✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec l’ingénieur informatique Sidi Camara, le concepteur de l’outil numérique Khrankompé.

La rubrique du GEB (Grand Entretien du BLOG) vous revient avec l’interview qu’un jeune pépite ingénieur visionnaire nous a gentiment accordée. Il s’appelle Sidi Camara, jeune mauritanien du Guidimagha (Tachott) qui est le concepteur d’un support numérique facilement exploitable et accessible dédié aux contenus pédagogiques et d’enseignement en langue maternelle. Son dispositif numérique est appelé Khrankompé (en vocable soninké) qui veut dire « salle des cours », vient d’être promu parmi les 10 finalistes de la sixième édition du Challenge App Afrique sponsorisé par l’influent duo organe médiatique français à l’international RFI et France 24 . À nos questions, l’ancien boursier mathématicien diplômé en Algérie et par la suite en France à l’université de la Sorbonne Université Paris 6, explique succinctement les objectifs de son outil innovant porteur d’espoirs en matière d’accès aux contenus d’enseignement. Et il nous distille quelques prompts conseils pour l’intérêt que doit avoir la promotion de l’éducation dans notre communauté.

À Lire ci-après :

Question 1 : Bonjour Monsieur Camara Sidi Moussa, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Parcours éducatif et professionnel…

SC :Je suis Sidi CAMARA, je suis de Tachott, Mauritanie. J’ai eu le bac Mathématique en 2013 suite à quoi l’État m’a offert une bourse en Algérie pour une licence en Mathématique Informatique que j’ai obtenue en 2016. De 2016 à 2018 j’ai fait mon master en informatique à l’université Paris 6 (Sorbonne université, ex UPMC)

Depuis 2018 j’ai travaillé pour plusieurs entreprises de la région Lyonnaise et Parisienne en tant que Data engineer (ingénieur de données) et ingénieur machine learning.



Question 2 : Selon des sources médiatiques, vous êtes finaliste au Challenge App Afrique avec votre projet Khrankompé, nos vives félicitations à vous. Pouvez-vous présenter la nature de ce dispositif Challenge et votre projet Khrankompé ?

SC : L’objectif de Challenge App Afrique est d’imaginer le service numérique qui contribuera à l’éducation des enfants. L’objectif du concours est de prendre un lauréat parmi les entrepreneurs (en Afrique) dont les projets contribuent à l’éducation des enfants. Le lauréat bénéficiera d’un prix de 15 000 € et un accompagnement personnalisé.

Khrankompé: L’objectif de Khrankompé est de produire tous les cours du primaire expliqués en langue locale et accessibles en offline sur smartphone et support USB tout en conservant la langue d’écriture de l’enseignement.

~L’élément média : Facebook Challenge App Afrique




Question 3 : En quoi les contenus pédagogiques sur supports numériques peuvent convenir avec pertinence aux besoins en matière de politique globale d’instruction dans nos pays, en particulier en Mauritanie dans les zones rurales ?

SC : En Mauritanie le système éducatif est en français et arabe ce qui pose beaucoup de problèmes aux enfants dont la langue maternelle est autre que ces deux langues.
Les contenus pédagogiques sur support numérique permettent de déployer la solution à large échelle et à moindre coût tout en permettant à chaque enfant des cours de qualité et dans sa langue natale.


Question 4 : Quels conseils pouvez-vous donner pour l’émergence d’une grande mobilisation autour de l’école en milieux soninkés ?


SC : Que ceux qui ont eu un parcours scolaire exemplaire soient des exemples pour les plus jeunes en leur parlant :


~ de leurs parcours,

~ des opportunités offertes par l’éducation,

~ la différence entre un ingénieur et un manœuvre.

• Que l’éducation devienne prioritaire sur l’emigration.

• La mise en place des événements mettant en avant le succès scolaire


Question 5 : Votre avis sur le régime éducatif hybride (semi privé et madrassas) qui existe en parallèle des écoles publiques dans nos localités villageoises ? Inconvénients et avantages pour l’avenir de nos enfants ?


