Sommet de Genève pour la démocratie et les droits de l’Homme : Allocution du lauréat de la session 2020, Biram Dah Abeid 《 Prix du Courage》



Allocution du lauréat de la session 2020, Biram Dah Abeid, « Prix du Courage »

Mesdames et Messieurs les membres de la coalition du Sommet de Genève
Chers membres du jury, honorable assistance

La session 2020 du « Sommet de Genève, pour les droits humains et la démocratie » me décerne, aujourd’hui, le diplôme du courage. Que l’honorable jury reçoive ma gratitude. Cependant, je souhaite exprimer une nuance : lorsqu’enfant, vous expérimentez l’injustice, l’héritez de vos aïeuls et risquez de la transmettre à votre descendance, l’affronter ne relève plus d’une option. Résister, tient, ici, de l’impératif de survie ; parce qu’il subsiste en vous un brin d’espoir, un résidu de volonté, votre humanité vous commande de vous battre, par réflexe ; votre corps et l’esprit qu’il abrite, même meurtris, vous enjoignent de relever la tête. Voici pourquoi, je ne pense mériter une si prestigieuse médaille ; nul ne doit être félicité d’aspirer – et d’agir – à une existence de bonheur et de paix, à l’ombre de l’équité.

Nous autres, noirs de Mauritanie, rejetons d’esclaves depuis des siècles ou victimes plus récentes de ségrégation, savons la rançon des efforts de relèvement que nous intime la lucidité de notre état. A l’image de tant de nègres au fil du temps et des civilisations, j’ouvrais les yeux sur le constat brutal de mon infériorité, laquelle m’expliquait-on, procède de ma peau sombre, des origines païennes de mes ancêtres et du vouloir de Dieu. Vous le voyez, un si mauvais départ ici-bas, m’exposait à devenir, tôt ou tard, l’ennemi public de quelqu’un. A partir de 2008, année de création de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M), j’ai cessé de courir devant le déterminisme de la lutte et accepté la fatalité du sacrifice.

En septembre, Ghaya Maiga, une fille mineure de 14 ans que ses maîtres exploitaient et frappaient, leur sera finalement livrée, selon l’injonction du juge d’instruction, malgré l’opposition théâtrale du procureur de la république. Ils s’empressèrent de la conduire, dans leur village, à plus de 1200 kilomètres et postèrent des images et messages de victoire, sur les réseaux sociaux ; en février 2020, déguenillé, déscolarisé et sans état civil, le garçonnet Beibbeu a fui l’enfer de la servitude congénitale. Au lieu de recevoir le secours de la loi, sera emprisonné et intimidé par les juges et gendarmes supposés le défendre. Il finira par retirer sa plaine et la demande de protection.

Dans le passé proche – et pour quelques uns encore aujourd’hui – nous mourrions au service d’une frange de nos compatriotes. Garder le bétail, creuser les puits, préparer la nourriture et la couche, accompagner les caravanes sous le soleil ardent, pieds nus, sans salaire ni horaire de travail, tel se présentait notre destin. Nos femmes, à peine vêtues, se prêtaient au viol, notre progéniture servait de cadeau de noce ou de naissance. Dispersés en guise héritage, aux quatre points cardinaux, nous étions vendus et troqués, contre une génisse, un dromadaire, une perle en pâte de verre, un anneau de cheville ou une amulette miraculeuse. Voici, résumé, l’univers mental où, adolescent, je me retrouvais, en demeure de forger une identité et imaginer un avenir.

En avril 2012, las de m’inscrire, à chaque occurrence, dans la rhétorique des sacralisations imposées par nos maitres, je décidais, après la prière du vendredi, de brûler, devant témoins, les livres dits de « droit musulman » qui codifiaient l’institution de l’esclavage. Aussitôt, les foules fanatisées submergèrent les mosquées et les rues, exigeant ma crucifixion ; des semaines durant, les médias publics et privés leur offriraient le monopole de la parole et le Chef de l’Etat de l’époque vint cautionner l’appel au meurtre. Arrêté au grief de rébellion vis-à-vis de Dieu, je n’ai dû mon salut qu’à la mobilisation de mes frères et de nos soutiens extérieurs. Je ne regrette un tel geste et le referais, volontiers. Pour une raison qui m’échappe encore, les ambassadeurs du Maroc et de Russie me blâmèrent en public et celui de la Syrie me défendit, à la télévision du gouvernement. Aucun représentant du Monde libre ne m’apporta le soutien auquel je m’attendais, au nom des droits humains, des valeurs de laïcité, de l’idéal républicain ou du devoir d’ingérence. Je vous épargne le récit sordide des humiliations et des sévices, à l’intérieur de deux mètres carrés, par temps de canicule, jour et nuit. Ironie du sort, c’est de ma cellule, que je fus élu député, dès septembre 2018. Les soldats en charge de me surveiller m’ont paru tristes de leur réclusion dans l’univers carcéral ; je les quittai, sans trop de regret mais avec un brin de pitié. Depuis décembre 2010, j’ai vécu quatre incarcérations. Mon organisation, toujours interdite, avoisine le record d’une vingtaine de procès et détentions accompagnées de torture. Aucun de nos tortionnaires n’a été inquiété.

