EN BREF | Cridem – Le directeur général du Centre Hospitalier National (CHN), Hamahoullah Cheikh, a été limogé, ce jeudi 14 septembre, lors du Conseil des Ministres, rapporte Alakhbar. Le limogeage intervient deux jours après la visite du président Ghazouani au CHN.
Mardi dernier, le président Ghazouani avait effectué, des visites surprise au Centre National hospitalier, à l’hôpital neurologique et au Centre national de Cardiologie.
Victime de propos esclavagistes et avilissants, Moussa Bilal, un ressortissant de Boutilimit était hors de lui, lors de la conférence de presse qu’il avait animée, lundi 11 septembre 2023, en compagnie du député et président de l’ONG IRA-Mauritanie, Birame Dah Abeid.
La personne contre laquelle il avait porté plainte, également natif de Boutilimit, Sid’Ahmed Ould Jeylani, fonctionnaire à l’Agence nationale des statistiques et des analyses démographiques et économiques (ANSADE), écroué le 23 août 2023 par le Parquet de la République pour injures à caractère esclavagiste, punies par l’article 19 de la Loi 031-2015 incriminant les pratiques esclavagistes, a bénéficié d’une liberté provisoire.
Selon Moussa Bilal, sa libération s’est déroulée dans une atmosphère de fête et magnifiée par des chapelets de louanges portés par des bloggeurs de la tribu qui l’ont magnifié en héros. En fait, selon Moussa Bilal, cette liberté provisoire est la victoire du système esclavagiste et tribal sur les institutions et les lois de la République.
Pourtant, selon Abdallahi Abou Diop, responsable des droits de l’homme au sein du mouvement IRA, non seulement l’accusé, Sid’Ahmed Jeylani, est sous la coupe d’une loi réprimant des crimes contre l’humanité, mais en tant que fonctionnaire, il est passible de l’article 19 de la loi 031-2015 qui stipule : « la qualité de fonctionnaire ou d’officier public, de dépositaire ou d’agent de l’autorité ou de la force publique de l’auteur d’infractions, prévues par la présente loi, constitue une circonstance aggravante ».
Pire, selon lui, l’accusé a été libéré sous la pression de sa tribu, notamment de ses députés et de ses magistrats, à l’image du député de Boutilimit, Abdoul Mawahab Mohamed Houcein, qui s’est particulièrement distingué dans sa lutte pour l’obtention de cette liberté provisoire, soutenu par des magistrats de la tribu, lesquels ont échangé des blogs magnifiant ce qu’il a fait.
Dans son intervention, Birame Dah Abeid, a relevé deux curiosités. D’abord, la Cour d’Appel avait refusé tout recours contre le billet d’écrou dressé par le Parquet contre l’accusé, avant que le juge chargé du dossier ne se rétracte sous la pression tribale et n’accorde la liberté provisoire à l’accusé.
Ensuite, il s’est étonné de voir un magistrat dévoiler les secrets de l’instruction judiciaire, dans la mesure, où il a continué à communiquer avec une tierce partie favorable à l’accusé sur les résultats satisfaisants des délibérés pour l’élargissement provisoire de l’intéressé. Et ces échanges étaient répercutés sur le groupe de réseaux sociaux des intéressés.
C’est en fait, ce vaste mouvement d’impunité sur l’ensemble des cas d’esclavages jugés et condamnés depuis l’adoption en 2015 de la loi incriminant l’esclavage en Mauritanie qui a été mis en exergue et dénoncé lors de la conférence de presse.
Selon Abdallahi Abou Diop, il est étonnant de constater qu’aucune des personnes poursuivies pour des crimes d’esclavage depuis 2015 ne se trouvent en prison, alors que des dizaines de cas ont été jugés ces dernières années.
Pire, Birame Dah Abeid a fustigé le caractère mensonger des déclarations du Commissariat aux droits de l’homme qui affirme que plus d’une cinquantaine de personnes accusées d’esclavage sont actuellement en prison. Selon lui, c’est un gros mensonge, aussi a-t-il demandé à l’actuel Commissaire, arrière-petit-fils de l’Emir du Trarza, Cheikh Ahmedou, de démissionner et de quitter l’antre de la falsification qu’est le département qu’il dirige.
