Je me nomme Lamine KEITA, docteur spécialiste en ORL à l’hôpital de Nema. J’ai été agressé, le 16/09/2023, vers 22 heures par les proches d’un patient de l’hôpital de Néma.
Ce patient était dans le coma à la suite d’un accident de voiture et avait été admis aux urgences. Après l’avoir examiné, j’ai constaté qu’il souffrait d’un œdème crânien, la cause de son coma. Étant donné que ce n’était pas de mon ressort, j’ai informé deux membres de sa famille que le patient devait être transféré en réanimation. Ils ont mal réagi en prétendant que je refusais de le soigner.
Quelques minutes plus tard, j’ai été entouré par les membres de la famille présents sur place, prêts à m’agresser.
Parmi eux, un jeune homme a même attrapé mon tee-shirt dans le but de m’affliger des coups, mais heureusement, un infirmier est intervenu. Le wali et l’inspecteur de police étaient également présents sur les lieux suite à un appel de la famille du patient.
Mon agresseur n’a reçu qu’un avertissement de la part des autorités et a été laissé libre sans que la loi ne soit appliquée. Il s’agit clairement d’une agression contre un fonctionnaire de l’État.
De ce fait, ma vie est potentiellement en danger. Donc j’ai décidé tout simplement de relater les faits qui ce sont déroulés à l’hôpital de Néma à fin d’éclairer l’opinion publique.
Onde Info – Le Panafricanisme, je connaissais déjà le concept que j’ai découvert sur les bancs du lycée – il y a une trentaine d’années -, à travers un cours initiation à la littérature Négro-africaine, et plus exactement sur ce qu’ on appelait une déclinaison littéraire du panafricanisme : la Négritude.
A cette époque-là, la culture n’est pas démocratique. Elle était élitiste soit l’apanage de ceux qui avaient l’audace d’ouvrir un livre pour le lire mais surtout le comprendre et en saisir la substance.
Ainsi, l’on échappait à la déferlante actuelle de la culture des mass-média caractérisée par une surabondance de l’information ayant pour corollaire l’émergence d’une nouvelle » race d’intellectuels » qui s’improvisent en leaders, et qui croient tout savoir sur la base d’une culture de masse acquise sans effort et sans surpassement de soi.
Le Panafricanisme, ces dernières années on en parle tellement que je me suis demandé si le concept ne venait pas de naître. Il inonde aujourd’hui les réseaux sociaux, il est mis en relief dans les discours politiques, si bien que certains vont jusqu’en faire un mode de gouvernance.
Le Panafricanisme ne peut être porté par un féodal ou un esclavagiste
Selon Wikipedia » Le panafricanisme est à la fois une vision sociale, économique, culturelle et politique d’émancipation des Africains et un mouvement qui vise à unifier les Africains du continent et de la diaspora africaine en une communauté africaine mondiale ».
Cette définition a le mérite d’être claire en ce sens qu’elle met l’accent sur l’UNITE, LA SOLIDARITE et l’ÉMANCIPATION des Africains et de la Diaspora au coeur de son projet sur fond de la recherche de la DIGNITÉ Africaine.
Que dire de ses origines ?
Le Panafricanisme est né dans les Caraïbes au XIXe siècle, dans le contexte du processus d’abolition de l’esclavage.
Dès lors, il est avant tout question de dignité Africaine et Noire du fait que ces derniers ont souffert de toutes les formes d’exploitation et de pratiques abominables : la traite négrière, la colonisation et le néocolonialisme etc.
Partant de ce qui précède, il est illusoire de voir un Africain qui lui-même afflige l’indignité à son semblable adhérer au panafricanisme. Ce serait rien de plus qu’ une trahison de cette cause noble et louable.
Dans quelle mesure peut-on réclamer à cor et à cri la libération du continent Africain et la DIGNITÉ de l’homme Africain alors qu’on pose les mêmes actes que l’impérialiste étranger ?
Ce panafricanisme par hypocrisie ou par manque de consistance et de coherence est le début de l’errance et du dévoiement du Panafricanisme.
