✓Mauritanie : encore une enfant sous le joug de l’esclavage, Folla Mahmoud, 10 ans | [IRA Mauritanie]

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE ABOLITIONNISTE
IRA
RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001




• Mauritanie : encore une enfant sous le joug de l’esclavage,
Folla Mahmoud, 10 ans

~ Note d’information, 06 juin 2022

Le 30 mai, de présumés esclavagistes sont déférés au tribunal régional de Aleg, chef-lieu de la région du Brakna, par le procureur Cheikh Baye Seyid Didi ; le magistrat a entendu toutes les parties, avant de les inculper, au grief d’une infraction à la loi 2020-017 du 06 août 2020, portant prévention et répression de la traite des personnes et protection des victimes ; les éléments liminaires parviennent ensuite au juge d’instruction, avec des mandats de dépôts en prison régionale d’Aleg, à l’encontre de tous les prévenus. Ce dernier, après avoir écouté l’ensemble des protagonistes de l’affaire, décide d’écrouer Chekroud Ahmed Boibou et son esclave, Mahmoud Leije, le père de l’enfant assujetti ; Ensuite, il met, sous contrôle judiciaire, Vatimettou Khattat et Aïchetou Bilal Samba ; la dernière est poursuivie, au motif d’abandon de progéniture mineure.
1. Les maîtres traditionnels, d’ascendance arabe, sont Chekroud Ahmed Boibou, notable de la tribu de Oulad Abdallah âgé de 47 ans, membre de la fraction Iralene et son épouse et cousine Vatimettou Khattat dite Foiti, de 4 ans sa cadette.
2. Le camp des esclaves présumés, subsahariens de naissance, compte Mahmoud Eije 40 ans, Aïchetou Bilal Samba 35 ans et Folla Mahmoud, 10 ans.
A. Genèse
Le Comité des droits humains de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) reçoit des informations concordantes sur des faits de pratiques esclavagistes traditionnelles d’exploitation de l’homme par l’homme, dans la localité de Dar El Barka, au Brakna, à environ 300 kilomètres de Nouakchott, la capitale. L’enquête de l’association conclut à la confirmation des faits alléguées. Aussitôt, une délégation que dirige Abdallahi Abou Diop, en compagnie de Zeine Mohamed Abdallahi, Mohamed Abdel Aziz, Elhadj Elid, Sidi Mohamed, Oumar Cheikh, Abderrahmane Saleh, Moussa Bilal Biram et Hadrami Deymani, atteint les lieux, le 22 mai. Le lendemain, à 9 heures du matin, ils arrivent au commissariat de police, en vue de déposer une plainte écrite, auprès du commissaire Kassem Maham Boubou. Dans un premier temps, la victime et le couple suspecté de pratiques illicites furent convoqués, avant d’isoler le père et la mère de la susdite. Une semaine durant, la famille biologique de l’enfant et celle des auteurs d’abus demeurent en détention. Le géniteur de la fille reconnaît l’avoir « louée» aux anciens maîtres. Folla et sa maman seront relâchées. La mère prétend que le placement de son rejeton a été réalisé contre sa volonté.
B. Contexte
Or, Mahmoud Leije et ses aïeuls naissaient esclaves de Chekroud Ahmed Boibou et des siens et ce, en vertu de la supériorité raciale qui caractérise l’espace et l’identité en Mauritanie, depuis des siècles ; tous les habitants de la localité de Dar El Barka témoignent du lien immémorial et de sa pérennité. Malgré la proximité de l’école, Vatimetou Khattat n’acceptait que la petite servante allât s’y inscrire, comme ses propres filles, d’ailleurs plus âgées : la maîtresse avait besoin de faire travailler Folla.
Les chefs d’inculpation retenus – traite de personne – démontrent l’insouciance débonnaire de la justice, devant une violation aussi limpide des normes internes et des engagements du pays envers ses partenaires sur la répression du crime d’esclavage. Pourtant, quelles que soient les circonstances, tensions et intimidations, Ira-M ne renoncera à la lutte multidimensionnelle pour l’émancipation de l’humanité des esclaves en République islamique de Mauritanie.

