● Éliminatoires CAN 2025 au Maroc : Fin de cycle pour les Mourabitounes [farafinaInfo]

Pas de CAN 2025 au Maroc pour les Mourabitounes. Les dés sont jetés depuis ce lundi 19 novembre 2024, malgré une victoire (1-0) contre les Requins Bleus du Cap-Vert. Le nul (1-1) arraché par le Botswana face à l’Égypte au Caire leur offre le second ticket de qualification. Bref, c’est terminé pour la bande d’Emir Abdou, dont le départ semble inéluctable.

• Retour sur l’échec
À une époque, la Mauritanie se vantait, à juste titre, d’appartenir au top 20 africain. Aujourd’hui, elle n’est même plus dans le top 24 et va reculer au prochain classement FIFA. Ce déclin trouve ses racines dans des choix techniques discutables et une absence de fond de jeu. Deux victoires à domicile et un nul ne suffisent pas à mériter une quatrième qualification consécutive à la CAN.

L’entraîneur, Emir Abdou, est pointé du doigt pour ses choix subjectifs et un manque d’inspiration tactique. L’équipe nationale s’est souvent montrée désorganisée : absence d’engagement, finition défaillante, discipline insuffisante. L’impression générale est celle d’une équipe sans repères.

• Une gestion financière et structurelle questionnable
Sur le plan financier, l’État n’a pas ménagé ses efforts : salaires élevés, primes généreuses, prises en charge logistiques coûteuses, délégations pléthoriques. Mais tout cela n’a pas suffi, car les priorités étaient mal définies. Les ressources auraient dû être mieux réparties pour renforcer les clubs locaux et structurer la base du football mauritanien. Une équipe nationale forte doit s’appuyer sur des clubs solides et bien organisés. Or, les clubs nationaux manquent cruellement de soutien et de sponsors, et le niveau du championnat en souffre.

Cette année encore, aucune équipe mauritanienne n’a accédé aux phases de poules des compétitions africaines. L’absence d’académies de haut niveau, combinée à un déficit criant d’infrastructures modernes, complique davantage la situation. De même, la formation des encadreurs est insuffisante pour détecter et développer les jeunes talents.

• La fin d’un modèle, un nouveau départ nécessaire
L’échec des Mourabitounes doit être une leçon. La politique actuelle, axée sur les joueurs expatriés, a atteint ses limites. Bien que les expatriés aient leur rôle à jouer, l’accent doit désormais être mis sur les joueurs locaux, qui forment un vaste réservoir de talents. Pour cela, il faut également réhabiliter et valoriser les techniciens nationaux, souvent marginalises. D’autres nations, comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Maroc, ont bâti leur succès sur des bases locales solides, combinées à des apports extérieurs ciblés. La Mauritanie ne manque pas de techniciens compétents, mais ils doivent être soutenus et bénéficier des mêmes conditions que leurs homologues étrangers.

Pour un renouveau du football mauritanien
L’élimination des Mourabitounes doit marquer un tournant. L’État, en tant que principal responsable, doit initier une réforme en profondeur, impliquant tous les acteurs du football. Un diagnostic complet est nécessaire pour élaborer une stratégie à long terme. Cela pourrait inclure la mise en place d’un Comité National Provisoire (CNP) chargé de redéfinir les priorités et de relancer les clubs locaux.

Il est impératif de recentrer les efforts sur le développement des infrastructures, des académies et des formations. Un championnat local compétitif est la clé d’une équipe nationale performante. Il est temps d’éloigner le complexe d’infériorité qui gangrène le football mauritanien et de redonner espoir à tous les passionnés.

Un nouveau chapitre doit s’écrire, avec méthode, rigueur et vision.

~ Par Mohamed Feily

• Lien média https://farafinainfo.com/el-can-maroc-2025-fin-de-cycle-pour-les-mourabitounes/?fbclid=IwY2xjawGsjwNleHRuA2FlbQIxMQABHdQI3T5QHFfKYjfZigfI5RuyYNuLab_baB0FK0CAHHu1NrwkYao3_8TpMw_aem_WfDw-n2dQHMtqsHjcVkV-g

🔴-Déclaration d’un collectif des organisations abolitionnistes sur l’affaire Balla Gandega (paix à son âme)

