Les associations regroupées au sein de l’alliance Ganbanaaxu (AMEES, UVDS, ARMEPES-France et Ganbanaaxu Fedde Mauritanie) viennent de recevoir quelques audios WhatsApp des menaces de plainte contre le président de Ganbanaaxu Gaye Traoré arrivé à Nouakchott le 10 octobre 2022 en provenance de la France pour passer ses congés en Mauritanie.
Depuis le 14 octobre, plusieurs audios circulent sur les réseaux sociaux provenant du groupe WhatsApp « Tunkan lenmu faabandi daaxa » : des groupuscules extrémistes qui défendent les coutumes de l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké.
L’auteur de l’un des audios se nomme Camara Oumar, un soninké originaire du village de Tachott Botokhollo dans la région du Guidimakha. Il a été dit dans ces audios, que Mr Traoré en tant que président du mouvement Ganbanaaxu, était à l’origine de ce malentendu au sein de la communauté soninkara.
Ainsi, ils veulent interpeller Traoré et le faire visiter tous les villages de Guidimakha pour montrer les esclaves dont il parle.
Comment chercher à interpeller l’initiateur d’un mouvement qui lutte pour l’égalité entre les hommes, étant donné que le président des mouvements « Démocratia-Islamique » Mr Moustatpha Camara a bien exclu les soi-disant « esclaves, marabouts griots, ébénistes etc » de leur groupe parce qu’ils sont de statut inférieur, ils ne doivent pas intégrer leur prétendant milieu des descendants des rois.
Le nommé Fousseinou Camara ne cesse d’insulter et de qualifier des gens des esclaves et fils d’esclaves. Comptant poursuivre son chemin sur Sélibaby, face à cette situation, nous tirons la sonnette d’alarme à l’endroit des hautes autorités mauritaniennes pour sécuriser l’intégrité physique du président et sa famille durant son séjour.
Nous précisons que ce groupuscule qui profère pareilles menaces gravissimes depuis Paris est actif dans un réseau nébuleux large issu de la féodalité soninké de la Mauritanie avec des soutiens tacites de personnalités politiques originaires du Guidimakha.
Leurs principaux groupes WhatsApp et relais de communication sont entre autres Tunka lenmou koffo, democratie islamique, Fans Donald Trump, UASSDG et Tunkan Lenmu Faabandi Daaxa. Ces groupes se sont donnés comme mission principale, l’appel à la haine envers les engagés anti-esclavagistes soninkés et tous militants de la défense des droits humains.
Par la présente communication, nous réitérons notre alerte à l’endroit des pouvoirs publics en Mauritanie pour que les problématiques liées à l’esclavage par ascendance chez les Soninkés soient prises en compte sérieusement en vue d’une résolution définitive par l’arsenal juridique en rigueur.
Pays en voie de développement, le Mali est confronté à l’épineuse question de la corruption qui freine son développement. Ce phénomène qui sévit dans notre pays est pratiqué un peu partout sur le territoire national. Gouvernant et gouverné, chacun, à sa manière, pratique ce mal qui s’est établi dans notre société au point d’être normalisé. En cette période de transition, les autorités du moment entendent donner un élan historique pour venir à bout du phénomène. Mais, d’ores et déjà, il convient de rappeler que de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. Ces chiffres ont été avancés par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué
« De la base au sommet, notre pays est corrompu jusqu’à l’os. Si on n’en parle pas sérieusement, on regardera toujours le sommet alors qu’à la base, nous sommes en train de faire la même chose. Tant que la base est corrompue, personne n’arrivera à combattre la corruption au sommet. Tant que nous n’arrivons pas à corriger cela, la lutte contre la corruption sera de la rigolade», disait Moussa Mara, ancien premier ministre du Mali. Il s’exprimait ainsi sur la corruption devant les étudiants de la Faculté des Sciences administratives et politiques de Bamako (FSAP), lors de la présentation de son livre « Pour un Mali meilleur », le jeudi 25 août 2022.
