✓Communiqué de presse | Les manifestants pacifiques OLAN réprimés à Nouakchott le 25 juillet 2022

Ce lundi 25 juillet 2022, la loi sur l’orientation de l’éducation nationale en Mauritanie était en débats au parlement à Nouakchott. À l’extérieur dans la capitale et dans d’autres localités du pays, l’organisation pour l’officialisation des langues nationales « OLAN » a organisé des manifestations pacifiques pour dénoncer certaines dispositions contenues dans le texte de loi. Ainsi à Nouakchott les manifestants ont été réprimés par les forces de l’ordre. Les images visibles à travers divers canaux médiatiques sont inacceptables, un acharnement gratuitement disproportionné sur de paisibles manifestants.
Par cette note de communication, l’alliance Ganbanaaxu souhaite prompt rétablissement aux manifestant.e.s violemment touché.e.s par cette injuste répression policière.
Nous la dénonçons fermement ainsi que les comportements d’un agent de sécurité semble-t-il de l’Assemblée qui a molesté honteusement une militante du nom de Salimata Ba dans l’arrière tribune en haut de l’enceinte de la représentation nationale.
Et rappelons aux pouvoirs publics qu’une vie sociale et politique apaisée nécessite une libre expression des opinions des uns et des autres sur tous les sujets importants pour l’avenir de la Nation dans sa diversité.


Nouakchott, le 26 juillet 2022

Alliance Ganbanaaxu

✓Flash | Burkina : Blaise Compaoré demande pardon au peuple burkinabè [RTB]

« 𝐉𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐝𝐨𝐧 𝐚𝐮 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐛𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚𝐛è 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐣’𝐚𝐢 𝐩𝐮 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐠𝐢𝐬𝐭è𝐫𝐞. 𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐮𝐥𝐢è𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 à 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐦𝐢 𝐓𝐡𝐨𝐦𝐚𝐬 𝐈𝐬𝐢𝐝𝐨𝐫𝐞 𝐍𝐨ë𝐥 𝐒𝐚𝐧𝐤𝐚𝐫𝐚 » a écrit mardi l’ancien président 𝐁𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐩𝐚𝐨𝐫é à travers un message lu par le porte parole du gouvernement Lionel Bilgo.

Disant assumer et déplorer du fond du cœur toutes les souffrances et drames vécues par toutes les victimes durant ses mandats à la tête du Burkina, Blaise Compaoré a demandé aux familles de lui accorder leur pardon.

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• Un système éducatif viable est sensé créer des opportunités pour tous | Par Bakary Tandia

Avec le débat relatif au projet de loi pour la reforme de l éducation qui monte en spirale, il est plus que nécessaire que chaque Mauritanien puisse verser ses ingrédients dans la marmite en bouillonnement.

Car le plat final doit répondre aux gouts des uns et des autres afin qu’ ils puissent le consommer avec le même appétit. Autrement certains — vont se régaler pendant que d’ autres se tordent de faim. Ce qui va inévitablement créer un système éducatif à deux vitesses.

Dans ce cas de figure ce sera une perte énorme pour le pays parce qu’ un système éducatif qui n’ est pas apte à prendre en compte toutes les réalités du pays est d’emblée voué à l’échec. En fait l’éducation est considérée comme un égalisateur social sensé les créer les mêmes opportunités de mobilité sociale pour les citoyens.
A défaut, le système éducatif devient une opportunité de promotion pour certains, et un instrument d’oppression pour d’ autres. Ce qui est totalement contraire à sa mission.

La question centrale n’ est pas l’ importance de ‘éducation qui est déjà reconnue depuis la nuit des temps. Pour rappeler cette centralité de l’éducation, en effet elle a toujours joué un rôle fondamental dans la marche de l’humanité vers des lendemains meilleurs que notre Saint Prophète Mohamed (SWT) nous a exhortés à n épargner aucun effort quand qu’il s’agit de l’acquisition de l’éducation, « allez chercher la connaissance même si c’est en Chine, » a-t-il recommandé. C’ est pour la même raison que la déclaration universelle des droits de l’homme abonde dans le même sens dans son article 26 . A cela il faut ajouter la Convention Internationale des Droits de l’enfant ainsi que la charte Africaine des droits et du bien- être de l’enfant et tant d’autres instruments régionaux similaires.