Cette nouvelle clientèle qui entend porter la lutte si noble des pères fondateurs du Panafricanisme est fondamentalement nuisible et compromettante voire encombrante pour défendre les idéaux du Panafricanisme.
Elle porte la trahison et la compromission comme étendard en hypothèquant le vrai panafricanisme qui est avant tout basé sur la promotion de la DIGNITÉ de l’homme Noir, la véritable fraternité Africaine qui suppose qu’un Africain ne peut réduire en esclavage un autre ou même le considérer comme tel.
Portrait croisé : féodal et impérialiste étranger
ine fine, le féodal qui prétend être panafricaniste alors qu’ il se glorifie d’être propriétaire d’esclaves parmi ses « frères Noirs » qu’il considère comme des sous hommes, impurs et issus de la mauvaise graine est pire que l’envahisseur étranger.
L’impérialisme porte le même visage qu’il soit étranger, Blanc, Arabe ou Noirs, il est suprématiste , il exploite à merci les dominés réduits au statut de sujets et de « non personne » et perpétue la même culture hégémonique et raciste.
L’impérialiste étranger tout comme l’impérialiste local est attaché à une idée de grandeur et de noblesse qui lui donne le droit d’exploiter, d’humilier en établissant une échelle des valeurs qui le place au sommet : la référence en toute chose.
D’ailleurs, la raison et la justesse se trouvent du côté de l’impérialiste étranger qui vient chasser, prouver sa noblesse et sa grandeur sur d’autres terres pour agrandir son espace vital, son pouvoir et à la recherche de l’exotisme etc.
Comme dit l’adage, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Peu importe la couleur de la main qui m’inflige une gifle sur la joue – Blanche ou Noire – , moi je ressens la même douleur. Et D’ailleurs, la forfaiture fait plus mal lorsqu’ elle vient de l’intérieur, de « nous-mêmes ».
Le Panafricanisme n’est pas la haine de la France ou de l’Occident
A tous les panafricanistes, le vrai panafricanisme n’est pas porteur de haine. Il n’est pas revanchard mais s’évertue à stimuler le décollage et le delic de l’Africain par des valeurs qui le libère lui-même en vue de se libérer de la domination étrangère.
Le Panafricanisme c’est pour moi, une disposition d’esprit à accepter son frère Africain. Ce qui se traduit par le respect mutuel, la considération et la volonté de coopération et de solidarité intra-africain.
Le Panafricanisme ne peut être la négation de l’Africain par l’Africain. L’humiliation du Noir par le Noir.
A contrario, le Noir doit être le remède du Noir et même son rédempteur. Le combat du panafricanisme n’est pas populiste. Il ne peut tomber dans la bassesse : l’injure, les insanités ou encore des slogans du type mort à la France.
Dans cette optique, le panafricanisme tombe dans la facilité en laissant de côté son objet : l’homme Noir ou Africain. Chercher d’abord à assainir la culture Africaine qui a besoin d’être dépoussiérée de plusieurs tares sociales : orgueil, esclavage intra-africain, féodalité, esprit de caste etc.
Que nos panafricanistes eux-mêmes réussissent à s’émanciper de ces fléaux en changeant de cible et d’ennemis. Notre mal, c’est nous-mêmes, c’est notre incapacité à nous entendre, à nous accepter, à nous honorer mais surtout à nous RESPECTER .
En définitive, je suis pour un panafricanisme respectueux des Africains entre eux. Un Panafricanisme qui combat le verbe être « Je suis » trop exubérant, vaniteux et égoïste pour lui substituer le « Nous sommes » plus rassembleur et plus humble capable d’aller défendre la dignité et l’émancipation de l’homme Noir après avoir lui-même balayé devant sa propre cour.
Le Commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, M. Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a expliqué que la Mauritanie a pris un certain nombre de mesures efficaces pour lutter contre diverses pratiques esclavagistes et punir leurs auteurs.
