● « Gouverner autrement de par une véritable alternance et un réel changement » | Par Maitre Abou Kalidou N’DIAYE.

L’approche du rendez-vous de l’élection présidentielle en Mauritanie dont le premier  tour est prévu le 29 juin, le directeur de campagne du candidat M. Biram Dah Abeid en Europe pour la diaspora mauritanienne, nous accorde la présente interview. En effet, il s’agit du juriste et militant très investi, Maitre Abou Kalidou N’DIAYE. Il a répondu succinctement à nos questions comme suit en brossant les enjeux du scrutin et quelques points marquants du programme de la Coalition Antisystème qui porte le député droit-de-l’hommiste BDA comme candidat :

● Question 1 : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Maitre Abou Kalidou N’DIAYE : Bonjour, très ravi et honoré par l’intérêt porté à notre Coalition BDA que je représente aujourd’hui en Europe. Je m’appelle Maitre Abou Kalidou N’DIAYE . Je suis inscrit au barreau de Nouakchott en Mauritanie et réside en France avec ma famille.
En France j’exerce dans le social avec un diplôme de cadre. Je suis aussi très actif dans le réseau associatif Mauritanien et très présent sur le terrain de la revendication de nos droits, en tant qu’acteur des droits de l’homme.

● Question 2 : Nous avons lu dans les médias votre nomination à la tête du Directoire de la diaspora en Europe pour la campagne du Candidat Biram DAH ABEID, pouvez-vous nous en dire davantage ?

AKN : C’est tout à fait vrai, je suis aujourd’hui nommé Directeur de campagne de la coalition BDA en Europe.
Avant tout un immense honneur et une grande reconnaissance en ma personne, et du candidat que j’ai toujours côtoyé et épousé le projet et des personnalités avec lesquelles je fais équipe aujourd’hui, qui ont bien voulu me faire confiance.
C’est à la suite de fructueuses entrevues et échanges, dans un esprit responsable et consensuel, que notre bureau du Directoire Europe de la Coalition de l’honorable député Biram DAH ABEID a été validé par le Candidat et son Directoire National.
Je dirai enfin que c’est un projet inédit, bien inspiré par la clairvoyance du candidat, que d’avoir réussi à rassembler, à coaliser des entités potentielles pour le soutenir, pour enfin le changement et l’Alternance en Mauritanie.

● Question 3 : Quels seraient les grands enjeux du scrutin présidentiel du 29 Juin prochain pour la vie politique mauritanienne ?

AKN : Gouverner autrement de par une véritable alternance et un réel changement : L’Armée Mauritanienne, pour ne pas dire une oligarchie militaire gouverne le pays depuis 1978 et une seule communauté en possède les reines, dans un pays arc-en-ciel multiethnique.
Un des enjeux majeurs de ce scrutin présidentiel, est qu’au-delà de son importance pour l’avenir de nos compatriotes, c’est d’avoir enfin accès à un rêve pour  la plupart de nos concitoyens qui en ont assez d’un système séculaire destructeur de notre unité et de notre vivre ensemble : ce rêve est celui de l’avènement au pouvoir d’un civil issu de l’opposition antisystème au cœur et à l’écoute des revendications sociales ( Education, santé, travail, citoyenneté, entreprenariat…), notamment le respect des droits fondamentaux et le rétablissement avant tout de la justice sociale et ses paradigmes. Mais également d’une alternance sociale avec comme président, une autre composante ethnique, symbolisant la diversité culturelle du pays.
Enfin, un autre enjeu non négligeable, est celui d’enfin espérer des opérations électorales inclusives et TRANSPARENTES, eu égards aux mauvais souvenirs des présidentielles de 2019. D’où l’intérêt de la sensibilisation de l’opinion internationale, particulièrement des médias, comme le vôtre.

● Question 4 : Quels sont les points marquants du contrat programmatique du candidat que vous citerez à l’endroit de l’opinion publique nationale et en particulier à l’attention de l’électorat de notre diaspora Europe ?

