● Editorial : Les mots, l’antidote des maux | Par Seyré SIDIBE (OndeInfo)

Les mots ont une force et un pouvoir thérapeutiques. Il faut oser les employer de manière appropriée, bien à propos pour nommer les maux.             

Dans la dénonciation, l’euphémisme est un style trop policé, trop civilisé. C’est un registre destiné aux têtes bien faites, aux aristocrates de l’esprit. En revanche, le plus souvent, cette figure de style exprime la lâcheté, une volonté d’atténuer une idée ou une pratique déplaisante dans le dessein d’en cacher le caractère affreux et épouvantable.

Les lois, si elles sont appliquées avec rigueur et vigueur peuvent s’avérer être efficaces pour combattre les fléaux de notre époque dont le terreau est la société : terrorisme et extrémisme, corruption et népotisme, adultère et viol, esclavage, féodalité et  racisme etc.

Les trois derniers de la liste, que je nomme « la peste des âmes » ont une carapace et se nourrissent de complicité à plusieurs échelles dont la rhétorique se fonde sur le négationnisme.

La religion semble être faible face à ces tentations sataniques, ces pratiques abominables et abjectes devenues banales comme la mort. La religion, elle est infatigablement prêchée et enseignée partout,  mais l’humain reste sourd à la parole salvatrice. Il n’y a pas plus sourd qu’un dogmatique, qu’un fanatique, celui qui prend « ses songes pour des  réalités, et ses imaginations pour des prophéties », disait Voltaire.

Attenter à la vie d’un homme, ôter la vie à l’humain ne gêne plus personne, la fraternité humaine n’est qu’un rêve. Une illusion ! Partout, la haine s’installe dans les esprits et les cœurs rendant l’espèce humaine plus cruelle, cruelle avec elle-même et avec tout ce qui l’entoure, même  l’environnement prend un coup dur de cette violence aveugle pour «  l’hégémonie et l’honneur », même au prix de la division, de la scission, et même de sa propre disparition.   

Haro sur toutes ces calamités, malédictions : l’esclavage en l’occurrence, même lorsqu’il est subtilement et insidieusement moulé dans la tradition. On s’est rendu compte que cette abomination sociale et communautaire redoute d’être nommée, « affichée », placardée, mise à nue et sans détour, comme un vulgaire montré du doigt.

Même criminalisé, l’esclavage fait de la résistance,  ailleurs et plus encore chez nous où il se meut en us et coutumes, en valeurs sociales, en traditions, en empruntant cruellement un visage humain, séduisant de l’extérieur, par ce que sous couvert de la solidarité et de l’entraide sociales, mais   corrosif et vénéneux à l’intérieur.

Une autre société est possible, plus égalitaire pour tout le monde, fraternelle et distributive. Mais cela suppose des actes allant dans le sens, de la reconnaissance du mal, du regret, du pardon, de la repentance et le renoncement à toutes références et à tous esprits suprématistes.

Seyré SIDIBE

©️ Via https://ondeinfo.com/editorial-les-maux-lantidote-des-mots/

● IRA-Mauritanie | Communiqué : Encore une fois en Mauritanie, répression policière à visées ethniques

La direction du Port de l’Amitié a unilatéralement et sans préavis rompu la convention qu’elle a signé en 2016 avec les syndicats des dockers. Cette convention permettait aux deux parties de réguler et mieux organiser le travail à l’intérieur du port et garantissait les droits des travailleurs. A la suite de cette rupture une grève a été déclenchée par ces derniers le 03 octobre 2022

21 jours après le début de la grève un rassemblement devant le portail du port (port de l’Amitié) -, pour protester contre leur mise à l’écart par les autorités censées les protéger contre un patronat sans vergogne – a été la goutte qui a fait déborder le vase.

En effet la gendarmerie lourdement équipée s’est acharnée sur les pauvres dockers qui ne faisaient que réclamer leur droit de grève, garanti par la Constitution.

