● Manifestation à Nouadhibou contre la multiplication de maisons closes

Nord Info – Des dizaines de personnes ont manifesté pacifiquement mardi 4 juin devant la wilaya de Nouadhibou. Cette sorte de sit-in a pour but d’informer les autorités publiques administratives de la présence insolite de maisons closes et leur remarquable multiplication.

Gérées par des étrangères pour la plupart, ces places, disent les manifestants, sont des lieux de prostitution et d’utilisation de produits dangereux tels que la drogue et les boissons alcoolisées.

Ils demandent la fermeture pure et simple de ces lieux prohibés par la loi musulmane qui touchent à la quiétude des habitants et des musulmans et constituent un danger direct pour la jeunesse non conscientisée contre ces fléaux.

Notons que les marcheurs ont soumis une lettre au wali et proposé des solutions à ce lancinant problème qui dure depuis belle lurette dans la capitale économique.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=775462

● MauritanieVote2024 ~ Initiatives | Partage médias par M. Coulibaby Counda, responsable du mouvement Alliance des Patriotes pour l’Égalité :


Mesdames et Messieurs,

Chers Directeur National de la Campagne,

Chers Coordinateurs des Campagnes,

Chers Fédéraux,

MR, Le Chargé  des Missions et Coordinateur Régional de Guidimakha,

MR, Le Maire de la Commune de Sebkha,

Chers invités,

Chers Membres de l’Alliance des Patriotes Pour L’Egalité.

Aujourd’hui les membres de l’alliance des patriotes pour l’égalité déclarent Son soutien  à son excellence Mohamed Ould Cheikh  El Ghazouani.

Aujourd’hui, nous nous rassemblons pour exprimer notre soutien indéfectible au président sortant, un leader dont l’engagement, la vision et le dévouement ont guidé notre nation à travers des moments cruciaux de son histoire. En ces temps de défis et de changements, il est essentiel de reconnaître et de valoriser les accomplissements significatifs réalisés sous sa direction.
Sous la présidence de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, notre pays a connu des progrès remarquables dans divers domaines. Grâce à ses politiques économiques prudentes et innovantes, nous avons vu une croissance soutenue, une réduction significative du chômage et une augmentation des investissements étrangers. Ces succès économiques ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une vision claire et d’une gestion rigoureuse. Sur le plan social, le président a toujours été un défenseur infatigable de l’égalité et de la justice pour tous. Nous  tenons à remercier notre président, Ghazouani, pour son dévouement et pour les résultats que nous avons acquis durant sa présidence sur des grands sujets tels que la discrimination social, le pilier social  vulnérable, la lutte contre l’esclavage et ses séquelles, la traite des personnes et le trafic des migrants. Les réformes entreprises dans le domaine de l’éducation et de la santé ont permis d’améliorer l’accès et la qualité des services pour tous nos concitoyens, garantissant ainsi que personne ne soit laissé pour compte. Il a œuvré sans relâche pour renforcer le tissu social de notre nation, en promouvant des politiques inclusives qui respectent et valorisent la diversité de notre société.

En matière de politique étrangère, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a fait preuve d’un leadership fort et respecté sur la scène internationale. Ses efforts pour renforcer les alliances stratégiques, promouvoir la paix et la coopération internationale, et défendre les intérêts de notre pays ont solidifié notre position comme un acteur clé sur la scène mondiale. Sa capacité à naviguer dans un environnement international complexe avec une diplomatie habile a été un atout précieux pour notre nation.

Alors que nous regardons vers l’avenir, il est clair que la continuité et la stabilité sont essentielles pour maintenir et bâtir sur les progrès réalisés. Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a démontré qu’il possède non seulement l’expérience et la compétence nécessaires, mais aussi une profonde compréhension des défis et des opportunités qui se présentent à nous. Les mauritaniens doivent être fière des réalisations extraordinaires qui ont été les siennes durant les cinq dernières années, au cours desquelles il a su préserver la paix et la prospérité

Mesdames et Messieurs, Cher Coordinateur Régional de Guidimakha et les  membres de l’alliance des patriotes pour l’égalité en soutenant le président sortant, nous faisons le choix de la sagesse, de l’expérience et de la vision. Nous faisons le choix d’un avenir où nos enfants grandiront dans une nation prospère, juste et respectée. Ensemble, continuons à avancer sur le chemin du progrès, avec Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à la barre, pour le bien de notre pays et pour les générations à venir.
Je ne saurais terminer sans remercier Mr, le Pr Sidi Mohamed Ghaber Chargé des missions à la présidence pour la mise en place du mouvement.