Il faut noter que Moussa Bilal a affirmé, lors de la conférence, qu’il n’est pas membre du mouvement IRA, qu’il est plutôt dans la mouvance du président Ghazouani, mais qu’il est conscient qu’il s’agit de la seule organisation vers laquelle se tournent les victimes d’injustice, quelle que soit leur obédience.
Nouakchott 9 septembre 2023, dans l’antre imprenable (Stade Cheikh Boïdya) de l’équipe nationale mauritanienne, les gabonais ont été battus par 2 buts à 1. Ces derniers réduits à 10 dès 5ème minutes avec l’expulsion justifiée de leur portier, ne seront pas du prochain événement faîtière du football africain prévu en Côte d’Ivoire à partir du 13 janvier au 11 février 2024. Nos braves Mourabitounes vont participer à leur 3ème CAN d’affilée après celles de 2019 et 2022.
Les buteurs de ce match très attendu du côté de Nouakchott sont Hemeya Tanjy (30e) et Aboubakar Camara (42e) pour la Mauritanie et Didier Ndong (90+1) pour l’équipe gabonaise sur une grosse bourde du gardien mauritanien.
Une belle performance à saluer et rendez-vous est pris en janvier pour les hommes d’Amir Abdou.
Fousseynou Coulibaly, natif de Wompou (Guidimakha), Ingénieur en Électronique de l’Université de Nantes (Septembre 2010), Master en Business et Administration (septembre 2011) de l’Institut d’Administration et d’Économie (IAE) de Nantes, septembre 2011, vient d’être nommé membre du Conseil du prix Chinguitt, avec huit (8) autres membres par décret présidentiel le mercredi 6 septembre 2023.
Agé d’à peine 36 ans, ce nouveau membre du Conseil du prix Chinguitt est salarié depuis 2014 chez le Britannique Rolls-Royce, spécialisé dans la conception et la fabrication de turboréacteurs pour avions civils et militaires, de turbines pour hélicoptères et de réacteurs pour sous-marins nucléaires.
Membre de l’Association d’Ingénieurs (IET – Institution of Engineering and Technology) en Angleterre, le jeune ingénieur avait fait honneur à la Mauritanie et à son village natal Wompou, le 02 novembre 2022, journée nationale des Ingénieurs au Royaume-Uni, créée par la Royal Academy of Engineering.
A 4500 km de la Mauritanie, notre compatriote avait présenté devant des écoliers et étudiants, venus des quatre coins de l’Angleterre, l’Embraer ERJ-175 immatriculé 5T-CLO, baptisé Wompou de la compagnie Mauritania Airlines International. Le choix d’une telle présentation est suffisamment éloquent quant à l’attachement de notre compatriote à la mère patrie.
Sa nomination comme membre du Conseil du prix Chinguitt est à saluer, en effet suscitant de l’espoir au sein de l’élite de la diaspora Mauritanienne, dont le rêve est de rentrer un jour pour servir le pays. L’ingénieur nous a déjà convaincus, en créant TABATOO, une startup Mauritanienne de technologie spécialisée dans le développement de solutions complètes de suivi GPS, diagnostic électronique à distance, télémétrie et de gestion de flotte en Mauritanie.
Une solution technologique qui a non seulement un impact social, en plus d’être adaptée aux réalités nationales dans un pays de plus d’un million de km² avec de vastes étendues non peuplées. Elle permet notamment, la transmission de données opérationnelles sur les véhicules qui peuvent tout améliorer, de la sécurité à la productivité. Cette technologie innovante, qui combine télécommunications et informatique, révolutionne la façon dont les gestionnaires de flotte surveillent et gèrent leurs véhicules, conduisant à une efficacité, une sécurité et des économies accrues.
En l’air, il s’agit d’une invention qui contribue par la traçabilité à la lutte contre la piraterie et le vol dans un Sahel en proie au terrorisme et à une insécurité devenue quasi endémique.
