● La violence de la tradition : l’esclavage de l’héritage. Par M. Seyre Sidibe



Parce qu’un de vos ancêtres s’est retrouvé, par malheur, au mauvais endroit et au mauvais moment, dans un rapport de force inégal et loin de son environnement d’origine, vous vous retrouvez, des années ou des décennies plus tard, à hériter d’un passif.

Parce que la situation lui était défavorable et que, pour des raisons de survie, il a dû accepter ou a été contraint de jouer un rôle social peu enviable, toute sa descendance en héritera et en paiera le prix.

Voilà la vérité qu’entend imposer la tradition née de l’esclavage par ascendance chez les Soninké et chez la plupart des peuples africains : l’esclavage héréditaire.
Cette manière, sans état d’âme, de juger, de condamner, d’étiqueter, de cataloguer des générations et des générations, des familles et des familles, pour quelque chose dont elles n’ont rien à voir, est quand même, pour le moins, débile et déconcertante.

Transposons cette logique à la vie de tous les jours et essayons d’aller jusqu’au bout de cette façon pitoyable de raisonner,  pour en démontrer la niaiserie.

Puisque tout passerait par héritage et par voie successorale, les enfants des colonels seraient colonels, ceux des médecins seraient médecins, ceux des enseignants seraient enseignants, ceux des députés des députés, et ceux des bergers, des paysans, etc., ne pourraient que courir derrière les animaux ou cultiver la terre.

Dans ce type de société, quelle place accorderions-nous à l’effort,  à l’école, au travail, à l’esprit, au mérite, à la responsabilité qui est individuelle le plus souvent.

Voyez-vous, mesdames et messieurs, l’héritage est soit une plus-value ou une moins-value dont il ne faut jamais se contenter au point d’en faire un motif d’orgueil ou de blâme. Dans les deux cas, chacun doit apprendre à se battre pour se défaire du passif qui peut servir ou desservir selon l’usage qu’on en fera.

À chacun de montrer, de prouver ce dont il est capable, de marquer son temps et son époque. On ne peut pas se contenter d’une médaille héritée  de ses aïeux  pour remporter une guerre. Le courage de votre grand-père n’est pas le votre. Sa lâcheté n’est pas non plus la vôtre.

Imaginez que le Mali d’aujourd’hui se cache derrière son histoire glorieuse, berceau des grands empires ouest-africains –  empire du Mali, empire du Ghana, empire songhaï, empire du Sosso, empire bambara de Ségou, empire du Wassoulou, etc. –  : ce passé glorieux ne saurait, à lui seul, peser en faveur du Mali contre les terroristes du Nord.

C’est dire que le respect absolu de la tradition dessert la tradition au lieu de la relever. Dans toutes les sociétés humaines, au nom du progrès et de la préservation de l’intérêt général, il a fallu, à un moment donné, renoncer à certaines pratiques pour aller de l’avant. Cela n’est pas dirigé contre les ancêtres ni contre une famille, mais relève plutôt du réalisme et du pragmatisme.

Nos filles étaient excisées systématiquement ; elles étaient mariées sans leur consentement : autant de pratiques de plus en plus en perte de vitesse et auxquelles nous renonçons petit à petit.

Que dire de nos idées reçues et de nos superstitions ?
Par exemple, voyager avec un cordonnier serait source de malheur : accident, panne, etc. Et, pour éviter le pire, il faudrait verser de l’eau sur la tête de celui-ci.

Se marier avec une femme issue d’une caste différente de la sienne serait également source de malédiction : les enfants en paieraient le prix. Certains osent soutenir qu’un esclave intelligent ne vit pas longtemps ou encore que l’esclave marche toujours du pied gauche, un peu comme à l’armée où l’on apprend à marcher de la gauche vers la droite.

Les idées reçues ne manquent pas dans nos sociétés traditionnelles africaines. Elles sont toutes l’expression d’une certaine manière de penser et d’être. Cependant, elles ne sont jamais neutres, car elles cherchent, à chaque fois, à créer la peur, à limiter ou à dissuader ceux qui s’aventureraient à sortir des lignes tracées.
In fine, on s’approprie le corps et l’esprit des hommes et des femmes pour les empêcher de réfléchir, de s’émanciper ou de se révolter. C’est une grosse arnaque, la pire des manipulations au service des groupes dominants.

Même la religion musulmane (l’islam) a été mise à contribution pour justifier ces aberrations. Certains marabouts disaient aux esclaves qu’Allah n’était pas exigeant à leur égard puisqu’ils étaient esclaves. Ainsi, les esclaves seraient exemptés de prier ; Dieu ne leur en tiendrait pas rigueur. En effet, la prière du maître était considérée comme suffisante : ses esclaves y étaient inclus.

Ce mensonge, qui porte atteinte à l’islam, était distillé parce que le temps qu’un esclave passait à faire la prière était considéré comme un manque à gagner pour le maître.