Cette importance de l’éducation est particulièrement indispensable dans deux domaines vitaux pour l’humanité. Il s’ agit de la jouissance des libertés individuelles et collectives, et du développement socio-économique pour notre bien-être. L’histoire nous a montré que c’ est grâce l’éducation que des peuples opprimés sont arrivés à prendre conscience de la situation pour changer leurs conditions. En guise d’illustration nous pouvons nous référer aux mouvements de la décolonisation à travers le monde.

Egalement ce fut le cas pour la conquête des libertés civiques aux Etats Unis et élimination de l’ Apartheid en Afrique sous le leadership de Dr Martin Luther King et Nelson Mandela respectivement. Pour ce qui est du développement socio-économique, l’impact de l’éducation est visible à travers plusieurs exemples. Les pays qui ont investi dans l’éducation et recherche ont connu un développement considérable. Le cas du Japon en est un exemple palpable. Malgré le manque de ressources naturelles, le pays a connu un développement remarquable grâce à la qualité de son système éducatif. Ce qui veut dire, qu’ offrir une bonne éducation à ses citoyens équivaut à créer une source intarissable de richesse pour sa nation.

Le point essentiel du débat est comment offrir une éducation de qualité équitablement accessible á tous les apprenants de manière à leur permettre de réaliser les potentialités que Dieu leur a accordées. C’ est ce que reflète d’ une manière éloquente la pensée d’Abdullahi Dan Fodio, « Quand Abdullahi Dan Fodio aborde le droit à l’éducation, il ne se limite pas à l’égalité des chances pour tous dans l’éducation, avec l’obligation d’envoyer un enfant acquérir des connaissances. Il va plus loin et évoque le droit à un bon enseignant et à un contenu pédagogique qui répond aux aspirations de l’enfant et à ses capacités intellectuelles selon son groupe d’ âge. »

Selon cette pensée l’éducation n’est pas une fin en soit. Il n’ a de sens que quand elle remplit la fonction qui consiste à permettre à chaque enfant de réaliser ses potentialités pour s’épanouir intellectuellement afin de répondre à ses aspirations personnelles ainsi que celles de sa société.

C’est pourquoi pour doter le pays d’un système éducatif viable — les membres de l ‘assemblée nationale qui vont examiner ce projet de loi relative à la reforme de l’éducation nationale doivent non seulement reconnaitre le mérite de la pensée d’ Abdullahi Dan Fodio qui est plein de sagesse, mais aussi mettre à contribution le document produit par OLAN qui fait état ses effets adverses sur le Pulaar, Soninke et Wolof. Prêter une oreille attentive à cette organisation à ce moment crucial du débat est d’ une importance capitale. Car les inégalités du système vont inévitablement se répercuter sur la société d’ une manière générale. Alors, c’ est maintenant ou jamais.

Enfin, le système éducatif est un instrument vital pour l’épanouissement des citoyens ainsi que le développement durable de tout pays. Par conséquent, il est impératif de prendre toutes les dispositions nécessaires pour y incorporer les préoccupations exprimées par les différentes communautés pour que celles-ci puissent se reconnaitre dans ce système.

S’ inspirer de la pensée d’Abdullahi Dan Fodio et mettre à contribution les recommandations de l’OLAN vont considérablement améliorer la qualité du système éducatif de manière à répondre adéquatement aux attentes de toutes communautés sans distinction aucune.

Bakary Tandia, Human Rights Advocate.