A l’élection présidentielle de juin 2019, je talonnais l’actuel Chef de l’Etat, alors candidat des notabilités tribales et de l’armée. Malgré l’attestation massive de la fraude, je reconnus, le résultat erroné du vote. Ainsi, évitais-je, à mon bercail vulnérable, l’autodissolution dans une crise qui le livrerait au djihadisme violent, en embuscade alentour. Aux nouvelles autorités, j’ai tendu la main du dialogue ; je m’obstine à obtenir, d’abord, la reconnaissance d’associations et de partis réfractaires à la discrimination envers les noirs de filiation subsaharienne et l’annulation des poursuites contre d’illustres opposants en exil. Nous œuvrons à abroger la loi d’amnistie qui protège, depuis 1993, les auteurs de déportation de masse, de torture et de tuerie, forfaitures commises entre 1986 et 1991, au titre d’une tentative sanglante de changement de la démographie et d’effacement de la diversité linguistique, pour que la Mauritanie, enfin « arabisée », tournât le dos au Sahel, sa vocation. Permettez-moi, ici, de vous montrer deux visages des victimes de la tentative de purification ethnique en Mauritanie : Houleye Sall, âgée de 80 ans, s’obstine, depuis bientôt trois décennies, à obtenir la réhabilitation de son fils unique. Un parmi des centaines d’autres suppliciés, le lieutenant Abdoulaye Sall mourut, à 31 ans, d’un écartèlement entre deux voitures en mouvement, sur ordre de ses supérieurs au sein de l’armée.

Notre souffrance n’est en rien imputable à l’Occident, encore moins à la colonisation ou à la traite négrière. Elle nous vient de l’intérieur de nos sociétés d’Afrique. Comme nos géniteurs et leurs devanciers, nous endurions la persécution, infligée par nos concitoyens arabo-berbères ; pourtant, ensemble, nous partageons, la foi religieuse, le culte et souvent la langue.

Sur un autre front, nous continuons à réclamer l’accès équitable à l’état-civil et aux listes d’électeurs car nous habite la certitude de représenter une majorité de la population ; le poids des suffrages, un jour, obligera nos juges à cesser de couvrir le crime d’esclavage et de banaliser le « négrocide » ; ils glorifieront le droit international, accepteront un minimum d’universalité et renonceront aux feintes du relativisme culturel. Un jour, la Mauritanie abrogera l’article 306 du code pénal dont le zèle post-coranique punit de mort, séance tenante, le refus de prier, le blasphème et l’apostasie, sans possibilité de repentir. J’ai failli en mourir. Appliquer les lois de Daesh et prétendre combattre le terrorisme relèvent de l’aporie et d’un mensonge létal. Mon pays, la Mauritanie constitue, à présent, l’environnement favorable à l’instauration d’une théocratie islamiste. Cette vérité taboue, je l’assume devant vous, aujourd’hui, en qualité de lanceur d’alerte.

Je salue, ici, les centaines de jeunes, les dizaines de lettrés et d’intellectuels, braves dissidents, issus des féodalités que nous nous acharnons à défaire ; ils portent haut et loin, l’élan de générosité et de volontarisme où je puise l’intensité et la constance de l’argument. Avec votre permission, je leur dédie ce prix du courage.

Honorable assistance, la distinction de l’année consolide mon engagement sur la voie de l’alternance pacifique, grâce au pouvoir des urnes. Certes je ne puis respecter les valeurs de qui m’opprime mais, jamais, je n’encouragerai un coup d’Etat, une sédition ou un quelconque usage de la force. Les mots, vecteurs d’idées subversives et de propositions de réforme, restent nos armes exclusives. Nous voulons persuader au lieu de susciter la crainte. La peur mène à la surenchère, la surenchère tue et nous aimons la vie.

Je vous remercie.

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Événement – Abolition Institute : les lauréats du Prix Aichana Abeid Boilil 2020 (Chicago – USA)

🔹️Element medias : English/French – Anglais/Français

✅English : Aichana Abeid Boilil Award 2020

This year’s Aichana Award recipients are Rory Hoskins, Forest Park Mayor, Antonio Sola, Human Rights Leader and Founder of Commonsense Foundation and Black Remembrance Project. They are recognized for their outstanding work on slavery and its legacy, and global human rights. The event was filled with symbolism as it took place at the Historic Stone Temple Church on February 12th, the Month of Black History. It is important to mention that the Stone Temple Church was the very first church to courageously hosted Dr. Martin Luther King, Jr. in Chicago despite of the challenges of that time.

During the event I was moved by the story of Mr. Eugene Horton, released from Illinois State prison after serving 48 years for a crime he did not commit. Interestingly, he has been inspired by his own experience to advocate for justice.

Congratulations to the awardees, heartfelt thanks to Bishop Derrick Fitpatrick and Reshorna Fitzpatrick for generously hosting the event. And kudos to the board of Abolition Institute.

