✓Des activistes et acteurs de la société civile formés sur l’esclavage moderne, l’Etat de droit et le plaidoyer

Quinze participants, issus de onze organisations de la société civile et des activistes prennent part depuis ce vendredi matin à Nouakchott et ce jusqu’au 31 juillet, à un atelier de formation des activistes et acteurs de la société civile sur l’esclavage moderne, l’Etat de droit et le plaidoyer. Cet atlier est organisépar IRA-Mauritanie, en partenariat avec Free the Slaves (FTS). Les quinze participants et le panel d’experts aborderont entre autres thèmes la situation mondiale de l’esclavage: (types d’esclavage moderne, causes de l’esclavage moderne), l’identification des exemples d’esclavage moderne en Mauritanie ainsi que les engagements juridiques de la Mauritanie. Au cours de cet atelier, il sera défini l’esclavage moderne en Mauritanie, ses causes et conséquences. Les conventions internationales et la législation nationale protégeant les groupes marginalisés ou vulnérables contre l’esclavage moderne seront abordées. Les participants vont connaitre le cadre juridique de l’engagement de la Mauritanie à lutter contre l’esclavage.

Par ailleurs, le rôle des acteurs de la société civile et des activistes dans l’éradication de l’esclavage moderne sera examiné.Les connaissances et la compréhension de l’importance d’un Etat de droit, l’accès à la justice et la prévention et l’éradication de l’Esclavage moderne des participants seront renforcées.

A l’ouverture de la rencontre, le conseiller du président de IRA Mauritanie, M.Nourredine Ould Semette, a mis en exergue l’importance de cette rencontre et l’intérêt que son organisation porte à ces thématiques. Il a rappelé les actions engagées par son mouvement et son président, Biram Dah Abeïd pour mettre fin à ces pratiques non sans exhorter les participants à plus d’assiduité et de participation. Enfin, M. Ould Semette a convié les participants à mettre à profit les connaissances qu’ils vont acquérir au cours de cet atelier.

De son côté, le coordinateur de Free the Slaves (FTS), M. Dame Ba s’est félicité de la tenue de cet atelier avec le second partenaire de son organisation. Après avoir souligné l’importance de cet atelier destiné aux acteurs de la société civile et des activistes, M.Ba a rappelé les objectifs assignés à sa structure fondée en 2000 et la vision de combattre l’esclavage moderne. Il a fait part à l’assistance de chiffres effroyables: 40 millions de personnes réduites à l’esclavage moderne. Dès lors, la mission de FTS est d’accompagner les gouvernements et les missions pour mettre fin à ces pratiques. M. Dame Ba a félicité le gouvernement mauritanien pour ses engagements et les efforts déployés pour lutter contre l’esclavage moderne. A l’appui, il a évoqué l’arsenal juridique, la criminalisation de l’esclavage, la constitution de trois tribunaux, la mise en place de brigades de mineurs, la tenue à Nouakchott d’un forum intetrnational sur l’esclavage moderne. Dame Ba passera au peigne fin l’adhésion de la Mauritanie à l’Alliance 8 .7 et l’élaboration d’un listing de 44 travaux dangereux par le ministère de la fonction publique. Il a enfin adressé une mention spéciale aux autorités étatiques. Il a loué l’engagement des onze organisations de la société civile mauritanienne dans l’Alliance 8 .7.

Free the Slaves est une organisation non gouvernementale internationale et un groupe de pression, créée pour faire campagne contre la pratique moderne de l’esclavage dans le monde.

© Via lecalame.info http://lecalame.info/?q=node/13589

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✓Ma rencontre avec Mariam Rajawi et son équipe | Le député BDA, candidat à l’élection présidentielle 2024 en Mauritanie.


