✓Éducatif – Partage médias : Appel solidaire pour la construction d’une madrassa à Nouakchott en Mauritanie



✓Ci-joints le descriptif et le lien de la cagnotte :

• https://www.cotizup.com/madrasanouakchott

« Que diriez-vous d’une cagnotte qui augmenterait votre richesse, qui apporterait une bénédiction à vos biens et qui vous assurerait une récompense éternelle ?

Cela correspond à la sadaqa jariya, une récompense dans la vie d’ici bas et dans l’au-delà.

“Lorsqu’une personne meurt, toutes ses œuvres sont interrompues sauf 3 : une aumône continue (sadaqa jariya), une science bénéfique propagée, ou un enfant pieux qui fait des invocations en faveur de ses parents” Muslim.

La Mauritanie est réputée pour l’apprentissage du Coran et des sciences islamiques.

FHC a étudié auprès de oulémas dans le désert mauritanien et est hafidh du coran depuis l’âge de 14 ans. Il dispense des cours de tajwid, Coran, fiqh et ahadiths depuis 11 ans. Il mène les prières de tarawih depuis plusieurs années dans une des mosquées de Nouakchott.

Véritable passionné et personne très humble, il a lancé la construction d’un noble projet, la construction de deux bâtiments de 120m2 chacun :

La madrasa / l’école dans laquelle les enfants / adultes étudient.

Le lieu de vie du professeur et des enfants / adultes qui étudient (chambres, salon, cuisine, salle de bain…)

…mais les moyens financiers manquent ! Nous avons besoin de vous.

A savoir que les enfants / adultes peuvent venir :

en internat à ce moment ils sont logés, nourris et ils étudient avec le moualim.

En externat à ce moment ils sont présents pour les cours puis s’en vont chez eux.

Actuellement dans un logement provisoire chez de la famille, le professeur a 9 enfants en internat et 30 en externat.

Ci dessus les plans architecturaux ainsi que des photos de l’état de construction actuel. Nous en sommes aux fondations pour la madrasa, concernant le lieu de vie les pièces sont juste tracées au sol.

Le but principal de cette cagnotte est finir la construction des 2 bâtiments pour un montant de 23 000 euros. Ce prix comprend l’achat des briques, du fer, du ciment, du sable, du gravier et les heures de travail des maçons.

A travers ce noble projet, Allah ﷻ nous donne la possibilité de contribuer. Quelque soit le montant tout pèse dans la balance de l’au-delà et sera récompense bi idhnillah.

Si vous ne pouvez pas participer financièrement partager cette cagnotte autour de vous.

Fraternellement

Une sœur fisabillilah »

https://www.cotizup.com/madrasanouakchott

✓LE GOUVERNEMENT MAURITANIEN À PROPOS DE LA MALADIE DE L’ANCIEN PRÉSIDENT AZIZ

Le gouvernement mauritanien a affirmé jeudi qu’il prendra toutes les mesures nécessaires pour les soins de l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz, victime d’un malaise qui a nécessité son hospitalisation à l’hôpital militaire.
Le porte-parole du gouvernement par intérim, Mohamed Melaïnine O. Eyih a dit que le fait que l’ancien président ait un dossier au niveau de la justice est de nature à créer certaines complications.

Ould Eyih qui s’exprimait lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement a réaffirmé que la santé de Mohamed O. Abdel Aziz est « l’objet d’un extrême intérêt et d’une extrême attention. »

Le ministre a ajouté que le gouvernement se considère responsable de la santé de chaque citoyen à fortiori s’il s’agit d’un ancien président.

Pour sa part Mohameden O. Ichidou, président du collectif de défense de l’ancien président a dit que son client est victime d’un caillot sanguin qui nécessite son évacuation à l’étranger pour y être soigné.



Saharamédias –

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✓Le mouvement IRA bientôt officiellement reconnu | L’annonce du leader abolitionniste BDA (28/12/2021) à Nouakchott

Le mouvement abolitionniste Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA) dirigé par le député Birame Dah Abeid sera officiellement reconnu dans les tout prochains jours, en principe avant la fin de l’année en cours.

