Député Biram Dah Abeid : « Je Serai Candidat À La Présidentielle Prochaine. » | Interview – Œil D’Humanité



Député Biram Dah Abeid : «Je serai candidat à la présidentielle prochaine. L’opposition traditionnelle n’aura pas le choix. Elle devrait nous soutenir, pour provoquer l’alternance, ou se résigner à rester la troisième force, derrière l’armée et nous.»

Biram Dah Abeid (né le 12 janvier 1965 à Rosso en Mauritanie) est un militant abolitionniste et homme politique mauritanien, député du parti Sawab, formation avec laquelle son organisation, l’Initiative pour la Résurgence d’un mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) et son parti RAG, non reconnus, avaient noué une alliance politique pour pouvoir présenter des candidats aux élections générales de 2018-2019. Arrivé deuxième à la présidentielle de 2014, derrière le président Aziz, BDA confirme son statut de leader de l’opposition mauritanienne en occupant le même rang, à la présidentielle de 2019 gagnée par Ghazouani, un autre général à la retraite qui avait succédé à Aziz.

Après un passage à l’ONG anti-esclavagiste SOS Esclaves, il fonde en 2008, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie), qu’il définit comme « une organisation de lutte populaire », et dont il est le président. Il est condamné pour cela à une peine de prison puis gracié en février 2011 par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

Honoré par plusieurs distinctions (Front Line award for Human Rights Defenders at Risk de l’ONG irlandaise Front Line Defenders, lauréat du prix des droits de l’homme, décerné tous les cinq ans par l’ONU, Prix Mémoires partagées », remis chaque année par l’association Mémoires & Partages à Bordeaux, Docteur honoris causa de la Katholieke Universiteit Leuve, Biram Dah Abeid a été emprisonné à plusieurs reprises pour ses prises de position contre l’esclavage. Rencontré à Dakar par le correspondant Afrique d’Œil d’Humanité, l’infatigable militant des droits de l’homme aujourd’hui député (opposition) répond sans tabous à nos questions.

La Mauritanie vit actuellement une situation exceptionnelle, en termes d’accalmie politique, quel en est le secret – l’explication – à votre avis ?

BDA : En effet, plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer ce que vous qualifiez d’accalmie politique. Nous sortons d’une période où l’accumulation de contraintes telles la répression, la diabolisation, l’interdiction de se réunir ou de manifester étaient notre lot quotidien d’opposants. La mobilisation de nos militants et sympathisants était sensiblement réduite par ces vexations qui, une fois cessées avec l’arrivée d’un nouveau pouvoir, a connu un élan sans précédent. Comme par enchantement, nous réussissions à drainer des milliers de personnes à chacune de nos sorties et je dois aussi reconnaître, pour être honnête, que le retour à ce semblant de normalité politique émane d’un choix personnel du président de la République qui m’a dit, lors de l’une de nos rencontres, « la répression, c’est fini ! Personne n’ira en prison à cause de ses idées, on ne vous empêchera plus d’apparaître dans les médias publics, de mener campagne et d’être reçu par les autorités.» Nous avons enfin en face de nous un interlocuteur. Des promesses de réformes nous ont été faites pour que notre organisation Ira et notre parti Rag puissent enfin être des structures légalement reconnues. Ce sont toutes ces évolutions positives qui nous ont conduits à réadapter notre démarche et notre discours à la nouvelle situation mais n’empêche que l’opposition qui s’opposait à la personne d’Aziz (une certaine opposition en exil et des pans importants de l’opposition traditionnelle qu’elle influence et conditionne …) continuent sa « guerre » contre l’ancien président à travers des alliances tacites.

Ceci est-il valable aussi pour les droits de l’homme ?

BDA : Autant sur le plan politique que sur celui des droits de l’homme, les changements suscités par l’arrivée au pouvoir de Ghazouani n’ont pas encore dépassé le stade primaire de l’expression démocratique formelle : se réunir, se déplacer sans être inquiété, déposer une plainte pour dénoncer des exactions, assister des victimes de l’esclavage, etc. C’est une évolution notoire si l’on se rappelle que moi-même j’ai été éconduit de force de Rosso, Boghé et Aleg. Sur ce plan, le président Ghazouani a apporté du nouveau, mais sur le chapitre de l’esclavage domestique et foncier, l’administration actuelle est beaucoup plus réactionnaire que celle sous Aziz. Depuis 2019, aucun esclavagiste n’est allé en prison; toutes les affaires d’esclavage sont étouffées, différées par la police et la justice transformées en firme de contrefaçon et de déni par la volonté anachronique des décideurs et l’activisme anti-abolitionniste d’un vilain résidu du système azizien : la « Commission Nationale des Droits de l’Homme de Mauritanie ».

Même si on permet aux défenseurs des droits de l’homme venus de pays étrangers d’entrer librement dans le pays, ce qui est une très bonne chose, sur les questions de fond que je viens d’évoquer, rien n’a changé.

Comment se porte IRA après les dernières défections ?

BDA : Je rappelle qu’environ 15 grandes défections ont affecté notre organisation – et notre parti – depuis sa création. Les défections suscitées sont une arme utilisée par Aziz contre IRA depuis 2010. Elles ont aussi été l’arme favorite des mouvements et partis concurrents dans leur volonté de nous affaiblir mais en vain. Ainsi, selon nos comptes, 12 partis et ONGs reconnus par le pouvoir d’Aziz sont nés de la côte d’IRA par le jeu des renseignements généraux. El Hor, dans ses nouveaux atours, le Manifeste et l’UPR (le parti au pouvoir) ont tenté de bénéficier des défections de IRA. Néanmoins, après dix ans de cette politique de la terre brûlée, de tentative de sape, la mouvance IRA-RAG a pu envoyer 3 députés à l’assemblée nationale, y compris moi, jeté en prison pour m’empêcher de faire campagne ! Lors des présidentielles de 2019, quatre grandes coalitions, celle du président Ghazouani, de l’ancien Premier ministre Ould Boubacar, du président de l’UFP, Mohamed Ould Maouloud, et Kane Hamidou Baba, candidat du « vivre ensemble », n’ont pu nous empêcher de rééditer l’exploit de 2014 en nous classant 2ème derrière le candidat du pouvoir qui a bénéficié de la machine de la fraude qui tourne à grand régime en période d’élections présidentielles orchestré par le système féodalo-bureaucratique, militaro-tribale au profit des groupes dominants.

