathématiques en Afrique. »

Dans ce contexte, Sy coopérera également avec une experte de l’Université de Bielefeld des équations de Navier-Stokes, Prof. Martina Hofmanova. Et même si vous ne comprenez rien à l’analyse stochastique, la probabilité que Sy fasse la une des journaux tôt ou tard semble assez élevée – peut-être en relation avec la résolution de l’un des sept problèmes du millénaire.

Copyright Alexander von Humboldt – Stiftung.

● La Mauritanie dément être en discussion pour normaliser ses relations avec Israël

Cridem – Face à la presse, ce lundi 13 mars, le ministre des Transports et de l’Equipement, Nany Ould Chrougha, porte-parole du Gouvernement, a affirmé que la Mauritanie n’avait n’a aucune relation avec l’état hébreux.

« Ce que disent les médias étrangers n’engage que ceux-ci », a indiqué M.Ould Chrougha, lors du point de presse du gouvernement.

La semaine dernière, le média israélien « Israel Hayom » rapportait qu’Israël négociait en coulisse pour étendre les accords d’Abraham avec la Mauritanie, la Somalie, le Niger et l’Indonésie.

Alors que les discussions visant à normaliser les relations entre Israël et l’Arabie saoudite ont été freinées à la suite de la crise entre Washington et Riyad, le Premier ministre Benjamin Netanyahou et son ministre des Affaires étrangères Eli Cohen ont réussi des percées importantes dans les négociations visant à établir des relations diplomatiques avec ces quatre pays avec l’aide des États-Unis et de l’Europe, avait assuré le média.

Par la rédaction de Cridem

©️ via https://cridem.org/C_Info.php?article=763877

● Ganbaaxu fedde : les techniques de plaidoyer sur l’esclavage au menu d’un atelier de formation à Nouakchott | Par Seyré SIDIBE [OndeInfo]

Fidèle à ses idéaux et valeurs autour de la défense et la promotion des droits de l’homme, la lutte contre toutes les formes de discriminations, et particulièrement celles liées à la naissance, le mouvement Ganbaaxu fedde a organisé du 03 au 6 mars 2023 à Nouakchott, une session de formation sur l’élaboration du plaidoyer sur l’esclavage.

La lutte contre la féodalité, l’esclavage héréditaire ou par ascendance en milieux Soninké a été de tous les rendez-vous, ces six dernières années de Ganbaaxu fedde au point de cristalliser tout le combat du mouvement.

Cet atelier de formation a été organisé par Ganbaaxu fedde en partenariat avec le programme Recherche Action EMiFO- Esclavage et Migrations Forcées dans l’Ouest du Mali, dirigé par Dr Marie Rodet de l’Université de la SOAS à Londres. En plus d’éminents professeurs universitaires, comme Bakary Camara de l’Université des Sciences Juridiques et Politique de Bamako (USJPB), Dr Lotte Pelckmans de l’Université de Copenhague au Danemark pour ne citer que ceux-là.

Ont participé, et profité de cette formation dont la thématique est d’une pertinence qui s’impose d’elle-même, des membres du mouvement Ganbanaxu fedde, des journalistes, des militants des droits de l’homme, la société civile etc.

Cette session de formation vise à mieux outiller les défenseurs des droits de l’homme, en vue d’approprier les techniques du plaidoyer dans la lutte contre l’esclavage par ascendance avec en toile de fond : appréhender les cas d’esclavage par ascendance, comment aborder les victimes et les auteurs ? Comment interpeller la presse, les décideurs, les jeunes et les femmes sur la problématique de l’esclavage par ascendance ? Comment amener les Autorités à prendre leurs responsabilités notamment dans l’application des lois.

Cette initiative a été saluée par les différents participants qui se sont satisfaits des connaissances acquises en vue de mieux combattre l’esclavage par ascendance, une pratique encore vivace et ayant la peau dure en Afrique de l’Ouest et particulièrement en milieux Soninké.