AKN : Unis pour la Liberté, ensemble pour l’Avenir » :
Ce slogan résume succinctement la vision du candidat, son projet pour la Mauritanie.
Je retiendrai deux grandes orientations : la justice sociale (une priorité du mandat présidentiel) dans laquelle sont incarnées les valeurs de la justice, de la liberté, de la solidarité, de l’intégrité, de la démocratie et de la durabilité et le renouveau institutionnel garant d’une réelle alternance, d’un véritable renouveau des institutions corrompues et désuètes. Que tous les citoyens se sentent enfin égaux devant la loi républicaine, sans discrimination ni privilège d’aucune nature (égalité des chances et de l’accès au service publique) et ensemble prendre leur avenir en main.
Concernant l’électorat de notre Diaspora, éveillée, productrice de richesses et de matière grise, je noterai l’importance de sa participation effective à la reconstruction du pays par un appel solennel à son adresse. Enfin une diaspora qui jouera pleinement le rôle qui lui sied, comme pilier de l’économie nationale.

● Question 5 : Avez-vous relevé des problématiques persistantes au sein de la population mauritanienne ?
Que proposez-vous comme piste de solution ?

AKN : Mon constat en tant qu’observateur averti, étant acteur de terrain, est qu’une partie importante de la population très affectée par des décennies de mauvaise gouvernance et ses corollaires de communautarisme, d’esclavagisme, de discriminations, de violences policières et institutionnelles, de politiques nocives machiavéliques du diviser pour mieux régner…, demeure inconsciente et insouciante à la démocratie participative. Ce constat se caractérise par l’achat de pièces d’identité avec des sommes insignifiantes, la peur de s’opposer à l’injonction de l’administration en tant que subordonnés, et par conséquent la perte de l’estime de soi et la résignation.
Beaucoup de Mauritaniens et de Mauritaniens ne croient plus à l’alternance démocratique et au changement du même système, du même clan qui les martyrise des décennies durant. Ils ont aussi perdu la confiance aux leaders d’une opposition qui n’en est pas une.
L’Exemple épatant du holdup électoral lors des élections présidentielles en Mauritanie en date du 22 mai 2019 donnant gagnant le présent sortant la victoire au premier tour avec 52% des voix, contre 18,6% pour l’opposant antisystème l’honorable député Biram DAH ABEID, en deuxième position. Avant même la proclamation officielle des résultats par la CENI, l’armée a investi les grandes artères de la capitale ainsi que les quartiers sensibles pour intimider et museler le peuple, alors privée de sa victoire éclatante. Cet évènement vient renforcer, pour certains, que malgré tout, rien ne changera.

Je crois que cette fois-ci, sans aucune naïveté de ma part, eu égard à l’avènement d’une coalition représentative, d’un programme parlant et d’un homme au parcours exemplaire et atypique, il y’a une lueur d’espoir qui renait chez beaucoup d’entre eux.
Il faudra certes continuer à sensibiliser et à convaincre et persévérer à préserver les acquis. Pour lever ses freins très encrés, le crédo que je préconise est de ne rien lâcher et que chacun soit acteur à part entière du projet, en sensibilisant à son tour les siens. Faire surtout comprendre, que l’argent ne rendra jamais la liberté et la dignité bafouées au peuple. Seul l’engagement patriotique et citoyen, permettra d’accéder enfin au pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple.
Quoi qu’il arrive, la résistance et la lutte doivent continuer.

● Barrons la route aux fossoyeurs de notre passé et de notre existence | Par M. Kebe Alhousseynou Diadie

Commençons solennellement par réaffirmer que chaque être vivant est issu d’ »un peuple,un territoire,une culture »qui constituent les points de repère par lesquels il mène sa vie de citoyen.

Cette triptyque qui sonne telle une Vérité générale doit être la source de sentiments qui irrigue nos coeurs de joie et de fierté, car elle nous situe dans le temps et dans l’espace.
Elle est, au demeurant la carte d’identité culturelle voire existentielle qui détermine notre existence sur cette terre ronde, la nôtre.

Le vivre ensemble, caractéristique de la sociabilité nous enseigne que l’être humain, quelque soit son appartenance ethnique et la couleur de sa peau doit ipso-facto s’approprier cette vérité historique,la vivre pleinement,la respecter scrupuleusement.

Ce faisant, nous allons vivre dignement dans la paix, dans l’unité dans la diversité
Cependant chez nous, en Mauritanie,la perception de la réalité est totalement différente.