Aujourd’hui, le même système est utilisé par l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou ; candidat potentiel à la présidentielle de 2024, qui veut nous régler notre compte en débauchant certains leaders d’IRA (3) qui n’ont pas résisté à l’appel de l’argent. Mais ces manipulations provoquent l’effet contraire, en créant de la sympathie pour IRA et pour RAG, et donc, en suscitant de nouvelles adhésions.

Venons-en à l’opposition et à son malaise actuel. Devrait-elle attendre 2024 – s’il n’y a pas des élections anticipées – pour montrer qu’elle existe ?

BDA : En vérité, il s’agit d’un passage de témoin que tout le monde remarque aujourd’hui. Ce qui se passe est plus une rupture avec un mode politique de l’opposition multi-décennale, un choix qu’un malaise. Il y a des personnalités qui ont fait leur temps, osons le dire, comme cela a été démontré par les urnes, seul paramètres de mesure de l’audience politique. Tous ces partis et entités, comme les personnalités de « l’ancien monde », doivent accepter qu’il y a une nouvelle configuration. Une configuration qui fait ressortir la réalité du nouveau rapport de force, à savoir que c’est cette opposition qui s’est dressée héroïquement contre Aziz, durant la décennie passée, est la seule en mesure de provoquer l’alternance. Les urnes ont montré que nous sommes les seuls en mesure d’atteindre 20% et pousser l’Etat à suspendre le décompte des résultats et proclamer « sa » victoire dans la précipitation. La seule qui met à mal les militaires, la seule qui, sans moyens, bouscule le système dans les campagnes pourtant sous l’emprise des chikhs (chefs de tribus) et des cheikhs (marabouts).

Nous ne vivons pas un malaise mais nous avons notre stratégie qui n’est pas la confrontation avec Ghazouani dont le style est diamétralement opposé à celui d’Aziz. Il a, au moins, cette qualité, celle d’être un personnage respectueux de l’adversaire et du droit. Et nous, nous ne sommes pas dupes, pour chercher à utiliser avec lui le même style qu’avec Aziz. Cela relèverait de la grossièreté. C’est le piège qu’on cherche à éviter. Néanmoins, nous continuons à battre le rappel de nos militants, à profiter de tous les espaces donnés pour consolider nos positions et faire entendre notre voix, y compris dans les médias d’État. Nous avons demandé – et obtenu – que les cadres de l’opposition doivent être cooptés dans les fonctions administratives sans devoir renier leur position. Nous mettons à profit cette période d’accalmie pour enrôler nos militants, montrer aux gens qui craignent le système que nous-mêmes rencontrons le pouvoir, discutons avec lui et qu’on n’est pas des gourous, comme le veut la diabolisation orchestrée contre nous.

En votre qualité d’ancien candidat arrivé deux fois deuxième, aux présidentielles de 2014 et de 2019 – ne devrez-vous pas pousser à l’union de l’opposition pour être prête aux prochaines échéances électorales ?

Notre trajectoire, notre martyr, le sacrifice que nous avons consenti durant toutes ces années, nous prédestinent, le plus normalement du monde, à être aujourd’hui et demain le leader de l’opposition. Les urnes ont aussi certifié cette réalité mais nous avons constaté que lors de la dernière échéance présidentielle, que l’opposition traditionnelle a voulu formater un candidat pour nous barrer la route, par le choix porté sur un homme du pouvoir, présenté comme un candidat «providentiel de l’opposition, et un autre formaté lui aussi par une double volonté de hauts cercles du pouvoir et de courants importants de l’opposition négro-mauritanienne. La tentative la plus forte et la plus machiavélique de nous mettre en minorité. L’échec a été total. Le mariage forcé entre des forces de l’opposition et d’autres du pouvoir a tourné au fiasco politique que vous savez. Ceux qui ont concocté un tel montage n’ont pu éviter la fatalité démographique et démocratique qui veut que celui qui parle le langage du peuple soit l’élu du peuple. Nous sommes arrivé 2ème derrière le candidat du Système, celui du triple pouvoir de l’argent, de la tribu et du savoir (les pseudos intellectuels). Nous sommes les seuls à avoir développé un impact qui permet aux observateurs de savoir que nous sommes la seule alternative au pouvoir. Une position qui va se prolonge dans le temps. En 2024, l’opposition traditionnelle n’aura pas le choix. Elle devrait nous soutenir, pour provoquer l’alternance, ou se résigner à rester la troisième force, derrière l’armée et nous.

L’Etat persiste et signe en parlant toujours de séquelles de l’esclavage et certaines organisations dont la vôtre, IRA, assurent qu’il est encore une réalité. Que faut-il pour qu’on tranche définitivement cette question ?

Précisons d’abord que ce n’est nullement l’Etat qui parle quand sont évoquées des séquelles mais ceux qui ont fondé leur pouvoir, leur prestige et leurs intérêts sur l’esclavage, ceux qui se sont érigée en porte-parole de l’Etat. Ils jouent donc à la dissimulation mais cette situation sera tranchée quand nous prendrons, nous, le pouvoir. Le discours négationniste sera alors démystifié. Pour cela, toutes personnes éprises de justice, en Mauritanie et en dehors, doivent soutenir notre courant et notre combat pacifique pour qu’on arrive au pouvoir, avec pour seul objectif d’instaurer une démocratie véritable et de faire cesser le martyr des victimes de l’esclavage et de toutes les injustices sociales.

On dit qu’il n’y a pas deux sans trois. Le député Biram Dah Abeid sera-t-il candidat à la prochaine présidentielle ?

