Mauritanie : Violations des droits économiques et sociaux, sur fond de discrimination (IRA-MAURITANIE)

🔹️Note d’information

La brigade de gendarmerie en charge de la zone aurifère de Chami (Wilaya de Dakhlet Nouadhibou) arrêtait, le mardi 7 janvier 2020 à 15 heures, le nommé Mohamed Mohamed Lemine, descendant d’esclave, militant du mouvement de résurgence abolitionniste en Mauritanie (IRA – Mauritanie) et son représentant au niveau local.

L’interpellation de Monsieur Mohamed Mohamed Lemine intervenait à la suite d’un échange de propos entre celui-ci et le gendarme de quatrième échelon, Mohamed Salem, proche collaborateurs du capitaine Haddi Kleib nouvellement affecté au maintien de l’ordre sur le périmètre. La discussion des deux hommes tournait autour du défaut d’équité dans attribution de parcelles d’orpaillage ; en effet, le grief nourrit le ressentiment de milliers de chercheurs, d’extraction humble, devant les concessions et facilités accordés aux miniers et spéculateurs bidhane. La différence de traitement prolonge le privilège tribal et vient consacrer le passage, parmi les travailleurs manuels, de la condition de serviteur dès la naissance, à celle d’esclave moderne. Naguère comme aujourd’hui, la division sociale de la souffrance n’évolue ; mêmes misérables et soumis à l’épreuve du soleil et de la soif, le maitre d’antan et l’ancien captif vivent l’expérience perpétuelle de la différence, face à l’Etat. Malgré la ratification d’instruments du droit international qui protègent, la personne, de la précarité et du travail indécent, la Mauritanie rechigne à les appliquer, d’abord du fait de leur concours à la citoyenneté de pleine jouissance.

La connotation des termes proférés par le soldat, révèle l’usage d’expressions appartenant au registre du mépris, voire de la haine, tous déclinés en raison de la naissance ou de la race. Mohammed Mohamed Lemine subit la logique de l’affront et de l’exaction qu’endurent les membres d’ IRA – Mauritanie et la majorité des noirs de Mauritanie, à cause de leur engagement contre les inégalités, le déni de justice et l’occultation du crime.

Victime du zèle des forces de sécurité, Mohamed Mohamed Lemine n’échappe à sa condition, d’ouvrier fossoyeur, sans le sou, qui creuse son salut loin dans la rigidité du sol ingrat. Il ne dispose de secours, de soutien ni d’un avocat pour le soustraire au fardeau hérité de siècles d’arbitraire et d’impunité.

Nouakchott, le 9 janvier 2020
La commission de communication

©️ Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Mauritanie/ Portrait : Biram Dah Abeid, l’homme qui a marqué la décennie 2008 – 2019, par Cheikh Aïdara.

S’il y a un acteur qui a marqué la scène politique et droit de l’hommiste en Mauritanie durant la décennie 2008-2019, c’est bien Birame Dah Abeid. Deux périodes peuvent être distinguées dans la vie de cet illustre personnage. Une période que certains qualifient de provocatrice et de radicale dans son combat contre l’esclavage qui va de 2008 à 2014, et la période suivante où son discours évolue compte tenu de son statut de présidentiable qui cherche à brasser plus large. Outre l’électorat haratine et négro-africain qui forme l’essentiel de son contingent politique, il aspire désormais à séduire l’électorat arabe.

Sa popularité dépasse les frontières de la Mauritanie et son aura en fait aujourd’hui le politique et l’activiste des droits de l’Homme qui a le plus marqué la décennie 2008-2019, en particulier l’année 2019. Son élection comme député à l’Assemblée Nationale à partir d’une cellule de prison en septembre 2018 et son arrivée en 2ème position aux élections présidentielles du 22 juin 2019, face à des ténors politiques, un ancien Premier ministre, une coalition de Halaybé et un leader historique, sans structure politique et sans soutiens financiers forts, constitue un exploit inédit. Il, c’est Birame Dah Abeid, président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), député à l’Assemblée nationale, deuxième sur les deux dernières élections présidentielles (2014 et 2019), et l’un des défenseurs des droits de l’homme le plus titré du continent.

En somme, la vie de Birame Dah Abeid ressemble à s’y méprendre à celle des grandes figures noires de l’Histoire contemporaine, à l’image de Martin Luther King, Malcom X, Nelson Mandela, pour ne citer que ces hommes aux destins si croisés et semés d’embûches. Des destins tissés autour de combats pour un idéal, l’égalité des races et la justice sociale, notamment en Mauritanie, pays traversé par des courants et des idéologies qui s’entrechoquent autour de questions aussi controversées que l’esclavage, le racisme d’Etat, l’exclusion des descendants d’esclaves et la stigmatisation de la composante négro-africaine, mais aussi la pauvreté et les injustes qui n’épargnent aucune communauté. Jamais homme n’a été aussi combattu, haï, voué aux gémonies, embastillé et pourchassé au cours de la dernière décennie. Jamais également acteur mauritanien n’a été aussi décoré et distingué sur les plus prestigieuses tribunes du monde, en Irlande, en Belgique, jusque dans l’hémicycle des Nations Unies.

Cependant, l’évolution de Birame Dah Abeid, peut-être scindée en deux grandes périodes, celle du défenseur des droits de l’homme qui passe par l’ultra-radicalité pour nourrir sa confrontation contre la société maure, ce qui lui vaudra plusieurs séjours en prison, et celle de la recherche du consensus et du rassemblement autour de questions non plus communautaristes, mais d’envergure nationale, pour nourrir de nouvelles ambitions politiques.

