● L’irruption athéiste d’un militantisme dit kamite | Quel répondant efficace chez les sooninkés ?

*Le livre

La menace et l’agressivité à l’encontre d’une pensée subversive ne peuvent être des solutions idoines pour mettre les choses à « l’endroit ». L’endroit selon mon entendement, c’est le maintien d’un stabilisateur métaphysique et social comme une religion pour l’expression d’une certaine humanité communautaire. Il est d’un refrain commun qu’on clame que le sooninké serait musulman partout. On dirait plutôt la communauté sooninké est à l’écrasante majorité de confession islamique. Peuple ouest-africain descendant de l’empire du Ghana (connu Wagadu) s’était islamisé il y a plusieurs siècles. Ainsi l’élément « musulman » fait partie de la personnalité-type sooninké sur le plan sociologique, politique et identitaire. La cité sooninké dans sa territorialité pas seulement, a son clergé communautaire ou féodalo-communautaire qui porte les affaires du culte… islamique, à noter avec ses versions adaptées en fonction de la structuration sociale en vigueur dans temps et dans l’espace.

L’islam sooninké ou dire humblement, le musulmanisme* sooninké est une des facettes définissant sooninkaxu (Vivre sooninké). Un mimétisme sensiblement superficiel assurant une certaine socialité faisait l’affaire globalement dans une bonne stabilité dit-on. Seulement ces derniers temps, un phénomène inédit brusque l’opinion communautaire. C’est ce que je nomme l’exhibitionnisme athéiste décomplexé, des gens disant épouser des thèses kamites en les opposant d’une manière révolutionnaire à la religion islamique. Dynamiques et « enragés » particulièrement dans le réseau social TikTok, ils racialisent et géopolitisent maladroitement certains débats sérieux, stigmatisent et vilipendent injustement la religion islamique. Leur sève idéologique est un mélange diffus d’un anti-impérialisme peu irréfléchi et d’un racisme coincé au complotisme. Pour eux l’homme afro était (est) la plénitude de l’humanité « originelle » et « originale », et par conséquent d’autres « naturellement subordonnés historiques » se seraient complotés à coups de falsifications et d’agressions pour le désaxer de sa trajectoire spirituelle, scientifique et philosophique tant enviée. Nous sommes en temps du Big open espace communicationnel, nos apprentis athées seraient liés à un réseautage large parmi les bouillonnants milieux panafricanistes fourre-tout. Ils ont leur narratif « bateau » qui ne sonne pas forcément pas « bête », et en face il faudrait plus de sagesse agissante, de piété tenue, de patience vigilante et d’aération intellectuelle cohérente pour les confondre, les contrarier et les raisonner avec finesse.

Ils usent de ressentiments légitimes pour en faire du carburant militant athéiste…, et nos prêcheurs lettrés religieux doivent réactualiser la substance discursive en termes de mise en garde du peuple croyant.
L’exploitation coutumière du religieux à des fins d’hégémonie clanico-féodale, fait partie d’un magma d’incohérences qu’on pourrait relever et reprocher à l’organisation et l’entretien du culte intra-communautaire. Dans notre Saint Livre, le Coran , il nous est intimés par un célèbre signe « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, » S96 V1. Lis de Lire, connoté Apprendre, Enseigner, Raisonner, Découvrir, Expliquer…, ici c’est loin d’un principe mimétique. Nous avons un Message profondément philosophique qui peut contrer et tenir une disputation décisive face à toute irruption areligieuse de nature subversive.
Ainsi dire il faut plus d’intelligibilité et de transversalité du discours instructif et du prêche pour les masses. L’actuel régime de type d’un maraboutisme casté et templier est à revoir nécessairement. Il est restreint et pas à jour des enjeux de notre époque.

Par ailleurs, il faut gagner la bataille de la cohérence, il en va même du sérieux de notre piété et de nos réflexes d’empathie face aux réalités troublantes dans la vie.
Certains agents kamites indexent les petites hypocrisies sonnantes qui ne manquent pas dans certaine sphère prédicatrice. Un prêcheur qui se soumet silencieusement aux coutumes ou restes des coutumes du temps animiste (certains ladani) à un point A et se montre loquace à un point B pour se faire voir en saint, il y a problème.

