20 juin 2026 : La diaspora mauritanienne honore ses bâtisseurs
Le 20 juin 2026 restera une date forte dans la mémoire de la diaspora mauritanienne en France. Ce jour-là, sous l’impulsion du Cadre de concertation et de dialogue des Mauritaniens de la diaspora (CCDMD), présidé par le Docteur Sao Ousmane, une grande Journée d’honneur et de reconnaissance a réuni un public nombreux venu célébrer des figures majeures ayant marqué l’histoire intellectuelle, culturelle, scientifique, associative et médiatique de la Mauritanie. Dans son discours d’ouverture, le Docteur Sao Ousmane a donné le ton de la journée. Avec gravité et conviction, il a rappelé que « les peuples qui avancent sont ceux qui savent honorer leurs bâtisseurs ». Il a insisté sur le devoir de mémoire, la responsabilité de reconnaissance et l’urgence de transmettre les valeurs portées par ces figures d’exception. Son intervention a été accueillie par une profonde adhésion de l’assistance, consciente de la portée symbolique de cette initiative. Il a également souligné la nécessité de préserver la mémoire collective et de transmettre aux jeunes générations les valeurs d’engagement, de savoir et de solidarité. Parmi les personnalités présentes figurait M. Issa Diawara, député des Mauritaniens de l’extérieur, qui a pris la parole pour saluer l’initiative du CCDMD et souligner l’importance de préserver la mémoire des grandes figures de la diaspora. La cérémonie a également connu une forte présence des forces vives de la diaspora, avec la participation des représentants de plusieurs organisations associatives, notamment ACTUME, la DHDS France, la Fédération Hirnagué Boosoya France et Union des ressortissants de Mbagne en France, ainsi que de nombreuses autres structures engagées dans la solidarité, la culture et le développement. Dans une salle comble, empreinte d’émotion et de respect, élus, universitaires, intellectuels, responsables associatifs, artistes et membres de la société civile ont répondu présents à cet appel à la mémoire collective. Tous se sont retrouvés autour d’un même objectif : reconnaître les parcours d’exception et transmettre aux générations futures l’héritage de celles et ceux qui ont consacré leur vie au savoir, à l’engagement et au service de la communauté.
La cérémonie a ensuite laissé place à une série d’hommages solennels rendus à des personnalités dont les contributions ont profondément marqué la Mauritanie contemporaine. Parmi elles figuraient notamment Ndiaye Ciré Kane de Tekane, le Professeur Abdel Wedoud Ould Cheikh, le regretté Professeur Ousmane Moussa Diagana (Dembo), le Professeur Yerim Fassa, Mr. Ousmane Dia, Mr. Hamady Mbodj, le regretté Cheikh Oumar Ba et Med Hondo.
À travers des témoignages riches, précis et souvent chargés d’émotion, intervenants et proches ont retracé les trajectoires de ces hommes d’exception. Tous ont été décrits comme des bâtisseurs de savoir, des passeurs de culture et des acteurs essentiels du rayonnement mauritanien. Leurs œuvres, leurs combats et leurs engagements ont été rappelés avec force, soulignant leur rôle dans la construction intellectuelle, sociale et culturelle du pays. Chaque hommage a révélé une constante : des vies entièrement consacrées à l’excellence, à la transmission et au service des autres. Qu’il s’agisse du monde universitaire, artistique, associatif ou médiatique, tous ont laissé une empreinte durable et une influence qui dépasse largement leurs domaines respectifs. L’émotion a atteint son paroxysme lors des hommages rendus aux figures disparues, dont la mémoire continue d’habiter les consciences et d’inspirer les générations actuelles. Dans un silence respectueux, ponctué d’applaudissements nourris, l’assistance a mesuré la portée de leur héritage et la responsabilité collective de le préserver. Au-delà de la cérémonie, cette journée a pris la dimension d’un véritable moment fondateur pour la diaspora. Elle a incarné une volonté claire : construire une passerelle entre les générations, entre mémoire et avenir, entre reconnaissance et transmission. Le CCDMD, à travers cette initiative, a voulu rappeler que la valorisation des parcours exemplaires n’est pas un simple hommage symbolique, mais un acte scientifique, culturel et social essentiel. En mettant en lumière ces figures, il a offert à la jeunesse des repères solides et des modèles d’engagement fondés sur le mérite, la rigueur et la persévérance. Dans une atmosphère fraternelle et profondément humaine, les échanges ont renforcé les liens entre les participants et mis en évidence la richesse du tissu associatif mauritanien en France. Cette mobilisation collective a donné à l’événement une dimension rare : celle d’une communauté rassemblée autour de son histoire et de ses valeurs fondamentales. La cérémonie s’est achevée par la remise solennelle de diplômes aux personnalités honorées, marquant l’aboutissement de cette journée placée sous le signe de la mémoire, de la reconnaissance et de la transmission. Dans une ambiance chargée d’émotion, l’assistance a salué ces distinctions symboliques rendues à des parcours d’exception. Le 20 juin 2026 s’impose ainsi comme une journée de mémoire vive, de reconnaissance assumée et de transmission engagée. Une journée où la diaspora mauritanienne n’a pas seulement honoré ses figures illustres : elle a affirmé son identité, consolidé son unité et rappelé que l’avenir se construit toujours sur la mémoire de ceux qui ont ouvert la voie.