Birame, « l’impénitent provocateur》

Le combat premier de Birame Dah Abeid sera d’abord circonscrit dans son propre ensemble, celui de la communauté maure, où sa frange, celle des Haratines à laquelle il appartient, se sent oppressée, exploitée et oubliée dans le partage du pouvoir politique et des prébendes économiques. Les militants d’IRA commencent le combat par la revendication d’une nouvelle identité, l’identité Harratine, pour se démarquer de leurs tribus. Le tout servi par un discours jugé subversif et diviseur de l’ensemble maure.

Birame quitte SOS Esclaves, une organisation non gouvernementale qui combat l’esclavage et dans laquelle il militait. Son président, Boubacar Messaoud et les siens ne peuvent cependant être accusés de n’avoir pas servi loyalement et engagement la cause antiesclavagiste. Ils ont eu leur lot de brimades et d’emprisonnement, connue des succès et essuyé des échecs plus d’une décennie durant pour la défense de la cause, avant d’être officiellement reconnue en 2005, après la chute de Ould Taya.

Mais Birame trouvait sans doute que les moyens de lutte de SOS Esclaves étaient peu énergiques et molles à son goût. Il décide de fonder une organisation radicale au discours percutant. Le premier noyau dur est formé de quelques compagnons, de jeunes intellectuels révoltés par la situation des communautés noires, haratines et négro-africaiines, notamment Brahim Ould Ramdhane, Hamady Lehbouss, Ahmed Hamdy, Balla Touré et d’autres qui l’ont rejoint, persuadés que sans une secousse violente contre la muraille féodale, l’esclavage aura encore de beaux jours devant lui.

Une organisation ultra-radicale est née, l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA). L’objectif de ce mouvement, obliger les autorités à appliquer la feuille de route des Nations Unies et la loi 2O07-048 criminalisant l’esclavage qui venait d’être adoptée. Très vite, l’organisation prend de l’ampleur, plusieurs jeunes harratines et négro-africains, séduits par le discours rugueux et radical d’IRA s’engouffrent dans la brèche. Les discours d’IRA choquent par leur nature crue et provocatrice. Les militants traquent les cas d’esclavage, forcent la police à interpeller les suspects de pratiques esclavagistes, organisent des sit-in devant les commissariats de police pour éviter que les coupables ne soient mis en liberté in petto. SOS Esclaves et IRA exigent la révision de la loi 2007 et parviennent avec la pression internationale à faire adopter une loi plus répressive en 2015. Les peines sont doublées et la société civile peut désormais se porter partie civile.

Des dossiers commencent à défrayer la chronique. Janvier 2012, le cas d’esclavage à Aïn Farba.
En 2013, une autre affaire éclate à Atar. C’est «l’affaire Oùmoulkheiry Mint Yarba »..
La même année, c’est l’affaire Noura, 18 ans, cette fois à Boutilimit. Les militants d’IRA observeront le plus long sit-in dans l’histoire du mouvement devant la brigade de gendarmerie pour exiger la traduction en justice des présumés maîtres. Puis, sans résultat après plus de quinze jours de sit-in, ils organisent une marche de 150 kilomètres pour rejoindre Nouakchott et exprimer leur indignation face à l’impunité.
Plusieurs autres dossiers suivront, dont celui de Yarg et son frère. Le mouvement IRA jugé subversif par les autorités sera ainsi l’organisation la plus réprimée dans l’histoire des droits de l’homme en Mauritanie. Les sit-in d’IRA se terminent toujours par des séries d’arrestations, des charges policières, de plus en plus violentes, répressives et ciblées. Cela se termine souvent aux urgences des hôpitaux,..

En 2012, IRA engage un autre combat. Idéologique cette fois. C’est l’incinération des livres du rite malékite, considérés par le mouvement comme le fondement théologique de la perpétuation de l’esclavage en Mauritanie, «base de formation des administrateurs et des magistrats » soutient-on. L’incident créé un séisme et soulève un large débat, des marches de colère organisées, vite instrumentalisées. C’est la fin de Birame et de IRA, prédisent déjà la plupart des observateurs. Birame est arrêté et emprisonné avec quelques militants. Ils seront libérés quelques mois plus tard et le cortège triomphal de leurs admirateurs s’étire sur des kilomètres, de la prison civile de Nouakchott jusqu’à son domicile au P.K 9. Un rassemblement monstre, populaire, inédit, qui fait trembler des certitudes. La même année, Birame Dah Abeid reçoit deux prestigieux prix, le Front Line Award for Human Rights Defenders at Risk de l’ONG Irlandaise Front Line Defender et le Prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme.

En 2014, sans parti politique qui soutient sa candidature, Birame décide de se lancer en politique et participe en indépendant à l’élection présidentielle boycottée par la Coordination de l’opposition démocratique. A la surprise générale, il rafle la deuxième place devant deux chefs de partis politiques. Aux lendemains du scrutin, Birame décide de se mettre dans la peau d’un homme politique et commence à changer de discours. Au cours d’une conférence de presse largement médiatisée, il prône la modération et l’ouverture, se dit prêt à un compromis social. Le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz semblait plutôt préférer un Birame ultra radical qu’un Birame pacifiste.

Il est arrêté en novembre 2014, en marge d’une caravane contre l’esclavage foncier qui avait sillonné la Vallée et à laquelle il n’avait même pas participé. Cette fois, Ould Abdel Aziz semblait vouloir en finir avec lui. Il est conduit à la prison d’Aleg, puis condamné le 15 janvier 2015 à 2 ans de prison fermes au cours d’un procès qu’il avait boycotté.