Depuis Février 2022, 4 ressortissant du village de Diougoutouro sont arbitrairement arrêtés et séquestrés à la prison de Seilibaby suite à une nébuleuse affaire de coups et blessures survenue nuitamment sur la personne de Balla Gandéga représentant du chef de village. Cette regrettable attaque contre la personne du maire a intervenu suite à la réception par ce dernier en tant que représentant du chef de village d’un lot de matériel et de médicaments offert par des ressortissants du village proches du Mouvement abolitionniste Ganbanaxu en présence du Hakem.
Déjà quand le lot est arrivé certains membres du village se réclamant de la notabilité s’étaient opposés à sa réception pour signifier leurs différents avec le mouvement Abolitionniste. Monsieur Balla Gandega connu pour son esprit de paix et de concorde a lui décidé contre l’avis de plusieurs de ses parents de recevoir le lot de matériel et de médicaments en présence du Hakem.  A cette occasion Balla Gandega prononcera un discours de remerciement à l’endroit des généreux donateurs. Deux jours plus tard, Monsieur Balla Gandega sera retrouvé battu et abandonné hors du village.
Depuis cet incident malheureux et regrettable qui a finalement couté la vie à notre magnanime frère Balla Gandega , les autorités ont procédé à l’arrestation de 4 ressortissants du village tous membres du mouvement abolitionniste Ganbanaaxu. Suite à cette affaire aux relents de règlement de compte  sur base d’une fausse et honteuse accusation  contre des citoyens innocents, le collectif des associations de lutte contre l’esclavage qui s’est réuni ce Jeudi 14 Novembre à l’hôtel AZALAI sous l’impulsion de SOS Esclaves, dénoncent avec fermeté  ces arrestations arbitraires et totalement absurdes de ces jeunes innocents dont le seul tort c’est d’avoir osé remettre en cause le système d’esclavage par ascendance qui prévaut dans l’ensemble des communautés negro africaines et particulièrement dans  la communauté Soninké.
A cet effet, le collectif des organisations de lutte contre l’esclavage en Mauritanie exige :
La libération immédiate et sans conditions de l’ensemble des détenus ainsi que
La conduite d’une enquête indépendante et juste pour déterminer les véritables assassins qui ont lâchement ôté la vie à notre honnête compatriote Gandega
                                                                                 Fait à Nouakchott, le 14 Novembre 2024
Les Organisations Signataires :
SOS-Esclaves
AMCM
AMP
AFCF
AMEES
USD
Sana For Development and Human Rights
Fondation Sahel
IRA
CLODH
Forum NKTT Nord
Armepes-France

Ganbanaaxu Fedde Mauritanie

● Mauritanie : ignorance des inclus et points de vue des exclus | Par Dr Sidi IB NDIAYE.



Les exclu.e.s, victimes du racisme et des discriminations raciales, ont toujours rendu compte avec acuité de leurs expériences vécues. Malgré la détermination dont ils ont toujours fait preuve dans le dévoilement des formes visibles et souterraines de leur exclusion, ils sont restés inaudibles. Accusés d’affabuler, de se complaire dans un statut de victime radicalisée, d’en « faire toujours trop », leurs nombreux témoignages ont été invisibilisés par une ignorance volontairement produite et entretenue par les dominants avec la complicité passive ou active d’une communauté qui sait et pourtant ne parle pas. Nous sommes bien ici dans ce que le philosophe Charles Mills a appelé l’ « ignorance blanche », autrement dit un « système politique non nommé en tant que tel, régi par un contrat racial implicite ». Shannon Sullivan et Nancy Tuana ont expliqué dans un ouvrage essentiel que l’ignorance n’est pas uniquement une lacune dans les connaissances.. Dans le cas de l’oppression raciale, le manque de connaissances ou le fait de désapprendre une chose connue est souvent activement produit à des fins de domination et d’exploitation ».

En Mauritanie, c’est à cette ignorance que se heurtent les exclus. Comment comprendre autrement l’indifférence voire le déni de la grande majorité de la composante maure et du pouvoir face aux situations évidentes de racisme et de discriminations? S’il y a bien quelques objecteurs de conscience, il n’en demeure pas moins qu’ils restent peu nombreux, celles et ceux qui, aujourd’hui, exposent au grand jour le racisme, les discriminations raciales et leurs cortèges de monstruosités.

Pour nettement identifier l’architecture des rejets et des exclusions, il faut s’en remettre aux expériences et points de vue des exclus. Une « épistémologie des points de vue » cette fois-ci, qui, sans rien essentialiser, fait de la vie des Noirs et leurs expériences quotidiennes, le commencement de toute compréhension de ce qu’ils vivent, la possibilité de toute production de connaissances sur leur condition. En ce sens,  il faut entièrement souscrire à l’analyse de Sandra Harding qui expliquait l’importance de prendre au sérieux les subjectivités pour arriver à une objectivité forte, l’objectivité clinique n’étant que pure illusion. La subjectivité du sujet-témoin est la condition de possibilité d’une connaissance de la vie des gens.

✔️Par Dr Sidi IB NDIAYE

Source :  https://www.facebook.com/share/p/SmmeNQYPGHWhKaTX/

● Le matheux, le dictionnaire et la terrible soustraction… | Par Mouhamadou Sy

Nous étions en hiver 2009-2010, j’étais nouvellement arrivé en France.
Je m’étais fait un passe-temps d’errer dans les quelques magasins favoris du grand centre commercial, utilisant leurs rayons en guise de plongeoir dans le monde perdu des souvenirs. Je passais d’un rayon à un autre, tâtais les objets sans avoir le moins du monde l’intention de les embarquer dans un caddie – à supposer que j’en eusses les moyens!