SC : Pour moi ces madrassas ne devront jamais se substituer à l’école nationale et qu’elles devront plutôt être mises en place sous forme de soutien scolaire. Car ces madrassas n’assurent pas un parcours scolaire pérenne (pas de bac, pas de collège, ..etc). En général, les enfants deviennent déscolarisés après un certain temps et en sortent sans profession et aucun bagage scientifique.

12 mars 2022

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE : DOUZE CANDIDATS SUR LA LIGNE DE DÉPART POUR LE PREMIER TOUR

Tribune de Genève – Le Conseil constitutionnel a validé lundi 12 candidatures pour le premier tour de la présidentielle d’avril, comme en 2017, dont celle du NPA Philippe Poutou, sur laquelle existait encore une incertitude, a annoncé son président Laurent Fabius dans une déclaration diffusée par vidéo.
«Ce matin, conformément à la Constitution et aux textes en vigueur, le Conseil constitutionnel a arrêté la liste officielle des candidates et candidats pour l’élection à la Présidence de la République qui aura lieu les 10 et 24 avril prochains», a expliqué Laurent Fabius.

Il a précisé avoir reçu 13’672 parrainages d’élus, dont 13’427 ont été validés.

500 signatures nécessaires

Les 12 candidats, qui ont obtenu les 500 signatures nécessaires dans au moins trente départements différents sont, dans «l’ordre officiel» établi par tirage au sort: Nathalie Arthaud (LO), Fabien Roussel (PCF), Emmanuel Macron (LREM), Jean Lassalle (Résistons!), Marine Le Pen (RN), Eric Zemmour (Reconquête!), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Anne Hidalgo (PS), Yannick Jadot (écologiste), Valérie Pécresse (LR), Philippe Poutou (NPA) et Nicolas Dupont-Aignan (DLF).

Le Conseil constitutionnel s’est aussi assuré du «consentement» des candidats à participer à l’élection et a «constaté» le dépôt d’une déclaration de patrimoine et d’une autre d’intérêt et d’activité, a précisé Laurent Fabius.

Philippe Poutou, déjà candidat en 2017 et 2012, a été le dernier à se joindre à la liste. Le conseiller municipal de Bordeaux ne disposait que de 439 parrainages jeudi, selon le dernier comptage publié.

En revanche, François Asselineau, candidat favorable au Frexit qui était en lice il y a cinq ans, ne pourra pas se présenter à nouveau cette année.

ATS

Via Cridem

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=73241

✓Fontenay-sous-Bois : la revanche de Silamaka Soukouna, à la tête de sa pâtisserie après des années de galère

Les équipes de France Télévisions sont parties à la rencontre de Silamaka Soukouna, un pâtissier du Val-de-Marne. Après une enfance passée dans les hébergements d’urgence, sa passion, la pâtisserie, l’a conduit à la tête de son établissement. Formé dans les plus grandes maisons, il a ouvert son enseigne à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).

Poussé par le confinement, le jeune pâtissier Silamaka Soukouna, 35 ans, a créé sa propre enseigne, Silaxpatisserie, à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Ses gâteaux s’envolent comme des petits pains. Un succès qui ne lui fait pas oublier ses premières années de formation ni les expériences obtenues à l’arraché dans de prestigieux établissements, comme le Lutetia, qui lui a donné sa chance. « À chaque fois que je suis arrivée dans les grandes maisons, c’était limite : « t’es le plongeur », confie Silamaka Soukouna. (…) Quand j’étais en apprentissage, je ne devais pas rentrer en boutique. (…) À ce moment-là, je me suis donné moi-même la permission de rentrer dans la boutique. »

Aider les nouvelles générations
Issu d’une fratrie malienne de 17 enfants, il vivait en 1992 avec sa famille, comme 200 autres, dans des tentes situées devant le château de Vincennes. « Je ne pourrais jamais oublier. Ce n’était pas humain, en fait », se souvient-il. Aujourd’hui, Silamaka Soukouna est particulièrement sensible aux jeunes d’origine étrangère qui ne trouvent pas de stage. Il prévoit par ailleurs de recruter un pâtissier, ainsi qu’un commis.