Birame, le présidentiable au discours rassembleur

Birame Dah Abeid, dans la peau du présidentiable qui se donne pour ambition de fédérer tous les Mauritaniens autour d’un projet politique, celui de l’après 2014, a enterré à quelques nuances près le Birame défenseur des droits de l’homme, celui dont le discours percutant avait longtemps catalysé les ressentiments et égratigné une Mauritanie qui ne voulait plus voir son image associée à celui du dernier «bastion négrier du monde»,. Birame ira plus loin. Il s’allie au parti arabe Baath, Sawab, l’ennemi numéro 1 de la communauté négro-africaine qui le rend responsable des épurations ethniques des années 89-91.

Le choix est d’autant plus dangereux que la plupart des militants d’IRA appartiennent à cette communauté dont la majeur parti l’avait rallié pour son courage, celui d’avoir porté en bandoulière leur cause, jusqu’à organiser les fameux pélerinages d’Inal, Wothié, Sory Mallé, ainsi que d’autres fausses communes dont aucun leader négro-africain n’avait osé foulé les pieds. Mieux, Birame, aux yeux de la jeunesse négro-africaine, est celui qui a le plus défendu leur cause parmi tous les ténors de l’opposition, y compris ceux de leur propre faction.

Cette alliance entre IRA et Sawab sera ainsi utilisée à fond par les adversaires politiques de Birame Dah Abeid, notamment certains leaders Halpulaars qui voyaient d’un mauvais œil son empiètement sur ce qu’ils considèrent être leur plate-bande électorale dans la Vallée.

Certains jeunes militants négro-africains au sein de la communauté halpulaar membres d’IRA vont plus loin. Ils trouvent que la Coalition du Vivre Ensemble (CVE) savait qu’elle n’avait aucune chance pour gagner la présidentielle du 22 juin 2019 et que son seul objectif était de barrer la route à Birame Dah Abeid. Mais de l’autre côté, certains militants de la CVE qui trouvent l’accusation de ridicules trouvent que les intérêts de Birame et des leaders de la Coalition étaient d’’autant plus divergents que ces derniers ne pouvaient aucunement s’allier à un candidat soutenu par un parti politique génocidaire, en l’occurrence le parti Sawab.

Ce qui est sûr, l’alliance IRA-Sawab, considérée par beaucoup d’observateurs comme un mariage de raison contre-nature, serait selon certains observateurs, une porte d’entrée qui allait permettre à Birame de s’ouvrir sur un électorat arabe, dont l’adhésion à son combat se résumait jusque-là à quelques individualités. A partir de là, le discours traditionnellement radical de Birame Dah Abeid va se muer en un discours politique, sorte de jeu d’équilibre où il cherchera à ménager la chèvre et le choux sans tomber toutefois dans la compromission, ni dans le déni de ses principes basés sur la lutte contre l’esclavage, les injustices sociales, l’exclusion.

Même après la proclamation des résultats controversés de l’élection présidentielle et les exactions qui les ont suivies, répressions et arrestation des militants, dont ceux d’IRA, Birame Dah Abeid, évite l’escalade et joue à l’apaisement. L’homme fougueux et impulsif des années de confrontation sur le terrain des droits de l’homme avait laissé la place à l’homme politique, calculateur et visionnaire, qui compte endosser un nouveau costume. Celui d’un futur Président de la République qui aspire à faire le consensus autour de sa personne plutôt qu’à jouer au leader d’un simple mouvement informel, fût-il l’un des plus emblématiques que la Mauritanie ait connu.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : aidara.mondoblog.org

Le député Ogo Bakary Coulibaly sur la question de l’esclavage qui secoue la communauté soninké

Lassana Sow – Suite à une sortie médiatique de son honorable Biran Dah Abeid aux ondes de la Radio Diaguily le samedi 28 Décembre sur la question esclavagiste et ses séquelles en milieu soninké, l’honorable député Ogo Bakary Coulibaly issu de cette communauté n’a pas raté l’occasion de donner son point de vue sur ladite question épineuse qui divise aujourd’hui les soninkés.

Vous pouvez lire l’intégralité des propos de son honorable Ogo Bakary Coulibaly comme si vous étiez en direct à la Radio Diaguily.

Je tiens à saluer d’une manière particulière l’honorable Biran Dah Abeid lui notifié toute ma considération, mon respect pour son patriotisme et encourager sa constance dans le combat qu’il mène pour l’établissement d’un état de droit en Mauritanie.

Ainsi je salue son aversion pour le communautarisme, le régionalisme et le tribalisme. Sur ce, je souhaite la reconnaissance de votre parti RAG par le pouvoir actuel en place.

Compte tenu des engagements de son Excellence Mohamed Ould Cheikh Ghazaouni président de la république de mettre en place un état fort et moderne au service du citoyen, d’une société fière de sa diversité et réconciliée avec elle-même. Je considère que certaines de vos préoccupations majeures ont été prises en compte, et cela explique votre décision de travailler en concert avec le régime en place pour l’encrage de la démocratie dans notre cher pays.

Concernant la question épineuse et d’actualité sur l’esclavage en milieux soninkés, il est malheureusement arrivé à un point ou on parle de deux clans. Le clan des réfractaires des nouvelles réformes de notre vie sociale, dû à un confort et un privilège acquis juste par leurs classifications sociales donc non méritoire et non référentielle à notre chère religion l’islam qui prône l’égalité entre les hommes et que seul la vertu en ALLAH les distingue.

Et celui qui prône tout simplement le vivre ensemble dans l’égalité et le respect malheureusement aujourd’hui considéré par les féodaux comme un groupe extrémiste. En conclusion, j’attire l’attention avec humilité mes compatriotes soninkés que l’ordre coutumier est nul et non avenu, les lois de la république sont les seules références auxquelles sont soumis les citoyens.

