Osons une expression citoyenne pour porter et faire le PROJET BIRAM2019 , le NÔTRE !

À l’entame d’un compte à rebours nous menant à la journée du 21 juin 2019 (Journée du premier tour de l’élection présidentielle en Mauritanie), je réaffirme mon soutien citoyen et humaniste au candidat Biram Dah Abeid. Figure de proue de la résurgence de l’abolitionnisme en #Mauritanie🇲🇷 depuis 10 ans, prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les droits humains, ce leader charismatique porte L’ESPOIR pour l’avènement d’un ordre étatique consacrant en fin LA QUALITÉ DE CITOYEN et l’édification d’une NATION MAURITANIENNE. L’homme loin d’être parfait comme chacun d’entre nous d’ailleurs, s’est engagé plus que jamais par des convictions solides et progressistes que d’aucuns considèrent comme subversives. Convaincu que les divers problèmes qui nuisent et sapent l’Etat en Mauritanie, viennent d’un système clanique et clientéliste de GOUVERNANCE en vigueur depuis de nombreuses années. Ainsi pour lui, si un ordre républicain règne en tte JUSTICE au sommet, une véritable COHÉSION SOCIALE sera promue, les compétences récompensées, l’effort reconnu, le mérite loué, et surtout la médiocrité contenue. Le député Biram Dah Abeid s’est affranchi d’un certain « épouvantail-poison » bien connu chez nous, le prisme d’un communautarisme égocentrique en TOUT.

Osons une expression citoyenne pour porter et faire le #PROJET #BIRAM2019 , le NÔTRE !

Bon vendredi à TOUS

19/4/2019

K.S

Biram DAH ABEID, candidat National Indépendant à l’élection présidentielle en Mauritanie, 2019

🔘

L’épître du salut

Nouakchott, le 25 mars 2019

A. Etat des lieux: mon constat :

Après près 59 ans d’indépendance, notre devise parvient à la caricature de la faillite. L’esprit et la lettre, ne font plus sens, dans les pratiques de gouvernance, surtout dès 1978. Des signes de la banqueroute retentissante, il semble pertinent de relever :

1. La banalité sociale de la prévarication sur fond de favoritisme tribal, ethnique et relationnel, consacre la prévalence aigüe de la fraude et du faux. Les diplômes et les médicaments n’échappent au spectre de l’imposture que rien ne vient décourager.

2. L’institutionnalisation du racisme, à tous les niveaux de l’autorité légale, assure la prééminence multidimensionnelle d’une fraction au détriment de la collectivité. L’épuration ethnique de 1989-91 constitue le point d’orgue de la régression. L’exclusion culturelle, l’assimilation sous la contrainte, la spoliation continuent de marquer le quotidien de certaines composantes de la communauté de destin. D’autres groupes endurent, à un niveau structurel, l’inégalité de naissance. La caste des descendants d’esclaves, en dépit de son poids démographique, cristallise, sans doute l’échec le moins discret de la citoyenneté en Mauritanie.

3. La permanence de la brutalité et de la contrefaçon, comme modes privilégiés d’exercice du pouvoir d’Etat, garantit la solidarité irrationnelle parmi les adversaires de la mobilité et du changement. Il en résulte des indulgences, des avantages et des exonérations, reproductrices de prébende au service d’une minorité auto-cooptée qui esquive le suffrage et défie l’éthique.

4. L’injustice systémique entretient la criminalité en col blanc laquelle se traduit par le détournement des postures d’influence, source de jouissance matérielle et d’emprise sur l’opinion, aux effets quasi irréversibles. Les banques, les sociétés minières, la pêche de gros tonnage, les dérogations fiscales, l’importation, le commerce des hydrocarbures, le négoce des signatures et jusqu’au échelons subalternes de l’administration répondent à la logique et aux finalités du pillage.

5. La destruction des écosystèmes vitaux, par quoi l’humain normal envisage les conditions de sa continuité sur un espace, reflète le stade ultime de la décomposition ; la terre de Mauritanie, dépouillée de sa faune et de sa flore, se flétrit et devient stérile, à cause de politiques publiques où l’ignorance, la négligence et la fureur mercantile compromettent la possibilité d’un avenir.

