● Pacte RFD-UFP-INSAF, prolonger le mandat de Ghazouani jusqu’en 2033 | L’interview au Journal L’Authentique

Le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) et l’Union des Forces du Progrès (UFP) ont signé avec le parti au pouvoir INSAF, un pacte qui aurait été validé par le président Ghazouani. Il prévoit dans ces grandes lignes un septennat à partir de 2026, selon des échos parvenus à Birame Dah Abeid, député et président du mouvement IRA qui a bien voulu nous accorder cette interview autour de cet accord.

Dans l’entretien qui suit, le président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Birame Dah Abeid, député et deux fois dauphin aux présidentielles de 2014 et 2019, revient sur l’accord signé entre le parti au pouvoir, INSAF, et deux parmi les partis d’opposition les plus emblématiques du pays, le RFD et l’UFP.

L’Authentique : quels sont les principaux points que vous avez relevés dans le pacte signé entre le RFD, l’UFP et INSAF ?

Birame Dah Abeid : les principaux points que j’ai relevés dans ce pacte validé par le Président Mohamed Cheikh Ghazouani, signé entre le RFD, l’UFP et le parti INSAF, c’est qu’il n’y a rien de nouveau par rapport à la rhétorique des partis convenants, qui représentent en réalité les milieux proches du pouvoir et dont l’objectif est le maintien de ce dernier. C’est presque une rhétorique de laudateurs qui magnifient ce qui n’existe pas et qui s’en prennent à des boucs émissaires, des forces intérieures qui sont taxés d’ennemis de la paix. Il s’agit d’une vieille rengaine aussi vieille que cette démarche initiée par ces laudateurs, qui pour les besoins du moment, se sont transformés en chasseurs de primes. Déjà, un haut cadre du RFD vient d’être nommé dans un poste de sinécure et un autre, cadre à l’UFP, empêtré dans une sordide affaire vient de voir son calvaire terminé.

C’est étonnant que cette plateforme puisse déclarer que le président Ghazouani a satisfait toutes les doléances de l’opposition. Parce que je n’en connais pas une. Au contraire, il a fait des promesses alléchantes qui ont envoûté le peuple mauritanien, mais il s’est avéré que c’est quelqu’un qui ne tient pas sa parole.

D’autre part, j’ai pu lire dans ce document qu’il y a des forces intérieures qui menacent la stabilité et que l’opposition « clairvoyante » doit s’arrimer au pouvoir pour défendre la paix civile et l’unité nationale. Je me demande qu’elle est cette « opposition clairvoyante » et qui décide de la clairvoyance ou non de telle ou telle opposition.

L’Authentique : est-ce que ces accords engagent l’opposition ?

Birame Dah Abeid : non pas du tout. C’est une charte qui engage l’opposition chauvine, l’opposition dans le système, pour être plus précis, l’opposition beidane chauvine qui est à l’image du ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Mohamed Lemine dit Ould Lehweirzi qui avait déjà dit que l’opposition naturelle doit être celle du RFD et de l’UFP, une opposition maure bon teint et bien née. Selon lui, la plèbe constituée des Harratines et des Négros mauritaniens ne mériterait pas d’y figurer.

L’Authentique : aujourd’hui, l’UFP et le RFD, eu égard à leur représentativité politique, peuvent-ils négocier au nom de toute l’opposition ?

Birame Dah Abeid : c’est en réalité paradoxal puisque le RFD et l’UFP dans leur coalition présidentielle de 2019 n’ont obtenu que 2% des voix. Ils sont à la queue, totalement laminés. Lors des élections locales de mai 2023, municipalités, régionales et législatives, ces deux partis n’ont également rien récolté et ils ont été complètement effacés du parlement, des mairies et des conseils régionaux. Il est ainsi étonnant que le pouvoir puisse s’appuyer sur une opposition en désuétude. C’est une manœuvre des milieux chauvins qui cherchent à contrer l’opposition antisystème, droits de l’hommiste, populaire et sociale qui est matérialisée par le RAG/IRA, le FPC, la CVE, le FRUD, etc. Mais aussi par autant de mouvements formés par de jeunes maures qui s’activent sur la scène politique et s’opposent à la gouvernance actuelle.

J’ai vu aussi entre les lignes dans cette charte raciste et exclusiviste, que l’objet réel de la charte reste encore caché, qu’elle relève du domaine du non-dit et du secret. On m’aurait dit que le pouvoir veut procéder à un saupoudrage et passer un vernis sur la constitution, en connivence avec le RFD et l’UFP. L’idée est de rajeunir le pouvoir pour qu’il reprenne une nouvelle virginité, afin que le parti INSAF dans son dialogue avec ces deux partis, puisse repousser les prochaines élections présidentielles de 2024, pour 2026, qu’il puisse reprendre les élections générales locales afin de permettre à l’UFP et au RFD de revenir au parlement ainsi que dans les conseils municipaux et régionaux.