Ces méthodes et pratiques sont identiques à celles utilisées par les colonisateurs blancs ou arabes. En vérité, tous les hommes qui ont imposé la domination par la force pour asseoir  leur hégémonie,  ont été cruels et inhumains. L’histoire de l’esclavage, quelle qu’en soit la forme et sous tous les cieux, est jalonnée de cruauté, d’abominations et de viols.

C’est pourquoi, dans les sociétés occidentales, les descendants de négriers comme ceux de l’ancienne noblesse évitent de se prévaloir de leur lignée. Ils savent que revendiquer une grandeur héritée d’une autre époque inspire aujourd’hui davantage la honte que la fierté.

Nul n’est responsable des exactions commises par ses parents ou ses aïeux. Mais à force de s’identifier à une prétendue “grandeur” héritée, certains finissent par tourner en dérision les descendants des victimes et basculent dans la provocation. Ceux qui se réclament de la “noblesse” oublient trop souvent qu’on n’a jamais régné innocemment.

La véritable noblesse ne se sépare jamais de la sagesse, entendue en son sens philosophique. Elle ne saurait coexister avec l’oppression, l’exclusion ou la violence sociale et politique, ni avec l’humiliation ou la réduction d’autrui à la servitude.

Seyré SIDIBÉ

● Mauritanie Politique | Nous et nos petits paradoxe.

📷 2011 | visuel du DVD de la première conférence de l’association Armepes Ganbanaaxu-France Ganbanaaxu Fedde Armepes 

—C’est bien d’être philosophes et alertes en dénonçant la gouvernance ethno-raciale et monocolore à la constatation de certains visuels sur le personnel étatique. Il est encore mieux si on osait indexer avec le même entrain certain fonctionnement qui régit hermétiquement nos associations communautaires. Parce qu’il y règne parfois un fascisme social qui reproduit insidieusement les suprémacismes liés aux hiérarchies de naissance dans le corps ethnique. Pour se faire, tout un conditionnement est mobilisé pour perpétuer une sorte de juxtaposition fonctionnelle par laquelle le sang de naissance mène à la position statutaire de lead. Au sein de certains milieux chez les négro-mauritaniens (notamment soninkés et peulhs), ces discriminations sont socialisées de fait et les éléments socialement subalternisés subissent cette sorte d’un ethno-racisme de communauté. Une réalité de nature très politique qui assure pérennité au modèle inégalitaire et ségrégationniste des régimes coutumiers du régalien intra-communautaire. Les ambiguïtés et la terreur sociale constituent des piliers actifs pour maintenir le schéma en place d’apparence moderne. Et généralement l’association loi X ou Y en France, en Mauritanie ou au Québec est difficilement déconnectée des influences d’un déterminisme construit et chevillé à l’ensemble communautaire.
Par ailleurs… on voudrait instruire cohérence pour dénoncer le racisme d’Etat tout en comptant entretenir cet autre ethno-racisme très animé dans nos enclos communautaires. Ainsi… une brève conclusion osée : celui qui ne t’accepte pas le lead intra-communautaire par déterminisme coutumier ne peut croire sincèrement te voir élu président de la République. Son penchant féodal et suprémaciste risque d’inhiber sa tentation de libération citoyenne. C TRÈS DUR !



28 juin 2026

KS pour le BLOG

● La diaspora mauritanienne a honoré ses bâtisseurs dans une cérémonie historique | 20 juin 2026 à la bourse de Travail de paris

20 juin 2026 : La diaspora mauritanienne honore ses bâtisseurs

Le 20 juin 2026 restera une date forte dans la mémoire de la diaspora mauritanienne en France. Ce jour-là, sous l’impulsion du Cadre de concertation et de dialogue des Mauritaniens de la diaspora (CCDMD), présidé par le Docteur Sao Ousmane, une grande Journée d’honneur et de reconnaissance a réuni un public nombreux venu célébrer des figures majeures ayant marqué l’histoire intellectuelle, culturelle, scientifique, associative et médiatique de la Mauritanie.
Dans son discours d’ouverture, le Docteur Sao Ousmane a donné le ton de la journée. Avec gravité et conviction, il a rappelé que « les peuples qui avancent sont ceux qui savent honorer leurs bâtisseurs ». Il a insisté sur le devoir de mémoire, la responsabilité de reconnaissance et l’urgence de transmettre les valeurs portées par ces figures d’exception. Son intervention a été accueillie par une profonde adhésion de l’assistance, consciente de la portée symbolique de cette initiative. Il a également souligné la nécessité de préserver la mémoire collective et de transmettre aux jeunes générations les valeurs d’engagement, de savoir et de solidarité.
Parmi les personnalités présentes figurait M. Issa Diawara, député des Mauritaniens de l’extérieur, qui a pris la parole pour saluer l’initiative du CCDMD et souligner l’importance de préserver la mémoire des grandes figures de la diaspora.
La cérémonie a également connu une forte présence des forces vives de la diaspora, avec la participation des représentants de plusieurs organisations associatives, notamment ACTUME, la DHDS France, la Fédération Hirnagué Boosoya France et Union des ressortissants de Mbagne en France, ainsi que de nombreuses autres structures engagées dans la solidarité, la culture et le développement.
Dans une salle comble, empreinte d’émotion et de respect, élus, universitaires, intellectuels, responsables associatifs, artistes et membres de la société civile ont répondu présents à cet appel à la mémoire collective. Tous se sont retrouvés autour d’un même objectif : reconnaître les parcours d’exception et transmettre aux générations futures l’héritage de celles et ceux qui ont consacré leur vie au savoir, à l’engagement et au service de la communauté.