✅Français : Prix Aichana Abeid Boilil 2020

Les lauréats du Prix Aichana de cette année sont Rory Hoskins, Maire de Forest Park, Antonio Sola, Leader des Droits de l’Homme et Fondateur de Fondation Bon Sens et Black Remembrance Project. Ils sont reconnus pour leur travail exceptionnel sur l’esclavage et son héritage, ainsi que sur les droits de l’homme dans le monde. L’événement était rempli de symbolisme car il a eu lieu à l’église historique, « Stone Temple Church » le 12 Février, le mois de l’histoire des Noirs « Black History Month ». Il est important de mentionner que Stone Temple Church était la toute première église à accueillir courageusement Dr Martin Luther King, Jr. à Chicago malgré les défis de l’époque.

Durant l’événement, j’ai été profondément ému par l’histoire de M. Eugene Horton, libéré de la prison d’État de l’Illinois après avoir purgé 48 ans pour un crime qu’il n’a pas commis. Inspiré de sa propre expérience, il est devenu un ardent défenseur de la justice.

Toutes nos félicitations aux lauréats. Merci du fond du cœur à Mgr Derrick Fitpatrick et Reshorna Fitzpatrick pour avoir généreusement abrité l’événement. Et bravo au conseil d’administration de Abolition Institute.

©️ Crédit source : post Facebook de l’activiste mauritanien Bakary TANDIA (Abolition Institute) – 15 février 2020.

Mauritanie : Esclavage sur mineur (IRA-MAURITANIE)



🔹️Tentative de dissimulation, recel et blanchiment de crime

Une attitude prévisible

Comme nous le pressentions à l’occasion d’une note d’alerte du 13 février, sur le récent cas d’esclavage, dans la région du Guidimakha, la fabrique du déni automatique et de la contrefaçon s’est mise en branle, comme un réflexe. Une vidéo partagée au fil des réseaux sociaux expose la nouvelle version de l’enfant victime de travail forcé, avec le concours de ses présumés parents, tous en plein exercice de falsification. Ils contestent les faits initialement allégués et accusent l’Ira d’avoir inventé le récit. Entouré des adultes auteurs de son sort, le garçonnet de 8 ans témoigne contre la dame qui l’a recueilli, chez elle, au village de Zweinliya. Selon lui, elle l’aurait contraint à raconter une fausse histoire, en l’occurrence celle de l’audio où il explique son calvaire et les raisons de sa fuite, loin du bercail, à la recherche d’un asile. En somme, le maître devient un oncle, Beibbeu n’a jamais été molesté ni obligé de garder le bétail et, surtout, il se serait perdu dans la nature, jusqu’à son arrivée dans une localité distante de 13 km environ. Il convient de bien visionner le film de propagande (cliquer ici) pour défaire le montage et en dénouer les ficelles.

Une tradition d’imposture

Depuis la dictature du Colonel Ould Taya et ses déboires fameux avec l’association SOS Esclaves, les services de sécurité se sont habitués à la posture défensive du démenti, peu importent les moyens requis à la réalisation d’une telle fin. Pour produire de la fraude en vue de travestir l’actualité de l’esclavage, tribu, parents, connaissances, proches, voisins ou badauds sont soumis à un cumul de pression – de la menace à la promesse, en passant par l’achat des consciences.

En vertu de cette jurisprudence du pire, l’honorable Mohamed Ould Ikabrou, Procureur de la république à Selibaby, déclarait aux militants de Ira venus dénoncer la maltraitance et le trafic de personne, que la lanceuse d’alerte, à l’origine de l’affaire, est une « ressortissante du Mali » prise en flagrant délit de nuisance à l’image de la Mauritanie. Or, la brave Hawa Mint Bilal secourait un humain en bas âge, guenilleux, épuisé et urinant le sang. Au lieu de lui décerner une distinction nationale du mérite et lui confier la garde de l’enfant avant la décision de justice, l’Etat oppose à Hawa le soupçon et l’opprobre. Ainsi, de confusion en doute, l’on oublie le fond du contentieux : Comme la fille Ghaya Maïga en septembre 2019, Beibbeu, déscolarisé et travailleur sans salaire ni état-civil, se retrouve à la merci de ceux qu’il a fuis. Le constat factuel ne souffre aucune réserve. Cependant, dans la logique du système de domination, un rejeton de famille servile peut être exploité par les siens.

Un pouvoir faible et miné de l’intérieur

Les cas de Beibbeu Ould Cheikh et de Ghaya Maiga dévoilent le tâtonnement d’une gouvernance, sans cesse tiraillée entre façade de modernisation et enracinement du conservatisme. Les juges en charge d’appliquer la loi ignorent le principe de prééminence du droit international sur les normes internes. En vertu de leur socialisation, la plupart qualifient l’esclavage de pratique prévue dans la Charia’a et, à ce titre, de l’ordre de la normalité islamique. En Mauritanie, le prétexte extensible de la religion couvre une infinité d’abus. L’impasse requiert des interrogations :

  1. Comment le gouvernement mauritanien compte-t-il résoudre la situation de Beibbeu et de ses frères et sœurs dont lui-même relatait l’infortune, avant son retournement ?
  2. Quelles mesures de sanction ou de récusation, le Garde des sceaux entend-il diligenter à l’endroit du magistrat Ould Ikabrou, s’il souhaite garantir un traitement équitable par le Parquet ?
  3. A partir de quel moment, la doctrine officielle en matière d’esclavage et de racisme évoluera-t-elle, du tripatouillage laborieux à l’acceptation de la vérité ?
  4. S’il existe, au sommet du pouvoir, une volonté d’en finir avec la décennie de l’occultation et des faux semblants, pourquoi la continuité de tels comportements prévaut-elle encore parmi les fonctionnaires et auxiliaires de de la justice ? Autrement dit, l’autorité politique dispose-elle d’un centre de décision ou subit-elle, en son sein, la compétition d’intérêts divergents ?