Ainsi, dans ce plan, la Constitution sera tripatouillée avec un nouveau mandat de 7 ans qui permettra à Ghazouani de faire deux septennats. Donc, de 2026 à 2033, plus son actuel mandat. Il s’agirait ainsi, avec le temps, d’emménager une porte de sortie à Ghazouani pour lui éviter le sort de son ancien ami, Mohamed Abdel Aziz.

Pour mener à bien cette machiavélique feuille de route, le pouvoir a ainsi besoin de la caution d’une opposition qui accepte de jouer le jeu, comme le RFD et l’UFP. Un bon alibi pour le pouvoir qui peut se targuer d’être accompagné dans cette « réforme » par deux partis historiques, tant bien même qu’ils n’ont plus d’électorat.

L’Authentique : quelle est actuellement la réaction de l’autre opposition ?

Birame Dah Abeid : tous les partis de l’opposition antisystème, les FPC, le FRUD, RAG, entre autres, se sont vigoureusement prononcés contre ce pacte. Nous pensons que c’est une manœuvre visant à semer la diversion au sein de l’opinion publique nationale et internationale ainsi qu’au sein de la classe politique. Tout cela montre en réalité que le parti INSAF est acculé, ce qui l’oblige à se tourner vers des alliances monocolores de partis maures pour contrer la montée menaçante des laisser pour compte, que cela soit les Harratines, les Négro-mauritaniens, mais aussi une écrasante majorité de la jeunesse maure qui a constaté qu’on lui a toujours agité au nez depuis toutes ces décennies la peur du péril noir harratine sous les différents régimes qui se sont succédés. Cette jeunesse maure consciente tient aujourd’hui à prendre le taureau par les cornes et s’oppose systématiquement à ce pouvoir.

Au niveau de l’opposition, nous allons nous concerter pour nous opposer à cette tentative de conservation du pouvoir, d’autant plus que ce plan s’il se réalise va creuser le fossé entre les communautés, entre le pouvoir et la jeunesse maure qui était massivement représentée au sein de l’UFP et du RFD et qui a pris son indépendance en ralliant des partis comme le FRUD, ou des mouvements comme KAVANA, connus pour leur verve contestataire et qui font tout pour marquer leur opposition au système actuel.

Il faut impérativement annihiler cette tentative de reproduire l’actuel pouvoir sous un faux habillage et dans une alliance avec une fausse opposition. Nous allons commencer dès à présent à constituer un front de résistance. J’en ai déjà parlé à Samba Thiam, président des FPC, mais aussi au parti FRUD et nous allons élargir le cercle des concertations.

Propos recueillis par CHEIKH AIDARA

©️ Source en lien https://aidara.mondoblog.org/2023/08/26/pacte-rfd-ufp-insaf-prolonger-le-mandat-de-ghazouani-jusquen-2033/?fbclid=IwAR1V_UyHTBdyyq6vOdnHFlpxov90NcnpLGLOKcTaHTRR7wtzY6WDcPYMXoQ

● Le Grand Entretien du Blog | Avec l’honorable député Khally Mamadou Diallo

La rubrique Le Grand Entretien du Blog (Le GEB) vous propose une interview exclusive avec un jeune mauritanien très connu dans dans l’écosystème médiatico-humanitaro-politique dans son pays. Élu à l’assemblée nationale sous les couleurs de la Coalition Espoir Mauritanie lors des élections générales passées (Mai 2023), l’honorable député Khally Mamadou Diallo répond à nos questions soumises dans cet entretien. Le « lanceur d’alertes » dispose d’une voix de réseautage quasiment viral en prenant partie publiquement pour dénoncer, révéler et interpeller les pouvoirs publics sur différents manquements et dysfonctionnements constatés dans tels ou tels domaines.



Question 1 : Bonjour l’honorable député monsieur Diallo, nos remerciements pour votre disponibilité, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Khally Mamadou Diallo : Merci à vous et votre organe de m’avoir choisi pour cet entretien. Je suis khally Mamadou Diallo, le député que le peuple mauritanien a porté à l’assemblée nationale pour défendre son intérêt.

Question 2 : vous étiez une figure connue à travers le champ humanitaire notamment au sein de La Marmite du Partage, qu’est-elle devenue cette institution à ce jour ?

KMD : Cette institution est devenue beaucoup plus efficace car réorientée dans le développement. Nous venons de clôturer un projet de 35 robinets pour 35 familles à dar El beyda dans le quartier « sans fiche ».
Cependant nous avons aussi changé de stratégie, moins de bruit et plus d’actions sur le terrain. L’humanitaire c’est mon ADN.

Question 3 : Lors de la présidentielle de 2019, vous avez soutenu la candidature de l’ancien premier Ould Boubacar (classé 3ème), aux élections générales de cette année (Mai 2023) vous devenez député sous les couleurs Espoir Mauritanie avec le parti Frud , que pouvez-vous nous dire sur cette expérience politique jusqu’alors?

KMD : Sidi Mohamed Ould Boubacar a été mon candidat aux élections de 2019, il était là en tant que candidat indépendant, aujourd’hui qu’il n’a plus continué le projet politique qu’il nous avait proposé. Ainsi j’ai décidé de continuer mon chemin afin de gagner davantage d’expérience politique, et c’est fascinant.