En effet, l’autorité qui règne sur nous tel un monarque aveuglé par ses instincts grégaires, son népotisme et son égocentrisme s’ingénie non seulement à assoir sa conquête d’expropriation des terres des citoyens paisibles et laborieux mais également à faire table rase de notre passé, de notre culture.
Cette tabula rasa des temps modernes s’articule autour des points suivants :

1– Changer dans tout le pays : (ce n’est pas seulement au Guidimakha) la toponymie originelle voire originale des villages,des sources d’eau,des montagnes et des forêts appartenant aux Noirs du sud en la remplaçant par une nouvelle intruse,tranchant avec les us et coutumes des autochtones (voir l’article de M. Seyré SIDIBE) qui s’intitule « Guidimakha: préservons les noms de nos village de la prédation culturelle « .

2-La falsification à outrance de l’histoire du pays qui consiste à effacer définitivement l’apport séculaire et le rôle joué par les ethnies negro-mauritaniennes dans la construction du pays.
3-Une bataille linguistique :amener les populations du sud(qui ne perçoivent pas malheureusement l’ampleur du danger d’une telle entreprise-assimilation) à oublier leur toponymie originelle au profit de la nouvelle.

« Pauvre de nous » comme le disait Toundi Ondoua, le personnage emblématique d‘une vie de boy » de Ferdinand Oyono.Pourquoi laissons se produire sous nos yeux cette destruction de notre âme,de notre culture et de notre histoire?
Nous devons ensemble contrecarrer cette pratique odieuse qui n’a de but que de nous éteindre linguistiquement.

Je rappelle que lors des événements douloureux de 1989-1990-1991certains mauritaniens chauvins, partisans de la rupture diplomatique entre la Mauritanie et le Sénégal se plaisaient sadiquement à effacer une page importante de notre histoire en rebaptisant le fleuve Sénégal par le nom du fleuve Sanhaja. Mais quelle cécité historique ! Quelle bêtise !

Ô mon peuple,ô peuple de la vallée épris de justice et de l’équité, unissons nos efforts »transcendons nos différences et disons en choeur; »barrons la route aux fossoyeurs de notre passé et de notre existence ».

Kebe Alhousseynou Diadie (Lexeiba Gorgol)

• Lien média https://ondeinfo.com/barrons-la-route-aux-fossoyeurs-de-notre-passe-et-de-notre-existence/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR2FELNqgbZvgyemMCshxgWmD53qtVTMfWw8qbOOdNGga3N5WSMWU17q2KY_aem_ARGaJltbhQ35xYylNH7hbxp8pjb35EnqdBsq6EaWnfKfipdSzm8ybdCwfdx0-9DXZnDI9D0R-JlXYgyUL0nbOsuR

● La typologie de l’électorat en Mauritanie | [OndeInfo]

La période électorale en Mauritanie est unique et toute particulière. C’est un moment caractérisé par un tumulte politique et social sans précédent. Une dynamique qui ressemble aux mouvements qu’on peut observer dans les aéroports : des arrivées et des départs.

Les alliances se font et se défont au gré des intérêts et des calculs sur fond d’opportunisme et des promesses souvent sans lendemain.

Ruse, fourberie, flagornerie et hypocrisie envahissent le paysage politique en dominant et déterminant les rapports entre les citoyens et les politiques .

De cette relation peu sincère et perfide pour l’essentiel, entre politiques et électeurs ( citoyens ), on peut classer les électeurs dans plusieurs catégories.

Certains se rangent derrière un candidat parce qu’ il porte tel nom, il est issu de telle famille ou de telle tribu : le vote patronymique, tribal, communautaire ou régional.
C’est sans doute l’une des grosses faiblesses de la démocratie en Afrique : la sacralisation d’un homme parfois au détriment des institutions et des programmes politiques.

Le vote vénal, ce sont ces citoyens qui marchandent leur voix. Ils n’hésitent pas à soudoyer leur soutien pour quelques billets de banques, et quelques produits alimentaires ( thé, sucre, lait, huile etc. ) juste suffisant pour couvrir deux à trois semaines. Le vote de la honte et du déshonneur.
Pour ces derniers, la période électorale est une aubaine. Il faut en profiter au maximum. En effet, nos politiciens circulent et sillonnent le pays avec les poches pleines d’argent, de l’argent d’origines douteuses .

Cet aspect ne semble intéresser personne. Pas même la justice . Elle s’en moque.
La corruption et l’achat des consciences sont normalisés plus que d’ordinaire.

Et généralement dans cette compétition de pratiques mettant à mal notre système démocratique et électoral, le parti au pouvoir est le plus souvent tristement célèbre : il dispose de gros moyens, les moyens de sa politique.