Relation de voyage, 28 juillet 2022

Quelle belle rencontre, à Tirana, capitale de l’Albanie !! Au cours d’une visite hélas trop brève, je me suis entretenu avec un groupe d’activistes iraniens et leur leaders, Maryam Radjawi, musulmane, démocrate et cheffe de file de l’opposition à la théocratie des clercs chiites en l’Iran. Personnalité d’avant-garde dans un pays central de l’Asie, sa lutte et la rançon éprouvante que ses camarades et compagnons de route acquittent sur la voix de la démocratie, m’ont inspiré :

Elle poursuit le noble dessein de tarir, voire d’annuler et de réparer la tromperie de l’intercession et du vicariat autoproclamé, sur le devenir des sociétés et des États en terre d’Islam ; les livres saints du monothéisme, le Coran, la geste du prophète (Psl) et la sunna authentique, ne prévoient ni recommandent, l’adoption et l’instauration par la contrainte, d’un régime de jurisconsultes, au-dessus de la volonté du peuple, même s’agissant du culte. Quant à l’imposition d’une autorité de messie pour s’assurer la conduite de la vie réelle d’une collectivité, l’expérience de la métaphysique égarée dans le monde n’a jamais produit que la médiocratie, la corruption, l’inégalité débridée et une violence tous azimuts. L’exercice du gouvernement profane offre, à l’inverse, la faculté du changement dynamique, sur la base du débat, de la médiation et du consentement par les urnes. Ainsi, en termes de technicité, de rendement, d’éthique et d’ingénierie du compromis grâce à la réversibilité périodique du vote, la matrice gréco-latine de la politique, devient le jaillissement d’une universalité si puissante qu’elle bouscule et terrasse, chaque année, princes, rois, despotes et tartuffes ; la rationalité du projet, son ouverture à l’Autre et sa vocation à économiser le sang des citoyens creusent la différence d’avec les tyrannies dévotes ou celles dont le délire se prévaut de la nécessité de l’histoire. A moins de se voiler la face, au nom de la fierté, du complexe ou en vertu du déni, aucune alternative, pratique ou morale, n’ose plus concurrencer la démocratie et la primauté des droits de la personne. Face à tant d’évidence, les officines de l’obscurantisme tardent, peine perdue, à déposer les armes. Maryam Radjavi, avec la constance, la sincérité et la résolution qui la singularisent, leur montre la porte de sortie…

Le parcours de l’illustre dame nous raconte un autre récit de l’Islam et de l’espèce humaine, où la femme n’est plus l’appât de Satan, la ménagère à perpétuité, l’objet réifié du désir, la proie des prédateurs-pédophiles. Dans l’univers de Maryam Radiawi(bien qu’elle couvre ses cheveux et ne serre pas les mains des hommes), ne subsistent l’obligation de se masquer, l’interdiction de saluer les hommes, encore moins la honte du corps ou de tout accoutrement décent. L’idée morbide et nihiliste de la pureté n’y a pas sa place. Cette meneuse pétrie de la connaissance du passé ne l’ignore – non sans en tirer une infinie réserve de patience – « tout empire périra », titre et constat du mécanicien des relations internationales, feu Jean Baptiste Duroselle. Comme le prestigieux pédagogue des études de diplomatie critique, elle ne sacrifie à l’impatience car sa constance démystifie le temps et le dompte. Elle se souvient des satrapies orientales, de Gengis Khan, de Tamerlan, de la lignée des Darius, des croisades et de la guerre civile parmi les musulmans, durant la succession du Prophète (Psl) mais aussi de la traite négrière, du génocide des Indiens, de la colonisation, de la Shoah et du Goulag.

Elle sait que les avortons de Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, Saddam, Khomeiny, Kadafi, Pieter Botha, grandissent autour de nous, souvent discrets, jusqu’à la révélation de leur nuisance, d’abord sous les applaudissements de la foule, avant le règne de la peur et le chant, de milliers de gorges, à la gloire du génie sauveur. Les tyrans annoncent toujours l’exploit du bonheur à portée de tous et quand ils ne parviennent à le garantir assez vite, ils en promettent la jouissance post-mortem. Un pouvoir qui vend le paradis à sa population signe, d’emblée, l’attestation tragique de son insuccès à venir. Il faut l’achever, tandis qu’il tâtonne et balbutie. Pareille prudence nous dicte de rétrécir le temps voué à la délibération de sa chute. D’ailleurs, partout, quelle que soit l’époque, le bon sens nous enseigne la vanité de battre le fer, à froid.