Notre mission sacrée au profit du peuple ne peut être complète et accomplie que lorsqu’ on applique notre projet de société. Ce qui ne peut se faire, vous en conviendrez avec moi, que par notre exercice effectif du pouvoir durant au moins un mandat. Ce qui veut dire que Biram Dah Abeid est bien candidat à la présidentielle prochaine.

Propos recueilli à Dakar par SNEIBA Mohamed, correspondant en Afrique d’Œil d’Humanité (Belgique)

©️ Crédit source : http://www.oeildhumanite.com/index.php/en/notre-invite-du-mois/item/282-depute-biram-dah-abeid-je-serai-candidat-a-la-presidentielle-prochaine

🔴 Au Mali, un lettré apologiste de l’esclavage sort un livre d’appui aux esclavagistes soninkés !



Bon… nous sommes en juin 2021, quelques jours après la vidéo virale d’un individu qui se dit algérien à Cergy (Île-de-France) dans laquelle il a insulté une dame afro en de termes d’une violence inouïe. Termes racistes au ton singulièrement esclavagiste l’encontre des Noirs en général. Il disait en pleine excitation haineuse en substance « On vous a vendus comme du bétail pendant 800 ans » . Là il a vomi au chaud certaines vérités historiques à sa manière qui a le mérite d’être moins hypocrite que le régime d’effacement et de tabou entourant généralement cette problématique d’esclavage dans certain monde idéologique afro-musulman, arabo-africain , tiers-mondiste , panafricaniste ou indigéniste. Il y a quelques temps, le président de la CNDH-Mauritanie avait dit en substance que sur le combat contre l’esclavage et ses séquelles, la RIM s’en sort mieux que d’autres pays voisins. Il n’avait pas nommé le Mali , mais on ne peut s’empêcher à penser que sa comparaison visait implicitement ce pays. Oui, le Mali où depuis 4 ans , on dénombre plusieurs centaines de citoyens déplacés forcés de leurs villages parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales d’un autre âge, lire https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210510-mali-une-centaine-de-victimes-d-esclavage-chass%C3%A9es-de-leur-village-arrivent-%C3%A0-bamako. Au Mali, le 1 septembre 2020 , 4 militants anti-esclavagistes chefs de famille avaient été lynchés à mort par des extrémistes défenseurs de l’ordre social esclavagiste soninké à Djandjoumé, à lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F .



Aujourd’hui au Mali, un dénommé mahamadou diaby , un lettré arabisant de la communauté soninké a diffusé ces dernières heures un vocal accompagné de cette photo illustrative annonçant la sortie de son livre dit sur l’esclavage. Le fond de son audio est une réaffirmation de ses thèses apologétiques de l’esclavage chez les soninkés au nom de sa compréhension religieuse. Il suit l’idéologie fiqhite de l’instrumentalisation des textes dits « islamiques » pour valider et appuyer les coutumes esclavagistes qui mettent du feu et du sang aujourd’hui dans les milieux soninkés en Afrique de l’ouest. Selon ses propres dires, l’esclave reconnu comme tel se doit d’aller racheter sa libération auprès de ses maîtres sinon autrement sa non-soumission par une révolte rend irrecevable sa prière rituelle. D’aucuns diront, rien de nouveau car il y a une quinzaine d’années , une autre voix « religieuse » portante auprès des communautés soninkés avait sorti plusieurs cassettes sur cette problématique d’esclavage en soutenant quasiment les mêmes conclusions. C’est un certain Mohamed Touré qui vivait en Arabie Saoudite mais basé à Bamako depuis quelques moments. Une mobilisation militante par une grande manifestation avait été organisée à son encontre auprès de la représentation diplomatique du royaume saoudien à Paris en novembre 2019, lire https://www.lactuacho.com/manifestation-devant-lambassade-darabie-saoudite-en-france-quand-un-imam-malien-veut-donner-une-legitime-islamique-a-lesclavage/ .
Toutes les violations graves de droits humains liées à cet esclavage statutaire dans les villages soninkés , tirent une certaine caution complice de légitimation à partir de ces compréhensions dites religieuses diffusées par ces lettrés communautaro-esclavagistes. On le notera pour l’Histoire et pour témoignage auprès des juridictions nationales et internationales un Jour.

– KS pour le BLOG

Urgent | COMMUNIQUE Relatif aux différentes sorties médiatiques sur l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes de RAS KEBE Promoteur de la WEB TV ACTUEL MEDIA.

Le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) est surpris et consterné de voir sur les réseaux sociaux des vidéos de propagandes faisant la promotion des coutumes esclavagistes.
Mr Diarra Mahamadou est un web-activiste qui n’a aucune connaissance de cette pratique honteuse qui a fait plusieurs morts, des milliers de déplacés. Nous demandons un peu de respect pour nos morts et déplacés.
Nous demandons à l’activiste Mr Diarra Mahamadou de se ressaisir et d’éviter toute tentative de récupération dans cette affaire car toute charte communément appelée LAADA qui ne s’applique à une seule est simplement une forme d’esclavage.
L’esclavage est une réalité dans cette région et toute la communauté internationale est au courant de ces atrocités et lynchages de tout genre , la dernière activité en date est une preuve que cette pratique est toujours d’actualité grâce à la participation de toutes les organisations de défense des droits de l’homme, la conférence du 22 Mai 2021 a réuni plus de 450 participants de tout bord et de tout continent qui a rassemblement choqué les gens qui vous ont employés à faire ses sorties médiatiques maladroites et sans fondement. Les personnes avec lesquelles vous avez fait le déplacement sont des personnes qui font l’objet de poursuites au niveau de plusieurs juridictions du Mali y compris le Maire de Madiga Sacko qui est recherché par le Tribunal d’Instance de Diema et qui ont été surpris de l’engouement des autorités de la transition qui sont prêts à en découdre avec cette horrible affaire.
Nous avons été toujours ouverts au dialogue et au débat,GAMBANA est un idéal et elle verra le jour, elle est une organisation qui vit de ses cotisations de ses militants et n’a jamais bénéficié d’aides extérieures ou de subventions de la part d’une quelconque organisation non gouvernementale ou d’institutions nationales ou internationales.
Traiter le RMFP d’organisation fantoche et d’organisation qui sème la violence est un montage de toute pièce en collaboration avec des organisations esclavagistes voire criminelles.
Ce que vous ignorez, le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès est une association légale reconnu par l’Etat Malien qui jouit de tous ses droits et est présente dans toutes les localités de Kayes.