Conclusion

Des secteurs de l’appareil d’Etat œuvrent à rebrousse-poil des intentions de réforme – d’ailleurs revendiquées à vide – depuis l’alternance de juillet 2019 ; quand la police diffuse des d’images et des vocaux relatifs à des enquêtes en cours, elle suscite la demande sociale de coercition et instille, aux citoyens les germes de la discorde ; hormis le dysfonctionnement, révélateur de lacunes de déontologie et d’éthique dans une profession en surcharge d’impromptu et de bavure, l’hypothèse d’un complot de déstabilisation endogène prend forme. Il appartient au Président de la république et à son Premier ministre d’y faire face.

🔹️Liens connexes :

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2468601346579642&id=100002894035054

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-encore-un-cas-d-esclavage-traditionnel-sur-mineur-audio_a18131.html

https://www.chezvlane.com/Noirs-et-homosexuels-en-Mauritanie-la-double-peine_a17987.html

http://www.rfi.fr/fr/afrique/20190926-mauritanie-esclavage-ghaya-maiga

Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)
Nouakchott, 17 février 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Rencontre CVE/VR – IRA Mauritanie

Le Conseil des Présidents de la CVE/VR a reçu ce jeudi 13 février 2020 une délégation conjointe d’IRA Mauritanie et du parti RAG conduite par Madame l’Honorable députée Coumba Dada Kane et comprenant M. Balla Touré, Secrétaire général du RAG, M. Elhadj El Id, Coordinateur de IRA Nouakchott et Dah Boushab.
Après le discours de bienvenue du Docteur Alassane Dia, Mme Kane a pris la parole pour transmettre les salutations du Président Biram Dah Abeid et ses félicitations au Conseil des Présidents de la CVE/VR, suite à la mise en place des nouvelles structures de la coalition. Ce fut ensuite au tour des membres des deux délégations de prendre la parole pour mettre l’accent sur la convergence des objectifs. Il en est apparu que les deux groupes sont tout autant animés par l’intention de bâtir une Mauritanie juste et égalitaire, réconciliée avec elle-même.

Les deux délégations sont convenues de se revoir très bientôt pour étudier les modalités pratiques de leur collaboration.

Nouakchott le 13 Février 2020
La Cellule de Communication

©️ Crédit source: Réseaux CVE/VR

Mauritanie/ Société : les MGF, Éradiquer par une criminalisation. Par Souleymane Sidibé.

🔹️Briser les tabous au nom de la dignité humaine et de la raison!

Les mutilations génitales féminines (MGF) sont des pratiques culturelles barbares, nuisibles et néfastes. Ces horreurs consistent en une ablation d’une partie de la partie intime féminine dans beaucoup de pays d’Afrique et du Moyen-Orient.
Certaines personnes les appellent « sunna » alors que les MGF ne sont nullement pas le cas . Par ailleurs, d’autres traditions trouvent des appellations appropriées. Des millions de femmes en sont victimes . Cette pratique ancestrale est le fruit de la bêtise et des préjugés sur les femmes.

En Mauritanie, la communauté Wolof serait la seule qui ne pratiquerait pas ce fléau.
Depuis des années des organisations locales et internationales luttent contre cette pratique.
Les MGF sont « des pratiques attentatoires à la dignité de la femme» comme l’affirme l’anthropologue Abdoulaye Doro Sow, Enseignant chercheur en sciences sociales (Mauritanie) et président du comité scientifique de l’Equipe de Recherches sur les MGF (ERMGF).
Le Bilan, à la fois physique et psychologique, est lourd. Il est impératif que les MGF soient considérées comme crime contre l’humanité: atteinte à l’intégrité physique et morale.
Il y’a une nécessité de passer de l’interdiction formelle à la criminalisation.

En parallèle, la clitoridectomie est un acte chirurgical qui consiste à l’ablation partielle ou totale clitoridienne à des fins thérapeutiques. Elle ne doit pas être confondue avec avec les MGF qui sont des rituelles d’excisions consistant à une « ablation des petites lèvres », souvent de toute la partie extérieure du clitoris…

Les MGF sont aussi appelées blessures génitales féminines. Selon UNICEF, en 2013, plus de 130 millions de femmes en sont victimes.

Cette pratique qui , actuellement, « touche 200 millions de filles et de femmes dans 30 pays du monde, se déroule principalement en Afrique où l’on estime le nombre de victimes à 91,5 millions de femmes et de filles de plus de 9 ans vivant actuellement avec les conséquences de ces mutilations sexuelles. Toujours en Afrique, on estime que, tous les ans, 3 millions de filles risquent de subir ces pratiques traditionnelles néfastes. Si les tendances actuelles se poursuivent, 86 millions de filles supplémentaires âgées de 15 à 19 ans risquent, elles aussi, de subir des mutilations génitales d’ici à 2030. Les pays où la prévalence des MGF chez les filles et les femmes de 15 à 49 ans est la plus élevée sont la Somalie (98 %), la Guinée (97 %) et Djibouti (93 %). La pratique de l’excision est également présente au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique Latine ».