La cérémonie a ensuite laissé place à une série d’hommages solennels rendus à des personnalités dont les contributions ont profondément marqué la Mauritanie contemporaine. Parmi elles figuraient notamment Ndiaye Ciré Kane de Tekane, le Professeur Abdel Wedoud Ould Cheikh, le regretté Professeur Ousmane Moussa Diagana (Dembo), le Professeur Yerim Fassa, Mr. Ousmane Dia, Mr. Hamady Mbodj, le regretté Cheikh Oumar Ba et Med Hondo.

À travers des témoignages riches, précis et souvent chargés d’émotion, intervenants et proches ont retracé les trajectoires de ces hommes d’exception. Tous ont été décrits comme des bâtisseurs de savoir, des passeurs de culture et des acteurs essentiels du rayonnement mauritanien. Leurs œuvres, leurs combats et leurs engagements ont été rappelés avec force, soulignant leur rôle dans la construction intellectuelle, sociale et culturelle du pays.
Chaque hommage a révélé une constante : des vies entièrement consacrées à l’excellence, à la transmission et au service des autres. Qu’il s’agisse du monde universitaire, artistique, associatif ou médiatique, tous ont laissé une empreinte durable et une influence qui dépasse largement leurs domaines respectifs.
L’émotion a atteint son paroxysme lors des hommages rendus aux figures disparues, dont la mémoire continue d’habiter les consciences et d’inspirer les générations actuelles. Dans un silence respectueux, ponctué d’applaudissements nourris, l’assistance a mesuré la portée de leur héritage et la responsabilité collective de le préserver.
Au-delà de la cérémonie, cette journée a pris la dimension d’un véritable moment fondateur pour la diaspora. Elle a incarné une volonté claire : construire une passerelle entre les générations, entre mémoire et avenir, entre reconnaissance et transmission.
Le CCDMD, à travers cette initiative, a voulu rappeler que la valorisation des parcours exemplaires n’est pas un simple hommage symbolique, mais un acte scientifique, culturel et social essentiel. En mettant en lumière ces figures, il a offert à la jeunesse des repères solides et des modèles d’engagement fondés sur le mérite, la rigueur et la persévérance.
Dans une atmosphère fraternelle et profondément humaine, les échanges ont renforcé les liens entre les participants et mis en évidence la richesse du tissu associatif mauritanien en France. Cette mobilisation collective a donné à l’événement une dimension rare : celle d’une communauté rassemblée autour de son histoire et de ses valeurs fondamentales.
La cérémonie s’est achevée par la remise solennelle de diplômes aux personnalités honorées, marquant l’aboutissement de cette journée placée sous le signe de la mémoire, de la reconnaissance et de la transmission. Dans une ambiance chargée d’émotion, l’assistance a salué ces distinctions symboliques rendues à des parcours d’exception.
Le 20 juin 2026 s’impose ainsi comme une journée de mémoire vive, de reconnaissance assumée et de transmission engagée. Une journée où la diaspora mauritanienne n’a pas seulement honoré ses figures illustres : elle a affirmé son identité, consolidé son unité et rappelé que l’avenir se construit toujours sur la mémoire de ceux qui ont ouvert la voie.

©️ Équipe CCDMD

● Congrès de Pastef-Les Patriotes ; Mon témoignage | Par Biram Ould Dah Ould Abeid

De prime abord, je me permets de souligner que le premier congrès du plus vigoureux courant mémoriel et souverainiste ouest-africain aurait bien porté, à juste titre, le nom du héros- martyr Oumar Blondin Diop.