Source/ Radio Diaguily

©️ Crédit source : cridem.org (http://cridem.org/C_Info.php?article=731085)

Mauritanie : des cas d’esclavage dans la communauté noire soninké

RFI Afrique – En Mauritanie, l’esclavage n’est pas seulement une réalité chez les Arabo-berbères. Il se vit également au sein même de la communauté négro-mauritanienne. Ce lundi 23 décembre, le mouvement IRA a révélé 12 cas d’esclavage dans la communauté soninké.

Biram Dah Abeid donnait une conférence de presse ce lundi. Le leader du mouvement abolitionniste IRA a présenté aux journalistes plusieurs victimes présumées d’esclavage dans la communauté soninké. Elles sont 12 et sont originaires de la région de la vallée du fleuve Sénégal, plus précisément de la région du Guidimakha, dans le Sud-Est mauritanien, à plus de 500 kilomètres de Nouakchott.

L’esclavage sévit dans tous les villages soninkés du Guidimakha, selon Biram Dah Abeid :

« Il nous revient de ces localités des complaintes sur certaines dimensions de l’esclavage allant de l’exclusion politique, l’exclusion matrimoniale, l’exclusion terrienne (privation des domaines terriens, des domaines cultivables). Il y a aussi dans les villages soninkés un axe administration : groupe dominant esclavagiste contre les populations esclaves ».

Les esclaves « ne peuvent pas être imams »

Adama Diakité se présente comme une victime de l’esclavage dans le Guidimakha. Il vient du village de Coumba Ndao. Ses parents immigrés en France et en Espagne ont construit une mosquée dans le village. Mais le statut social de l’imam pose problème. « La mosquée, c’est nous-mêmes qui l’avons construite, raconte Adama Diakité. Ce sont les anciens esclaves. C’est clair, on a notre liste. On veut être l’imam. Ils ont dit qu’on ne peut pas être imam parce qu’on est des esclaves. »

En 2014, la Mauritanie s’est dotée d’une loi criminalisant l’esclavage. Biram Dah Abeid dit avoir lancé une croisade afin que cette loi soit appliquée contre les esclavagistes du Guidimakha.

©️ Crédit source : http://www.cridem.org ( http://cridem.org/C_Info.php?article=730832) et lien RFI https://rfi.my/560W.f

Mauritanie/Actualités – Sport : le député et leader abolitionniste Biram Dah Abeid en visite au siège de la FFRIM

Ce lundi 23 décembre 2019, le député et président des réseaux IRA de par le monde, Biram Dah Abeid, a rendu visite à la Fédération mauritanienne de football. Le président et député a été accueilli par le president de la fédération Ahmed ould Yahya et son adjoint Amghar Dieng. Biram Dah Abeid a visité tous les compartiments de la fédération (présidence, secrétariat général, académie, salle de conférence, dortoir..ect)
Les dirigeants de la fédération se sont félicité de l’intérêt que porte le président, député et défenseur des Droits Humains, au travail de la fédération. Le président Biram Dah Abeid a cloturé cette visite par une déclaration à la télevision sportive ou arriyadiya mauritanienne dont les studios sont logés dans la fédération. Cette déclaration sera diffusé demain mardi 24 décembre au cours du principal journal de la télévision sportive.

©️ Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

MAURITANIE/ COMMUNIQUÉ – IRA : ENCORE ET TOUJOURS LE BLANCHIMENT D’ESCLAVAGE EN MAURITANIE

🔹️Note d’alerte, 18 décembre 2019

Après une décennie de répression par son devancier Mohamed Ould Abdel Aziz, contre les militants anti-esclavagistes, période jalonnée d’interdiction de s’associer, de se réunir, de manifester, de s’exprimer, de procès à répétition, d’arrestations, de torture, de maltraitance et d’arbitraire, l’ère du nouveau président Mohamed Ould Ghazouani augure plutôt de la continuité en direction de l’impasse.

L’ensemble des procédures pénales de crime contre l’Humanité, imprescriptible selon notre constitution, ont été retournées à cause du zèle du ministère public et grâce au concours des magistrats du siège, en collusion avec les groupes dominants ; les victimes d’esclavage et leurs soutiens ne perçoivent les signes du renouveau annoncé à la faveur de l’alternance de juin. Outre le cas de la fille de 14 ans, Ghaya Maiga, remise à ses bourreaux par le juge Ethmane Ould Mohamed Mahmoud, le nouveau président, dans son entretien du 18 novembre 2019 avec le journal sénégalais Le Soleil, reproduit le déni d’une injustice, administrée, selon divers degrés et depuis des siècles, à une majorité de la population d’origine servile.

Le président de la Commission nationale des droits de l’Homme, récemment encore, imputait des cas d’esclavage à des étrangers transhumants, comme s’il fallait éloigner de nos frontières la moindre suspicion. L’ancien Premier Ministre de la décennie du faux, Yahya ould Hademine avait inventé la thèse des maliens itinérants qui se déplaceraient sur notre territoire, suivis de leurs bétail et serviteurs. Enfin, une attestation supplémentaire de mauvaise foi réside dans la non-exécution, depuis mars 2018, des peines de 10 à 20 ans de prison, infligées, par contumace, aux auteurs d’exploitation et de trafic d’être humains, d’ailleurs aggravés de sexisme ; à tous les niveaux de l’Etat, opèrent la solidarité et l’immunité, au bénéfice des descendants de maitres.

Aujourd’hui, se présente à l’opinion, l’affaire de l’association de malfaiteurs dénommée « Démocratie Islamique », groupuscule hyperactif sur les réseaux sociaux, qui se targue de mobiliser les concours parmi la féodalité Soninké et des connexions aux nouveau pouvoir.