C’est ce qu’a déclaré le président du mouvement au cours d’une conférence de presse tenue ce matin à Nouakchott.

« Ce sera le plus grand événement d l’année 2021. Il y aura une remise solennelle du récépissé de IRA par le gouvernement mauritanien. » a déclaré Birame qui a ajouté que cette reconnaissance a été rendu possible par la loi sur les associations avec son régime déclaratif. Une loi qu’il a vivement salué au passage affirmant qu’il s’agit d’une loi révolutionnaire. « C’est la plus grande réalisation depuis 1978 » a-t-il souligné.

Le député a rappellé le parcourt agité du mouvement IRA, ses heurts et ses malheurs au cours de la décennie écoulé, ses luttes, son approche pacifique, ses victoires et sa reconnaissance sur le plan international qui s’est traduite par l’octroi de prix, l’édition de livres sur le mouvement et son chef et l’intervention de ce dernier devant tous les parlements du « monde libre ».

Et Birame d’ajouter que : « Le mouvement IRA a pu donner un modèle au monde entier. »

L’heure est donc à la reconnaissance sur le plan national grâce à cette loi promulgué par le régime du président Ghazouani. « Et, grâce à cette loi, IRA avec ses dizaines de milliers de militants convaincus s’est réconcilié avec tous les mauritaniens. A cette occasion je lance un appel à tous les militants et à tous les mauritaniens afin de fêter cet événement. C’est un grand pas franchi par la Mauritanie qui met fin à la situation de confrontation », se félicite Birame qui salue au passage les efforts fournis dans ce cadre par le ministre de l’intérieur et le Commissaire aux Droits de l’Homme.

Autre point abordé par le président du mouvement IRA, le discours de Ouadane où le président de la République a vivement condamné les maux et autres anachronismes de la société mauritanienne à savoir le tribalisme, l’esclavage, le système des castes, le sectarisme, le suprématisme…

« Nous nous félicitons de ce paragraphe du discours qui a toujours été le nôtre. Mais nous étions diabolisés et voués aux gémonies et taxés de tous les maux. Aujourd’hui quand le président a parlé des mêmes maux tout le monde a applaudi. » Et Birame d’inviter le président de la République à allier la parole avec les actes.

Le 3ème point soulevé au cours de cette conférence de presse concerne la hausse des prix et du coût de la vie.

Là, le député a pointé du doigt le recul des services techniques de l’Etat qui ne répondent plus depuis 1978 aux attentes des citoyens.

Il a parlé des problèmes de gouvernance, de conscience professionnelle et patriotique, du recul sur le plan moral. Donc une situation délicate note le député que Ghazouani ne saurait régler d’un coup de baguette magique même au cas où lui et tous ses collaborateurs avaient toute la volonté, ce qui n’est pas le cas.

Malgré tout, selon Birame, Ghazouani a fait bouger les lignes. Il a apporté du neuf et « même si beaucoup le négligent nous, nous l’apprécions. »

Le président du mouvement IRA a souligné la nécessité d’accorder des circonstances atténuantes au président Ghazouani et de l’épauler durant son mandat qui ne dure que 5 ans dit-il.

Il a balayé d’un revers de la main les accusations selon lesquelles il serait de mèche avec le pouvoir. « Nous avons été les premiers à accepter la main tendue et le dialogue avec le pouvoir. Pour cela nous avions été sévérement attaqués par les autres qui finalement nous ont tous suivis sur cette voie, un à un. Et ils sont même allés plus loin que nous. Pour beaucoup, opposition rime avec confrontation. Nous avons une compréhension différente. »

Ainsi, pour Birame ce n’est pas logique de chercher la confrontation avec un régime aussi fréquentable.



Bakari Guèye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/le-mouvement-ira-bientot-officiellement-reconnu/

✓Nécrologie | Le décès de Mr Kane Hamidou Baba de la coalition CVE – Mauritanie

L’information flash de cette matinée du mardi 28 décembre 2021 en Mauritanie, est l’annonce du décès de l’homme politique mauritanien Kane Hamidou Baba. Il y’a quelques jours il a subi un accident de voiture au retour de Ouadane où il a pris part à l’événement culturel « le festival des Cités du Patrimoine ».