Il y a également ceux qui subissent le diktat des ensembles communautaires ou tribaux auxquels, ils appartiennent : le vote encadré ou le vote de la subordination. Cette catégorie n’a pas à choisir, son vote ne lui appartient pas. C’est la propriété et la chose légitimes du patriarche.

Il existe une dernière catégorie de citoyens qui, le plus souvent ne votent même pas. Ils sont sans vergogne. Ils fréquentent les différents QG et états-majors des candidats à la présidentielle en se faisant passer pour des gens influents, capables de drainer des groupes d’électeurs.

Ces véritables courtiers peuvent même vous séduire avec des centaines de pièces d’identité moyennant une somme d’argent, en vous garantissant que ces derniers votent pour vous.
C’est de la poudre aux yeux . C’est juste une mise en scène. Les carte d’identité ont été ramassées pour impressionner afin de réussir son coup d’escroquerie.
Comme nos politiciens ont la mémoire courte . Ils oublient tout entre deux élections, la même stratégie est utilisée à chaque échéance électorale.

Il y a maintenant, une dernière catégorie de citoyens très avisés malheureusement peu nombreux, pour qui le vote est sacré.
Ils cherchent à comprendre les candidats, leur programme et ceux qui les entourent, c’est ce qui déterminera leur choix. Ils votent pour défendre des valeurs et des principes.

Ces derniers sont au dessus de la mêlée.
Ils sont peu visibles et peu bavards mais usent pleinement de leur citoyenneté et ce en toute conscience et souvent sans regret parce que leur choix est désintéressé.

In fine, il y a plus d’ennemis de la démocratie que d’amis. Nous participons presque tous d’une manière ou d’une autre au « bradage  » électoral et démocratique, par nos comportements et nos attitudes qui déterminent nos choix derrière l’isoloir.

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/la-typologie-de-lelectorat-en-mauritanie/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR3HVpU8wCjovziGEqPsHugx0K9rYFfp6jZy4c_PdvDA2o8y2LsEhcO4Hlo_aem_ARHmDnGiA3ZDCM8C5dWWpeDJsE6SZwYlhUSoxqJOw5JfQeT5R8cOAZoLpmznOHxemWjCcmBfL_ehSBON577JIlSN

● Manifestation à Nouadhibou contre la multiplication de maisons closes

Nord Info – Des dizaines de personnes ont manifesté pacifiquement mardi 4 juin devant la wilaya de Nouadhibou. Cette sorte de sit-in a pour but d’informer les autorités publiques administratives de la présence insolite de maisons closes et leur remarquable multiplication.

Gérées par des étrangères pour la plupart, ces places, disent les manifestants, sont des lieux de prostitution et d’utilisation de produits dangereux tels que la drogue et les boissons alcoolisées.

Ils demandent la fermeture pure et simple de ces lieux prohibés par la loi musulmane qui touchent à la quiétude des habitants et des musulmans et constituent un danger direct pour la jeunesse non conscientisée contre ces fléaux.

Notons que les marcheurs ont soumis une lettre au wali et proposé des solutions à ce lancinant problème qui dure depuis belle lurette dans la capitale économique.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=775462

● MauritanieVote2024 ~ Initiatives | Partage médias par M. Coulibaby Counda, responsable du mouvement Alliance des Patriotes pour l’Égalité :


Mesdames et Messieurs,

Chers Directeur National de la Campagne,

Chers Coordinateurs des Campagnes,

Chers Fédéraux,

MR, Le Chargé  des Missions et Coordinateur Régional de Guidimakha,

MR, Le Maire de la Commune de Sebkha,

Chers invités,

Chers Membres de l’Alliance des Patriotes Pour L’Egalité.

Aujourd’hui les membres de l’alliance des patriotes pour l’égalité déclarent Son soutien  à son excellence Mohamed Ould Cheikh  El Ghazouani.