New York, le 22 Juillet 2022

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758141

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✓L’aéroport, Oum Tounsy de Nouakchott : le Ceuta et Melilla, des citoyens Mauritaniens | Par Seyré Sidibé – [Onde Info]

Les traditions abjectes, comme les mauvaises pratiques ont décidément la peau dure.

L’aéroport International, Oum Tounsy de Nouakchott est un joyau, une réalisation dont peut se vanter l’État Mauritanien. Mais seulement, elle est soumise à une gestion inconvenante et inappropriée: l’infrastructure est fermée au public.

Pour la plupart d’entre nous, elle reste une carte postale, qu’on contemple de loin, ou une infrastructure dont on découvre la beauté à travers la télévision. Finalement, on se demande à qui est-elle destinée, si elle reste fermée au public ? Un aéroport de ce standing n’est pas seulement construit, pour assurer l’atterrissage et le décollage des avions. C’est d’abord un lieu de trafic, de brassage, de rencontre, de détente mais surtout d’affaires pour chercher la croissance économique, en créant de la richesse et de l’emploi pour résorber, le chômage de masse qui touche la jeunesse, une priorité absolue, par les temps qui courent.

Depuis bientôt, cinq ans ou plus, l’aéroport Oum Tounsy de Nouakchott n’est ouvert qu’aux voyageurs, et à quelques privilégiés ou tout-puissants. Les autres qui accompagnent ou qui viennent accueillir, un ami, un frère, un parent sont tenus à distance, et ce temps quelque soit, le temps qu’il fait ( canicule, pluie ou tempête de sable). Cette mauvaise inspiration sécuritaire est le terreau fertile à de nombreuses pratiques déloyales et contraires à la loi. Les Micmacs qui s’y passent n’échappent à personne. Mais, comme dit l’expression « Motus et bouche cousue » . Là où, l’on empêche » l’économie légale » de prospérer, l’économie parallèle, la concurrente de la première s’y installe et généralement, c’est pour la durée, telle une décision impopulaire.

Cette situation a pour corolaire, la prolifération d’activités d’escroquerie, source de convoitise et de tentation : elles alimentent directement, les poches ou la marmite, selon l’expression consacrée de chez nous. C’est pour quoi, il est urgent de revoir cette mesure, qui ne peut être expliquée que dans le cadre d’une gouvernance basée sur les humeurs, héritée de l’ancien régime.

Les mauvaises traditions, comme les mauvaises pratiques, ont décidément la peau dure.

Il faut desserrer l’étau sécuritaire à l’aéroport Oum Tounsy. Mettez en place, un dispositif sécuritaire respectable et coercitif : portiques de sécurité, détecteurs de métaux, fouilles corporelles, brigade canine etc. Mettez- vous, un instant à la place des pauvres, citoyens ! Même lorsque, vous avez une veille maman, un malade à accompagner ou à accueillir l’accès à l’aéroport vous est refusé. Les raisons invoquées: la menace terroriste.

Si la stratégie, Mauritanienne dans la lutte contre le terrorisme a fait des émules, et est enseignée dans les académies, cette mesure qui concerne la fermeture de l’aéroport Oum Tounsy au public a du échapper aux experts. Elle est indéfendable et relèverait d’une dérive sécuritaire, de nature à mépriser les populations. Une telle mesure serait pertinente dans un contexte d’exception, de guerre, de pandémie, ou même de menace terroriste imminente. Et même dans ces cas, elle reste limitée dans le temps.

Même les pays de la sous région( Niger, Mali, Burkina Faso) qui sont aujourd’hui dans » l’œil du cyclone terroriste » n’ont pas pris des mesures aussi contestables que la fermeture de l’aéroport de Nouakchott au public. Plus près de nous encore, d’autres aéroports plus fréquentés et loin d’être à l’abri d’attaques terroristes, investissent plutôt dans les renseignements, la formation et la prévention sans tomber dans cette espèce de paranoïa sécuritaire.