B. Ce que je compte faire :

1. Redonner vigueur à la devise dévoyée de la République Islamique de Mauritanie : honneur-fraternité-justice: une conférence Nationale sur la cohésion, la justice transitionnelle, la vérité, la réparation et la mémoire s’attachera à clore le legs de l’impunité et de la préférence indue. Le pacte de la renaissance s’attèlera à réinventer un projet de vivre ensemble, sous l’égide de la loi. Il reposera sur un socle de droits universels, au dessus de toute exception, fût-elle justifiée par l’histoire, la modération anesthésiante ou la religiosité. L’humanité des mauritaniens et le caractère temporel de leur coexistence requièrent des ajustements, en vue d’une rupture d’avec le statu quo. Davantage qu’une réforme diluée dans le piège du « laisser le temps au temps », il s’agit d’un saut en avant, d’une dynamique qualitative vers la modernité.

2. Eradiquer l’oppression reçue en héritage. La résolution implique une répartition des responsabilités et primes, selon le mérite mais appelle, aussi, des mesures urgentes de rattrapage, au bénéfice exclusif des victimes par vocation ; scolariser dans des écoles d’excellence, former aux métiers pourvoyeurs de valeur ajoutée, redistribuer les terres, subventionner l’innovation, réhabiliter les langues et cultures reléguées, reconnaitre et célébrer les souffrances de toutes les catégories de victimes, surtout celles des noirs d’ascendance subsaharienne, voici le minimum quant arrive le moment de régler les mécomptes de l’histoire.

3. Procéder à un audit scrupuleux des ressources du pays et des avoirs de l’Etat, avant d’instaurer l’obligation, aux hauts fonctionnaires, de déclarer leurs biens, sur injonction du juge ou d’un quart de la délégation parlementaire, autant de fois qu’il le faudrait. Compte tenu du degré de déconfiture morale et de la propension ambiante à l’échange de complaisances, il y a lieu d’associer, aux mesures de salubrité, la compétence d’étrangers connus pour leur crédit dans le domaine de la transparence.

4. Refonder l’école, adapter la quête de savoir aux besoins de l’existence terrestre. Contre la fabrique de chômage et de qualifications dont l’utilité sociale interroge le discernement, il importe de favoriser l’enseignement qui ouvre au monde, épanouit et offre l’opportunité d’exceller au milieu d’un monde hyper compétitif. La mission commence par l’abrogation du financement accordé aux entités vectrices d’extrémisme et de frustration. Il se poursuit en ambitieux programme de resocialisation de la jeunesse, avec l’acquisition d’aptitudes manuelles, l’éducation à la diversité anthropologique du pays et l’éveil aux arts et sports. La femme n’est pas inférieure à l’homme, que la chose soit entendue, pour de bon !

5. Se résoudre, en vertu de l’évaluation globale, à restaurer la planification économique pour échapper aux servitudes de l’improvisation et du bricolage. L’effort constant se portera sur la formation du personnel enseignant, la construction de salles de classes et de centre de santé en proportion du rythme des naissances, la vulgarisation des énergies renouvelables, l’érection des infrastructures de base et la promotion du logement modique. Il convient de réaffirmer, ici, la tolérance zéro à l’endroit des braconniers, des fauteurs de désertification et des pollueurs du sous-sol. De même, l’élevage et l’agriculture ne sauraient produire de la richesse sur le long terme tant que l’écologie resterait étrangère à l’entendement des élites.

6. Oser un compromis raisonnable entre le peuple et ses défenseurs en armes, un pacte définitif qui fixe les limites à l’intrusion de la force légitime dans la conduite de la politique. Le militaire, garant de la souveraineté et de l’intégrité du territoire, ne se déploie qu’au titre de ses subordination et loyauté, à la représentation démocratique. La Mauritanie ne deviendra une république décente qu’après avoir mis un terme à la confusion fatale entre le prétorien et l’élu. Si le premier se soumet au second, alors, oui, « honneur-fraternité-justice » signifierait, enfin, le meilleur auquel pensaient les pionniers de l’Indépendance. 59 ans et nous revoici mis en demeure, de nous libérer de la domination intérieure, nous libérer des nôtres ! C’est mon dessein pour la Mauritanie !

✅Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE et Candidature BDA 2019

IRA- Mauritanie : communiqué de presse

✅DECLARATION

En Mauritanie, la chasse aux organisations internationales de Droits humains continue

Ce dimanche 17 mars 2019, pour la deuxième fois en l’espace de quelques mois une délégation d’Amnesty International se rendant à Nouakchott a été bloquée à l’aéroport international Oumtounsi de Nouakchott. Cette délégation en provenance de Dakar, formée de Madame Kiné Fatim Diop et de Monsieur François Patuel, se rendait à Nouakchott sur une invitation du FONADH (Forum des Organisations Nationales des Droits de l’Homme). La délégation avait également établi un programme de visites convenues avec les autorités Mauritaniennes.