Avec cette sortie le mouvement Ganbaaxu fedde marque sa présence sur la scène nationale du combat pour la promotion des droits de l’homme, de manière légale et autorisée ; au lendemain de sa reconnaissance les autorités, à la faveur des dispositions de l’article 7 de la loi 2001-004 du 10 février 2021 relative aux Associations, aux Fondations et aux Réseaux.

Par cette rencontre d’envergure et la pertinence de son contenu, Ganbanaxu fedde vient enrichir le paysage des Associations de lutte contre l’esclavage et les discriminations en Mauritanie en prouvant qu’il est en phase avec les lois de république Islamique de Mauritanie où l’esclavage est qualifié de crime.

Avec cette sortie le mouvement Ganbaaxu fedde marque sa présence sur la scène nationale du combat pour la promotion des droits de l’homme, de manière légale et autorisée ; au lendemain de sa reconnaissance les autorités, à la faveur des dispositions de l’article 7 de la loi 2001-004 du 10 février 2021 relative aux Associations, aux Fondations et aux Réseaux.

Par cette rencontre d’envergure et la pertinence de son contenu, Ganbanaxu fedde vient enrichir le paysage des Associations de lutte contre l’esclavage et les discriminations en Mauritanie en prouvant qu’il est en phase avec les lois de république Islamique de Mauritanie où l’esclavage est qualifié de crime.

• Par le Journaliste Seyré SIDIBE

©️ via OndeInfo https://ondeinfo.com/ganbaaxu-fedde-les-techniques-de-plaidoyer-sur-lesclavage-au-menu-dun-atelier-de-formation-a-nouakchott/

● Le président Ghazouani dissout l’Assemblée Nationale

Cridem – Le président mauritanien, Mohamed Cheikh El Ghazouani, a décidé lundi 13 mars, la dissolution de l’Assemblée Nationale, annonce un communiqué de la présidence mauritanienne.

« Le Président de la République, après consultation du Premier ministre et du Président de l’Assemblée nationale, et vu l’article 31 (nouveau) de la Constitution du 20 juillet 1991, révisée en 2006, 2012 et 2017, décrète la dissolution l’Assemblée Nationale », selon un communiqué de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI).

Pour rappel, le collège électoral est convoqué le 13 mai pour les élections législatives, municipales et régionales.

« Les candidatures seront reçues à partir du 14 mars et cela pendant 10 jours », avait récemment indiqué le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine.

La rédaction de Cridem

©️ via https://cridem.org/C_Info.php?article=763867

● L’identité révélée des trois prisonniers tués lors de l’opération menée par les forces mauritaniennes

Une unité d’élite de la gendarmerie nationale appuyée par le 1er bataillon commando et l’armée de l’air mauritanienne, a neutralisé ce samedi matin, quatre prisonniers d’Al-Qaïda évadés dimanche soir dernier de la prison civile de Nouakchott.

Des sources sécuritaires ont révélé à Sahara Medias que l’opération qui a été lancée aujourd’hui aux environs de 10 heures a permis de mettre hors d’état de nuire 3 parmi les quatre prisonniers qui s’étaient évadés.

Il s’agit de Ch’Bih Mohamed Rassoul condamné à mort pour port d’armes contre la Mauritanie et agressions dans le but de tuer.

Le deuxième est Cheikh Saleck, condamné également à mort pour haute trahison et port d’arme contre la Mauritanie.

Le troisième est Mohamed Mahmoud Mohamed Yeslem, condamné à 10 ans de prison pour tentative d’intégrer un groupe voulant mener des crimes terroristes.

Celui-ci est détenu depuis 2020.

Au cours de l’opération, le quatrième prisonnier, Aboubacar Essidik, condamné à 7 ans de prison et emprisonné depuis 2021, pour tentative de créer un groupe pour entreprendre des crimes terroristes et qui avait subi des entrainements militaires à l’étranger.

La même source précise que cette opération a été menée en coordination entre le premier bataillon de commandos para et l’unité d’élite de la gendarmerie nationale connue sous le nom de GARCI.

Au cours de l’opération, un gendarme a été tué.