Il a ajouté, dans un discours qu’il a prononcé, lundi à Genève, lors d’un dialogue interactif avec le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage devant la cinquante-quatrième session du Conseil des droits de l’homme, que ces mesures comportent l’adoption d’une législation nationale qui criminalise et punit les pratiques d’esclavage, la création de tribunaux spécialisés dans la lutte contre ces pratiques et la mise en œuvre d’un plan d’action national pour lutter contre la traite des êtres humains et créer un organisme national de lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants.
De même, un comité ministériel de haut niveau a été mis en place pour lutter contre la traite des êtres humains et un comité technique pour suivre la mise en œuvre des recommandations du rapporteur spécial émises dans son rapport sur la visite qu’il a effectuée dans notre pays l’année dernière.
Au cours de cette visite, M. Tomoya Obokata il a été informé des progrès réalisés en Mauritanie dans le domaine de la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage.
Le Commissaire aux Droits de l’Homme, a déclaré que l’ambition du gouvernement mauritanien est que notre pays soit un modèle dans la sous-région en matière de protection et de promotion des droits de l’Homme.
Voici le texte intégral de ce discours :
«… Madame la Présidente ; Mesdames et Messieurs;
Je voudrais commencer par féliciter, au nom du Gouvernement de la République islamique de Mauritanie, M. Tomoya Obokata, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences, pour l’exposé exhaustif qu’il a fait devant nous aujourd’hui, au sujet de la visite qu’il a effectuée dans notre pays entre le 4 et le 13 mai 2022. Je le remercie également pour son professionnalisme et son interaction positive avec nous tout au long de la visite.
Tout en partageant avec le Rapporteur spécial la plupart des conclusions auxquelles il est parvenu et des recommandations qu’il nous a présentées, après avoir examiné, de près, les progrès évidents réalisés dans le pays dans le domaine de la lutte contre l’esclavage sous toutes ses formes, nous affirmons l’existence d’une volonté politique forte, constante et rigoureuse d’éliminer tous les phénomènes résultant de mentalités et de pratiques surannées, y compris l’esclavage sous toutes ses formes, en application des directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Forts de cet engagement, nous avons réalisé d’importants progrès dans ce domaine, comme l’a indiqué le Rapporteur spécial dans le rapport, notamment à travers l’adoption et la mise en œuvre du Plan d’action national de lutte contre la traite des êtres humains, dont nous mentionnons :
-Le renforcement de l’arsenal juridique national à travers l’adoption et la mise en œuvre de textes législatifs en adéquation avec les normes et accords internationaux ratifiés par la Mauritanie, notamment les lois 031/2015 et 017/2020, respectivement, criminalisant l’esclavage et la traite des personnes ;
-L’intensification des campagnes de sensibilisation et des formations à ces législations sur l’ensemble du territoire national, ciblant les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires, mais aussi la société civile et le grand public ;
-La consolidation du principe de la lutte contre l’impunité, en dynamisant l’action des juridictions compétentes, en renforçant leurs capacités et en rendant des décisions judiciaires dissuasives à cet égard ;
-La publication d’une circulaire ministérielle conjointe entre les ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense, pour orienter et exhorter les autorités compétentes à accorder une attention particulière aux questions d’esclavage et de traite des êtres humains, et à traiter sans délais et de manière décisive les plaintes et les cas signalés ;
-L’accompagnement par le Commissariat aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile des victimes de crimes d’esclavage et de traite des êtres humains dès le début de la procédure publique et leur soutien aux plans financier et social ;
Doter le Commissariat d’un mécanisme d’exercice des droits civils dans les procédures judiciaires liées aux pratiques esclavagistes, afin de poursuivre les procédures judiciaires même en cas de désistement de la partie civile ;
-Établissement d’une cellule de suivi conjointe entre le ministère de la Justice, le Commissariat aux droits de l’homme et le Parquet, afin de contrôler et de dénombrer les dossiers portant sur l’esclavage et la traite des êtres humains devant la justice.