Mais, ils ont été assaillis par des grenades lacrymogènes, des coups de matraques suivis d’arrestations arbitraires.

A l’issue de cette répression sauvage et disproportionnée quatre dockers et un activiste des droits de l’homme venu les soutenir ont été arrêtés et aussitôt jetés en prison, admis dans le même espace carcéral que des voyous et bandits de grands chemins.
Il s’agit de :
– Mohamed Lemine Bilal dit capitaine
– Ahmed Sidi Mohamed
– Mohamed Abdatt
– Yacoub Louly
– En plus de l’activiste Mohamed Lemine Seck (Président de l’ONG « Partisants du Changement »
Les heurts avec la gendarmerie ont commencé à 16 heures le lundi 24 octobre devant le portail du port. Il y a eu des blessés dont le détenu Mohamed Abdatt qui a eu le bras gauche fracturé. A 17 heures les détenus ont été conduits à la brigade de gendarmerie du Port. Le mercredi 26 octobre 2022 ils ont été déférés au tribunal Nouakchott Sud
Le procureur les a inculpés d’ « attaque des membres des forces de l’ordre » selon la procédure de flagrant délit déposés à la prison civile de Nouakchott

Face à cette dégradation sans précédent de la situation des droits de l’homme en Mauritanie, IRA
– Apporte son soutien sans réserve aux dockers injustement emprisonnés et demande leur libération sans condition
– Appelle les autorités pour un règlement juste, qui satisfasse les revendications des dockers
– Le président d’IRA, le député Birman Dah Abeid, absent de Nouakchott, a lancé un appel dans un message audio, à toutes les institutions et membres d’IRA, pour soutenir par tous les moyens légaux les détenus
– La situation des droits en Mauritanie continue à se dégrader après le dernier rapport du rapporteur spécial des NU sur les formes contemporaines d’esclavage, le dernier rapport du département d’État Américain et encore le tout dernier rapport de l’institution : Projet Mondial de Justice qui classe la Mauritanie au 131eme rang mondial sur 140 pays en matière du respect de l’Etat de droit, des droits humains, de l’égalité devant la loi et de la transparence.

Les populations sont à présent éveillées et ne peuvent accepter d’être toujours humiliées et méprisées : l’esclavage traditionnel par ascendance, comme moderne, a la peau dure en république Islamique de Mauritanie.


Nouakchott, le 28 Octobre 2022

● À propos de Ganbanaaxu Fedde, ces artistes chanteurs qui se libèrent peu à peu des pressions du camp féodalo-réactionnaire sooninké!

~ Photos via profils Facebook de 2 artistes (Papa Coulibaly et Baleme Kandji)

Le lion Diaby Doua Camara (paix à son âme) chantait un titre « Odoïme Kita » sonnant en langue sooninké comme « Notre indépendance (notre liberté) est acquise« . Un esprit woke souverainiste avant l’heure qui mettait en valeur l’indépendance de nos pays après le départ de l’ordre colonial blanc. À l’époque certains de ses fans du corps communautaire sooninké n’entendraient le sens profond de ce titre que sous l’angle générique d’un parfum panafricaniste mélodieux. Et pourtant ça clamait « indépendance et liberté », ainsi au sein d’une communauté où règne un abject esclavage coutumier socialisé comme « valeur culturelle » à préserver, on aurait aimé voir sa réaction par rapport à l’éveil abolitionniste massif qui traverse sooninkara aujourd’hui. Il décéda il y’a 23 ans (en juin 1999) à quelques mois de l’entrée dans le 21ème siècle, et le pays sooninké d’alors n’est plus. Celui d’aujourd’hui vit quelques tensions sociales rudement convulsives liées à un engagement pour la liberté sociale et citoyenne en interne porté par la mouvance anti-esclavagiste transnationale Ganbanaaxu Fedde . Depui fin 2016, un rejet décomplexé de l’esclavage par ascendance qui sévit par ses manifestations sociétales porteuses d’innombrables discriminations à l’encontre d’un pan entier de la société sooninkée. En face un déchaînement de violence verbale (apologie de l’esclavage) et physique (agressions, assassinats, expropriations, expulsions, diverses privations…), est orchestré par un ramassis d’extremistes féodalo-esclavagistes bénéficiant d’un laisser-faire tacite et actif de l’ordre coutumier dominant.