Parlant du lien entre la politique et la corruption, le leader du parti YELEMA a été on ne peut plus clair. « On dit que les politiciens, quand ils sont élus, volent l’argent du pays. Ils ne nous considèrent pas. Mais est-ce que vous savez la raison principale ? Les politiciens, pour qu’ils soient élus, les populations leurs prennent de l’argent. Quand vous commencez une campagne, vous allez dans les villages, les quartiers. Les gens vous demandent de réparer leurs forages en panne. Le politicien va s’endetter pour réparer et s’il est élu, il va tout faire pour récupérer ce qu’il vous a donné. Il ne va pas s’arrêter là, il va se préparer encore. Tout ça c’est de la corruption », a expliqué Moussa Mara.
De l’avis de l’ancien maire et député de la commune IV du district de Bamako, tout argent pris à quelqu’un qui est en campagne pour être élu est la corruption. Pour cet expert comptable, il est primordial d’enlever la corruption de la politique sans quoi le pays ne sera pas sans corruption. L’ancien premier ministre n’a pas manqué aussi de dénoncer la responsabilité de la société face à la montée fulgurante de la corruption. « Quand les gens deviennent responsables, ils cherchent à s’enrichir parce que la société les oblige. Quand tu deviens maire quelque part, les gens viennent pour que tu leur donnes des parcelles de terrain au lieu des idées de développement. C’est la réalité de notre pays. Il faut que nous nous disions ces vérités », explique-t-il.
En vue de remettre de coté ces pratiques néfastes, Moussa Mara a invité les preneurs des billets de banques de 10.000F et 2000 FCFA d’arrêter pour le bien du pays. Aux dires de l’ancien premier ministre, le politicien est élu pour régler les problèmes d’emploi, de santé et de développement. « Pour que vous puissiez le sanctionner, il faut arrêter de lui prendre de l’argent. Il faut que la population comprenne que si l’on veut lutter contre la corruption, il faut que la base change. On ne sortira le pays des problèmes que si nous acceptions de transpirer et de souffrir. Dès fois, on doit faire des efforts dont on ne verra même pas les fruits, mais dont nos enfants et petits enfants verront. Aucun pays au monde n’est sauvé par un autre pays. C’est nous qui allons nous sauver ou pas », a indiqué Moussa Mara.
Dans l’une de ses sorties sur la chaîne nationale, précisément dans l’émission « invité de la semaine », le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, a averti qu’il n’ y a pas de la place pour la corruption en cette période de transition. Dans ses explications, le chef du département de la justice a salué la volonté politique des plus hautes autorités de la transition de lutter contre la corruption sous toutes ces formes. Toutefois, il a reconnu les lenteurs dans les procédures en matière d’enquête de corruption. « Les procédures sont très longues. L’enquête de corruption n’est pas facile. Ce qui fait qu’il y a beaucoup de dossiers qui traînent. L’Etat tient à respecter tous les droits pour éviter les dérives », a précisé le ministre Kassogué.
Selon le ministre Mamoudou Kassogué, de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. « Sur ces 1462, il y a 690 dossiers qui sont clôturés et transmis ; 275 dossiers ont déjà été totalement jugés. Les montants en cause sont de l’ordre de 126 119 983 938 FCFA. Nous avons pu, au titre des remboursements versés au niveau du trésor public la somme de 4 241 661 863 Francs sur la période des trois ans. Les cautions qui ont été versées pour les remises en liberté et autres sont de l’ordre de 15 372 827 410 Francs. Les remboursements qui sont effectués rien que pour la session spéciale d’assise de décembre 2021 sont de 1 577 145 907FCFA. Des amendes ont été prononcées aussi au cours de cette session pour 639 040 000. Des dommages intérêts pour 260 150 000. Les condamnations qui ont été prononcées et dont les montants n’ont pas été encore recouvrés sont de l’ordre de 86 873 496 505F CFA », a révélé le patron du département de la justice.
Une lutte implacable contre la corruption sans recouvrement des avoirs n’est pas une lutte efficace. Soutenant cette affirmation, le ministre de la justice a, dans un ton convaincant, réaffirmé la pleine implication de la direction générale du contentieux de l’Etat afin de prendre des dispositions pour que ces différents montants puissent être recouvrés.