Ce vendredi 6 juin 2026, à l’occasion du Donut Day, la Fondation de l’Armée du Salut de Reims a ouvert grand ses portes au public au sein de son établissement situé au 42 rue de Taissy. Héritée d’une tradition née durant la Première Guerre mondiale, cette journée emblématique a une nouvelle fois conjugué gourmandise et solidarité.
Si les célèbres donuts étaient bien au rendez-vous, l’événement avait surtout pour vocation de faire découvrir les multiples missions menées quotidiennement par les professionnels de l’institution auprès des personnes en situation de précarité, d’exclusion ou de vulnérabilité.
Pour cette édition 2026, l’ensemble des pôles de la structure – insertion, logement, asile et intégration, ainsi qu’urgence – s’étaient mobilisés afin de présenter leurs actions, leurs projets et leurs savoir-faire aux partenaires, bénévoles, étudiants et visiteurs venus nombreux. Pour Stéphanie LEMOAL, directrice adjointe du pôle logement et de l’établissement d’insertion de Reims (CHRS), cette journée représente un rendez-vous incontournable.
« C’est une journée très importante pour nous. C’est l’occasion de montrer les différents projets et activités que nous portons. Les personnes accompagnées et les salariés se sont fortement mobilisés pour mettre en place un grand nombre d’actions. L’objectif est de faire parler de nous, d’inciter les personnes à pousser nos portes et de trouver davantage de bénévoles. »
Au-delà de la valorisation du travail accompli, cette journée constitue également un levier pour renforcer les partenariats et développer le réseau de soutien autour de la Fondation.C’est précisément ce qu’a souligné Étienne DEQUENNE, chef de service au CHRS et au pôle logement.
« Cette journée est exceptionnelle puisqu’elle n’a lieu qu’une fois par an, le premier vendredi du mois de juin. Elle a pour objectif de favoriser l’ouverture vers l’extérieur, de créer de nouveaux partenariats et de susciter des engagements bénévoles. Je remercie toutes les équipes pour leur mobilisation et leur implication. »
Des parcours de vie qui témoignent de l’accompagnement reçu.
Car les véritables invités d’honneur de cette journée restent les personnes accompagnées. Chacune porte une histoire singulière, marquée par des difficultés mais aussi par un parcours de reconstruction.
Parmi elles, Stéphane DUFOUR, aujourd’hui en fauteuil roulant à la suite d’un accident, a tenu à participer à cette manifestation qui lui est chère. Désormais installé dans un logement autonome grâce à l’accompagnement de l’Armée du Salut, il garde un souvenir reconnaissant de son passage au CHRS.
« Ma famille et moi avons passé trois ans et demi ici. J’en garde de très bons souvenirs. Je n’ai jamais eu de problèmes. »
À quelques mètres de là, Sabine FICHER partageait une expérience similaire. Hébergée au sein du dispositif destiné aux personnes victimes de violences, elle souligne l’accompagnement humain dont elle a bénéficié.
« Je suis arrivée il y a deux ans et demi au sein du dispositif pour les personnes victimes de violences. Tout s’est très bien passé. J’ai rencontré une équipe de professionnels exceptionnelle, notamment Nadir et Anaïs. Ils font bien plus que leur travail. Les appartements sont propres et nous nous y sentons bien. »
Même satisfaction du côté d’Amir, originaire du Tchad et président du Conseil de la Vie Sociale (CVS), qui met en avant l’accompagnement global proposé par la Fondation.
« C’est un endroit très convivial où l’on vous accompagne dans toutes vos démarches. »
Une journée riche en animations et en rencontres
Tout au long de la journée, les visiteurs ont pu découvrir de nombreux ateliers valorisant les talents des personnes accueillies : couture, tressage, maquillage ou encore défilé de mode ont rythmé l’événement dans une ambiance festive.