D’un magasin à l’autre, mes pensées, tel un chapelet à perles insensées, déroulaient, pas toujours en toute conscience, des sujets aussi variés que ce qui clochait avec la démo de la prof de chimie, ou ce que feraient de nous les extraterrestres s’ils arrivaient à envahir notre planète, ou encore la raison qui fait que les chips sont hyperboliques… Avant que le vent de mauvais augure de mon esprit me rappelle subitement que le froid m’attendait dehors et que je ferais mieux de penser à regagner mes pénates si je ne voulais pas geler comme le fit la démo de ma prof au cours de la matinée !
Mais ce jour-là, le rituel n’en était pas encore arrivé à sa fin. Il fallait, quoique cela puisse être serré, passer par la Fnac. Ce lieu, par l’odeur de ses livres, m’a toujours prodigué des pensées de qualité, même les plus futiles d’entre elles. Elle m’enivrait, et je m’adonnais alors à un envol au gré du parfum du jour. Je m’y dirigeai donc.
Dans Fnac, mon chemin est tout tracé ; je passe devant la machinerie électronique les yeux rivés au sol, je traverse sans saluer les cd, films et consorts. Et enfin me voilà dans les bras accueillants de ces lumineuses étagères… Je tourne, fouille, feuillette, range en boucle. Mais ce soir d’hiver, une chose particulière a attiré mon regard et absorbé mon attention. Je m’approchai délicatement comme pour ne pas la faire fuir… Oui, c’était bien les mots que j’ai cru lire de loin. Je me livrai donc à épier l’intérieur de ses pages… C’était bien l’idée que j’en avais intuitée : l’idée selon laquelle j’allais adorer ce qu’elle renfermait. Allez, vite… à la quatrième de couverture! Le prix ? 39,90 euros. Quoi ?! Il n’était nul besoin de me faire un topo sur mes finances que je connaissais par cœur, que j’avais d’ailleurs toujours sur moi comme un code de lancement nucléaire. Comment se séparer de son capital financier censé être le recours devant tous ces besoins qui assaillent de partout notre précaire condition ?
Pour mon cas, ça tombe bien, il n’était pas non plus si lourd à porter. Il s’élevait en tout et pour tout à 40 euros !

Que faire donc ? Acheter le bouquin et ne se retrouver plus qu’avec 10 centimes, soit exactement le prix de rien du tout, même pas d’une chips plane ? Ou bien ne pas acheter le bouquin et passer la nuit à feuilleter les pages blanches de mes pensées amères sur lesquelles aucune spéculation ne dessinera la moindre curiosité géométrique qui puisse me consoler, mais quand même garder une meilleure ‘sécurité’ financière ?  Le choix était vite fait : je devais feuilleter cette nuit-là les pages de ce joyau fait d’êtres mathématiques, des plus étonnants aux plus envoûtants.

Je n’avais pas senti le froid sur le chemin de retour à la résidence et encore moins le temps que traversait la lune dans cette nuit à longueur digne d’un plein hiver. Mes dix centimes n’étaient pas les seuls dédaignés de la pièce. À vrai dire je ne sais toujours pas si je m’étais acquitté de l’obligation sociale de saluer ceux avec qui je vivais ! Le livre m’accompagnera fidèlement jusqu’à plus de trois hivers plus tard.[…]

Nous sommes en 2013, je finissais un repas dans l’un de ces restaurants de bons mets à l’entour de la gare de Lyon. On peut déjà deviner que je ne payais pas avec mes fameux 10 centimes. C’était une sorte de tradition qu’avait instaurée Florence, ma si sympathique et généreuse mentoresse de l’époque.

Cet après-midi du printemps crépusculaire de l’an 2013, après ce repas dont j’ai oublié la constitution mais dont j’ai toujours gardé le souvenir de la bonne saveur, Florence me demanda de l’accompagner à son bureau, situé dans les environs, m’annonçant qu’il y avait une surprise ! Je ne cache pas que, sur le chemin, j’ai passé en revue toutes les possibilités. Je déteste me laisser surprendre ! Mais vais-je réussir à anticiper ce coup-ci ? On arriva, on entra dans le bâtiment. Un Monsieur âgé était debout, en train d’arranger son cartable posé sur un bureau. On se regarda brièvement comme un échange d’un début de salutation. Je sus qu’il savait qui j’étais, voire qu’il m’attendait. Florence me demanda : Alors Mouhamadou, connais-tu ce Monsieur ? Je répondis : non, mais c’est un matheux ! Ceci déclencha un rire simultané chez les trois. J’ai dû expliquer les préjugés ayant mené à mon affirmation. Et là, Florence me dit : je te présente le recteur Bouvier !