Nouakchott, le 06 juin 2022
La commission de communication

✓La justice sévit contre Ould Nah, Gelongal et cie

Le Calame – Statuant en flagrant délit le jeudi 2 Juin, le tribunal correctionnel de Nouakchott-Ouest a condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme, Ahmed Mahfoudh ould Nah, Djiby Ba « Gelongal », Domone Camara, Mohamed Salem ould Beïb, le chef du mouvement « Ajaban », et trois autres prévenus.

Ils ont été déclarés coupables « d’incitation à la haine contre une communauté », sur la base de la loi portant protection des symboles nationaux et incrimination des atteintes à l’autorité de l’État et à l’honneur du citoyen. Les voilà tous écroués à la prison civile de Nouakchott.

Après celles sécuritaires, les autorités judiciaires semblent avoir ainsi donné dans l’équilibrisme, en arrêtant et condamnant des individus issus de quatre des cinq principales composantes du pays.

Les dispositions de cette loi prévoient des peines lourdes pour « insulte au prestige de l’État et de ses symboles, atteinte aux principes et au caractère sacré de la religion islamique, à l’unité nationale et au domaine territorial, insulte ou outrage à la personne du président de la République, au drapeau ou à l’hymne national »… ainsi que toute « insulte à la sécurité nationale, violation de la paix civile et de la cohésion sociale ».

Les peines encourues vont de deux à quatre ans de prison et amendes de 200 000 à 500 000 MRU. Le parolier et activiste halpulaar est condamné pour ses propos jugés haineux en réponse à ceux du bassiste contre les Halpulaaren, diffusés sur les réseaux sociaux.

Rappelons que les propos abjects du sieur Mahfoudh ont été vigoureusement et à l’unisson condamnés par des personnalités de tous bords, indignées par ces abominations rappelant les heures sombres de l’histoire de la Mauritanie dont « les plaies ne sont pas encore cicatrisées ».

Selon plusieurs observateurs et organisations de droits de l’hommiste, l’adoption par le Parlement mauritanien de cette nouvelle loi a ouvert des perspectives répressives de la liberté d’expression, notamment sur les réseaux sociaux.

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757123

✓Alan Pardew quitte le CSKA Sofia après des insultes racistes contre ses joueurs

~~Alan Pardew a démissionné de ses fonctions d’entraîneur du CSKA Sofia, a annoncé le club mercredi. Des supporters avaient proféré des insultes racistes contre leurs propres joueurs. Une nouvelle affaire de racisme dans le football bulgare.

Cinq matches et puis s’en va. Alan Pardew a claqué la porte du CSKA Sofia, dont il était l’entraîneur depuis fin avril, a annoncé le club bulgare dans un communiqué publié mercredi sur son site officiel. L’entraîneur anglais a exprimé son « indignation » face aux comportements racistes de certains supporters envers les joueurs noirs du club.

Lors d’un match joué le 19 mai contre le Botev Plodiv (0-0), des supporters du CSKA avaient jeté des bananes et des bouteilles d’eau sur leurs propres joueurs, les ont hués et leur ont interdit l’accès aux vestiaires.

« Malheureusement, c’est fini pour moi ici », a expliqué l’ancien manager de Newcastle, de West Ham et de Crystal Palace en Premier League. « Les événements qui se sont produits avant et après le match contre le Botev Plovdiv ne sont pas acceptables », s’est-il indigné.

Pas le premier incident raciste en Bulgarie

Ce n’est pas la première fois que la Bulgarie se fait remarquer pour des comportements racistes de certains de ses supporters. En octobre 2019, un match de qualification pour l’Euro 2020 contre l’Angleterre (défaite 0-6) avait été interrompu deux fois quand les trois joueurs noirs des Three Lions, Marcus Rashford, Raheem Sterling et Tyrone Mings, avaient été la cible d’injures racistes.

