🟢 Reconnaissance et Grandeur | Bio d’un Militant – Monsieur Abdellahi Abou Diop


Ces figures 🌟 étoilées🌟 pour les Causes Justes :



Il s’appelle Abdellahi Abou Diop , un pur et dur produit IRAOUI – IRA-Mauritanie.

Il a reçu coups rudes et a connu attaques violentes diverses tout au long de cet engagement droit-de-lhommiste et anti-esclavagiste en Mauritanie 🇲🇷. Il investit courageusement tous les terrains chauds où les faibles sont menacés dans leurs droits fondamentaux.

Cette figure emblématique de la lutte est un proche fidèle du président des réseaux IRA-Mauritanie, l’honorable député Biram Dah Abeid . Également Monsieur Diop est un fin communicant arabophone doté d’une grande efficacité à travers son profil Facebook par lequel toutes les alertes sérieuses d’atteintes aux droits de citoyens sur l’étendue du territoire mauritanien sont relayées.

Ainsi son engagement multidimensionnel mérite une visibilité auprès d’une certaine opinion francophone mauritanien. Alors notre modeste mot à son endroit s’inscrit dans ce cadre.

👍🏿Bravo au COURAGEUX COMBATTANT

• Fraternellement, votre frère et camarade KS

Biram Dah Abeid: Il faut une révolution idéologique / We need an ideological revolution | Au forum régional de Bamako pour la lutte contre l’esclavage en Afrique de l’ouest.

Dans son discours, Biram a affirmé que toutes les lois seront inutiles sans une révolution idéologique. En Mauritanie, nous avons démystifié ces lois, il a dit, ces livres qui faisaient de l’esclavage une loi divine, et les classes sociales qui soutiennent ces mystifications parce qu’elles sont dans leur intérêt. Il faut se débarrasser de ces groupes qui se placent au dessus de la Justice, se libérer des structures qu’ils mettent en place comme on détruit une fourmilière d’un coup de pied. L’abolitionnisme dans nos pays est aujourd’hui comme une nouvelle lutte anticoloniale. Les héros de la résistance anticoloniale nous ont légué une mission : la lutte de classe interne à nos pays, qui a été laissée pour compte après la décolonisation et qui fait aujourd’hui que les coutumes et les hiérarchies traditionnelles oppriment des gens qui sont encore traités comme des esclaves, et torturés s’ils cherchent agir en personnes libres.

• Propos traduits en anglais

Biram stated in his speech that all the laws will be useless without an ideological revolution. In Mauritania we demystified these laws, he said, these books that upheld slavery as a divine law, and the social classes that entrench these mystifications because they are in their interest. We must get rid of this social class that places itself above Justice, free ourselves of the structures they put in place like one destroys an ant-hill with a kick. Abolitionism in our countries today is like a new anticolonial struggle. The heroes of anti-colonial resistance legated us a mission: the class struggle internal to our countries, which was left behind after the colonialist left and today means that traditional customs and hierarchies oppress people that are still treated like slaves, and tortured if they seek to act as free persons.

©️ Crédit source : https://leslan.org/2021/06/09/biram-dah-abeid-il-faut-une-revolution-ideologique-we-need-an-ideological-revolution/

Mauritanie : l’esclavage foncier est une réalité en 2021 (IRA Mauritanie)



✓Note d’information

Tweikerda, localité située dans une zone agricole à la limite de la frontière entre les régions du Trarza et du Brakna, relève de la commune de Lexeiba 2, peuplée par des paysans d’origine servile qui ensemençaient – entretenaient et récoltaient – les périmètres arables, déjà au 19ème siècle. Autour du lac « Koundy » les activités agro-pastorales augmentent et s’étendent au rythme de la démographie. La population Hratin du lieu appartient à la tribu « Oulad Byèri » qui regroupe nombre de fractions, aussi influentes les unes que les autres.

Les autorités coloniales décernaient des titres fonciers, durant les années 1950, à la chefferie des « Oulad Byèri ; celle-ci en a bénéficié, au nom de la famille Ehl Cheikh Sidiya; or, la loi 60/130 ratifiée le 5 septembre 1960 et l’ordonnance 1983/127 portant réforme foncière et domaniale annulent la tenure tribale du sol et octroient la propriété définitive de la terre aux cultivateurs.