Nous condamnons avec la dernière rigueur les calomnies, les fausses allégations, les mensonges grotesques et de dénigrement de ce web-Activiste.
Le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès se réserve le droit de recourir à la justice pour toute fin utile.

Pour le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès.

Fait à Bamako le 31/05/2021

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1473591739647548&id=100009902073344

– Liens utiles : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://youtu.be/Hh1WfUQxOaA

Une attestation de reconnaissance pour l’activisme militant et médiatique de notre BLOG !

🟢 Une attestation attribuée par les organisateurs MSDH et RMFP de la conférence du 22 mai à Bamako, pour les modestes efforts de communication via notre BLOG autour de cet événement important pour les droits humains. Merci au frère et camarade Boubacar NDJIM et ses partenaires. Moi influenceur…!? C’est trop dire lol…😂

Élément Media reportage sur la conférence du 22 mai 2021



✓Une reconnaissance dédiée à nos camarades et parents « invisibles » qui affrontent vaillamment divers harcèlements, privations et intimidations dans les localités soninké (au Mali, en Mauritanie, au Sénégal et en Gambie) avec une certaine complicité de nos autorités publiques parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales. Une grande pensée aux victimes de Djandjoumé, feu tonton Mountakha Diarisso et ses camarades martyrs sauvagement assassinés par des extrémistes féodalo-esclavagistes dans la nuit du 1 septembre 2020 : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

KS pour le BLOG

CONFERENCE SUR LA PROBLEMATIQUE DE L’ESCLAVAGISME AU MALI : Cas du milieu soninké Enjeux et Résolutions


Dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) en partenariat avec le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) organise une conférence débat autour de la question.
Etaient présents à La 1ere Edition de la conférence sur l’esclavagisme des institutions nationales et internationales, la Commission Nationale des Droits de l’Homme, les membres des organisations de la société civile, les confessions religieuses les organisations de la diaspora et les organisations de femmes etc.
Il s’agit de :
Mr le Gouverneur du District de Bamako ;
Mr le Conseiller Spécial de la Cour Constitutionnelle du Mali ;
Mr le Conseiller Spécial du Premier Ministre du Mali
Mr le Conseiller Spécial du Président du Conseil National de Transition du Mali
Mr le Représentant du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux du Mali ;
Mr le Représentant du Ministre de la Réconciliation Nationale du Mali ;
Mr le Représentant du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile du Mali ;
Mr le Représentant du Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales du Mali;
Mr Le Président de la Commission loi du Conseil National de Transition du Mali ;
Mr le Directeur Régional de Bamako de la Police Nationale du Mali ;
Mr le Directeur Régional de Bamako de la Gendarmerie Nationale du Mali ;
Mr le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali (O.A.M);
Mr Le Représentant des Syndicats de la Magistrature du Mali (SAM et SYLIMA) ;
Mr le Représentant du Chef de la délégation de l’Union Européenne au Mali (U.E)
Mr Le Chef de Division de la Mission des Nations Unis pour la stabilisation du Mali (MINUSMA);
Mr le Président de la Commission Vérité Justice et Réconciliation du Mali (C.V.J.R)
Mr le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali (CNDH)
Mr Le Coordinateur Campagnes et Mobilisation d’Amnesty International Mali
Mrs Les membres du cadre de concertation des Organisations de défenses des Droits de l’homme au Mali
Mr Le Président du Comité d’organisation du Dialogue National Inclusif du Mali (D.N.I)
Mr Le Représentant du Haut Conseil Islamique du Mali (H.C.I.M)
Mr le Coordinateur des Chef de quartiers de Bamako
Mme La Présidente du Conseil de fonds d’indemnisation des victimes de la Cour Pénal International au Mali ;
Mr Le Président du Barreau Pénal International (B.P.I) ;
Mr Le Vice-Président du Barreau Pénal International (B.P.I)
Mme La Directrice Exécutive de l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie (A.J.C.A.D)
Mrs Les responsables des Coordinations et membres du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme(M.S.D.H) ;
Mrs Les responsables des coordinations et Membres du Rassemblement Malien pour le Progrès et la Fraternité (R.M.F.P) ;
Mr Le Président de la Coalition Nationale de la Lutte contre l’Esclavage au Mali (CONALEM) ;
Mr le Président de la fédération Internationale et Nationale des KULUBALITON ;
Mme la Présidente de la Fédération Nationale des handicapés du Mali ;
Mme la Coordinatrice du Projet Esclavage et Migrations Forcées ;
Mr Le Président de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage (C.C.E.S) ;
Mr Le Président de l’Association Sénégalaise des Soninké pour l’Egalité et le Progrès (ASSEP SENEGAL) ;
Mr Le Représentant de l’ONG Organisation pour la Réflexion, la formation et l’éducation à la Démocratie et au Développement (ORFED Mali) ;
Mr le Secrétaire General de l’Association pour la Consolidation de la Paix, le Développement, la Protection et la Promotion des Droits Humains (TEMEDT) ;
Mme la Présidente de l’ONG l’Association pour la Promotion Juridico-Economique de la Femme et de l’Enfant (PROMODEF) ;
Mr Le Représentant du Directeur Scientifique du Laboratoire d’Études et de Recherche en Droit, Décentralisation et Développement Local (LERDDL) ;
Le Représentant de la Maison de la presse du Mali.
Et Beaucoup de grandes personnalités de l’Etat ont faits acte de présence à cette conférence.
De ce fait beaucoup de résolutions ont découlés de cette conférence historique.