J’ai appris la leçon, de Maryam Radjavi et me suis soudain souvenu de la Mauritanie et de son rapport à la mémoire de l’esclavage. Jadis, les marabouts indiquaient, à nos aïeuls, l’ornière à suivre, dans le sillage du maître, afin de mériter la récompense de Dieu, en somme l’éternité au séjour des justes. Aujourd’hui, les descendants de la même caste d’oppresseurs et leurs ouailles hypocrites nous expliquent combien seule la piété et la modestie permettent l’émancipation vertueuse auprès de Dieu. Voici deux propositions en apparence conflictuelles ; chacune se réfère à une doctrine unique mais, a contrario, leur conclusion diffère, selon les intérêts du plus fort. Qui trompe qui et pendant combien de temps ? Bref, peu importe l’ironie de l’exemple, la profession de pompier-pyromane recèle d’innombrables opportunités d’escroquerie sous nos tropiques. Hélas le maniement partisan de la religion comporte le risque d’une performance de masse dans le domaine de la tuerie.

A Tirana, aux côtés de l’héroïne Maryam, je visitais le quartier Ashraf 3, construit par les réfugiés iraniens. Le musée des martyrs du combat contre les dictatures du Shah Pahlevi et de Khomeiny me révélait le panache et l’insolence du rêve d’une république laïque d’Iran. Là, je me sentais serein, à l’abri du sexisme, du takfir, de la pensée magique et des réflexes du recours à la brutalité, devant la moindre contradiction. Alors, ainsi instruit à la source du courage, j’ai observé de haut l’article 306 de notre code pénal et sa clause de non-repentir. A nouveau, je me promis de l’abroger, autant que le socle législatif de l’impunité, la fameuse loi d’amnistie, conçue en 1993, au bénéfice des tortionnaires, et des préposés à la potence. Finies les complaisances électoralistes, les indulgences de circonstance et les compromis lâches ! L’injustice sédimentée appelle la refondation du contrat social.

Maryam Radjavi a confirmé mes audaces et raffermi ma volonté au service de l’idéal d’une existence de labeur, de diversité, de partage, de joie. Il me réjouit que sous son commandement, l’organisation Mujahidine Khalgh et le Conseil national de la résistance puissent renoncer, définitivement, à l’usage des armes. Et si désormais, la non-violence nous réunit. Il n’est de levain plus fécond.


Biram Dah Abeid
Député Mauritanien
Candidat aux élections présidentielles de 2024.

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● Nouakchott 4 juillet 2022 | La communication du Député BDA

~Élément médias via FB blogueur Samba Diagana

Conférence de Presse du Député Biram Dah Abeid

👉🏿Date : Lundi 4 juillet 2022

👉🏿Heure : 12h

👉🏿Lieu : Siège IRA à îlot K

● Thématique:

1- Mise à mort du dialogue politique national et enclenchement unilatéral d’un processus électoral


2- Imbroglio et Consequences du vide juridique et constitutionnel toujours entretenu au détriment du droit fondamental et constitutionnel à l’association et cadre politiques.


3- Appel visant le règlement urgent du vide juridique et constitutionnel consécutif à la suspension de la loi sur les partis politiques; cet état de fait pouvant mettre en péril le sens du multipartisme et le droit du citoyen de choisir entre programme de société; le parti RAG, toujours non-reconnu, représentant depuis plus d’une décennie l’un des deux choix présidentiel du collège électoral mauritanien.

La commission de la communication (relais médiatique du député)

● Rétro 12 juin 2021 : Le leader abolitionniste mauritanien auprès des déplacés victimes d’esclavage par ascendance au Mali.

Rétro – Bamako Mali 12 juin 2021 | La communication du leader d’IRA 🇲🇷 lors de sa visite aux déplacés victimes de l’esclavage par ascendance. Une prise de parole historique par laquelle le député mauritanien Biram Dah Abeid interpelle les élites africaines sur les manquements historiques concernant l’engagement contre l’esclavage intra-africain.

● Place : Cité des enfants.

©️ Source média page Bamako Bamada

🟥 Liens utiles : 👇🏼 la pétition sur l’affaire de 4 pères de famille anti-esclavagistes tués à Djandioumé le 1 septembre 2020
https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

http://rmi-info.com/entretien-de-rmi-avec-koundou-soumare-de-ganbanaaxun-fedde/

✍️🏿 KS pour le BLOG

✓Biram Dah Abeid : « ce dialogue risque d’être une redite de celui d’Aleg 1958 entre féodalités des communautés »

Ce lundi 30 mai 2022 à Nouakchott, le député national Biram Dah Abeid et leader abolitionniste de l’ONG IRA Mauritanie a tenu un point de presse devant différents organes médiatiques.