L’épisode anglais était devenu une affaire d’État et avait contraint Borislav Mihaylov, le président de la fédération bulgare (BFU), à démissionner avant de finalement se représenter au poste avec succès. D’autant que quatre mois plus tôt, lors de la victoire du Kosovo à Sofia (3-2), des insultes avaient déjà fusé dans les travées du Stade Vassil-Levski. En pointant du doigt le problème du racisme dans le football bulgare, Alan Pardew rappelle la BFU à ses mauvais souvenirs.

Alan Pardew sans attache
Le technicien anglais de 60 ans, qui entraînait le neuvième club de sa carrière, n’aura passé que cinq matches sur le banc. Il avait rejoint le club bulgare en octobre 2020 en qualité de directeur sportif pour contribuer « par sa vaste expérience et ses contacts à développer le club en attirant des joueurs dans le groupe professionnel », d’après le CSKA. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Avant même cette affaire, Pardew avait fait part de sa frustration au sujet des infrastructures du vice-champion de Bulgarie cette saison, insuffisantes selon lui.

©️ Via l’Équipe https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Alan-pardew-quitte-le-cska-sofia-apres-des-insultes-racistes-contre-ses-joueurs/1336661

✓Le trépied douteux de la déclaration du MND de 1987 | Par Mahamadou SY



Pour rappeler brièvement les faits, le 22 octobre 1987 un coup d’État contre le régime de Ould Taya (lui-même arrivé au pouvoir à la suite d’un putsch depuis 1984) a été déjoué. Les suspects sont des militaires noirs mauritaniens à la tête desquels se trouvaient les lieutenants Ba Seydi, Sy Saidou et Sarr Amadou. Le 8 novembre, avant même qu’un procès ait eu lieu, le MND (en quelque sorte ancêtre idéologique et biologique, par une considérable transmission d’entités humaines, de l’UFP) rédige une déclaration exprimant sa position. Les lieutenants cités seront fusillés le 6 Décembre. Des peines d’emprisonnement, ou de torture pour nommer les choses plus exactement, seront infligées à d’autres militaires de la même souche ethnique. Au passage, il n’y a eu à ma connaissance aucune déclaration du MND s’offusquant d’exécutions extrajudiciaires ou de peines exagérées. On peut ainsi dire que ledit mouvement était satisfait de cette issue. Du moins, il n’a pas été autant alerté par ces exécutions extrajudiciaires perpétrées par le régime qu’il ne le fut par un coup d’État déjoué.

Dans ce texte préliminaire, que je veux aussi bref que possible, je vais me confiner à exposer trois observations qui me semblent concerner les trois aspects les plus fondamentaux de cette déclaration.