A visage découvert – image animée et séquences audio à l’appui – ses animateurs promeuvent l’inégalité de naissance et insultent les personnes d’extraction servile, au motif, erronée, d’une prescription d’ordre divin; disponibles par dizaines, les documents comportent des menaces nominales, des séances de molestation et d’humiliation et des simulations de châtiments corporels. Les applications Whatsapp et Facebook témoignent du déferlement de haine, jusque dans les villages reculés. A présent ciblés, les défenseurs de la dignité se retrouvent en proie à la vindicte d’où leur exposition aux brutalités ; les situations d’agression, de spoliation et de voies de faits se multiplient dans les régions du Guidimakha et du Hodh Echarghi, sans épargner le sud- ouest du Mali.

Boubacar Camara dit Moustapha et son adjoint Oumar Camara alias Bourou, ressortissants de la Mauritanie, conduisent la campagne électronique de persécution, sur fond d’extrémisme religieux.

Sur la liste des victimes désignées à l’opprobre, reviennent les noms des jeunes Yacoub Baghayoho et Hamza Camara (membres du Conseil Exécutif d’Ira-M), Diadié Bambi Coulibaly, 55 ans, Hamedou Coulibaly 56 ans et Sidi Koné (âgé de 78 ans) ; aussi, ont-ils ont porté plainte contre les dirigeants de « Démocratie Islamique » et deux autres activistes de cette obédience, en l’occurrence Bouthié Dioumassy et Bouyé Dembélé.

La requête a été introduite par les avocats d’Ira-M, maîtres Amed Ely et Zakaria Mouhiedine Bilal. Ils déposaient plainte, le 31 octobre 2019, devant le procureur de la république du tribunal de Nouakchott-Nord. Le parquet trainait le dossier, à la mi-décembre, avant d’ordonner, à la police, de diligenter une enquête pour « apologie de l’esclavage ». Les deux principaux mis en cause, Boubacar Camara et Oumar Camara, se sentirent suffisamment forts, pour attaquer un attroupement d’abolitionnistes, réunis devant le commissariat de Sebkha où la police interrogeait quatre des plaignants.

Mais très vite, les membres d’Ira-M rassemblés comprirent les intentions des assaillants et évitèrent la provocation. Or, les deux chefs de l’organisation conservatrice, s’adressèrent au procureur de la république ; auprès de lui, ils prétendirent avoir essuyé la violence des 5 auteurs de la plainte, pourtant hors du lieu de la rixe présumée. Aussitôt, fut déclenchée une procédure judiciaire de mise en examen et d’emprisonnement immédiat des cinq victimes, dès lors accusées de coups et blessures ; par une inversion dont les tribunaux de Mauritanie se réservent le secret et l’usage établi, les plaignants se trouvèrent inculpés. L’équilibre ainsi orchestré vise à intimider les partisans de l’émancipation et décourager toute velléité de requérir le secours de la loi.

Il convient de le souligner, le juge d’instruction Taleb Bouya Ould Ahmed, responsable du tripatouillage, ne manifeste aucun scrupule à faire incarcérer un vieillard des hommes innoncents et àgés, dont un de 78 ans, venu, de loin, chercher protection et équité ; le même magistrat usait de ruse et de contrefaçon, déjà en juin 2016, contre les membres de Ira-M, lors de l’affaire dite « Adabaye Bouamatou ». D’une aversion viscérale au mouvement pour légalité des droits et des chances, Taleb Bouya Ould Ahmed représente la face hideuse du chauvinisme qui avance sous le masque de la piété. Au-delà de l’individu, l’appareil judiciaire de la Mauritanie abrite, en position de commandement, un personnel de formation talibane, qui hérite de siècles de suprématie.

Ira-M demande, au Président de la république de se ressaisir, à temps en tirant la leçon des échecs de ses prédécesseurs, face à l’endurance du mouvement abolitionniste. Qui se met en travers d’une telle cause ou en contrarie la dynamique, y perd, toujours. De surcroît, il risque d’introduire davantage de vulnérabilité dans le capital de la paix civile. Il appartient, à Mohamed Ould Ghazouani, de donner, aux mauritaniens d’en bas, la mesure de sa résolution à tourner la page de l’impunité et de l’occultation. Liberté et cohésion sociale se nourrissent, d’abord, de transparence tout comme l’autoritarisme et la discorde reposent sur le tabou

Nouakchott 18 décembre 2019

La commission de communication

Événement/Droits Humains : le discours du leader abolitionniste mauritanien BDA à Weimar (Allemagne)

Espoir et lucidité

Biram Dah Abeid,
Weimar (Allemagne ), 10 décembre 2019

Chères lauréates, chers lauréats du Prix Weimar, monsieur le Bourgmestre, mesdames et messieurs membres du Conseil municipal, monsieur le Président de l’Association pour la Défense des Peuples Menacés, chers militants d’IRA-Germany et IRA-Europe.

Je me sens très ému à cet instant où je retrouve la belle ville de Weimar, son personnel dirigeant et les activistes allemands des droits de l’Homme, qui m’ont soutenu et épaulé, il y a dix ans, alors dans mes débuts, semés d’embuches, au commencement d’une rude et longue bataille avec le pouvoir de mon pays, la société et le corpus idéologique dont il procède. Uni aux puissantes corporations du capital privé national, les politiciens, le clergé et les média, l’Etat de Mauritanie adoptait contre nous, dès le début, la ligne de l’éradication, par tous les moyens, il fallait étouffer dans l’œuf, le nouvel avatar du mouvement abolitionniste et antiraciste que nous venions de créer. Les manifestations autour de la thématique de l’esclavage constituaient des tabous, délimités d’une ligne rouge.