LES RESOLUTIONS ISSUES DE LA CONFERENCE DU 22 MAI 2021 DE BAMAKO:


Informer et sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur l’existence de la pratique ;
Appliquer les résolutions issues du Dialogue National Inclusif (D.N.I) à propos des pratiques liées à l’esclavage par ascendance au Mali dans la région de Kayes ;
Ne plus appeler ou traiter quelqu’un d’esclave ;
Informer et attirer l’attention de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (C.E.D.E.A.O) et l’Union Africaine (U.A) sur des faits concernant tous les villages soninkés de la zone Ouest africaine ;
Mettre en garde contre d’éventuels troubles ethniques ;
Demander aux communautés concernées d’éviter la stigmatisation ;
Inviter l’Etat et la société civile à travailler dans l’information et la sensibilisation des communautés concernées ;
Bâtir un monde respectueux de l’espèce humaine, sans considération de races, d’ethnie ou autre en organisant des assises nationales dans le pays soninké ;
Rejeter toutes formes de coutumes de promotion de l’esclavage par ascendance par exemple le LAADA (qui signifie la charte ancestrale en Mandingue) qui oblige les descendants d’esclaves à travailler pour leurs maitres ;
Abolir l’esclavage coutumier ou esclavage par ascendance par circulaire, ordonnance ou décret dans un premier temps avant la loi ;
L’arrêt immédiat d’agressions sexuelles sur les femmes des descendants d’esclaves;
Inciter les acteurs de la chaine pénale du Mali à appliquer le code foncier et domanial pour l’appartenance des terres cultivables;
Expliquer aux chefs des villages concernés de respecter les décisions de justices car nul n’est au-dessus de la loi ;
Inviter les administrateurs civiles à plus d’impartialités dans le règlement de ces conflits ;
Accompagnement des victimes à travers la saisine de la Cour Pénal International ;
Organiser dans les plus brefs délais une rencontre de haut niveau par visio-conférence entre les initiateurs de cette conférence et le bureau exécutif du Barreau Pénal International ;
Demander au Barreau Pénal International (B.P.I) de se constituer comme défenseur des victimes des pratiques à l’esclavage par ascendance auprès de la Cour Pénal International pour dénoncer cette pratique en vue de les indemniser ;
Demander au Barreau Pénal International (B.P.I) de saisir le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme pour accentuer les communications visant à stopper toutes les atrocités liées à cette pratique ;
Inviter les partenaires techniques et financiers du Mali à apporter leur soutien dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali ;
Accélérer tous les dossiers en souffrance des victimes auprès des juridictions compétentes ;
Faire le plaidoyer notamment pour l’adoption de la loi contre l’esclavage par ascendance au Mali tout en cherchant les raisons du blocage autour de cette loi ;
Faire une proposition de projet de loi et le soumettre à l’Etat ;
Mettre les victimes à l’aise en leur offrant une tribune pour raconter les pratiques inhumaines auxquelles elles ont été confrontées ;
Sensibiliser les victimes à recourir aux moyens juridiques légaux pour réclamer leurs droits ;
Mettre en place une commission pour le retour des déplacés dans leurs villages respectifs avec le concours des partenaires techniques et financiers ;
Mettre un mécanisme de prévention des tortures sur l’espèce humaine auprès des autorités compétentes ;
Production d’un rapport mettant l’accent sur la lutte contre l’esclavage par ascendance chaque trimestre par les initiateurs de la conférence du 22 Mai 2021 de Bamako ;
Impliquer d’avantage les acteurs politiques dans la résolution de ce conflit intercommunautaire en vue de mieux cerner la question de l’esclavage ;
Mettre l’accent sur l’implication des leaders religieux pour lutter contre la pratique de l’esclavage ;
Que l’Etat fasse une condamnation sans précèdent à travers un communiqué sur toutes les atrocités liées à cette pratique pour élucider sa position;
Obliger à l’Etat à faire reconnaitre cette pratique par tous les chefs des villages concernés par risque de ne pas être exposés à des sanctions;
Mettre à la disposition des acteurs de la chaine pénale des moyens techniques, humains et financiers dans l’accomplissement de leurs missions
Inciter Les magistrats à se servir des instruments internationaux ratifiés par le Mali pour réprimer les auteurs et les faits relatifs à la pratique de l’esclavage ;
Sensibiliser les acteurs de la chaine pénale à faire preuve de bon discernement lors des qualifications des infractions découlant de la pratique de l’esclavage par ascendance ;
Punir tous les acteurs de la chaine pénale qui monnayent les procédures des justiciables liées à la pratique de l’esclavage par ascendance ;
Faire en sorte que le Mali transpose les instruments juridiques internationaux auxquels il a souscrit, dans son système interne, car l’applicabilité desdits instruments passe forcément par l’utilisation de ces instruments juridiques ;
Les acteurs de la chaine pénale doivent plus utiliser ou appliquer les traités et conventions ratifiés par la République du Mali ;
Faire en sorte de rencontrer le Président de la Transition, le Premier ministre de la Transition et le Président du Conseil National de Transition dans les prochains jours pour la présentation des résolutions et la proposition du projet de loi issues de la conférence du 22 Mai 2021 sur l’esclavagisme au Mali.
Inciter les Etats dont le phénomène de l’esclavagisme est présent de tout mettre en œuvre pour l’éradication sans condition de cette pratique d’une autre époque ;
Mettre en place un mécanisme de suivi et de contrôle de ces résolutions qui aura pour objectifs d’apprécier les résultats obtenus à court, moyen et long terme.


FAIT A BAMAKO LE 22 MAI 2021
POUR LE COMITE D’ORGANISATION


©️ Source crédit : MSDH

✓Félicitations à notre jeune compatriote gagnant du concours « Muezzin Bilal » au Sénégal | Mohamed Abdoul Dia

Un concours organisé par une TV Sénégalaise 2STV . En savoir plus sur https://www.facebook.com/1418382215085282/posts/2898123287111160/

• Questionnements autour de ce prénom Bilal chez nous !