©️ via https://fr.saharamedias.net/lidentite-revelee-des-trois-prisonniers-tues-lors-de-loperation-menee-par-les-forces-mauritaniennes/

● Mauritanie: plaidoyer pour l’officialisation des langues nationales [Vidéo] | La position du député Biram Dah Abeid.

Biram Dah Abeid, député et plusieurs fois candidat à la présidentielle, et deux experts livrent un brillant plaidoyer en faveur de l’officialisation et l’enseignement des langues nationales. En Mauritanie, les langues nationales sont le peul, le soninké et le wolof. L’arabe est la langue officielle du pays.

Le débat sur la nécessité d’introduire les langues nationales dans le système éducatif se poursuit. En juillet 2022, l’Assemblée nationale de Mauritanie a adopté une nouvelle loi introduisant les langues nationales dans l’enseignement primaire, en imposant l’enseignement de l’arabe aux non Arabes et au moins une langue nationale aux locuteurs arabes.

Biram Dah Abeid, député, opposant, plusieurs fois candidat malheureux à la présidentielle, insiste sur l’importance vitale de la langue et de la culture qui déterminent la personnalité d’un peuple. Il rappelle que l’officialisation et l’enseignement des langues nationales représentent une vieille revendication, toujours actuelle, qui figure dans son programme.

Abdallah Mohamed, linguiste, lie le retard de l’Afrique au non usage des langues nationales dans l’enseignement, et fait les éloges du multilinguisme.

Yero Sylla, expert ayant servi à l’Institut des Langues Nationales pendant une vingtaine d’années, souligne l’importance de la formation de base dans la langue de naissance, toujours déterminante dans la qualité de la suite du cursus scolaire et universitaire.

• Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

©️ Crédit source : https://afrique.le360.ma/culture/mauritanie-plaidoyer-pour-lofficialisation-des-langues-nationales_FPUTZVTYHBBQXA7QEWQIPSOYHU/

● Mauritanie : traque de 4 terroristes évadés de prison (Ministère de l’Intérieur)


ALAKHBAR (Nouakchott) – Le Ministère mauritanien de l’Intérieur a annoncé, lundi, la traque de « quatre terroristes évadés de prison », dimanche soir.

Le Ministère a indiqué dans un communiqué :« Le 05 mars 2023, vers 21h00, quatre terroristes ont réussi à s’évader de la Prison centrale de Nouakchott, après avoir agressé les gardes pénitentiaires. Cela a entraîné un échange de coups de feu au cours duquel deux gardes nationaux sont morts en martyr. Que Dieu leur accorde sa miséricorde. Deux autres ont été légèrement blessés. Que Dieu les guérisse. »

Selon le communiqué : « La Garde nationale a renforcé le contrôle de la prison et lancé immédiatement la traque des fugitifs pour les arrêter au plus vite ».

Le Ministère a demandé aux citoyens de rapporter toute information pouvant aider à l’arrestation des fugitifs.

©️ via http://fr.alakhbar.info/16840-0-Mauritanie-traque-de-4-terroristes-evades-de-prison-Ministere-de-lInterieur.html

● Ganbanaaxun Fedde en Mauritanie renforce ses membres en plaidoyer [Lecalame]

L’organisation abolitionniste soninké ‘’Ganbanaaxun Fedde’’ en Mauritanie engage un vaste programme de Formation Plaidoyer contre l’esclavage au profit de ses membres et sympathisants. Il s’agit de permettre aux acteurs de la lutte anti-esclavagiste à l’échelle régionale de l’association de bénéficier d’un renforcement de leurs capacités. Cet atelier qui s’est ouvert, ce vendredi 3 mars à Nouakchott, est organisé par Ganbanaaxun Fedde avec l’appui de EMiFoc(Esclavage et Migrations Forcées ). Cette activité allie un volet formation et un volet sensibilisation afin ‘’ d’optimiser la diffusion du message promouvant la fin des pratiques d’esclavage par ascendance et le respect des droits humains. »Des représentants de l’association malienne de lutte contre l’esclavage par ascendance ‘’Donko Sira’’(Chemin de la connaissance) prennent part à cet atelier.