Question 4 : régulièrement vous relevez et portez devant l’opinion publique certains cas de violations des droits humains et divers dysfonctionnements, quel bilan faites-vous sommairement des différents traitements apportés par les services étatiques (administratifs, judiciaires et autres) en la matière ? Et des manquements également ?

KMD : Effectivement, car je suis quelqu’un qui est dans le camp de l’opposition au système d’exclusion mis en place. Et je reste quelqu’un de sincère dans ce combat, je pense qu’il est important de relever et poser des problèmes afin de trouver des solutions, car en réalité le peuple nous a portés à l’hémicycle pour cela.
Certains problèmes posés ont trouvé des solutions et d’autres sont sans suite.
L’essentiel est que tous les problèmes que nous avons posés sont irréfutables et sont surtout pour l’intérêt général.

Question 5 : ces derniers temps, différents indices avancent qu’il y aurait un projet d’accord politique entre les partis Rfd et Ufp (issus de l’opposition) et le principal parti du pouvoir Insaf, quelle analyse faites-vous de cette éventualité ?

KMD : J’ai appris cela comme ça dans les réseaux sociaux mais j’ai aucune information claire à propos et de toutes les façons cela ne m’engage en rien puisque je suis de la Coalition Espoir Mauritanie. Ainsi dire seuls les membres du Rfd et Ufp pourront clarifier l’opinion sur cette affaire.

Question 6 : sur les problématiques liées à l’esclavage et au féodalisme en Mauritanie, selon vous quelles seraient les stratégies nécessaires pour éradiquer efficacement ces phénomènes présents diversement dans toutes nos communautés ?

KMD : Le féodalisme et l’esclavage sont des phénomènes à combattre et la seule stratégie c’est l’application des lois, hélas nous sommes un pays spécial et fort dans la conception des lois mais jamais nous ne les appliquons et c’est regrettable.
Il faut aussi combattre ces phénomènes sans verser dans la haine et la rancune mais plutôt mettre en place une approche où toutes nos communautés participeront à l’éveil des consciences. C’est très difficile mais c’est possible d’y arriver.

Question 7 : à l’international notamment dans notre sous-région ouest-africaine, différents théâtres de crises multidimensionnelles (politiques, coups d’État, sécuritaires, migrations…) existent, quels commentaires pourriez-vous en nous faire ?

KMD : Tout cela n’est que le résultat des dictatures africaines. Le manque de considération de la jeunesse, l’absence des libertés d’expression, l’absence de perspectives concrètes, sont autant de facteurs qui font que l’Afrique bouge dans des sens interdits.
De principe je suis contre toute forme de coups d’État, nos pays ont besoin de stabilité et cela ne peut être obtenu que dans la paix et la démocratie.

Question 8 : un grand nombre de la jeunesse mauritanienne quitte ou ambitionne à quitter le pays vers les États-Unis, quelle analyse faites-vous sur ce phénomène migratoire ?

KMD : C’est une preuve de l’échec de notre gouvernement.
Notre jeunesse fuit notre pays car elle est marginalisée, malmenée et sans considération. Par conséquent cela crée des frustrations et donc pousse la jeunesse à quitter, ce qui est déplorable.

Question 9 : l’élection présidentielle est prévue l’année prochaine en Mauritanie, quelles perspectives en termes de possibilités d’alternance ? Quelle formule serait idéale pour le camp de l’opposition face au pouvoir en place ?

KMD : Pour la présidentielle de 2024, je soutiens l’honorable député Maître Elid Mohameden Mbareck. Je vous remercie.

• Réalisé par KS pour le BLOG

● Ghazouani : «Il n’y aura plus de tolérance pour tout dysfonctionnement» [Taqadomy]

Taqadomy – Le Président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a déclaré : « La réalisation des objectifs de développement, des réalisations durables et une transformation sociétale profonde ne peuvent se faire sans une action institutionnelle, loin de l’individualisme et de la personnalisation. Une action à laquelle chacun contribue, où chacun à sa place et suivant ses capacités. Bref, c’est kaction de l’État des institutions »

Ghazouani a ajouté, lors d’une réunion qu’il a tenue aujourd’hui lundi, avec les Ministres et secrétaires généraux, qu’il a décidé, pour cette raison, d’accorder à chaque Ministre ses pleins pouvoirs.

« J’ai demandé aux Ministres d’accorder des pouvoirs à leurs adjoints. Aujourd’hui, je tiens à souligner que, même si nous ne reculerons pas sur cette décision, nous n’accepterons jamais qu’elle soit exploitée à d’autres fins qui conduiraient à la perte des intérêts vitaux des citoyens et au gaspillage des capacités du pays au nom d’intérêts personnels étroits », a recommandé le Président.

Au cours de la réunion, Ghazouani a obligé les responsables à veiller à « rapprocher le service du citoyen et à accorder une attention et une priorité particulières au citoyen faible, que certains considèrent comme dépourvu de médiation et de soutien de la part de l’État et de l’administration. Or, vous devez être sa médiation et son soutien ».