Néanmoins, le maire de la commune de Lexeiba 2, Monsieur Yacoub Ould Moussa Ould Cheikh Sidiya, au titre de son prestige religieux et historique, considérerait les parcelles en litige, comme un bien de sa famille ; ainsi, en vendrait- il aux opérateurs de l’agrobusiness et ce, avec la complicité des fonctionnaires, notamment des gouverneurs, préfets, brigades de gendarmerie et magistrats ; plusieurs agriculteurs se retrouvent, du jour au lendemain, privés de champs, accentuant ainsi leur vulnérabilité.

Un exploitant, inconnu des natifs de la localité, venait, ces dernières semaines, défricher des arpents qu’il prétend avoir achetés au maire de Lexeiba 2. La population s’interposa d’où le prétexte d’une intervention, souvent brutale, des forces de l’ordre dominant. La première vague d’arrestation se déroulait le 27 mai 2021. Cependant, Yacoub Ould Moussa rejette de telles accusations et précise avoir emménagé en commun avec les cultivateurs Hratin et à leur bénéfice, 40 hectares. De surcroît, il nie la moindre entrave aux droits des paysans. L’affaire de la fameuse vente résulterait, alors, d’un acte frauduleux. L’initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) dépêchera une mission sur place, afin de réitérer son soutien aux victimes d’expropriations à grande échelle, dans la plaine de la Chemama.

Il importe de rappeler que les contentieux du genre se généralisent un peu partout sur le territoire et opposent les résidus de féodalités anachroniques, revigorés par la gouvernance ouvertement raciste des deux ex-présidents (Taya et Aziz) contre les descendants d’esclaves et autres travailleurs de la terre, issus des communautés noires autochtones. En dépit des assurances du Président de la République Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, l’appareil de justice et l’administration territoriale incarnent la résistance de la minorité, à l’implacable demande d’égalité. La situation semble aussi grave à l’Est du pays, en particulier l’Assaba et les deux Hodhs où les entités centrifuges – tribu, fraction, clan, famille – ne cessent de grignoter ce qui subsiste d’un Etat en faillite graduelle depuis le premier coup d’Etat, en 1978.

A. La mise sous contrôle judiciaire, dès le 31 mai 2021, concerne les prévenus :

1 Issa Soueidi
2 Mohamed Mahmoud Ahmed Werzeg
3 Mohamed mahmoud M’Bareck
4 Cheikh Mowloud
5 Sidi Mohamed Ali

B. Le 7 juin 2021, après 4 jours de détention préventive, les pensionnaires du commissariat de police de Lexeiba 2 recouvraient la liberté mais sous contrôle judiciaire strict:

1 Brahim Iche
2 Alioune M’Bareck
3 Yacoub H’Meida
4 Oumarou Boubou
5 Didi H’Meida
6 Dah Imijine
7 Ahmed Bilal

C. Restent en prison, au grief de « rébellion » :

8 Issa Souedi
9 Mohamed Mahmoud Ahmed Werzeg, âgé de 75 ans, (image jointe)

D. Voici le rappel du droit en vigueur, que violent les décisions et comportements du personnel de la fonction publique, à commencer par les juges:

Article 3.-Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli. Art 4.-Tout droit de propriété qui ne se rattache pas directement à une personne physique ou morale et qui ne résulte pas d’une mise en valeur juridiquement protégée est inexistante. Art.5.-Les immatriculations foncières prises au nom des chefs et notables sont réputées avoir été consenties à la collectivité traditionnelle de rattachement. Art.6.-Les droits collectifs légitimement acquis sous le régime antérieur, préalablement cantonnés aux terres de culture, bénéficient à tous ceux qui ont, soit participé à la mise en valeur initiale, soit contribué à la pérennité de l’exploitation. Art.7.-Les actions foncières collectives sont irrecevables en justice. Les affaires de même nature actuellement pendantes devant les cours et tribunaux seront radiés des rôles sur décision spéciale de la juridiction saisie. Les arrêts ou jugements de radiation sont inattaquables. Art.8.-Toute forme d’affermage de la terre non conforme à la Chariâa est prohibée ; les parties ne peuvent, par leurs conventions, déroger à cette disposition d’ordre public. Art.9.-Les terres « mortes » sont la propriété de l’Etat. Sont réputées mortes les terres qui n’ont jamais été mises en valeur ou dont la mise en valeur n’a plus laissé de traces évidentes.