1) Tout d’abord, le MND pose une observation extrêmement curieuse et qui enlève toute crédibilité à sa démarche en tentant, par tous les moyens, de faire croire que ce coup d’État déjoué était de nature à transcender tout ce que le pays a connu d’irrégularités jusqu’alors. Mieux, la déclaration dissimule complètement la tradition déjà mûre de la prise de pouvoir par voie militaire qui a mené aux commandes trois des quatre derniers chefs d’état, y compris celui de l’époque. Elle a décidé de parler d’un « équilibre politique » que le pays aurait vécu depuis son indépendance et que cette tentative déjouée de putsch aurait perturbé. Condamner un putsch, en invoquant une position démocratique, est une chose. Mais procéder par autant de falsifications est pour le moins de nature à alerter sur les véritables motivations. Tout indique que le MND aurait surfé sur ce putsch manqué, en faisant fi de toute mesure, pour inciter le régime, dans un esprit de règlement de compte, à neutraliser des contradicteurs idéologiques que sont les membres de cette tendance politique proche des protagonistes. Cette hypothèse a la force d’expliquer à la fois l’excès et les incohérences se trouvant dans la déclaration, le choix délibéré de faire abstraction du contexte voire de le fausser pour réconforter les suggestions et les conclusions, et l’absence de déclaration après que des peines extrêmes ont été appliquées.
2) Ensuite, il convient de noter une équation malhonnête qui a servi de deuxième pied à ce texte. Le MND met au même pied d’égalité d’un côté une tentative de putsch dont la cible est le pouvoir en place, et de l’autre la chasse entamée par ceux qu’il nomme extrémistes arabes dont les cibles sont les Haalpulaar en tant qu’ethnie. D’un côté, on a donc des militaires qui veulent conquérir le pouvoir, ils ne sont pas allés en ville attaquer des citoyens sur la base de leur provenance ethnique ni sur aucune autre. De l’autre côté, on a une chasse aux individus d’une ethnie qui n’est motivée que par la haine envers leur communauté. Comment une démarche intellectuelle peut-elle arriver à trouver une équivalence entre les deux faits à tel point qu’elle puisse les soumettre à une même critique ? Que soit dite la différence fondamentale entre une action militaire contre un régime militaire et une chasse orchestrée contre une communauté ethnique.
3) Enfin, le troisième pied est aussi une forme d’équation malhonnête. Toujours dans un souci d’équillibrisme, le MND, dans cette déclaration, met sur le même pied d’égalité d’un côté l’idée de certains (qui peut être critiquée à volonté) de défendre les terres du sud de tout accès aux maures, et de l’autre la volonté de certains maures d’imposer une identité arabe exclusive à la Mauritanie. D’un côté, on a des gens qui défendent un bien vital ancestral, tout comme les nordistes le font quand il s’agit du leur. Et de l’autre, des individus qui veulent imposer une langue et une identité à tout un pays. Comment, encore une fois, arriver à mettre ces deux faits sur la balance et faire comme s’il y avait équilibre ? Là aussi que soit dite la vérité : la défense d’un bien légitime par l’arme n’est aucunement de même nature que l’imposition illégitime d’une identité sur les autres, même si cette imposition n’est défendue que par un discours. Ce n’est pas une question de moyen de défense mais bien de légitimité,… de légitime défense!

Si l’on soustrait tout le verbiage ‘massagier’, ce sont-là les trois éléments de contenu qui sont avancés pour alimenter l’essentiel de « l’argumentaire » déployé dans cette déclaration.

Je vous laisse évaluer la teneur en malhonnêteté intellectuelle et en manipulation de cette déclaration. Je pense sincèrement que continuer à défendre un tel texte, en toute connaissance de cause, c’est effectivement faire preuve de la même malhonnêteté et de la même manipulation aux dépens du peuple.

Mouhamadou Sy

©️ Crédit : Post FB de l’auteur du 1 juin 2022 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1046381012952819&id=100027427912973

✓Biram Dah Abeid : « ce dialogue risque d’être une redite de celui d’Aleg 1958 entre féodalités des communautés »

Ce lundi 30 mai 2022 à Nouakchott, le député national Biram Dah Abeid et leader abolitionniste de l’ONG IRA Mauritanie a tenu un point de presse devant différents organes médiatiques.

~Ci-après l’élément communicationnel sur les thèmes abordés :

« 🟦 À la presse

Nouakchott, le 30 mai 2022
A la presse participant à la conférence de presse animée cet après-midi du lundi 30 mai 2022.

Les axes :

1. Les revendications populaires et les solutions répressives ;

2. Le martyre des prisonniers de Rkiz à Rosso, perspectives et défis

3. La prise de conscience collective et les exigences de la citoyenneté : le choix de la fermeté, dans les questions sécuritaires, et la dureté des procédures judiciaires constituent-ils une solution viable et durable ?