Dans son adresse à la nation à l’occasion du 62ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a rappelé que la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière figure au centre des actions du Gouvernement de la transition, ce, conformément à ses orientations et instructions. « Cette nouvelle dynamique, fondée sur une justice redynamisée, va se poursuivre afin de tracer le cadre d’une nouvelle gouvernance fondée sur le respect du bien public, la récompense du mérite et la sanction de la faute », a déclaré le président de la transition. Le Chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, soulignera que la justice doit lutter contre les infractions économiques et financières. Cela, dit-il, pour garder son rôle de régulateur pour la société. « Dès à présent, et en attendant l’opérationnalisation du Pôle national économique et financier, des actions sont en cours pour donner des suites judiciaires aux différentes dénonciations faites par les structures de vérifications et de contrôles », a annoncé le président de la Transition.
Eveil Hebdo – Les élections municipales, régionales et législatives s’annoncent à un grand pas. D’où l’effervescence politique noté ces derniers temps.
En effet, la classe politique s’agite, suite à la signature de l’Accord final des concertations entre le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation et les partis politiques préparant les élections communales, régionales et législatives de 2023. Des points de divergence ne cessent de ressurgir parmi lesquels la CENI.
Des désaccords ont enregistrés dans le pôle de l’opposition sur la détermination des critères du choix dans ses rangs des cinq membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
Ces désaccords concernent le choix des personnalités qui doivent être des représentants des partis politiques selon l’un des camps. Tandis que l’autre camp ferait du choix de personnalités politiques nationales indépendantes son option.
Le bloc de l’opposition n’arrive pas à s’entendre au moment où le ministère de l’Intérieur avait donné aux deux pôles de l’opposition et de la majorité le week-end dernier pour présenter leurs propositions relatives à leur représentation au sein de la Ceni. D’autant qu’il avait été convenu entre le ministère de l’Intérieur et les partis politiques de procéder à l’installation de la Commission électorale indépendante avant le 31 octobre.
Il sera confiée à la nouvelle CENI « la tâche de fixer les prochaines échéances électorales, en concertation avec le gouvernement et les partis politiques, et ce en tenant compte des conditions climatiques appropriées », selon les termes de l’accord. La nouvelle CENI devra s’atteler à un recensement administratif à caractère électoral.
Le Parti Refondation pour une Action Globale (RAG) épingle tous les protagonistes des dernières concertations et sonne la charge : « Faisant fi de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et de ses compétences définies par la loi organique 2021 du 12 avril 2012, toujours en vigueur, le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, ainsi que les partis politiques ayant pris part à la rencontre ont tordu délibérément le cou à la règle de droit ci-dessus en même temps qu’ils se sont substitués au pouvoir législatif du pays, comme du même coup, ils ont porté un préjudice grave à notre démocratie encore balbutiante en balayant d’un revers de main un acquis démocratique résultant de la lutte des partis politiques de l’opposition pour obtenir plus de justice, et plus de transparence en ce qui concerne la préparation, le déroulement et les résultats des consultations électorales au pays ».
Le RAG enfonce le clou
En dépit de la satisfaction notée, lors de l’accord politique et de la feuille de route tracée, le RAG marque sa différence rappelant de nouveau l’exclusion des forces politiques : « Ce conclave organisé au Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a complètement ignoré des forces incontournables sur l’échiquier politique du pays capables d’assurer l’alternance démocratique au pouvoir, comme les parti RAG et FPC(Forces Progressistes du Changement) de Samba Thiam qui, pourtant, ont été conviés au travaux de la Commission nationale préparatoire de ce qu’il a été convenu d’appeler Concertations Nationales ou Dialogue et qui, au bout du compte, a lamentablement échoué du fait des manœuvres de l’administration »,tranche-t-il.
Non encore reconnu par les autorités, le Parti RAG se veut néanmoins optimiste.