• Quelles positions pour nos artistes sooninkés (rappeurs et chanteurs traditionnels)…?

L’écrasante majorité s’est effacée par une certaine indifférence complice pro réactionnaire. Vivant d’un parasitisme social et folklorique, ils préfèrent se taire sur l’affaire pour certains et d’autres font même de la provocation apologiste de cette tare sociale en louant le maintien du statu quo (à chacun son héritage à assumer et à perpétuer , l’esclavage aussi). C’est le cas de la bande à Lass Awa, un chanteur malien vivant en France qui se singularise dans cet engrenage provocateur en clamant l’apologie d’esclavage dans la communauté. L’esclavage relevé comme crime contre l’humanité en France et ailleurs, est promu ouvertement sous sa version coutumière par ces artistes du ventre et du paraître en milieux soninkés. Un travail militant est plus que nécessaire ici en France et dans nos pays d’origine pour exposer et judiciariser avec pertinence cette rengaine décomplexée qui magnifie un tel crime.

Les rappeurs porteurs attendus d’un verble révolutionnaire et subversif peuvent mieux faire à mon avis. Il est vrai qu’il leur faut payer un coût au niveau de la popularité. Dégoupiller ce monde à tabous qu’est l’ordre féodalo-réactionnaire sooninké en investissant le champ du militantisme vif par son art, il faut une grande force de conviction et de caractère. Ici je prends l’exemple de monsieur Papa Hamady Coulibaly alias Yimbi kumma qui, très tôt a été une voix qui dénonce cet ordre féodalo-esclavagiste sooninké en Mauritanie. Il a été indexé, insulté, black-listé et censuré par un certain ordre communautaire. Je peux citer notre contribution datant de septembre 2015 à son sujet. Il avait été empêché dans ses projets de concerts dans certaines localités du Guidimakha en Mauritanie, une note de soutien à son endroit est reprise dans mon ouvrage Mes Écrits Osés paru ces derniers jours via Amazon https://amzn.eu/d/4R0fqa9, Contribution 38 à la page 202 en date du 4 septembre 2015. L’histoire retiendra son statut de pionnier téméraire en la matière pour avoir interpellé les consciences dans sooninkara et au-delà. Ainsi que d’autres comme le percutant Ousmane Koboré Diallo alias Linky Lk .

Certaines figures artistes sooninkés (ou d’origine sooninké nés en France) dotées d’une certaine visibilité médiatique notamment sur les réseaux sociaux, font semblant d’ignorer la problématique d’esclavage dans la société ou ne dénoncent qu’à minima les faits de violences graves comme l’assassinat 4 militants anti-esclavagistes à Diandioumé (Mali, region de Kayes) en septembre 2020. Et récemment fin juillet 2022 à Lany au Mali également avec l’horrible assassinat de la tante Diogou Sidibe 70 ans qui refusait les coutumes esclavagistes.

À noter ces derniers mois, un affichage décomplexé et salutaire de plusieurs chanteurs traditionnels qui mettent en valeur les idéaux d’égalité, de fraternité et d’entente dans le sillage du vocable Ganbanaaxu entre les sooninkés. Je dirais, ils se libèrent avec force et dignité et la cause anti-esclavagiste et abolitionniste ne peut que gagner d’épaisseur militante. Je pense aux sorties grandioses de monsieur Baleme Kandji Traoré, artiste mauritanien natif de Dafort. Il appelle à l’unité et à l’égalité dans le corps social sooninké, malgré les détracteurs insulteurs qui pullulent contre lui sur les réseaux sociaux (particulièrement sur TikTok). D’autres artistes chanteurs commencent à se défaire du trac psychologique concernant l’engagement anti-esclavagiste Ganbanaaxu et les militant.e.s qui le portent. Le week-end dernier, j’ai été témoin d’un cas type lors d’une rencontre socio-culturelle.
La peur bleue des représailles sociales venant du camp féodalo-réactionnaire à l’encontre des artistes chanteurs osant répondre et se reproduire lors d’événements sociaux ou culturels organisés par des familles ou des entités associatives encartées Ganbanaaxu, sera évacuée peu à peu.