Alain Bouvier est un mathématicien et l’un des auteurs du dictionnaire qui m’avait fait chavirer plus de trois ans auparavant. J’avais raconté l’histoire à Florence qui, en fait, collaborait avec Alain ; ce qui n’avait pas été porté à ma connaissance. C’était la meilleure surprise qu’on pouvait me faire. Et, elle ne m’avait laissé aucune chance pour pouvoir l’anticiper. Autant le dictionnaire m’avait émerveillé, autant ma discussion avec Alain m’a captivé. J’ai découvert une personne passionnante et inspirante, du genre de ceux qui savent communiquer avec notre part apte à s’émerveiller. À la fin de notre entretien, il sortit un sac en plastique de son cartable et me le tendit. Il s’y trouvait la toute nouvelle édition du dictionnaire des mathématiques qu’il m’avait dédicacé.
Ce 7 juin 2013 restera une date mémorable dans ma vie tant par l’agréable surprise que par la qualité de la rencontre. Cette ruine financière pour laquelle j’avais opté dans le dilemme fnacquien ne m’aura ainsi procuré qu’enrichissement humain de toutes sortes du début à la fin !

Mouhamadou Sy

● Le Conseil Constitutionnel décide de supprimer un paragraphe de la « loi sur les symboles »

Taqadoumy – Le Conseil Constitutionnel a décidé d’annuler une partie du deuxième alinéa de l’article 3 de la « loi sur les symboles », en invoquant son « inconstitutionnalité ».

Le Conseil a pris cette décision à la suite d’un recours déposé par la défense de l’activiste politique Ahmed Abdallahi Samba.

Dans sa décision, le Conseil a souligné que la section en question « viole le principe d’égalité inscrit dans le Préambule de la Constitution, et viole le texte de l’art 10 de la Constitution car il conduit à la restriction de la liberté d’expression ».

La décision a été prise après une délibération du Conseil Constitutionnel mercredi, sur la base d’un recours déposé par la défense de Ould Samba.

Il est à rappeler que celui-ci a été envoyé en prison et inculpé par le Ministère Public, conformément aux dispositions de ladite loi.

Selon la décision, le paragraphe se lit comme suit : « Une atteinte délibérée à la vie personnelle du Président de la République est considérée comme une atteinte délibérée à sa vie personnelle ».

Le texte suivant a été supprimé : « ou de tout agent public dont les actes et les décisions de gestion dépassent ses actes et décisions vers sa personne et sa vie personnelle, ou la divulgation d’un secret personnel sans l’autorisation expresse de l’intéressé, et toute production, publication ou diffusion de diffamation, d’injure, d’insulte ou d’attribution de faits mensongers à une personne. »

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=778868

🔴 Suite et 2ème  partie de brève chronique judiciaire : verdict de la  CA de Kiffa,  suppresion de la peine de mort et condamnation à 10 ans de reclusion… Par Dr BA Boubou

L’Appel est une voie de recours ordinance  comme les autres voies de recours ordinaires et extraordinaires permettant de critiquer une décision judiciaire. Hier, la Cour d’appel de kiffa ( CAF) a rendu sa sentence après une longue plaidoirie des avocats et le procureur sur une affaire qui n’a pas toujours fini de surprendre l’opinion publique et les magistrats eux mêmes.  La Cour a cassé la décision rendue par la première instance. Par la suite elle a abrogé la peine de mort et condamné les 4  mis en cause à 10 ans de reclusion criminelle avec de dommages et intérêts…

A- Pourquoi la CAF a supprimé la peine capitale prise par la première instance  ?

Les éléments constitutifs :

Pour rappel la cour criminelle a condamné un des mis en cause à la peine capitale en avril 2024 après 2 jrs d’audience sans que l’accusation n’arrive à apporter les preuves matérielles et morales. A l’issue de ces 2 jrs d’audience la cour a fait recours au serment en demandant aux frères de la victime de venir prêter 50 serments sur le Coran.

Les frères de la victime se sont portés comme les héritiers masculins potentiels pour prêter serment à la place des héritiers majeurs potentiels de la victime en induisant la Cour en erreur et en disant à celle-ci que la victime n’a pas des fils ou encore ses fils ne sont pas  majeurs pour prêter serment. Or, c’est faux ! Ce qui relève de la manipulation et du parjure. C’est à travers ces manoeuvres dolosives des frères et l’entourage de Balla G que la cour a proclamé la peine capitale.