Il faut noter que les prix Chinguitt ont été créés en 1999, en reconnaissance à des institutions, de Mauritaniens ou étrangers ayant contribué de manière significative ou exceptionnelle au rayonnement, littéraire, artistique, scientifique et culturel de la Mauritanie. Le conseil du Prix Chinguitt, la plus haute distinction culturelle et scientifique en Mauritanie, récompense les travaux dans les domaines des sciences et techniques, de la littérature et des Arts et des études islamiques.
Alors que notre monde devient de plus en plus interconnecté, le désir d’autres opportunités conduit souvent les individus à rechercher de nouveaux horizons. Dans ce contexte, nous entendons récemment de plus en plus parler de Mauritaniens qui entreprennent un voyage dangereux et souvent incertain pour « sauter le mur » vers les États-Unis. Dans certains cas, nous entendons parler des difficultés et des dangers que courent les Mauritaniens dans leur tentative d’atteindre les États-Unis. Malheureusement, cela a également entraîné la mort de certains Mauritaniens au cours de ce périlleux voyage. Les États-Unis sont connus depuis longtemps comme un phare pour les immigrants arrivant sur leurs côtes et, par conséquent, nous disposons d’une multitude de moyens permettant aux immigrants d’émigrer légalement aux États-Unis. À cette fin, nous sommes ravis d’annoncer le lancement d’une campagne médiatique qui vise à sensibiliser aux voies légales vers les États-Unis tout en mettant en lumière les dangers de l’immigration clandestine.
Dans les semaines à venir, notre campagne s’efforcera de dissiper les mythes et les idées fausses entourant l’immigration, en se concentrant sur les différentes voies légales disponibles pour ceux qui aspirent à visiter ou à construire leur vie aux États-Unis. Notre mission est d’informer les individus sur les différentes catégories de visas qui offrent une entrée légale dans le pays, chacune répondant à des besoins et à des objectifs différents.
Des visas touristiques et d’affaires bien connus aux visas spécialisés de travail, de transit et d’étudiant, il existe de nombreux canaux légitimes. Nous mettrons notamment en lumière des opportunités moins connues, telles que les visas conçus pour les professionnels de la santé comme les infirmières et les médecins, soulignant l’ouverture des États-Unis aux personnes qualifiées qui contribuent à notre société.
L’une des initiatives les plus remarquables introduites par les États-Unis au siècle dernier est le programme Diversity Visa (DV). Créé pour remédier à la sous-représentation de certains pays aux États-Unis, ce programme offre une chance unique aux ressortissants de certains pays, dont la Mauritanie, d’obtenir une voie légale vers les États-Unis. Étonnamment, malgré le potentiel qu’il recèle, peu de Mauritaniens postulent. Pourtant, de nombreux Mauritaniens sélectionnés pour ce programme et ayant voyagé aux États-Unis avec leur famille apportent désormais leurs compétences, leur culture et leurs perspectives au tissu diversifié de la société américaine. Il est crucial de reconnaître que le programme DV n’est pas seulement une opportunité ; c’est une opportunité gratuite. L’ouverture prochaine des candidatures est prévue en octobre et ne doit pas être négligée. L’ambassade publiera son annonce officielle en fin septembre.
Pendant que les voies légales ouvrent la voie à un avenir sûr et prometteur, il est essentiel de reconnaître les graves dangers associés à l’immigration clandestine. Ce voyage périlleux comporte de nombreux risques, notamment la menace de viol, de vol et de rencontres dangereuses avec des gangs criminels, et nous rappelle brutalement l’importance de respecter les voies légales. La route périlleuse à travers un terrain incertain expose les migrants à des difficultés inimaginables, mettant en danger leur vie et leur bien-être.
Au moment où nous nous lançons dans cette campagne, nous exhortons les individus à devenir des défenseurs éclairés de leur avenir. La connaissance est un outil puissant et comprendre les voies légales menant aux États-Unis est la première étape vers un avenir meilleur et plus sûr. En mettant en lumière les options disponibles, nous visons à favoriser une culture de prise de décision éclairée qui permettra aux individus de faire des choix qui mèneront à une vie sûre et prospère. La poursuite du rêve américain est admirable, mais rappelons-nous que le voyage vers ce rêve doit être légal. Suivez nos plateformes pour plus d’informations dans les prochains jours.