Il les a également obligés à « être vigilants et soucieux de gérer les ressources humaines et financières de leurs secteurs respectifs conformément aux procédures légales, de manière à garantir l’achèvement des projets dans les délais et la prestation de services au citoyen de manière appropriée et qualitative ».

Il a souligné qu’ »il n’y aura plus de tolérance de notre part à l’égard d’un quelconque déséquilibre. Les pouvoirs et capacités ont été donnés pour servir le citoyen et pour mener à bien les projets à temps. Quiconque les exploite à d’autres fins, il sera relevé [de ses fonctions] et sera interrogé sur ses négligences ».

Il a poursuivi : « Vous devez surveiller et suivre les intérêts et les institutions qui vous sont dévolués, et veiller à terminer les projets à temps et être proches du citoyen, et ne pas accepter l’utilisation de ressources financières autres que pour les objectifs assignés ».

Il a confirmé qu’ »il n’est pas acceptable d’attendre la venue de l’inspection générale de l’État ou une visite sur le terrain pour s’assurer qu’il y a eu des violations ou des négligences ».

Ghazouani a déclaré que sa rencontre avec les responsables avait pour but d’évoquer « la nécessité d’activer le travail, d’améliorer les performances, de souligner l’obligation de prendre des mesures appropriées pour affronter et éliminer tous les phénomènes incompatibles avec l’éthique de gestion et le respect des droits publics ».

Il a affirmé qu’il souhaitait s’entretenir directement avec les responsables qui, de par leurs fonctions, sont directement comptables de la gestion financière et administrative de leurs secteurs respectifs.

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767835

● Le Tournoi Football Gambanaaxun Fedde ~ Édition 2023 | Le clap de fin avec une journée conviviale comme vous y étiez !


Dimanche 20 août 2023 parc Sevines à Gennevilliers (92), la petite finale (troisième place) s’est soldée par 2 à 0 entre Toulel et l’équipe de Ould M’Bonny. Ainsi les Toulelois finissent à la 3ème place de cette édition 2023 du Tournoi Égalité et Citoyenneté Ganbanaaxun Fedde.
La grande Finale a tenu toutes ses promesses en termes de qualité, de suspens et d’engagement entre l’équipe de Tachott kimbaka et la formation de Diogountouro. Le score final a été de 1 à 0 avec Diogountouro sacré champion du Tournoi. Un bel évènement convivial et fraternel de réussi par l’équipe Organisation Événementiel de l’association Armepes-France et partenaires du mouvement social Gambanaaxun Fedde. Super Big Up à monsieur Dambou Keita et son équipe dans son ensemble et sa diversité (sécurité, logistique, restauration, arbitrage, assistance technique, animation…). Mention spéciale à nos sœurs et filles qui ont été superbement à la hauteur dans tous les domaines tantôt cités dans l’équipe Organisation. Notre président M. Gaye Tene Traoré , des membres de son bureau, doyens et coordinateurs des villages affiliés au mouvement Gambanaaxun Fedde, sont de la partie pour couronner cet important rendez-vous. L’association ARDJE basée à Épinay-sur-Seine a assuré sa part décisive dans la co-organisation de cet évènement convivial si important pour la jeunesse et la promotion des activités sportives. Une louable contribution logistique et organisationnelle à noter et surtout l’investissement personnel de M. Dambou Keita en la matière.

Nous saluons nos invités qui ont honoré cet événement citoyen et fraternel par leur présence, nous citons entre autres l’honorable député des mauritaniens de la diaspora mauritanienne d’Europe, M. Issa Manséga Diawara et sa délégation, M. Baba Ould Jiddou (APP Europe) et M. Yakhoub Gandéga (Association L’EED-France) et ses compagnons.

Ci-après un résumé en données principales de cette édition 2023 :

• Champion : Diogountouro (l’association ARDJE)

• Vice-champion : Tachott kimbaka

• 3ème place : Toulel

• Meilleur Buteur : M. Yelly Diarra (13 buts) de Diogountouro

• Meilleur joueur : M. Oumar Sankhare de Ould M’Bonny

• Meilleur gardien : M. Lamine Sankhare de Diogountouro

Et surtout le Grand Gagnant est la promotion des valeurs citoyennes, humanistes, d’égalité et d’entente sociales portées par le mouvement Gambanaxun Fedde.

22 août 2023

©️ CeCom Ganbanaaxu Fedde Armepes

● Crise de l’eau | Ghazouani limoge le directeur général de la SNDE

EN BREF | Cridem – Le président Ghazouani a limogé lundi 21 août le directeur général de la SNDE, Mohamed Mahmoud Ould Jaafar, lors du Conseil des Ministres, rapporte Taqadomy. Son adjoint a été également emporté par la crise de l’eau.