En effet, la victime a deux garçons qui étaient majeurs et saints d’esprit au moment du verdict de la Cour criminelle.  L’un est né le 12 sept 1998 à Ghabou et l’autre le 12 mars 2000 à  Ghabou. Sauf que ces deux garçons sur leur etat civil (acte de naissance) apparait un faux père immigré résidant en Espagne (demi frère de la victime) prenommé Fousseynou dit Tidjani G. Ce qui constitue un crime à l’etat civil biometrique mauritanien punit par les textes en vigueur. On trouve sur l’acte de naissance de ces garçons le faux père Fousseynou et leur mère Meima S (l’epouse et veuve de la victime ). Seul le faux père le sait pourquoi cette fraude à l’état civil ? Et à quelle fin ? Et pour quel dessein  ?

Après l’enquête menée par les avocats depuis l’Espagne, Nouakchott jusqu’à Diogountouro, ils ont constitué un dossier avec tous les actes de naissance des enfants de la victime et  actes de mariage mais aussi ceux  du faux père et sa famille pour demontrer à la CAF que la peine capitale a été obtenue sur la base des manipulations et des manoeuvres frauduleuses alléguées par les frères de la victime. C’est en ce sens que la Cour d’appel a annulé la peine capitale. Elle a par la suite condamné les mis en cause à 10 ans de reclusion avec un dommage et intérêt de 2millions MRU.

Sur ce point les avocats ont déposé une plainte contre les frères de la victime et tous ceux qui ont contribué à manipuler la cour criminelle de près ou de loin pour fraude à l etat civil et faux et usage de faux. Ils comptent aussi saisir les autorités espagnoles sur les agissements du faux père des enfants biologiques de la victime car cela revele de leur profession de foi.

B- Sur la condamnation de 10 ans de reclusion

Faisons un syllogisme judiciaire: majeur, mineur et conclusion.

Si le majeur tombe, il n y peut avoir pas lieu de condamnation du mineur. Par conclusion le verdict est la relaxe ou l’acquittement…Mais hélas  !

A mon sens cette  décision est une décision politique qui n’engage que la CAF rendue sur la base d’aucun élément de preuve probante. La Cour a tout simplement partagé la poire en deux entre les parties à l’instance. En l’absence d’aucune preuve materielle et morale elle rend quand même sa propre décision ; et dire que si vous n’êtes pas contents vous vous rendez devant l’instance suprême (la cour suprême de Nouakchott) pour qu’elle vous departage. La Cour suprême est le dernier recours qui constitue le juge de droit et non des faits. Les parties disposent un delai de 15 jours pour former leur pourvoi en cassation et 30 jours à partir de la notification de l’arrêt pour déposer leur memoire selon les dispositions de l’article 460 et suivants du code de procédure penale mauritanien.

En espérant que le droit sera respecté et dit par la Cour suprême ( la plus haute instance judiciaire du pays)

Dr  BA

Depuis le Palais de justice de Bobigny-France

Le 14 nov 2024

La partie 1 ici https://ecrit-ose.blog/2024/11/12/%f0%9f%94%b4%f0%9f%87%b2%f0%9f%87%b7-justice-breve-chronique-dun-feuilleton-judiciaire-de-diogountouro-selibaby-kiffa-par-dr-ba-boubou/

● La Mauritanie adopte une nouvelle loi sur l’immigration et crée un tribunal spécialisé en la matière

Senalioune – La nouvelle loi réglementant l’immigration en Mauritanie est entrée en vigueur après sa publication au Journal officiel, avec une loi créant un tribunal spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, la traite des êtres humains et le trafic de migrants.

La nouvelle loi numéro : 038 – 2024, qui a été publiée dans le numéro du JO 1568, prévoit des peines allant de six mois à deux ans de prison pour quiconque utilise des documents avérés faux ou falsifiés, ou obtient ces documents avec un fausse identité ou utilisant des données d’état civil falsifiées, ainsi que toute personne ayant falsifié un visa consulaire, une fausse garantie de retour au pays, une dispense de sûreté, un faux contrat de travail ou une fausse carte d’identité étrangère.

La loi punit également de la même peine quiconque contrefait l’un de ces documents authentiques, ou utilise l’un des documents ci-dessus artificiels ou falsifiés.

Ladite loi prévoit que tout étranger qui commet une des violations de la législation mauritanienne réglementant l’immigration et le séjour sera automatiquement expulsé du territoire national, et interdit d’entrée pour une durée allant d’un (1) à (10) ans, sur la base du pouvoir discrétionnaire de l’autorité administrative compétente.

La loi punit également d’une amende de 500 mille anciens ouguiyas à 5 millions, et d’un emprisonnement de deux (2) à six (6) mois, ou de l’une de ces deux peines, quiconque entre sur le territoire national sans passer par l’un des passages officiels spécifiés par les autorités compétentes, ou réside dans le pays d’une manière violant les dispositions de la réglementation sur l’immigration, en particulier celles liées à la résidence.