La chute des dictateurs en Afrique est souvent un moment où les langues se délient. Le bas peuple se met en extase, jubile et savoure cet instant qui a tout l’air d’une manifestation de la puissance de la justice divine. C’est la vengeance du peuple !
Et chacun comprend combien la mégalomanie, l’arrogance et l’orgueil sont destructrices et peuvent conduire à l’inhumanité, à la barbarie et à l’infamie.
Nos dictateurs sont pourtant, le plus souvent des gens ordinaires au départ avant de devenir antipathiques et tomber dans l’autocratie et le totalitarisme.
Nous avons une part de responsabilité dans la métamorphose de ces hommes et femmes. Certes, ils sont dignes de respect dû à leur rang et grade, cependant dans la plus part du temps, nous avions substitué au respect, par essence réciproque, selon les usages, le culte de la personnalité.
Ainsi seulement, commence le processus de gestation, de germination comme une mauvaise herbe du monstre: la folie de grandeur, la schizophrénie etc.
Si l’on observe la vie des tyrans, sous tous les cieux , elle se résume au narcissisme, à la boulimie, l’insatiabilite et la prédation au sens dénotatif et connotatif; toujours à la recherche de la Gloire pour battre tous les records.
Dans ce projet maléfique et funeste, le dictateur s’arroge les traits du créateur : l’omnipotence, l’omniscience et l’omniprésence. Il s’attribue tous les titres, toutes les distinctions et les médailles: guide, éclaireur, rédempteur, père etc.
Il se fabrique une généalogie et une biographie taillées sur mesure caractérisées par la démesure, l’extravagance, la fantaisie, l’artificiel sur fond d’une rhétorique surréaliste poussée jusqu’au ridicule.
Tout ça pour être unique. En effet, le tyran veut ressembler au créateur en toute chose; oubliant qu’il est avant tout une modeste créature. L’hybrus du pouvoir le rend amnésique au point de se croire immortel, infaillible et invulnérable.
Chacun d’entre nous est porteur potentiel des germes du despotisme. Si nous n’y faisons pas garde, ce côté animal prend le dessus sur le côté humain. La raison, la morale, la maîtrise des pulsions et désirs sont les seuls remparts contre cette aliénation.
L’autoritarisme n’est pas la caractéristique exclusive de l’exercice du pouvoir politique. En effet, la dictature n’est rien d’autre qu’ un excès d’autorité, une tendance à mépriser les autres, à les humilier par ce qu’il sont différents ou sont porteurs de la contradiction. Cette attitude, on l’observe tous les jours dans la sphère publique et même privée etc.
L’être humain est toujours hanté par le désir de domination, de créer un mythe autour de sa naissance et de sa famille, en faisant recours à la mythologie, à la légende et à tous autres éléments surnaturels pour expliquer et justifier sa puissance et celle des siens.
Cette puissance est nécessaire pour le despote pour asseoir les bases du pouvoir, de son pouvoir pour intimider, abuser et régner sans partage.
Dans l’univers du dictateur, les collaborateurs, les amis et le peuple n’ont aucune existence, tout est réduit et ramené à la seule personne du chef qui a le droit d’user et d’abuser …
Le dictateur est impitoyable. Il ne connaît ni regret ni remords. Il est imprévisible. Il développe des tendances infantiles qui se manifestent par des comportements dignes des enfants.
Parmi les choses qu’il ne peut pardonner : vouloir lui ressembler tant dans sa façon de parler, de s’habiller etc., et plus grave apporter une contradiction ou penser différemment.
Si la dictature est répréhensible, la simplicité et l’humilité restent des valeurs universelles. C’est en cela que la démocratie est séduisante, elle permet à la base d’interpeller le sommet, de lui demander des comptes sans être inquiétée. Elle ouvre le débat et permet aux différents acteurs, aux différentes forces de défendre leurs opinions : le pluralisme.