Depuis le début du mois d’Aout, l’eau potable est coupée toute la journée et parfois la nuit dans de nombreux grands quartiers de la capitale mauritanienne. En effet, le plus grand réseau d’eau qui alimente une grande partie de la capitale a rencontré des difficultés de traitement des eaux.

Une crise qui ne fait qu’accentuer les difficultés d’approvisionnement en eau potable dans plusieurs localités de Nouakchott.

Par La rédaction de Cridem

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767786

● Signature du cahier de charges de la télévision Sahara 24 après l’obtention de la licence

La haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA) a signé jeudi à Nouakchott le cahier de charges pour les services de la télévision privée Sahara 24.

Le document a été signé pour la HAPA par son président El Houceïn O. Medou et pour Sahara 24 par le directeur exécutif du groupe Sahara Medias Abdallahi Mouhamdi Bah.

Pour rappel la HAPA avait octroyé une licence de diffusion pour la chaîne « Sahara 24 », une télévision commerciale privée, à l’issue d’une réunion du conseil de la HAPA le mois dernier consacrée à l’évaluation des offres présentées pour l’obtention d’une licence.

Le communiqué qui avait été publié par le conseil de la HAPA à l’issue de cette réunion, précisait que l’offre de Sahara 24 était la seule offre présentée puisque remplissant les conditions juridiques et présentant les documents demandés dans le dossier de candidature.

Le dossier ajoute le communiqué avait recueilli 81 points sur 100.

Au début de la réunion, le président de la haute autorité de la presse et de l’audiovisuel, El Houceïn O. Medou avait retracé le processus qui avait conduit à l’appel à concurrence pour l’obtention d’une licence pour une télévision privée, les dispositions qui l’ont régies, le délai appropriés accordés aux candidats et l’ouverture des offres et la nature du travail de la commission technique qui avait été mise sur pied pour étudier les dossiers présentés.

Ould Medou avait considéré que l’obtention d’une licence pour une chaîne de télévision était une précieuse opportunité pour le promotion des libertés de la presse et l’ancrage de la performance et la diversité des entreprises de presse dans le paysage audiovisuel du pays.

Sahara 24 qui appartient au groupe Sahara Medias et qui sera la première chaîne de télévision en Mauritanie spécialisée dans la diffusion de l’actualité, doit lancer ses programmes dans quelques mois.

©️ Source en lien https://fr.saharamedias.net/signature-du-cahier-de-charges-de-la-television-sahara-24-apres-lobtention-de-la-licence/?fbclid=IwAR3McVl9Ws2oknkNh_Y5Axp6TtX662xE-XXNtZYc4R2SAw8dWXs-POnQ5w0

● Fousseynou N’DIAYE : une vie bien remplie au service de la culture Soninké | Par Seyré SIDIBE [OndeInfo]

Fousseynou N’DIAYE est originaire de Artoumou dans le Guidimakha Mauritanien. Il est né en 1956 et est diplômé (1984) de la vénérable université Cheikh Anta DIOP de Dakar d’où il sortira avec le diplôme d’ingénieur technologue, spécialisé en Génie mécanique : Conception et Fabrication.

De retour au pays, Fousseynou a enseigné comme professeur dans plusieurs disciplines
au Centre Supérieur de l’Enseignement Technique de Nouakchott où il a vu passer plusieurs générations d’élèves.

A côté de ce portrait d’universitaire et de fonctionnaire, Fousseynou était un défenseur de la première heure de la culture Soninké : toute sa vie durant, il s’est engagé en faveur de la promotion de la langue et la culture Soninké.

Foussenou a participé à la création de la troupe artistique YILLENKARE ( 1975) porte étendard de la culture Soninké au niveau national et hors des frontières Mauritaniennes dans les années 80.

Quelques années plus tard, trouvera un cadre idéal et propice pour apporter sa pierre à l’oeuvre de revitalisation de la culture Soninké.
Et pour ce faire, il ne pouvait trouver meilleur cadre que l’Association Mauritanienne pour la Promotion de la langue et de la culture Soninké, dont il sera membre actif, depuis sa création le 03 Mars 1978.
Au sein de cette structure, il occupa le prestigieux poste de trésorier, poste qu’il occupa pendant 20 ans.

Par ailleurs, Fousseynou a été de tous les rendez-vous de Soninkara : il a eu le privilège d’être présent lors de la mise en place du premier bureau de l’Association Mauritanienne pour la Promotion de la langue et de la culture Soninké, une séance présidée par l’illustre et grand rassembleur, Elhadj waly SOUMARE.

Et plus récemment, Fousseynou avait participé activement aux préparatifs des différents festivals organisés ou parrainés par Wagadou Sané

Fousseynou était également présent dans le champ des droits humains: il a milité au sein de plusieurs associations et ONGs de lutte contre les discriminations sociales, y compris la lutte contre les séquelles de l’esclavage en milieu Soninké du Guidimakha.