Espérons-le !

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● Le Festival International Soninké, FISO a-t-il déjà choisi sa thématique pour l’édition 2023 de Nouakchott ? | Par Seyré SIDIBE

Au mois de février 2023, les Soninkés du monde se réuniront à Nouakchott pour célébrer SONINKAXU : le Festival International Soninké.

Ce rendez-vous annuel, itinérant  désormais écrit en marbre dans le calendrier social  Soninké  se propose de  magnifier et  faire connaitre la culture Soninké dans ses différentes composantes. Il a pour cadre géographique l’Afrique de l’Ouest, où les  communautés Soninkés sont fortement et historiquement présentes : Mauritanie, Mali, Sénégal, Gambie, Guinée Conakry et Guinée Biseau.

En plus de la participation des délégations de ces pays, la diaspora Soninké dynamique, disséminée à travers le monde mais attachée au terroir,  porte étendard de la culture Soninké sous d’autres cieux,  sera aussi  de la partie.

Dans un monde hyper libéral, égoïste et  matérialiste par essence, la culture est partout menacée, si elle n’est pas peu considérée.  A cela s’ajoute l’impérialisme « des cultures dominantes » qui n’hésitent pas à minimiser ou même à « broyer »  celles dont le génie est moins porteur de technologie.

Ainsi, la création du FISO reste en soi une idée ingénieuse pour créer des passerelles entre tous les Soninkés de la terre ; mais également préserver un pan de la culture des langues mandées, de l’Afrique de l’Ouest et  au-delà.

Chaque année, une thématique est inscrite à l’ordre du jour de la manifestation, choisie pour son intérêt et donc sa pertinence. Cette année, un thème s’impose au regard de l’actualité : LA RECONCILIATION.

Les organisateurs du FISO sont attendus au tournant. Ces cinq dernières années, Soninkara vit son Printemps : des villages divisés en deux, en trois, des familles séparées, des « amitiés défaites », des vallées de larmes et de sang, des déplacés sur fonds de conflits fonciers, des meurtres abominables, des procès interminables et sans verdicts, des condamnations, de la haine, des dépenses superflues pour soudoyer : des méthodes et pratiques indignes ; bref,  les frères Soninkés se livrent une guerre fratricide pour l’orgueil et la vanité, piétinant la fraternité, le voisinage, les liens de sang historiques etc.

La paix étant la condition sine qua non de tout développement et un préalable à toute expression culturelle, le FISO ne peut aucunement passer à côté de la préoccupation majeure des Soninkés aujourd’hui. C’est une question de crédibilité et de priorité.

Le FISO ne peut faire fi de la crise multidimensionnelle qui secoue Soninkara, désormais au bord de la décrépitude et du déclin. La culture qui est au cœur du Festival Soninké, sera  magnifiée, encensée et vantée. Mais n’oublions pas qu’elle porte  la responsabilité de cette guéguerre,  ou du moins certains aspects de la culture Soninké, devenus inappropriés, impopulaires et sources de tension.

La culture, c’est l’estampille de l’existence d’un peuple, c’est la preuve matérielle de la vitalité, de la dynamique et l’identité propre d’une communauté, qu’il faut préserver, entretenir, mais surtout  actualiser, ajuster et réajuster  judicieusement en fonction des aléas du temps, du contexte et des intérêts sans quoi, elle peut être à l’origine de la guerre ou de la division.