Merci à tous de votre présence et de votre soutien indéfectible. Ensemble, nous sommes plus forts et ensemble, nous continuerons à écrire l’histoire de notre grande nation.
Vive la Mauritanie et Vive excellence président  Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani!
Je vous remercie pour votre attention.

● Mauritanie : pour une citoyenneté égalitaire pour tous | Par Seyré SIDIBE

La société que nous voulons pour les générations présentes et futures doit reposer sur un certain nombre de piliers inamovibles : la justice sociale, la citoyenneté pleine et totale pour toutes les communautés nationales, la méritocratie.

Un modèle démocratique qui promeut la cohésion nationale loin de toutes les formes de discriminations : d’exclusions linguistique, culturelle, géographique, régionale,
tribale ou raciale etc.

Dans ce projet, l’école occupe une place centrale et stratégique. Elle s’évertuera d’être l’école de la république d’abord, au sens stricto sensu avant d’être républicaine.

Elle gagnera en se débarrassant triomphalement des dogmes et idéologies importés et inappropriés qui inhibent jusqu’ici toutes perspectives de la rendre performante pour que cette institution ( l’école) soit le reflet de notre diversité sociale.

Le choix des langues d’enseignement, de la langue officielle, de la langue de l’administration ou encore le statut des langues nationales doit être clairement défini dans une approche pragmatique et non hégémonique. Un choix qui tient compte des réalités sociologiques et historiques du pays, de sa personnalité propre ( multi-ethniques et multi-culturel), en plus des mutations de tous ordres que connaît l’humanité en ce 21 siècle.

Ces efforts ne peuvent se concrétiser que lorsque nos gouvernants et une partie du peuple acceptent, qu’aujourd’hui l’usage quasi généralisé de la langue Arabe exclut une bonne partie des Mauritaniens du droit à l’information. Or, il s’agit d’une composante essentielle de la démocratie et de l’Etat de droit.

Il faut également réinventer les rapports entre les citoyens et les forces de défenses et de sécurité notamment avec la police.
En effet, les bavures policières banalisées, et ayant atteint le pic sous le magistère du président sortant, qu’aucun mauritanien épris de justice ne peut oublier ont exacerbé le désamour entre une partie des citoyens et les institutions de défense et de sécurité.
L’assassinat de l’activiste, Souvi Ould Cheine au commissariat de Dar Naim 2, la mort mystérieuse du jeune Oumar Diop en février 2023 après son interpellation au commissariat de police de la Sebkha, pour ne citer que ces deux exemples macabres restent de mauvais souvenirs, qui continuent de traumatiser chacun d’entre nous.

C’est pour quoi, la citoyenneté ne doit plus être à géométrie variable . Elle doit être la chose la mieux partagée entre tous les Mauritaniens de quelques origines qu’ils soient. Ce qui implique la fin de l’impunité pour tous, et en particulier pour ceux qui se croient des citoyens au-dessus de la mêlée sur la base de considérations fantaisistes et contraires à l’esprit des lois de la république.

En vue de traduire en acte le caractère multiethnique et racial de notre pays tel que stipulé dans la Constitution, des efforts doivent être faits pour que les nominations aux postes ministériels, au sein de la haute administration, les forces de défenses et de sécurité, les directeurs des établissements publics etc. , répondent à la configuration sociale du pays.

Le problème de l’état civil, et la nationalité Mauritanienne doivent être réglé une bonne fois pour toute.
En effet, une bonne partie de nos compatriotes n’arrivent toujours pas à disposer de leur document d’état civil (vivant en Mauritanie ou dans la diaspora). Les fameuses commissions mises en place pour enrôler les rebuts de l’état civil péchent par leur approche trop administrative et verticale, du fait qu’elle part du préjugé que des étrangers chercheraient à passer entre les mailles du filet. Conséquence, beaucoup de citoyens sont pris pour des  » fraudeurs » alors qu’il n’en est rien.