Cette rencontre s’inscrit dans la  » continuité des actions de sensibilisation et de formation déjà menées par le projet EMiFo.

Procédant à l’ouverture de l’atelier, M.Ladji Traoré député a salué la tenue de cette session en cette journée historique de la lutte contre l’esclavage. Il a remercié les organisateurs et leurs partenaires pour s’être associés dans cette lutte continue contre les pratiques esclavagistes. ’’Il n’y a pas de progrès pour l’humanité sans liberté et sans développement’’, a déclaré Ladji Traoré. Le dirigeant de l’Alliance Populaire Progressiste a évoqué les grands dangers actuels relatifs à l’émigration soldant le plus souvent sur des drames, l’humiliation et les expulsions s’appesantissant sur les derniers développements en Tunisie. Il a exhorté les participants à plus d’assiduité et à s’engager dans la lutte en mesurant l’importance et la noblesse du combat.

Quant au Dr Lotte Pelckmars, chercheuse belge, elle a insisté sur la nécessité d’un réseautage entre les organisations mauritanienne et malienne espérant des échanges fructueux et espérant.

Prenant la parole à l’ouverture, Mme Aminetou Mint Moctar, présidente de l’Association des Femmes Cheffes de Famille (AFCF) a abondé dans le sens de la mise en place d’une force de lutte commune contre l’esclavage en Mauritanie et au Mali.

S’adressant aux participants, M. Abdoulaye Sidi Traoré, président du mouvement ‘’Ganbanaaxun Fedde’’ a souhaité à ce que chacun d’entre eux comprenne que la lutte contre l’esclavage est ‘’un combat noble des droits humains’’.’’ J’ai souhaité m’adresser aux militants des droits humains ce jour tant attendu d’une manière solennelle et exceptionnelle, à travers ses représentations que sont les présidents, les membres de l’association. Vous êtes l’espoir et les représentants de notre communauté soninké dans nos pays respectifs’’, a-t-il ajouté.

Par la suite, Traoré a justifié la tenue de cet atelier par ‘’les enjeux qui sont les nôtres, dans ce monde en perpétuelle mutation et dans une communauté en mouvement. Ces enjeux sont économiques, sociaux, environnementaux mais également la consolidation de la cohésion sociale et l’unité nationale’’, a-t-il précisé. Avant d’entrer dans le vif du sujet, les participants, sous la houlette de Baliou Coulibaly, modérateur, ont notamment réfléchi collectivement à leurs attentes et à leurs besoins en matière de plaidoyer, qui guideront les discussions des prochains jours, avant de se scinder en groupes de travail.

Signalons que l’atelier se clôturera le 6 mars, Journée nationale de lutte contre l’esclavage en Mauritanie, avec une conférence ouverte au public sur la question de l’esclavage par ascendance.

©️ Via http://lecalame.info/?q=node/14333

● QUI POUR SAUVER LA BARQUE SONINKARA ? Par le journaliste Seyré SIDIBE [OndeInfo]


Notre force est dans notre capacité à nous unir, le FISO l’a démontré. Combien sont-ils, parmi nous à comprendre l’impérieuse nécessité de dépasser nos contradictions et différends.

La force et le respect d’une communauté résultent dans sa capacité à se remettre en cause; à rassembler lorsque la graine de la division est semée par quelques oiseaux de mauvaises augures.

La société Soninké a visiblement manqué de résilience et de ressort pour juguler les revendications d’une partie de son être, une partie non négligeable d’elle-même.
Qu’elle ne peut abandonner, troquer ou trahir, et dont elle ne peut se passer.

La crise qui traverse la société Soninké est aggravée par le succès fulgurant des « grandes gueules », de nouveaux troubadours et courtisans qui ont investi l’espace public virtuel, les réseaux sociaux et qui se donnent à coeur joie à l’injure publique, proférant sans retenue et sans conscience, ni état d’âme des propos grotesques et haineux.