~Ci-après l’élément communicationnel sur les thèmes abordés :

« 🟦 À la presse

Nouakchott, le 30 mai 2022
A la presse participant à la conférence de presse animée cet après-midi du lundi 30 mai 2022.

Les axes :

1. Les revendications populaires et les solutions répressives ;

2. Le martyre des prisonniers de Rkiz à Rosso, perspectives et défis

3. La prise de conscience collective et les exigences de la citoyenneté : le choix de la fermeté, dans les questions sécuritaires, et la dureté des procédures judiciaires constituent-ils une solution viable et durable ?

4. Des arrestations récurrentes dénotant d’un ciblage de l’opinion politique et de pensée.
Les lois réprimant l’atteinte aux symboles nationaux et celles liées aux crimes cybernétiques, la loi sur le terrorisme, ne sont-ils, dans les faits, qu’un moyen pour faire taire les hommes et femmes aux opinions politiques et idéologiques contredisant celles du pouvoir ?

5. La poursuite des pratiques esclavagistes : quelle importance accordée aux lois et pédagogies luttant contre le phénomène si l’on continue à échapper à la loi : Vella Mint Mahmoyd (8 ans), avec l’aide de l’organisation IRA frappé à la porte de la liberté à travers le commissariat de police de l’arrondissement de Dar El Barka dépendant du tribunal d’Aleg. .
– Les voix des mineurs issus de milieux sociaux défavorisés étouffés depuis des siècles : l’icône Almalouma Mint El Meidah, et Saadani Mint Khaitour qui font face au statu quo social : Noyer les voix de ceux qui réclament justice dans des concepts tels que « le sectarisme « et « l’ingratitude envers les groupes dominants » peut-il stopper cette volonté d’arracher les droits et consacrer la pleine citoyenneté ?
– Le dialogue et les concertations politiques : l’histoire se répétera-elle, en rééditant le congrès d’Aleg de 1958, avec un dialogue où seuls les groupes dominants ont voix au chapitre, et se limitant aux groupes communautaires et raciaux ?
– Quelle message derrière l’incident d’Atar ? L’aile des faucons dans le pouvoir du président Ghazouani ont-ils réussi à remplacer l’apaisement, comme choix stratégique, par la résurgence de la crise politique ?

La Commission de communication d’IRA »

Au cours de cette prise de parole, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 a largement abordé les thèmes du jour. Ainsi il exprime ses réticences sur le dialogue en gestation entre le pouvoir et certains milieux politiques et sociaux. Tout en espérant qu’il y ait une réussite à l’issue, il estime que ce conclave annoncé exclut les franges déshéritées incarnées par son courant politique et social. Il compare l’événement à un « Congrès d’Aleg bis » , en référence au Congrès d’Aleg de 1958 entre ténors politiques communautaires du pays pour la fondation de la nation mauritanienne. Notant que ce serait un dialogue entre les féodalités de différentes communautés.

À propos de l’incident survenu à Atar il y a quelques jours lors de sa rencontre publique avec ses partisans, il déclare que : « L’incident d’Atar nous indique que la récréation est terminée, l’apaisement n’est plus de mise…, l’ancienne méthode forte et agressive semble revenir par de faucons autour du président Ghazouani« 

✍🏾KS pour le BLOG

✓Le Parti RAG | Partis et Ongs face au cloisonnement ethnique en MauritaniePetite chronique de l’exclusion

~~Parti pour la Refondation et l’Action Globale (RAG)

Partis et Ongs face au cloisonnement ethnique en Mauritanie
Petite chronique de l’exclusion

23 Mai 2022




1. Au lendemain de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2019, annonce commise de manière jusqu’ici inconnue des Mauritaniens, le rassemblement ayant porté la candidature de Biram Dah Abeid décida de reconnaître le verdict des urnes, en dépit des signes évidents de son tripatouillage. Entre autres soutiens, le parti Refondation pour une Action globale (Rag), déjà interdit à l’époque, sera le plus prompt à promouvoir l’apaisement, non sans succès, d’ailleurs.