Selon une expérience empirique, certains types de Mauritaniens notamment ceux de la vallée sont beaucoup plus exposés à être apatrides que d’autres.

Par ailleurs, il est temps de solder le passif humanitaire à travers des mesures courageuses ouvrant la voie à une réconciliation nationale véritable, sur fond de retour dans la dignité et le dédommagement des familles déportées. S’y ajoute l’indemnisation des veuves et orphelins des années de braise.

La justice doit être le socle et la boussole de ce projet de société. Pour cela faudrait-il qu’ elle s’affranchisse du poids de l’exécutif, de la tribu, de l’oligarchie et des pouvoirs féodaux locaux.
Le prochain président élu, le 29 juin 2024 doit renforcer le pouvoir de la justice, choisir des hommes de grande probité morale et éthique pour la réformer afin qu’il suscite la confiance du citoyen, qu’elle cesse d’être la justice des plus puissants. Une justice de règlement de comptes.
Un rouleau compresseur qui broie les plus fragiles pour satisfaire les ambitions de quelques privilégiés.

Le prochain président élu gouvernera mieux, s’il arrive à prendre ses distances des différents groupes ( lobbies) qui empêchent la réalisation d’un projet de société plus juste et égalitaire pour tous les Mauritaniens.

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/mauritanie-pour-une-citoyennete-egalitaire-pour-tous/

● Présidentielle 2024 en Mauritanie | « Un choix s’impose… » par Dr. Mouhamadou Sy



Cette note fait suite à un appel à l’unité de candidature au sein de l’opposition que j’ai publié le 24 mai dernier. Il s’agissait d’une contribution de ma part à l’effort de faire entendre un plaidoyer populaire mettant l’accent sur des craintes quant à l’émiettement de la masse électorale favorable à l’opposition progressiste. Ainsi, l’appel dont je suis l’auteur suggérait que les candidats eux-mêmes choisissent un représentant qui puisse porter une candidature unique et pour lequel le peuple aspirant au changement serait appelé à voter de façon unanime. Ma démarche ne consistait aucunement à imposer un choix prédéfini aux autres candidats, mais plutôt à les appeler à un accord et à s’entendre sur une unique candidature au nom d’une stratégie optimisante.

Ce projet s’engloutit désormais dans un profond désespoir quand bien même le risque d’interférences destructrices subsiste, et leurs effets conservent de plus belle leur potentiel de nuisance.

Partant d’une telle hypothèse, j’estime qu’il revient désormais à chaque citoyen de prendre ses responsabilités et de mettre en perspective l’issue d’un vote dispersé dont les conséquences ne sont plus de nature à nous surprendre. Nous sommes ainsi appelés à unifier autant que possible l’expression de notre suffrage afin de garantir à nos revendications légitimes une chance de se voir se réaliser, ou au moins de bénéficier d’une caution populaire conséquente.

Quant au choix d’un candidat, les deux critères ci-dessous me semblent des plus pertinents et objectifs:

– Qualité du programme: Le choix d’un candidat qui affiche dans son programme la volonté de rebâtir la Mauritanie sur des bases justes tant au niveau étatique que sur le plan social, et d’offrir de bonnes perspectives de développement humain et économique.

– Potentiel électoral: Le choix d’un candidat qui dispose d’une base électorale consistante, étant ainsi plus à même de susciter une adhésion populaire sur l’étendue du territoire.

Il n’est nul besoin de disserter sur le fait que le premier point est probablement le mieux partagé par les candidats cibles, je les en félicite. (Je regrette tout simplement que cela n’ait pas pu être de force à rassembler.)

Après étude des programmes et analyse des profils, il m’apparaît que, dans l’opposition progressiste, le candidat qui allie le mieux ces deux critères en 2024, c’est Biram Dah Abeid.

De par son programme complet, intégrant les préoccupations principales du peuple dans sa diversité; son remarquable parcours national et international dans la lutte abolitionniste; et ses qualités politiques exceptionnelles, je considère qu’il représente le candidat idéal pour porter la voix du changement dans cette élection.

J’exprime ainsi mon soutien sans faille au candidat Biram Dah Abeid pour la présidentielle de 2024.