©️ Crédit source : https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/restauration-hotellerie-sports-loisirs/fontenay-sous-bois-la-revanche-desilamakasoukouna-a-la-tete-de-sa-patisserie-apres-des-annees-de-galere_4951983.html

✓ Éléments de commentaire sur l’interview France 24 et RFI | Les bonnes et courageuses leçons d’éthique diplomatique de Mr Diop Abdoulaye du Mali à la France



Il tient le portefeuille du ministère malien des affaires étrangères et de la coopération internationale. Monsieur Abdoualye Diop, natif de Brazzaville (Congo) en 1965, est un cador respectable de l’actuel gouvernement malien. Selon quelques éléments recueillis sur lui, l’homme de 56 ans a un parcours très riche dans les rouages de la diplomatie de son pays et au niveau international également. L’interview qu’il a accordée au duo médiatique français RFI et France_24, est recommandée vivement. Le lien ci-joint : https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20220128-abdoulaye-diop-nous-demandons-que-paris-nous-respecte-en-tant-que-pays?ref=fb_i . Un entretien-vérité au cours duquel le ton et le fond donnent une grande leçon de courage patriotique et d’éthique diplomatique à la hauteur de circonstances actuelles autour de son pays. Il a répondu avec responsabilité et tact aux différentes provocations langagières venant des autorités françaises. Ainsi la petite musique teintée d’une affreuse et partenaliste condescendance que jouent le chef de la diplomatie française Mr Le Drian et sa consœur Mme Parly des Armées, a eu un tonique refrain en guise de réplique du côté malien avec cette sortie médiatique de Mr Diop. Avec mesure et dignité, l’ancien étudiant de l’ENA d’Alger a dit clairement les choses en phase avec la ferveur populaire qui pousse au sein de masses africaines à propos de l’immixtion trop grande de la France dans les affaires intérieures de nos États. Mr Le Drian, un poids lourd socialiste des gouvernements sous le règne de F Hollande, devenu Macron-compatible depuis 5 ans, s’adonne à un activisme diplomatique provocateur à l’encontre de l’actuel pouvoir de transition au Mali. Par son âge et son expérience en matière des relations publiques, en postes ministériels depuis une décennie (2012 – 2022), il doit comprendre que les relents néo-coloniaux de la Françafrique comme réflexes de la diplomatie française dans les affaires africaines, sont toxiques par conséquent à rayer nécessairement aujourd’hui. C’est ce que le chef de la diplomatie malienne a soutenu avec brio en demandant du respect pour son pays et en indexant les écarts inadmissibles des autorités françaises. Il précise en substance que la France soutient de coups d’État quand ses intérêts sont préservés et autrement elle mène une croisade de diabolisation. Une lecture largement partagée par l’opinion publique africaine par les temps qui courent. Souvenons-nous en 2008, le régime du feu Idriss Deby (mort en avril 2021) du Tchad avait été sauvé de justesse par un appui de l’armée française. À préciser au passage que Deby formé en France, était arrivé au pouvoir comme chef rebelle en chassant Habré. Au Tchad encore il y a bientôt un an, un fils Deby, Mahamat succède à son défunt père à travers un « doux » coup d’État quasiment parrainé par la France du président Macron. La logique pitoyable de 2 poids 2 mesures qui ne trompe plus.

Du côté malien, les jeunes colonels au pouvoir qui cherchent à diversifier leur partenariat en matière de défense et de sécurité, subissent diverses pressions à caractère intrusif sous l’influence multidimensionnelle de la France sur l’échelle internationale.
Le diplomate Diop l’a répété lors de cette interview édifiante que son pays est disposé à travailler avec ses partenaires selon des dispositions qui ne mettent pas en cause les profondes aspirations de son peuple. Wagner, Russie ou mercenaires, le ministre malien laisse entendre qu’il y’a beaucoup de contre-vérités venant du camp occidental anti-Russe dans la géopolitique mondiale. Il a pris l’exemple du cas irakien en 2003 quand le secrétaire d’État américain feu Colin Powell exposa devant l’ONU ce que les USA présentaient comme preuves d’un programme atomique de Saddam Hussein, sur les allégations d’une présence de mercenaires au Mali. Cette sortie médiatique publique d’un responsable gouvernemental d’un pays d’Afrique Noire anciennement colonisé, nous rappelle les discours d’un Lumumba, d’un Sankara ou d’un Sékou Touré.