Cela a permis d’élaborer et de développer une base de données précise regroupant 106 dossiers en cours pour l’année 2022-2023, dont 57 dossiers dans lesquels des décisions judiciaires ont été rendues, avec 98 prévenus, dont 55 ont été condamnés à une peine d’emprisonnement ferme, 15 à une peine de prison avec sursis et 1 à des peines alternatives à l’emprisonnement.
Quant aux dossiers pour lesquels aucune décision judiciaire n’a été rendue, il y en a 49, portant sur 82 accusés, dont 41 en détention provisoire.
Madame la Présidente ; Mesdames et messieurs;
Comme point culminant de ce qui précède, l’Autorité nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants a été créée et activée, avec les objectifs suivants :
-Gérer le Fonds de soutien et d’assistance aux victimes de l’esclavage et de la traite des personnes ;
-Mettre en place un mécanisme national d’identification, et d’orientation des victimes afin de les protéger et de les prendre en charge ;
-Développer et gérer une base de données basée sur des statistiques et des informations liées à la lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants ;
-Coordonner de manière efficace entre les différents acteurs et parties prenantes.
Je vous informe également que mon gouvernement a formé un comité ministériel de haut niveau pour lutter contre la traite des êtres humains, dirigé par Son Excellence le Premier ministre, et a créé un comité technique pour suivre la mise en œuvre des recommandations émises par le Rapporteur spécial suite à sa visite, objet du rapport.
Enfin, nous vous assurons que notre ambition est que la Mauritanie devienne un modèle dans la sous-région en matière de droits de l’homme. Nous affirmons également notre engagement à poursuivre et à renforcer l’interaction positive avec les différents mécanismes du Conseil des droits de l’homme.
Merci et que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous ».
EN BREF | Cridem – Le directeur général du Centre Hospitalier National (CHN), Hamahoullah Cheikh, a été limogé, ce jeudi 14 septembre, lors du Conseil des Ministres, rapporte Alakhbar. Le limogeage intervient deux jours après la visite du président Ghazouani au CHN.
Mardi dernier, le président Ghazouani avait effectué, des visites surprise au Centre National hospitalier, à l’hôpital neurologique et au Centre national de Cardiologie.
Victime de propos esclavagistes et avilissants, Moussa Bilal, un ressortissant de Boutilimit était hors de lui, lors de la conférence de presse qu’il avait animée, lundi 11 septembre 2023, en compagnie du député et président de l’ONG IRA-Mauritanie, Birame Dah Abeid.
La personne contre laquelle il avait porté plainte, également natif de Boutilimit, Sid’Ahmed Ould Jeylani, fonctionnaire à l’Agence nationale des statistiques et des analyses démographiques et économiques (ANSADE), écroué le 23 août 2023 par le Parquet de la République pour injures à caractère esclavagiste, punies par l’article 19 de la Loi 031-2015 incriminant les pratiques esclavagistes, a bénéficié d’une liberté provisoire.
Selon Moussa Bilal, sa libération s’est déroulée dans une atmosphère de fête et magnifiée par des chapelets de louanges portés par des bloggeurs de la tribu qui l’ont magnifié en héros. En fait, selon Moussa Bilal, cette liberté provisoire est la victoire du système esclavagiste et tribal sur les institutions et les lois de la République.
Pourtant, selon Abdallahi Abou Diop, responsable des droits de l’homme au sein du mouvement IRA, non seulement l’accusé, Sid’Ahmed Jeylani, est sous la coupe d’une loi réprimant des crimes contre l’humanité, mais en tant que fonctionnaire, il est passible de l’article 19 de la loi 031-2015 qui stipule : « la qualité de fonctionnaire ou d’officier public, de dépositaire ou d’agent de l’autorité ou de la force publique de l’auteur d’infractions, prévues par la présente loi, constitue une circonstance aggravante ».
Pire, selon lui, l’accusé a été libéré sous la pression de sa tribu, notamment de ses députés et de ses magistrats, à l’image du député de Boutilimit, Abdoul Mawahab Mohamed Houcein, qui s’est particulièrement distingué dans sa lutte pour l’obtention de cette liberté provisoire, soutenu par des magistrats de la tribu, lesquels ont échangé des blogs magnifiant ce qu’il a fait.