Également, il faut réfléchir à contenir l’engrenage takfiriste présent dans certains discours dits anti-kamites. L’anathème dégainé hâtivement par d’apprentis excommunicateurs haineux booste l’ambiance de la conflictualité dans l’affaire. Aujourd’hui cette affaire kamite athéiste qui concerne une infime minorité activiste via les réseaux sociaux (principalement TikTok), est une épreuve pas anodine dans la communauté sooninké. Nous disposons potentiellement de ressorts sociaux et intellectuels nécessaires pour garder relativement les choses à l’endroit, ainsi il faut beaucoup de CERVEAU et de SOLLICITUDE et moins d’invectives, de menaces et d’arrogance.

*Conseil de lecture en photo cet ouvrage d’Ibn Taymiyya, introduit, traduit et annoté par professeur Muhammad Diakho Tandjigora connu Abu Alyas. Un livre lu plusieurs fois, très inspirant pour comprendre certaines notions liées à la croyance.

*terme lu (entendu) chez O Timera, ici j’y accorde la définition suivante : « musulman fait du sooninkaxu »

✍️🏿KS pour le BLOG

● Affaire de blasphème en Mauritanie : divergences d’opinion face à l’inculpation d’une lycéenne [Taqadomy]

L’affaire récente impliquant une lycéenne inculpée de blasphème en Mauritanie a engendré des discussions passionnées au sein de la société, révélant des opinions contrastées quant à la manière dont l’accusation devrait être traitée.

L’incident a pris racine dans une copie rédigée par la jeune fille lors de l’épreuve d’éducation religieuse du baccalauréat en juin. Le parquet de Nouakchott a confirmé qu’elle aurait produit une rédaction jugée blasphématoire envers le prophète Mohamed (Paix et salut sur lui).

Cette révélation a déclenché un débat complexe et enflammé au sein de la population mauritanienne. Lors d’un micro-trottoir, diverses opinions ont été recueillies, reflétant la diversité des points de vue sur cette affaire délicate.

Une personne interviewée a exprimé une position rigide : « Une personne qui manque de respect au prophète, que ce soit un père, un frère, un fils, on doit l’exécuter. On ne doit pas lui pardonner. En tout cas, c’est mon avis personnel. » Cette perspective souligne l’importance accordée à la protection des valeurs religieuses et appelle à des sanctions sévères envers les actes de blasphème.

En contraste, un autre point de vue exprime des doutes sur la véracité de l’affaire : « Personnellement, je ne crois pas à cette histoire. C’est un complot contre cette fille. Je demande qu’on la libère et qu’on lui pardonne. L’injustice n’est pas acceptable. » Cette opinion met en évidence la méfiance envers les circonstances entourant l’accusation et appelle à un traitement plus équitable et pondéré.

Certains individus estiment que les autorités religieuses devraient jouer un rôle clé dans le processus de décision. « Cette jeune femme qui a nui à elle, moi personnellement je n’ai rien à dire. Ceux qui ont quelque chose à dire sont les Muftis. » Cette opinion met en avant le rôle des leaders religieux dans la résolution de telles affaires délicates.

Cependant, toutes les voix ne sont pas conciliantes. Une personne appelle à une condamnation plus sévère : « Je demande que les autorités la condamnent à mort. Oh mon Dieu, c’est un déni, alors on le nie. Louanges au Messager d’Allah. » Cette position souligne l’extrême gravité avec laquelle certains perçoivent le blasphème et appelle à des conséquences sévères.

L’affaire de blasphème en Mauritanie soulève des questions complexes sur la coexistence de la liberté d’expression et du respect religieux. Alors que certaines personnes insistent sur la nécessité de protéger les croyances religieuses, d’autres soulignent l’importance de préserver les droits fondamentaux et la justice équitable.