Qui n’est pas attaché à une partie de son corps ?  Personne !

Mais lorsqu’un membre de notre corps est rongé par le cancer, on s’en débarrasse pour éviter la métastase. C’est le même principe que la culture. Lorsqu’elle ne fait plus consensus et pose problème, il faut vite et au plus vite faire appel à un chirurgien qualifié pour procéder à une intervention, réparatrice et non reproductrice.

Ce message est une modeste  contribution. J’espère qu’il sera entendu par les organisateurs du FISO. Il est vrai que parler de ce sujet au moment où les blessures saignent encore, les larmes loin d’être séchées, il faut beaucoup de courage et de tact. Il faut  au moins, oser !  Ainsi l’histoire retiendra que cette grande retrouvaille Soninké aura tenté  de réconcilier les Soninkés.

Quelle thématique peut-elle être la vedette de cette édition ?  Sans aucun doute, « Liŋoye » la Réconciliation  ou encore «  Banannaaxu », l’égalité dans la fraternité. On ne peut pas à l’heure actuelle organiser le FISO en omettant ou en passant sous silence – pour quelques  motifs que ce soit  -, la réconciliation.

Les Soninkés attendent plus de  ce festival, que le bruit du Jenbe, les pas  de danse du Woroso, Jowonde, Janba ou encore Donqanŋe.

Mais, ils aspirent tous à la paix. Une paix qui impliquera une relecture ou réécriture du  contrat communautaire, où la dignité  est par essence  humaine, la chose la mieux partagée entre tous les hommes surtout appartenant à une même communauté linguistique et culturelle ;  et non une valeur discriminatoire liée à la naissance ou à la classe.

Et si la réconciliation intra Soninké pouvait être scellée depuis Nouakchott, la capitale Mauritanienne. L’histoire serait belle, surtout belle à raconter, assurément  une source de satisfaction pour les autorités de Nouakchott,  pour inclure  cette réconciliation vivement attendue par les populations Soninkés dans le  bilan du quinquennat qui s’achève : un argument électoral pertinent à la veille des élections.

Seyré SIDIBE

©️ via https://ondeinfo.com/le-festival-international-soninke-fiso-a-t-il-deja-choisi-sa-thematique-pour-ledition-2023-de-nouakchott/

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● Mauritanie – Le député Biram Dah Abeid et son camp politique poursuivent les contacts avec les populations de l’intérieur.

Ce 24 octobre 2022 à Rosso (Trarza) , le leader anti-esclavagiste mauritanien et candidat annoncé à la présidentielle de 2024 (déjà arrivé 2ème en 2014 et 2019) a tenu un grand rassemblement sous les airs populaires d’une pré-camapgne pour les échéances électorales prochaines (municipales, régionales et législatives). Le député national et Prix Onusien 2013 pour son militantisme droit-de-lhommiste incarne un courant politique conséquent avec un ancrage certain auprès des populations. Et pourtant l’aile politique par le parti RAG végète toujours sans reconnaissance par les autorités mauritaniennes. Les récents accords entre le ministère de l’Intérieur et certains partis de l’opposition ressemblent à une promesse de « tontine politicienne » en faisant un tri dans le champ politique en vue des élections prochaines.



Ainsi le député BDA et ses camarades sont plus que jamais déterminés y être pour constituer une offre politique à l’endroit du peuple face à un système calculateur qui semble prévoir tout verrouiller.

Les prochaines semaines seront décisives concernant le schéma politique en perspective d’ici les rendez-vous électoraux de courant 2023… et 2024 qui va suivre très rapidement.

KS pour le BLOG.

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● ASEPT-Ganbanaaxu de Toulel | Un événement culturel autour de ses projets ambitieux.

• Un Extrait vidéo de la soirée.

A.S.E.P.T (Association Solidarité Éveil Progrès Toulel), un organisme d’intérêt général est créé en 2012 par des ressortissants mauritaniens originaires du village de Toulel (Région de Gorgol).