2. L’atmosphère de surchauffe sociale et de scepticisme quant à la crédibilité des chiffres et du classement des candidats selon le nombre des voix, dictait le choix du dialogue et de la concertation, envers et contre les tentations de la révolte de rue. Quelques semaines après le retour au calme et la libération des manifestants, s’ouvrait une ère de collaboration, sur les dossiers épineux, tels la non-reconnaissance de formations politiques et d’associations de la société civile, malgré leur poids, respectivement confirmé dans les urnes et en termes de présence sur le terrain des luttes de la citoyenneté.

3. Afin de mener, efficacement, la campagne de normalisation de l’opinion et du retour à la régulation pacifique des contentieux, le pouvoir accordera, à la mouvance précitée, la liberté de mouvement sur l’étendue du territoire, avec la faculté d’entreprendre des activités de mobilisation et de formation, sans subir de contrainte, aucune. Ainsi, profitant d’un climat d’entente mutuelle, les activistes de Rag et de l’Initiative de résurgence abolitionniste (Ira) se sont mis à sillonner le pays, en toute quiétude. Lors de ses déplacements, le député Biram Dah Abeid bénéficiait de l’accueil des autorités de l’Etat et suscitait la présence des journalistes de média publics. Tout allait au mieux, la confiance retissée prenait forme et la perspective d’une anticipation de crises postélectorales se précisait. Récemment, en avril et mai 2022, les mêmes délégations effectuaient une mission de nature identique dans les capitales régionales du Trarza, du Guidimagha, du Gorgol, de Dakhlet Nouadhibou, et de l’Inchiri ; pas une autorité administrative ou sécuritaire ne le gênera, durant leur parcours. Les attitudes de confrontation et de règlements de comptes paraissaient soudain passées de mode, pour ne pas dire en situation de caducité.

4. Cependant, à la sixième étape, en l’occurrence Atar, chef-lieu de la wilaya de l’Adrar, que les forces de l’ordre investissent le lieu de la réunion de Rag, avant d’y arracher, hors préavis, la banderole de l’évènement. Biram Dah Abeid, ses collaborateurs et les adhérents et sympathisants se trouvaient dans la la salle, d’où ils assistaient à l’intrusion. L’acte, outre son imprudence au milieu d’une foule de militants, dénote, aussi, le manque de respect, en sus de la provocation ; les commanditaires venaient de créer un incident de nature à annuler le processus de dépassement des écueils, par la négociation. Quelle est la particularité d’Atar et pourquoi seulement maintenant ? Qui est l’auteur de la décision et quels en sont les motifs.

5. Le Bureau exécutif du parti Rag s’alarme de la manière dont l’honorable Biram Dah Abeid fut traité, surtout en concomitance à un regain d’incitation à la violence, qui visent sa personne et la légitimité de son combat, comme s’il fallait neutraliser les deux, à la veille de la convocation du collège électoral, en octobre 2023. L’année suivante, la population élira le Président de la République et Biram Dah Abeid ne fait mystère de son ambition.

6. A cet égard, le Bureau exécutif rappelle, à l’ensemble des Mauritaniens la résolution sans réserve de Rag à poursuivre son travail de persuasion, au plus près de nos compatriotes et des partenaires stratégiques, afin d’expliquer et de rendre à portée de suffrage, le projet d’une rupture salutaire d’avec l’ère des compétitions fermées, de la fraude, de l’impunité et des privilèges de naissance. La réalisation de l’objectif multidimensionnel d’une Mauritanie enfin émancipée du statu quo de la domination, requiert l’exercice de la responsabilité au sommet de l’Etat. Parmi les échelons importants qui y mènent, Rag et ses alliés briguent la victoire aux scrutins de renouvèlement des députés et des conseillers de mairie et de région. Nul ne parviendra à les en exclure, à moins de devoir suspendre le droit, en premier la Constitution !

7. Rag ne cherche pas à aggraver la déception du peuple, face à l’échec de la lutte contre la corruption et les faux diplômes au sein de la fonction publique, pas plus qu’il ne souhaite déclencher un vaste mouvement de résistance aux expropriations foncières dont se plaignent tant de nos compatriotes, notamment au sud. Chacun de ces défis sera traité, le moment venu et sans heurts, grâce à notre expertise en matière de résolution des conflits. Nous sommes la force émergente de l’anticipation et de la médiation, qui s’adosse à vos bulletins de vote, en vue de construire une nouvelle majorité au service de l’égalité et du mérite. Les travailleurs manuels des villes, paysans, étudiants, braves mères de famille, les étudiants et la jeunesse désargentée et triste ont besoin de Rag, lequel constitue, dès lors, une partie de la solution, si ce n’est son socle.