Dans une société où la religion occupe une place centrale, cette affaire continue de susciter des débats et de mettre en évidence la tension entre des valeurs apparemment contradictoires.

Yamina Bendaida

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767511

● Biram : seule la démocratie peut stopper l’hémorragie des putschs au Sahel – [SENALIOUNE]

[SENALIOUNE]-L’hémorragie des coups d’Etat dans les pays du Sahel africain ne s’arrêtera pas avant l’instauration de la démocratie véritable dans ces Etats.

Ces propos ont été tenu ce jeudi 10 aout courant dans la capitale mauritanienne Nouakchott, par le député et président de l’IRA Biram Dah Abeid.

La Mauritanie s’expose à un coup de force identique aux putschs qui se sont produits au Mali, au Niger et au Burkina Faso, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse.

Ni la France, ni les États-Unis d’Amérique ou l’Europe ne peuvent sauver les pays du Sahel des coups d’État, ni restaurer les présidents destitués, a-t-il lancé à l’adresse des journalistes fortement mobilisés à cette sortie médiatique du parlementaire, selon lequel, peuples du Sahel, assoiffés d’indépendance et insurgés contre les régimes corrompus et manipulés, feront front uni contre toute ingérence étrangère.

Les peuples des pays du Sahel considèrent désormais les putschistes comme des héros en raison de la corruption des régimes et de l’absence de démocratie, a-t-il ajouté, affirmant que la démocratie et la justice sont désormais les conditions sine qua none de la fin des coups d’État militaires.

Biram a vivement critiqué au cours de cette conférence de presse, la performance du pouvoir de l’actuel président Mohamed Ould Ghazouani, s’étonnant du refus du ministère de l’intérieur d’autoriser le parti « RAG » (Refondation pour une Action Globale), qui, dira-t-il, avait rempli toutes les conditions requises pour l’autorisation, sans se voir délivrer de récépissé.

Le député a critiqué par ailleurs, ce qu’il a appelé, une tentative de reconduire l’actuelle Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) afin de superviser les prochaines élections présidentielles.

Je ne briguerai pas les suffrages des électeurs, si jamais la même CENI est maintenue pour la présidentielle de 2024, a catégoriquement déclaré Biram, renouvelant sa fermeté à poursuivre sans relâche son combat sur le terrain et par tous les moyens disponibles contre le pouvoir.

● Communiqué de l’État-major général des forces armées nationales | recrutement d’élèves-officiers

L’Etat-Major général des Armées annonce aux jeunes mauritaniens dont l’âge n’est pas inférieure à 18 et ne dépasse pas 25, au 31 décembre 2023, et désireux de rejoindre les rangs de l’armée nationale, le lancement d’un concours de recrutement direct d’élèves-officiers ‘active le 20 août 2023 à Nouakchott. Le concours se déroulera de la façon suivante :

– Un test écrit, en mathématiques, pour les filières scientifiques, et en littérature, pour les filières littéraires.

– En français, pour l’ensemble des candidats ;

Les conditions de participation au concours sont :

Les candidats doivent satisfaire aux conditions suivantes :

– Etre détenteur du baccalauréat ;

– Etre apte physiquement ;

Le dossier de candidature comprend les pièces suivantes :

– Un extrait de l’acte de naissance ;

– Un extrait de nationalité ;

– Un certificat judiciaire valable pour trois mois ;

– Le diplôme de baccalauréat ou un relevé de notes ;

– 4 photos d’identité.

©️ Source en lien https://ami.mr/fr/index.php/2023/08/11/communique-de-letat-major-general-des-forces-armees-nationales-recrutement-deleves-officiers/

● Jemil Mansour claque la porte du parti Tewassoul

L’ancien président du parti Tewassoul, Jemil Mansour a annoncé mercredi sa démission du parti politique Tewassoul, quelques mois après avoir déclaré qu’il prenait du recul s’agissant de l’action politique au sein de ce parti qu’il a dirigé pendant 12 ans.