Ancien candidat à la dernière élection présidentielle en 2019 en RIM, l’ex conseiller à présidence dans les années 90, présidait la coalition politique nommée la CVE (Coalition Vivre Ensemble).

Nos condoléances à toute sa famille et à l’ensemble de ses proches en Mauritanie et ailleurs.

Paix à son âme. Ameen.

— KS pour le BLOG

✓CAN 2021 : La liste de la Mauritanie dévoilée

Africa Foot United – En conférence de presse ce jeudi 23 décembre 2021 au siège de la Fédération mauritanienne, Didier Gomes Da Rosa a présenté une pré-liste de 30 joueurs. Dans ce groupe, on note quelques nouveautés et certains habitués de la sélection qui ne sera pas à la CAN, Cameroun 2021.

Didier Da Rosa a concocté une pré-liste de 30 joueurs pour la Coupe d’Afrique des Nations 2021. Ce groupe sera réduit à 28 au terme du stage de la sélection nationale à Abu Dhabi en Émirats Arabes Unis. Les absents de ce groupe de la Mauritanie sont entre autres Mohamedhen Beibou « Wali » (FC Nouadhibou) ou encore Ismail Diakité.

Plusieurs nouvelles têtes ont rejoint le groupe de Didier Gomes Da Rosa. On remarque Souleymane Karamoko qui évolue à Nancy en Ligue 2 française et le jeune gardien de 19 ans de l’AS Douanes, Mohamed El Mokhtar.

Les 30 Mourabitounes :

Gardiens (3) : Babacar Diop (FC Nouadhibou/Mauritanie); M’Backé N’DiayeI (Nouakchott King’s/Mauritanie); *Mohamed El Mokhtar (AS Douanes/Mauritanie)

Défenseurs : Bakary N’DIAYE (Rhodos FC/Grèce); Abdoul BA (Al Ahli SC/Libye); Diadié Diarra (Goal FC/France); El Hassen Houeibib (Al Zawra’a SC/Irak); Harouna Abou Demba (Sans club); *Souleymane Karamoko (AS Nancy/France); Aly Abeid (Valenciennes FC/France); Houssen Abderrahmane (Royal Francs Borains/Belgique); Abdoulkader Thiam (US Boulogne/France)

Milieux de terrain : Mohamed Dellah Yaly (Sans club); Guessouma Fofana (CFR Cluj/Roumanie); Ibréhima Coulibaly FC (le Mans FC/France); Yacoub Sidi (AS Vita Club/RD Congo); Khassa Camara (NorthEast United FC/Inde); Almike Moussa N’Diaye (Goal FC/France); Mohsen Bodda (FC Nouadhibou/Mauritanie); Abdallahi Mahmoud (NK Istra 1961/Croatie); *Beyatt Lekoueiry (AS Douanes/Mauritanie)

Attaquants : Aboubakar Kamara (Aris Thessalonique/Grèce); Hemeya Tanjy (FC Nouadhibou/Mauritanie); Oumar Camara (Beroe Stara Zagora/Bulgarie); Adama BA (RS Berkane/Maroc); *Souleymane Doukara (Giresunspor Kulübü/Turquie); Idrissa Thiam (ASAC Concorde/Mauritanie); *Souleymane Anne (Royal Excelsior Virton/Belgique); *Pape Ibnou Ba (Le Havre/France).

* Concerne ceux qui ont été sélectionnés pour la première fois avec la sélection.

©️ Crédit source : repris via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=752532

✓MAURITANIE : LE GÉNÉRAL MOKTAR OULD BELLA, NOUVEAU PATRON DES ARMÉES MAURITANIENNES

Le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett quitte son poste de chef d’état-major des armées mauritaniennes (CEMAM).
La Présidence de la République a rendu public, mercredi, un décret nommant un Chef d’État-major général des armées, a indiqué mercredi 22 décembre, l’Agence mauritanienne d’information (AMI) qui cite un communiqué de la présidence mauritanienne.