Le 2 juin 2024

Dr Mouhamadou Sy

● En Mauritanie | Le Cabinet CAPAC lance ses activités à partir ce 1 juin 2024.

« Les solutions derrière les limites » L’équipe CAPAC.

Ces dernières heures, nous avons appris l’annonce de l’inauguration officielle à Nouakchott du Cabinet Africain d’Analyse, de Prospective et de Conseil (CAPAC). Via des posts publiés sur le fil d’actualité du réseau social Facebook, 2 membres de l’équipe de direction, messieurs Dr Sidi NDIAYE et Dr Cheikh GUÈYE ont exprimé leur satisfaction pour la naissance de leur structure.

Ci-après les visuels médiatiques de présentation consacrés à ce Cabinet comptant couvrir divers champs d’intervention avec compétence et professionnalisme :

Ici, nous tenons à les féliciter chaleureusement et leur souhaiter réussite et élévation dans leurs activités.

KS pour le BLOG

● Le Pr Farba Bouyagui Tamboura : une consécration académique de l’autre côté de la rive

Le Pr Farba Bouyagui Tamboura est depuis, le 12 mars 2024, élu directeur de l’Ecole Doctorale des sciences et Techniques et de Sciences de la Société « EDSTSS » de l’Université Alioune Diop de Bambey (Sénégal).

Cette distinction de notre compatriote hors de nos frontières est révélatrice de la performance des étudiants et enseignants universitaires mauritaniens notamment lorsqu’ils sont à l’étranger et admis dans un environnement sain, qui promeut l’excellence et le mérite.

Cette élévation de notre compatriote est un exemple parmi d’autres où de Mauritaniens inconnus au pays jouissent de notoriété et respectabilité à l’étranger. Ce qui donne raison à l’adage selon lequel  » nul n’est prophète chez soi ».

L’école mauritanienne qui « gagne » à l’étranger, et décadente à l’intérieur doit interpeller nos dirigeants à plusieurs niveaux…

Le problème de notre système éducatif est donc conjoncturel, soit la conséquence de plusieurs
reformes bidouillées pour servir des desseins idéologiques sans fondements académiques et scientifiques.

Le Pr Tamboura est aujourd’hui cinquantenaire.
Son parcours montre jusqu’à quel point, la vitesse grand V de la décadence l’école mauritanienne. Jusqu’ aux années 90, il était encore possible de sauver le système éducatif du marasme et de la léthargie. Mais il fallait des hommes courageux, patriotes, visionnaires et animés de bonnes intentions.

Le Pr Tamboura a fait ses études primaires à l’ecole I de Selibaby, ville dont il est natif notamment dans le village de Bambaradougou.

Après l’obtention de son baccalauréat série D en 1994, il s’inscrit à la Faculté des Sciences et Techniques de Nouakchott.

En 1998, année de la maîtrise, M. Tamboura est major de sa promotion et obtient une bourse d’État pour faire des études de 3 ème cycle au Sénégal dans le domaine de la chimie.
Cette bourse a ouvert la voie du succès et de la gloire à notre compatriote :
Il est titulaire du Diplôme d’Etudes Approfondies « DEA » en 2000 à (UCAD) l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, d’un Doctorat de 3ème cycle en chimie Moléculaire en 2002, d’un Doctorat d’Etat en chimie Moléculaire en 2012 à l’UCAD.

En 2009, le Pr Tamboura entame une carrière professionnelle au terme d’un recrutement très sélectif pour être Enseignant-chercheur à l’Université Alioune Diop de Bambey (Sénégal).

C’est au sein de cet environnement académique où la science est vénérée et considérée comme le seul critère d’ascension, plus que l’origine sociale ou la nationalité que le Pr Tamboura a évolué et s’est fait distinguer par la compétence, la rigueur et le travail bien fait.

Ainsi, il sera tour à tour élevé au grade de Maître Assistant au Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur « CAMES » 2011, grade de Maître de Conférences au CAMES 2013, Grade de professeur titulaire des universités du CAMES 2020.

En 2011 – 2017, M. Tamboura est nommé Chef de département de chimie de l’Unité de Formation et de Recherche « UFR » en Sciences Appliquées et Technologies de l’Information et de la Communication « SATIC ».