Chères mesdames et messieurs, après que vous m’avez primé en 2011, sous votre belle étoile, je bénéficiais, en chaine, de prestigieuses distinctions dans le domaine de la défense des droits humains. Sans prétendre à l’exhaustivité, je citerai le prix Frontline Defenders (Irlande), celui des Nations-Unies pour la Cause des Droits de l’Homme (Onu), le Tulipe (Pays-Bas), le ICNC (Boston, Usa), le Tip Héros (Departement States, Usa), Aichana (Abolition Institute, Chicago, Usa), Mémoires et Partage (Bordeaux, France). Grâce à votre soutien précoce, je figurais parmi les 100 personnalités de TimeMagazine2017 et les 100 africains de l’année en 2017.

Cependant, comme une rançon de la notoriété, le revers de la médaille, je vous le dois aussi: en effet, mes compagnons d’IRA-Mauritanie et moi même, avons subi plus de 15 procès, depuis ma distinction devant vous, ici en 2011. Toutes ces poursuites nous furent infligées – arrestation, emprisonnement, jugement et peine – à cause des idées et des activités pour lesquelles vous m’avez primé, trois fois entre 2011 et 2018 et dix autres, au profit de compagnons de route. Ceux-ci et beaucoup et d’autres ont été torturés, blessés, fracturés, au cours d’une répression indicible que le pouvoir mauritanien nous appliquait pendant une décennie.

Mais, Dieu merci, malgré l’ampleur du sacrifice, notre mouvement s’en sort revigoré et aguerri, en somme affermi par l’épreuve. C’est pourquoi, moi-même candidat aux élections présidentielles 2014 et 2019, avec un programme phare dans le domaine des droits humains, je représentais, envers la fraude massive et les coups de force, le choix, premier, des électeurs de l’opposition. Le peuple l’a certifié, à trois votes d’affilée, notamment quand il m’élevait au rand de députés, du fond de ma cellule de prison en septembre 2018. Je recouvrais la liberté, le 31 décembre.

Chères invités, mesdames et messieurs, il serait utile de vous entretenir de la nature du changement au sommet de l’Etat, survenu à l’occasion du scrutin présidentiel de juin 2019. Le nouveau chef de l’Etat, compagnon d’armes et d’entreprises protéiformes de son prédécesseur, hérite d’un bilan de banqueroute et se prévaut d’une victoire contestable, dans les urnes. Pour ma part, j’avais décidé de ne pas trop m’appesantir sur le contentieux électoral, dans un pays, fort fragile, où la justice sert le Prince du moment.

A la lumière des éléments que nous détenons, le nouveau Président a enclenché une nouvelle approche de la gouvernance vertueuse, consistant à ouvrir l’espace des media publics aux opposants, leur parler et les écouter, ne serait-ce qu’une fois ; à sa décharge pour ne pas dire à son mérite, il suspend la répression des manifestations et réunions pacifiques, pourtant réflexe mécanique du temps de son prédécesseur. Ce sont, ici, des prémices heureuses, que dis-je prometteuses; nous avons tenu à vous en souligner l’intérêt.

Cependant, en dépit de l’apaisement social et de la reconnaissance, de facto, de la légalité de Mohamed Ould Ghazouani, ce dernier n’a pas encore pris les mesures de réformes qu’induit la faillite des institutions et l’effondrement de l’économie. IRA-Mauritanie et des formations de vocation identique demeurent sous interdiction ; des opposants exilés, endurent des poursuites judiciaires et des mandats d’arrêts, au-delà des frontières.

Le cancer de l’esclavage continue son œuvre de déshumanisation. L’exemple de la victime mineure, Ghaya Maiga, nous renseigne sur l’axe officieux de la résistance à l’éradication de l’esclavage, sous le Président Ghazouani. Il s’agit du corps des magistrats mauritaniens, un repaire d’extrémisme religieux et de conservatisme. Issus du bloc dominant, ils bénéficient de la culture de la supériorité de naissance qui justifie l’exclusion et la violence symbolique envers les descendants de castes serviles. Les juges de la République islamique de Mauritanie sont les principaux vecteurs de l’opposition à l’égalité des citoyens et un frein à l’enseignement de l’universalisme. Les lois, grâce auxquelles ils défendent les intérêts de l’hégémonie tribale, entretiennent le rejet de l’Autre et exposent les militants de la liberté, à la violence sacrée, en vertu de l’article 306 de notre code pénal, lequel punit, de mort, l’apostasie et le blasphème.

Ces édiles du pire s’abreuvent et abreuvent des générations de jeunes, des manuels prétendument de la charia qui codifient, légitiment et accordent l’immunité à la pratique de l’esclavage, dans sa version hideuse, elle-même contraire à la forme la plus élémentaire de la dignité de la personne. Les instituts d’enseignement confessionnel que l’Etat finance perpétuent la haine, le repli sectaire et la disponibilité morale à l’attentat.

L’autre axe démonstratif de la continuité des obstructions à toute avancée notoire sur la question de l’égalité de naissance, c’est le négationnisme zélé et actif des agents de l’Etat. Le système, non sans vice, parvient à recruter et actionner, à cette fin, les fils et petits-fils d’esclaves. Hélas, pour eux, leur durée de vie professionnelle se rétrécit, au fil de la prise de conscience parmi leurs frères d’extraction similaire. Le nouveau ministre de la justice, docile avec les fauteurs d’esclavage et connivent avec les juges, represente le cas atypique.