Ainsi une grande leçon de diplomatie a été dispensée par la forme et le fond, et il reste à savoir si elle sera entendue par Mr Le Drian, sa camarade Mme Parly et par le pouvoir français pour de bon. Je crois que monsieur Diop est de loin beaucoup mieux outillé intellectuellement et par sa sérénité comportementale que le premier ministre Choguel K Maïga. Ce dernier semble être un populiste politicard flou qui joue à la surenchère belliciste du paraître opportuniste auprès des colonels.

Par KS pour le BLOG

✓Flash info – Foot 🇲🇷 | Le numéro 10 Adama BA annonce sa retraite internationale

-L’attaquant international mauritanien Adama BA a annoncé via un post sur sa page officielle Facebook sa retraite internationale. Natif du Guidimagha (Gouraye) , l’un des atouts offensifs des Mourabitounes depuis une décennie, âgé de 28 ans vient de participer à CAN 2021 au Cameroun. L’équipe mauritanienne a été éliminée sévèrement en terminant dernière du groupe F avec 3 défaites, 7 buts encaissés et 0 marqué. Il a évolué dans le championnat français notamment à Brest, Bastia et AJ Auxerre.

~Ci-dessous le post de l’annonce :

« بقلب حزين، أعلن اعتزالي اللعب دولياً، وهنا أشكر عائلتي وكل الأشخاص الذين دعموني دائماً منذ البداية، لقد كان شرفاً كبيراً لي أن أدافع عن ألوان بلدي لمدة 9 سنوات.
أشكر اللاعبين على الاحترام الذي قابلوني به طوال هذه السنوات، وأتمنى التوفيق لبلدي 🇲🇷♥️.

C’est avec le cœur Lourd que je vous annonce ma retraite internationale , Je remercie ma famille , mes proches et les personnes qui m’ont toujours soutenu depuis le début , ça a été un grand honneur pour moi de défendre les couleurs de mon pays pendant presque 9 ans . Je remercie les joueurs pour le respect qu’ils m’ont accordé pendant toutes ses années et je souhaite le meilleur pour mon cher pays 🇲🇷♥️ . »

~Lien média source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=474482854038955&id=100044317335289

©️ Éléments médias : Facebook du Joueur.

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Portrait – Témoignage | Dr Ousmane SY, un exemple de constance et de force tranquille humaniste !

Dans une note de présentation que je lui ai sollicitée, il a écrit avec une humilité respectueuse que ses mots au ton d’un serment en s’engageant auprès du leader abolitionniste Biram Dah Abeid en 2010 étaient « la mise en place d’un mouvement populaire et non élitiste » . Né en 1982 à Ndikine Aly Kane aux environs de Tekane , Docteur Ousmane SY est le fils d’un ingénieur agronome du nom de Aly Kane SY un ancien de la SONADER qui décida de revenir travailler la terre chez lui à l’approche des années quatre-vingt. Bachelier à Rosso en 2001, le jeune étudiant débarque à L’UCAD de Dakar au Sénégal et y sort brillamment avec 2 doctorats (Pharmacie et Biologie). En 2008 il réussit le concours d’internat des hôpitaux de Dakar (2 ème mauritanien à réaliser cette performance), et il est titré depuis 2013 Ancien interne des hôpitaux de Dakar. Également titulaire d’un DES BC (Diplôme d’Etude Spécialisé en Science Biologique), actuellement en plus de ses fonctions de responsable de Laboratoire hospitalier des spécialités à Nouakchott, il encadre des étudiants pour leur Mémoire de Master de recherche en biologie à l’Université et enseigne les élèves techniciens supérieurs à l’École Nationale de Santé Publique. Il dispose de la qualité d’évaluateur national des laboratoires (par OMS) et participe depuis courant 2021 à un programme américain spécialisé autour de son domaine de compétences.