Mai 2017 à novembre 2021, il est directeur de la Cellule Interne d’Assurance Qualité (CIAQ) puis, directeur de la recherche à l’Université Alioune Diop de Bambey.

Professeur émérite, Farba Bouyagui Tamboura peut se prévaloir de quelques 47 articles published dans des journaux et revues scientifiques internationaux.

Seyré SIDIBE

Via OndeInfo

● Santé : Sensibilisation de leaders religieux sur la Vaccination de Routine à Nouakchott [Initiatives News]

L’ONG ALIMA a organisé à Nouakchott, le 28 mai 2024, un   atelier de sensibilisation sur l’importance de la vaccination de routine et la mobilisation communautaire. Cet événement a réuni 19 participants, incluant des représentants des autorités locales et communautaires, dans le but de renforcer les connaissances et l’engagement autour de la vaccination.

La séance a été inaugurée par Mme. Sassry Mahmoud, responsable de la mobilisation communautaire chez ALIMA, qui a présenté l’organisation et expliqué les objectifs de cet atelier. Elle a souligné l’importance de cette initiative pour améliorer la santé publique et réduire les maladies évitables par la vaccination.

M. Khaled, le formateur,  a amené les participants à s’intéresser d’emblée à la question de savoir ce qu’est la vaccination. Par la suite divers   aspects essentiels de la vaccination ont été débattus.  Il a été question de l’importance de la vaccination de routine pour la santé publique et individuelle. Notamment de son rôle dans la prévention de maladies graves.

Les participants ont eu droit à la compréhension des  différents types de vaccins disponibles dans le cadre du Programme Elargi de Vaccination (PEV).  Le mode d’action des vaccins et leur efficacité ont été également expliqués afin que les personnes sensibilisées comprennent que  les vaccins stimulent le système immunitaire pour offrir une protection durable.

Le calendrier vaccinal recommandé pour les enfants et les adultes, crucial pour assurer une couverture vaccinale adéquate, a également fait objet de présentation de la part du formateur. .

Autre point, le rôle crucial des agents communautaires dans la sensibilisation et la mobilisation des populations pour la vaccination, ces agents étant des acteurs de proximité et de confiance.

L’implication des leaders religieux et communautaires dans la promotion de la vaccination a été retenue comme stratégie efficace pour atteindre les communautés de manière significative.

Selon M. Khaled, les imams jouent un rôle particulièrement important en matière de sensibilisation à la vaccination. Grâce à leur accès direct aux populations lors des 5 prières journalière et le sermons de vendredi, ils peuvent diffuser des messages essentiels sur l’importance de la vaccination.

Imam Mohamed Abdallah Ould Youbo de la commune d’Elmina a témoigné : « Nous avons compris que nous avons un grand rôle à jouer au sein de notre communauté afin que les vaccins soient pris à temps. »

Kadia DIAW

• Lien média : https://initiativesnews.com/index.php/2024/05/30/sante-sensibilisation-de-leaders-religieux-sur-la-vaccination-de-routine-a-nouakchott/

● Mauritanie : le racisme d’État, l’arbre qui cache la forêt| Par M. Seyre SIDIBE

Dans un contexte où l’on s’achemine vers la présidentielle de juin 2024, il est plus qu’ opportun de se poser la question de savoir à quand un Noir mauritanien sera locataire du palais ocre.
Après 64 ans d’indépendance, la question est toute légitime et ne manque pas de pertinence au regard de la composition sociologique de la Mauritanie.

Même si certains y verront un réflexe raciste, sans se rappeler qu’un tel ressentiment vient naturellement de quelque part.

Il est l’expression, et la cristallisation des politiques odieuses et nauséabondes mises en place par les différents régimes qui se sont succédé au pouvoir depuis la naissance de la Mauritanie.

Résultat : la méritocratie n’a plus droit de cité.
Désormais, les seuls critères qui vaillent pour les nominations ou cooptations se fondent exclusivement sur l’origine raciale, sociale, tribale, régionale ou encore le clientélisme etc.

Ainsi des quotas sont affectés aux différents groupes communautaires de la république, avec une constante toujours respectée et perpétuée de génération en génération, telle une mauvaise tradition qui a la dent dure, et dont la toile de fond est de privilégier la composante dirigeante (Arabe, arabophone et arabophile) pour asphyxier les autres composantes sociales et linguistiques du pays.