«Par décret en date de ce jour, le Général Moktar Ould Bella, est nommé Chef d’État-major général des armées », a précisé l’Agence mauritanienne d’Information (AMI).

Pour rappel, le Général de Brigade Moctar Ould Bella était jusqu’ici le numéro 2 des armées mauritaniennes. Le Général de Brigade Moctar Ould Bella remplace le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett

Par La rédaction de Cridem

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© Crédit source : repris via http://adrar-info.net/?p=72593

✓Décision présidentielle nommant quatre membres du Conseil constitutionnel – (ami.mr)

La Présidence de la République a rendu public une décision nommant quatre membres du Conseil constitutionnel, dont voici le texte intégral :

« La Présidence de la République communique par décision en date du 14 décembre 2021 sont nommés membres du Conseil constitutionnel :

– Mme. Hawa Tandia ;

-M.Ikebrou Ould Mohamed Sidigh ;

-M.Ghali Mahmoud Abeid ;

-M.Bilal Dick. »

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-61943.html

✓Mauritanie | Quand les idéaux Ganbanaaxun Fedde se retrouvent dans le sermon « national » du vendredi 17 décembre 2021.

Ainsi j’introduis mon propos par : «Toute vérité passe par trois étapes, d’abord elle est ridiculisée, ensuite elle est violemment combattue et enfin elle est acceptée comme une évidence.» .
Cette assertion qui est douteusement attribuée au philosophe allemand du pessimisme Arthur Schopenhauer, résume relativement le parcours du dynamique éveil abolitionniste et anti-esclavagiste en cours en pays soninké, sous le vocable GAMBANAXUN FEDDE. GAMBANAXU , concept porteur d’une profonde philosophie sociale et humaniste s’articule autour de l’Egalité et la Dignité en droits et en devoirs. En gros l’idéal d’une norme civilisationnelle où l’Humanité Première de l’Homme devient sacrée et inviolable face aux égos toxiques émergés et entretenus culturellement et socialement par les violences. Les humains s’organisent souvent par l’intelligence de la violence contre la NATURE et rarement par l’intelligence de la MORALE pour le SENS.

Oui l’éveil Gambana secoue amèrement les consciences et les certitudes des adeptes du fatalisme religieux et coutumier dans la communauté soninké. Ceux qui considèrent que tout est déjà acté et fini dans le schéma sociétal où les subalternes s’acceptent et les privilégiés veillent résolument. Ainsi en fin 2016, justement il y a 5 ans, au cœur du Guidimagha mais pas seulement, l’ordre féodal soninké se mettait en rangs serrés par tous les moyens pour que l’appel pacifique Gambanaaxu soit sali, saboté, diffamé et détourné.

L’esclavage par ascendance faisant partie du système hiérarchique de la société, est démasqué à vif par l’élan militant antiesclavagiste par un discours efficace arrimé aux textes fondamentaux de nos États. C’est-à-dire le Citoyen s’est exprimé ouvertement et son vernissage coutumier du casté ou du relégué social , a fondu irréversiblement. Menaces, diffamations, harcèlements administratifs et judiciaires, emprisonnements, expropriations, agressions, embargo social…la liste est longue, ont été mis en branle farouchement contre les militants et les familles qui ont osé s’extirper du régime de Ladalenmaxu. Ce Lada soninké qui fait office de constitution sociale intracommunautaire, défie à la fois La Loi du pays et la profonde philosophie humaniste prônée par La Religion. Certains milieux réactionnaires foncièrement esclavagistes qui vouent une haine viscérale à l’endroit de l’éveil Gambana, vont tomber dans la rengaine apologétique de l’esclavage avec un grand zèle. En Mauritanie, la Loi 2015 – 031 portant sur la criminalisation de l’esclavage et ses séquelles, est même defiée ouvertement parce que les apologistes comptent bénéficier des largesses administratives et judiciaires venant de leurs soutiens silencieux dans les rouages étatiques. Finalement la justice a commencé à sévir mollement, et l’atmosphère de l’apologie prend un coup de semonce psychologiquement significatif parmi les cas extrémistes. Et ces derniers jours le discours présidentiel de Ouadane est sans équivoque. Les préjugés sociaux dont il a fait référence, sont également ces coutumes ségrégationnistes et discriminatoires véhiculées socialement par le Ladalenmaxu soninké. Un mécanisme complexe d’apparence inoffensif alors qu’il constitue le nœud de tous les symboles discursifs et comportementaux de l’esclavage par ascendance et du système des castes.