Le terrorisme étant un problème transnational et transfrontalier, comme les crises économiques qui font partie de notre époque, Il faut les intégrer dans nos politiques et stratégiques de développement publiques ou privées. La riposte face à ces défis ne doit en aucun cas tordre le coup, à notre modèle social et politique, basé désormais sur le respect des libertés et les droits de l’homme.

Seyré SIDIBÉ

©️ Via OndeInfo – https://ondeinfo.com/laeroport-oum-tounsy-de-nouakchott-le-ceuta-et-melilla-des-citoyens-mauritaniens/

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● Sur la question des langues… | Par Mohamed Lam



Une chose est sûre, dans ce projet de loi, la langue arabe possède la place de choix à tous les niveaux comme d’ailleurs elle l’a toujours été depuis 1966.

Et cela, de mon point de vue, est INACCEPTABLE si l’objectif est réellement de tendre vers un juste équilibre intercommunautaire.

Il y a encore beaucoup d’améliorations, de corrections et de précisions à apporter sur ce projet avant d’être adopté. En l’état, il va indéniablement maintenir, même s’il faut reconnaître qu’il y a dans son contenu, une très petite avancée sur ce sujet, ce déséquilibre déjà existant.

Toutes les langues nationales doivent être OFFICIALISÉES afin de permettre à tous les enfants du pays de partir sur des bonnes bases pour l’émergence d’une Mauritanie où n’importe quel citoyen, peu importe sa langue maternelle, jouirait de tous ces droits fondamentaux.

Un Etat responsable doit être le garant et le promoteur de l’égalité des chances entre les citoyens. La promotion de toutes les langues du pays et le choix d’une langue neutre comme point d’équilibre devrait impérativement être l’élément établi pour ne léser aucune communauté mais surtout pour assurer une certaine cohésion sociale et nationale.

À défaut, il est évident que des contestations citoyennnes surgissent.

Il ne peut y avoir, au 21ème siècle, dans un même pays, des citoyens qui seraient plus citoyens que leurs autres compatriotes par le seul usage d’une langue qui leur offrirait de facto et de jure les meilleures dispositions possibles pour réussir.

Mohamed Lam
23/07/2022, Bordeaux

©️ Via post Facebook de l’auteur https://www.facebook.com/100017351774719/posts/1130253607563021/

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● Guidimagha : Lancement du Projet Mécanisme de Diffusion des Plaintes au Comité National des Droits de l’Homme

Le président de la Commission nationale des droits de l’homme, M. Ahmed Salem Ould Bouhoubeini, a supervisé, mercredi, à Sélibabi, le lancement du projet du mécanisme de circulation des plaintes auprès de la commission nationale aux droits de l’homme au niveau régional, en coopération avec l’Union européenne.

Cet atelier de 4 jours, auquel participent des présidents d’organisations de la société civile vise à familiariser les citoyens avec leurs droits légaux et à enregistrer les plaintes au niveau régional et à chercher à les résoudre.

Dans une allocution qu’il a prononcée pour la circonstance, le président de la commission a déclaré que le lancement de cet atelier s’apparente aux ateliers lancés dans les wilayas des deux Hodhs, expliquant que des ateliers similaires seront lancés en Adrar et en Inchiri, pour faire circuler le mécanisme de plainte au niveau régional et d’informer les citoyens de leurs droits légaux pour qu’ils puissent les recouvrer dans leur intégralité.

Il a ajouté que l’objectif du comité est de jouer le rôle de médiateur entre le gouvernement d’une part et les organisations de la société civile d’autre part, notant que ces ateliers permettront de sensibiliser les citoyens à leurs droits juridiques, ce qui consolidera l’État de droit ainsi que la mise en œuvre des obligations du gouvernement à cet égard, tout en adressant ses vifs remerciements à la mission de l’Union européenne pour l’aide financières qu’elle ne cesse d’accorder à ce programme.