Sur le registre de la discrimination raciale envers les mauritaniens subsahariens dès le milieu des années 80 qui ne cesse de se renforcer depuis, les victimes et les justes ne perçoivent nul signe de rétablissement de la vérité contre l’impunité. Tous les autres compartiments des droits humains, tels la torture, les graves préjudices causés à l’environnement, la fraude sur les médicaments et les diplômes, semblent cristalliser l’angle mort de la gestion naissante. Sur ces questions, hautement sensibles, le nouveau président tarde à convaincre. Peut-être, sommes-nous pressés et Dieu sait qu’il y a de quoi ! Nous avons patienté durant des siècles de chaines et d’humiliation. Ne sommes-nous pas assez fondés à ressentir et manifester de l’impatience ? Je crois que oui.

Je vous remercie.

©️ Crédit source : Réseaux IRA – Europe

《Comprendre Biram Dah Abeid à travers SARTRE.》 Par l’essayiste mauritanien Mohamed LAM

Un jour, dans une discussion, j’ai dit que Biram Dah Abeid était en avance par rapport à son temps. Entendons ici par temps, son environnement immédiat, le temps de l’espace culturel, traditionnel et CULTUEL Mauritanien.

Ce qu’il représente dépasse sa personne physique. D’ailleurs, je pense, qu’on ne peut et même on ne doit voir en Biram, Biram tel quel, mais le sens de son engagement. Il dépose un espoir sûr dans les esprits de ceux et celles qui croient en son projet politique.

En avance par rapport à son temps, selon moi, car il agit sur un terrain dont les idées, les croyances et les us et coutumes sont bloqués dans un passé moyenâgeux difficile à briser de l’intérieur.

Seulement, l’urgence du moment appelle à l’engagement politique et militant. Alors il faut agir.

Mais on constate bien que la question de la temporalité bute sur l’état d’esprit des personnes non encore suffisamment éduquées pour percuter et comprendre un message qui leur est adressé. Elle bute également sur l’orgueil et la stupidité de personnes qui voient en Biram, Biram tel quel.

Ces deux catégories de gens, MAURITANIENS, passent donc forcément à côté des messages porté par l’homme. Celui de la révolution des idées, celui d’un changement de paradigme, celui de l’humanisme et du respect des droits humains ainsi que celui des libertés absolues inhérentes à la personne humaine dans un État de droit qui se respecte.

-La temporalité statique :

Lorsqu’il analyse cette notion, J.P. Sartre dégage trois dimensions de la temporalité et reconnaît ces trois prétendus éléments du temps : passé, présent , avenir. Mais il ne l’ envisage pas comme « une collection de data dont il faut faire la somme

_Par exemple, dit-il, comme une série infinie de « maintenant » dont les uns ne sont pas encore, dont les autres ne sont plus_ mais comme des moments structurés d’une synthèse originelle ».

La temporalité est donc à prendre ou à laisser dans son sens entier et « la seule méthode possible pour étudier la temporalité c’est de l’aborder comme une totalité ».

Sinon nous rencontrerons ce paradoxe : le passé n’est plus, l’avenir n’est pas encore, quant au présent instantané, chacun sait bien qu’il n’est pas du tout ».

Je pense donc que le plus important dans la temporalité, c’est l’imagination et la préparation du demain. La Mauritanie manque d’hommes politiques visionnaires capables de proposer une société civile et politique à travers les imaginaires mauritaniens dans leur multiplicité, leur diversité.

Mon soutien à cette vision porté par l’homme en l’espèce est indéfectible. Le futur est à préparer avec un oeil sûr sur les choses actuelles…

Bonne réflexion à tous 🙏

©️ Crédit source : post FB de l’auteur (du 22/11/19)

Mauritanie/Diaspora- Europe : la rencontre avec le président Biram Dah Abeid à Paris.

Ce samedi 21 septembre 2019, le leader abolitionniste mauritanien et Prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les Droits Humains, le président Biram Dah Abeid avait rendez-vous à Paris avec la diaspora mauritanienne. L’occasion a été pour le célèbre militant antiesclavagiste devenu une figure incontournable de la scène politique mauritanienne depuis une décennie, de remercier vivement la diaspora militante et ses soutiens, et d’exprimer ses salutations citoyennes l’ensemble de la communauté mauritanienne d’Europe. Arrivé deuxième à l’élection présidentielle du 22 juin 2019, le député Dah Abeid accaccompagné de son épouse la brave Leila, s’est exprimé en donnant quelques éléments édifiants sur le scrutin passé et sa suite qui avait été dangereusement tendue et piégée selon lui. L’homme de l’année Time Magazine 2017 dans la cacatégorie Droit de l’hommiste, admet que selon le comptage de sa commission technique lors du scrutin, son pourcentage véritable est situé vers les 26% malgré les fraudes organisées par le pouvoir dans certaines zones bien identifiées. Par ailleurs il a révélé que certains opposants lors cette échéance électorale s’opposaient à lui prioritairement plus qu’au camp politique du pouvoir. Lors de la rencontre, 2 responsables de l’organe politique du candidat en Europe ont pris la parole , Mr Fall Elhadj et Mr Moulaye Elhassen, pour remercier vivement tous les engagés de tous les bords au sein de la diaspora lors de la campagne et expliciter ce que représente la voie politique incarnée la personnalité de Biram aujourd’hui. Par la suite, Monsieur Biram Dah Abeid s’est dit résolu à poursuivre plus que jamais pour l’instauration d’un véritable état de droit en donnant rendez-vous en 2024. Cet événement de retrouvailles entre le président Biram et la diaspora, a été brillamment animé par Mr Magassa Diabé dit Thomas.

Pour rappel, lors du scrutin présidentiel côté Diaspora – Europe, le candidat BDA est arrivé largement en tête avec environs 1630 voix sur un électorat de 4115 inscrits .