4. Des arrestations récurrentes dénotant d’un ciblage de l’opinion politique et de pensée.
Les lois réprimant l’atteinte aux symboles nationaux et celles liées aux crimes cybernétiques, la loi sur le terrorisme, ne sont-ils, dans les faits, qu’un moyen pour faire taire les hommes et femmes aux opinions politiques et idéologiques contredisant celles du pouvoir ?

5. La poursuite des pratiques esclavagistes : quelle importance accordée aux lois et pédagogies luttant contre le phénomène si l’on continue à échapper à la loi : Vella Mint Mahmoyd (8 ans), avec l’aide de l’organisation IRA frappé à la porte de la liberté à travers le commissariat de police de l’arrondissement de Dar El Barka dépendant du tribunal d’Aleg. .
– Les voix des mineurs issus de milieux sociaux défavorisés étouffés depuis des siècles : l’icône Almalouma Mint El Meidah, et Saadani Mint Khaitour qui font face au statu quo social : Noyer les voix de ceux qui réclament justice dans des concepts tels que « le sectarisme « et « l’ingratitude envers les groupes dominants » peut-il stopper cette volonté d’arracher les droits et consacrer la pleine citoyenneté ?
– Le dialogue et les concertations politiques : l’histoire se répétera-elle, en rééditant le congrès d’Aleg de 1958, avec un dialogue où seuls les groupes dominants ont voix au chapitre, et se limitant aux groupes communautaires et raciaux ?
– Quelle message derrière l’incident d’Atar ? L’aile des faucons dans le pouvoir du président Ghazouani ont-ils réussi à remplacer l’apaisement, comme choix stratégique, par la résurgence de la crise politique ?

La Commission de communication d’IRA »

Au cours de cette prise de parole, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 a largement abordé les thèmes du jour. Ainsi il exprime ses réticences sur le dialogue en gestation entre le pouvoir et certains milieux politiques et sociaux. Tout en espérant qu’il y ait une réussite à l’issue, il estime que ce conclave annoncé exclut les franges déshéritées incarnées par son courant politique et social. Il compare l’événement à un « Congrès d’Aleg bis » , en référence au Congrès d’Aleg de 1958 entre ténors politiques communautaires du pays pour la fondation de la nation mauritanienne. Notant que ce serait un dialogue entre les féodalités de différentes communautés.

À propos de l’incident survenu à Atar il y a quelques jours lors de sa rencontre publique avec ses partisans, il déclare que : « L’incident d’Atar nous indique que la récréation est terminée, l’apaisement n’est plus de mise…, l’ancienne méthode forte et agressive semble revenir par de faucons autour du président Ghazouani« 

✍🏾KS pour le BLOG

✓Tawassoul payera le prix politique de sa décision, dit Mint Khaitour

Senalioune – Le parti du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (Tawassoul) paiera le prix social, moral et politique de sa décision, a affirmé la députée Saadane Mint Khaitour, faisant allusion à la mesure disciplinaire dont elle a fait l’objet sur décision du Bureau Exécutif de cette formation politique.

Tawassoul a montré qu’il n’y a pas de place pour les exclus, a-t-elle dit, au cours d’une conférence de presse, tenue le vendredi 27 mai courant avec le leader de l’IRA et député à l’Assemblée nationale Biram Dah Abeid.

Saadane a promis de revenir ultérieurement, une fois le moment venu sur la portée juridique de la mesure, indexant ceux qu’elle a qualifié de racistes au sein de Tawassoul, d’être les vrais instigateurs de la décision la visant et d’avoir pousser le parti à la prendre.

Le parti islamiste avait exclu la veille parlementaire Saadane Mint Khaitour pour l’avoir indexé de manque de dénonciation des pratiques esclavagistes courantes et des inégalités cruelles entre les différentes composantes sociales du pays, rappelle-t-on.

Par Oumlbenina Mint Bamba

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=756942

✓Mali: l’imam Mahmoud Dicko dénonce «l’arrogance» de la junte au pouvoir | (info RFI)

À l’occasion de la 22e édition du Forum de Bamako qui a débuté jeudi 26 mai, l’imam Mahmoud Dicko, grande figure du pays, s’est positionné sur la crise que vit actuellement le Mali.