~Avec le couple Dah Abeid en 2013



Il reconnaît avoir eu très jeune un certain attrait pour les activités politiques et au Sénégal il a eu l’honneur de diriger l’amicale des étudiants mauritaniens à l’époque. En 2010, il préside IRA-Mauritanie section Sénégal et membre du bureau exécutif IRA-Mauritanie depuis 2012. Ainsi je le définis comme l’un des timoniers du célèbre mouvement abolitionniste de cette décennie écoulée en Mauritanie. Le frère et camarade Ousmane a été de ces acteurs de l’engagement pour la défense des droits humains qui ont saisi très tôt l’importance des échanges virtuels et de l’information via internet (forum cridem, pleinrim…) . C’est à travers cette arène 2.0 que nous avons fait connaissance il y a 11 ans et j’ai pu bénéficier de lui d’un tutoriel à distance pour mes premiers pas de mise en ligne d’articles médias notamment sur le site Pleinrim avant la création de mon BLOG en 2014.

~Nouakchott Février 2021



Humaniste dans l’âme, il témoigne qu’aux environs de sa localité d’origine, de situations frappant certains milieux haratines, le révoltaient déjà particulièrement. Jovial, pondéré et doté d’une grande disposition naturelle à l’empathie, Dr SY incarne une constance légendaire et une force tranquille humaniste qui forcent le RESPECT. IRA Mauritanie (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) fondée en octobre 2008 mais dotée d’une reconnaissance officielle en Mauritanie seulement à partir du 31 décembre dernier, peut compter sur de cadres visionnaires à la trempe de monsieur Ousmane SY très conscient des enjeux globaux et transversaux pour l’émergence d’un environnement social et politique propice à la construction d’un véritable État de droit.

Ainsi un bref portrait très partiel sur cette personnalité que j’ai eu l’honneur de la rencontrer physiquement il y a presque une année (février 2021) dans les locaux de son service au sein d’un grand centre hospitalier à Nouakchott.



Je conclus par cette assertion par laquelle il définit succinctement son approche de l’engagement militant : « Quel que soit l’engagement tant qu’on n’arrive pas à définir toutes les injustices par la même définition, on ne combattra pas de manière juste contre l’injustice » .

KS pour le BLOG

✓Mes vives et chaleureuses félicitations pour la nomination de mon frère et ami Yacoub Salem Vall au poste de Directeur Général de la société mauritanienne de services et tourisme (SOMASERT). | Par BaBa JIDDOU



La Société Mauritanienne de services et de Tourisme, est une filiale de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM). Elle est propriétaire de 2 somptueux hôtels «Cansado» à Nouadhibou» et «Tazadit» à Zouérat.
– L’hôtel Cansado est située à 5 km de la ville de Noudhibou et dispose de 3 suites avec tout le confort, 24 chambres avec lits king size, 12 chambres à 2 lits séparés, 1 restaurant de 45 couverts, 1 restaurant V.I.P avec vue sur le jardin et la mer, 1 salle de réunion et plusieurs salles, 1 parking, 1 navette aéroport,… (http://www.somasertsa.com/hotel_osian_ndb.html)
– L’hôtel «Tazadit» est situé au centre de la ville de Zouérat et dispose de 8 bungalows, 4 studios, 28 chambres avec lits king size, 14 chambres à 2 lits séparés, 1 restaurant à 60 couverts, 1 restaurant pour V.I.P, 1 bar, 1 parking, 1 navette aéroport… (http://www.somasertsa.com/hotel_osian_zouerate.html)