L’autre image de Fousseynou N’DIAYE, c’est sans conteste celle d’un homme de dieu. Il était pieux et pêchait la parole d’Allah en toute circonstance avec mesure et humilité.
Cette dimension spirituelle de l’homme a fini par s’imposer au point d’être l’élément constitutif et caractéristique principal dans la définition de son portrait: il dégageait l’image d’un guide spirituel.
Une spiritualité qui l’a emmené à accomplir le cinquième pilier de l’islam ( le haj) en 1995.

Sa disparition en Tunisie, le samedi 05 août 2023 est une grande perte pour la communauté SONINKÉ et particulièrement l’Association Wagadou Sané.

L’annonce de son décès a tout de suite été relayée par les réseaux sociaux ( Facebook et groupes watshpp ). Pendant plusieurs jours, des témoignages ont fusé de toute part sur fond de prières, implorant Allah le tout-puissant de lui accorder une place à Firdaws.

Dans la nuit du mardi 08 au mercredi 09 août 2023, sa famille, ses amis, ses collègues, des militants et sympathisants des associations des droits de l’homme, en plus du président de Wagadou Sané, Aly Boubou Gandéga accompagné d’une importante délégation étaient à l’Aéroport International Oumtounsi de Nouakchott pour accueillir la dépouille mortelle.

A la mosquée IBN Abass pour la prière mortuaire le Mercredi 09/08/2023, il y avait du monde.
Une foule immense représentative de toutes les communautés nationales et de ce qu’aura été l’homme : calme, discret, serviable et pieux jusque dans la voix était venue l’accompagner et lui exprimer sa reconnaissance.

Parmi l’assistance, il y avait ses amis, ses connaissances, sa famille, ses collègues, ses voisins, des anonymes et les Soninké de Nouakchott et d’ailleurs étaient venus lui rendre un dernier hommage et témoigner de ses qualités d’homme exceptionnel.

Qu’Allah l’enveloppe de sa miséricorde et l’accueille en son saint paradis !

Seyré SIDIBE

©️ Source en lien https://ondeinfo.com/fousseynou-ndiaye-une-vie-bien-remplie-au-service-de-la-culture-soninke/

● Mauritanie: à Taguilalet, une ferme communautaire pour relancer le projet de la Grande muraille verte [RFI]

Lancée en 2007 par l’Union africaine, le projet de la Grande muraille verte prévoyait de planter des végétaux en masse dans 11 pays du Sahel, du Sénégal jusqu’à Djibouti, pour restaurer 100 millions d’hectares d’ici 2030 et lutter contre la désertification. Une initiative aussi sociale et créatrice d’emplois. Mais plus de 15 ans plus tard, seulement 5 % du projet a été réalisé… Besoins de financement, changement climatique : les freins au projet sont nombreux. Comme en Mauritanie, où le territoire est touché à 80 % par la désertification. Reportage dans la commune de Taguilalet.

À 200 km de la capitale, dans la commune de Taguilalet qui vit principalement de l’élevage, les dunes grignotent du terrain de jour en jour. Pour ralentir leur avancée et reverdir le Sahel, l’initiative de la Grande muraille verte prévoit de planter 20 000 arbres sur un site voisin cet été.

L’occasion pour Sidina Ely, le directeur général de l’Agence nationale de la Grande muraille verte, d’intéresser de nouveaux investisseurs car plus que jamais, il faut mobiliser les financements : « Il est important que le secteur privé s’implique. Il y a beaucoup d’opportunités comme le maraîchage, la production d’arbres fruitiers, la valorisation des produits forestiers non ligneux… On peut faire beaucoup de choses avec ».

Mettre les populations au cœur du projet
Car quinze ans après la mise en place du projet de restauration des terres, l’initiative peine à décoller et les freins sont nombreux. Parmi ces freins : le manque d’eau exacerbé par les périodes de sécheresse et le manque de dispositifs pour irriguer les terres.

Il faut aussi rendre l’initiative attractive pour que les populations se l’approprient, comme avec cette ferme communautaire. Ici, 121 femmes font du maraîchage, de l’arboriculture, élèvent des poules et vivent de leur production tout en s’impliquant en parallèle dans l’activité de reboisement. Ce sont elles qui s’occupent des plants d’arbres qu’elles planteront plus tard.

Une initiative qui a changé la vie de Salmé Sambé, formée sur place : « Nous produisons des pastèques, des carottes, de la gomme arabique ou du pain de singe. On était beaucoup de femmes dans la commune à ne rien faire et maintenant on a ce projet qui nous rapporte beaucoup d’arbres et de légumes ».

Une ferme qui leur permet aussi de générer des revenus grâce à l’épicerie communautaire et les missions temporaires de reboisement. « Tous les gains de la boutique sont pour nous. Et en plus, les gens de la commune bénéficient de produits locaux et frais comme le poulet local », explique Aicha Ambouha.

Mais pour que l’initiative fonctionne, explique Ousmane Abou Niane, le chef d’antenne du projet, il faut aussi dialoguer avec les éleveurs et délimiter les zones d’intervention : « Il y a toujours eu des problèmes entre éleveurs et cultivateurs mais ils comprennent aussi l’objectif, il y a un intérêt pour tout le monde. Donc ils vont à côté. Si on ne dialogue pas avec eux, on ne peut rien faire. S’ils ne sont pas d’accord, ça ne marche pas ».