~ Source: Female Genital Mutilation/Cutting: a global concern, UNICEF, New York, 2016.

Des lois ont été ratifiées pour l’interdiction dans le monde.
Trois pays n’ont pas encore adopté de loi contre ces pratiques : le Libéria, la Sierra Leone et le Mali.

Les idées reçues sur les MGF sont nombreuses. Ce sont des arguments culturels dans la plus part du temps.
En Mauritanie, la fonction est assignée aux « femmes appartenant à la caste sociale des forgerons ou bien des cordonniers. Il y a donc un savoir et un savoir-faire qui se transmettent de génération en génération».
De ce fait, il faudrait donc un travail de longue haleine pour la destruction de cette classification sociale qui est nécessaire mais aussi une requalification de ces personnes en charge de «l’ignominie».
C’est pourquoi les causes, très ancrées dans les traditions, nourrissent encore l’idée d’une telle barbarie.
Il est alors urgent de mener des campagnes contre les arguments culturels,à fortiori quand ils vont à l’encontre du respect de l’intégrité physique et morale. Les contres arguments culturels et scientifiques sont les bienvenus pour lutter massivement.
Il faut notamment un soutien étatique( hormis la pénalisation) pour les campagnes dans les terroirs car, jusqu’à nos jours les associations de la société civile et les ONG( UnicefMauritanie…) sont les seules réellement sur le terrain.

Dans la plupart du temps, les victimes de ces séquences ignorent les conséquences.
En conséquence, les MGF deviennent difficiles à éradiquer. Les risques notés de ces pratiques sont très souvent :

• problèmes urologiques( douleurs en urinant..) et gynécologique( infertilité…) souffrances,

• saignements abondants,

• infections (tétanos, MST…),

• abandon et échec scolaire dans les cas où l’excision est suivie d’un mariage précoce,

• douleurs pendant l’acte sexuel et les menstruations,

• risques d’incontinence,

• complications lors des grossesses et des accouchements,

• détresse psychologique…
Il arrive que la personne excisée subit un choc violent et mort s’en suive.

La sensibilisation sur les MFG est cruciale.
Souvent confrontés à des tenants des traditions, il est difficile pour les acteurs de l’éveil des consciences, à savoir les oulémas, les médecins, les associations, de perforer la mentalité de beaucoup d’individus d’où une exigence de la CRIMINALISATION des MGF face à la dérive humaine.
Ainsi, l’éducation des jeunes filles, la mobilisation de la société, et particulièrement les parents seront des facteurs importants afin de dire plus jamais ça.
Il faut soutenir les droits des filles. Pour cela, nous disons #Non_a_l_Excisison. Oui pour la Santé et L’ÉDUCATION.

Femal genital mutilation/cutting is horrible and also a crime.

#StopExcision

#unicef

#Mauritanie

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur (Post FB du 6/2/2020)

Mauritanie-Tribune : Atteinte avérée à la liberté d’expression, par Ibnou Diagana (OCVIDH)

Atteinte avérée à la liberté d’expression. Députée de l’assemblée nationale Mauritanienne, sous le fallacieux prétexte d’un règlement intérieur sorti de nulle part sans consultation nationale, au mépris de notre « constitution » pourtant taillée sur mesure, notre compatriote, députée, militante des Droits Humains a été sommée par le président de l’assemblée nationale de se taire pour le motif d’une ‘interdiction imaginaire de la langue Française dans l’hémicycle. Faut il en pleurer ou en rire ? Il n’est absolument pas nécessaire d’aller chercher les raisons lointaines et objectives car elles sont beaucoup plus profondes et leurs étages demanderaient du temps et de l’attention. Alors de facto le but est fondametalent, de priver une partie de notre communauté nationale de communication , d’écoute, de vigilance, de compréhension et de mobilisation contre les futures lois scelerates d’une assemblée nationale concoctée sur mesure afin de jouer à la division du pays. Vouloir imposer l’Arabe ou les langues nationales sans un dialogue national avec le peuple c’est poser le vrai problème de la cohésion nationale et de l’échec cuisant de notre éducation nationale, qui aurait pu depuis ces longues années résorbé ce déficit par l’obligation de l’apprentissage de l’ensemble de nos langues nationales. Madame Coumba Dada en parlant dans sa langue maternelle, traduite en Arabe, ne bénéficiera nullement au sooninke que je suis car je ne me comprends, dans ce pays avec certains de mes compatriotes qu’avec cette langue étrangère mais instituée comme langue de travail depuis l’indépendance à nos jours. Un autre député Sooninke, Hassanya Bambara ou wolof, serait aussi totalement incompris malgré la traduction en Arabe, ainsi donc, instaurer un climat de sourd et muet dans un pays où le dialogue entre les cultures et les civilisations est mis en mal par les pouvoirs successifs souvent, adeptes d’une politique d’exclusion, d’acculturation et d’Arabisation outrancière du pays. Priver les élus de pouvoir communiquer dans une langue, celle dite de travail, à la base de la formation de tous les anciens cadres de ce pays, à la base de toutes les recherches scientifiques, culturelles et technologies c’est vouloir s’isoler du monde, c’est aussi une atteinte grave à la liberté d’expression fondée sur la volonté de priver une partie de la communauté nationale des décisions cruciales du pays et de leurs conséquences sur leurs vies et celles de leurs progénitures. Députée courage, battante de L’IRA Madame Coumba Dada avant son élection à l’assemblée nationale avait été licenciée abusivement de la caisse nationale de Mauritanie, du fait de son militantisme, de ces prises de positions pour un état de droit avec son lot de dénonciations contre les pratiques esclavagistes et le racisme institué sournoisement par l’état Mauritanien contre sa population Noire. Très curieux de voir à l’intérieur du pays, une opposition silencieuse voire complice vis à vis d’un président de l’assemblée injurieux à l’endroit d’un autre député El Ghassen sans que cela ne fasse un tollé général et qu’une forte mobilisation Arc en ciel se dégage pour sauver la » nation « . Quoi qu’il soit Madame, la députée Coumba Dada, je continuerai à parler avec toi en Français ne comprenant ni le poular ni l’Arabe et toi non plus ne pouvant t’exprimer en sooninke, notre seul recours est donc cette langue pour mieux se comprendre. Il est où le mal, est ce, être aliéné ? Est ce, ne pas aimer nos langues nationales ? C’est une folie de penser autrement. La nature a horreur du vide.

