
📷-Général Sadio Camara (47 ans) , l’un des 5 colonels auteurs du putsch du 18 août 2020, tragiquement fauché il y a une semaine, lors de l’attaque menée par l’alliance entre le Jnim (jihadistes maliens) et le Fla (rebelles touaregs du nord). Il était le puissant ministre de la défense de la junte militaire et son élimination avec une partie de ses proches à Kati, la ville-garnison clé du système sécuritaire du régime du Général Goïta, pose beaucoup de questions en sourdine. Atteindre un ministre de ce calibre avec une telle facilité, il faut demander voire exiger un inventaire de circonstances à la haute hiérarchie de la junte.
Le temps de la saturation émotionnelle et digitale va s’arrêter et il faudra poser une loupe laser sur les rouages de ce régime qui semble préoccupé par sa propre sécurisation (entre clans) que par une véritable restauration nationale inclusive.
Les événements du 25 avril dernier démontrent à suffisance que les éléments de langage comme écran de légitimation d’un pouvoir anti- démocratique et sectaire, sont constitutifs d’un narratif fallacieux difficilement potable pour une opinion publique ALERTE.
Les parents et proches du ministre décédé doivent exiger une enquête internationale sur ce qui lui est arrivé ce jour du 25 avril 2026 à Kati. Est-il victime d’une purge « amicale » sous couvert parce qu’il devient encombrant par son esprit rationnel et moins zélé dans la direction du régime ?
Par le passé, certains échos laissaient entendre que des officiers qui lui seraient proches, furent arrêtés pour un supposé complot de déstabilisation. Il y a de la matière à explorer et à expliciter…un jour.
Repos éternel à son âme. Ameen.
2 mai 2026
KS