Des lycéens et des étudiants avaient également répondu à l’invitation. À travers la visite des différents stands, ils ont pu mieux comprendre les réalités de l’exclusion sociale ainsi que le travail mené quotidiennement par les équipes de l’Armée du Salut pour accompagner les personnes les plus fragiles vers l’autonomie.
Cette édition 2026, du Donut Day a pleinement rempli sa mission : créer du lien, favoriser les rencontres, sensibiliser le public aux situations de précarité et encourager le bénévolat. Une journée placée sous le signe de la solidarité et de l’engagement collectif, qui a permis à la Fondation de l’Armée du Salut de rappeler que derrière chaque parcours accompagné se cache avant tout une histoire humaine.
Nous voici réunis dans cet hémicycle en un jour trois fois symbolique : lendemain de Pentecôte et retour de Popenguine pour les chrétiens, jour de la station et du jeûne d’Arafat et veille de Tabaski pour les musulmans. Il y a quelques jours encore, j’étais à la tête du gouvernement. Mon bilan y est précis : transparence sur la dette cachée, renégociations, respect des échéances de dette, refus de sa restructuration, plan de redressement économique et social, moralisation de la vie publique (fonds politiques, lutte contre la corruption, réduction du train de vie de l’État, réformes…), exigence de justice, protection de la société, avancée dans la gestion des inondations, gestion de la production agricole, maîtrise du coût de la vie, apaisement du climat social, redéfinition d’un modèle de développement, sauvetage d’entreprises en difficulté,… Et maintenant, l’Assemblée nationale !
Qu’il me soit d’abord permis, de rendre un hommage appuyé, fraternel et solennel à mon prédécesseur, le Président Malick Ndiaye, pour sa loyauté sans faille envers les idéaux patriotiques qui nous rassemblent, et pour son dévouement de chaque instant. De le féliciter ensuite pour son brillant passage à la tête de cette Assemblée, qu’il a profondément transformée. Sur le plan matériel et symbolique, il a réhabilité ce bâtiment qui commençait à porter les stigmates du temps, de l’usure et de l’abandon, lui rendant un peu de son lustre et de sa superbe. Sur le plan humain, il a porté une attention exemplaire aux hommes et aux femmes de cette institution (techniciens, greffiers, collaborateurs, personnels de service), améliorant leur statut et rappelant avec force que derrière les bancs des députés, il y a des vies, des familles, des dignités à protéger. Sur le plan financier, il a imposé une régularisation rigoureuse et méthodique des procédures budgétaires, mettant fin aux zones d’ombre et aux pratiques opaques. Sur le plan technologique, il a engagé la digitalisation du travail parlementaire, nous dotant d’outils modernes alignés aux meilleurs standards. Au plan international, il a su donner un contenu dynamique au concept de diplomatie parlementaire au service du rayonnement du Sénégal et renforcer le positionnement régional et international de notre pays. Président Malick Ndiaye, au nom de tous les députés et de cette institution, je vous dis merci. Je remercie également, du fond du cœur, les députés qui m’ont accordé leur confiance. Une confiance qui m’oblige et me lie. Aujourd’hui, vous me donnez, plus que jamais, les moyens insoumis et institutionnels de notre rôle de gardien vigilant de notre révolution.