En effet, le régime mauritanien reprocherait à Amnesty International d’entretenir avec certaines organisations mauritaniennes « extrémistes » des relations de partenariat.

IRA – Mauritanie, attaché au principe de la liberté de mouvement et d’association :
– Condamne vivement les agissements irresponsables et insensés des autorités mauritaniennes contre Amnesty International,
– Exprime sa solidarité avec Amnesty International qui dans l’exercice de sa noble mission fait preuve de grand professionnalisme, et qui est une ong impartiale, crédible et d’utilité publique internationale.
– Exige du gouvernement mauritanien des explications sur ce type d’incidents à répétition qui, de façon considérable, accentuent le discrédit de la Mauritanie, déjà très mise en mal.
– Exhorte le pouvoir mauritanien à reconsidérer leurs relations actuelles avec Amnesty International au grand bénéfice des droits de l’homme en Mauritanie.
– Réitère sa position vis-à-vis du régime mauritanien, toujours sous la coupe ferme du dictateur Mohamed Ould Abdelaziz malgré l’illusion que veulent vendre des sous-marins du système au peuple Mauritanien, soit disant que le pouvoir est désormais entre les mains du subitement juste : Mohamed Ould Ghazouani.

Nouakchott, 21 Mars 2019

La Commission de communication

🔸️Crédit source : Réseau IRA via Facebook

Présidentielle 2019 en Mauritanie : Une circulaire d’information et de mobilisation Rag – Sawab

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Circulaire

Bonjour militants et braves compagnons de lutte. Permettez-moi de vous rappeler quelques conseils qui, je l’espère aideront à mieux exécuter les actions et activités que vous aurez à entreprendre en vue des prochaines élections présidentielles.

Certes, vous vous imaginez que la lutte sera dure mais avec votre conviction, votre détermination, votre sacrifice de toujours, et la justesse de la cause que vous défendez, vous enregistrerez une victoire qui marquera histoire de la Mauritanie de demain.
Dans vos rencontres avec les bases, vous devez aborder la situation politique, économique sociale et culturelle que connaissent les mauritaniens depuis la prise du pouvoir par l’armée et particulièrement au cours de la dernière décennie pour conclure que le pays
a grandement besoin d’un fils qui, par son courage, son sacrifíce, son charisme et son envergure nationale et…
internationale doit le sortir du malheur.

On insistera particulièrement et longuement sur les points fondamentaux suivants :

1) l’objectif principal sera de travailler en vue d’empêcher le passage du candidat du pouvoir au premier tour du scrutin.

2) travailler en vue de faire passer notre candidat parmi les deux candidats en lice au second tour du scrutin
,
3) mener une large et continuelle campagne pour intérioriser dans l’esprit de tous que quand bien même les quatre millions qui constituent la population de la Mauritanie est acquise pour le candidat Biram,, cela n’a de valeur que si toute personne acquise pour Biram peut exprimer son suffrage, d’où l’impérieuse nécessité pour tous de :

a) avoir la carte d’identité nationale

b) s’inscrire sur la liste électorale

c) récupérer le bulletin de vote

D) identifier le bureau de vote

e) aller voter correctement.

4) insister, répéter sans cesse et infatigablement que Biram n’est pas le candidat d’un parti surtout lever l’équivoque ou la confusion que certains veulent entretenir en soutenant que Biram est candidat de Sawab. Or il n’est candidat ni d’un parti, ni d’un groupe, ni d’une tribu ni d’une région mais le candidat de tous les mauritaniens, de toutes les formations politiques et de la société civile .pour finir avec les injustices, le racisme, l’esclavage, la mauvaise gestion, les inégalités, les avantages indus, la mauvaise répartition des ressources nationales.

5) sensibiliser et mobiliser autour d’une Mauritanie Nouvelle dans laquelle chaque citoyen se reconnaît parfaitement.

6) s’organiser en équipes //quartier pour une meilleure réussite du travail de porte à porte

7) observer beaucoup d’ouverture, de patience et de bienséance face aux interlocuteurs.