Le dimanche 7 juin 2026, s’achevait, à Dakar, la première assemblée générale du Pastef-Les Patriotes, un projet de la renaissance et de la refondation qui illustre le paradoxe de conduire l’autorité de l’Etat et d’incarner, simultanément, l’opposition au statuquo. Pourtant, la posture du grand écart que les circonstances ont imposé, n’altère, en rien, la force, la puissance d’attraction et l’enthousiasme des partisans de la rupture salutaire et du renouveau, bien au-delà du Sénégal. La formation d’Ousmane Sonko, l’artisan de la régénération africaine, occupe, jusqu’ici, une position inédite, pour ne pas dire insolite : Elle modifie et réinvente l’exercice de la bipolarité dans les pays où prévaut la démocratie pluraliste.
Le rassemblement du 7 juin 2026 à Diamniadio constitue un plébiscite tranquille dont procède un modèle de contestation de la gouvernance oligarchique, non vertueuse et dépendante, en vigueur sur le Continent, depuis des décennies. Or, le Pastef, en dépit de sa nouveauté, est parvenu à mobiliser et arrimer, à son ambition, la jeunesse déboussolée, les couches populaires paupérisées et l’élite soucieuse de moraliser la gestion publique sur la voie du développement. Autour de la lutte contre la corruption et la prédation des richesses de l’Afrique par le capitalisme conquérant, s’est ainsi construite, en quelques années, une alternative crédible à la fausse démocratie et aux élections contrefaites. Ainsi, les institutions de la République furent vidées de leur substance au profit de la reproduction des faveurs indues et des passe-droits. D’ailleurs, la Constitution, les lois et les conventions internationales, dûment ratifiées, n’échappaient à la logique du détournement clientéliste.
En face, s’est dressé l’élan révolutionnaire des manifestations de rue et du bulletin de vote, afin de rétablir la véracité et l’authenticité de la lettre, de l’esprit et des rôles dévolus aux serviteurs de l’intérêt collectif qui est l’assise même du contrat entre les citoyens et les serviteurs de l’Etat.  Il fallait restaurer l’intégrité du verbe et de la pratique, en vue de mieux réconcilier le peuple et la politique, au sens noble du terme. Il s’agissait d’asseoir la légitimité légale-rationnelle au nom de l’adhésion du grand nombre, sans déroger à la transparence ni suspendre les libertés, en dehors desquelles le volontarisme s’estompe puis s’effrite à l’épreuve du pouvoir.
Le credo et l’action du Pastef viennent battre en brèche la vieille résignation d’ambiance, face à la continuité de systèmes anachroniques de recrutement et de fidélisation de réseaux de notables, davantage mus par l’appât du gain et le carriérisme cynique. La leçon vaut pour la quasi-totalité de l’Afrique, d’où la ferveur de l’accueil de liesse et d’espérance, réservé à l’alternance sénégalaise. Grâce aux changements en cours, les Africains réapprennent le sens de l’engagement quand le porte une conviction forte, sous l’égide de femmes et d’hommes dévoués à la quête exigeante de l’équité. L’exemple a pris et ses fruits deviennent irréversibles parce que la peur change de camp.
La passion panafricaine du Président Ousmane Sonko et de son parti, du fait de sa caution morale par les urnes, se distingue du nationalisme prétorien et de ses pulsions suicidaires, même si les deux propositions procèdent, à l’origine, d’une identique soif d’émancipation devant l’arrogance de la domination néocoloniale et des kleptocraties  qu’elle entretient. Avec le Pastef, les aristocraties périmées d’hier perdent de leur capacité de sidération aux dépens des masses car la brutalité et l’achat des consciences ont été démystifiées. Une nouvelle page du relèvement africain s’écrit, désormais, à l’encre dense de la non-violence et de la constance à l’effort.
La  seconde libération de l’Afrique se joue, sous nos yeux. Sachons en réaliser la promesse, chacun chez soi ! Nos combats solidaires sont appelées à parfaire l’œuvre des pionniers de l’Indépendance. Telle se présente notre mission commune, après le 24 mars 2024. Elle ne peut être qu’universaliste, généreuse et sans concession aux fossoyeurs de la dignité humaine, telle qu’énoncée dans la Charte des Nations Unies. J’y crois plus que jamais.
Dakar, Sénégal
15 juin 2026

● Mauritanie | Droits Humains ~ IRA Mauritanie | À mettre fin cet acharnement répressif contre les militant•e•s Iraouis !



Un outillage judiciaire devient douteux lorsqu’il se refuse l’équité dans ses pratiques face aux citoyens. Dans nos sables mouvants en Mauritanie, une certaine justice est activement politisée et servie comme un fouet pour tordre et dompter les voix et voies intrépides qui comptent redresser la charpente civique et politique. Et les Iraouis (de la sphère militante droit-de-l’hommiste et politique du député abolitionniste Biram Dah Abeid) se retrouvent régulièrement réprimés et mis à l’étroit dans l’exercice pacifique de leurs actions civiques et politiques. Ces derniers mois, plusieurs sont visés dans des dossiers avec emprisonnement dont j’ignore le fond judiciaire réel, mais j’ose croire qu’ils n’ont pas agi contre la sécurité d’état et ne sont pas comploteurs pour une déstabilisation nationale. Présentement ils sont deux députées (avec leur immunité parlementaire étrangement contournée) et quelques membres de l’aile droit-de-l’hommiste derrière les barreaux, ne seraientt-ils pas victimes d’une substance judiciaire très inéquitablement distribuée entre les protagonistes dont l’exécutif (partie) est généralement (voire principalement) le donneur d’ordres ?