Ibnou Diagana de L’OCVIDH. France

©️ Crédit source: post Facebook de l’auteur (5/2/2020)

Communication d’Initiative pour la Résugence du mouvement Abilitionniste en Mauritanie (Ira-M)

MAURITANIE : LES CHEMINS OBLIQUES DE LA DISCRIMINATION

Causes, enjeux et conséquences d’une imposture

🔹️Faits

Vendredi 31 janvier 2020, lors d’une séance plénière de la première session ordinaire du Parlement, Cheikh Ould Baya, président de l’institution, au nom de l’Union pour la république (Upr), le parti du Chef de l’Etat, apostrophait la députée de l’opposition, Madame Coumba Dada Kane, en des termes sans équivoque : « Un discours en français n’a pas de sens ici à l’assemblée nationale. Il n’a plus de sens » ; plus tard, il renchérit, toujours dans la langue ainsi rejetée : « Si, vous parlez en français, sachez que, en tout cas, les électeurs qui vous ont élu, ne vous comprendront pas ».

🔹️Contexte

Cheikh Ould Baya récidive ; à mainte reprise, devant ses collègues, il déclarait n’aimer ni ne respecter le Français, symbole, à ses yeux, de l’héritage colonial. D’ailleurs, le zèle du député-maire de Zouérate l’avait conduit à affirmer, le 28 juillet 2017, lors d’un meeting en compagnie de l’ancien Président Mohamed Ould Abdel Aziz, dans son fief municipal : « l’hymne national a été élaboré par un homme qui collaborait avec le colonisateur et chanté par un petit groupe de personnes » ; le propos visait feu Baba Ould Cheikh Sidiya, l’auteur de la politique de « pacification » au début du 20ème siècle ; aussitôt, ses nombreux disciples et admirateurs se mirent à manifester. Ould Baya leur présentait alors ses excuses, mettant un épilogue provisoire à une campagne de réécriture de l’histoire qui ressurgit, à intervalle irrégulier, depuis le putsch du 10 juillet 1978 ; de la fabrique de faux résistants et de généalogies contrefaites, à la modification du drapeau et de l’hymne, la Mauritanie parachevait, pendant les deux quinquennats de Mohamed Ould Abdel Aziz, la tentative de modification de son récit, conduite par l’Etat et sous sa caution.

🔹️Substrat

L’incident du 31 janvier 2020, procède du processus de réécriture et de falsification du passé, désormais en vigueur au sein de l’ensemble maure. La dynamique négationniste résulte, elle, de l’arabisation au rabais, conduite, dès les années 1980, avec son bilan de destruction de l’enseignement, de la justice, de l’administration et d’abrogation de l’égalité des chances; le même délire, atteindra son paroxysme morbide, entre 1986 et 1991, durant les années de tortures, de déportations, d’assassinats, de spoliation foncière et d’humiliation, tous crimes jusqu’ici impunis, en vertu de la « loi n° 93-23 du 14 juin 1993 portant amnistie » ; le texte, toujours en vigueur, interdit la moindre poursuite contre les auteurs de violences racistes, leurs complice et receleurs. Du jour au lendemain, des milliers d’élèves, étudiants, de cadres et de militaires négro-africains se retrouvaient, victimes de l’exclusion linguistique ; ceux qui n’ont pu apprendre l’Arabe ou refusé l’assimilation brutale s’installaient, dans le statut d’une citoyenneté périphérique, comme l’atteste, ces dernières années, leur laborieux enrôlement au registre de l’état-civil. Des centaines de fonctionnaires perdaient ainsi le travail, la considération et la subsistance. Quelques-uns s’exilaient vers des latitudes plus réceptives à leur talent. Nombre d’entre eux, du seul fait de la qualification, s’imposèrent, tôt, dans la fonction publique internationale, les cabinets d’avocat ou le management d’entreprises, loin du bercail. Ceux restés au pays, se contentaient alors de positions subalternes qu’ils devaient défendre à force de soumission et d’alignement sur les factions de tribus et de clans.
Impact