Des financements qui tardent à venir
Si les fonds publics promis par la communauté internationale tardent à être débloqués, c’est aussi parce que le projet est complexe, justifie Cristina Isabelle Santos, la représentante de la Banque mondiale qui a promis 5,6 milliards de dollars aux pays du Sahel d’ici 2025. Selon elle, il est important de prendre son temps pour financer des projets durables.

« Les fonds sont toujours disponibles si les initiatives avancent. Ça prendra toujours plus que cinq ans parce qu’on sera pas capable de créer la muraille verte en cinq ans mais l’important c’est d’aller au-delà des difficultés du début et d’arriver à un équilibre et un rythme d’exécution qui permet que les activités continuent et que d’autres fonds viennent ensuite aussi au-delà de 2025. »

Pour Bénédicte Brusset, directrice de l’Agence française de développement (Afd), également partenaire du projet et qui a consenti une aide de 8 millions d’euros récemment, il ne faut pas s’arrêter au projet initial. Selon elle, il est également intéressant de prendre en compte les activités non labellisées « muraille verte » qui contribuent à l’initiative.

« On pourrait réfléchir à repenser le tracé et considérer que toutes actions de restauration des terres, de retenue d’avancée du désert, de fixation des dunes puissent avoir lieu hors tracé et contribuent à une agriculture résiliante. »

Objectif affiché d’ici 2030 pour la Mauritanie : restaurer 10 millions d’hectares de terres agricoles. Plus de 85 000 plans d’arbres seront plantés cette année dans la région du Trarza.

©️ Source en lien https://www.rfi.fr/fr/podcasts/les-murs-du-monde/20230815-mauritanie-%C3%A0-taguilalet-une-ferme-communautaire-pour-relancer-le-projet-de-la-grande-muraille-verte

● L’irruption athéiste d’un militantisme dit kamite | Quel répondant efficace chez les sooninkés ?

*Le livre

La menace et l’agressivité à l’encontre d’une pensée subversive ne peuvent être des solutions idoines pour mettre les choses à « l’endroit ». L’endroit selon mon entendement, c’est le maintien d’un stabilisateur métaphysique et social comme une religion pour l’expression d’une certaine humanité communautaire. Il est d’un refrain commun qu’on clame que le sooninké serait musulman partout. On dirait plutôt la communauté sooninké est à l’écrasante majorité de confession islamique. Peuple ouest-africain descendant de l’empire du Ghana (connu Wagadu) s’était islamisé il y a plusieurs siècles. Ainsi l’élément « musulman » fait partie de la personnalité-type sooninké sur le plan sociologique, politique et identitaire. La cité sooninké dans sa territorialité pas seulement, a son clergé communautaire ou féodalo-communautaire qui porte les affaires du culte… islamique, à noter avec ses versions adaptées en fonction de la structuration sociale en vigueur dans temps et dans l’espace.

L’islam sooninké ou dire humblement, le musulmanisme* sooninké est une des facettes définissant sooninkaxu (Vivre sooninké). Un mimétisme sensiblement superficiel assurant une certaine socialité faisait l’affaire globalement dans une bonne stabilité dit-on. Seulement ces derniers temps, un phénomène inédit brusque l’opinion communautaire. C’est ce que je nomme l’exhibitionnisme athéiste décomplexé, des gens disant épouser des thèses kamites en les opposant d’une manière révolutionnaire à la religion islamique. Dynamiques et « enragés » particulièrement dans le réseau social TikTok, ils racialisent et géopolitisent maladroitement certains débats sérieux, stigmatisent et vilipendent injustement la religion islamique. Leur sève idéologique est un mélange diffus d’un anti-impérialisme peu irréfléchi et d’un racisme coincé au complotisme. Pour eux l’homme afro était (est) la plénitude de l’humanité « originelle » et « originale », et par conséquent d’autres « naturellement subordonnés historiques » se seraient complotés à coups de falsifications et d’agressions pour le désaxer de sa trajectoire spirituelle, scientifique et philosophique tant enviée. Nous sommes en temps du Big open espace communicationnel, nos apprentis athées seraient liés à un réseautage large parmi les bouillonnants milieux panafricanistes fourre-tout. Ils ont leur narratif « bateau » qui ne sonne pas forcément pas « bête », et en face il faudrait plus de sagesse agissante, de piété tenue, de patience vigilante et d’aération intellectuelle cohérente pour les confondre, les contrarier et les raisonner avec finesse.