Ceux-là entendent se substituer aux sages du village, aux facilitateurs assermentés d’antan de la communauté.
Ceux qui n’étaient ni récipiendaires d’un Master ou d’un doctorat mais avaient le bon sens en alerte, le flair « aiguisé » et ultra sensible, capable d’anticiper et d’annihiler, toute chose qui peut sonner le glas de l’harmonie du groupe. Harmonie au sens de consensus et de compromis pour préserver l’équilibre du groupe.

On nous raconte ( source tradition orale et histoires récentes qu’au Guidimakha ) qu’il est arrivé à plus d’une fois, qu’un chef de village en vient à prendre une décision impopulaire, sous le mode de la colère ou de l’émotion. Mais les sages intervenaient ou parfois même son épouse pour l’en dissuader.

Une fois raisonné, le chef perçoit l’impertinence et l’imprudence de sa décision et cède à la volonté populaire exprimée à travers les sages.
Ce faisant, il n’hésitait guère de présenter ses excuses. Ce sont ce genre notabilités qui manque aujourd’hui dans le Soninkara. Notre crise est celle des valeurs, de la gouvernance et même des hommes. Reconnaissons-le pour avancer !

Cette façon de régler les différends du village était, plus portée sur la recherche de la cohésion et l’équilibre de la communauté que la « vérité ».

Le grand peuple Soninké est en train de se ridiculiser par son refus de s’adapter aux injonctions d’une ère nouvelle.
Il doit se surpasser et se poser les bonnes questions. Une partie de nos intellectuels et la jeunesse censées être les porte- étendards d’une nouvelle configuration sociale, en vue de garantir l’égalité et la fraternité réelle, se sont laissés influencés pour défendre des postures indéfendables.

Les Soninké ont visiblement opté pour le pourrissement. Une stratégie qui n’arrange personne, si ce n’est le mal qui ronge et désagrège notre communauté: le temps joue en faveur du mal et nous fragilise davantage.

Et pourtant, à observer de près, les Soninké n’ont jamais été des va-t-en guerre, les peuples qui ont cohabité avec eux, leur reconnaissent cette qualité: ils ont toujours mis en place des forces dissuasives, disposées à défendre plutôt qu’à envahir ou conquérir.

Quelle « vérité » ou valeur peut-elle se prétendre plus noble, et au dessus de la paix sociale ? Je n’en connais point !

Faut-il sacrifier une société née à la suite de sacrifices et de pérégrinations périlleuses de nos aïeux, qui ont enduré les affres de l’existence pour exister ?
Quelle société allons-nous, léguer à nos enfants, aux futures générations ?

La responsabilité de chacun et de tous est engagée .Tous ceux qui ont une influence, une audience, une tribune si minime soit elle, et ce quel qu’en soit sa nature doivent l’exploiter à bon escient, au service de la paix, pour rapprocher les deux parties d’un même corps en conflit.

La 7ème édition du Festival International Soninké (FISO) a été incontestablement un succès, au regard de la mobilisation, et la démonstration culturelle et artistique. Cependant, chacun d’entre nous dans son for intérieur, et loin de tout orgueilleux a dû regretter l’absence d’une partie de la communauté.

Et pourtant, l’histoire serait belle à écrire si la réconciliation entre les Soninké avait été scellée depuis Nouakchott à l’occasion du FISO.

Mais, nous avons préféré éviter ce sujet, ou disons ne pas en faire une priorité, pour sa complexité de crainte que ça ne dégénère ou encore de gâcher la fête.

Il n’y a pas échappatoire, de subterfuge, la réconciliation des Soninké est devenue » l’outre de l’éléphant » pour reprendre l’un de nos proverbes . Si tu la portes, tu risques d’être à la traine du peloton, et si tu décides de ne pas le porter, tu risques la mort certaine due à la soif.
« Tuure sumalle Ji ndande angana wutu an kunke na xose angana wara daqu na ankari »

Seyré SIDIBE

©️ Via https://ondeinfo.com/qui-pour-sauver-la-barque-soninkara/