Après Ouadane, l’injonction ministérielle pour un sermon unifié du vendredi 17 décembre 2021 sur le plan national, avec la thématique principale censée être abordée, la problématique liée aux mépris sociaux et culturels de l’ascendance. Des références coraniques et des données rapportées de la Tradition Prophétique, sont convoquées dans les prêches pour indexer la toxicité de la vantardise par ascendance et le mépris héréditaire attribué parmi les Hommes, et de surcroît appartenant à une même communauté de fidèles. Une séquence en terme de portée symbolique qui abonde clairement dans le sens de l’argumentaire du militantisme Gambanaaxu. Concernant la lutte contre l’esclavage et ses diverses manifestations sociales en Mauritanie, au cours de cette décennie après le big-bang du 27 avril 2012 (autodafé des livres fiqhis esclavagistes) du leader d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid, il est important de retenir les mots du président El Ghazouani à Ouadane et le Khotba unifié de ce vendredi dernier.

Ainsi, ce sont la Mauritanie et la Dignité humaine qui engrangent des points valeureux.



– KS

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec la sociologue et militante Dieynaba NDIOM

À la fin de cette année 2021, la rubrique Le Grand Entretien du Blog (le GEB) reçoit l’interview d’une dynamique militante mauritanienne, Madame Dieynaba NDIOM. Engagée féministe et membre active du parti FPC (Forces Progressistes du Changement) de Samba Thiam, la sociologue a répondu favorablement à notre sollicitation d’entretien. Nos vifs remerciements à son endroit. Retrouvez ci-dessous le contenu de cet entretien.

✓Question 1 : Bonjour Madame Dieynaba N’diom, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

• Dieynaba NDIOM : Je m’appelle Dieynaba NDIOM, Féministe, Femme politique et Sociologue de formation.


✓Question 2 : Quels sont vos engagements militants (associatifs et politiques) en Mauritanie ?

• DN : Je suis engagée dans deux associations mauritaniennes :
Voix des Femmes, qui est un collectif de jeunes féministes mauritaniennes
Initiative pour la Santé de le Reproduction, qui est une association qui travaille sur toutes les questions liées à la santé de la reproduction, comme son nom l’indique.
Sur le plan politique, je suis engagée au sein du parti FPC (Forces Progressistes du Changement), dont je dirige la fédération de Nouakchott.

✓Question 3 : En étant une femme engagée publiquement, rencontrez-vous des écueils sociaux et discriminants liés au genre? Et également quelle analyse faites-vous autour de la condition féminine en Mauritanie aujourd’hui en 2021 ?

• DN : Pas spécialement dans les organisations où j’évolue, cependant les organisations associatives comme politiques sont à l’image de notre société, toutes les pesanteurs socioculturelles y sont palpables. Les conditions des femmes en Mauritanie sont de plus en plus difficiles sur quasiment tous les plans : Niveau juridique, toujours pas de loi sur les violences que subissent les femmes, dans le milieu familial, professionnel, dans l’espace public etc. Niveau politique, avec l’actuel régime ; c’est plutôt la régression sur le nombre de femmes dans les postes de responsabilité. Niveau social, nous sommes restés cette société très conservatrice avec un système social très hiérarchisant et discriminatoire, d’où les relations de pouvoirs sont omniprésentes.

✓Question 4 : Ce 28 novembre 2021, jour du 61ème anniversaire de l’indépendance nationale, une manifestation a été réprimée dans la ville de Bababé, pouvez-vous nous donner quelques éclaircissements sur ces événements en tant que militante politique ?