Ils usent de ressentiments légitimes pour en faire du carburant militant athéiste…, et nos prêcheurs lettrés religieux doivent réactualiser la substance discursive en termes de mise en garde du peuple croyant.
L’exploitation coutumière du religieux à des fins d’hégémonie clanico-féodale, fait partie d’un magma d’incohérences qu’on pourrait relever et reprocher à l’organisation et l’entretien du culte intra-communautaire. Dans notre Saint Livre, le Coran , il nous est intimés par un célèbre signe « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, » S96 V1. Lis de Lire, connoté Apprendre, Enseigner, Raisonner, Découvrir, Expliquer…, ici c’est loin d’un principe mimétique. Nous avons un Message profondément philosophique qui peut contrer et tenir une disputation décisive face à toute irruption areligieuse de nature subversive.
Ainsi dire il faut plus d’intelligibilité et de transversalité du discours instructif et du prêche pour les masses. L’actuel régime de type d’un maraboutisme casté et templier est à revoir nécessairement. Il est restreint et pas à jour des enjeux de notre époque.

Par ailleurs, il faut gagner la bataille de la cohérence, il en va même du sérieux de notre piété et de nos réflexes d’empathie face aux réalités troublantes dans la vie.
Certains agents kamites indexent les petites hypocrisies sonnantes qui ne manquent pas dans certaine sphère prédicatrice. Un prêcheur qui se soumet silencieusement aux coutumes ou restes des coutumes du temps animiste (certains ladani) à un point A et se montre loquace à un point B pour se faire voir en saint, il y a problème.

Également, il faut réfléchir à contenir l’engrenage takfiriste présent dans certains discours dits anti-kamites. L’anathème dégainé hâtivement par d’apprentis excommunicateurs haineux booste l’ambiance de la conflictualité dans l’affaire. Aujourd’hui cette affaire kamite athéiste qui concerne une infime minorité activiste via les réseaux sociaux (principalement TikTok), est une épreuve pas anodine dans la communauté sooninké. Nous disposons potentiellement de ressorts sociaux et intellectuels nécessaires pour garder relativement les choses à l’endroit, ainsi il faut beaucoup de CERVEAU et de SOLLICITUDE et moins d’invectives, de menaces et d’arrogance.

*Conseil de lecture en photo cet ouvrage d’Ibn Taymiyya, introduit, traduit et annoté par professeur Muhammad Diakho Tandjigora connu Abu Alyas. Un livre lu plusieurs fois, très inspirant pour comprendre certaines notions liées à la croyance.

*terme lu (entendu) chez O Timera, ici j’y accorde la définition suivante : « musulman fait du sooninkaxu »

✍️🏿KS pour le BLOG

● Affaire de blasphème en Mauritanie : divergences d’opinion face à l’inculpation d’une lycéenne [Taqadomy]

L’affaire récente impliquant une lycéenne inculpée de blasphème en Mauritanie a engendré des discussions passionnées au sein de la société, révélant des opinions contrastées quant à la manière dont l’accusation devrait être traitée.

L’incident a pris racine dans une copie rédigée par la jeune fille lors de l’épreuve d’éducation religieuse du baccalauréat en juin. Le parquet de Nouakchott a confirmé qu’elle aurait produit une rédaction jugée blasphématoire envers le prophète Mohamed (Paix et salut sur lui).

Cette révélation a déclenché un débat complexe et enflammé au sein de la population mauritanienne. Lors d’un micro-trottoir, diverses opinions ont été recueillies, reflétant la diversité des points de vue sur cette affaire délicate.

Une personne interviewée a exprimé une position rigide : « Une personne qui manque de respect au prophète, que ce soit un père, un frère, un fils, on doit l’exécuter. On ne doit pas lui pardonner. En tout cas, c’est mon avis personnel. » Cette perspective souligne l’importance accordée à la protection des valeurs religieuses et appelle à des sanctions sévères envers les actes de blasphème.

En contraste, un autre point de vue exprime des doutes sur la véracité de l’affaire : « Personnellement, je ne crois pas à cette histoire. C’est un complot contre cette fille. Je demande qu’on la libère et qu’on lui pardonne. L’injustice n’est pas acceptable. » Cette opinion met en évidence la méfiance envers les circonstances entourant l’accusation et appelle à un traitement plus équitable et pondéré.

Certains individus estiment que les autorités religieuses devraient jouer un rôle clé dans le processus de décision. « Cette jeune femme qui a nui à elle, moi personnellement je n’ai rien à dire. Ceux qui ont quelque chose à dire sont les Muftis. » Cette opinion met en avant le rôle des leaders religieux dans la résolution de telles affaires délicates.

Cependant, toutes les voix ne sont pas conciliantes. Une personne appelle à une condamnation plus sévère : « Je demande que les autorités la condamnent à mort. Oh mon Dieu, c’est un déni, alors on le nie. Louanges au Messager d’Allah. » Cette position souligne l’extrême gravité avec laquelle certains perçoivent le blasphème et appelle à des conséquences sévères.

L’affaire de blasphème en Mauritanie soulève des questions complexes sur la coexistence de la liberté d’expression et du respect religieux. Alors que certaines personnes insistent sur la nécessité de protéger les croyances religieuses, d’autres soulignent l’importance de préserver les droits fondamentaux et la justice équitable.

Dans une société où la religion occupe une place centrale, cette affaire continue de susciter des débats et de mettre en évidence la tension entre des valeurs apparemment contradictoires.

Yamina Bendaida

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767511