Ainsi, la démocratie est avant tout une culture, une manière de penser et d’être qui se manifeste par les actes que nos posons au quotidien.
Elle repose sur la justice, la tolérance, l’acceptation de la différence, la contradiction, l’humilité et la modestie; et implique la probité, la droiture ainsi que des devoirs et des droits.
Nous avons tous suivi, avec un grand regret, les conditions dans lesquelles l’association des maires du Guidimakha a procédé ce samedi 02.09.2023, dans les locaux du conseil régional du Guidimakha, à la reconduction de son président sortant, le Maire de Hassi Chagar Bakary Gandega.
Pour ce qui me concerne, en tant que Maire de la Commune de Sélibaby, cette reconduction n’a pas suivi la procédure normale et ce, pour plusieurs raisons:
1. Les Maires n’ont pas reçu de convocation à une telle assemblée générale.
2. La réunion s’est tenue sans ordre du jour.
3. La réunion s’est tenue sans secrétaire de séance ni de rapporteur.
4. Le P.V de la dernière assemblée générale n’a pas été présenté à la réunion.
5. La majorité des Maires qui ont pris part à cette assemblée ont manifesté clairement leur méconnaissance des documents et textes régissant l’association, notamment son statut et son règlement intérieur.
6. Aucun bilan (ni administratif, ni financier) n’a été fait par l’équipe sortante.
Etc.
Par rapport à ces différents points qui précédent et toujours dans le but de reclamer, dans la justice et la transparence, la connaissance de l’association et des textes qui le régissent avant toute prise de décision, je décide ce qui suit:
La commune de Sélibaby suspend toute relation avec l’association des Maires du Guidimakha jusqu’à ce que soient mis à notre disposition, les documents nous permettant de savoir pourquoi et comment être membre de l’association. A défaut de ces documents, nous nous réservons le droit de nous abstenir de toute participation aux activités de l’association de quelque nature qu’elles soient.
Sincères salutations !
Cordialement, Oumar Hamady Bâ, Maire de Sélibaby.
Sélibaby le 04.09.2023
● Source : communication écrite diffusée via WhatsApp réseau Udpéiste.
Philosophie du dimanche comme dirait mon autre ami avec qui nous ne pouvons pas rester plus d’une demi-heure sans « s’embrouiller » ! Et que personne ne veuille s’en mêler.
Pour le titiller, je lui dis qu’il n’est pas facile de parler de soi. Et il répond : « Ça n’a pas l’air d’être compliqué pour toi ». Ce même qui me traite d’utopiste. Ou bien « nteu idologue » pour dire que je suis un idéologue. L’expression idéologue est péjorative. Son sens mélioratif a disparu, il me semble du langage.
Aujourd’hui, nous revenons secouer le cocotier. Le maître Amadou Hampâté Bâ dont nous ne sommes pas d’accord avec son approche – et bien c’est ça aussi l’approche de l’élève. Il ne faut pas chercher à dépasser le maître, mais à innover ; voire produire au-delà des référentiels qu’il a- sur la vieillesse en Afrique s’est posé la question suivante : Qu’est-ce que l’Homme ? Disons plutôt l’humain pour être plus inclusif. Par ailleurs, on dit « La Femme ou El mar’ou » de la traduction directe de l’arabe. Il continua : « Il est tout et rien. Il est tout parce qu’il est une parcelle de la puissance créatrice. Il n’est rien parce qu’un simple rhume l’empêche de se lever ».
Sans doute, on voit une philosophie basée sur l’aspect culturel et religieux : « Parcelle de la puissance créatrice ». Nous pouvons dire que l’humain est le résultat d’un long processus biologique, à côté. Il a une dimension biologique (fuyons les systématiciens en disant qu’il fait ses besoins et a besoin de se nourrir et se reproduire) tout en ayant une dimension psychique (l’esprit). « Il est à la fois un être de nature et de culture ». L’humain est doué de raison (faculté de discerner le bien du mal ou « lumière naturelle ») et doté de conscience. Cette dernière, selon les philosophes, peut distinguer trois réalités. Limitons nous à dire que la conscience est la capacité de représentation de soi. La conscience est présente dans l’esprit. Si l’on fait un peu de Kundu Sumaare, on dira que la conscience ou la connaissance par laquelle l’humain (sujet pensant) ayant une connaissance réflexive perçoit qu’il se sait ou sachant qu’il se sait percevant. Ce n’est pas facile de côtoyer des personnes comme ça.