Ce raisonnement fait écho chez tous ceux qui sont victimes d’exclusion, de racisme et de discrimination. Il rassemble tous les déshérités de la république au-delà de la couleur de peau.
Si bien que critiquer vertement l’élite Arabe est plutôt bien perçue.

C’est le sport favori de la plupart d’entre nous à chaque fois que l’occasion se présente : dans les colloques, dans les salons, dans nos articles de presse et maintenant surtout sur les réseaux sociaux notamment groupes Whatsapp et Facebook . Nous n’avions d’autres choix que de critiquer, des critiques constructives pour la plupart du temps pour que la situation change positivement.

En réalité, on manque de logique. En effet ceux qui crient au racisme sont eux-mêmes racistes à l’intérieur de leur communauté. Si le fauteuil de président de la république est taillée sur mesure pour la composante Beydane, ce qui est injuste, il faut rappeler tout de même que depuis 1960, chez les Noirs aussi les choix ne se font que dans certaines familles, au sein des mêmes cercles, qu’on peut citer sur les doigts d’une seule main.

Il y a désormais une nouvelle dynamique qui est en train de reconfigurer la société mauritanienne . Celle-ci s’intéresse plus aux injustices subies à l’intérieur des communautés noires, par d’autres noirs. Des questions laissées en rade au profit de la partie visible de l’iceberg : le racisme d’État qui frappe toutes les communautés noires de manière générale.

Ce qui revient à dire que parmi les Noirs, il y a ceux qui sont doublement opprimés et marginalisés. S’ils partagent avec tous les Noirs de Mauritanie les affres et les malheurs du système racial, à l’échelle communautaire, ils sont victimes d’une forme d’ostracisme alors qu’ ils constituent la majorité d’un point de vue démographique.
Dans la plupart du temps, ils sont exclus de la propriété foncière, des nominations politiques.
Et au plan religieux, ils ne peuvent diriger la prière, et ce quel que soit leur niveau d’instruction à cause de leur origine sociale et parfois des traditions en vigueur.

Le racisme d’État érigé en système de gouvernance en Mauritanie est une realite évidente. Mais qui peut porter ce message en toute cohérence ?
Les intellectuels . Quels intellectuels ?
L’une des qualités premières d’un intellectuel, c’est la constance, la cohérence et la crédibilité : des principes et des valeurs qui ne peuvent s’écarter de la recherche de la justice et de l’égalité entre les hommes. Et qui ne peuvent être à géométrie variable.

Le palais Ocre sera occupé par un Noir mauritanien, le jour où le Noir comprendra que son ennemi, c’est plus lui-même, son orgueil et sa vanité. Finalement, le procès fait aux Beydanes n’est pas sérieux : on les accuse de développer des politiques hégémoniques qui excluent et dominent et font de nous des citoyens de seconde zône etc., c’est exactement ce que nous faisons à l’intérieur de nos communautés. Nous posons les mêmes actes.

Tant que le Noir mauritanien s’accommode et se satisfait d’être meilleur que son frère sur la base de la naissance, il peut dire adieu à la prestigieuse magistrature suprême.
Il ne sera qu’ un faire-valoir ad vitam aeternam.

Le racisme en Mauritanie cache d’autres formes de racismes et de discriminations peu médiatisées et qui ne semblent intéresser personne.

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/mauritanie-le-racisme-detat-larbre-qui-cache-la-foret/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR3D3WSK_MIcx9xPLpoMdB_fYQjevx83FD4g9q66S4jXHdFTM4jwllzHMww_aem_AYQLh4mgm7B06jO-PILerRj5PpTQSYl7P9yCGtWJFj4EoBfPJun3sKzOMzj_2sDBdK60iChjf5TpdjRUxt3iPt__

● Constat amer sur mon pays [Mauritanie] | Par Aboubacar siré Dicko .