Nouakchott le 12/03/2019

Oumar Yaly
Ancien ministre, président du pôle politique RAG – Sawab
1
IRA – Mauritanie http://www.biramdahabeid.org /www.iramauritanie.org
http://www.biram2019.com

✅Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Mauritanie/Présidentielle 2019 : le candidat Biram Dah Abeid réagit à l’officialisation de la candidature de Mr Ghazouani

Salam

Voter pour Ghazouani c’est protéger l’affairisme, le clientélisme, le tribalisme, le népotisme et la parentèle, le refus de l’audit du pays…. les écoles « militaires d’exellence » réservées, exclusives, mono-ethniques et mono-colores, c’est voter l’impunité du système clanique de rapine, de contrefaçon, du pillage et du bradage des richesses du pays, c’est voter le blanchiment de la confiscation et privatisation familiale des resources de la Mauritanie, voter Ghazouani c’est faire table rase des crimes économiques, crimes d’esclavage et crimes contre l’humanité, c’est voter pour la reproduction de ses crimes, leur poursuite impunie, c’est voter pour dix années supplémentaires de gouvernance de Mohamed Ould Abdelaziz et sa haine viscérale contre ses opposants, ses bienfaiteurs, c’est voter dix années de plus d’instrumentation de justice, des juges, de la police, des impôts, contre les mauritaniens capables de dire non à l’ignominie, non au mensonge, non à l’injustice, non au vol…
Voter Ghazouani C’est Voter GhazouAziz : ghazou= occupation, Aziz = le chef de l’Etat sortant.
Donc c’est l’occupation encore pour dix ans du pouvoir suprême en Mauritanie par Mohamed Ould Abdelaziz.

À bon Entendeur, Salut.

✅Source : Post Facebook Biram Dah Abeid, ce 2 Mars 2019

La Table Ronde à L’EHESS Paris sur l’abolitionnisme africain au 21ème siècle, photos et récit en brief par notre BLOG.

Ce Samedi 16 février 2019, s’est tenue une table ronde sur l’abolitionnisme africain au 21ème siècle avec comme principaux intervenants, 2 activistes abolitionnistes connus, le président du mouvement IRA-Mauritanie Mr Biram Dah Abeid (député mauritanien) et Mr Ali Bouzou du Niger, secrétaire général de l’ONG Timidria et secrétaire exécutif du Réseau ouest-africain de lutte contre l’esclavage. Dirigée par Mme Catarina Madeira-Santos, EHESS (l’École des Hautes Études en Sciences Sociales), la rencontre tenue au sein de l’Amphithéâtre François Furet a eu un franc succès par la teneur des interventions et l’affluence du public. Dans sa communication, Mr Ali Bouzou a pointé le déni et les contradictions émanant des pouvoirs publics dans son pays et d’autres de la sous-région autour des problématiques liées à l’esclavage. Par la suite le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid, récemment fait Docteur honoris causa par l’UC Louvain en Belgique, a rappelé le difficile cheminement du combat abolitionniste qu’il mène depuis une décennie avec son organisation IRA-MAURITANIE (Toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott). Le leader abolitionniste élu député au parlement mauritanien en septembre dernier, indexe un certain système de valeurs tenu par des segments esclavagistes eux-mêmes soutenus par le pouvoir étatique en place. Il appelle à un esprit de rebelle contre une légitimation de l’esclavage comme mode de vie sous le référent tronqué du religieux . Le Prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les Droits Humains et candidat déclaré à l’élection présidentielle 2019 en Mauritanie, pense que l’engagement politique est un des outils menant à un abolitionnisme efficient à terme. Cet angle de vue de la voie politique dans l’engagement abolitionniste est aussi encouragé par le responsable Nigérien de TIMIDRIA.

Au cours de la table ronde, l’universitaire mauritanien Abdel Wedoud Ould Cheikh a étayé sa communication en commentaires très instructifs sur une certaine légitimation religieuse de l’esclavage.

Lors des échanges avec le public, un focus a été mis sur les récents événements gravissimes liés aux mentalités esclavagistes et féodales en milieux soninkés notamment dans la région de Kayes. En répondant, le président d’IRA-MAURITANIE, réplique que les lamentations depuis ici à l’étranger ne servent pas grand chose sans un engagement courageux de résistance face aux esclavagistes sur le terrain. Par ailleurs il a reproché avec franchise à certains éléments mauritaniens du mouvement GANBANAAXU FEDDE (Mouvement abolitionniste ancré chez les soninkés) qui s’affichent politiquement avec le système étatique alors que ce dernier est le premier défenseur des forces esclavagistes de tous les bords.