Les mobiles de la démission

Dans sa lettre de démission ould Mansour a dit qu’il a pris cette décision après avoir suspendu son activisme politique au sein du parti pour certaines raisons dont la première est les résultats du congrès de 2022 qui avaient été « choquantes ».

Ould Mansour avait espéré que les erreurs allaient être corrigées, avant de se déclarer fortement déçu par les dernières élections législatives et municipales qui ont été à l’origine d’un important dysfonctionnement dans la structure du parti.

Il ajoute avoir attiré l’attention des responsables du parti sur ces dysfonctionnements et avoir attendu des solutions ou des corrections limitées soient-elles, ce qui n’avait pas eu lieu.

Jemil Mansour avait été porté à la présidence du parti Tewassoul en 2007, puis reconduit en 2012 et quitté la présidence en 2018.

Les reproches

Dans sa première déclaration, quelques mois après l’élection du président Mohamed O. Cheikh El Ghazouani, Jemil Mansour avait évoqué « une situation différente de celle dans laquelle nous nous trouvions » et que « les messages, les indicateurs et les orientations émanant des nouvelles autorités présagent de l’espoir ».

Naitra ensuite des tensions entre ould Mansour et son ancien parti après qu’il ait annoncé avoir rencontré le président Mohamed O. Cheikh El Ghazouani, ce à quoi réagira Tewassoul en déclarant qu’il n’était nullement concerné par ce qui s’est passé lors de cette rencontre qui n’était pas concertée.

Dans sa réaction à a position de son parti, ould Mansour a dit qu’il ne souhaitait pas qu’une partie, quelle que ce soit, ne soit concernée par une rencontre personnelle avec le président Ghazouani.

Après les dernières élections, Jemil Mansour avait annoncé qu’il prenait du recul par rapport au parti, à cause d’erreurs intervenues au sein de la formation politique, afin d’évaluer ce qui se passe et partant déterminer son avenir politique dans le parti, soit y rester ou démissionner ce qu’il a fait aujourd’hui.

©️ Source en lien https://fr.saharamedias.net/jemil-mansour-claque-la-porte-du-parti-tewassoul/

● Les Etrangers de l’Intérieur, titre du nouveau roman de l’écrivain mauritanien Brahim Mamadou Korera

Les Étrangers de l’Intérieur est le titre du deuxième roman de romancier Mauritanien Brahim Mamadou Korera, professeur de français du lycée.

Auteur des Faces Cachées des Terroristes Islamistes publié à 2020, chez les Éditions Saint Honoré en France. Son nouveau roman vient de paraître, chez les Éditions Lys Bleu en France. En effet, ce roman dépeint le rêve de six Mauritaniens bien formés à l’étranger mais souhaitant servir leur patrie.

Cependant, la marginalisation raciale mine leurs aspirations. Certains voient leurs postes usurpés. Tandis que d’autres sont bloqués partout où il trouveront une opportunité dés l’ENA, passant par la Banque Centrale jusqu’au commerce.

Quelques uns parmi eux deviendront des fonctionnaires internationaux très très convoités. Leur pays aura besoin d’eux, mais ça sera déjà trop tard.

Ce récit poignant rend hommage surtout, à tous les Mauritaniens qui sont épris de la justice, de l’égalité et de la paix. Impossible de ne pas se souvenir aux martyres des événements dés 1986 à 1991.

En outre c’est impensable de ne pas citer, Lamine Mangane, Souvi Ould Chein, le président Samba Thiam, artisant de la conscience nationale, le doyen Ibrahim Sarr, le sage, le député actif Khally Diallo, le maestro Balla Touré, le président de SPD, l’audacieux Mamadou Khalidou Ba professeur des Universités, l’inamovible Ladji Traoré, l’inarrêtable, la députée Khadiata Malick Diallo.

Activiste affirmée Aminetou Mint El Moctar, le courageux Moulaye El Hassene et avocate du peuple Fatoumata Mbaye.