Liens connexes :

https://www.facebook.com/751978449/posts/10158395443598450/?sfnsn=wa

http://www.droit-afrique.com/upload/doc/mauritanie/Mauritanie-Ordonnance-1983-127-reorganisation-fonciere-et-domaniale.pdf

Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)
Nouakchott, le 10 juin 2021

L’esclavage par ascendance en Afrique de l’ouest | Un forum régional à Bamako .

✓ Mali Bamako – Clichés d’affiche de certaines personnalités ayant pris part au forum régional pays G5_associatif autour des problématiques de l’esclavage dans nos pays | 8 juin 2021


On retrouve Mr Alioune Tine Expert Onusien des droits humains, Mr Biram Dah Abeid Président des réseaux IRA-Mauritanie, Diaguily Maro Kenoute, Responsable du RMFP Ganbanaaxu_Mali , Mr Boubacar N’djim , Président de Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme et d’autres représentants antiesclavagistes maliens (Temedt) et nigériens

• Liens utiles : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

©️ Sources : Éléments RS par KS pour le BLOG.

Les actes de violence en milieux urbains : La Note de presse du Parti RAG

Ces derniers temps, l’actualité nationale est marquée d’horribles actes de criminalité dans certains milieux urbains. Certains quartiers de notre capitale Nouakchott et la ville de Nouadhibou ont connu une insécurité qui perturbe gravement la quiétude des populations.

La semaine écoulée, Nouakchott a connu plusieurs attaques violentes en pleine rue, comme celle de Toujenine au cours de laquelle le professeur d’université Ahmed Salem Ould Eloumane a été mortellement agressé.

Nous , le parti RAG, présentons nos émouvantes condoléances aux proches de victimes et leur exprimons notre total soutien. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux divers blessés (hommes en uniformes et civils).

Par la suite nous interpellons les autorités sécuritaires pour prendre les mesures idoines afin de freiner cette spirale d’insécurité urbaine. Des actions importantes d’ordre social, éducatif et économique doivent être menées pour soigner et traiter avec efficience le terreau multidimensionnel qui est la source des diverses dérives de délinquance juvénile.

Plus que jamais une mobilisation inédite est nécessaire pour les milieux défavorisés dans nos quartiers populaires où le décrochage scolaire, le trafic et la consommation de divers produits stupéfiants et prohibés en font des zones de tous les dangers pour les populations locales et pour d’autres habitants ailleurs dans les villes.

Nouakchott le 06 juin 2021

Cellule communication
Le parti RAG

©️ Crédit source : Réseaux Parti RAG

🔴 Ibrahima Moctar Sarr : «Biram s’est engagé de manière effective aux côtés des négro-africains»



Pour Ibrahima Moctar Sarr, président de l’AJD/MR, c’est aux négro-africains d’assumer pleinement leur lutte de libération.

Le chef des Rénovateurs, candidat aux élections présidentielles de 2007, 2009 et 2014, Ibrahima Moctar Sarr, a affirmé sur avomm.com : «On a dit beaucoup de choses ces derniers temps à propos de BDA. Certains vont jusqu’à dire qu’il a trahi les négro-africains qu’il se proposait de libérer. »

«Personnellement je pense que Biram a pris des initiatives courageuses. Il s’est engagé de manière effective aux cotés des négro-africains pour dénoncer le génocide et l’exclusion dont ils sont victimes. Et je pense que si les leaders de la communauté arabe avaient agi comme Biram l’a fait, on aurait beaucoup avancé. Beaucoup de négro-africains ont suivi Biram en l’investissant comme l’unique leader pouvant faire aboutir leur lutte », a dit le président de l’AJD/MR.