Pour la formation politique dirigé par Oumar Ould Yali, « ces prochaines élections municipales, régionales et législatives devront être pour notre parti une autre occasion de surmonter, comme par le passé, tous les obstacles dressés sur notre chemin et remporter par la voie des urnes, d’autres nouvelles éclatantes victoires démocratiques au su et au vu de la communauté nationale et internationale. Pour ce faire, nous continuerons inlassablement à ignorer tout ce qui est de nature à détourner notre attention, à ignorer toutes les campagnes nocives menées contre nous, d’où qu’elles viennent, toutes les diffamations, tous les dénigrements et, de plus belle, attachons nous plutôt à l’essentiel c’est-à-dire l’encadrement, la formation, la mobilisation et la sensibilisation des populations. Nous vaincrons par la volonté de Dieu et par notre attachement indéfectible à la justice, à l’égalité, à la fraternité de tous les mauritaniens et à l’unité de la RÉPUBLIQUE », prédisent les partisans du député.
La Direction du Parti Refondation pour une Action Globale vient d’apprendre la reproduction à Tenaha (commune rurale dépendant de Kankossa donc en Assaba) du scénario honteux monté il y a moins d’un mois à Fam Lekheratt, dans la même Wilaya. Ce scénario second de son genre intervient suite à l’adhésion massive des mauritaniens au projet de société de RAG dont le Président Député Biram Dah Abeid est porteur; ce scénario intervient également à quelques mois des prochaines consultations électorales pour terroriser les populations qui disent haut et fort non à la reproduction de l’élection des dignitaires de l’état, non à l’absence de la transparence électorale, non aux votes à connotations tribales ou régionales et oui à la liberté individuelle de tout citoyen mauritanien à choisir son candidat. La répétition de scénarios tels ceux de Fam Lekheratt et Tenaha ne pourront jamais réduire à néant la volonté du peuple de sortir enfin du cercle vicieux des pratiques, conceptions et idées erronées desquels les ennemis de l’égalité, de la justice sociale, de la fraternité et du progrès refusent absolument de se départir. Ce refus absolu au regard de la prise de conscience des populations qui aspirent au renouveau risque d’entrainer le pays vers l’inconnu. C’est pour cette raison qu’un appel urgent est lancé au gouvernement, aux formations politiques et de la société civile comme à toutes les bonnes volontés pour venir en aide à la Mauritanie qui se noie.
Nouakchott le, 19 octobre 2022
Oumar Yali Président du Parti Refondation pour une Action Globale (Rag).
Comme on dit souvent que c’est au pied du mur que l’on reconnait le vrai maçon, à l’œuvre que l’on découvre le bon artiste. La démocratie est universelle et parfaite. Elle n’est en principe pas l’apanage des seuls occidentaux, comme elle reste, en dépit d’un long apprentissage des règles de l’Etat de droit, le maillon faible des africains,
Pourtant, s’il y a un seul régime politique aujourd’hui en Afrique, si non au sahel, qui doit tout à la démocratie c’est incontestablement le régime de Ould Ghazouani En Mauritanie, cette démocratie vient de connaitre un nouveau et sans précèdent revers, avec une concertation circonscrite à 25 partis et excluant plus de 70 autres. Et ironie du sort, certains observateurs et analystes parlent de prouesse inédite dans les annales de l’histoire du multipartisme en Mauritanie. Pourtant et honnêtement parlant, ce soi-disant exploit fondé sur une concertation partielle n’est pas synonyme de démocratie, ce concept qui signifie tout système politique dans lequel le peuple est souverain, c’est-à-dire, les partis politiques portés par des leaders défendant des projets de société en gestation pouvant avec le temps arriver au pouvoir et matérialiser par conséquent sur le terrain de la réalité les ambitions de leurs électeurs, autrement dit le peuple. Ce qui revient à dire qu’exclure des formations politiques populaires comme le RAG, les FPC et les CVE dans leurs deux versions ou susceptibles de l’être, c’est bloquer les programmes de ces partis et par conséquent entraver la matérialisation des aspirations de leurs centaines de milliers de partisans dont une grande majorité est révoltée aujourd’hui contre la loi d’orientation sur l’éducation. Autant dire que limiter la concertation à 25 partis de toute la classe politique mauritanienne ne peut en aucun cas faire avancer l’expérience démocratique mauritanienne, qui avait fondé d’énormes espoirs sur l’arrivée au pouvoir du Président Ould Ghazouani et saluer ses efforts louables déployés pour apaiser la scène politique et esquisser un dialogue inclusif prometteur, avant que toutes ces actions qui ont suscité un sentiment de satisfaction généralisée ne se dissipent après la suspension surprenante desdites négociations et l’engagement unilatéral du gouvernement, avec la bénédiction naturelle des parties de la majorité et de certains partis de l’opposition, de la concertation en vue de la préparation des futures élections législatives, régionales et municipales, avec comme couronnement la signature du très controversé document final sur l’agenda électoral de 2023.