L’aspect politisé concernant les affaires IRA et encartées IRA est toujours actif dans le traitement  judiciaire et un acharnement dégainé vise insidieusement l’engagé politique considéré comme trop subversif plutôt qu’un suspect potentiellement coupable d’une infraction avérée. Ainsi… cela est un ordre systémique d’une justice politique qui perd dans la foulée toute essence d’une Véritable Justice.
Il est nécessaire qu’une mobilisation citoyenne des opinions publiques émerge résolument contre l’activisme politique de la justice. Une justice politique n’est pas très amène en Droit sur les litiges et infractions portés devant elle, au contraire elle mobiliserait à soumettre ses instruments à charge ou à décharge en fonction de couloirs politiques avérés ou supposés en face.  Une véritable démocratie passe nécessairement par une Justice indépendante et équitable. L’actuel Président de la République Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et son entourage non belliciste devraient être focus pour pacifier véritablement l’espace politique et civique en ayant le reflexe alerte que le pouvoir est comme un train de voyage duquel on descend forcément à un arrêt. Et l’arrêt 2029 est bien proche… In sha Allah.

Ici… la réaffirmation de mon soutien fraternel et citoyen aux militants et cadres du mouvement IRA-Mauritanie. Vifs encouragements au Président Biram Dah Abeid pour la vaillante mobilisation de plaidoyer et de lobbying pour la libération de ces voix militantes.

Paisible Vendredi à TOUS.

5 juin 2026

KS

● Débat sur Facebook Féodalisme et racisme : éléments de comparaison. Par le journaliste mauritanien M. Seyre Sidibe



J’ai lancé un débat qui se voulait comparatif entre le féodalisme et le racisme, deux maux, deux abominations, deux tares sociales dont on parle beaucoup en Mauritanie.

Au départ, le débat n’a pas suscité l’enthousiasme escompté. Mais lorsque mon frère Youssouph Kamara a repris sur sa page Facebook la question suivante : « Celui qui pratique et fait l’apologie du féodalisme peut-il se plaindre du racisme ? », les réactions n’ont pas tardé à affluer.

Très suivi sur les réseaux sociaux, Youssouph Kamara a permis au sujet de toucher un large public composé de profils divers. Les contributions recueillies montrent, dans leur grande majorité, que le féodalisme et le racisme sont perçus comme deux réalités tout aussi détestables.

Militant infatigable des droits humains et membre du mouvement abolitionniste IRA, Youssouph Kamara dans un échange avec le sociologue, Boulaye DIAKITE a écrit : « C’est mal connaître la féodalité que de penser que tous les féodaux se considèrent comme des êtres supérieurs, beaucoup d’adepte du féodalisme (féodaux) se considèrent comme étant inférieurs et le prônent ouvertement. L’un des piliers du féodalisme est justement cette majorité de personnes qui soutiennent et revendiquent leur statut et en tirent un bénéfice. Les marxistes les désignent par lumpenprolétariat. »

Au fil des échanges, un consensus semble s’être dégagé autour du caractère abject et répugnant du féodalisme comme du racisme. Tous deux apparaissent comme des sources d’exclusion, de stigmatisation et d’exploitation qui fragilisent l’unité nationale dans un pays comme la Mauritanie.

Fait révélateur : ceux qui font habituellement l’apologie du féodalisme ou du racisme se sont abstenus de participer au débat. Comme s’il devenait difficile, aujourd’hui, d’assumer publiquement un discours fondé sur la hiérarchisation des êtres humains. Soutenir ouvertement de telles pratiques paraît désormais gênant, peu lucide, voire honteux.

Parmi les premiers à réagir, Koundou Soumaré, blogueur et militant du mouvement Ganbanaxu Fedde, a évoqué « un débat d’intérêt intra-communautaire, inter-communautaire et national ». Avant d’ajouter : « On va suivre la température… alors entre nos petits fascismes villageois et les affaires nationales en débat… » À travers cette réflexion, Koundou Soumaré montre que le féodalisme et le racisme renvoient, en Mauritanie, à deux espaces imbriqués : le communautaire et le national.

Le journaliste Seydi Moussa Camara estime que racisme et féodalisme procèdent d’une même logique d’infériorisation de l’autre: « Celui qui adhère à une logique de supériorité sociale ou de hiérarchie entre les groupes peut difficilement accepter, lorsque cette logique se retourne contre lui, une idéologie qui l’infériorise à son tour. »

De son côté, le professeur Wagué Cheikhna ne prend pas de gants : « Le féodalisme, le racisme, le tribalisme, le communautarisme… je les mets dans le même panier. Tous relèvent du négationnisme. »

Même son de cloche chez le professeur de littérature orale à l’UGB, Oumar N’Diaye, qui résume sa pensée en quelques mots : « Logiquement, non, parce que c’est du kif-kif. »

Le journaliste Kissima Diagana, quant à lui, a livré une formule brève mais particulièrement expressive : « Il peut, mais il ne DOIT pas. » À la question de savoir si celui qui pratique le féodalisme peut se plaindre du racisme, le doyen Kissima répond ainsi par une formule presque philosophique, opposant l’être- le réel, les faits- au devoir-être, c’est-à-dire la norme morale et l’idéal.