Pour rappel, Yacoub Salem Vall a fait toute sa carrière professionnelle à la Snim, en occupant des postes importants en tant que cadre des services techniques et administratifs à Zouérat et à Nouadhibou.
Patriote militant de longues dates, il a été maire de la ville de Zouératt de décembre 2006 à janvier 2014 avec des réalisations communales innovantes sans précédent dans tous les secteurs sociaux et le développement harmonieux de cette contrée du Tiris Zemmour.
La nomination de Yacoub Salem Vall à ce poste datée du 16/12/2021, constitue, à n’en point douter, non seulement une marque de confiance placée en lui, mais beaucoup plus un message, celui d’un renouveau, d’une innovation et d’un dynamisme, prôné par Monsieur Mohamed Fall Telmidy, Administrateur Directeur Général de la société nationale industrielle de Mauritanie (SNIM), qui promeut l’expérience et l’expertise des employés et des cadres de notre entreprise nationale fleuron de l’industrie et premier employeur privé en Mauritanie.
Je suis certain qu’en cette heureuse circonstance, Yacoub Salem Vall dirigeant de la Somasert propriétaire de l’hôtel «Cansado» à Noudhibou et de l’hôtel «Tazadit» à Zouérat, ses employés et ses partenaires, peuvent rassurer, M. l’Administrateur Directeur Général de la SNIM de leur constante disponibilité et leur intense engagement pour relever tous les défis.
Certain que Yacoub Salem Vall, le nouveau Directeur Général de la Somasert s’engage à œuvrer aux côtés de l’Administrateur Directeur Général pour la réussite des nobles missions de développement du secteur du voyage et du tourisme en vue de permettre à la société SNIM de poursuivre, sans désemparer, les grandes réformes engagées et d’initier celles à engager dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires; gage de l’attractivité des investissements directs locaux et étrangers et ce, pour un développement réel et durable de notre cher pays, la République Islamique de Mauritanie.
Puisse l’énergie de notre foi à l’avenir accorder la sagesse et l’intelligence nécessaires afin de mener à bien l’action pour l’émergence de l’économie, la paix et le développement durable de notre pays.
Je souhaite un bon vent à Yacoub Salem Vall dans sa nouvelle mission de manager dans le secteur du voyage et du tourisme, qui est en plein expansion en Mauritanie.

Baba JIDDOU

©️ Crédit source : reçu de l’auteur

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec Mr Mahamadou Marega (Étudiant à L’UCAD)

– Nous vous présentons l’interview accordée par un frère soninké de Golmy au Sénégal. Âgé de 33 ans, Monsieur Mahamadou Marega, étudiant à L’UCAD – Dakar, est déjà titulaire d’une licence en Études Arabes (option Pensée Islamique). Il s’exprime souvent à travers de posts FB pleins de sagesse et d’inspiration intellectuelle. Nous lui souhaitons une paisible continuation dans l’ensemble de ses projets. Nos vifs remerciements pour sa disponibilité en répondant à notre sollicitation.

Lire ci-dessous ses éléments de réponse à nos questions.

Question 1 : Bonjour Monsieur Muhammad Marega , pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mahamadou Marega :
Je m’appelle Mahamadou Marega.
Je suis étudiant, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Et je suis titulaire d’une licence en études arabes (option pensée islamique).


Question 2 : En tant que jeune africain universitaire , êtes-vous engagé dans une Cause (politique, associative, culturelle ou sociale) d’intérêt général ? Si oui dans quel cadre et avec quels moyens pour atteindre vos objectifs ?

• MM : Pour le moment, je ne suis membre de façon active dans aucune association à caractère politique, social, culturel ou humanitaire. Même s’il y a des associations avec qui, je suis en phase sur le plan idéologique et que je défend de façon sympathique.

Question 3 : Ces dernières années la communauté soninké connaît des soubresauts sociaux autour de la problématique de l’esclavage par ascendance, quelle analyse faites-vous de la situation ? Vos commentaires sur la dynamique abolitionniste transnationale en cours portée par le mouvement Gambanaaxu Fedde..?

MM : effectivement, la société sooninké traverse des grands problèmes d’ordre sociétal, politique et économique. Et la problématique de l’esclavage par ascendance fait partie de ces problèmes-là, il faut le reconnaître. Par ce que pour résoudre un problème ça commence d’abord par reconnaître son existence. Le nier, c’est le condamner à se développer et à se complexifier. Bref, notre société est conservatrice et inégalitaire, et il y a beaucoup de paradigmes qui ne conviennent plus à notre époque. L’esclavage par ascendance est l’une des tares congénitales de notre société. Nous devons y faire face pour l’éradiquer par tous les moyens possibles. En ce qui concerne le mouvement Gambanaaxu Fedde, je pense que franchement parler, c’est un mouvement avant-gardiste et humaniste de par sa philosophie qui prône l’égalité et la justice sociale. Cela dit, un tel mouvement doit être soutenu, parce qu’il y va de l’avancée de notre société.