Je me souviens encore comme si c’était hier, au collège à Sélibaby, pendant un cours d’histoire-géographie, au cours duquel notre professeur Monsieur S. BA, nous faisait part d’une information capitale que l’on ignorait à l’époque. Il nous disait ceci : « Si jamais, toutes les richesses de la Mauritanie se répartissaient comme il se doit, chaque citoyen bénéficierait dès sa naissance, jusqu’à la fin de ses jours : une maison, une vache, un salaire pour chaque mois, sans exagération 》.

J’étais assis sur ce petit banc, entrain de le fixer avec curiosité, cela était peut-être dû par mon ignorance car je ne comprenais pas le sens et l’importance des mots, qui sortaient de sa bouche.
Une question qui me venait en tête le plus souvent en l’écoutant, est ceci :  ce Monsieur n’est est-il pas un opposant malheureux qui ne gagne pas assez pour survivre ou un mécontent de la société ? Mais plus d’une décennie après, j’ai heureusement fini par comprendre qu’il disait vrai.
Malheureusement quand on est adolescent, on comprend les choses comme un adolescent.

Cependant, quand j’ai commencé à lire correctement entre les lignes, et c’est lorsque j’ai commencé à observer notre pays avec les yeux d’un adulte que j’ai d’emblée compris que j’étais trop limité intellectuellement et psychologiquement à comprendre certaines choses.
En outre, ma maturité intellectuelle n’avait pas été assez développée pour appréhender les propos/dires de mon professeur.

Je rappelle que je ne fais point aucune révélation, ni moins une divulgation de secret d’Etat, c’est plutôt tant de réflexion et de vérification. Peut-être même ce que je dirai est certainement connu de tous. D’ailleurs on n’a pas besoin d’être intellectuel pour le savoir.

Les simples raisons qui me poussent à dire tous ces tralalas, que j’estime aussi convaincantes.  Mes chers lecteurs permettez-moi de citer les différents types de ressources que regorge notre cher pays offert par DIEU TOUT PUISSANT.

Depuis 1960 à nos jours il y a des ressources qui alimentent notre caisse nationale, mais, les effets sont invisibles dans un petit pays comme le nôtre, à titre d’illustration : (Minerais de fer, Cuivre, Or, Pétrole, Gaz naturel, les cotes les plus poissonneuses), sans compter aussi les fonds distribués « soit disant aides ou subventions » par papas (FMI, BAD, UNION EUROPEENE, BANQUE MONDIALE), etc…, j’en passe.

Dans ce cas on serait forcé de citer également les réalisations majeures qu’a connu notre cher pays depuis l’indépendance à nos jours. Aucune bonne route, la route de l’espoir (ou de la morgue) qui n’a pas encore fini de compter ses victimes, la route de guidimakha du 01 au 31 en chantier.

Un simple pont digne de son nom n’a jamais vu jour en Mauritanie exceptés les fameux EYSAKINE et carrefour Madrid qui traînent comme une tortue, aucune autoroute, alors que la monnaie ouguiya n’a nulle part où aller, si ce n’est pas sous le lit « Oul Foulane ». On se demande honnêtement ou passent toutes ses ressources.

J’ai honte, j’ai mal !!

Ouvert à toutes les critiques !

Aboubacar siré Dicko

● Guidimakha : préservons les noms de nos villages de la prédation culturelle | Par M. Seyre SIDIBE

Danguéremou = Chiteybeu

Niéléba = Awoycheu

Bokedianby = Sambatougeux

Diaguily = Boyboo

Sedelmé = Tijiritt

Gorilakhé = Mɓeydiyasakha

Kininkoumou = Khooumkhoum

Woulounbony = Debaye

Diogountouro = Bichdoure

Cela semble anodin pour de nombreux Soninké du Guidimakha, qui ne semblent guère offusqués, irrités et outragés par la « rebaptisation » des noms de leurs villages. Ces quelques exemples triés sur le volet sont révélateurs de l’ampleur du phénomène.

Il se manifeste de deux manières : l’attribution d’un autre nom, autre que celui donné par les habitants eux-mêmes ou une déformation subtile et volontaire du nom du village, en lui intégrant un timbre étranger et arabisé.
Ce qui conduira demain à semer le doute, en ouvrant la voie à des interprétations conflictuelles liées à la fabrication d’identités et de personnalités doubles autour de l’histoire de la fondation de nos terroirs.