Cette loi incrimine et punit de la peine précédente toute personne qui prête aide et assistance à toute personne en vue d’entrer ou de séjourner dans le pays de manière frauduleuse, en sa connaissance.

Cette mesure s’applique également à toute personne qui ne respecte pas les exigences sanitaires stipulées dans les dispositions en vigueur, en plus des étrangers qui ont violé l’interdiction d’entrée ou de séjour dans des zones ou des lieux déterminés, ou qui ont statué sur l’expulsion des mêmes zones ou lieux, sans préjudice des procédures d’expulsion qui peuvent être prises à l’encontre de tout étranger dont la présence ou l’activité est susceptible d’entraîner un trouble à l’ordre public.

La loi punit aussi des mêmes sanctions les étrangers qui enfreignent l’une des dispositions de la réglementation sur l’immigration liées à l’exercice d’une activité professionnelle.

La loi relative à la création d’un tribunal spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, la traite des êtres humains et le trafic de migrants prévoit quant à elle la création d’un tribunal de première instance à compétence nationale basé dans la wilaya de Nouakchott Ouest, composée de deux formations dont une collective de trois juges, et la seconde est individuelle, comprenant le président du tribunal ou son délégué.

Cette loi stipule dans son article : 11 que les tribunaux de première instance abandonnent les affaires en cours portées devant eux et qui relèvent de la compétence de ce tribunal, dès l’entrée en vigueur de la loi, et que les affaires sont déférées au nouveau tribunal par le ministère public compétent.

La première loi a été signée par le président Mohamed Ould Ghazouani, son Premier ministre Mokhtar Ould Diay et le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, tandis que la seconde a été signée par le Président, son Premier ministre et son ministre de la Justice Mohamed Mahmoud Ould Boya.

NB : Traduction non officielle des parties du texte relative à la loi non encore accessible dans sa version française

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=778746&fbclid=IwY2xjawGhcOdleHRuA2FlbQIxMQABHex_zDlEl9XW3r2-BydHC19RHl8RpFCzzgiqOjDNTK2nl0hyIi4EB670kw_aem_RMlIsmMJW1kSsFQxSei6bQ

🔴🇲🇷 Justice | Brève chronique d’un feuilleton judiciaire de Diogountouro-Selibaby-Kiffa… Par Dr BA Boubou.

La justice repose sur la notion de paix. Malheureusement cette notion de paix  est soumise à un dualisme judiciaire dans certains systèmes juridictionnels africains : un monde sensible d’un côté et de l’autre un monde intelligible incorruptible…

L’audience de la Cour d’appel de Kiffa aura lieu demain le 13 novembre 2024 dans les locaux du tribunal judiciaire de Sélibaby pour une affaire des coups et blessures ayant entrainé la mort. La Cour d’Appel de Kiffa va se déplacer demain de Kiffa vers Sélibaby pour y tenir son audience d’appel, une première dans l’histoire à ma connaissance…

I-Rappel des faits et procédures

Une affaire des coups et blessures a eu lieu dans la nuit à Diogountouro…Après une enquête préliminaire confiée à la gendarmerie locale…Le juge d’instruction ( JI) est saisi… Le JI est le magistrat du siège désigné dans le cas d’affaires pénales graves ou complexes pour instruire. Il est doté de larges pouvoirs lui permettant d’œuvrer à la manifestation de la vérité…jusqu’ici rien d’étonnant…

Au cours de l’instruction la victime (Balla G) est décédée…Le juge a requalifié les faits des coups et blessures ayant entrainé la  mort et  délivré une commission rogatoire à  la brigade de la gendarmerie chargée des infractions électroniques (commission d’expertise à  Nouakchott) afin de procéder à une expertise sur le téléphone de la victime et ceux de présumés innocents saisis et mis sous scellés par les enquêteurs lors de l’enquête préliminaire…jusqu’ici rien d’étonnant…

Dans son rapport d’expertise, la commission, a  précisé en application de l’article 106 de la loi du 15 juillet 2013 qu’elle n’a reçu que les téléphones des mis en cause ; celui de la victime a disparu dans la nature ;  qui d’ailleurs constitue un élément essentiel pour la manifestation de la vérité judiciaire…fait grave et gravissime…Ainsi les experts concluent qu’ils n’ont trouvé aucun fait dans les téléphones des mis en cause de près ou de loin qui laisse supposer qu’ils ont participé à la commission de ladite infraction…

Surprise,  à l’issue du rapport de la commission d’expertise téléphonique, le juge d’instruction à rendu deux ordonnances : une ordonnance de non-lieu  pour la personne à  qui on l’a accusé d’être le commanditaire (cette personne est blanchie de tout fait lui concernant)  et une autre ordonnance de renvoi devant la Cour criminelle de Selibaby pour les autres personnes accusées d’être les complices pour y être jugé…