Le sociologue Boulaye Diakité pousse, lui, la comparaison encore plus loin : « Les féodaux sont pires que les racistes. Les racistes vivent dans des préjugés absurdes et certains peuvent être “sauvés” par la psychiatrie. Les féodaux, eux, se considèrent comme des êtres supérieurs ; ils sont irrécupérables. »

Pour sa part, l’ancien ministre Diarra Idrissa préfère une définition plus conceptuelle : « Le féodalisme est l’expression culturelle de l’esclavagisme. Quant au racisme, c’est une forme de féodalisme en l’absence de rapports directs de domination entre les individus. »

Allant dans le même sens, Cheikh Mohamed Diarra s’interroge : « Quelqu’un qui défend une supériorité fondée sur la naissance au sein d’une même communauté peut-il condamner une prétendue supériorité naturelle entre des races différentes ? Avec quel argument cohérent ? »

Enfin, l’homme de lettres Souleymane Sidibé livre une réaction sans détour : « La féodalité est nauséabonde et me répugne. Je peux discuter avec un raciste, mais le féodalisme, pour moi, c’est radioactif. »

Au final, ce débat aura permis de faire réagir des profils variés autour de deux réalités sociales particulièrement sensibles. Mais malgré la délicatesse du sujet, chacun a pu exprimer son opinion dans le respect de l’autre.

Seyré SIDIBÉ

©️ Lien médias https://ondeinfo.com/debat-sur-facebook-feodalisme-et-racisme-elements-de-comparaison/

● TRIBUNE | de la résolution de l’onu aux réalités africaines : le défi de l’esclavage par ascendance

—-Le 25 mars 2026, les Nations unies, par une déclaration solennelle de son assemblée générale (AG/12755), adoptent une résolution historique : celle qualifiant l’esclavage et la traite transatlantique des esclaves africains de «plus grave crime contre l’humanité ». (cf. lien n°1). Cette résolution a été votée sous l’impulsion du président du Ghana John Dramani Mahama avec l’appui de l’Union africaine.

Nous saluons cette décision symbolique d’une grande portée pour la reconnaissance de l’esclavage comme plus grave crime contre l’humanité. C’est dans cet esprit que nous, militants de droits humains de l’espace sahélien, à travers cette tribune, interpellons, par des remarques citoyennes, l’union africaine, les décideurs de nos Etats, les sociétés civiles et les diasporas africaines.

Nous considérons que cette résolution onusienne mérite d’être un point d’enclenchement d’une prise de conscience collective des peuples africains sur les différents types d’esclavage qui ont saigné diversement notre continent.

En effet, l’Afrique politique et intellectuelle a certes obtenu un succès diplomatique majeur au sein de l’Assemblée générale onusienne. Mais elle ne devrait pas passer sous silence les nombreuses frictions sociales intra-communautaires encore existantes dans certaines zones ouest-africaines, et qui sont relatives à la problématique de “l’esclavage par ascendance”. Une réalité sociale insidieusement intégrée dans le système de castes de communautés très hiérarchisées.

Le cas, entre autres, du groupe sociolinguistique soninké en est une illustration parfaite. Cette société est aujourd’hui traversée par une dynamique abolitionniste qui se heurte à des forces réactionnaires qui font usage d’une violence inouïe et bafouent la dignité humaine.

C’est ainsi qu’au cours de cette dernière décennie, de 2016 à 2026, plusieurs faits d’une gravité extrême ont été recensés : le lynchage à mort de 4 militants anti-esclavagistes du mouvement d’éveil Gambana (Égalité en droit et en dignité) à Diandjoumé (Mali) (cf. lien n°2), l’horrible exécution de madame Diogou Sidibé à Lany (Mali) (cf. lien n°3) et également en Mauritanie avec l’agression de monsieur Samba Moussa Kone (cf. lien n°4).

Au vu de la gravité des crimes susmentionnés, les différents gouvernements, instances et ONG droit-de-l’hommistes devraient aborder frontalement les problématiques très actuelles liées au passé esclavagiste transsaharien et intra-africain. Car en effet, une forme de passivité et de mise à distance sont constatées à chaque fois que la question de l’esclavage est abordée.

Inutile de rappeler le vote abstentionniste de certains pays occidentaux dont la France (cf. carte de jeune Afrique). Vote d’autant plus incompréhensible que la Loi n° 2001-434 adoptée le 21 mai 2001 et portée par la députée Christiane Taubira, reconnait officiellement la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité.

Cette France abstentionniste qui proclame son attachement aux droits de l’homme est pourtant celle qui a été l’un des pays les plus actifs dans la traite transatlantique.

Ce négationnisme des puissances esclavagistes ne doit pas masquer celle de nos Etats africains, encore plus troublante. Il est évident que la traite transatlantique constitue un crime contre l’humanité, toutefois l’esclavage arabo-musulman en est un autre, ainsi que l’esclavage par ascendance qui perdure subtilement en Afrique de l’Ouest.

Ce dernier, longtemps passé sous silence, constitue une autre forme d’atteinte à la dignité humaine. Elle se manifeste par un déterminisme social assignant statutairement les individus dès la naissance et les condamnant à une subalternité perpétuelle. Ce système discriminatoire érigé en norme sociale qui se transmet de génération en génération est une négation totale de la liberté, de l’égalité et de la dignité humaine. Il lèse un pan entier de la société.