Basée principalement en France, ses activités couvrent 2 volets (Nord – Sud). En France (Volet Nord), parmi ses tâches ; Orienter les primo-arrivants, Dispenser des cours de FLE, Participer aux événements socio-culturels, associatifs et du mouvement de l’égalité et de fraternité en milieu soninké.

À travers le Volet Sud à Toulel, l’association organise et prend en charge des cours de renforcement et d’aide aux devoirs pour les élèves. L’amélioration des conditions d’accès à l’eau, et elle sensibilise sur les tares sociétales à bannir au sein du corps social.

La soirée du 22 octobre 2022 à Clichy (92) dans la région parisienne a été l’occasion pour les responsables de l’association d’exposer l’historique de leur engagement, leurs réalisations et leurs ambitieuses perspectives d’avenir. À noter une dynamique implication des femmes dans les activités menées et à mener. Un événement culturel et convivial marqué par diverses prestations musicales (Osuka label, Mamoye Moussa, Rappeurs…), et un sketch de sensibilisation pour l’entente et la cohésion sociale dans la communauté soninké.

La cérémonie a été savamment animée avec gaieté et humour par Ibrahima Diallo de TV Tooba.

Mes encouragements au président d’ASEPT, frère Tahirou Coulibaly et à toute sa dream Team.

• Ci-dessous quelques photos marquantes comme vous y étiez par notre Blog :

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● Mauritanie : Maimouna Sall, mère de famille et passionnée de mécanique

Le360afrique – Maïmouna Sall, ou «Maïmouna la mécanicienne», est une petite célébrité dans sa commune. Formée au Lycée technique de Nouakchott, la jeune femme de 26 ans a embrassé le métier «d’homme» qu’est la mécanique.

Originaire de Bababé, une ville de la vallée du fleuve Sénégal, Maïmouna Sall s’est défaite des codes d’une tradition réputée conservatrice en optant pour le métier de mécanicienne dans un garage du secteur de Mellah, quartier de la commune d’Arafat, dans la banlieue sud de Nouakchott.

Retraçant son parcours, explique les raisons de ce choix professionnel et social peu commun pour une femme en Mauritanie. Elle évoque notamment son amour pour ce métier passionnant, qui l’amène à opérer sur plusieurs véhicules et types de moteurs, ainsi que ses rapports avec les clients. Elle revient sur la vie de mère de famille qu’elle arrive à concilier parfaitement avec son travail.

Djelika Kelly, une amie de Maïmouna Sall formée en électricité bâtiment, autre domaine où les femmes sont tout aussi rares, dit avoir été inspirée par son amie dans le choix de son métier. Elle loue son exemple et invite les femmes mauritaniennes et africaines à casser les barrières des métiers exclusivement réservés aux hommes.

Quant à Omar Ly, garagiste, il ne peut s’empêcher de louer les qualités professionnelles et humaines de Maimouna Sall.

Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760382

● Une aire naturelle protégée à Guelb Richatt concrétise l’engagement de la Mauritanie envers la diversité biologique (ministre de l’Environnement)

La création d’une aire protégée dans la zone de Guelb Richatt, relevant de la moughataa de Ouadane, wilaya de l’Adrar concrétise l’engagement de la Mauritanie envers l’objectif 11 Aichi du Plan stratégique pour la biodiversité biologique, qui invite les Etats membres de la convention des Nations Unies sur la diversité biologique à préserver 17% de leur territoire et d’en faire des aires naturelles protégées ».

C’est ce qu’a déclarée, jeudi soir à Nouakchott, la ministre de l’Environnement et du Développement durable(MEDD), Mme Lalia Camara, lors d’une réception en l’honneur des participants à l’atelier d’enrichissement des études scientifiques préalables à la création d’une aire protégée dans la zone de Guelb Richatt, à travers le projet de gestion intégrée des aires protégée dans la zone aride de la Mauritanie (IMPADRA).