Ce mal rampant et sournois progresse, en gagnant du terrain sans que les populations autochtones ne s’en inquiètent.
Ces dernières sont embourbées et empêtrées dans une guéguerre absurde pour servir un orgueil qui appartient à une époque révolue.

Pendant ce temps, leur histoire, leur patrimoine, et les preuves de leur antériorité au Guidimakha sont en train d’être falsifiées, et demain effacées.

Dans de nombreux villages Soninké, qui existent pour la plupart depuis plusieurs dizaines de décennies, on assiste indifféremment à ce drame qui rappelle, ce que d’aucuns appellent ailleurs, dans d’autres circonstances : « le grand remplacement ».

Personne ne dit rien. Les élus, les cadres ne s’en préoccupent même pas, leurs priorités sont ailleurs.
Nos intellectuels, ils sont eux préoccupés dans une logique de justification de la noblesse d’une partie de la communauté par rapport à d’autres; en alimentant la haine et les rancoeurs sur des questions surannées.

Voilà les genres de sujets croustillants pour notre intelligentsia, y compris nos marabouts : s’investir à expliquer et défendre une prétendue noblesse périmée tel un médicament dont la date de péremption est clairement indiquée dans la notice. Mais on s’entête fanatiquement. Coûte que coûte, on veut l’administrer au malade. Devinez la suite !

La défense de la culture Soninké en vue de sa pérennisation en Mauritanie (contexte particulier) passe d’abord par la préservation et la sauvegarde des aspects de nos us et coutumes consensuels. Notamment les éléments du patrimoine Soninké autour desquels tous les groupes communautaires se retrouvent et s’y identifient .

Les noms des villages Soninké font partie de ceux-là. En effet, quelle que soit la nature, et la tournure regrettable des conflits qui opposent les Soninké, ( progressistes et passéistes ) aucune partie n’a jusqu’ ici eu l’idée d’appeler jusqu’ au changement du nom donné à son village.

Les noms de chacun de nos villages ont une histoire et une signification liée à leur genèse.
Ils ont un contenu phonétique, sémantique propre qui renvoie à quelque chose de singulier et symbolique, plus approprié à défendre qu’une noblesse évanescente.

Il y a eu certes des quartiers rebaptisés, parce que l’ancien nom était stigmatisant et dégradant du fait qu’il rappelle un passé déshonorant pour certains. Mais il n’en est jamais était question de rebaptiser le village. C’est peut être la preuve que les deux parties en brouille seraient toutes fondatrices et autochtones. Ce détail sans être insignifiant et superflu doit être l’élément de réconciliation entre les Soninké au Guidimakha.

Ceux qui aiment à la moindre occasion bomber le torse pour clamer leur supériorité sont curieusement atones et inaudibles ; alors que les temples, soit les dernières citadelles de l’identité Soninké dans cette contrée sont menacées.

Appeler autrement nos villages, les « renommer « , c’est comme changer l’emballage d’un produit dont vous n’êtes pas dépositaire du brevet. Après avoir changé le contenant, la deuxième étape consistera à y introduire un contenu nouveau, c’est la démarche de l’impérialiste.

Refuser des concessions, des reformes sociétales consistant à réviser le contrat communautaire pour le rendre plus juste et égalitaire, sous le fallacieux argument que celles-ci compromettent l’identité et la culture Soninké, et paradoxalement se taire devant un projet d’appropriation, de falsification des noms des villages, c’est en somme manquer de clairvoyance, d’esprit d’anticipation et de leadership. Le mal est là où il n’est pas .

Si rien n’est fait, nous ne lèguerons à la postérité que la somme de nos contradictions : des vallées des larmes, humiliation et souffrances etc. Elle sera condamnée à payer le prix de notre passivité, de notre lâcheté…

Alors, prenons y garde en nous investissant tous et ensemble pour la préservation de ce qui reste de nos villages contre la prédation culturelle.

J’invite vivement les étudiants et chercheurs du Guidimakha, les communes à s’intéresser à cette problématique liée à la toponymie de nos villages pour éviter la destruction ou d’usurpation de notre patrimoine.

Seyré SIDIBE

• Lien https://ondeinfo.com/guidimakha-preservons-les-noms-de-nos-villages-de-la-predation-culturelle/