Enfin, le prix d’un exemplaire est de 1000 MRU. Si vous souhaitez avoir un exemplaire du nouveau roman de Brahim Mamadou Korera, contactez lui sur son WhatsApp : 46436335 ou son email brahimkorera6@gmail.com. Ne l’appelez pas en appel normal car, il n’est pas en Mauritanie actuellement.

©️ source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767427

● Ghazouani d’accord sur la Charte d’entente politique

Le Calame – Le président Mohamed Ould Ghazouani a exprimé, lors d’une rencontre tenue hier lundi 7 aout courant, avec les Présidents des partis du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) Ahmed Ould Daddah et de l’Union des Forces du Progrès (UFP), Mohamed Ould Maouloud, son approbation du projet de la « Charte d’entente nationale » présenté par les deux formations politiques.

L’interaction du Président lors de la rencontre, qui a traité ledit projet de charte politique, « a été positive », ont affirmé des sources médiatiques.

Signature proposée à qui souhaite

Un comité technique mixte se penche sur la question d’annonce d’une date de présentation de ladite charte, aux partis d’opposition restants, « s’ils sont disposés et prêts à la signer », indique-t-on.

L’accord de l’opposition ne sera pas conditionnel à signature de la charte, indique une source au sein de l’opposition, selon laquelle, la charte constituera un accord politique entre ses signataires.

Ledit projet de charte, que le RFD et l’UFP avaiegnt présenté auparavant aux partis de l’opposition, avait été déjà signé par le parti Insaf au pouvoir,

Le contenu de la Charte

La charte d’entente nationale est motivée selon des sources, par le fait qu’il y a des questions nationales qui doivent être convenues entre la majorité et l’opposition dont principalement l’unité nationale, la gouvernance, les actuelles conditions de vie et les élections.

Le RFD et l’UFP considèrent que le projet de la charte avait été approuvé en janvier dernier par l’opposition, la majorité et le représentant du gouvernement et qu’il a été finalement reporté, en raison de l’approche des élections législatives, et municipales.

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767422

● Communiqué de Presse : Partenariat entre Orange Money Europe et La BPM (Service Bankily)

BPM – La Banque Populaire de Mauritanie , à travers son service Bankily , a mis en place un partenariat avec Orange Money Europe afin que la diaspora mauritanienne résidente au sein de pays européens puisse disposer d’un service de transfert d’ argent rapide et facile vers la Mauritanie.

Tout mauritanien ou résident en France, Allemagne, Espagne, Italie, Portugal, Belgique, Luxembourg ou les Pays Bas, pourra transférer de l’argent en quelques minutes sur un compte Bankily en Mauritanie.

L’expéditeur devra disposer de l’application Orange Money Europe, alimenter son porte-feuille et procéder simplement au transfert d’argent vers un numéro de téléphone Bankily.

Pour plus d’information et détails sur ce service cliquez ici ou visitez les sites http://www.bankily.mr ou orange ou encore la page facebook de la BPM.

Le service clientèle de la Banque Populaire de Mauritanie est joignable au 45 20 17 17 et via le numéro whatsapp + 222 36 37 68 00

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02VmNxGWsnJdhRLjY5sLGa1cNJV3ueJdJUqZzN8TuC88NTDDPCDzrf2YDm4DbMdM9Fl&id=100064560524930&mibextid=Nif5oz

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767289

● Mauritanie : virée dans une clinique de soins traditionnels à Nouakchott [Vidéo]

• De nombreux Mauritaniens recourent à la médecine prophétique, une thérapie basée essentiellement sur les hadiths et les pratiques du prophète (PSL), pour soigner plusieurs pathologies. Des services prodigués par des cliniques spécialisées.

La médecine prophétique est une thérapie basée essentiellement sur les hadiths et les pratiques du temps du prophète (PSL), pour traiter plusieurs pathologies dont le rhumatisme, la sciatique, la constipation, les hémorroïdes…

Grâce à des conseils de traitement et d’hygiène, des spécialistes parviennent à guérir de nombreuses maladies et soulager bien de souffrances.