Une entreprise politique menée en solo aux risques énormes dès lors où en faisant fi des projets de sociétés des autres poids lourds politiques incontestés du pays, elle expose inéluctablement la Mauritanie à l’instabilité, au chaos et à la déchirure. Si le ministère de l’intérieur s’était soucié réellement de ne pas mettre la charrue devant le bœuf et que les « 25 » s’étaient abstenus de se prêter indirectement à ce jeu malsain excluant des pans énormes des représentants du peuple, il aurait commencé d’emblée et avant toute autre démarche, par accorder des autorisations de se constituer, en formation politique, à tout vrai ou présumé leader politique afin de lui accorder l’occasion de prouver sa popularité sur le terrain à travers les votes, au cours des futures élections. C’est seulement après le verdict des urnes et l’identification des forces vives réelles de la nation, qu’une concertation digne de ce nom peut être lancée. C’est d’autant plus vrai que les actuelles forces politiques, les députés, les présidents des conseils régionaux et les maires, tant de la majorité que de l’opposition, se sont érigés sur le faux, la fraude, le manque de transparence, le népotisme … La question qui s’impose est de savoir si la démocratie en Mauritanie saura-t-elle se remettre d’un tel rendez-vous manqué? Le grand regret réside dans l’attitude complice et coupable des partis signataires Il faut donc nécessairement pour jeter les bases d’une démocratie autoentretenue repartir de zéro. A bon entendeur Salut !
Réunion, ce lundi 17 octobre, de sensibilisation avec les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires de Nouakchott dans le cadre de la Caravane nationale de sensibilisation sur les lois interdisant la traite des personnes, l’esclavage, la discrimination et la torture, organisée par le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile.
Une réunion qui a pour objectif de promouvoir et d’appliquer de façon effective et stricte les lois relatives aux droits de l’homme, la traite des personnes, l’esclavage, la discrimination et la torture.
A l’ouverture de cette réunion de sensibilisation, le commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile, Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a rappelé efforts du gouvernement ces dernières années pour lutter contre la traite des êtres humains, l’esclavage, la discrimination et la torture en renforçant l’arsenal juridique et en publiant le contenu des lois nationales pertinentes.
La Mauritanie est déterminée, à travers ses différents programmes et stratégies de développement, à promouvoir et à protéger les droits de l’homme en coopération avec tous ses partenaires, a-t-il ajouté, tout en invitant les acteurs nationaux et partenaires du secteur à contribuer efficacement à la concrétisation de cet engagement irréversible pris par les pouvoirs publics.
Pour rappel, le lancement de cette caravane a eu lieu jeudi 13 octobre dernier.
Cérémonie de lancement, jeudi 13 octobre, de la Caravane nationale de sensibilisation sur les législations nationales en matière de lutte contre la traite des personnes, l’esclavage, la discrimination et la torture.
Cette campagne est organisée en collaboration avec le ministère de la Justice, celui de l’Intérieur, des organisations de défense des droits de l’Homme, la Commission Nationale des Droits de l’Homme, l’Observatoire national des Droits de la Femme et de la Fille, le Mécanisme National de Prévention de la Torture et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
L’évènement, qui a été placé sous le haut patronage du président de la République, a été lancé le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile, Cheikh Ahmedou Sidi.
Rappelons que ce vendredi 14 octobre, le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile va rencontrer les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires des trois wilayas de Nouakchott.
Réunion qui sera l’occasion de réitérer la stricte application des législations la traite des personnes, l’esclavage, la discrimination et la torture.sanctionnant.
Implantée en Mauritanie, depuis 2010, la banque qatarie QNB vient de licencier tout son personnel sous contrat à durée indéterminé. La succursale de la QNB en Mauritanie a décidé de quitter le pays et d’en découdre avec une dizaine de ses employés qui devront ainsi grossir le rang des diplômés chômeurs.