Au XXIᵉ siècle, une telle pratique est une honte pour l’humanité. L’esclavage par hérédité doit être dénoncé avec courage et détermination. Le silence sur cette question et le caractère tabou ne sauraient perdurer. La complaisance des intellectuels, des religieux et des instances culturelles doit cesser afin d’éradiquer définitivement ces tares.

De la même manière, le laxisme de nos Etats modernes, qui se traduit par la complicité de certains de leurs représentants, censés garantir la citoyenneté pleine et entière, doit être banni. Bien qu’il existe des textes et des lois interdisant ces pratiques dégradantes, force est de constater que leur application laisse à désirer. Ainsi, rien ne change sur le terrain.

Comment expliquer qu’on puisse encore parler d’esclavage dans un pays comme la Mauritanie où il existe tout un arsenal juridique (e.g. loi 031-2015) sans impact réel sur l’abolition effective de l’esclavage et ses séquelles. Au Mali, une récente loi historique (loi n°2024-027) a été adoptée, renforçant la condamnation de la pratique et de l’apologie de l’esclavage. Pourtant, cela n’a pas eu l’effet escompté. Il est donc plus qu’urgent que nos États s’impliquent davantage dans la lutte contre ce fléau, seule condition, pour l’avènement d’un véritable État de droit.

A travers cette tribune d’alerte notre objectif est triple :

1- Lancer un plaidoyer humaniste et citoyen à l’endroit des institutions internationales et continentales, au premier rang desquelles l’ONU et l’Union africaine sur la question des survivances de ce grave crime qu’est l’esclavage. Il s’agit notamment de souligner l’impérieuse nécessité de conduire une réflexion sérieuse et approfondie sur les problématiques multiformes liées à l’esclavage par ascendance qui est actif dans certaines coutumes et pratiques dites faussement « traditionnelles ».

2- Interpeller les leaders d’opinion et les représentants sociaux (les représentants traditionnels, les intellectuels, les élus, les militants de la société civile…) en Afrique et dans les univers diasporiques pour une initiative morale et sociale de grande ampleur sur les problématiques de l’esclavage dans ses diverses manifestations. Les mentalités esclavagistes et féodales qui persistent au sein de nos communautés en ce siècle sont un marqueur avilissant pour la personnalité africaine et noire.

3-Enfin, nous invitons solennellement les leaders d’opinion de la communauté soninké à un dialogue sans tabou afin de briser l’omerta sur la réalité de l’esclavage par hérédité.

En d’autres termes, il nous appartient d’unir nos efforts pour éradiquer l’esclavage dans le but d’instaurer une société juste et égalitaire. Ceci est un devoir moral qui incombe à tout un chacun pour préserver l’harmonie sociale.

LES SIGNATAIRES :

CAMARA Issa (Mauritanie)

BA Issa (Sénégal)

SOUMARE Koundou (Mauritanie)

SIDIBE Biranté (Sénégal)

DIARRA Cheikh (Mauritanie)

CISSOKHO Souleymane (Mauritanie)

Références :

Lien n°1 : https://press.un.org/fr/2026/ag12755.doc.htm

Lien n°2 : https://bamada.net/lynchage-des-militants-anti-esclavagistes-dans-la-loc...

Lien n°3 : https://www.dw.com/fr/mali-diogou-sidibé-esclavage-par-ascendance-kaye/a-62903536

Lien n°4 : https://cridem.org/C_Info.php?article=747569

● Ganbanaxu : traduction « égalité pour tous ». Pourquoi un tel slogan dérange-t-il tant ? | Par le journaliste M. Seyre Sidibe

C’est pourtant le sens même de la démocratie, de la justice sociale et de la citoyenneté, n’est-ce pas ?

Les peuples africains ne cherchent-ils pas à renégocier avec les institutions onusiennes afin que l’Afrique soit mieux représentée ?

Plusieurs États africains ne cherchent-ils pas à réviser les accords de coopération, notamment militaires, avec la France ?

Est-ce un péché que de chercher à renégocier, à revoir ou à rejeter les termes d’un contrat mal négocié, il y a quelques années voire des décennies, contrat désavantageux pour vous parce que vous n’étiez pas là, ou bien parce que ceux qui vous représentaient étaient en position de faiblesse ?

Telle est, en substance, la problématique que pose le mouvement Ganbanaxu pour promouvoir de nouvelles bases saines pour la société soninké. Mais le mouvement se heurte à un mur : une résistance faite de nostalgie et d’immobilisme social, celle de ceux qui trouvent leur compte dans le déterminisme social. Un ordre dépassé et anachronique, qui ne rassemble plus et qui est désormais source de tensions multiformes.

Une situation qui exsangue la société soninké et divise la jeunesse, en la détournant et en la désorientant des véritables problématiques de son époque.

Seyré SIDIBE

● La Mauritanie rejette les accusations du Mali sur la détention de militaires dans le camp de Mbera, les qualifiant d’allégations non étayées et d’insultes graves [AMI]



Le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie a exprimé sa surprise et sa condamnation de la déclaration émise par l’état-major général des Forces armées maliennes, alléguant que des militaires maliens, détenus par des groupes terroristes, avaient réussi à s’échapper d’un camp de réfugiés situé sur le territoire mauritanien.