A son tour, le wali du Guidimagha, M. Ahmed Ould Dèh, a remercié la commission Nationale des Droits de l’Homme pour l’organisation de cet atelier qui revêt une grande importance car il permettra d’offrir aux citoyens ce service au niveau régional qui s’inscrit dans le cadre du programme visant à rapprocher l’administration des citoyens, sur lequel a insisté Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Cheikh El Ghazouani dans son programme électoral.

Pour sa part, l’ambassadeur et chef de la mission de l’Union européenne, M. Johns Aguilem, a exprimé sa joie de participer à cet atelier, compte tenu de son importance en informant les citoyens de leurs droits légaux et en leur permettant de les obtenir.

Il a appelé les organisations de la société civile à jouer leur rôle de conscientisation et de sensibilisation, appelant à bénéficier des exposés qui seront présentés lors de cet important atelier.

De son côté, le vice-président de la région du Guidimagha, M. Moustapha Ould Magha, a salué le rôle important joué par la Commission nationale des droits de l’homme dans l’organisation de ces ateliers qui permettront d’informer les citoyens sur leurs droits, et de faciliter la déclaration et le suivi des plaintes sans avoir besoin de se déplacer.

L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du hakem de la moughataa de Sélibabi et des autorités militaires et sécuritaires de la wilaya.

©️ Via AMI https://fr.ami.mr/Depeche-65466.html#articl-image

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● OLAN | Communiqué sur l’Avant-projet de loi d’orientation de l’Éducation Nationale



Un document titré «Avant-projet de loi de l’Éducation Nationale» circule depuis quelques jours à travers les cercles sociaux mauritaniens. Il ferait état d’une première forme de la loi d’orientation qui, après amendements éventuels de la part du HCE (Haut Conseil de l’Éducation) et du conseil des ministres, sera prochainement soumis au vote à l’assemblée nationale.

Ce document établit donc, dans une forme détaillée, les dispositions de la loi en vue. La section 1 du chapitre 2 formule les articles traduisant la politique linguistique qui serait à l’œuvre dans le nouveau système éducatif. Citons l’article 65 :
« Pour offrir l’accès le plus facile, le plus efficace et le plus équitable au savoir, chaque enfant mauritanien sera enseigné dans sa langue maternelle, tout en tenant compte du contexte local et des impératifs de préservation de la cohésion sociale.
L’enseignement est dispensé en langue arabe à tous les niveaux d’éducation et de formation, aussi bien dans les établissements publics que dans les établissements privés.
Les langues nationales Poular, Soninké et Wolof sont introduites, promues et développées à tous les niveaux d’éducation, aussi bien dans les établissements publics que dans les établissements privés d’éducation et de formation, à la fois comme langues de communication et comme langues d’enseignement ; selon la langue maternelle et la demande exprimée pour chacune de ces langues.
Au niveau du fondamental, chaque enfant mauritanien effectue l’apprentissage des disciplines scientifiques dans sa langue maternelle, tout en tenant compte du contexte local et des impératifs de préservation de la cohésion sociale.
Tout enfant de langue maternelle arabe doit apprendre au moins l’une des trois langues nationales (Poular, Soninké et wolof). Le choix de cette langue est guidé par le contexte sociodémographique régional.
L’arabe est enseigné à tous les enfants dont elle n’est pas la langue maternelle comme langue de communication et comme langue d’enseignement.
Les modalités d’application de cet article seront fixées par voie réglementaire, dans le cadre d’une politique linguistique nationale. »