«Le problème, me semble-t-il, c’est que Biram avait placé la barre très haut, et un moment il devait nécessairement revoir sa stratégie, comme je lui avais d’ailleurs conseillé quand il est venu me rendre visite dans mon bureau. Ceux qui voulaient faire de la lutte par procuration ont crié à la trahison, alors que la priorité pour Biram a toujours été claire : c’est le combat contre l’esclavage. Et quoi de plus légitime d’ailleurs? », a encore affirmé Ibrahima Moctar Sarr.

« Ce sont ceux qui crient à la trahison qui devraient peut-être faire preuve d’humilité en assumant le fait qu’ils se sont peut-être trompés. Notre collaboration avec Biram se fera sur le terrain, mais c’est aux négro-africains d’assumer pleinement leur lutte de libération », a estimé Ibrahima Moctar Sarr.

@babacarbayendiaye
Nouakchott – 08/06/2021

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4826324074052745&id=100000256018105

Député Biram Dah Abeid : « Je Serai Candidat À La Présidentielle Prochaine. » | Interview – Œil D’Humanité



Député Biram Dah Abeid : «Je serai candidat à la présidentielle prochaine. L’opposition traditionnelle n’aura pas le choix. Elle devrait nous soutenir, pour provoquer l’alternance, ou se résigner à rester la troisième force, derrière l’armée et nous.»

Biram Dah Abeid (né le 12 janvier 1965 à Rosso en Mauritanie) est un militant abolitionniste et homme politique mauritanien, député du parti Sawab, formation avec laquelle son organisation, l’Initiative pour la Résurgence d’un mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) et son parti RAG, non reconnus, avaient noué une alliance politique pour pouvoir présenter des candidats aux élections générales de 2018-2019. Arrivé deuxième à la présidentielle de 2014, derrière le président Aziz, BDA confirme son statut de leader de l’opposition mauritanienne en occupant le même rang, à la présidentielle de 2019 gagnée par Ghazouani, un autre général à la retraite qui avait succédé à Aziz.

Après un passage à l’ONG anti-esclavagiste SOS Esclaves, il fonde en 2008, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie), qu’il définit comme « une organisation de lutte populaire », et dont il est le président. Il est condamné pour cela à une peine de prison puis gracié en février 2011 par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

Honoré par plusieurs distinctions (Front Line award for Human Rights Defenders at Risk de l’ONG irlandaise Front Line Defenders, lauréat du prix des droits de l’homme, décerné tous les cinq ans par l’ONU, Prix Mémoires partagées », remis chaque année par l’association Mémoires & Partages à Bordeaux, Docteur honoris causa de la Katholieke Universiteit Leuve, Biram Dah Abeid a été emprisonné à plusieurs reprises pour ses prises de position contre l’esclavage. Rencontré à Dakar par le correspondant Afrique d’Œil d’Humanité, l’infatigable militant des droits de l’homme aujourd’hui député (opposition) répond sans tabous à nos questions.

La Mauritanie vit actuellement une situation exceptionnelle, en termes d’accalmie politique, quel en est le secret – l’explication – à votre avis ?

BDA : En effet, plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer ce que vous qualifiez d’accalmie politique. Nous sortons d’une période où l’accumulation de contraintes telles la répression, la diabolisation, l’interdiction de se réunir ou de manifester étaient notre lot quotidien d’opposants. La mobilisation de nos militants et sympathisants était sensiblement réduite par ces vexations qui, une fois cessées avec l’arrivée d’un nouveau pouvoir, a connu un élan sans précédent. Comme par enchantement, nous réussissions à drainer des milliers de personnes à chacune de nos sorties et je dois aussi reconnaître, pour être honnête, que le retour à ce semblant de normalité politique émane d’un choix personnel du président de la République qui m’a dit, lors de l’une de nos rencontres, « la répression, c’est fini ! Personne n’ira en prison à cause de ses idées, on ne vous empêchera plus d’apparaître dans les médias publics, de mener campagne et d’être reçu par les autorités.» Nous avons enfin en face de nous un interlocuteur. Des promesses de réformes nous ont été faites pour que notre organisation Ira et notre parti Rag puissent enfin être des structures légalement reconnues. Ce sont toutes ces évolutions positives qui nous ont conduits à réadapter notre démarche et notre discours à la nouvelle situation mais n’empêche que l’opposition qui s’opposait à la personne d’Aziz (une certaine opposition en exil et des pans importants de l’opposition traditionnelle qu’elle influence et conditionne …) continuent sa « guerre » contre l’ancien président à travers des alliances tacites.