C’est en marge du Forum – dont le thème est : « Femmes, paix, sécurité et développement en Afrique » – que l’imam Mahmoud Dicko s’est exprimé. Une intervention très remarquée, puisqu’il s’est étonné de l’intitulé de cette rencontre alors que le Mali traverse une crise.

Lorsque l’imam Mahmoud Dicko prend le micro, il affirme clairement qu’il veut parler de la crise malienne. Pour lui, les dirigeants actuels au pouvoir à Bamako et la communauté internationale sont en partie responsables de la situation que traverse son pays.

« L’arrogance de nos dirigeants, je le dis ici, je vais sortir et ils vont m’interpeller, mais je le dirais, leur arrogance et l’orgueil de la communauté internationale, c’est le peuple malien qui est en train de payer ça. C’est extrêmement grave », tance-t-il.

« Classe politique moribonde »
Et très rapidement, il pointe également du doigt la classe politique locale : « Une classe politique moribonde, qui ne bouge pas, qui n’existe plus. Une société civile qui a cessé d’exister, il faut le dire. Aujourd’hui, le peuple est trimbalé entre des gens qui veulent une transition indéfinie, des gens qui ont des principes tuent au nom de ces principes. Le peuple malien, l’Afrique entière doit assister à sa destruction, à son effondrement sans lever le petit doigt ? Je crois que l’histoire retiendra cela. »

Les partisans de l’imam Mahmoud Dicko préviennent : désormais, on l’entendra parler de plus en plus de la situation du pays afin, disent-ils, de « défendre les populations ».

©️ Via https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220527-mali-l-imam-mahmoud-dicko-d%C3%A9nonce-l-arrogance-de-la-junte-au-pouvoir

✓Le Parti RAG | Partis et Ongs face au cloisonnement ethnique en MauritaniePetite chronique de l’exclusion

~~Parti pour la Refondation et l’Action Globale (RAG)

Partis et Ongs face au cloisonnement ethnique en Mauritanie
Petite chronique de l’exclusion

23 Mai 2022




1. Au lendemain de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2019, annonce commise de manière jusqu’ici inconnue des Mauritaniens, le rassemblement ayant porté la candidature de Biram Dah Abeid décida de reconnaître le verdict des urnes, en dépit des signes évidents de son tripatouillage. Entre autres soutiens, le parti Refondation pour une Action globale (Rag), déjà interdit à l’époque, sera le plus prompt à promouvoir l’apaisement, non sans succès, d’ailleurs.

2. L’atmosphère de surchauffe sociale et de scepticisme quant à la crédibilité des chiffres et du classement des candidats selon le nombre des voix, dictait le choix du dialogue et de la concertation, envers et contre les tentations de la révolte de rue. Quelques semaines après le retour au calme et la libération des manifestants, s’ouvrait une ère de collaboration, sur les dossiers épineux, tels la non-reconnaissance de formations politiques et d’associations de la société civile, malgré leur poids, respectivement confirmé dans les urnes et en termes de présence sur le terrain des luttes de la citoyenneté.

3. Afin de mener, efficacement, la campagne de normalisation de l’opinion et du retour à la régulation pacifique des contentieux, le pouvoir accordera, à la mouvance précitée, la liberté de mouvement sur l’étendue du territoire, avec la faculté d’entreprendre des activités de mobilisation et de formation, sans subir de contrainte, aucune. Ainsi, profitant d’un climat d’entente mutuelle, les activistes de Rag et de l’Initiative de résurgence abolitionniste (Ira) se sont mis à sillonner le pays, en toute quiétude. Lors de ses déplacements, le député Biram Dah Abeid bénéficiait de l’accueil des autorités de l’Etat et suscitait la présence des journalistes de média publics. Tout allait au mieux, la confiance retissée prenait forme et la perspective d’une anticipation de crises postélectorales se précisait. Récemment, en avril et mai 2022, les mêmes délégations effectuaient une mission de nature identique dans les capitales régionales du Trarza, du Guidimagha, du Gorgol, de Dakhlet Nouadhibou, et de l’Inchiri ; pas une autorité administrative ou sécuritaire ne le gênera, durant leur parcours. Les attitudes de confrontation et de règlements de comptes paraissaient soudain passées de mode, pour ne pas dire en situation de caducité.