Nous en userons avec fermeté et responsabilité. Je veux aussi adresser un mot affectueux à mon ami et frère, l’Honorable Ismaël Wone. Ismaël, j’ai éprouvé une immense satisfaction de savoir que ça allait être toi, mon suppléant. Depuis plus de dix ans que nous cheminons, tu as toujours fait preuve, en toutes circonstances, d’une loyauté absolue, d’un désintéressement rare, d’une abnégation totale. Ton amitié sincère restera l’un des biens les plus précieux que m’ait offerts l’engagement public. Pour ma part, comme vous le savez tous, j’ai été député pendant cinq longues années. J’ai connu les bancs étroits de l’opposition parlementaire, les joutes oratoires acharnées. Et parfois, l’épuisement du combat solitaire contre des majorités qui confondaient la force du nombre avec la légitimité du droit. Puis j’ai été maire, appelé à devenir Premier ministre ensuite. Cette expérience, renforcée par mon parcours technique dans la haute fonction publique, et la parfaite connaissance de tous les dossiers gouvernementaux en cours, seront des atouts précieux pour la montée en puissance de notre Assemblée dans ses rôles constitutionnels. Mesdames et Messieurs les honorables Députés, En entrant aujourd’hui dans cette Assemblée nationale avec la responsabilité de la présider, je mesure pleinement la gravité du moment historique que traverse notre pays. Me voici appelé à conduire l’institution chargée de représenter directement la souveraineté populaire. Certains y voient une crise, d’autres un déchirement. Moi, j’y vois d’abord une épreuve de vérité pour notre démocratie. Les peuples ne jugent pas seulement les hommes politiques sur leurs victoires. Ils les jugent surtout sur leur capacité à demeurer fidèles à leurs principes lorsque le pouvoir devient inconfortable. Car il existe une question plus importante que celle de savoir qui gouverne. Cette question est : au nom de quoi gouverne-t-on ? Depuis plusieurs mois, notre pays a vu émerger des divergences profondes au sommet de l’État. Elles ont été décrites comme des rivalités personnelles, des conflits d’ambition ou des luttes d’influence. Je ne souhaite pas nourrir cette lecture réductrice. Ce qui est en jeu dépasse les individus. Ce qui est en jeu, c’est le rapport entre la morale et la politique. Aristote écrivait, dans L’Éthique à Nicomaque, que la politique est l’art suprême parce qu’elle a pour finalité le bien commun. Non pas le bien d’un clan; non pas la conservation d’un pouvoir pour lui-même. Mais le bien de la cité. Il rappelait également qu’aucune cité ne peut durer si la vertu disparaît de ceux qui la dirigent. Au Sénégal même, cette question de l’éthique du pouvoir ne nous est pas étrangère. Le Président Mamadou Dia rappelait déjà, au lendemain de l’indépendance, qu’aucun projet de transformation nationale ne peut survivre si les dirigeants confondent l’État avec leurs propres intérêts. Pour lui, la souveraineté ne pouvait être seulement politique; elle devait être morale, économique et sociale. Il savait qu’un pays peut disposer d’un drapeau, d’un hymne et d’institutions, tout en demeurant prisonnier de pratiques qui vident la République de son sens. Ce que Mamadou Dia avait compris très tôt, beaucoup de nations africaines l’ont découvert parfois trop tard : un pays peut survivre à la pauvreté matérielle, mais rarement à l’effondrement de sa morale publique. Une nation ne meurt pas seulement de pauvreté économique. Elle peut mourir de fatigue morale. Elle peut mourir lorsque les institutions cessent d’être au service du peuple pour devenir des instruments de confort, de peur ou de calcul. Nous venons d’une longue histoire de désillusions africaines. Combien de peuples ont vu des mouvements de libération devenir des appareils de domination ? Combien de promesses de rupture se sont dissoutes dans les privilèges, les accommodements et les silences ? Combien de révolutions ont fini par craindre la transparence qu’elles réclamaient hier ? Saint Augustin, dans La Cité de Dieu, posait une question redoutable : qu’est-ce qu’un État sans justice, sinon une grande association de brigands ? Cette phrase demeure d’une actualité implacable pour toutes les nations du monde. Car lorsque la puissance publique cesse d’être ordonnée à la justice, elle ne produit plus la confiance ; elle produit la résignation ou la colère. C’est pourquoi je veux le dire ici avec gravité : la morale en politique n’est pas une décoration destinée aux discours de campagne. Elle est la condition de survie des nations. Lorsqu’un peuple perd confiance dans la parole publique, il cesse progressivement de croire aux institutions elles-mêmes. Notre responsabilité historique est immense parce que notre peuple a beaucoup souffert pour rendre possible la révolution citoyenne par les urnes de 2024. Des jeunes sont tombés. Des familles ont pleuré. Des citoyens ont connu la prison, la peur et parfois l’exil. Le peuple sénégalais n’a pas porté notre projet au pouvoir pour assister à une simple permutation d’élites. Il l’a porté pour restaurer une certaine idée de la dignité publique. Cette fidélité intérieure à la dignité d’un peuple traverse toute notre histoire nationale. Aline Sitoé Diatta avait déjà compris qu’un peuple ne demeure libre que lorsqu’il refuse intérieurement la résignation. Face à la domination coloniale, elle ne disposait ni d’armée, ni d’État, ni d’institutions. Elle ne possédait qu’une force morale : la conviction qu’aucune puissance