• DN : Comme chaque 28 novembre, depuis 30 ans actuellement, une partie de la Mauritanie demande justice sur les crimes commis, c’est également l’occasion de revenir sur tous les épisodes sombres de la Mauritanie à l’égard de sa composante noire, qui continue d’ailleurs de plus belle sous d’autres formes. Ainsi, différents événements (sit-in ; marche ; conférence de presse…) se font chaque 28 novembre à Nouakchott et/ou à l’intérieur du pays. Cette année à Bababé s’est tenue une manifestation, comme les années précédentes, mais violemment réprimée. Plusieurs jeunes blessés, ce qui a valu leur évacuation sur Dakar pour des soins. La lecture que j’en fais, connaissant bien ces jeunes, le pouvoir n’a fait que renforcer leur détermination. La répression atteint rarement les esprits déjà éclairés.

✓Question 5 : En Mauritanie, les problématiques liées à l’esclavage font partie de l’actualité d’une manière sporadique, selon vous pourquoi arrive-t-on pas à éradiquer ce phénomène pour de bon ?

• DN : Comme je disais plus haut, notre société est conservatrice et surtout très discriminatoire. Nous avons beaucoup de tares, beaucoup de soi-disant valeurs qui ne sied plus à notre époque. L’esclavage est l’une des pires pratiques qui existe dans notre société. Nous devons faire face à cette réalité et la combattre avec toutes nos forces, même si nous savons que des murs se dresseront, car entre les privilégiés de cette pratique et notre Etat si frêle, le chemin est encore très long.

✓Question 6 : Autour de ce même phénomène (l’esclavage ou ses conséquences sociétales) , historiquement un certain tabou couve en milieux negro-mauritaniens (hors haratines), réellement qu’en est-il dans la société Peul? Le construit culturel qui tient à une certaine hiérarchisation sociale ne constitue-t-il pas un écueil pour l’émergence d’une mobilisation militante d’envergure cohérente et transversale dans le champ revendicatif à l’échelle nationale?

• DN : La société peul, comme les autres communautés est définie par une hiérarchisation sociale, qui même si jadis répondait à des métiers socio-professionnels, aujourd’hui n’a plus sa raison d’être et elle constitue un frein à ce que nous pouvons construire ensemble. L’intersectionnalité entre nos différents combats est notre seule issue vers une Mauritanie juste et fière de sa diversité.

–Fin

~ 18 décembre 2021

• Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓ Sermon « national » du Vendredi sur les discriminations liées aux castes en Mauritanie | La réaction d’une personnalité de la société civile Mr B.M Coulibaly

La décision du gouvernement Mauritanien d’axer les Quotbas de ce Vendredi 17 décembre sur la question des discriminations basées sur l’esclavage et les assignations qui se perpétuent par ascendance et ce suite au discours du président de la république prononcé à Wadane constitue un signal fort vers la déconstruction des tares jusque la considérées comme des tabous. Cela rappelle aux partisans de l’immobilisme qu’on ne peut dissocier notre patrimoine culturel de l’islam qui constitue notre première source d’inspiration spirituelle et morale. Si on veut combattre ces discriminations et ce mépris on doit s’attaquer aux pratiques quotidiennes par lesquelles cela se manifeste. Chez les negro africains par exemple l’assignation se traduit dans les mosquées qui sont des citadelles uniquement réservées à certaines personnes sur la base de leurs origines sociales. Par conséquent le législateur a besoin de rappeler dans une loi forte et claire que les mosquées conformément à l’islam sont des lieux qui appartiennent à Allah SWT et non à des familles sur une base héréditaires. Une telle mesure parmi d’autres aiderait à déconstruire les mentalités et à jeter les bases dune véritable cohésion sociale. Sinon comment peut on expliquer à un enfant qu’il a les meme droits et les mêmes devoirs que son prochain si certaines fonctions lui sont interdites à vie .
Nous saisissons encore une fois cette tribune pour saluer le courage et la sérénité du President de la république en nommant une question jusque-là banalisée par les lobbies féodaux et qui est à la base de toutes les discriminations inutiles et insensées qui retardent notre marche vers le développement.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5001553506521646&id=100000011376178