L’autre à l’origine du doute cartésien ou cartésianisme, Descartes (-pourtant je surnommais celui qui me traite d’idéologue ainsi alors qu’il me surnommait en homme de lettres : Jean Paul Sartre) dira : « Je pense, donc je suis ». Penser, c’est douter. Douter, c’est mettre en question son existence. Douter revient à penser et exister. Sans la raison, on y parvient point. Être un sujet pensant et cartésien, c’est être un être de raison d’abord. C’est avoir un esprit rationnel. Ibn Ghazali, Al Ghazal pour nous autres germanopratins dans nos « références », viendra rajouter : « Celui qui ne doute pas n’examine pas et celui qui n’examine pas ne croit pas ». N’est-ce pas l’humain se repose sur la persuasion comme dira Souleymane pour raffermir cette foi qui croit en un façonnage de l’humain par un être suprême sur la création et les créatures allant jusqu’à créer des pratiques cultuelles à côté des pratiques culturelles ? Le culte révèle de la foi. Il est sa raison d’être. C’est un bien inestimable de prier pour le croyant. Il y a un lien entre lui et son créateur qui se raffermit (la religion).
Maintenant, l’humain réfléchit et agit avec l’intelligence. Cette « capacité de trouver une solution face à un problème, une situation, un discours, une recommandation ». Il a créé sa morale. Ainsi dire qu’il a ses propres règles de conduites propre à lui, à la société (groupe de personnes mues par des relations et des intérêts. Il use d’un ensemble de signes pour la communication (le langage) jusqu’à élaborer le droit. Pour certains, il serait difficile pour un humain normal de comprendre le droit. On peut dire que le droit -même s’il faut laisser cela à Yacoub Ba dont un mage du droit oublie ou ne sait qu’il a fait du droit en Belgique- est l’ensemble des lois et dispositions en vigueur dans un État pour la conduite citoyenne. La plus grande norme reste la constitution.
Toute la question est de savoir comment l’humain, qui est un être de besoins et de désirs, qui ne maîtrise pas lui-même une partie de sa dimension psychique (inconscient) et vit de choses qui relèvent de la métaphysique crée des strates sociales avec ses œuvres (la culture et la tradition) jusqu’à les ériger en valeur absolue ?
Jeudi 31 août 2023 au siège du mouvement IRA-Mauritanie, une conférence de presse a été animée par les leaders de 2 partis politiques non reconnus jusqu’alors par les autorités mauritaniennes. Le parti FPC (Forces Progressistes du Changement) de monsieur Samba Thiam (ancien prisonnier politique et leader historique des Flam) et le RAG (Refondation pour une Action Globale), l’aile politique émanant du mouvement abolitionniste IRA de l’honorable député monsieur Biram Dah Abeid. Lors de cette sortie médiatique, les intervenants sont revenus sur les micmacs administratifs et judiciaires motivent la non reconnaissance de leurs partis politiques. Le président Biram Dah Abeid (l’ancien candidat aux élections présidentielles de 2014 et 2019), a exposé lors de sa communication, le processus entamé avec espoir avec l’actuel président Ghazouani, mais qui s’est soldé par un refus catégorique à libérer les partis politiques recalés injustement. Ainsi le leader abolitionniste a indexé un système étatique qui se choisit des partis dociles et soumis à ce qu’il a nommé de syndrome. Un syndrome laissant entendre que la Mauritanie serait un pays sur lequel seule une minorité raciste exploitant les données « arabité et islamité » se doit d’avoir les leviers du contrôle régalien. Il a relevé également que même l’ancien président civil feu Sidi Ould Cheikh Abdallahi n’était pas épargné par ce syndrome. À son tour, le président Samba Thiam des FPC explique que leur parti et ses camarades font l’objet des préjugés de part des autorités. L’ancien réfugié politique aux États-Unis précise qu’il est nécessaire que différentes visions puissent exister dans le champ politique. C’est-à-dire en substance une pluralité d’opinions à porter dans les débats publics, est nécessaire.