🔷️Ici en intervention Mr Ali Bouzou du Niger

🔷️ici le député Biram Dah Abeid, président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE

🔷️Ici Madame Catarina Madeira-Santos (EHESS Paris)

🔷️le Professeur Abdel Wedoud Ould Cheikh, universitaire mauritanien.

🔷️Ici Leila, l’épouse de Biram Dah Abeid

✅Suite en photos côté Assistance :

🖊Récit et photos par K.S pour le BLOG

Conférence sur l’esclavage en Italie : la communication du leader abolitionniste Biram Dah Abeid dans le sénat à Rome.

Intervention de Biram Dah Abeid à la conférence sur l’esclavage au 21eme siècle le 13. 02. 2019 au Senat de Rome (Italie) sur l’invitation de la Fédération Italienne des Droits Homme. La conférence s’est tenue sous le patronage du Sénat et de la Chambre des Députés de la République Italienne.

Les participants sont: Sénateur Alessandro Alfieri , Commission des Affaires étrangères du Sénat Italien ; Antonio Stango , président de la Fédération Italienne des Droits de l’Homme ; Alberto Civica , secrétaire général UIL Lazio ; Francesco d’Ovidio , responsable pour des opérations du Département des droits fondamentaux de l’Organisation Internationale du Travail ; Toni Iwobi , vice président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat de la République ; Nicoletta Pirozzi , responsable du programme de l’Union Européenne de l’Institut des Affaires Internationales et professeur au Département Science Politique de l’Université de Rome III ; Silvia Stilli , porte parole de l’Association des Organisations Italiennes pour la coopération et la solidarité internationale ; Marta Grande, présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Députés ; Lia Quartapelle, Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Députés ; Fabrizio Petri, président du Comité Interministériel pour les Droits de l’Homme ; Giuseppe Maimone, professeur d’Histoire et des institutions d’Afrique et Asie, Département des Sciences Politiques et des relations internationales de l’Université Palerme ; Laura Harth, représentante à l’ONU du Parti Radical Non Violent, Transnational et Transparti.

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=c3ccNRLOqfQ&feature=youtu.be

Source crédit : Réseaux officiels IRA-MAURITANIE.

Esclavage en Mauritanie : la BBC piégée

Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)

✅Note d’alerte

Dah Abeid, candidat tête liste nationale des députés de la coalition Rag-sawab, est arrêté le 7 août 2018, juste avant le déclenchement de la campagne pour les élections législatives et locales. La détention arbitraire, largement condamnée en Mauritanie et dans le monde, visait à l’empêcher d’entrer en compétition et ainsi limiter, dans les urnes, le score de son parti.

A la fin du scrutin, la police politique procède à la sa libération, au terme d’un procès sans gloire ; le plaignant, un écrivassier diffamateur, retire la plainte et regagne l’anonymat de sa condition.

Dès la sortie de prison le 31 décembre 2018, l’élu Biram Dah Abeid reçoit la visite de BBC-Arabic dont il accepte d’être l’invité principal, au programme Noughtet Hiwar, littéralement « point de dialogue ». L’enregistrement de l’émission devait se dérouler sur les plateaux de la chaîne publique, Télévision de Mauritanie (Tvm), déjà loués à cette fin. La date est fixée au 9 février 2019.

Or, la veille, Mahdi Almoussawi, le journaliste réalisateur, auteur et garant de l’accord avec Biram Dah Abeid, retire l’offre initiale. Il vient s’excuser et informer, Biram Dah Abeid, des objections exprimées par le Commissaire aux droits de l’Homme et le Directeur de la Tvm. Tous deux, lui ont fait part des instructions de la Présidence et de Primature en Mauritanie, interdisant l’entrée des studios, au parlementaire Biram Dah Abeid. En conséquence, ils enjoignaient, à BBC Arabic, de « choisir » un représentant du gouvernement comme invité de rechange.

BBC Arabic se retrouve ainsi contrainte d’accepter l’offre impérative où un sombre supplétif du système de domination ethno-tribale vint débiter son homélie de négationnisme, comme d’usage, à l’abri de contradiction.