n’est durable lorsqu’elle exige d’un peuple qu’il renonce à sa dignité. Cette leçon demeure actuelle. Les nations commencent à se perdre le jour où leurs dirigeants demandent à leur peuple de s’habituer au renoncement. Cheikh Ahmadou Bamba, lui aussi, nous a transmis une autre leçon essentielle dans les périodes de tension : la véritable force ne réside pas seulement dans la conquête du pouvoir, mais dans la capacité à demeurer maître de soi lorsque survient l’épreuve. Il savait qu’un homme peut perdre une fonction sans perdre son honneur, et qu’un peuple peut traverser les tempêtes sans abandonner sa dignité. Cette sagesse doit aujourd’hui nous guider collectivement. C’est précisément pour cette raison que les institutions ne peuvent être neutres face à la question morale. L’Assemblée nationale doit être le cœur battant de cette exigence éthique. Et je mesure parfaitement le symbole de cet instant. Certains croyaient que le limogeage d’un Premier ministre signifiait sa disparition politique. Mais dans une démocratie véritable, aucune fonction n’épuise la légitimité populaire. Le peuple demeure la source du pouvoir. Et cette Assemblée, forte de la confiance massive accordée au projet porté par PASTEF lors des législatives du 17 novembre 2024, possède aujourd’hui une responsabilité historique particulière. Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel. Je n’utiliserai pas cette Assemblée pour nourrir des vendettas personnelles. Ce serait trahir notre propre combat. Mais je le dis avec la même clarté : l’Assemblée nationale ne sera pas une chambre d’enregistrement. Elle contrôlera l’action gouvernementale. Elle exercera pleinement ses prérogatives constitutionnelles de vote des lois, de contrôle de l’action du Gouvernement et d’évaluation des politiques publiques. Elle défendra la transparence des finances publiques, la reddition des comptes et la souveraineté populaire. Elle usera de tous les leviers de contre-pouvoirs constitués, selon la gravité des faits et des circonstances. Cette exigence morale ne relève d’ailleurs pas seulement de la philosophie ou de l’histoire politique. Elle est profondément enracinée dans notre propre civilisation spirituelle. Le Coran enseigne : « Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit et, lorsque vous jugez entre les gens, de juger avec équité. » (Sourate An-Nisa, 4 : 58). Le pouvoir est donc un dépôt. Une charge. Une responsabilité devant les hommes et devant Dieu. Le Khalife Omar ibn al-Khattab craignait d’être tenu responsable devant Dieu si une mule trébuchait faute de route entretenue. Voilà le sens véritable de l’éthique politique : considérer que chaque injustice ignorée, chaque privilège toléré, chaque renoncement devant la vérité finit par fragiliser toute la communauté nationale.
Mes chers collègues, Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de notre histoire politique. Elle sera difficile. Elle sera traversée par des tensions, des tentatives de division et des pressions multiples. Mais elle peut aussi devenir un moment de maturation démocratique. Le Sénégal doit montrer à l’Afrique qu’une crise politique peut être affrontée sans haine, sans violence et sans effondrement institutionnel. Nous devons prouver qu’un peuple africain peut débattre fermement sans détruire son propre État. Nous devons démontrer que la fidélité aux principes est plus forte que les calculs de circonstance. Je tends la main à tous les députés de cette Assemblée, majorité comme opposition. Car au-dessus des appartenances partisanes, il existe une exigence supérieure : préserver la République. L’histoire retiendra moins les postes occupés que les principes défendus dans les moments décisifs. Et dans ces moments-là, la seule véritable question est toujours la même : lorsque le pouvoir nous met à l’épreuve, choisissons-nous le confort ou la vérité ?
Pour ma part, je continuerai de choisir la vérité.
Vive l’Assemblée nationale, fière, rénovée et debout ! Vive la République du Sénégal, une, indivisible et éternelle !
Ce mardi 26 mai 2026, la vie politique sénégalaise a connu un réajustement institutionnel avec l’accession de l’ex Premier ministre M. Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée Nationale. Limogé le 24 mai par le président Diomaye Faye, le leader du parti majoritaire au parlement (le Pastef) a retrouvé son siège et a été élu dans la foulée président de la représentation nationale. Une séquence politique qui marque les tiraillements positionnels entre le camp du président sénégalais et celui de ses camarades ou ses anciens camarades politiques du parti Pastef. À noter qu’un nouveau premier ministre a été nommé ces derniers temps et il n’est pas issu du parti Pastef. Dans son premier speech de président de l’assemblée nationale, M. Sonko l’a évidemment relevé en alertant qu’on ne peut pas faire du « Pastef sans le Pastef » . Précisant qu’ils n’ont pas été consultés sur la nomination du nouveau premier et pas encore sur les préparatifs de la composition d’un nouveau gouvernement. Il a salué les compétences techniques du premier ministre nommé et expose sommairement les thématiques sur lesquelles ils diveregent en termes d’approche et de fond notamment (économique, monétaire…).
L’arène politique du pays de la Teranga s’oriente vers un dualisme inédit entre la Présidence de la République et l’Assemblée Nationale. À savoir… jusqu’à quand et pour quelles retombées pour le peuple sénégalais…!?