Question 4 : Quelles pistes de solutions pensez-vous nécessaires pour débloquer les régimes d’organisation coutumière dans certaines sociétés ouest-africaines figées dans des hiérarchies sociales datant d’une époque lointaine (par exemple le cas soninké) ?

MM : comme je l’ai dit plus haut, la société conservatrice qui obéit à une stratification socioprofessionnelle qui, répondait autrefois à des besoins sociétaux, mais force est de reconnaître que le système d’organisation sociale et coutumière n’a plus sa raison d’être. Car, il constitue un véritable obstacle au développement du Soninkara. D’où la nécessité de mener un combat aussi intellectuel que pratique en vue de le changer.


Question 5 : Votre pays, le Sénégal a connu certains mouvements contestataires et d’autres qui y couvent liés à la vie politique, qu’est-ce qui perturbe réellement la démocratie sénégalaise connue comme relativement sereine en comparaison à d’autres pays voisins historiquement ?

MM : Il y a deux points, à mon humble avis, qui perturbent et empêchent la démocratie sénégalaise de jouer pleinement son rôle : le fait que la justice n’est pas indépendante, puisque sans une justice indépendante devant laquelle tous les citoyens sont égaux et justiciables, et d’autre part, le manque d’équité social en matière de redistribution de richesses. Ce qui crée une frustration chez beaucoup de gens, notamment, les jeunes qui n’ont plus des perspectives d’avenir et les événements du 23 Mars en ce sens sont une preuve éclatante.


Question 6 : Le fait culturel, politique et social autour de la Religion dans nos communautés et nos pays, constitue une donnée importante, complexe et à la fois sensible, quelle lecture globale faites-vous de cette situation ?

MM : Mon avis, le fait culturel et le fait religieux sont indissociables puisque la culture est le réceptacle de la religion, mais cela ne veut pas dire que la religion doit être complètement moulée dans le fait culturel. Seulement, avoir l’intelligence de lire le corpus religieux sous la lumière de nos réalités socioculturelles, faute de quoi il y aura toujours des tensions ou des incompréhensions qui peuvent empêcher la religion de jouer pleinement son rôle à la fois éducatif et spirituel.

-Fin

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓MAURITANIE : LE GÉNÉRAL MOKTAR OULD BELLA, NOUVEAU PATRON DES ARMÉES MAURITANIENNES

Le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett quitte son poste de chef d’état-major des armées mauritaniennes (CEMAM).
La Présidence de la République a rendu public, mercredi, un décret nommant un Chef d’État-major général des armées, a indiqué mercredi 22 décembre, l’Agence mauritanienne d’information (AMI) qui cite un communiqué de la présidence mauritanienne.

«Par décret en date de ce jour, le Général Moktar Ould Bella, est nommé Chef d’État-major général des armées », a précisé l’Agence mauritanienne d’Information (AMI).

Pour rappel, le Général de Brigade Moctar Ould Bella était jusqu’ici le numéro 2 des armées mauritaniennes. Le Général de Brigade Moctar Ould Bella remplace le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett

Par La rédaction de Cridem

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© Crédit source : repris via http://adrar-info.net/?p=72593

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec la sociologue et militante Dieynaba NDIOM

À la fin de cette année 2021, la rubrique Le Grand Entretien du Blog (le GEB) reçoit l’interview d’une dynamique militante mauritanienne, Madame Dieynaba NDIOM. Engagée féministe et membre active du parti FPC (Forces Progressistes du Changement) de Samba Thiam, la sociologue a répondu favorablement à notre sollicitation d’entretien. Nos vifs remerciements à son endroit. Retrouvez ci-dessous le contenu de cet entretien.

✓Question 1 : Bonjour Madame Dieynaba N’diom, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Dieynaba NDIOM : Je m’appelle Dieynaba NDIOM, Féministe, Femme politique et Sociologue de formation.


✓Question 2 : Quels sont vos engagements militants (associatifs et politiques) en Mauritanie ?