Du prénom « Bilal », ah ce prénom assimilé et connoté dans une certaine socialisation cultuelle et culturelle dans nos communautés negro-mauritaniennes. Un doyen avait fait remarquer que ce prénom est rarement ou même inexistant au sein de couches sociales dites supérieures dans nos milieux. Parce qu’un imaginaire collectif est construit donnant ce prénom comme celui d’un « esclave ». Dans le sillage d’une idéologie esclavagiste tapie dans les consciences communautaires, le compagnon Bilal (esclave affranchi) et premier muezzin aux temps prophétiques, est à l’origine symbolique d’une perpétuation sociale (dévalorisée) autour de cette fonction cultuelle. J’y ai un peu cogité dans mon environnement proche au sein de la communauté soninké, ce prénom est généralement encarté dans la composante sociale dite des descendants d’esclaves…. Hasard ou pas….? Et peut être un énième élément du fin puzzle de nos petites hypocrisies socialement tenues intra-muros. Une forme pompeuse à fêter occasionnellement pour une figuration collective et un fond gênant à éviter insidieusement.

#Bilal #Muezzin

– KS pour le BLOG

Regardez « Situation des réfugiés mauritaniens au Sénégal: Le député Biram Dah Abeid interpelle macky SALL » sur YouTube

Discours du président Biram Dah Abeid lors de la conférence de presse tenue conjointement à Dakar par IRA-Mauritanie, IRA-Senegal et la délégation des droits l’hommiste américains dirigée par Abolition Institute, le mercredi 26 mai à la mairie de DiammaGuene.

©️ Crédit source : réseaux IRA-Mauritanie

DECLARATION LIMINAIRE DU PRESIDENT DE L’ASSEPS SEYDOU MOYE SIDIBE LORS DE LA CONFERENCE DE BAMAKO.


Les rapports entre humains sont aujourd’hui régis par les textes internationaux, communautaires er nationaux. L’article 1er de la déclaration universelle des droits de l’homme disposent : « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Ainsi, la déclaration met à égalité tous les hommes sans distinction de race, de sexe, d’appartenance ethnique, de profession, de culture, de religion ou pour tout autre motifs. La civilisation humaine a donc atteint un degré qui doit amener chaque individu à refuser les inégalités quel que soit son origine.
Nous saluons les initiateurs de la conférence de Bamako.

La communauté soninké de la sous-région Ouest africaine garde jalousement des coutumes ancestrales aux antipodes de ces textes novateurs dont les prescriptions ont facilité l’équilibre du monde depuis le début de la deuxième moitié du 20ème siècle. Elles conservent certaines coutumes communément appelés « LAADA » dont l’application aboutit à l’instauration de la suprématie d’une race dite supérieure sur une autre inférieure.

Cette société dite supérieure est composée comme suite :
• Les chefs de village
• «Les maudis» marabouts
• «Les mangous» juges
Ce système rétrograde a marqué le fonctionnement de la société depuis des temps très anciens mais la nouvelle génération la supporte de moins en moins et cette conception féodale de la société favorise régulièrement des tensions. Le refus de cette soumission des classes naguère inférieures et ses conséquences ont poussé des membres issus de plusieurs habitants du villages soninkés à mettre en place «l’Association pour l’Egalité et le progrès des Soninkés » (ASSEPS) qui regroupe les soninkés du Sénégal et ceux de la Diaspora. Ce groupement a intégré un mouvement international appelé «GAMBANAKHOU» qui veut dire EGALITE en langue Soninké. Il réussit des membres de la communauté répartis géographiquement entre les Etats suivants : Mali, Mauritanie, Gambie, Guinée Bissau, Guinée Conakry.

C’est dans le cadre de la recherche de solution que l’ASSEPS, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) et le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP) décidé d’agir par la sensibilisation afin de trouver des solutions dans la paix et le respect mutuel. Ce point de presse vise donc à alerter et à informer les autorités, la communauté national et internationale sur l’existence de pratiques aux antipodes des normes élémentaires de respect des droits de l’homme. Le quotidien de certains membres de la communauté soninké catalogués «castes» est rythmé par des brimades, des vexations et de privations de droits. A titre d’exemple, dans plusieurs villages, ces derniers sont même interdits de postes de responsabilités au sein de la Société.

Cette vie en communauté est en déphasage avec le progrès de l’humanité, les engagements internationaux et communautaires du Sénégal ainsi que les textes internes garantissant les droits fondamentaux des citoyens Sénégalais. C’est pourquoi l’ASSEPS, la RADDHO, le MSDH et le RMFP :
✓Mettent en garde contre d’éventuels troubles ethniques
✓Demandent aux communautés d’éviter la stigmatisation
✓Invitent l’Etat et la société civile à travailler dans l’information et la sensibilisation des communautés concernées.

Fait à Bamako le 22 Mai 2021.

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/102319477828361/posts/629705068423130/

Abolition Institute satisfaite des mesures prises par le gouvernement mauritanien dans la protection des droits des citoyens

La délégation antiesclavagiste américaine d’Abolition Institute qui séjourne depuis quelques jours en Mauritanie a tenu ce samedi 22 mai 2021 en début de matinée et de façon conjointe une conférence de presse l’ONG SOS Esclaves.

Au cours de cette conférence de presse, les activistes et américains de droits humains ont salué les bonnes intentions et garanties fournies par le gouvernement mauritanien à propos de l’application des peines contre les auteurs de crimes d’esclavage, des dossiers pendants devant les juridictions.

« La délégation d’Abolition Institute a été reçue en audience tour à tour par les ministres de la Justice, de l’intérieur, le commissaire aux droits de l’homme et le président de la commission nationale des droits de l’homme.

Et à chaque étape, une réunion de travail a été tenue, ont déclaré les membres de la délégation américaine.

Avec le ministre de la Justice, « il nous a été affirmé que le nécessaire sera fait pour l’application ferme des peines prononcées », a révélé Sean Turner, chef de la délégation américaine.

Sean Turner a salué le » travail considérable réalisé » par Sos Esclaves au profit des victimes.