Les parties ont fait  appel de l’ordonnance de non-lieu et celle de renvoi du JI devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Kiffa…La Cour d’appel a confirmé les ordonnances rendues par le juge d’instruction…Par la suite le procureur a fait  un pourvoi en cassation devant la Cour suprême de Nouakchott…La Cour suprême a confirmé l’arrêt de la Cour d’appel de kiffa…

II- L’arrêt controversé rendu par la Cour criminelle de Selibaby en avril 2024

A l’issue d’une audience de 48 heures la cour criminelle de Selibaby composée des magistrats professionnels et des jurés (citoyens) tirés au sort a rendu sa sentence tard dans la nuit du 23 au 24 avril en faisant  recours aux 50 serments sur le SAINT CORAN. En l’absence des preuves matérielles et morales, la Cour a fait recours à la justice divine en demandant les 3 frères de la victime (Balla G) de prêter serments sur LE SAINT CORAN s’ils le souhaitent pour désigner un des détenus comme le meurtrier de leur frère. La Cour après avoir expliqué  la procédure et insisté sur  les conséquences de cette justice divine, les 3 frères de la victime ont prêté serment avec âme et conscience et désigné un des détenus comme le meurtrier de Balla G. Or, aucun de ses frères n’a assisté la commission des faits pour désigner un quelconque individu comme meurtrier de son frère…

En droit mauritanien  à partir du moment où il y a recours de prêter 50 serments sur le Coran, le juge reconnaît l’absence d’éléments de preuves matérielle et morales…

Ainsi à l’issue du verdict de la Cour criminelle les parties ont interjeté appel de l’arrêt rendu par la Cour criminelle de Selibaby. L’audience de la Cour d’Appel de Kiffa se tiendra demain dans les locaux du tribunal judiciaire de Sélibaby…

En espérant que la Cour d’appel de Kiffa dira le droit et que la justice sera rendue pour la mémoire de Balla G mais aussi pour les mis en cause détenus arbitrairement…

J’y reviendrais largement à l’issue du verdict !!!

Dr BA

Paris le 12 novembre 2024

● Diaspora | L’application Houwiyeti, ce machin qui pourrit le quotidien des mauritaniens résidant en Europe. Que fait-il le député élu par la diaspora pour pallier les insuffisances ? Par Dr BA Boubou

Pour rappel l’article 47 de la  constitution mauritanienne du 20 juillet 1991 modifiée en 2017 a octroyé à mes chers compatriotes établis en Europe un droit et un devoir de choisir leur propre député qui sera un pont entre l’administration et la communauté mauritanienne établie en Europe. Cet élu aura pour mission de défendre les besoins, les intérêts et les préoccupations des mauritaniens établis en Europe à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. A cet effet, Monsieur Issa DIAWARA a été élu député des mauritaniens vivant en Europe au second tour des élections législatives de  mai 2023…

Cependant, les préoccupations et les besoins des mauritaniens résidant en Europe sont nombreux  et vastes. La question du recensement des mauritaniens ici en Europe et ailleurs dans le monde reste toujours un chantier inachevé ; les problématiques liées aux rendez-vous au consulat n’ont toujours pas été réglées. Mais hélas, le député est content et se félicite d’avoir fait déplacer le mal d’un point A vers le point B ( c’est à dire de l’ambassade vers le consulat). Il est extrêmement important de rappeler à Monsieur le député que nous ne sommes pas dans un terrain de Marketing où l’on change habillage du produit commercial mais le fond reste toujours le même. C’est ce qu’il a fait en déplaçant le problème des mauritaniens de l’ambassade vers le consulat… 

Mes compatriotes rencontrent toujours ce problème de délai long de 6 à 7 mois et continuent toujours à rencontrer ce délai incalculable pour renouveler leur passeport ou pièce identité. J’en reçois des appels des mauritaniens matin midi et soir sur de nombreux sujets les concernant…Pour avoir confirmation de la problématique liée au délai, je me suis déplacé moi même pour aller demander un rendez-vous au consulat pour renouveler mon passeport et ma pièce d’identité. A ma grande surprise la dame à l’accueil m’a donné un rendez-vous de 6 mois. Mécontent que j’etais, j’ai demandé à rencontrer le directeur. Après 30 mn d’entretien dans son bureau ce dernier m’a dirigé vers l’application Houwiyeti, qui est considérée comme la seule solution alternative en cas d’urgence pour eux. ..Oui, c’est bien bon de moderniser l’administration mauritanienne avec des applications. Mais des applications, pour quels mauritaniens ?