Ceci est-il valable aussi pour les droits de l’homme ?

BDA : Autant sur le plan politique que sur celui des droits de l’homme, les changements suscités par l’arrivée au pouvoir de Ghazouani n’ont pas encore dépassé le stade primaire de l’expression démocratique formelle : se réunir, se déplacer sans être inquiété, déposer une plainte pour dénoncer des exactions, assister des victimes de l’esclavage, etc. C’est une évolution notoire si l’on se rappelle que moi-même j’ai été éconduit de force de Rosso, Boghé et Aleg. Sur ce plan, le président Ghazouani a apporté du nouveau, mais sur le chapitre de l’esclavage domestique et foncier, l’administration actuelle est beaucoup plus réactionnaire que celle sous Aziz. Depuis 2019, aucun esclavagiste n’est allé en prison; toutes les affaires d’esclavage sont étouffées, différées par la police et la justice transformées en firme de contrefaçon et de déni par la volonté anachronique des décideurs et l’activisme anti-abolitionniste d’un vilain résidu du système azizien : la « Commission Nationale des Droits de l’Homme de Mauritanie ».

Même si on permet aux défenseurs des droits de l’homme venus de pays étrangers d’entrer librement dans le pays, ce qui est une très bonne chose, sur les questions de fond que je viens d’évoquer, rien n’a changé.

Comment se porte IRA après les dernières défections ?

BDA : Je rappelle qu’environ 15 grandes défections ont affecté notre organisation – et notre parti – depuis sa création. Les défections suscitées sont une arme utilisée par Aziz contre IRA depuis 2010. Elles ont aussi été l’arme favorite des mouvements et partis concurrents dans leur volonté de nous affaiblir mais en vain. Ainsi, selon nos comptes, 12 partis et ONGs reconnus par le pouvoir d’Aziz sont nés de la côte d’IRA par le jeu des renseignements généraux. El Hor, dans ses nouveaux atours, le Manifeste et l’UPR (le parti au pouvoir) ont tenté de bénéficier des défections de IRA. Néanmoins, après dix ans de cette politique de la terre brûlée, de tentative de sape, la mouvance IRA-RAG a pu envoyer 3 députés à l’assemblée nationale, y compris moi, jeté en prison pour m’empêcher de faire campagne ! Lors des présidentielles de 2019, quatre grandes coalitions, celle du président Ghazouani, de l’ancien Premier ministre Ould Boubacar, du président de l’UFP, Mohamed Ould Maouloud, et Kane Hamidou Baba, candidat du « vivre ensemble », n’ont pu nous empêcher de rééditer l’exploit de 2014 en nous classant 2ème derrière le candidat du pouvoir qui a bénéficié de la machine de la fraude qui tourne à grand régime en période d’élections présidentielles orchestré par le système féodalo-bureaucratique, militaro-tribale au profit des groupes dominants.

Aujourd’hui, le même système est utilisé par l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou ; candidat potentiel à la présidentielle de 2024, qui veut nous régler notre compte en débauchant certains leaders d’IRA (3) qui n’ont pas résisté à l’appel de l’argent. Mais ces manipulations provoquent l’effet contraire, en créant de la sympathie pour IRA et pour RAG, et donc, en suscitant de nouvelles adhésions.

Venons-en à l’opposition et à son malaise actuel. Devrait-elle attendre 2024 – s’il n’y a pas des élections anticipées – pour montrer qu’elle existe ?