4. Cependant, à la sixième étape, en l’occurrence Atar, chef-lieu de la wilaya de l’Adrar, que les forces de l’ordre investissent le lieu de la réunion de Rag, avant d’y arracher, hors préavis, la banderole de l’évènement. Biram Dah Abeid, ses collaborateurs et les adhérents et sympathisants se trouvaient dans la la salle, d’où ils assistaient à l’intrusion. L’acte, outre son imprudence au milieu d’une foule de militants, dénote, aussi, le manque de respect, en sus de la provocation ; les commanditaires venaient de créer un incident de nature à annuler le processus de dépassement des écueils, par la négociation. Quelle est la particularité d’Atar et pourquoi seulement maintenant ? Qui est l’auteur de la décision et quels en sont les motifs.

5. Le Bureau exécutif du parti Rag s’alarme de la manière dont l’honorable Biram Dah Abeid fut traité, surtout en concomitance à un regain d’incitation à la violence, qui visent sa personne et la légitimité de son combat, comme s’il fallait neutraliser les deux, à la veille de la convocation du collège électoral, en octobre 2023. L’année suivante, la population élira le Président de la République et Biram Dah Abeid ne fait mystère de son ambition.

6. A cet égard, le Bureau exécutif rappelle, à l’ensemble des Mauritaniens la résolution sans réserve de Rag à poursuivre son travail de persuasion, au plus près de nos compatriotes et des partenaires stratégiques, afin d’expliquer et de rendre à portée de suffrage, le projet d’une rupture salutaire d’avec l’ère des compétitions fermées, de la fraude, de l’impunité et des privilèges de naissance. La réalisation de l’objectif multidimensionnel d’une Mauritanie enfin émancipée du statu quo de la domination, requiert l’exercice de la responsabilité au sommet de l’Etat. Parmi les échelons importants qui y mènent, Rag et ses alliés briguent la victoire aux scrutins de renouvèlement des députés et des conseillers de mairie et de région. Nul ne parviendra à les en exclure, à moins de devoir suspendre le droit, en premier la Constitution !

7. Rag ne cherche pas à aggraver la déception du peuple, face à l’échec de la lutte contre la corruption et les faux diplômes au sein de la fonction publique, pas plus qu’il ne souhaite déclencher un vaste mouvement de résistance aux expropriations foncières dont se plaignent tant de nos compatriotes, notamment au sud. Chacun de ces défis sera traité, le moment venu et sans heurts, grâce à notre expertise en matière de résolution des conflits. Nous sommes la force émergente de l’anticipation et de la médiation, qui s’adosse à vos bulletins de vote, en vue de construire une nouvelle majorité au service de l’égalité et du mérite. Les travailleurs manuels des villes, paysans, étudiants, braves mères de famille, les étudiants et la jeunesse désargentée et triste ont besoin de Rag, lequel constitue, dès lors, une partie de la solution, si ce n’est son socle.


Le Bureau Exécutif

✓Je soutiens l’OLAN dans sa requête d’officialisation des langues mauritaniennes | Par Maïmouna Saleck

…Parce que je ne vois plus comment, autrement, faire pour (construire ou) vivre ensemble en harmonie et en paix sur cette terre « Inchallah bénie » de nos ancêtres.

Je la soutiens encore plus fort lorsque je vois l’engouement des jeunes à porter cette requête … un message d’espoir vers la construction.