Aujourd’hui, nous nous rassemblons pour exprimer notre soutien indéfectible au président sortant, un leader dont l’engagement, la vision et le dévouement ont guidé notre nation à travers des moments cruciaux de son histoire. En ces temps de défis et de changements, il est essentiel de reconnaître et de valoriser les accomplissements significatifs réalisés sous sa direction.
Sous la présidence de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, notre pays a connu des progrès remarquables dans divers domaines. Grâce à ses politiques économiques prudentes et innovantes, nous avons vu une croissance soutenue, une réduction significative du chômage et une augmentation des investissements étrangers. Ces succès économiques ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une vision claire et d’une gestion rigoureuse. Sur le plan social, le président a toujours été un défenseur infatigable de l’égalité et de la justice pour tous. Nous  tenons à remercier notre président, Ghazouani, pour son dévouement et pour les résultats que nous avons acquis durant sa présidence sur des grands sujets tels que la discrimination social, le pilier social  vulnérable, la lutte contre l’esclavage et ses séquelles, la traite des personnes et le trafic des migrants. Les réformes entreprises dans le domaine de l’éducation et de la santé ont permis d’améliorer l’accès et la qualité des services pour tous nos concitoyens, garantissant ainsi que personne ne soit laissé pour compte. Il a œuvré sans relâche pour renforcer le tissu social de notre nation, en promouvant des politiques inclusives qui respectent et valorisent la diversité de notre société.

En matière de politique étrangère, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a fait preuve d’un leadership fort et respecté sur la scène internationale. Ses efforts pour renforcer les alliances stratégiques, promouvoir la paix et la coopération internationale, et défendre les intérêts de notre pays ont solidifié notre position comme un acteur clé sur la scène mondiale. Sa capacité à naviguer dans un environnement international complexe avec une diplomatie habile a été un atout précieux pour notre nation.

Alors que nous regardons vers l’avenir, il est clair que la continuité et la stabilité sont essentielles pour maintenir et bâtir sur les progrès réalisés. Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a démontré qu’il possède non seulement l’expérience et la compétence nécessaires, mais aussi une profonde compréhension des défis et des opportunités qui se présentent à nous. Les mauritaniens doivent être fière des réalisations extraordinaires qui ont été les siennes durant les cinq dernières années, au cours desquelles il a su préserver la paix et la prospérité

Mesdames et Messieurs, Cher Coordinateur Régional de Guidimakha et les  membres de l’alliance des patriotes pour l’égalité en soutenant le président sortant, nous faisons le choix de la sagesse, de l’expérience et de la vision. Nous faisons le choix d’un avenir où nos enfants grandiront dans une nation prospère, juste et respectée. Ensemble, continuons à avancer sur le chemin du progrès, avec Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à la barre, pour le bien de notre pays et pour les générations à venir.
Je ne saurais terminer sans remercier Mr, le Pr Sidi Mohamed Ghaber Chargé des missions à la présidence pour la mise en place du mouvement.

Merci à tous de votre présence et de votre soutien indéfectible. Ensemble, nous sommes plus forts et ensemble, nous continuerons à écrire l’histoire de notre grande nation.
Vive la Mauritanie et Vive excellence président  Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani!
Je vous remercie pour votre attention.

● Mauritanie : pour une citoyenneté égalitaire pour tous | Par Seyré SIDIBE

La société que nous voulons pour les générations présentes et futures doit reposer sur un certain nombre de piliers inamovibles : la justice sociale, la citoyenneté pleine et totale pour toutes les communautés nationales, la méritocratie.

Un modèle démocratique qui promeut la cohésion nationale loin de toutes les formes de discriminations : d’exclusions linguistique, culturelle, géographique, régionale,
tribale ou raciale etc.

Dans ce projet, l’école occupe une place centrale et stratégique. Elle s’évertuera d’être l’école de la république d’abord, au sens stricto sensu avant d’être républicaine.

Elle gagnera en se débarrassant triomphalement des dogmes et idéologies importés et inappropriés qui inhibent jusqu’ici toutes perspectives de la rendre performante pour que cette institution ( l’école) soit le reflet de notre diversité sociale.

Le choix des langues d’enseignement, de la langue officielle, de la langue de l’administration ou encore le statut des langues nationales doit être clairement défini dans une approche pragmatique et non hégémonique. Un choix qui tient compte des réalités sociologiques et historiques du pays, de sa personnalité propre ( multi-ethniques et multi-culturel), en plus des mutations de tous ordres que connaît l’humanité en ce 21 siècle.

Ces efforts ne peuvent se concrétiser que lorsque nos gouvernants et une partie du peuple acceptent, qu’aujourd’hui l’usage quasi généralisé de la langue Arabe exclut une bonne partie des Mauritaniens du droit à l’information. Or, il s’agit d’une composante essentielle de la démocratie et de l’Etat de droit.