BDA : En vérité, il s’agit d’un passage de témoin que tout le monde remarque aujourd’hui. Ce qui se passe est plus une rupture avec un mode politique de l’opposition multi-décennale, un choix qu’un malaise. Il y a des personnalités qui ont fait leur temps, osons le dire, comme cela a été démontré par les urnes, seul paramètres de mesure de l’audience politique. Tous ces partis et entités, comme les personnalités de « l’ancien monde », doivent accepter qu’il y a une nouvelle configuration. Une configuration qui fait ressortir la réalité du nouveau rapport de force, à savoir que c’est cette opposition qui s’est dressée héroïquement contre Aziz, durant la décennie passée, est la seule en mesure de provoquer l’alternance. Les urnes ont montré que nous sommes les seuls en mesure d’atteindre 20% et pousser l’Etat à suspendre le décompte des résultats et proclamer « sa » victoire dans la précipitation. La seule qui met à mal les militaires, la seule qui, sans moyens, bouscule le système dans les campagnes pourtant sous l’emprise des chikhs (chefs de tribus) et des cheikhs (marabouts).

Nous ne vivons pas un malaise mais nous avons notre stratégie qui n’est pas la confrontation avec Ghazouani dont le style est diamétralement opposé à celui d’Aziz. Il a, au moins, cette qualité, celle d’être un personnage respectueux de l’adversaire et du droit. Et nous, nous ne sommes pas dupes, pour chercher à utiliser avec lui le même style qu’avec Aziz. Cela relèverait de la grossièreté. C’est le piège qu’on cherche à éviter. Néanmoins, nous continuons à battre le rappel de nos militants, à profiter de tous les espaces donnés pour consolider nos positions et faire entendre notre voix, y compris dans les médias d’État. Nous avons demandé – et obtenu – que les cadres de l’opposition doivent être cooptés dans les fonctions administratives sans devoir renier leur position. Nous mettons à profit cette période d’accalmie pour enrôler nos militants, montrer aux gens qui craignent le système que nous-mêmes rencontrons le pouvoir, discutons avec lui et qu’on n’est pas des gourous, comme le veut la diabolisation orchestrée contre nous.

En votre qualité d’ancien candidat arrivé deux fois deuxième, aux présidentielles de 2014 et de 2019 – ne devrez-vous pas pousser à l’union de l’opposition pour être prête aux prochaines échéances électorales ?

Notre trajectoire, notre martyr, le sacrifice que nous avons consenti durant toutes ces années, nous prédestinent, le plus normalement du monde, à être aujourd’hui et demain le leader de l’opposition. Les urnes ont aussi certifié cette réalité mais nous avons constaté que lors de la dernière échéance présidentielle, que l’opposition traditionnelle a voulu formater un candidat pour nous barrer la route, par le choix porté sur un homme du pouvoir, présenté comme un candidat «providentiel de l’opposition, et un autre formaté lui aussi par une double volonté de hauts cercles du pouvoir et de courants importants de l’opposition négro-mauritanienne. La tentative la plus forte et la plus machiavélique de nous mettre en minorité. L’échec a été total. Le mariage forcé entre des forces de l’opposition et d’autres du pouvoir a tourné au fiasco politique que vous savez. Ceux qui ont concocté un tel montage n’ont pu éviter la fatalité démographique et démocratique qui veut que celui qui parle le langage du peuple soit l’élu du peuple. Nous sommes arrivé 2ème derrière le candidat du Système, celui du triple pouvoir de l’argent, de la tribu et du savoir (les pseudos intellectuels). Nous sommes les seuls à avoir développé un impact qui permet aux observateurs de savoir que nous sommes la seule alternative au pouvoir. Une position qui va se prolonge dans le temps. En 2024, l’opposition traditionnelle n’aura pas le choix. Elle devrait nous soutenir, pour provoquer l’alternance, ou se résigner à rester la troisième force, derrière l’armée et nous.

L’Etat persiste et signe en parlant toujours de séquelles de l’esclavage et certaines organisations dont la vôtre, IRA, assurent qu’il est encore une réalité. Que faut-il pour qu’on tranche définitivement cette question ?

Précisons d’abord que ce n’est nullement l’Etat qui parle quand sont évoquées des séquelles mais ceux qui ont fondé leur pouvoir, leur prestige et leurs intérêts sur l’esclavage, ceux qui se sont érigée en porte-parole de l’Etat. Ils jouent donc à la dissimulation mais cette situation sera tranchée quand nous prendrons, nous, le pouvoir. Le discours négationniste sera alors démystifié. Pour cela, toutes personnes éprises de justice, en Mauritanie et en dehors, doivent soutenir notre courant et notre combat pacifique pour qu’on arrive au pouvoir, avec pour seul objectif d’instaurer une démocratie véritable et de faire cesser le martyr des victimes de l’esclavage et de toutes les injustices sociales.