A propos des difficultés d’enrôlement des citoyens, M. Turner a souligné que le ministre de l’intérieur leur a déclaré que « tous les mauritaniens seront enrôlés en l’espace de deux ans ». Face à cette affirmation, le temps nous en dira davantage », a-t-il noté.

Pour sa part auparavant, M. Boubacar Ould Messaoud, Président de Sos Esclaves avait remercié les autorités pour les dispositions prises et l’appui pour le séjour des hôtes. « Nous avons bien intégré cette logique que les autorités nous ont aidés. Ce voyage nous apaise. Nous étions très touchés de la décision du précédent régime qui avait empêché cette délégation de fouler le sol mauritanien.

Les deux parties ont répondu aux questions des journalistes qui ont porté sur plusieurs questions.

Source : Agence Tawary

©️ Crédit source : https://kassataya.com/2021/05/25/abolition-institute-satisfaite-des-mesures-prises-par-le-gouvernement-mauritanien-dans-la-protection-des-droits-des-citoyens/

DISCOURS DE LA CONFERENCE DU 22 MAI A BAMAKO MR DIAGUILY MARO KANOUTÉ PRESIDENT DU RASSEMBLEMENT MALIEN POUR LA FRATERNITE ET LE PROGRES DE KAYES (R..M.F.P)



MR Gouverneur du District de Bamako
Mr le Représentant du Ministre de la justice et des droits de l’Homme, Garde des sceaux ;
Mr le Représentant du Ministre de la Réconciliation Nationale ;
Mr le Représentant du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile ;
Mr le Représentant du Ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales;
Le Chef de Division de la Mission des Nations Unis pour la stabilisation du Mali MINUSMA;
Le Haut-Commissaire des Réfugiés des Nations Unis pour le Mali ;
Le President de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali
Le Président du Mouvement pour la Sauvegarde des droits de l’Homme
La Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage
Le Syndicat libre et Autonome de la Magistrature du Mali ;
Le Barreau Pénal International ;
L’Ordre des Avocats du Mali ;
Les Ambassades, Consulats et Chancellerie du Mali ;
Les Organisations de la Société Civile du Mali ;
La Fédération Nationale des handicapés du Mali ;
Les Associations des Femmes pour la promotion du genre ;
Les Organisations faitières de la presse ;
Les Organisations faitières de la jeunesse ;
Les Organisations représentatives de la diaspora du Mali ;
Et toutes autres corporations œuvrant pour la paix au Mali.

Distingués Invités

Notre Association le RMFP (Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès) Cela fait quatre (4) ans que nous nous battons contre les coutumes esclavagistes dit statut d’esclave dans les cercles de Diéma, Nioro, Yélimané, Kita, Nara, Bafoulabé et Kayes et cela fait que quatre ans qu’on est chassé, ligoté, trainé, humilié, maltraité, lynché, tué et jeté comme de la mer et tous ses crimes sont commis sous les yeux bienveillants des Autorités locales et nationale, sécuritaires et judiciaires. Et le tout sous les yeux des Députés les elus communaux et le Gouverneur de la region de Kayes.

Nous condamnons avec la plus grande rigueur l’assassinat terroriste, lâche, sauvage et barbare de quatre (4) chefs de familles à savoir Mountaga DIARRISOW (72 ans), Youssouf SISSOKO (73 ans), Diani Hamet SISSOKO (44 ans) et Gossi SISSOKO (45 ans) dans le village de Diadioumé, commune de Gogui, cercle de Nioro au Mali. Nous nous inclinons devant la mémoire des dites personnes ayant perdus la vie dans la nuit du 1er au 2 Septembre 2020, et nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessé(es).

Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques survenues dans la Commune de Tomora (Cercle de Bafoulabé) dans la journée du 02/10/20 contre les membres de l’association anti-esclavagistes CSP/ACDE et les tentatives de destitutions du Maire de ladite Commune au motif visant les origines sociales du Maire en question.
Nous condamnons encore les attaques meurtrières du 05 au 07 Avril 2020 qui ont eu lieu à Lany Tounka dans la Commune rurale de Sony où un homme a perdu la vie et deux femmes ont fait des fausses couches suite aux coups et aux blessures volontaires qu’elles ont subi. Des maisons ont été vidées, saccagées et brulées ; une femme ligotée, trainée par une bande de jeunes barbares et brutes. La vidéo a fait le tour du monde, des traitements inhumains, cruels comparable à une autre époque, à une autre ère, à un autre temps. Les auteurs de ces actes ignobles ont tous bénéficiés de la liberté provisoire et jusqu’à présent, aucune peine n’a été prononcée à leur égard.

Nous condamnons une fois de plus les centaines d’attaques perpétrées entre 2018 et 2021 contre les abolitionnistes esclavagistes dans les villages de Kerwané, Kaïnéra, Krémis, Yarka, Diakadromou, Nahali, Dramané, Tafacirga, Ségala, Bafarara, Khalinioro, Khabou, Makhana, Sansagné, Dialakha, Sabouciré, Maréna, Dioucoulané, Harikidou, Hamdallaye, Trougoumbé, Diarrah, Mamoyré, Bakhamabougou, Gourdi, Diangounté Camara, Fatao, Témikoro, Toudou, Bouly, Béma, Demba Gadiaba, Blissibougou, Sakora, Séroumé, Djallan, Tomora et Kersignané.
Sirimoulou communbe rurale de Koussané :apologie de l’esclavage courant mois de mars 2021.

Durant l’année 2021, il y a eu des attaques dont nous comptons plusieurs bléssés grave dans les villages de Samba Dramané le 10 Avril 2021, Goudiame, Dembagadiaba, Maganatoubaboukani le 15 Mai, le 03 Mai 2021 le chef de village Bagamabougou a ordonné à des familles d’esclaves qui ont émis le souhait de ne plus etre traiter comme telle de quitter le village immediatement par risque de ne pas etre abbatu mais malheureusemnt cet incident a generé plusieurs blessés et 83 deplacés tous hebergés à la cité des enfants de Niamakoro,le 16 Mai 2021 le village de Kheybaré dans le cercle de Nara , il y’a eu une attaque perpétrée dans le village de Teyssibé, commune de Kara Koro, arrondissement de Aourou, cercle de Kayes le jeudi 20 Mai 2021 et nous en passons.