Mme Camara a noté que les études, objet de l’atelier, remontent à quelques années, et que la création de l’aire naturelle protégée Guelb Richatt est le fruit de l’effort de quelques années.

La ministre a, enfin, remercié les partenaires techniques et financiers de la Mauritanie, et ceux qui ont contribué à la promotion de ce site magnifique, surtout le chercheur géologue canadien.

Notons que la réception fait suite à l’atelier d’enrichissement de l’étude relative à la création d’une aire protégée dans la zone de Guelb Richatt, et qui était l’occasion de faire connaitre les potentialités environnementales, économiques et touristiques de cette zone.

La cérémonie a vu la présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, du maire de Ouadane et d’un grand nombre de chercheurs et de partenaires techniques et financiers du MEDD.

©️ via ami.mr https://ami.mr/fr/index.php/2022/10/21/une-aire-naturelle-protegee-a-guelb-richatt-concretise-lengagement-de-la-mauritanie-envers-la-diversite-biologique-ministre-de-lenvironnement/

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● Fousseynou Coulibaly : le parcours hors du commun d’un compatriote | Par Seyré SIDIBE [Ondeinfo]

Fousseynou COULIBALY est Mauritanien, originaire de Wompou.

Il est ancien élève du Petit Centre de Nouakchott où il a bénéficié du programme Français pendant tout son cursus scolaire : le primaire et le secondaire.
Il obtient son baccalauréat  en juillet 2005 au Lycée Français Théodore Monod de Nouakchott.

Il entame des études d’ingénieur à partir de 2005.

Brillant étudiant, assidu et régulier, en Septembre 2010, notre compatriote réalise son rêve ; en décrochant  son diplôme d’Ingénieur en Electronique à l’Université de Nantes avec mention.

La dernière partie de sa  formation d’Ingénieur  a été validée par un stage pratique  effectué chez STMicroelectronics, une multinationale franco-italienne, leader mondial de semi-conducteurs (composants électroniques) qui fournit des produits et solutions intelligents et économes en énergie pour l’électronique au cœur de nombreux appareils et machines utilisés  quotidiennement (Trains, Machines à laver, Ordinateurs, Appareils mobiles…).

Persévérant et passionné de l’Entrepreneuriat, le Management et la Communication, Fousseynou  va intégrer l’Institut d’Administration et d’Économie (IAE) de Nantes : en septembre 2011, il décroche un autre diplôme, le MBA avec mention : Master en Business et Administration.

Avec un tel background, Fousseynou est concurrentiel sur le marché mondial de l’emploi.

En Avril 2011, il est recruté  par l’entreprise française interscience alors qu’il était encore étudiant à l’IAE de Nantes.

Au sein de cette entreprise française, il était responsable de la conception électronique des machines robotisées pour des applications biomédicales, mais aussi chargé de l’approvisionnement des composants électroniques et le développement des relations avec les fournisseurs au niveau international.

Depuis mars 2014, Fousseynou travaille pour le motoriste Britannique Rolls-Royce, spécialisé dans la conception et la fabrication de turboréacteurs pour avions civils et militaires, mais aussi de turbines pour hélicoptères et de réacteurs pour sous-marins nucléaires.

A Rolls-Royce, il intègre le programme du Trent 7000, le seul moteur de choix pour l’Airbus A330neo.

Durant les trois ans que vont durer la conception des moteurs Trent 7000 pour Airbus, Fousseynou est chargé des calculs de fiabilité des milliers de composants électroniques des ordinateurs de vol des moteurs et de définir la stratégie de protection de ces mêmes ordinateurs contre les incendies à bord de l’avion et les coups de foudre.

Après le succès du Trent 7000, il est promu Ingénieur Principal de Projet et prend la direction de la conception électronique des ordinateurs de vol du nouveau programme  Pearl 700 destiné aux jets privés fabriqués par l’avionneur américain Gulfstream pour leur nouvel jet, le G700.