L’ambiguïté de cet article est frappante et son caractère équivoque appelle à la vigilance. Tout d’abord, comment serait-ce possible que « l’enseignement soit dispensé en langue arabe […] » de façon aussi absolue que l’article le présente et, en même temps, soit prétendu que « […] chaque enfant effectue l’apprentissage des disciplines scientifiques dans sa langue maternelle » ? Ces deux affirmations affichent, sinon une contradiction, au moins un conflit profond. En effet, de celles-ci, ne peut être conduite qu’une, et nous craignons de savoir laquelle.
De plus, comment se fait-il que le rôle attribué à la langue arabe soit si clairement et précisément énoncé, de façon à ce que celui-ci soit exempt de toute discordance interprétative, alors que le flou entoure la place réservée aux langues pulaar, sooninke et wolof ? Au passage, que veut dire la mention `promues, développées’ attribuée aux langues non arabes ?
Cet article est si fondamental et est censé encoder la part la plus sensible de la loi compte tenu de ses ressorts touchant la question de justice sociale, d’égalité citoyenne et du vivre ensemble. Il doit ainsi être clairement décliné sans ambiguïté aucune. Sa forme actuelle est tout simplement inadmissible ; techniquement indigne d’une loi, et fondamentalement inappropriée pour faire office d’un traitement égalitaire de la question des langues.

Ensuite, et ce point est un des plus urgents, il est mentionné dans l’annexe que les dispositions de l’articles 65, discuté ci-dessus, concernant le traitement des langues pulaar, sooninke et wolof sont conditionnées aux résultats d’une évaluation à l’issue d’une nouvelle expérimentation. Voici le passage concerné :
«La généralisation de l’enseignement des langues nationales interviendrait suite à une expérimentation conduite par la structure chargée de la promotion des langues nationales et sur la base d’une évaluation scientifique probante conduite par une expertise qualifiée»

Ainsi, le droit fondamental des enfants issus des communautés pulaar, sooninke et wolof d’apprendre dans leurs langues maternelles est conditionnel. Cette condition est problématique à bien des égards :
Comment peut-on conditionner un droit que l’on décide de reconnaître à un test technique ? Si un principe mis en avant dans la loi est que chaque enfant puisse apprendre dans sa langue maternelle, il n’y a alors aucune raison d’ajouter des motifs de refus et de retardement.
Si la procédure est, pour une raison cachée, de valider les langues sur la base des résultats qu’« elles obtiennent » à l’école, alors devra-t-on soumettre la langue arabe au même test car, étant un pied primordial de notre système éducatif actuel, elle serait impliquée, et ce suivant la logique déployée dans l’annexe, dans l’état critique de celui-ci, compte tenu des résultats catastrophiques observés année après année. Ces tests annuels du système actuel seraient-ils des raisons d’exclure l’arabe compte tenu des échecs permanents qui en ressortent ?
Ce test, comme condition de généralisation de l’enseignement dans les langues concernées, est par conséquent injustifié et inacceptable. D’autant plus qu’un tel test a déjà été accompli par les 20 ans d’expérimentation conduite par le défunt institut des langues nationales. Les résultats probants voulus ont été acquis selon des évaluations sérieuses, en particulier celle de l’UNESCO. Cela n’avait pas empêché l’institut de fermer et la généralisation n’a jamais eu lieu. Si l’on est réduit à évaluer des langues pour leur accorder un droit, il n’est donc pas besoin d’en refaire. Il suffirait juste de reprendre ces résultats déjà obtenus.

Pour toutes ces raisons, OLAN appelle aux mesures que voici :

1– Le chapitre des langues doit être revu et corrigé. Les mentions concernant les langues pulaar, sooninke et wolof doivent être aussi explicites que celles qui se rapportent à l’arabe. Plus important, elles ne doivent pas entrer dans des conflits logiques qui feraient que leurs applications respectives ne pourraient pas être possibles simultanément. De plus, l’égalité des langues doit clairement figurer dans le texte ; ce qui le purgera des mentions qui souhaitent coûte que coûte que la séparation des rôles soit claire entre, d’une part, la langue arabe et, d’autre part, les langues pulaar, sooninke et wolof. Ce traitement inégalitaire doit être corrigé sur le fond comme sur la forme. Les droits accordés doivent être les mêmes pour toutes les langues du pays et dans tous leurs aspects.