Dans son intervention, Birame Dah Abeid, a relevé deux curiosités. D’abord, la Cour d’Appel avait refusé tout recours contre le billet d’écrou dressé par le Parquet contre l’accusé, avant que le juge chargé du dossier ne se rétracte sous la pression tribale et n’accorde la liberté provisoire à l’accusé.
Ensuite, il s’est étonné de voir un magistrat dévoiler les secrets de l’instruction judiciaire, dans la mesure, où il a continué à communiquer avec une tierce partie favorable à l’accusé sur les résultats satisfaisants des délibérés pour l’élargissement provisoire de l’intéressé. Et ces échanges étaient répercutés sur le groupe de réseaux sociaux des intéressés.
C’est en fait, ce vaste mouvement d’impunité sur l’ensemble des cas d’esclavages jugés et condamnés depuis l’adoption en 2015 de la loi incriminant l’esclavage en Mauritanie qui a été mis en exergue et dénoncé lors de la conférence de presse.
Selon Abdallahi Abou Diop, il est étonnant de constater qu’aucune des personnes poursuivies pour des crimes d’esclavage depuis 2015 ne se trouvent en prison, alors que des dizaines de cas ont été jugés ces dernières années.
Pire, Birame Dah Abeid a fustigé le caractère mensonger des déclarations du Commissariat aux droits de l’homme qui affirme que plus d’une cinquantaine de personnes accusées d’esclavage sont actuellement en prison. Selon lui, c’est un gros mensonge, aussi a-t-il demandé à l’actuel Commissaire, arrière-petit-fils de l’Emir du Trarza, Cheikh Ahmedou, de démissionner et de quitter l’antre de la falsification qu’est le département qu’il dirige.
Il faut noter que Moussa Bilal a affirmé, lors de la conférence, qu’il n’est pas membre du mouvement IRA, qu’il est plutôt dans la mouvance du président Ghazouani, mais qu’il est conscient qu’il s’agit de la seule organisation vers laquelle se tournent les victimes d’injustice, quelle que soit leur obédience.
Nouakchott 9 septembre 2023, dans l’antre imprenable (Stade Cheikh Boïdya) de l’équipe nationale mauritanienne, les gabonais ont été battus par 2 buts à 1. Ces derniers réduits à 10 dès 5ème minutes avec l’expulsion justifiée de leur portier, ne seront pas du prochain événement faîtière du football africain prévu en Côte d’Ivoire à partir du 13 janvier au 11 février 2024. Nos braves Mourabitounes vont participer à leur 3ème CAN d’affilée après celles de 2019 et 2022.
Les buteurs de ce match très attendu du côté de Nouakchott sont Hemeya Tanjy (30e) et Aboubakar Camara (42e) pour la Mauritanie et Didier Ndong (90+1) pour l’équipe gabonaise sur une grosse bourde du gardien mauritanien.
Une belle performance à saluer et rendez-vous est pris en janvier pour les hommes d’Amir Abdou.
Fousseynou Coulibaly, natif de Wompou (Guidimakha), Ingénieur en Électronique de l’Université de Nantes (Septembre 2010), Master en Business et Administration (septembre 2011) de l’Institut d’Administration et d’Économie (IAE) de Nantes, septembre 2011, vient d’être nommé membre du Conseil du prix Chinguitt, avec huit (8) autres membres par décret présidentiel le mercredi 6 septembre 2023.
Agé d’à peine 36 ans, ce nouveau membre du Conseil du prix Chinguitt est salarié depuis 2014 chez le Britannique Rolls-Royce, spécialisé dans la conception et la fabrication de turboréacteurs pour avions civils et militaires, de turbines pour hélicoptères et de réacteurs pour sous-marins nucléaires.
Membre de l’Association d’Ingénieurs (IET – Institution of Engineering and Technology) en Angleterre, le jeune ingénieur avait fait honneur à la Mauritanie et à son village natal Wompou, le 02 novembre 2022, journée nationale des Ingénieurs au Royaume-Uni, créée par la Royal Academy of Engineering.