Ce vendredi 22 mai 2026, le couperet faussement inattendu est dégainé depuis la présidence à Dakar. Ce duo victorieux « Diomaye Moy Sonko » (Diomaye C’est Sonko) de l’élection présidentielle de 2024 n’a pas pu tenir harmonieusement face aux réalités insondables de l’exercice du pouvoir étatique. Ainsi, cette séparation ouvre une phase spéculative dans la vie politique sénégalaise. Le film à suivre dans l’avenir entre les 2 camps est d’un intérêt en terme de sciences politiques pour les observateurs. Le camp du président OS du Pastef s’affiche et clame sa fidélité aux promesses du Projet électoral exposé au peuple sénégalais. De l’autre côté, le jeune président Diomaye semble opter pour un suspect recentrage séparatiste qui interroge. Il n’ignore pas que son désormais ex PM est actuellement la personnalité politique la plus puissante pas que du Sénégal seulement mais de notre sous-région ouest-africaine.
Maintenant les responsabilités sont prises de part et d’autre ouvertement…et leurs conséquences n’échapperont pas au tribunal de l’Histoire devant l’opinion publique.
📷-Général SadioCamara (47 ans) , l’un des 5 colonels auteurs du putsch du 18 août 2020, tragiquement fauché il y a une semaine, lors de l’attaque menée par l’alliance entre le Jnim (jihadistes maliens) et le Fla (rebelles touaregs du nord). Il était le puissant ministre de la défense de la junte militaire et son élimination avec une partie de ses proches à Kati, la ville-garnison clé du système sécuritaire du régime du Général Goïta, pose beaucoup de questions en sourdine. Atteindre un ministre de ce calibre avec une telle facilité, il faut demander voire exiger un inventaire de circonstances à la haute hiérarchie de la junte. Le temps de la saturation émotionnelle et digitale va s’arrêter et il faudra poser une loupe laser sur les rouages de ce régime qui semble préoccupé par sa propre sécurisation (entre clans) que par une véritable restauration nationale inclusive.
Les événements du 25 avril dernier démontrent à suffisance que les éléments de langage comme écran de légitimation d’un pouvoir anti- démocratique et sectaire, sont constitutifs d’un narratif fallacieux difficilement potable pour une opinion publique ALERTE.
Les parents et proches du ministre décédé doivent exiger une enquête internationale sur ce qui lui est arrivé ce jour du 25 avril 2026 à Kati. Est-il victime d’une purge « amicale » sous couvert parce qu’il devient encombrant par son esprit rationnel et moins zélé dans la direction du régime ? Par le passé, certains échos laissaient entendre que des officiers qui lui seraient proches, furent arrêtés pour un supposé complot de déstabilisation. Il y a de la matière à explorer et à expliciter…un jour.
—-Le 25 mars 2026, les Nations unies, par une déclaration solennelle de son assemblée générale (AG/12755), adoptent une résolution historique : celle qualifiant l’esclavage et la traite transatlantique des esclaves africains de «plus grave crime contre l’humanité ». (cf. lien n°1). Cette résolution a été votée sous l’impulsion du président du Ghana John Dramani Mahama avec l’appui de l’Union africaine.
Nous saluons cette décision symbolique d’une grande portée pour la reconnaissance de l’esclavage comme plus grave crime contre l’humanité. C’est dans cet esprit que nous, militants de droits humains de l’espace sahélien, à travers cette tribune, interpellons, par des remarques citoyennes, l’union africaine, les décideurs de nos Etats, les sociétés civiles et les diasporas africaines.
Nous considérons que cette résolution onusienne mérite d’être un point d’enclenchement d’une prise de conscience collective des peuples africains sur les différents types d’esclavage qui ont saigné diversement notre continent.
En effet, l’Afrique politique et intellectuelle a certes obtenu un succès diplomatique majeur au sein de l’Assemblée générale onusienne. Mais elle ne devrait pas passer sous silence les nombreuses frictions sociales intra-communautaires encore existantes dans certaines zones ouest-africaines, et qui sont relatives à la problématique de “l’esclavage par ascendance”. Une réalité sociale insidieusement intégrée dans le système de castes de communautés très hiérarchisées.
Le cas, entre autres, du groupe sociolinguistique soninké en est une illustration parfaite. Cette société est aujourd’hui traversée par une dynamique abolitionniste qui se heurte à des forces réactionnaires qui font usage d’une violence inouïe et bafouent la dignité humaine.