2– L’annexe n’a aucunement sa place dans le corps de cette loi. Les dispositions relatives à l’installation du nouveau système éducatif, relevant d’une question technique et du niveau d’investissement de l’État dans ce projet multidimensionnel, ne doivent en aucune manière constituer un baromètre éliminatoire du droit fondamental d’enseignement dans les langues dont doivent jouir leurs locuteurs. Dans un texte approprié à traiter cette question, les mentions de l’annexe concernant une nouvelle expérimentation doivent être corrigées. Aucune nouvelle expérimentation n’est à envisager. L’État doit se charger de l’installation de cet enseignement sur l’ensemble du territoire en même temps pour toutes les langues et sans aucune condition discriminatoire.


3– Enfin, Olan déplore l’absence totale de la question relative à l’officialisation des langues et exige que celle-ci soit intégrée dans les prochaines versions du projet de loi.

Nouakchott, le 12 juillet 2022

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● Passif Humanitaire : CCVE rompt avec CCRM

Le cadre de concertation des victimes des évènements (CCVE) de 1986 à 1993 a annoncé, vendredi soir (8 juillet) au cours d’un point de presse, tenu à l’Espace Diadié Camara (Socogim PS), la rupture définitive de son organisation avec le cadre de concertation des rescapés mauritaniens – les deux collectifs sont engagés dans le processus de recherche de solution au passif humanitaire. La décision, justifie sergent Sall Abdallahi, secrétaire général du collectif des rescapés militaires (COREMI), du CCVE par intérim et du comité ad hoc, intervient après le constat d’échec auquel est parvenue cette organisation. Il accuse le CCRM d’«user des subterfuges  pour bloquer le processus engagé depuis deux ans avec l’état-major des armées, conformément à la volonté du président Ghazwani de parvenir à une solution définitive et consensuelle avec les victimes ». En effet, selon Sall, ‘’le CCRM a foulé au pied l’accord que nous avions conclu avec lui en voulant réintégrer ceux qui avaient torpillé le dossier sous Ould Abdel Aziz en détournant des fonds alloués aux victimes, en réclamant le devoir de justice et l’institution par décret d’une commission de règlement du passif humanitaire’’. ‘’Depuis notre rencontre avec le président de la République qui a exprimé sa volonté de régler le problème -il a désigné son ministre secrétaire général de la présidence de la République, Yahya El Waghf et son ministre du développement économique et des secteurs productifs, Kane Ousmane pour travailler avec nous, le CCRM traîne toujours les pieds par de faux fuyants’’, renseigne le Sg de COREMI. La raison ? Il veut en faire un fonds de commerce. Et d’enfoncer le clou :  nous n’acceptons plus qu’on nous fasse perdre du temps, les 8 organisations réunies ici, ce soir, ont mis fin à leur cheminement avec cette organisation qui ne travaille pas, selon lui, pour l’intérêt des victimes A la question de savoir si le CCVE réclame le devoir de mémoire, Sall répond : « nous réclamons une justice réparatrice, non une justice pénale ». Une banderole résume les revendications de cette organisation :  Vérité, mémoire, réparation. Et le Sg de COREMI, de préciser : nous plaidons pour des droits sociaux, la réinsertion des victimes, le retour des déportés…

Suite donc à cette décision de rompre avec le CCRM, le CCVE a mis en place une commission ad hoc dirigée par Dicko Hamet Gueye, président de MOYTO KOOTA (rapatriés volontaires) et refugiés ; elle a désormais la charge, à compter du 7 juillet 22 et pour un mois de piloter le dossier avec les structures habilitées de l’Etat.

Enfin  le Sg de COREMI déclare que les 8 organisations (COREMI, Collectif des veuves, collectif des orphelins, Mooyto koota, collectif des douaniers, des policiers, COPECO et des porteuses de séquelles)  s’inscrivent dans la démarche du président de la République, clairement explicitée dans son discours de Ouadane et au cours des rencontres qu’ils ont eues avec lui, l’état-major des armées, le commissariat des droits de l’homme et les amis de l’Initiative des amis de Ghazwani dans la vallée. Il a réaffirmé avec force la détermination de CCVE d’œuvrer pour le règlement définitif du passif humanitaire et une réconciliation totale, non sans oublier de menacer qu’une plainte sera bientôt déposée auprès de l’IGE contre ceux qui ont trempé dans la mauvaise gestion de l’aide accordée par l’ancien président Aziz en 2009 aux victimes. Nous détenons des preuves que les fonds ont été mal gérés par certains de ceux qui ont géré le dossier. 