Le Pearl 700 est à ce jour le plus puissant moteur fabriqué par l’entreprise Britannique pour le marché des jets privés.

Membre de l’Association d’Ingénieurs (IET – Institution of Engineering and Technology) en Angleterre, Fousseynou fera honneur à la Mauritanie et à son village natal Wompou au sud du pays, à l’occasion du 02 novembre 2022, journée nationale des Ingénieurs au Royaume-Uni créée par la Royal Academy of Engineering : il présentera devant des écoliers et étudiants venus des quatre coins de l’Angleterre, l’Embraer ERJ-175 immatriculé 5T-CLO, de la compagnie Mauritania Airlines International, la compagnie nationale Mauritanienne, baptisé Wompou

Seyré SIDIBE 

©️ via https://ondeinfo.com/fousseynou-coulibaly-le-parcours-hors-du-commun-dun-compatriote/

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● L’alliance Ganbanaaxu dénonce les menaces de plainte sur le Président de Ganbanaaxu GAYE TRAORE

Les associations regroupées au sein de l’alliance Ganbanaaxu (AMEES, UVDS, ARMEPES-France et Ganbanaaxu Fedde Mauritanie) viennent de recevoir quelques audios WhatsApp des menaces de plainte contre le président de Ganbanaaxu Gaye Traoré arrivé à Nouakchott le 10 octobre 2022 en provenance de la France pour passer ses congés en Mauritanie.

Depuis le 14 octobre, plusieurs audios circulent sur les réseaux sociaux provenant du groupe WhatsApp « Tunkan lenmu faabandi daaxa » : des groupuscules extrémistes qui défendent les coutumes de l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké.

L’auteur de l’un des audios se nomme Camara Oumar, un soninké originaire du village de Tachott Botokhollo dans la région du Guidimakha. Il a été dit dans ces audios, que Mr Traoré en tant que président du mouvement Ganbanaaxu, était à l’origine de ce malentendu au sein de la communauté soninkara.

Ainsi, ils veulent interpeller Traoré et le faire visiter tous les villages de Guidimakha pour montrer les esclaves dont il parle.

Comment chercher à interpeller l’initiateur d’un mouvement qui lutte pour l’égalité entre les hommes, étant donné que le président des mouvements « Démocratia-Islamique » Mr Moustatpha Camara a bien exclu les soi-disant « esclaves, marabouts griots, ébénistes etc » de leur groupe parce qu’ils sont de statut inférieur, ils ne doivent pas intégrer leur prétendant milieu des descendants des rois.

Le nommé Fousseinou Camara ne cesse d’insulter et de qualifier des gens des esclaves et fils d’esclaves. Comptant poursuivre son chemin sur Sélibaby, face à cette situation, nous tirons la sonnette d’alarme à l’endroit des hautes autorités mauritaniennes pour sécuriser l’intégrité physique du président et sa famille durant son séjour.

Nous précisons que ce groupuscule qui profère pareilles menaces gravissimes depuis Paris est actif dans un réseau nébuleux large issu de la féodalité soninké de la Mauritanie avec des soutiens tacites de personnalités politiques originaires du Guidimakha.

Leurs principaux groupes WhatsApp et relais de communication sont entre autres Tunka lenmou koffo, democratie islamique, Fans Donald Trump, UASSDG et Tunkan Lenmu Faabandi Daaxa. Ces groupes se sont donnés comme mission principale, l’appel à la haine envers les engagés anti-esclavagistes soninkés et tous militants de la défense des droits humains.

Par la présente communication, nous réitérons notre alerte à l’endroit des pouvoirs publics en Mauritanie pour que les problématiques liées à l’esclavage par ascendance chez les Soninkés soient prises en compte sérieusement en vue d’une résolution définitive par l’arsenal juridique en rigueur.

Nouakchott, le 17 octobre 2022

Alliance Ganbanaaxu