Au terme de quatre décennies d’arabisation bas de gamme et de chauvinisme d’Etat, le projet d’une cité moderne a été systématiquement investi, dévalisé, déstructuré puis mis en coupe réglée sous la médiocratie d’une élite de substitution, à peine instruite de l’intérêt général, du droit et des notions universelles de sanction et de récompense ; une classe de parvenus, où l’inculture, l’aigreur, le désir de revanche et le réflexe tribaliste motivent l’acharnement à abolir le mérite, a pris le pouvoir et entend le garder. La guerre au Français découle du parachèvement de cette volonté de résistance à la rationalité de la gouvernance selon les critères de la compétence et de l’intégrité. L’écroulement de l’Etat et de l’éducation nationale, la vénalité de l’appareil judicaire et l’ethnicisation de la diplomatie témoignent assez d’une régression en cours d’accomplissement. Une majorité de mauritaniens semble s’en accommoder, à cause des lacunes parmi le personnel dirigeant et de la résignation fataliste chez un peuple qui produit des charlatans, des féticheurs et des faiseurs de miracle, en guise de héros.

🔹️Malentendus

Or, l’audace, voire l’imprudence du dessein suscite quelques observations de circonstance :

  1. Il convient de relever, ironie du sort, que les promoteurs de l’arabité exclusive s’obstinent, quand ils en ont les moyens, à envoyer leur progéniture dans les établissements bilingues mais incitent les enfants des humbles, à endurer l’école monolingue, au demeurant réduite à la clochardisation. La domination reproduit, ici, sa mécanique le plus efficace.
  2. Le Français, outil de travail du gouvernement, de l’économie, de la diplomatie et de l’environnement régional reste au cœur de la société et régit l’essentiel de la documentation et de la correspondance, jusqu’au sommet de l’Etat. L’en extirper au profit d’une seule langue suppose la disponibilité à un bouleversement moral et intellectuel, d’une ampleur sans précédent.
  3. La Mauritanie garde, jusqu’à ce jour, la qualité de membre de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) et de son assemblée parlementaire. Maintenant, l’interrogation sur son appartenance aux deux entités évolue d’une question de politique domestique à un défi pour notre crédibilité à l’extérieur.
  4. La traduction simultanée des langues non-écrites vers l’Arabe et inversement, date d’une directive de juillet 2019, laquelle ne prévoit le même service entre les députés locuteurs du Pulaar, du Soninké et du Wolof, ainsi figés dans la posture d’une minorité, toujours en demeure d’accepter son atomisation.

🔹️Conclusion

À présent, la crise interpelle le Président de la république et de sa majorité, dont le silence entretient l’ambiguïté, surtout si l’on se souvient d’une hystérie similaire, lors de l’ouverture du congrès de l’Upr, le 28 décembre 2019 :

  1. La virulence et la récurrence des écarts imputés au leader du Parlement – parfois des attaques ad hominem à l’endroit des élus – appellent une clarification. Soit la Mauritanie se déclare francophobe et l’assume, y compris sur le plan international, en adoptant, sans détour, le nationalisme arabe comme doctrine du gouvernement, soit elle en désavoue les promoteurs. Les postures du grand écart et de l’ambiguïté arrivent à péremption. A force se croire toujours plus malin, l’on finit par ne plus inspirer confiance, d’abord à ses alliés.
  2. Le pays a besoin d’une loi qui tranche le litige de la langue dans l’espace public et confère, au choix, force, précision et légitimité. Si l’usage du Français est un délit ou un objet de censure, il convient de trouver, à la restriction, un fondement normatif.
  3. Le repli sectaire sur les fantasmes de l’identité, la culture du faux, le déni d’équité, l’intolérance et l’extrémisme religieux sont le fruit mûr de l’arabisation à outrance ; un tel legs du régime des colonels, sédimenté durant 4 décennies, ne correspond plus à l’hypercompétitivité du monde ; pire, il fragilise le pays, tandis que tonne, aux frontières, le grondement du jihadisme. Il y aurait inconséquence tragique à mener, si près du front, des batailles d’arrière-garde et des diversions sans issue, d’autant que l’ennemi menace, de l’intérieur.

Ira-M, Nouakchott, le 4 février 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Défense des Droits Humains : le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid attendu à Genève le 18 février pour un nouveau Prix international.

Un organisme indépendant GENEVA SUMMIT FOR HUMAN RIGHTS AND DEMOCRACY , adresse une invitation officielle au député mauritanien Biram Dah Abeid pour participer au Sommet de Genève au siège Onusien en Suisse. Cette rencontre réunissant plusieurs groupes observateurs spécialisés dans la défense des Droits humains qui forment la Coalition Sommet de Genève, est prévue à partir du 17 février 2020.

Ainsi le président des Réseaux IRA-MAURITANIE, et candidat arrivé deuxième à l’élection présidentielle de juin 2019 en Mauritanie, Monsieur Biram Dah Abeid sera honoré du Prix du Courage 2020 lors d’une conférence plénière le 18 février. Il faut rappeler que ce Prix du Courage du Sommet de Genève, avait été décerné dans le passé à un dissident chinois Chen Guangcheng et à un blogueur saoudien Raif Badawi toujours emprisonné. 