Ira-M souligne l’inélégance du procédé et sa banalisation alors que le pays se met à espérer une transition non-violente, après 10 années de prédation, de censure et d’arrestations d’opposants.

Avec le concours des bonnes volontés, notamment au sein des média, IRA s’apprête à introduire, auprès de Reporter Sans Frontières (RSF), un recours contre le gouvernement de Mauritanie.

Le geste et ses motifs requièrent l’attention rigoureuse des rapporteurs spéciaux des Nations-Unies et interpelle, autant, la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples.

Nouakchott le 11 février 2019

Le Bureau Exécutif

Crédit source : Réseaux officiels IRA via Facebook

Un ancien wali porte une initiative dénommée « Coalition Biram Dah Abeid président 2019 »

Ancien gouverneur (wali) et militant de la cause des Harratines, Ahmedou Vall Messaoud vient de lancer une initiative baptisée « Coalition Biram Dah ABEID Président 2019 », à quelques encablures de l’élection présidentielle de 2019.

L’initiative a été lancée dimanche 13 Janvier. Ahmedou Vall Messaoud s’en explique : « Biram est porteur d’un grand espoir et c’est aussi un homme de courage comme il l’a montré. Nous pensons qu’il est temps, après 59 ans d’indépendance, que nous ayons un Président de la République descendant d’esclave ».

De son côté, Biram Dah ABEID, qui a déjà déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 2019, s’est dit se réjouir de cet acte posé par l’ancien gouverneur Ahmédou Vall Messaoud.

« Je rends hommage à mon grand-frère qui a toujours eu une position claire, digne et indéfectible, même du temps, où il était gouverneur. M. Ahmedou Vall Messaoud, je lui rends hommage d’avoir pris cette initiative pour rassembler autour de lui des personnalités indépendantes, des électeurs et des grands électeurs pour contribuer au changement pour lequel nous nous sommes toujours sacrifiés et qui doit avoir lieu en 2019 ».

©CRIDEM / (14 Janvier 2019)

Soucre crédit : cridem.org

Libération de deux prisonniers d’opinion en Mauritanie ou l’épilogue d’une imposture

I. Les premières heures

Le 31 décembre 2018, la cour correctionnelle de Nouakchott-sud, tentait de juger le député Biram Dah Abeid et son co-détenu Abdallahi Houssein Messoud, en présence d’une foule nombreuse en grande partie constituée de militants et sympathisants de l’ONG anti-esclavagiste Ira-M. 30 avocats bénévoles, dont le bâtonnier du barreau national et plusieurs autres ténors, constituaient le collectif de conseil et de défense des prévenus.
Dès l’ouverture de la séance, Biram Dah Abeid questionna le président du tribunal : « savez-vous que je suis un député à l’assemblée nationale de Mauritanie » ? Le juge répondit : « il n’est un secret pour personne que vous l’êtes, honorable député ». Biram repliqua : « Alors monsieur le juge, vous n’êtes pas habilité à me juger tant que mon immunité parlementaire prévaut ».
Et les avocats, un à un, de démontrer le précédent peu glorieux, qu’un élu du peuple, en plein mandat, se retrouve dans le prétoire, avant la levée de sa protection. L’article 50 de la constitution de la république islamique de Mauritanie, est sans équivoque à cet égard. Malgré les démonstrations claires et pertinentes des avocats, d’une durée de quatre heures d’horloge, le président de la cour, se plia aux injonctions du représentant du ministère public ; ce dernier prenait de temps à autre la parole, pour justifier la légalité, selon lui, de pouvoir entendre un député sans devoir, au préalable, le dépouiller de son immunité.

II. Les arguments

Le député Biram Dah Abeid et son co-détenu Abdallahi Houssein Messoud se retirèrent en compagnie des avocats, pour concertation. A leur retour dans la salle d’audience, Biram prit la parole, remercia la foule, les défenseurs et déclara : « Monsieur le président, monsieur le procureur, madame et messieurs les avocats, moi Biram Dah Abeid, député du peuple mauritanien, élu sous les couleurs de la liste nationale du parti Sawab:

– Ma détention a été motivée, entre autres objectifs, par la détermination du bloc hégémonique, gouvernant le pays, à m’empêcher de faire campagne et d’être élu ;