Il faut également réinventer les rapports entre les citoyens et les forces de défenses et de sécurité notamment avec la police.
En effet, les bavures policières banalisées, et ayant atteint le pic sous le magistère du président sortant, qu’aucun mauritanien épris de justice ne peut oublier ont exacerbé le désamour entre une partie des citoyens et les institutions de défense et de sécurité.
L’assassinat de l’activiste, Souvi Ould Cheine au commissariat de Dar Naim 2, la mort mystérieuse du jeune Oumar Diop en février 2023 après son interpellation au commissariat de police de la Sebkha, pour ne citer que ces deux exemples macabres restent de mauvais souvenirs, qui continuent de traumatiser chacun d’entre nous.

C’est pour quoi, la citoyenneté ne doit plus être à géométrie variable . Elle doit être la chose la mieux partagée entre tous les Mauritaniens de quelques origines qu’ils soient. Ce qui implique la fin de l’impunité pour tous, et en particulier pour ceux qui se croient des citoyens au-dessus de la mêlée sur la base de considérations fantaisistes et contraires à l’esprit des lois de la république.

En vue de traduire en acte le caractère multiethnique et racial de notre pays tel que stipulé dans la Constitution, des efforts doivent être faits pour que les nominations aux postes ministériels, au sein de la haute administration, les forces de défenses et de sécurité, les directeurs des établissements publics etc. , répondent à la configuration sociale du pays.

Le problème de l’état civil, et la nationalité Mauritanienne doivent être réglé une bonne fois pour toute.
En effet, une bonne partie de nos compatriotes n’arrivent toujours pas à disposer de leur document d’état civil (vivant en Mauritanie ou dans la diaspora). Les fameuses commissions mises en place pour enrôler les rebuts de l’état civil péchent par leur approche trop administrative et verticale, du fait qu’elle part du préjugé que des étrangers chercheraient à passer entre les mailles du filet. Conséquence, beaucoup de citoyens sont pris pour des  » fraudeurs » alors qu’il n’en est rien.

Selon une expérience empirique, certains types de Mauritaniens notamment ceux de la vallée sont beaucoup plus exposés à être apatrides que d’autres.

Par ailleurs, il est temps de solder le passif humanitaire à travers des mesures courageuses ouvrant la voie à une réconciliation nationale véritable, sur fond de retour dans la dignité et le dédommagement des familles déportées. S’y ajoute l’indemnisation des veuves et orphelins des années de braise.

La justice doit être le socle et la boussole de ce projet de société. Pour cela faudrait-il qu’ elle s’affranchisse du poids de l’exécutif, de la tribu, de l’oligarchie et des pouvoirs féodaux locaux.
Le prochain président élu, le 29 juin 2024 doit renforcer le pouvoir de la justice, choisir des hommes de grande probité morale et éthique pour la réformer afin qu’il suscite la confiance du citoyen, qu’elle cesse d’être la justice des plus puissants. Une justice de règlement de comptes.
Un rouleau compresseur qui broie les plus fragiles pour satisfaire les ambitions de quelques privilégiés.

Le prochain président élu gouvernera mieux, s’il arrive à prendre ses distances des différents groupes ( lobbies) qui empêchent la réalisation d’un projet de société plus juste et égalitaire pour tous les Mauritaniens.

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/mauritanie-pour-une-citoyennete-egalitaire-pour-tous/

● Présidentielle 2024 en Mauritanie | « Un choix s’impose… » par Dr. Mouhamadou Sy



Cette note fait suite à un appel à l’unité de candidature au sein de l’opposition que j’ai publié le 24 mai dernier. Il s’agissait d’une contribution de ma part à l’effort de faire entendre un plaidoyer populaire mettant l’accent sur des craintes quant à l’émiettement de la masse électorale favorable à l’opposition progressiste. Ainsi, l’appel dont je suis l’auteur suggérait que les candidats eux-mêmes choisissent un représentant qui puisse porter une candidature unique et pour lequel le peuple aspirant au changement serait appelé à voter de façon unanime. Ma démarche ne consistait aucunement à imposer un choix prédéfini aux autres candidats, mais plutôt à les appeler à un accord et à s’entendre sur une unique candidature au nom d’une stratégie optimisante.

Ce projet s’engloutit désormais dans un profond désespoir quand bien même le risque d’interférences destructrices subsiste, et leurs effets conservent de plus belle leur potentiel de nuisance.