Avant la création de grandes villes communautarisées comme la ville de Nouakchott, c’était possible sans l’intervention de l’école, qui devait servir à répondre à d’autres besoins plus urgents de la vie !

En effet, j’ai vécu moins de 2 années à Nouakchott, à la fin des années 60 et cela m’avait suffit pour apprendre à communiquer avec nos voisins originaires du fleuve, du Nord ou de l’Est, sans aucune difficulté. Je parlais couramment Halpoullar, Bambara, Wolof et Hassaniya.

Grâce à mes connaissances linguistiques, j’ai même servi d’interprète à mon Papa au Sénégal et au Mali lorsque l’on faisait les courses au marché, ou lorsqu’il fallait communiquer avec la famille du gardien de l’ambassade.

Malheureusement, après une rupture avec le pays de plus d’une décennie, j’ai perdu ce précieux apprentissage, faute d’application !

Aujourd’hui je ressens une frustration, doublée quelques fois de honte ou de colère, lorsque j’utilise une langue étrangère (l’arabe ou le français) pour m’adresser à des gamins devant une école publique dans un quartier périphérique …. alors que je sais qu’ils ne comprendront pas la moitié de mon propos !

Et c’est le lieu pour moi, d’interpeller nos pouvoirs public, de profiter de ce moment qu’ils se sont donné pour réfléchir et innover, de tirer les leçons du passé et de trouver des réponses adéquates et innovantes aux questions légitimes de nos populations.

Le RWANDA, malgré tous ses défis, a pu se relever et se reconstruire avec un modèle qui lui est propre et a démontré que l’on pouvait faire AUTREMENT du développement !

La Mauritanie a toutes les capacités pour décider de son avenir ! Elle a tout le potentiel historique, social, naturel et humain – nécessaires pour bâtir de nouvelles bases solides, sincères, rigoureuses, fédératrices et réellement innovantes en rupture avec un système économique mondial exsangue, destructeur, injuste et inhumain !

Ensemble, pansons nos blessures, recousons nos cicatrices, et re-dessinons l’espoir et la confiance !

©️ Via post Facebook https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5091415724273500&id=100002153686138

✓Le cas Khan à Londres versus le cas Ndiaye à Paris

~En France ou en giron britannique | Sur l’ascension politique et régalienne visible des minorités, pour les uns un paternalisme égoïste et condescendant et pour les autres une indifférence pragmatique.


1 – Sadiq Khan, Maire de Londres depuis 2016 (en cours de 2 ème mandat), musulman d’origine pakistanaise et gentleman britannique qui s’assume comme tant d’autres de ses concitoyens aux origines diverses dans une indifférence plate et positive.

2 – Pap Ndiaye, nommé ministre de l’éducation nationale il y a quelques jours, universitaire et intellectuel reconnu, mais visiblement un « pap Ndiaye » à cette position ministérielle gêne énormément certains milieux en France. On construit l’actualité sur son cas dans les médias sans nommer clairement ce qui gêne en lui. Il serait pris comme secrétaire d’État aux outre-mers, ça n’aurait pas fait ce brouhaha hypocrite aux relents racistes.
Il met en avant la méritocratie républicaine mais certains de ses détracteurs intellectuellement beaucoup moins calés que lui, le voient comme l’expression d’une anormalité qui bouscule amèrement leur schéma statique. En France, anciennement grand pays colonisateur et terre chrétienne très dynamique aux temps de Croisés, y sévissent toujours des stigmates tenaces liés à cette histoire, et c’est quasiment systémique. L’électorat de Marine Le Pen, celui de Zemmour et une autre partie transversale de l’ensemble de l’électorat, ne supporteraient pas ce monsieur à ce poste à cause de son nom et de sa personne physique. Ils y voient l’expression mélancolique d’une déchéance pour leur monde….dit blanc suprémaciste.

✍🏾 KS pour le BLOG