A 4500 km de la Mauritanie, notre compatriote avait présenté devant des écoliers et étudiants, venus des quatre coins de l’Angleterre, l’Embraer ERJ-175 immatriculé 5T-CLO, baptisé Wompou de la compagnie Mauritania Airlines International. Le choix d’une telle présentation est suffisamment éloquent quant à l’attachement de notre compatriote à la mère patrie.
Sa nomination comme membre du Conseil du prix Chinguitt est à saluer, en effet suscitant de l’espoir au sein de l’élite de la diaspora Mauritanienne, dont le rêve est de rentrer un jour pour servir le pays. L’ingénieur nous a déjà convaincus, en créant TABATOO, une startup Mauritanienne de technologie spécialisée dans le développement de solutions complètes de suivi GPS, diagnostic électronique à distance, télémétrie et de gestion de flotte en Mauritanie.
Une solution technologique qui a non seulement un impact social, en plus d’être adaptée aux réalités nationales dans un pays de plus d’un million de km² avec de vastes étendues non peuplées. Elle permet notamment, la transmission de données opérationnelles sur les véhicules qui peuvent tout améliorer, de la sécurité à la productivité. Cette technologie innovante, qui combine télécommunications et informatique, révolutionne la façon dont les gestionnaires de flotte surveillent et gèrent leurs véhicules, conduisant à une efficacité, une sécurité et des économies accrues.
En l’air, il s’agit d’une invention qui contribue par la traçabilité à la lutte contre la piraterie et le vol dans un Sahel en proie au terrorisme et à une insécurité devenue quasi endémique.
Il faut noter que les prix Chinguitt ont été créés en 1999, en reconnaissance à des institutions, de Mauritaniens ou étrangers ayant contribué de manière significative ou exceptionnelle au rayonnement, littéraire, artistique, scientifique et culturel de la Mauritanie. Le conseil du Prix Chinguitt, la plus haute distinction culturelle et scientifique en Mauritanie, récompense les travaux dans les domaines des sciences et techniques, de la littérature et des Arts et des études islamiques.
Alors que notre monde devient de plus en plus interconnecté, le désir d’autres opportunités conduit souvent les individus à rechercher de nouveaux horizons. Dans ce contexte, nous entendons récemment de plus en plus parler de Mauritaniens qui entreprennent un voyage dangereux et souvent incertain pour « sauter le mur » vers les États-Unis. Dans certains cas, nous entendons parler des difficultés et des dangers que courent les Mauritaniens dans leur tentative d’atteindre les États-Unis. Malheureusement, cela a également entraîné la mort de certains Mauritaniens au cours de ce périlleux voyage. Les États-Unis sont connus depuis longtemps comme un phare pour les immigrants arrivant sur leurs côtes et, par conséquent, nous disposons d’une multitude de moyens permettant aux immigrants d’émigrer légalement aux États-Unis. À cette fin, nous sommes ravis d’annoncer le lancement d’une campagne médiatique qui vise à sensibiliser aux voies légales vers les États-Unis tout en mettant en lumière les dangers de l’immigration clandestine.
Dans les semaines à venir, notre campagne s’efforcera de dissiper les mythes et les idées fausses entourant l’immigration, en se concentrant sur les différentes voies légales disponibles pour ceux qui aspirent à visiter ou à construire leur vie aux États-Unis. Notre mission est d’informer les individus sur les différentes catégories de visas qui offrent une entrée légale dans le pays, chacune répondant à des besoins et à des objectifs différents.
Des visas touristiques et d’affaires bien connus aux visas spécialisés de travail, de transit et d’étudiant, il existe de nombreux canaux légitimes. Nous mettrons notamment en lumière des opportunités moins connues, telles que les visas conçus pour les professionnels de la santé comme les infirmières et les médecins, soulignant l’ouverture des États-Unis aux personnes qualifiées qui contribuent à notre société.