Le Bureau Exécutif

✓IRA Mauritanie | Mauritanie : du deux poids, deux mesures à l’instigation de la discorde

Initiative Résurgence Abolitionniste (IRA)

Mauritanie : du deux poids, deux mesures à l’instigation de la discorde

Note d’alerte

17 mai 2022

1. Depuis une semaine, une vidéo circule sur les réseaux sociaux où un sieur Khattri Ould Djé, réclame l’emprisonnement du député Biram Dah Abeid et de monsieur Samba Thiam, leader des Forces progressistes du changement (Fpc), ex- Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam). La séquence, très provocatrice, suscite l’indignation dans les milieux défavorisés, en particulier les descendants d’esclaves noirs, d’origine subsaharienne. Beaucoup de jeunes issus de ce terreau réagissent mal au discours car l’auteur y humilie la communauté des Hratine, qu’il prétend soigner, nourrir et préserver du règlement de la Diya, la compensation légale de l’homicide.

2. C’est dans ce contexte de libération de la parole réactionnaire, que Mohamed Yislem, né en 1985 à Rosso, réagira aux déclarations du susdit, non sans en démentir les allégations, arguments, accusations et incitations à la violence de caste. Le samedi 14 mai 2022, à 10 h, Mohamed Yislim est capturé par des policiers du commissariat de Elmina 3 (commune populaire de la capitale), en uniforme. Il y reste 24 heures, avant le transfert vers un lieu non identifié, selon son père qui le cherchait, partout.

3. Le dimanche 15 mai, le détenu, sur injonction des ravisseurs, appelle son géniteur et l’informe de sa présence au commissariat de police 1 de Tevragh Zeina (commune résidentielle de Nouakchott) ; il demande, aux siens, de lui apporter son téléphone (sous réquisition des Renseignements) et des vêtements de rechange. D’emblée, les agents de faction refusent la rencontre des deux puis se ravisent et décident d’assister à l’entrevue. Quand le père revient porteur de la nourriture au fils, ses interlocuteurs refusent de réceptionner le repas.

4. Mohamed Yislim, rejeton de famille servile croupit en prison, à cause de ses idées et rêves d’émancipation tandis que son contradicteur, fils de famille féodale, reste à l’abri des poursuites, malgré la virulence de ses mots. En Mauritanie, il semble que la définition de l’extrémisme et de l’appel à la haine n’inclut que les propos imputables aux cadets sociaux. Le reste de la population se considère à l’abri et au-dessus des lois contre la discrimination et la stigmatisation. D’ici-peu, si la tendance se confirme, la contestation de l’esclavage et du racisme deviendrait un délit, en soi.

5. Face au regain de tension, entretenu de l’intérieur des factions suprématistes du pouvoir, l’apaisement et l’ouverture prônées par le Président de la République depuis l’alternance de 2019, se trouvent désormais en situation de péril. La cohésion du pays ne cesse de se dégrader, alors que l’insécurité et l’instabilité régionales mettent en danger, nos citoyens, y compris aux frontières nord et est. Tant d’amateurisme des politiques publiques, de faux diplômes, de nominations complaisantes et d’attributions de marchés à des notables sans assise saine, ont nourri et entretenu l’arrogance de la médiocratie installée au cœur de l’Etat. Pour durer, s’enraciner et même prétendre à quelque utilité, la classe redoutée des dirigeants de la Mauritanie, sous l’injonction des moyens-passables-incompétents, a besoin d’attiser les tensions, sur la base de l’identité. Ainsi, prend-elle en otage le sommet de l’administration, ses échelons subalternes et une fraction conséquente de l’opinion. Il n’est pas exclu que les forces obscures préparent une déstabilisation à grande échelle, d’où la présente alerte, à l’attention du Président de la République et de ses proches collaborateurs. La mise en garde s’adresse, également, à l’ensemble des députés et aux organisations de la société civile.