L’honorable député BDA a dénoncé une stratégie de ghettoïsation en place à leur encontre pour les isoler et les contraindre à quémander une légalité auprès d’autres partis.
Ce point de presse est un cri d’alerte encore une fois en interpellant les autorités, l’opinion nationale et internationale sur une exclusion injuste qui frappe ces partis politiques qui ne demandent qu’une reconnaissance officielle pour intégrer l’arène politique.
Le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) et l’Union des Forces du Progrès (UFP) ont signé avec le parti au pouvoir INSAF, un pacte qui aurait été validé par le président Ghazouani. Il prévoit dans ces grandes lignes un septennat à partir de 2026, selon des échos parvenus à Birame Dah Abeid, député et président du mouvement IRA qui a bien voulu nous accorder cette interview autour de cet accord.
Dans l’entretien qui suit, le président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Birame Dah Abeid, député et deux fois dauphin aux présidentielles de 2014 et 2019, revient sur l’accord signé entre le parti au pouvoir, INSAF, et deux parmi les partis d’opposition les plus emblématiques du pays, le RFD et l’UFP.
● L’Authentique : quels sont les principaux points que vous avez relevés dans le pacte signé entre le RFD, l’UFP et INSAF ?
Birame Dah Abeid : les principaux points que j’ai relevés dans ce pacte validé par le Président Mohamed Cheikh Ghazouani, signé entre le RFD, l’UFP et le parti INSAF, c’est qu’il n’y a rien de nouveau par rapport à la rhétorique des partis convenants, qui représentent en réalité les milieux proches du pouvoir et dont l’objectif est le maintien de ce dernier. C’est presque une rhétorique de laudateurs qui magnifient ce qui n’existe pas et qui s’en prennent à des boucs émissaires, des forces intérieures qui sont taxés d’ennemis de la paix. Il s’agit d’une vieille rengaine aussi vieille que cette démarche initiée par ces laudateurs, qui pour les besoins du moment, se sont transformés en chasseurs de primes. Déjà, un haut cadre du RFD vient d’être nommé dans un poste de sinécure et un autre, cadre à l’UFP, empêtré dans une sordide affaire vient de voir son calvaire terminé.
C’est étonnant que cette plateforme puisse déclarer que le président Ghazouani a satisfait toutes les doléances de l’opposition. Parce que je n’en connais pas une. Au contraire, il a fait des promesses alléchantes qui ont envoûté le peuple mauritanien, mais il s’est avéré que c’est quelqu’un qui ne tient pas sa parole.
D’autre part, j’ai pu lire dans ce document qu’il y a des forces intérieures qui menacent la stabilité et que l’opposition « clairvoyante » doit s’arrimer au pouvoir pour défendre la paix civile et l’unité nationale. Je me demande qu’elle est cette « opposition clairvoyante » et qui décide de la clairvoyance ou non de telle ou telle opposition.
● L’Authentique : est-ce que ces accords engagent l’opposition ?
Birame Dah Abeid : non pas du tout. C’est une charte qui engage l’opposition chauvine, l’opposition dans le système, pour être plus précis, l’opposition beidane chauvine qui est à l’image du ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Mohamed Lemine dit Ould Lehweirzi qui avait déjà dit que l’opposition naturelle doit être celle du RFD et de l’UFP, une opposition maure bon teint et bien née. Selon lui, la plèbe constituée des Harratines et des Négros mauritaniens ne mériterait pas d’y figurer.
● L’Authentique : aujourd’hui, l’UFP et le RFD, eu égard à leur représentativité politique, peuvent-ils négocier au nom de toute l’opposition ?