Partant d’une telle hypothèse, j’estime qu’il revient désormais à chaque citoyen de prendre ses responsabilités et de mettre en perspective l’issue d’un vote dispersé dont les conséquences ne sont plus de nature à nous surprendre. Nous sommes ainsi appelés à unifier autant que possible l’expression de notre suffrage afin de garantir à nos revendications légitimes une chance de se voir se réaliser, ou au moins de bénéficier d’une caution populaire conséquente.

Quant au choix d’un candidat, les deux critères ci-dessous me semblent des plus pertinents et objectifs:

– Qualité du programme: Le choix d’un candidat qui affiche dans son programme la volonté de rebâtir la Mauritanie sur des bases justes tant au niveau étatique que sur le plan social, et d’offrir de bonnes perspectives de développement humain et économique.

– Potentiel électoral: Le choix d’un candidat qui dispose d’une base électorale consistante, étant ainsi plus à même de susciter une adhésion populaire sur l’étendue du territoire.

Il n’est nul besoin de disserter sur le fait que le premier point est probablement le mieux partagé par les candidats cibles, je les en félicite. (Je regrette tout simplement que cela n’ait pas pu être de force à rassembler.)

Après étude des programmes et analyse des profils, il m’apparaît que, dans l’opposition progressiste, le candidat qui allie le mieux ces deux critères en 2024, c’est Biram Dah Abeid.

De par son programme complet, intégrant les préoccupations principales du peuple dans sa diversité; son remarquable parcours national et international dans la lutte abolitionniste; et ses qualités politiques exceptionnelles, je considère qu’il représente le candidat idéal pour porter la voix du changement dans cette élection.

J’exprime ainsi mon soutien sans faille au candidat Biram Dah Abeid pour la présidentielle de 2024.

Le 2 juin 2024

Dr Mouhamadou Sy

● En Mauritanie | Le Cabinet CAPAC lance ses activités à partir ce 1 juin 2024.

« Les solutions derrière les limites » L’équipe CAPAC.

Ces dernières heures, nous avons appris l’annonce de l’inauguration officielle à Nouakchott du Cabinet Africain d’Analyse, de Prospective et de Conseil (CAPAC). Via des posts publiés sur le fil d’actualité du réseau social Facebook, 2 membres de l’équipe de direction, messieurs Dr Sidi NDIAYE et Dr Cheikh GUÈYE ont exprimé leur satisfaction pour la naissance de leur structure.

Ci-après les visuels médiatiques de présentation consacrés à ce Cabinet comptant couvrir divers champs d’intervention avec compétence et professionnalisme :

Ici, nous tenons à les féliciter chaleureusement et leur souhaiter réussite et élévation dans leurs activités.

KS pour le BLOG

● Le Pr Farba Bouyagui Tamboura : une consécration académique de l’autre côté de la rive

Le Pr Farba Bouyagui Tamboura est depuis, le 12 mars 2024, élu directeur de l’Ecole Doctorale des sciences et Techniques et de Sciences de la Société « EDSTSS » de l’Université Alioune Diop de Bambey (Sénégal).

Cette distinction de notre compatriote hors de nos frontières est révélatrice de la performance des étudiants et enseignants universitaires mauritaniens notamment lorsqu’ils sont à l’étranger et admis dans un environnement sain, qui promeut l’excellence et le mérite.

Cette élévation de notre compatriote est un exemple parmi d’autres où de Mauritaniens inconnus au pays jouissent de notoriété et respectabilité à l’étranger. Ce qui donne raison à l’adage selon lequel  » nul n’est prophète chez soi ».

L’école mauritanienne qui « gagne » à l’étranger, et décadente à l’intérieur doit interpeller nos dirigeants à plusieurs niveaux…

Le problème de notre système éducatif est donc conjoncturel, soit la conséquence de plusieurs
reformes bidouillées pour servir des desseins idéologiques sans fondements académiques et scientifiques.

Le Pr Tamboura est aujourd’hui cinquantenaire.
Son parcours montre jusqu’à quel point, la vitesse grand V de la décadence l’école mauritanienne. Jusqu’ aux années 90, il était encore possible de sauver le système éducatif du marasme et de la léthargie. Mais il fallait des hommes courageux, patriotes, visionnaires et animés de bonnes intentions.

Le Pr Tamboura a fait ses études primaires à l’ecole I de Selibaby, ville dont il est natif notamment dans le village de Bambaradougou.

Après l’obtention de son baccalauréat série D en 1994, il s’inscrit à la Faculté des Sciences et Techniques de Nouakchott.