👇Trouvez ci-dessous sa communication destinée à la diaspora, diffusée aux médias :

✅Biram Dah Abeid : NOS ENGAGEMENTS POUR LA DIASPORA

Chers concitoyennes et concitoyens établis à l’étranger, ma conviction, chevillé au corps, est que votre potentiel sur les différents domaine de la vie sociale, économique, politique est culturelle n’est pas exploité à sa juste valeur.

Je constate malheureusement que les autorités mauritaniennes ont mis les braves concitoyens que vous êtes dans des situations administratives et juridiques déplorables. L’absence d’une politique incitative claire, proactive a des conséquences sans précédent sur vos vies emplies de bravoures.

Les Mauritaniennes et Mauritaniens établis au sein de la diaspora sont nos véritables ambassadeurs, nous leur devons respect, protection et une attention bienveillante.

La diaspora est caractérisée par un dynamisme notoire, une productivité, un sens aigu de l’innovation mais également par des liens humains et économiques et sociaux au service de la communauté.
C’est dans ce sens que je me suis engagé lors de la présidentielle du 22 juin 2019 à porter vos revendications sur la place publique. De la question de la double nationalité, en passant par des services consulaires de proximité, sans oublier la promotion de l’investissement de la diaspora, je vousexpose ici les priorités qui vous préoccupent.

L’accés automatique à la double nationalité est un impératif juridique qu’il faut adopter rapidement. Cette reconnaissance doit se faire de façon automatique.

Notre engagement était par ailleurs de mettre en place un solide réseau de services consulaires de proximité qui s’occupera de l’état civil dans son ensemble.

Je porte le projet de création d’un centre de production, dit de proximité, des passeports et cartes d’identité.
La nationalité mauritanienne se transmettra directement par filiation. Il suffit qu’un des parents soit de nationalité mauritanienne afin que ses enfants en disposent de façon automatique même si l’autre parent est de nationalité étrangére.

Afin que l’argent de la diaspora et sa force productive servent au developpement nous proposons la création d’une banques de la diaspora qui financera le developpement local en garantissant des prêts attractifs avec un taux incitatif.

🔹️ Promouvoir l’investissement agricole

🔹️Promouvoir l’investissement immobilier

🔹️ Promouvoir l’investissement dans les équipements
touristiques

🔹️Faciliter le transfert d’argent de la diaspora

🔹️Mettre en place une politique incitative d’investissement dans les différents secteurs de l’économie

Les besoins de la diaspora touchant l’ensemble des secteurs de la vie, je partage avec vous ici nos engagements relatifs à l’implication de la diaspora.

Renforcer la qualité d’accueil dans services consulaires et diplomatiques

Renforcement service état civil dans représentations diplomatiques

■Assurer via la compagnie nationale de transport aérien des rotations hebdomadaire avec des billet moins cher et plus attractif

■Faire de l’immigré un acteur de développement

■Promouvoir l’épargne des immigrés au service du développement du pays

■Création d’une banque de la diaspora

■Faciliter l’accès à la propriété

■Avoir un conseil consultatif des Mauritaniens d’étranger

■Elire le député via la diaspora : élection directe

■Création d un secrétariat d’état du Mauritanien de l’étranger : pour faciliter le retour et création d’entreprise

■Mettre ne place un fonds de solidarité en paralléle des bourses d’études pour l’ensemble des étudiants.

■Baisser les taxes pour les immigrés : faire entrer une voiture, etc……

■Mettre fin aux tracasseries administratives/Faire sauter la limite d’âge pour

■Faire sauter la limite d’âge pour l’accés à la fonction publique afin de profiter de l’expertise de nos ressortissants de l’étranger.

■Signer des accords bilatéraux de transferts des points de retraites à la caisse nationale de sécurité sociale de Mauritanie

■Appui à la mise en place d’accords de coopération bilatérale pour protéger, sécuriser les mauritaniens résidents à l’étranger.

BIRAM DAH ABEID

🔹️Un bref photoreportage :

©️Réalisé par KS pour le BLOG

L’édito – Sofo: IRA-MAURITANIE sur un cas d’esclavage : Vouloir, c’est pouvoir et ça se prouve !

Les militants irréductibles du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE, viennent de prouver encore ce qu’ils savent FAIRE courageusement depuis plus de 10 ans (octobre 2008). Démasquer et marquer à la trace un cas d’esclavage camouflé à Nouakchott avec cette jeune fille originaire de la zone de Bassikinou. Depuis bientôt une semaine, malgré diverses pressions exercées par l’entourage de la présumée esclavagiste annoncée mise en détention ces dernières heures, les vaillants militants IRAOUIS ont suivi ce cas jusqu’aux derniers développements. Nous avons vu un communiqué canon (https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/09/03/encore-un-cas-desclavage-sur-mineure-en-mauritanie-de-lobstruction-a-la-dissimulation/) du mouvement IRA Mauritanie sur l’affaire et également une prise de parole d’alerte du président Biram Dah Abeid actuellement à l’étranger. Les autorités mauritaniennes sous les débuts de règne du président GHAZOUANI, seraient certainement très sensibles et attentives à ce premier cas d’esclavage exposé publiquement dans le pays. Aujourd’hui un certain souffle de renouveau ou d’un semblant renouveau selon certains, serait paradoxal si les pouvoirs publics s’aventurent dans un déni source de crispations et de tensions avec la mouvance antiesclavagiste incarnée par IRA-MAURITANIE. Il est très louable et impératif de vouloir nettoyer les rues Noukchottoises, mais il faudrait aussi secouer les rapports pleins d’ambiguïtés par lesquels certaines familles en milieux ruraux et même urbains, possèdent et utilisent des « bonnes » très jeunes. Les autorités doivent s’intéresser minutieusement aux conditions d’emploi de certains types de domestiques visiblement « très invisibles » ici et là à cause de leur statut camouflé.

KS pour le BLOG