– L’appareil judiciaire en Mauritanie a été totalement soumis à la volonté et aux caprices du Chef de l’Etat Mohamed Ould Abdelaziz et ce dernier l’instrumentalise sans vergogne, contre ses adversaires politiques, à l’instar des deux hommes d’affaires Mohamed Bouamatou, Mohamed Debbagh, du compatriote Moustapha Limam Chaffii, du sénateur Mohamed Ould Ghadda et de ses collègues, des journalistes indépendants, de moi-même et des militants des droits humains, membres de notre association ;

– Le juge, devant nous, a émis l’intention claire et outrageante, d’ignorer le principe universel de l’immunité du parlementaire et ce, aux fins de satisfaire aux contraintes d’un agenda de règlement de comptes contre les opposants ;

– Le mandat à moi confié par les électeurs procède d’une légitimité singulière, celle de suffrages en faveur d’un candidat gardé en cellule, lequel ne put même voter ;

– En conséquence, je déclare récuser la constitutionnalité et l’aptitude de cette cour à m’imposer sa compétence.

– Ainsi, les membres de la juridiction ici présents ne verront désormais que mon dos ; j’agis ainsi pour défendre la sacralité du choix du peuple et l’immunité en péril de mes collègues députés ».

III. Le dilemme

Enfin, Biram Dah Abeid demande, aux avocats de la défense et à la foule, de bien vouloir se retirer, le lieu n’étant plus une enceinte pour dire la loi, mais au contraire l’occasion de la mieux violer et piétiner.
La salle désormais sans public, le détenu s’isola dans un bureau, attenant. Le président de la cour lève alors la séance et envoie deux élus, au député, dans l’espoir de le convaincre d’accepter de revenir dans la salle, en contrepartie de quelques concessions du parquet, notamment sur certaines allégations de la pseudo-partie civile.
Le député refusa les formules de compromis et exigea la levée de son immunité parlementaire avant de se présenter, humblement, devant l’honorable cour, en qualité de simple citoyen. De concert, le président du tribunal et le procureur de la république, refusèrent cette faculté, pourtant la seule prévue dans la constitution. Un conflit ne tarda à opposer les deux approches :

1. Le procureur de la république préconise que le député soit traîné par la force de police – donc l’usage de la contrainte physique – à l’intérieur de la salle et y être maintenu, jusqu’à la fin du procès.

-2. Le président de la cour refuse, au motif d’un précédent d’août 2015, lorsque Biram Dah Abeid était invité à comparaître, en appel par le tribunal d’Aleg ; il avait récusé l’instance, au grief d’incompétence territoriale et, ainsi, refusé de quitter la prison pour rejoindre la cour. La juridiction le condamnait alors en dépit de son absence, sans jamais le forcer à venir…

IV. Le système cède

Devant l’impasse, un coup de théâtre intervient : inspiré par l’on ne sait quel éclair de discernement, le pseudo-journaliste Deddah Abdallah, retire sa plainte.
La cour reprend son monologue, dans une salle déserte et rend un « jugement » qui « condamne » Biram Dah Abeid et Abdallah Houssein Messoud à 6 mois de prison dont 2 fermes. Le même soir, les deux recouvrent la liberté.

V. Observations

1. Au delà de l’emprisonnement et des péripéties d’une justice aux ordres, il relève de l’évidence que le pouvoir du moment prépare l’opinion à la fatalité d’une confrontation entre les deux groupes protagonistes historiques de l’esclavage, en l’occurrence les Bidhane et les Hratine. Des agents provocateurs, par des messages diffusés sur les applications de messagerie et au travers des réseaux sociaux, travaillent à fertiliser, partout, les semailles de la haine. La « marche contre le racisme » que l’Union pour la république (Upr-majorité présidentielle) projette d’organiser au début de l’année 2019, donnera le signal de la revanche.

2. Le système de domination, face au cumul, voire à l’embouteillage des revendications d’égalité et de citoyenneté, cherche l’occasion de frapper un coup magistral, afin de justifier le régime d’exception et différer l’alternance au sommet de l’Etat. Tel est le calcul que chacun doit défaire, décourager et anéantir, pendant que le temps permet encore la lucidité de l’anticipation. Ira-M appelle les mauritaniens, de toute obédience, à désamorcer le piège, dans l’unité, la revendication pacifique et l’ouverture à l’Autre, pour l’avènement d’une Mauritanie du droit, enfin émancipée de l’impunité. Il n’y a de paix viable dans l’injustice, comme il n’est de libération à l’ombre du déni.

Commission Communication
Nouakchott le 2 janvier 2019.