Nouakchott le 17 mai 2022
Le Bureau Exécutif

✓Le parti RAG et alliés suspendent leur participation aux séances préparatoires du dialogue | Al-Akhbar

🔴 Al-Akhbar (Nouakchott) – Le pôle « Alternance démocratique », l’un des pôles d’opposition participant au dialogue, a décidé de se retirer des séances auxquelles il participait depuis sa création, en signe de protestation contre ce qu’il a qualifié de « provocations » contre l’ancien candidat présidentiel Biram Dah Abedi.

Le leader du pôle d’opposition et chef du parti Rag (en cours de constitution), Omar Ould Yali, ont confirmé dans un communiqué à l’agence de presse qu’ils avaient décidé de se retirer de ces séances jusqu’à nouvel ordre.

Le pôle comprend le Parti Sawab représenté au Parlement par trois députés, dont Biram Dah Abedi, le Parti Rag (en cours de constitution), et l’aile Manifeste des Haratines dirigée par Ould Hindia.

Le Président Omar Yali a déclaré que le pôle considérait que les justifications fournies pour la prise d’assaut par la police de la réunion du congrès du parti dans la ville d’Atar n’étaient pas convaincantes, car le parti avait auparavant tenu plusieurs autres congrès régionaux sans faire l’objet d’aucun harcèlement.

Ould Yali a ajouté : « Il était également possible d’avertir de ce qu’ils considéraient comme un avertissement sans utiliser cette méthode provocatrice. »

Ould Yali a souligné que ce qui s’est passé contredit ce qu’ils avaient convenu avec le président Mohamed Ould El Ghazouani, et en conséquence ils ont décidé de se retirer des sessions de dialogue national.

🟦~Nouadhibou 🇲🇷 – 27 avril 2022 | La communication du président des réseaux IRA Mauritanie, le député BDA. [vidéo]

©️ Élément Vidéo par le blogueur SD



C’était à l’occasion du dixième anniversaire de l’incinération de manuels religieux qui soutiennent l’idéologie esclavagiste. Dans l’après-midi du 27 avril 2012, le leader abolitionniste mauritanien et ses camarades mettaient un rude coup subversif à cette idéologie religieusement et socialement ancrée par des livres datant de plusieurs siècles. Ces livres considérés comme l’équivalent du code noir négrier, font la légitimation d’une criminelle entreprise de mise en esclavage en masse de populations dans nos zones d’Afrique de l’ouest. Le récipiendaire du Prix onusien 2013 pour son militantisme droit-de-lhommiste pacifique, avait été emprisonné et certains milieux extrémistes défenseurs de l’ordre social esclavagiste avaient appelé pour qu’on l’exécute.

Rappelons que 3 ans après cet acte marquant, la ligue des Ulémas en 🇲🇷 déclarait lors d’une sortie publique que l’esclavage est illégal du point de vue religieux en Mauritanie. Lire cet élément médiatique datant mars 2015 https://fr.ami.mr/Depeche-30812.html.

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Le discours intégral du député Biram Dah Abeid auprès de la communauté Ganbanaaxu Coumbadaw [12-4-2022] | Vidéos

Éléments médias sources par le blogueur Samba Diagana

🟩- Terrain Vif – le député BDA et sa délégation à Coumba ndaw

Après avoir épluché les différentes communications sur le différend autour de la gestion d’une mosquée, je dirais à ce niveau en tte franchise que le leader abolitionniste a été sincère et franc à l’endroit des uns et des autres. Des belles vérités ont été dites, j’espère que l’exigence de rigueur et d’approche conseillée aux militant.e.s notamment ceux-celles de Ganbanaaxu par rapport aux problématiques posées ici et là, sera entendue en toute humilité. L’engagement droit-de-lhommiste surtout concernant cet esclavage par ascendance et ses subtilités insidieuses, n’est pas un long fleuve tranquille… Nous en sommes très conscients et encore davantage avec ces missions de confrontation face aux réalités.

À rappeler entre descendants d’anciens esclaves et descendants d’anciens maîtres dans une société attachée aux coutumes féodales, seul l’ordre régalien étatique impartial peut tout RÉGLER pour de bon par l’égalité citoyenne à imposer par la LOI.

✍🏾KS pour le BLOG