L’une des initiatives les plus remarquables introduites par les États-Unis au siècle dernier est le programme Diversity Visa (DV). Créé pour remédier à la sous-représentation de certains pays aux États-Unis, ce programme offre une chance unique aux ressortissants de certains pays, dont la Mauritanie, d’obtenir une voie légale vers les États-Unis. Étonnamment, malgré le potentiel qu’il recèle, peu de Mauritaniens postulent. Pourtant, de nombreux Mauritaniens sélectionnés pour ce programme et ayant voyagé aux États-Unis avec leur famille apportent désormais leurs compétences, leur culture et leurs perspectives au tissu diversifié de la société américaine. Il est crucial de reconnaître que le programme DV n’est pas seulement une opportunité ; c’est une opportunité gratuite. L’ouverture prochaine des candidatures est prévue en octobre et ne doit pas être négligée. L’ambassade publiera son annonce officielle en fin septembre.
Pendant que les voies légales ouvrent la voie à un avenir sûr et prometteur, il est essentiel de reconnaître les graves dangers associés à l’immigration clandestine. Ce voyage périlleux comporte de nombreux risques, notamment la menace de viol, de vol et de rencontres dangereuses avec des gangs criminels, et nous rappelle brutalement l’importance de respecter les voies légales. La route périlleuse à travers un terrain incertain expose les migrants à des difficultés inimaginables, mettant en danger leur vie et leur bien-être.
Au moment où nous nous lançons dans cette campagne, nous exhortons les individus à devenir des défenseurs éclairés de leur avenir. La connaissance est un outil puissant et comprendre les voies légales menant aux États-Unis est la première étape vers un avenir meilleur et plus sûr. En mettant en lumière les options disponibles, nous visons à favoriser une culture de prise de décision éclairée qui permettra aux individus de faire des choix qui mèneront à une vie sûre et prospère. La poursuite du rêve américain est admirable, mais rappelons-nous que le voyage vers ce rêve doit être légal. Suivez nos plateformes pour plus d’informations dans les prochains jours.
La chute des dictateurs en Afrique est souvent un moment où les langues se délient. Le bas peuple se met en extase, jubile et savoure cet instant qui a tout l’air d’une manifestation de la puissance de la justice divine. C’est la vengeance du peuple !
Et chacun comprend combien la mégalomanie, l’arrogance et l’orgueil sont destructrices et peuvent conduire à l’inhumanité, à la barbarie et à l’infamie.
Nos dictateurs sont pourtant, le plus souvent des gens ordinaires au départ avant de devenir antipathiques et tomber dans l’autocratie et le totalitarisme.
Nous avons une part de responsabilité dans la métamorphose de ces hommes et femmes. Certes, ils sont dignes de respect dû à leur rang et grade, cependant dans la plus part du temps, nous avions substitué au respect, par essence réciproque, selon les usages, le culte de la personnalité.
Ainsi seulement, commence le processus de gestation, de germination comme une mauvaise herbe du monstre: la folie de grandeur, la schizophrénie etc.
Si l’on observe la vie des tyrans, sous tous les cieux , elle se résume au narcissisme, à la boulimie, l’insatiabilite et la prédation au sens dénotatif et connotatif; toujours à la recherche de la Gloire pour battre tous les records.
Dans ce projet maléfique et funeste, le dictateur s’arroge les traits du créateur : l’omnipotence, l’omniscience et l’omniprésence. Il s’attribue tous les titres, toutes les distinctions et les médailles: guide, éclaireur, rédempteur, père etc.
Il se fabrique une généalogie et une biographie taillées sur mesure caractérisées par la démesure, l’extravagance, la fantaisie, l’artificiel sur fond d’une rhétorique surréaliste poussée jusqu’au ridicule.
Tout ça pour être unique. En effet, le tyran veut ressembler au créateur en toute chose; oubliant qu’il est avant tout une modeste créature. L’hybrus du pouvoir le rend amnésique au point de se croire immortel, infaillible et invulnérable.