L’application Houwiyeti est conçue à l’image du concepteur, qui ne cesse de pourrir le quotidien des mauritaniens ou devrais-je dire une catégorie des mauritaniens. Elle constitue aujoud’hui un veritable cauchemar pour mes compatriotes ; elle est trop technique à manipuler et trop complexe à produire un résultat le plus vite possible que l’on imagine pour cette catégorie des mauritaniens y compris moi même qui l’avait essayé à plusieurs reprises. Outre, la technicité et la complexité de celle-ci il y a également la problématique de paiement via Bankily à souligner pour produire les actes d’etat civil. Ce qui constitue un nouveau obstacle majeur pour la plupart de nos compatriotes qui ne disposent pas un compte Bankily ou/et qui n’en veulent pas.

Monsieur le député que faites-vous pour résoudre ces problèmes quotidiens de mauritaniens établis en Europe ?  En connaissant vos réponses toute faite, je vous prie monsieur le député de demander votre gouvernement au moins de rendre l’application moins facile à utiliser, de libéraliser le mode de paiement des actes d’etat civil et que l’on arrête de pourrir la vie des mauritaniens avec cette histoire de Bankily comme le seul moyen de paiement…

En conclusion, à forcer de déplacer le mal vers consulat on a crée d’autres soucis et préoccupations pour la diaspora. Eut, dans tout ça que fait-il le député depuis tout ce temps-là pour les  mauritaniens de l’Europe ?

Je reviendrais largement sur son bilan INCHALLAH !!!



Boubou  BA

Docteur en droit de l’Université Paris10-Nanterre

Membre associé au centre de recherche (CHAD) Université Paris-Nanterre

Juriste en droit à Paris

Paris le 11 novembre  2024

● Le Président de la République ordonne l’affectation de 50 milliards d’ouguiyas anciennes au financement d’un programme urgent de développement et de modernisation de la ville de Nouakchott [AMI]

SEM le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a reçu, mardi, au Palais présidentiel, le Premier ministre, M. Mokhtar Ould Diay, et plusieurs membres du gouvernement concernés par les composantes d’un nouveau programme intégré d’urgence visant à développer et à moderniser la ville de Nouakchott, à accroître son attractivité et à faciliter les conditions de vie de ses habitants.

Le Président de la République a ordonné l’affectation d’un montant de 50 milliards d’anciennes ouguiyas pour le financement de ce programme intégré d’urgence visant le développement et la modernisation de la ville de Nouakchott, en associant les autorités locales et les élus à l’élaboration du concept final du programme selon une approche participative, appelant à la nécessité d’assurer un cadre de vie décent et d’améliorer les conditions des citoyens en général, et des habitants de la capitale Nouakchott en particulier.

Au cours de cette réunion, diverses propositions ont été présentées par les ministres, chacun selon sa spécialité, qui ont porté sur les domaines des services de base tels que l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, l’assainissement et l’hygiène, ainsi que les infrastructures routières et sportives.

Ces propositions visent à fournir des services, à améliorer leur qualité et à assurer leur durabilité.

Son Excellence le Président de la République a donné instruction aux ministres présents à cette rencontre de mettre en œuvre immédiatement les composantes de ce programme, qui devrait avoir un impact positif et efficace sur l’amélioration de la vie des citoyens et sur le renforcement de l’attractivité de la ville.

Le programme d’urgence comprend plusieurs volets :

1 – L’autonomisation des jeunes et le service civique, qui comprend la réhabilitation et la construction de diverses installations sportives.

2 – Le volet santé, qui comprend la rénovation, la réhabilitation et l’extension des installations sanitaires existantes et la construction de nouvelles infrastructures de santé.

3-Le volet éducation, qui comprend la rénovation et la réhabilitation des infrastructures scolaires existantes et la construction de nouvelles.

4) Le volet électricité qui consiste à étendre les points de commutation, les réseaux de distribution et l’éclairage public afin d’améliorer l’accès à l’électricité dans les quartiers de la capitale et d’assurer la continuité du service.

5)- Le volet eau potable qui concerne l’extension des réseaux de distribution d’eau dans les quartiers ciblés et le renforcement du pompage de l’eau.

6 – Le volet accès à l’assainissement.

7 – Volet propreté et gestion des déchets.

8 – Volet infrastructures routières, qui comprend l’extension du réseau routier asphalté et le désenclavement.

La réunion s’est déroulée en présence de MM :

– Nani Ould Chrougha, Ministre chargé du Cabinet du Président de la République.

– Mme Houda Babah, Ministre de l’Education Nationale et de la Réforme du Système d’Enseignement.

– Abdallahi Ould Wedih, ministre de la Santé.

– Mohamed Ould Khaled, ministre de l’Energie et du Pétrole.

– Mamoudou Mamadou Niang, Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire.

– Ely Ould El Veirik, Ministre de l’Equipement et des Transports.

– Mme Amal Mint Maouloud, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

– Yacoub Ould Salem Vall, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Intérieur, chargé de la promotion de la décentralisation et du développement local.

– Cheikh Abdallahi Bodde, Délégué général à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion (Taazour).

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