Selon la communication de l’organisme hôte, le leader antiesclavagiste mauritanien et déjà lauréat Prix Onusien 2013 pour son engagement  pacifique pour des Droits Humains, fera un brève communication d’une dizaine de minutes à l’occasion. Cette énième reconnaissance internationale du combat honorable que mènent le célèbre militant irréductible et ses partisans depuis une décennie, appuie davantage l’étoffe d’un engagement droit-de-lhommiste sérieux et valeureux pour l’avènement d’un véritable état de droit en Mauritanie.

🔹️Par KS pour le BLOG

Mauritanie- Politique : L’intervention de l’honorable députée Coumba Dada Kane lors de la plénière du 31.01.2020

Merci Monsieur le président de l’assemblée, merci Monsieur le premier Ministre

Honorables députés,

Je vous souhaite à toutes et à tous en ce dernier jour du premier mois de l’année 2020,
Encore une bonne et heureuse année, de bonheur, de santé et de justice pour toutes les mauritaniennes et tous les Mauritaniens.

Monsieur le premier ministre,
La justice est le socle de la cohabitation, et sans elle rien ne va et vous en connaissez quelque chose, car vous avez été victime au temps du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Monsieur le PM, à quand prendront fin l’injustice et l’esclavage qui frappent les composantes H’ratine et noire de la Mauritanie?

Pourquoi ce sont ces composantes qui restent marginalisées dans ce pays et qui sont éprises de justice, de liberté et de droit. Je ne peux en aucun cas admettre que nos enfants, femmes, et hommes continuent d’être raflés à longueur de journée et sont considérés comme étranger dans leur propre pays.
Pourquoi une seule composante continue
D’être exclue par une biométrie discriminatoire?

Monsieur le Premier ministre, pensez-vous que le monopole des tous les secteurs par une composante, ne crée pas la frustration au sein des exclus que sont les hratins et les Mauritaniens d’origine noire ?

Regardez Rosso que visite le président ghazwani, tous les commandements (Wali, Hakem, les commissaires, gardes, gendarmerie, ), l’administration reviennent tous à une seule communauté?

Hélas
Nous refusons de croire que le chemin de la justice est en faillite.
Nous refusons de croire qu’il y ait des espoirs insuffisants dans les atouts de l’opportunité de notre cher pays.

Nous ne baisserons pas les bras tant que les richesses de la liberté et la sécurité de la justice ne sont pas garanties pour tous et sans distinction aucune.

Le moment est venu monsieur le Premier ministre de réaliser les promesses de la démocratie.

Le moment est venu de faire de la justice et la lutte contre l’esclavage une réalité pour tous les enfants de ce pays.

Monsieur le Premier Ministre,

Il serait fatal au régime de négliger le caractère d’urgence de ce moment pour les centaines de milliers des mauritaniens qui ont exprimé leurs voix en faveur de l’honorable député et président de l’ONG IRA-Mauritanie M. Biram Dah Abeid lors des dernières élections présidentielles du 22 juin 2019 où il est arrivé 2ème à l’issu de ce scrutin.
Mais il est une chose que je dois dire à ce gouvernement, qui se tient sur le seuil brûlant qui conduit à la justice et au droit :
Dans ce processus qui vise à obtenir notre juste place dans l’échiquier politique de notre cher pays et de pouvoir competir en toute légalité.

Monsieur le Premier Ministre

Nous cherchons à satisfaire notre soif de reconnaissance de l’organisation IRA et du parti le RAG.
Nous mènerons notre combat sur les hauts niveaux de la dignité et de la discipline.
Nous ne baisserons jamais les bras tant le parti RAG et l’ONG IRA ne seront pas reconnus conformément aux règles et aux textes en vigueur.

Députée Coumba Dada Kane
Vice-présidente IRA Mauritanie

Je vous remercie

©️ Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Mauritanie/Justice : la réaction de la journaliste Mariem Derwich après la condamnation de homosexuels

Honteux…. Pour être homosexuels ils ont été condamnés hier à 2 ans de prison… Ils n’ont volé personne, ils n’ont tué personne, ils n’ont fait de mal à personne mais cela n’a pas empêché notre justice de les envoyer en prison pour 2 ans.
2 ans : elle est lourde la sanction déni de droits et de liberté. Elle est lourde, hideuse, profondément choquante…
Pendant ce temps des exciseuses se promènent en liberté, un pédophile « officialisé » qui a épousé une gamine de 12 ans est libre, le petit bureaucrate derrière son bureau dans une de nos institutions et qui demande de l’argent sous son bureau pour que nous ayons droit à ce que la loi nous reconnait pourtant ( à savoir l’accès à un service) est libre, le « religieux » qui exploite ses talibés est libre, des hommes qui ont torturé et tué pendant les années de sang sont libres, un Cheikh qui a escroqué des milliers de gens est libre, etc etc…
2 ans…
Pourtant, pourtant, en Juillet 2012 notre pays a ratifié le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants….
« Autres peines ou traitements cruels…ou dégradants »…
Tfou….

©️ Crédit source : post Facebook de l’auteure (31/1/2020)