Chacun d’entre nous est porteur potentiel des germes du despotisme. Si nous n’y faisons pas garde, ce côté animal prend le dessus sur le côté humain. La raison, la morale, la maîtrise des pulsions et désirs sont les seuls remparts contre cette aliénation.
L’autoritarisme n’est pas la caractéristique exclusive de l’exercice du pouvoir politique. En effet, la dictature n’est rien d’autre qu’ un excès d’autorité, une tendance à mépriser les autres, à les humilier par ce qu’il sont différents ou sont porteurs de la contradiction. Cette attitude, on l’observe tous les jours dans la sphère publique et même privée etc.
L’être humain est toujours hanté par le désir de domination, de créer un mythe autour de sa naissance et de sa famille, en faisant recours à la mythologie, à la légende et à tous autres éléments surnaturels pour expliquer et justifier sa puissance et celle des siens.
Cette puissance est nécessaire pour le despote pour asseoir les bases du pouvoir, de son pouvoir pour intimider, abuser et régner sans partage.
Dans l’univers du dictateur, les collaborateurs, les amis et le peuple n’ont aucune existence, tout est réduit et ramené à la seule personne du chef qui a le droit d’user et d’abuser …
Le dictateur est impitoyable. Il ne connaît ni regret ni remords. Il est imprévisible. Il développe des tendances infantiles qui se manifestent par des comportements dignes des enfants.
Parmi les choses qu’il ne peut pardonner : vouloir lui ressembler tant dans sa façon de parler, de s’habiller etc., et plus grave apporter une contradiction ou penser différemment.
Si la dictature est répréhensible, la simplicité et l’humilité restent des valeurs universelles. C’est en cela que la démocratie est séduisante, elle permet à la base d’interpeller le sommet, de lui demander des comptes sans être inquiétée. Elle ouvre le débat et permet aux différents acteurs, aux différentes forces de défendre leurs opinions : le pluralisme.
Ainsi, la démocratie est avant tout une culture, une manière de penser et d’être qui se manifeste par les actes que nos posons au quotidien.
Elle repose sur la justice, la tolérance, l’acceptation de la différence, la contradiction, l’humilité et la modestie; et implique la probité, la droiture ainsi que des devoirs et des droits.
Nous avons tous suivi, avec un grand regret, les conditions dans lesquelles l’association des maires du Guidimakha a procédé ce samedi 02.09.2023, dans les locaux du conseil régional du Guidimakha, à la reconduction de son président sortant, le Maire de Hassi Chagar Bakary Gandega.
Pour ce qui me concerne, en tant que Maire de la Commune de Sélibaby, cette reconduction n’a pas suivi la procédure normale et ce, pour plusieurs raisons:
1. Les Maires n’ont pas reçu de convocation à une telle assemblée générale.
2. La réunion s’est tenue sans ordre du jour.
3. La réunion s’est tenue sans secrétaire de séance ni de rapporteur.
4. Le P.V de la dernière assemblée générale n’a pas été présenté à la réunion.
5. La majorité des Maires qui ont pris part à cette assemblée ont manifesté clairement leur méconnaissance des documents et textes régissant l’association, notamment son statut et son règlement intérieur.
6. Aucun bilan (ni administratif, ni financier) n’a été fait par l’équipe sortante.
Etc.
Par rapport à ces différents points qui précédent et toujours dans le but de reclamer, dans la justice et la transparence, la connaissance de l’association et des textes qui le régissent avant toute prise de décision, je décide ce qui suit:
La commune de Sélibaby suspend toute relation avec l’association des Maires du Guidimakha jusqu’à ce que soient mis à notre disposition, les documents nous permettant de savoir pourquoi et comment être membre de l’association. A défaut de ces documents, nous nous réservons le droit de nous abstenir de toute participation aux activités de l’association de quelque nature qu’elles soient.
Sincères salutations !
Cordialement, Oumar Hamady Bâ, Maire de Sélibaby.
Sélibaby le 04.09.2023
● Source : communication écrite diffusée via WhatsApp réseau Udpéiste.
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