• DN : Je suis engagée dans deux associations mauritaniennes :
Voix des Femmes, qui est un collectif de jeunes féministes mauritaniennes
Initiative pour la Santé de le Reproduction, qui est une association qui travaille sur toutes les questions liées à la santé de la reproduction, comme son nom l’indique.
Sur le plan politique, je suis engagée au sein du parti FPC (Forces Progressistes du Changement), dont je dirige la fédération de Nouakchott.

✓Question 3 : En étant une femme engagée publiquement, rencontrez-vous des écueils sociaux et discriminants liés au genre? Et également quelle analyse faites-vous autour de la condition féminine en Mauritanie aujourd’hui en 2021 ?

DN : Pas spécialement dans les organisations où j’évolue, cependant les organisations associatives comme politiques sont à l’image de notre société, toutes les pesanteurs socioculturelles y sont palpables. Les conditions des femmes en Mauritanie sont de plus en plus difficiles sur quasiment tous les plans : Niveau juridique, toujours pas de loi sur les violences que subissent les femmes, dans le milieu familial, professionnel, dans l’espace public etc. Niveau politique, avec l’actuel régime ; c’est plutôt la régression sur le nombre de femmes dans les postes de responsabilité. Niveau social, nous sommes restés cette société très conservatrice avec un système social très hiérarchisant et discriminatoire, d’où les relations de pouvoirs sont omniprésentes.

✓Question 4 : Ce 28 novembre 2021, jour du 61ème anniversaire de l’indépendance nationale, une manifestation a été réprimée dans la ville de Bababé, pouvez-vous nous donner quelques éclaircissements sur ces événements en tant que militante politique ?


• DN : Comme chaque 28 novembre, depuis 30 ans actuellement, une partie de la Mauritanie demande justice sur les crimes commis, c’est également l’occasion de revenir sur tous les épisodes sombres de la Mauritanie à l’égard de sa composante noire, qui continue d’ailleurs de plus belle sous d’autres formes. Ainsi, différents événements (sit-in ; marche ; conférence de presse…) se font chaque 28 novembre à Nouakchott et/ou à l’intérieur du pays. Cette année à Bababé s’est tenue une manifestation, comme les années précédentes, mais violemment réprimée. Plusieurs jeunes blessés, ce qui a valu leur évacuation sur Dakar pour des soins. La lecture que j’en fais, connaissant bien ces jeunes, le pouvoir n’a fait que renforcer leur détermination. La répression atteint rarement les esprits déjà éclairés.

✓Question 5 : En Mauritanie, les problématiques liées à l’esclavage font partie de l’actualité d’une manière sporadique, selon vous pourquoi arrive-t-on pas à éradiquer ce phénomène pour de bon ?

DN : Comme je disais plus haut, notre société est conservatrice et surtout très discriminatoire. Nous avons beaucoup de tares, beaucoup de soi-disant valeurs qui ne sied plus à notre époque. L’esclavage est l’une des pires pratiques qui existe dans notre société. Nous devons faire face à cette réalité et la combattre avec toutes nos forces, même si nous savons que des murs se dresseront, car entre les privilégiés de cette pratique et notre Etat si frêle, le chemin est encore très long.

✓Question 6 : Autour de ce même phénomène (l’esclavage ou ses conséquences sociétales) , historiquement un certain tabou couve en milieux negro-mauritaniens (hors haratines), réellement qu’en est-il dans la société Peul? Le construit culturel qui tient à une certaine hiérarchisation sociale ne constitue-t-il pas un écueil pour l’émergence d’une mobilisation militante d’envergure cohérente et transversale dans le champ revendicatif à l’échelle nationale?

DN : La société peul, comme les autres communautés est définie par une hiérarchisation sociale, qui même si jadis répondait à des métiers socio-professionnels, aujourd’hui n’a plus sa raison d’être et elle constitue un frein à ce que nous pouvons construire ensemble. L’intersectionnalité entre nos différents combats est notre seule issue vers une Mauritanie juste et fière de sa diversité.

Fin

~ 18 décembre 2021

Entretien réalisé par KS pour le BLOG