Surpris par cette décision, les employés se disent très inquiets de leur situation, car ils avaient des engagements à honorer auprès d’autres institutions bancaires. « Nous ne comptions que sur nos salaires pour rembourser nos prêts a confié un employé ».
La banque QNB a versé pour chaque employé une modique somme, en guise de dédommagement. Insuffisante selon le personnel (des jeunes mamans et pères de familles) qui veulent que leur employeur rembourse les prêts qu’ils ont engagés. Une proposition que la banque n’a pas voulue accepter.
Des avocats travaillent actuellement sur le dossier pour plaider en faveur des employés de la banque QNB Mauritanie.
Il y a deux ans, suite à la disparition de près d’un milliard d’anciennes ouguiyas des comptes de la banque, QNB avait porté plainte contre son ancien directeur général et avait également demandé à la banque centrale de Mauritanie de geler sa signature pour empêcher toute transaction sur ses comptes.
L’an 2000, l’année du bac refait en Mauritanie. La cause, une tricherie en masse a été indexée cette année et le ministère de l’éducation ne pouvait que concéder en annulant la phase 1 de la session normale. Après les délibérations des résultats à l’issue de la phase 1 repassée, je me rappelle d’une discussion avec certains camarades et frères autour du système d’attribution de bourses d’études en fonction du rang d’arrivée (notamment la moyenne d’orientation par les matières principales) dans chaque série. Et là, certains laissaient entendre qu’en réalité, les choses sont très opaques en coulisses. Il suffit d’être dans une zone grise et si tu n’as pas des connaissances (relations-bras long), pas de rêve, il faut se ranger car pas la moindre chance par un dépôt d’aspirant boursier. Quelques années plus tard, lors d’une autre conversation sur le système de promotion à travers les études, j’apprenais que parfois certain.e.s élèves bacheli(e)r.e.s moyennement en session normale ou admis en session complémentaire peuvent se voir dotés d’une bourse d’études à l’étranger. Apparemment ce n’était (n’est) pas sorcier, c’est le système qui s’y prête sur des bases d’un mécanisme bien rodé appelé bras-longuisme. Ce procédé basé sur un relationnel d’intérêts interconnectés d’un monde social-administratif. Ce petit monde où les conflits d’intérêts en cette matière sont considérées comme un régime de promotion de siens (enfants). S’il s’agissait de trier dans cette situation, oublions les critères objectifs pour promouvoir l’excellence. Ça coopte ou ça fait coopter ici et là et tant pis pour celles et ceux qui n’ont pas ce relationnel de bras-longuisme en coulisses. Et là les choses prennent une coloration très loin d’être raciste, ce serait une affaire de classe sociale (issue de toutes les communautés) par laquelle une certaine élite se soigne administrativement et tient à assurer une reproduction sociale et professionnelle. Ainsi la facilité argumentative à vouloir racialiser systématiquement ne peut être pertinente et juste. Il faut oser gratter plus pour déterminer le vrai fond de l’affaire. Ce bras-longuisme est bien ancré dans nos pratiques, la Relation prime sur la Règle dans la gestion des affaires publiques. L’affaire de notre jeune compatriote qui secoue les réseaux sociaux ces derniers temps, doit faire l’objet d’une approche prudente pour voir et dire vrai en terme communicationnel et traiter le fond avec franchise. Du racisme ou du bras-longuisme a-t-elle été victime ou rien de tout cela au final…? À suivre…
Le bras-longuisme est ténébreux dans nos pays. Il casse injustement l’avenir des uns et case et promeut frauduleusement les autres. En général il est subtilement confondu à tort avec du racisme dans certaines dénonciations, mais non ce sont deux affreuses pratiques pouvant se retrouver dans certain copinage fonctionnel de circonstances.
En Mauritanie, si on osait parier pour ressortir les copies corrigées de nos bacheliers boursiers et devenus boursiers à l’étranger de 1990 à 2020…on saurait sans doute l’ampleur d’une certaine réalité sur ce système bras-long, une véritable gabegie éducative.