©️ Crédit source via http://www.lecalame.info/?q=node/13533

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● Mauritanie | Lancement des activités de l’observatoire national des droits des femmes et des filles

La ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, Mme Savia Mint N’Tahah a lancé, vendredi à Nouakchott, au cours d’une cérémonie organisée sous le haut patronage de la Première Dame, Dr. Marièm Dah, les activités de l’observatoire national des droits des femmes et des filles.

L’observatoire vise à défendre et à protéger les droits des femmes et des filles, à assurer leur protection, le suivi et l’évolution des propositions visant à promouvoir leurs droits en compatibilité avec la politique générale du gouvernement.

Dans son discours, la ministre a déclaré que la mise en place de ce nouveau mécanisme s’ajoute aux mécanismes déjà existants de protection et de promotion des droits des femmes, indiquant que la composition des membres de l’observatoire et la richesse de leurs expériences leur permettront d’atteindre les résultats souhaités.

Elle a affirmé que la protection et la promotion des couches les plus démunies de la société, en particulier les femmes et les filles, occupent une place de choix dans le programme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

De son côté, le coordinateur du programme des Nations Unies a précisé que la création de cet observatoire traduit la volonté de la Mauritanie à mettre en place des stratégies et politiques visant la promotion des droits des femmes et des filles.

La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement et du représentant du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-65417.html

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● Seine-Saint-Denis. La demande de titres de séjour ne se fera plus uniquement sur internet


~~À compter du mercredi 6 juillet 2022, le préfet de Seine-Saint-Denis a un mois pour trouver une alternative aux demandes dématérialisées de titres de séjours.

Première victoire pour les associations de soutien aux demandeurs d’asile. Dans un jugement rendu mercredi 6 juillet 2022, le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a posé un nouveau cadre pour la demande de titres de séjours dans le département. Désormais, la dématérialisation ne peut plus être imposée pour l’ensemble des demandes de titres de séjours et naturalisation.

Des difficultés pour obtenir un rendez-vous
La justice avait été saisie par la Cimade, le Syndicat des avocats de France, la Ligue des droits de l’homme, le Secours Catholique, le GISTI et l’Association des avocats pour la défense des droits des étrangers face aux nombreuses difficultés rencontrées par les ressortissants étrangers pour obtenir un rendez-vous disponible sur le site internet de la préfecture.

Pour rendre son jugement, le tribunal administratif de Montreuil s’est appuyé sur une décision récente du Conseil d’État qui estime que l’usage de téléservices « ne peut peut être rendu obligatoire en dehors du programme ANEF, c’est-à-dire des catégories de titres de séjour figurant sur une liste déterminée par le ministre chargé de l’Immigration, soit en l’état actuel du droit les visas de long séjour, les titres de séjour étudiant, visiteurs, et les passeports talents ».

Un mois pour proposer des alternatives
« Le préfet de la Seine-Saint-Denis pouvait certes créer des téléservices, mais ne pouvait légalement imposer leur emploi pour l’ensemble des demandes de titres de séjour et les naturalisations », juge le tribunal administratif. Une décision, qui implique que le préfet de la Seine-Saint-Denis mette en place « des alternatives effectives aux téléservices ». Le préfet a un mois pour les mettre en place.

©️ Crédit source : https://actu.fr/ile-de-france/bobigny_93008/seine-saint-denis-la-demande-de-titres-de-sejour-ne-se-fera-plus-uniquement-sur-internet_52300188.html