En 1998, année de la maîtrise, M. Tamboura est major de sa promotion et obtient une bourse d’État pour faire des études de 3 ème cycle au Sénégal dans le domaine de la chimie.
Cette bourse a ouvert la voie du succès et de la gloire à notre compatriote :
Il est titulaire du Diplôme d’Etudes Approfondies « DEA » en 2000 à (UCAD) l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, d’un Doctorat de 3ème cycle en chimie Moléculaire en 2002, d’un Doctorat d’Etat en chimie Moléculaire en 2012 à l’UCAD.

En 2009, le Pr Tamboura entame une carrière professionnelle au terme d’un recrutement très sélectif pour être Enseignant-chercheur à l’Université Alioune Diop de Bambey (Sénégal).

C’est au sein de cet environnement académique où la science est vénérée et considérée comme le seul critère d’ascension, plus que l’origine sociale ou la nationalité que le Pr Tamboura a évolué et s’est fait distinguer par la compétence, la rigueur et le travail bien fait.

Ainsi, il sera tour à tour élevé au grade de Maître Assistant au Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur « CAMES » 2011, grade de Maître de Conférences au CAMES 2013, Grade de professeur titulaire des universités du CAMES 2020.

En 2011 – 2017, M. Tamboura est nommé Chef de département de chimie de l’Unité de Formation et de Recherche « UFR » en Sciences Appliquées et Technologies de l’Information et de la Communication « SATIC ».

Mai 2017 à novembre 2021, il est directeur de la Cellule Interne d’Assurance Qualité (CIAQ) puis, directeur de la recherche à l’Université Alioune Diop de Bambey.

Professeur émérite, Farba Bouyagui Tamboura peut se prévaloir de quelques 47 articles published dans des journaux et revues scientifiques internationaux.

Seyré SIDIBE

Via OndeInfo

● Santé : Sensibilisation de leaders religieux sur la Vaccination de Routine à Nouakchott [Initiatives News]

L’ONG ALIMA a organisé à Nouakchott, le 28 mai 2024, un   atelier de sensibilisation sur l’importance de la vaccination de routine et la mobilisation communautaire. Cet événement a réuni 19 participants, incluant des représentants des autorités locales et communautaires, dans le but de renforcer les connaissances et l’engagement autour de la vaccination.

La séance a été inaugurée par Mme. Sassry Mahmoud, responsable de la mobilisation communautaire chez ALIMA, qui a présenté l’organisation et expliqué les objectifs de cet atelier. Elle a souligné l’importance de cette initiative pour améliorer la santé publique et réduire les maladies évitables par la vaccination.

M. Khaled, le formateur,  a amené les participants à s’intéresser d’emblée à la question de savoir ce qu’est la vaccination. Par la suite divers   aspects essentiels de la vaccination ont été débattus.  Il a été question de l’importance de la vaccination de routine pour la santé publique et individuelle. Notamment de son rôle dans la prévention de maladies graves.

Les participants ont eu droit à la compréhension des  différents types de vaccins disponibles dans le cadre du Programme Elargi de Vaccination (PEV).  Le mode d’action des vaccins et leur efficacité ont été également expliqués afin que les personnes sensibilisées comprennent que  les vaccins stimulent le système immunitaire pour offrir une protection durable.

Le calendrier vaccinal recommandé pour les enfants et les adultes, crucial pour assurer une couverture vaccinale adéquate, a également fait objet de présentation de la part du formateur. .

Autre point, le rôle crucial des agents communautaires dans la sensibilisation et la mobilisation des populations pour la vaccination, ces agents étant des acteurs de proximité et de confiance.

L’implication des leaders religieux et communautaires dans la promotion de la vaccination a été retenue comme stratégie efficace pour atteindre les communautés de manière significative.

Selon M. Khaled, les imams jouent un rôle particulièrement important en matière de sensibilisation à la vaccination. Grâce à leur accès direct aux populations lors des 5 prières journalière et le sermons de vendredi, ils peuvent diffuser des messages essentiels sur l’importance de la vaccination.

Imam Mohamed Abdallah Ould Youbo de la commune d’Elmina a témoigné : « Nous avons compris que nous avons un grand rôle à jouer au sein de notre communauté afin que les vaccins soient pris à temps. »

Kadia DIAW

• Lien média : https://initiativesnews.com/index.php/2024/05/30/sante-sensibilisation-de-leaders-religieux-sur-la-vaccination-de-routine-a-nouakchott/