Au niveau de la clinique de Nouakchott, située au carrefour Madrid, un quartier d’Arafat, commune de la banlieue Sud de la capitale mauritanienne, Yaghoub Abdallahi El Kory, propriétaire de la clinique, retrace l’itinéraire de son cursus scolaire et revient sur son parcours professionnel. Il signale d’emblée que la pratique de la médecine traditionnelle ne relève pas d’un héritage familiale. Il s’agit plutôt d’une science apprise en Mauritanie et surtout dans de nombreux autres pays: Sénégal, Gambie, Libye, Syrie et plusieurs autres pays arabes et musulmans.

Le spécialiste évoque ses nombreux domaines d’intervention et les pathologies traitées grâce à la technique des ventouses, les différentes formes de massage… La clinique emploie une dizaine de personnes.

Aly Coulibaly, employé depuis 2014, explique les différentes tâches qu’il accomplit dans le domaine du massage.

Aissata Alassane Bâ, patiente, raconte les conditions de son arrivée à la clinique, souffrant de maux de tête terribles, après avoir subi des examens IRM et scanner effectués ailleurs. Le diagnostic sur son cas a révélé une sinusite. Après des soins, sa situation, dit-elle, s’est nettement améliorée et n’est plus sujette aux maux de tête et aux voies nasales obstruées au réveil.

Heurté par une pirogue, Mohamed Guèye a été blessé à la jambe. Il affirme retrouver progressivement l’usage de sa jambe au bout de trois séances de massage.

Dr Ghais Arabia, spécialiste syrien en huiles, énumère les variétés d’huiles qu’il fabrique et leurs différentes vertus.

Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

©️ Source en lien https://afrique.le360.ma/politique/mauritanie-viree-dans-une-clinique-de-soins-traditionnels-a-nouakchott_GYIZAAFK3ZF45LS5XJ6GIQ3E5A/

● Mauritanie | une lycéenne poursuivie pour blasphème lors du baccalauréat [RFI]

Une candidate à l’examen du baccalauréat en Mauritanie a été inculpée et écrouée, mercredi 26 juillet, pour avoir rendu une copie jugée blasphématoire contre le prophète Mahomet, selon le parquet de Nouakchott. Une copie rédigée au mois de juin lors de l’épreuve en éducation religieuse. La jeune fille est également accusée d’avoir utilisé ses réseaux sociaux pour véhiculer ses idées.

La jeune lycéenne de 19 ans, étudiante à Atar, a été écrouée mercredi 28 juillet dans la soirée à la prison des femmes de Nouakchott. Selon le dernier communiqué publié par le parquet de Nouakchott, elle a été inculpée pour « offense et médisance envers le prophète » mais aussi pour « usage des réseaux sociaux pour nuire aux principes fondamentaux et sacrés de l’islam ».

Le parquet ne précise pas les écrits en arabe de la lycéenne, mais le dernier communiqué du ministère de l’Éducation nationale dénonce « une insulte à la sacralité du prophète ».

L’affaire avait été rendue publique début juillet lorsqu’un correcteur du baccalauréat avait publié sur les réseaux sociaux la copie de la jeune fille, à l’époque encore anonyme. La copie était devenue virale sur les réseaux sociaux et de nombreux oulémas, érudits et imams avaient alors organisé des manifestations et des sit-in pour exiger la révélation de l’identité de l’auteur et que des poursuites soient immédiatement lancées à son encontre.

Selon la loi, le blasphème envers le prophète est puni de la peine de mort sans recours possible, mais cette sentence n’est plus appliquée depuis 1987 en République islamique de Mauritanie.

En attendant l’enquête et la décision du juge d’instruction, la jeune lycéenne a été placée en détention provisoire. Selon la déclaration de son frère, elle souffrirait de problèmes psychologiques. Si elle est reconnue coupable, elle encourt la prison à vie.

©️ Source en lien https://www.rfi.fr/fr/afrique/20230728-mauritanie-une-lyc%C3%A9enne-poursuivie-pour-blasph%C3%A8me-lors-du-baccalaur%C3%A9at