La Dépêche – Les lois même les plus scélérates sont équitables, parce qu’impersonnelles serait-on tenté de dire. Mais leur application par les hommes est souvent injuste. Pourtant, la justice rendue à la tête du client crée des ressentiments, suscite des frustrations…un malaise endormi qui pourrait entrer en éruption.
« La République assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale l’égalité devant la loi ». C’est l’article premier, alinéa 2, de la troisième Constitution en vigueur dans notre pays. Un principe qui n’a pas changé malgré les différentes réformes apportées au texte fondamental.
Mais cette maxime n’est malheureusement plus qu’un pâle souvenir quand il s’agit de la traduire sur le terrain de la pratique. Au contraire, d’ailleurs elle devient une véritable source de préoccupation quand elle se mue en une inégalité de fait « garantie par l’Etat» en présence de citoyens de première et seconde zone.
Les terrains de la manifestation de cette injustice sont nombreux mais par souci de concision limitons ce droit à l’égalité (ou devoir) devant la loi aux affaires de vols, de mauvaise gestion, de détournement de deniers publics…
L’on se rend compte, rien qu’à visiter, les prisons de Mauritanie et parfois même les commissariats de police que des dizaines des centaines de citoyens ordinaires y croupissent souvent pour de petits larcins. On y retrouve parfois des enfants qui ont dérobé un téléphone et parfois un pneu de secours d’une voiture.
Ces damnés de la République peuvent rester des mois en attendant de comparaitre devant un juge (ou qu’il veille bien s’en souvenir). Dans le subconscient de beaucoup d’entre nous ces personnes, victimes de leur condition de pauvreté, sont automatiquement des «présumés coupables » contrairement à l’esprit de la loi.
Et pour les enfoncer davantage dans le vice le temps qui leur est opposé dans cet environnement malsain les expose à l’endurcissement. C’est comme cela souvent qu’on fabrique les délinquants car «qui a volé un œuf, volera un bœuf». Loin donc de nous est l’idée de débattre du mobile et de la rééducation notamment chez les jeunes broyés par la pauvreté et une société de plus en plus insouciante à leurs sorts.
Les gloutons.. pickpockets de luxe
Pendant ce temps, des hommes et femmes ministres, secrétaires et directeurs généraux qui détournent ici des dizaines voire des centaines de millions des caisses de la République ; récidivent ailleurs jonglant avec les maigres ressources du pays par les temps qui courent? Sauf exception marginale, ce «beau » monde rompu, de père en fils, à la politique à la mauritanienne, n’est jamais inquiété.
Pire, quand ils sont surpris la main dans le sac par les limiers de la République pour des détournements avérés, ils suscitent bien de la sympathie de notre justice à deux vitesses. Leurs dossiers restent «pendus».
Ils peuvent être réhabilités et réaffectés par le système politique vers d’autres responsabilités encore plus juteuses. A quelques rares exceptions, ce sont depuis l’Indépendance du pays, les mêmes familles et personnels politiques qui s’alternent et se servent sur le compte de la Princesse.
Ils peuvent donc s’acheter des «résidences secondaires» à Las Palmas ou au Maroc voisins, se payer des escapades estivales aux Bahamas, ou aux Iles Maldives (c’est de saison !), lécher les vitrines parisiennes et en ramener des tonnes à Nouakchott, sans être inquiétés.
Ces nouveaux riches vivant aux crochets de l’Etat, sont aujourd’hui l’archétype du citoyen «modèle» suivant le prisme déformant d’une société qui a perdu ses repères. Et les exemples sont là « bons vivants » à narguer la République et les citoyens aux votants de véhicules rutilants acquis aux dépens du citoyen lambda. Qui ose encore, en pratique, parler d’une égalité devant la loi ?
Quelle coïncidence. Le gouvernement aurait annoncé l’organisation d’états généraux sur la justice à travers des forums publics car comme le reconnait le ministre de la Justice, Mohamed Mahmoud Ould Cheikh Abdoullah Ould Boya, «il est devenu urgent d’ouvrir une réflexion sur l’état de lieux de la justice mauritanienne : notamment sur le renforcement de son indépendance et des capacités de ses ressources humaines, de sa modernisation, sur la situation des prisons ».
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