Birame Dah Abeid : c’est en réalité paradoxal puisque le RFD et l’UFP dans leur coalition présidentielle de 2019 n’ont obtenu que 2% des voix. Ils sont à la queue, totalement laminés. Lors des élections locales de mai 2023, municipalités, régionales et législatives, ces deux partis n’ont également rien récolté et ils ont été complètement effacés du parlement, des mairies et des conseils régionaux. Il est ainsi étonnant que le pouvoir puisse s’appuyer sur une opposition en désuétude. C’est une manœuvre des milieux chauvins qui cherchent à contrer l’opposition antisystème, droits de l’hommiste, populaire et sociale qui est matérialisée par le RAG/IRA, le FPC, la CVE, le FRUD, etc. Mais aussi par autant de mouvements formés par de jeunes maures qui s’activent sur la scène politique et s’opposent à la gouvernance actuelle.
J’ai vu aussi entre les lignes dans cette charte raciste et exclusiviste, que l’objet réel de la charte reste encore caché, qu’elle relève du domaine du non-dit et du secret. On m’aurait dit que le pouvoir veut procéder à un saupoudrage et passer un vernis sur la constitution, en connivence avec le RFD et l’UFP. L’idée est de rajeunir le pouvoir pour qu’il reprenne une nouvelle virginité, afin que le parti INSAF dans son dialogue avec ces deux partis, puisse repousser les prochaines élections présidentielles de 2024, pour 2026, qu’il puisse reprendre les élections générales locales afin de permettre à l’UFP et au RFD de revenir au parlement ainsi que dans les conseils municipaux et régionaux.
Ainsi, dans ce plan, la Constitution sera tripatouillée avec un nouveau mandat de 7 ans qui permettra à Ghazouani de faire deux septennats. Donc, de 2026 à 2033, plus son actuel mandat. Il s’agirait ainsi, avec le temps, d’emménager une porte de sortie à Ghazouani pour lui éviter le sort de son ancien ami, Mohamed Abdel Aziz.
Pour mener à bien cette machiavélique feuille de route, le pouvoir a ainsi besoin de la caution d’une opposition qui accepte de jouer le jeu, comme le RFD et l’UFP. Un bon alibi pour le pouvoir qui peut se targuer d’être accompagné dans cette « réforme » par deux partis historiques, tant bien même qu’ils n’ont plus d’électorat.
● L’Authentique : quelle est actuellement la réaction de l’autre opposition ?
Birame Dah Abeid : tous les partis de l’opposition antisystème, les FPC, le FRUD, RAG, entre autres, se sont vigoureusement prononcés contre ce pacte. Nous pensons que c’est une manœuvre visant à semer la diversion au sein de l’opinion publique nationale et internationale ainsi qu’au sein de la classe politique. Tout cela montre en réalité que le parti INSAF est acculé, ce qui l’oblige à se tourner vers des alliances monocolores de partis maures pour contrer la montée menaçante des laisser pour compte, que cela soit les Harratines, les Négro-mauritaniens, mais aussi une écrasante majorité de la jeunesse maure qui a constaté qu’on lui a toujours agité au nez depuis toutes ces décennies la peur du péril noir harratine sous les différents régimes qui se sont succédés. Cette jeunesse maure consciente tient aujourd’hui à prendre le taureau par les cornes et s’oppose systématiquement à ce pouvoir.
Au niveau de l’opposition, nous allons nous concerter pour nous opposer à cette tentative de conservation du pouvoir, d’autant plus que ce plan s’il se réalise va creuser le fossé entre les communautés, entre le pouvoir et la jeunesse maure qui était massivement représentée au sein de l’UFP et du RFD et qui a pris son indépendance en ralliant des partis comme le FRUD, ou des mouvements comme KAVANA, connus pour leur verve contestataire et qui font tout pour marquer leur opposition au système actuel.
Il faut impérativement annihiler cette tentative de reproduire l’actuel pouvoir sous un faux habillage et dans une alliance avec une fausse opposition. Nous allons commencer dès à présent à constituer un front de résistance. J’en ai déjà parlé à Samba Thiam, président des FPC, mais aussi au parti FRUD et nous allons élargir le cercle des concertations.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.