Nous condamnons les arrestations répétées, injustifiées et arbitraires de nos membres dans les villages Soninkés, Kasonkés, Peulhs, Kagoro et Diogaramés ou encore l’arrestation de nos membres résidents à l’étranger qui sont arrêtés injustement à l’aéroport de Bamako avec la complicité ou la main cachée de certains Procureurs, anciens Ministres, anciens Gouverneurs, anciens Députés ou millionnaires originaires de la Région de Kayes.

La constitution du 25 Février 1992 reste la loi fondamentale du pays et aucune coutume, ne peut être prise en compte quand cette dite coutume viole sciemment la constitution du pays, les Accords et Traités Internationaux.
Son article 1er est clair : « La personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne ».

L’article 2 est sans ambiguïté : « Tous les maliens naissent et demeurent libres et égaux en droit et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée ».

Et quant à l’article 4 : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion et de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi ».
Et enfin l’article 5 : « l’Etat reconnaît et garantit, les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et de venir, le libre choix de la résidence, la liberté d’association, de réunion, de cortège et de manifestation ».
Nous avons actuellement plus de 3000 déplacés et réfugiés à travers le Mali et ailleurs. Ils ont fui les violences car il y’a une anarchie totale dans les zones esclavagistes et on a l’impression que l’Etat n’existe pas. Certains procureurs n’osent même pas envoyer une convocation dans certains villages par peur de voir une horse de jeunes à leur porte prêtent à tout et malgré.
Nous tenons à remercier nos villages d’accueils plus particulièrement les Chefs de village de Mambry et le village de Djidia qui nous ont tendu la main.

Nous voulons savoir :
1. Si nous sommes des Maliens comme le reste des Maliens ?
2. Si nous sommes libres comme tous les Maliens ?
3. Pourquoi le Gouverneur et les Autorités locales jouent le silence et à l’inaction face aux crimes contre les droits de l’hommes et pourquoi ils continuent de nier l’existence de l’esclavage à commencer par Monsieur le Gouverneur de Kayes ?
4. Pourquoi les auteurs et les co-auteurs de ces crimes esclavagistes bénéficient de l’impunité totale ?
5. Pourquoi les Autorités locales et les Elus (Maires et Députés) font tout pour camoufler, voir même étouffer notre combat ?
6. Pourquoi ces criminels ne sont jamais condamnés par la justice Malienne ?
7. Et depuis quand, les criminels peuvent demander la liberté provisoire et pourquoi ils ne sont jamais jugés une fois libérer ?
Tant de questions restent posées mais qui n’ont pas de réponses à cause du laxisme, du manque de rigueur dans le système judiciaire malien. Aujourd’hui, les criminels esclavagistes pensent qu’ils peuvent tous faire, y compris tué mais ils ne passeront pas six (6) mois en prison d’où la recrudescence des violences.
Nous demandons au Gouverneur de la région de Kayes d’arrêter avec sa politique de l’autruche et nous demandons à ce qu’il soit très franc avec les esclavagistes de la région de Kayes (cercle de Yélimané, Diéma, Nioro, Bafoulabé, Kita, Kayes).
Que les esclavagistes comprennent que l’esclavage est fini depuis 1905 et il a totalement disparu depuis le 22 septembre 1960. Qu’il est interdit d’appeler un malien « esclave » et plus forte raison l’empêché de se réunir, de se déplacer, de penser qu’il est libre, de vendre ou d’acheter, de cultiver, de boire et d’occuper sa maison et de résider dans son village d’origine.
Que le Gouverneur dise en toute clarté aux esclavagistes que le territoire malien appartient à l’Etat malien et que ce n’est pas un simple chef de village qui peut empêcher d’autres maliens de cultiver ses terres pour refuser une coutume ancestrale basée clairement sur l’esclavage, l’humiliation et la discrimination ; mais si vous décidez de leur donner ce droit de nous exproprier de nos terres au détriment des lois et des droits du pays, alors préparez vous à être le responsable des bains de sang à venir.
Monsieur le Gouverneur si vous ne réagissez pas, si les nouvelles Autorités de la Transition ne prennent pas des mesures nécessaires, rigoureuse et rapides, nous n’auront d’autres choix que d’appliquer la loi de Talion : « Œil pour Œil, dent pour dent ».

Le sang appelle le sang ; nous avons vécu et enduré tous les crimes et atrocités des soi-disant faux maîtres et tout le monde a été saisi dès 2018 depuis l’ancien président IBK jusqu’au dernier recru des autorités locales mais tout le monde a fermé les yeux, la bouche et les oreilles comme si nous n’étions pas des maliens, comme si nous n’étions pas chez nous. Pendant quatre (4) ans, nous avons attendu afin que justice soit faite mais au lieu de résoudre définitivement le problème, le système judiciaire n’a fait que légaliser et légitimer.
L’esclavage dans la région de Kayes et certaines Autorités se sont permis de dire que les esclavagistes défendent leurs coutumes.
Nos revendications sont simples :
• Ne plus appeler ou traiter quelqu’un d’esclave ;
• Abolir l’esclavage coutumier ou esclavage par ascendance ;
• L’arrêt immédiat de la fornication sur nos filles et nos femmes au détriment d’un mariage, des filles et leurs enfants sont abandonnés par leurs compagnons sous la pression de la société qui traite la progéniture d’esclave.

NB : Pour justifier leurs crimes organisés, les esclavagistes mentent en disant que nous voulons devenir des chefs de villages ou des imams. Voyons un peu : avez-vous enregistré une plainte où quelqu’un désirait devenir un chef ou un imam ?
Nous resterons déterminer jusqu’à ce que justice soit faite depuis les faits de 2018 jusqu’à nos jours afin que le statut d’esclave coutumier soit banni, aboli par une loi spécifique votée par l’Assemblée Nationale du Mali.

Bamako le 22 MAI 2022