La Mauritanie a affirmé, dans un communiqué publié ce lundi par le Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur, son rejet catégorique de ces allégations non fondées, les considérant comme des accusations fausses et gravement offensantes.

Voici le texte du communiqué, dont l’Agence Mauritanienne d’Information a reçu une copie :

“Le Gouvernement de la République islamique de Mauritanie vient de prendre connaissance, avec stupéfaction et indignation, du communiqué publié par l’état-major des forces armées maliennes (FaMa), affirmant que des militaires maliens détenus par des groupes terroristes auraient réussi à s’échapper d’un camp de réfugiés situé sur notre territoire.

La Mauritanie rejette, avec la plus grande fermeté, ces accusations totalement infondées et profondément offensantes. De telles affirmations, émises sans la moindre preuve ni consultation préalable par les canaux appropriés, caractérisent une démarche indécente qui ne saurait être tolérée.

La Mauritanie rappelle que le camp de M’Berra accueille des dizaines de milliers de Maliens et d’autres nationalités, depuis près d’une trentaine d’années. Le lieu a toujours été placé sous la supervision permanente du Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et de nombreuses organisations humanitaires internationales et ONG indépendantes. L’ensemble des acteurs de la solidarité disposent d’un accès permanent à l’emprise où ils assurent un suivi quotidien des conditions de sécurité et de vie, de déplacés en hausse constante. Le dispositif a reçu la visite des ministres de l’actuel gouvernement malien, de manière transparente et en présence de la presse. Ils ont loué tant le professionnalisme des services locaux que l’hospitalité des populations hôtes. La règle établie depuis trois décennies protège toute personne secourue tant qu’elle s’abstient de conduire une action hostile à la paix, de part et d’autre de la frontière. Dès lors, laisser entendre que des groupes terroristes pourraient y détenir des personnes relève d’une accusation grave. La réfutation de celle-ci constitue une évidence, au regard de l’expérience des relations fraternelles entre la Mauritanie et le Mali.

Malgré la gravité et la complexité de la situation sécuritaire dans notre sous région et la pression associée, la Mauritanie a toujours misé sur la retenue, l’esprit de responsabilité et le sens de l’apaisement. Aussi, préfère-t-elle la voie du dialogue direct et des échanges diplomatiques avec les autorités du Mali frère, afin d’éviter l’escalade et de préserver la cohésion des deux peuples.

Dans ce contexte, les accusations aujourd’hui alléguées sans preuve aux dépens de la Mauritanie suscitent autant la perplexité que la déception.

Fidèle aux préceptes de l’islam, aux traditions africaines et aux valeurs universelles de solidarité et de fraternité, la Mauritanie ne peut accepter que son engagement soit questionné sur la base de déclarations infondées.

Le Gouvernement mauritanien appelle, son homologue du Mali, à assumer ses responsabilités, observer davantage de rigueur dans ses communications officielles et l’invite à privilégier les canaux convenus, en conformité aux usages de la politique extérieure. Ainsi se règlent, sans surenchère, les questions sensibles de sécurité et de gestion des défis communs.

La Mauritanie demeure attachée à des relations de bon voisinage et de coopération multidimensionnelle avec la République sœur du Mali. Cependant, elle se réserve le droit d’activer toutes les dispositions requises, afin de défendre son image, sa souveraineté et la vérité factuelle ».

©️ Lien médiasAgence mauritanienne d’information https://share.google/3A5WdCE4blygasEmG

● Mauritanie – Droits Humains | Nécrologie : le décès de M. Boubacar Ould Messaoud, président de l’Ong SOS Esclaves.

—Par un post Facebook https://www.facebook.com/share/p/1Azhpvipwn/ de la journaliste Mariya Traoré, nous avons appris le décès du président de l’organisation SOS Esclaves, M. Boubacar Ould Messaoud. Ainsi ce jeudi 12 mars 2026 qui correspond au 23 Ramadan 1447, une voix pionnière vaillante de la lutte pour la défense des droits humains et singulièrement pour l’abolition de l’esclavage en Mauritanie, s’est éteinte. Un parcours d’engagement salué et reconnu par nombre de nos compatriotes et autres militants droit-de-l’hommistes à travers le monde depuis l’annonce de son décès.

Paix à son âme. Mes fraternelles condoléances à sa famille et à l’ensemble de la communauté militante pour les droits humains en Mauritanie et ailleurs. Il y a quelques semaines, à l’occasion d’un évènement marquant le 31ème anniversaire de la fondation de son organisation, nous lui avons consacré ce bref rendu hommage https://ecrit-ose.blog/2026/02/17/%e2%97%8f-mauritanie-droits-humains-rendons-nous-hommage-vivant-m-boubacar-ould-messaoud-une-personnalite-iconique-de-labolitionnisme-en-mauritanie/ .

23 mars 2026

Koundou SOUMARE, blogueur et militant des droits humains.