On dit qu’il n’y a pas deux sans trois. Le député Biram Dah Abeid sera-t-il candidat à la prochaine présidentielle ?

Notre mission sacrée au profit du peuple ne peut être complète et accomplie que lorsqu’ on applique notre projet de société. Ce qui ne peut se faire, vous en conviendrez avec moi, que par notre exercice effectif du pouvoir durant au moins un mandat. Ce qui veut dire que Biram Dah Abeid est bien candidat à la présidentielle prochaine.

Propos recueilli à Dakar par SNEIBA Mohamed, correspondant en Afrique d’Œil d’Humanité (Belgique)

©️ Crédit source : http://www.oeildhumanite.com/index.php/en/notre-invite-du-mois/item/282-depute-biram-dah-abeid-je-serai-candidat-a-la-presidentielle-prochaine

🔴 Au Mali, un lettré apologiste de l’esclavage sort un livre d’appui aux esclavagistes soninkés !



Bon… nous sommes en juin 2021, quelques jours après la vidéo virale d’un individu qui se dit algérien à Cergy (Île-de-France) dans laquelle il a insulté une dame afro en de termes d’une violence inouïe. Termes racistes au ton singulièrement esclavagiste l’encontre des Noirs en général. Il disait en pleine excitation haineuse en substance « On vous a vendus comme du bétail pendant 800 ans » . Là il a vomi au chaud certaines vérités historiques à sa manière qui a le mérite d’être moins hypocrite que le régime d’effacement et de tabou entourant généralement cette problématique d’esclavage dans certain monde idéologique afro-musulman, arabo-africain , tiers-mondiste , panafricaniste ou indigéniste. Il y a quelques temps, le président de la CNDH-Mauritanie avait dit en substance que sur le combat contre l’esclavage et ses séquelles, la RIM s’en sort mieux que d’autres pays voisins. Il n’avait pas nommé le Mali , mais on ne peut s’empêcher à penser que sa comparaison visait implicitement ce pays. Oui, le Mali où depuis 4 ans , on dénombre plusieurs centaines de citoyens déplacés forcés de leurs villages parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales d’un autre âge, lire https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210510-mali-une-centaine-de-victimes-d-esclavage-chass%C3%A9es-de-leur-village-arrivent-%C3%A0-bamako. Au Mali, le 1 septembre 2020 , 4 militants anti-esclavagistes chefs de famille avaient été lynchés à mort par des extrémistes défenseurs de l’ordre social esclavagiste soninké à Djandjoumé, à lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F .



Aujourd’hui au Mali, un dénommé mahamadou diaby , un lettré arabisant de la communauté soninké a diffusé ces dernières heures un vocal accompagné de cette photo illustrative annonçant la sortie de son livre dit sur l’esclavage. Le fond de son audio est une réaffirmation de ses thèses apologétiques de l’esclavage chez les soninkés au nom de sa compréhension religieuse. Il suit l’idéologie fiqhite de l’instrumentalisation des textes dits « islamiques » pour valider et appuyer les coutumes esclavagistes qui mettent du feu et du sang aujourd’hui dans les milieux soninkés en Afrique de l’ouest. Selon ses propres dires, l’esclave reconnu comme tel se doit d’aller racheter sa libération auprès de ses maîtres sinon autrement sa non-soumission par une révolte rend irrecevable sa prière rituelle. D’aucuns diront, rien de nouveau car il y a une quinzaine d’années , une autre voix « religieuse » portante auprès des communautés soninkés avait sorti plusieurs cassettes sur cette problématique d’esclavage en soutenant quasiment les mêmes conclusions. C’est un certain Mohamed Touré qui vivait en Arabie Saoudite mais basé à Bamako depuis quelques moments. Une mobilisation militante par une grande manifestation avait été organisée à son encontre auprès de la représentation diplomatique du royaume saoudien à Paris en novembre 2019, lire https://www.lactuacho.com/manifestation-devant-lambassade-darabie-saoudite-en-france-quand-un-imam-malien-veut-donner-une-legitime-islamique-a-lesclavage/ .
Toutes les violations graves de droits humains liées à cet esclavage statutaire dans les villages soninkés , tirent une certaine caution complice de légitimation à partir de ces compréhensions dites religieuses diffusées par ces lettrés communautaro-esclavagistes. On le notera pour l’Histoire et pour témoignage auprès des juridictions nationales et internationales un Jour.