C’est ainsi qu’au cours de cette dernière décennie, de 2016 à 2026, plusieurs faits d’une gravité extrême ont été recensés : le lynchage à mort de 4 militants anti-esclavagistes du mouvement d’éveil Gambana (Égalité en droit et en dignité) à Diandjoumé (Mali) (cf. lien n°2), l’horrible exécution de madame Diogou Sidibé à Lany (Mali) (cf. lien n°3) et également en Mauritanie avec l’agression de monsieur Samba Moussa Kone (cf. lien n°4).
Au vu de la gravité des crimes susmentionnés, les différents gouvernements, instances et ONG droit-de-l’hommistes devraient aborder frontalement les problématiques très actuelles liées au passé esclavagiste transsaharien et intra-africain. Car en effet, une forme de passivité et de mise à distance sont constatées à chaque fois que la question de l’esclavage est abordée.
Inutile de rappeler le vote abstentionniste de certains pays occidentaux dont la France (cf. carte de jeune Afrique). Vote d’autant plus incompréhensible que la Loi n° 2001-434 adoptée le 21 mai 2001 et portée par la députée Christiane Taubira, reconnait officiellement la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité.
Cette France abstentionniste qui proclame son attachement aux droits de l’homme est pourtant celle qui a été l’un des pays les plus actifs dans la traite transatlantique.
Ce négationnisme des puissances esclavagistes ne doit pas masquer celle de nos Etats africains, encore plus troublante. Il est évident que la traite transatlantique constitue un crime contre l’humanité, toutefois l’esclavage arabo-musulman en est un autre, ainsi que l’esclavage par ascendance qui perdure subtilement en Afrique de l’Ouest.
Ce dernier, longtemps passé sous silence, constitue une autre forme d’atteinte à la dignité humaine. Elle se manifeste par un déterminisme social assignant statutairement les individus dès la naissance et les condamnant à une subalternité perpétuelle. Ce système discriminatoire érigé en norme sociale qui se transmet de génération en génération est une négation totale de la liberté, de l’égalité et de la dignité humaine. Il lèse un pan entier de la société.
Au XXIᵉ siècle, une telle pratique est une honte pour l’humanité. L’esclavage par hérédité doit être dénoncé avec courage et détermination. Le silence sur cette question et le caractère tabou ne sauraient perdurer. La complaisance des intellectuels, des religieux et des instances culturelles doit cesser afin d’éradiquer définitivement ces tares.
De la même manière, le laxisme de nos Etats modernes, qui se traduit par la complicité de certains de leurs représentants, censés garantir la citoyenneté pleine et entière, doit être banni. Bien qu’il existe des textes et des lois interdisant ces pratiques dégradantes, force est de constater que leur application laisse à désirer. Ainsi, rien ne change sur le terrain.
Comment expliquer qu’on puisse encore parler d’esclavage dans un pays comme la Mauritanie où il existe tout un arsenal juridique (e.g. loi 031-2015) sans impact réel sur l’abolition effective de l’esclavage et ses séquelles. Au Mali, une récente loi historique (loi n°2024-027) a été adoptée, renforçant la condamnation de la pratique et de l’apologie de l’esclavage. Pourtant, cela n’a pas eu l’effet escompté. Il est donc plus qu’urgent que nos États s’impliquent davantage dans la lutte contre ce fléau, seule condition, pour l’avènement d’un véritable État de droit.
A travers cette tribune d’alerte notre objectif est triple :
1- Lancer un plaidoyer humaniste et citoyen à l’endroit des institutions internationales et continentales, au premier rang desquelles l’ONU et l’Union africaine sur la question des survivances de ce grave crime qu’est l’esclavage. Il s’agit notamment de souligner l’impérieuse nécessité de conduire une réflexion sérieuse et approfondie sur les problématiques multiformes liées à l’esclavage par ascendance qui est actif dans certaines coutumes et pratiques dites faussement « traditionnelles ».
2- Interpeller les leaders d’opinion et les représentants sociaux (les représentants traditionnels, les intellectuels, les élus, les militants de la société civile…) en Afrique et dans les univers diasporiques pour une initiative morale et sociale de grande ampleur sur les problématiques de l’esclavage dans ses diverses manifestations. Les mentalités esclavagistes et féodales qui persistent au sein de nos communautés en ce siècle sont un marqueur avilissant pour la personnalité africaine et noire.
3-Enfin, nous invitons solennellement les leaders d’opinion de la communauté soninké à un dialogue sans tabou afin de briser l’omerta sur la réalité de l’esclavage par hérédité.
En d’autres termes, il nous appartient d’unir nos efforts pour éradiquer l’esclavage dans le but d’instaurer une société juste et égalitaire. Ceci est un devoir moral qui incombe à tout un chacun pour préserver l’harmonie sociale.
—Lui…cest le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), FouziLekjaa | Nombre d’indices et de sources fiables alléguent qu’il tiendrait et mènerait véritablement les affaires de la CAF (Confédération africaine de football) comme bon lui semble. L’actuel président de l’instance continentale, le sud-africain PatriceMotsepe est un pâle figurant sans épaisseur de personnalité devant l’aura agissante en coulisses du marocain au sein des rouages dirigeants. Et beaucoup d’autres représentants afro subsahariens craignent et se passent d’un quelconque courroux de Fouzi qui est également Premier Vice-Président de la CAF. Ce dernier est plus qu’un lobbyiste pour les intérêts de son pays… il agirait en toute-puissance comme le parrain d’un cartel au cœur du système CAF avec une suspecte et docile couverture tacite de l’actuel système FIFA dirigé par le très géopolitisé président au crâne dégarni GianniInfantino. Ainsi, souhaitons beaucoup de chance et de miracles au Sénégal 🇸🇳 Football pour qu’il arrive à sauver au bout du bout judiciaire leur deuxième Coupe d’Afrique des Nations 2025 gagnée (1-0) avec bravoure sur le terrain vif le 18 janvier dernier à Rabat (Maroc). Le complot de fond avorté et dévoilé en mondovision refait surface ces dernières heures avec une décision rendue annulant la victoire sénégalaise et donnant le Maroc sacré champion sur tapis vert par le score de 3 – 0. Une décision mystérieuse d’un dit jury d’appel de la CAF qui sidère l’opinion mondiale. Tellement grosse comme manœuvre de manipulation et de vice pour léser les sénégalais et ridiculiser encore davantage la CAF. C’est surréaliste !
—Par un post Facebook https://www.facebook.com/share/p/1Azhpvipwn/ de la journaliste Mariya Traoré, nous avons appris le décès du président de l’organisation SOS Esclaves, M. Boubacar Ould Messaoud. Ainsi ce jeudi 12 mars 2026 qui correspond au 23 Ramadan 1447, une voix pionnière vaillante de la lutte pour la défense des droits humains et singulièrement pour l’abolition de l’esclavage en Mauritanie, s’est éteinte. Un parcours d’engagement salué et reconnu par nombre de nos compatriotes et autres militants droit-de-l’hommistes à travers le monde depuis l’annonce de son décès.
À lire cet élément médias Facebook https://www.facebook.com/share/p/1DhdnChyiz/ de la journaliste Mariya Traoré . Elle y rapporte brièvement la cérémonie organisée par le mouvement anti-esclavagiste SOS Esclaves à l’honneur de M. Boubacar Ould Messaoud. Président légendaire de cette organisation abolitionniste, le leader droit-de-l’hommiste mauritanien est à la fois un pionnier incontestable et un pilier incontesté du rude écosystème de la militance anti-esclavagiste dans notre pays. Par l’histoire, la constance et la persévérance, son aura fait autorité auprès de la communauté militante et assoit respect et considération à l’international de nombreuses années durant. Cet événement marquant la 31ème année de la fondation de ce mouvement est à saluer vivement et fait un écho de rappel concernant le cheminement de la lutte anti-esclavagiste qui s’inscrit sur un temps long.
Une personnalité réfléchie d’un relationnel amène qui dispose d’une grande culture concernant la problématique de l’esclavage et ses multiples manifestations dans l’ensemble du corps social mauritanien. Il y a quelques années, lorsqu’il était aux soins dans un hôpital francilien (France), j’ai eu la chance de le rencontrer pour la première fois. Une véritable source d’inspiration qui exprime sérénité et disposition à cerner et comprendre profondément les enjeux de la lutte anti-esclavagiste notamment quand l’éveil abolitionniste Ganbanaaxu (dans l’ensemble communautaire soninké) a été abordé brièvement dans nos échanges. J’étais en compagnie de mon frère et ancien président d’Armepes-France M. Gaye Tene Traoré, et notre doyen M. Baba Ould Jiddou avait été à l’origine de la mise en relation bienveillante.
Ainsi cette cérémonie d’hommage est d’une pertinence valide et consacre une voi(e)x qui le mérite amplement. Longue vie et santé au doyen et merci à ses camarades de lutte pour cette reconnaissance à son endroit. Un Hommage Vivant de son Vivant…! C’est Top.
17 février 2026
-Koundou SOUMARE, blogueur et militant des droits humains.
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