– KS pour le BLOG

Urgent | COMMUNIQUE Relatif aux différentes sorties médiatiques sur l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes de RAS KEBE Promoteur de la WEB TV ACTUEL MEDIA.

Le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) est surpris et consterné de voir sur les réseaux sociaux des vidéos de propagandes faisant la promotion des coutumes esclavagistes.
Mr Diarra Mahamadou est un web-activiste qui n’a aucune connaissance de cette pratique honteuse qui a fait plusieurs morts, des milliers de déplacés. Nous demandons un peu de respect pour nos morts et déplacés.
Nous demandons à l’activiste Mr Diarra Mahamadou de se ressaisir et d’éviter toute tentative de récupération dans cette affaire car toute charte communément appelée LAADA qui ne s’applique à une seule est simplement une forme d’esclavage.
L’esclavage est une réalité dans cette région et toute la communauté internationale est au courant de ces atrocités et lynchages de tout genre , la dernière activité en date est une preuve que cette pratique est toujours d’actualité grâce à la participation de toutes les organisations de défense des droits de l’homme, la conférence du 22 Mai 2021 a réuni plus de 450 participants de tout bord et de tout continent qui a rassemblement choqué les gens qui vous ont employés à faire ses sorties médiatiques maladroites et sans fondement. Les personnes avec lesquelles vous avez fait le déplacement sont des personnes qui font l’objet de poursuites au niveau de plusieurs juridictions du Mali y compris le Maire de Madiga Sacko qui est recherché par le Tribunal d’Instance de Diema et qui ont été surpris de l’engouement des autorités de la transition qui sont prêts à en découdre avec cette horrible affaire.
Nous avons été toujours ouverts au dialogue et au débat,GAMBANA est un idéal et elle verra le jour, elle est une organisation qui vit de ses cotisations de ses militants et n’a jamais bénéficié d’aides extérieures ou de subventions de la part d’une quelconque organisation non gouvernementale ou d’institutions nationales ou internationales.
Traiter le RMFP d’organisation fantoche et d’organisation qui sème la violence est un montage de toute pièce en collaboration avec des organisations esclavagistes voire criminelles.
Ce que vous ignorez, le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès est une association légale reconnu par l’Etat Malien qui jouit de tous ses droits et est présente dans toutes les localités de Kayes.

Nous condamnons avec la dernière rigueur les calomnies, les fausses allégations, les mensonges grotesques et de dénigrement de ce web-Activiste.
Le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès se réserve le droit de recourir à la justice pour toute fin utile.

Pour le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès.

Fait à Bamako le 31/05/2021

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1473591739647548&id=100009902073344

– Liens utiles : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://youtu.be/Hh1WfUQxOaA

Une attestation de reconnaissance pour l’activisme militant et médiatique de notre BLOG !

🟢 Une attestation attribuée par les organisateurs MSDH et RMFP de la conférence du 22 mai à Bamako, pour les modestes efforts de communication via notre BLOG autour de cet événement important pour les droits humains. Merci au frère et camarade Boubacar NDJIM et ses partenaires. Moi influenceur…!? C’est trop dire lol…😂

Élément Media reportage sur la conférence du 22 mai 2021



✓Une reconnaissance dédiée à nos camarades et parents « invisibles » qui affrontent vaillamment divers harcèlements, privations et intimidations dans les localités soninké (au Mali, en Mauritanie, au Sénégal et en Gambie) avec une certaine complicité de nos autorités publiques parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales. Une grande pensée aux victimes de Djandjoumé, feu tonton Mountakha Diarisso et ses camarades martyrs sauvagement assassinés par des extrémistes féodalo-esclavagistes dans la nuit du 1 septembre 2020 : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

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