MAURITANIE : COMMENT TORTURER UN NOIR ET S’EN VANTER 

Note d’alerte 

I. LES FAITS 

1. Le 11 janvier, les réseaux sociaux mauritaniens, notamment les groupes de discussion  WhatshApp et Facebook, diffusaient deux vidéo d’une séance de torture infligée, par des maures, aux voix jeunes, à un  descendant d’esclave, un Hartani, prénommé Ethmane. Les circonstances, la cause, le lieu et la date restaient indéterminés. L’échange verbal, entre les protagonistes, laisse entrevoir la probabilité d’une expédition punitive, suite à une tentative de larcin ; les tortionnaires, qui filment la scène et s’y expriment distinctement, non sans l’agonir la victime d’insultes et exigent l’identité de son complice. Hamza, l’un des assaillants, réclame, en réparation du préjudice allégué, que le présumé voleur lui cède son épouse, pour une nuit. Ethmane, ensanglanté, y compris à l’entrejambe, supplie, demande pardon et sanglote ; des soufflets  pleuvent sur sa tête, bandée au niveau des yeux. Dans le second film, d’à peine quelques secondes, le visage tuméfié témoigne de coups et blessures portés en réunion. Tout le dialogue se déroule en Hassaniya, l’Arabe vernaculaire du Sahara.  
2. La famille de Ethmane Ould Brahim prétend que ses assaillants l’ont interpellé, en soirée du dimanche 7 janvier, à proximité d’un restaurant de la commune de populaire de Dar Naïm, pour lui demander du feu, avant de se mettre à le ruer de coups. Dans l’enregistrement audio que Hamza envoie à son ami, le premier raconte plutôt l’histoire d’une intrusion chez lui, tard dans la nuit, à 3h30 mn. Il aurait alors poursuivi et maîtrisé l’inconnu qui fuyait pour escalader le mur ; après une empoignade entre les deux, le présumé voleur, muni d’une épée, aurait été neutralisé, par un une entaille de tournevis aux côtes. Des proches, appelés en renfort, accourent, grâce à appel téléphonique ; ils décident, ensemble, de le conduire, dans la malle arrière d’un véhicule, à la plage de Nouakchott, située 7 kilomètres plus loin. Là, toujours selon la voix, ils le molestent copieusement à plusieurs et éteignent des mégots de cigarettes dans son anus. Le témoin précise : 

« nous n’avons pas voulu filmer cette scène à cause d’éventuels ennuis ». Sur le ton de la moquerie et l’accent du sarcasme, des mots d’insultes à l’endroit des « nègres esclaves » ponctuent le récit.  
3. L’ouvrage achevé, les exécutants jettent leur proie inanimée dans le Commissariat de police de  Dar Naïm I, au lever du jour. Hamza dit être rentré chez lui pour s’endormir. Ismaël Ould Brahim, le frère de Ethmane, apprend l’évènement dès le 8 janvier mais ne parvient à le rencontrer que le lendemain. Le vendredi 12, il se rend au bureau du Procureur près le tribunal de Nouakchott-nord et lui montre la vidéo de la séance de torture ; ce dernier promet de diligenter une enquête.  Parmi le groupe de tortionnaires, sont formellement reconnus un gendarme dénommé Cheikhna Ould Issaoui, Hamza Youssouf et, ironie du sort, un Saddam ; l’un d’eux exercerait le métier de médecin.  

Le 14 janvier, Ethmane, présenté par une partie de la presse comme un délinquant multirécidiviste, poursuivait sa garde-à-vue ; à la même date, les lyncheurs jouissaient d’une entière liberté.  

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II. L’ENVIRONNEMENT 

2. Le racisme, en Mauritanie, ne constitue en rien une nouveauté. Il relève d’une banalité sociale dont témoignent des siècles d’esclavage et deux décennies de persécution des ethnies négroafricaines du Sud. L’insolite, ici, réside, dans  l’usage assumé de sévices, relevant de la privatisation de la justice, par des auteurs peu enclins à l’anonymat ; leur volonté de se donner en exemple, au travers de l’image, témoigne d’une certaine sérénité. Pour parvenir à un tel degré d’assurance, il fallait, aux apprentis suprématistes, la certitude de l’impunité.  

3. Certes la Mauritanie dispose de lois exemplaires en matière de promotion de l’égalité et de répression des atteintes à l’intégrité du corps mais elles ne servent, in fine, qu’à occulter la permanence des crimes prétendument combattus. Une juridiction spécialisée dans les pratiques serviles et le trafic de personnes, une loi contre la stigmatisation, un mécanisme de pénalisation des traitements inhumains et dégradants se soldent, jusqu’ici, par l’absence de condamnation. Pourtant, comme l’attestent plusieurs rapports internationaux, le pays s’immerge dans la violation de la dignité des gens ; plus l’arsenal du droit s’enrichit, davantage s’aggravent les situations visées. Les partenaires extérieurs, quelquefois par  naïveté, souvent en vertu du cynisme de la patience, misent sur « les engagements », le « renforcement des capacités », la ratification des conventions et traités et autres diversions à l’épreuve desquels les oligarchies du Tiers-monde excellent.  

4. Déni officiel et complaisance extérieure se conjuguent, alors, au nom de la non-ingérence, pour perpétuer des pouvoirs de prédation et de brutalité. La Mauritanie confirme l’usage ; bien plus qu’ailleurs, l’étranger diplomate risque, assez vite, d’y succomber aux cadeaux et sirènes de l’hospitalité vicieuse ; en contrepartie d’un regard flou sur le présent et les perspectives d’un système de domination voué à se reproduire par la violence à la fois symbolique et physique, il recueillera bien des faveurs. Aujourd’hui, l’hégémonie ethno-tribale bénéficie d’une quasiconnivence dans le reste du monde. Or, évidence du paradoxe, l’essence « racialiste » de l’oppression s’appuie sur un potentiel d’extrémisme religieux en diffusion accélérée dans la sousrégion. La République islamo-arabiste de Mauritanie, projet de Talibanie incrustée entre de l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb, n’a pas encore épuisé ses ressources d’inhumanité. Le pire arrive.  

III. QUE FAIRE ? 
5. Il ne s’agit plus de dénoncer, encore moins d’argumenter, tant l’itération de telles bavures jalonne la lutte pour une Mauritanie émancipée des privilèges de naissance, sur le chemin de la rationalité et en adéquation au cours de l’histoire. L’effort de la non-violence, vers la rupture, suivra sa nature conflictuelle parce qu’aucune construction sociale ne consent d’elle-même à renier l’iniquité qui la fonde et en garantit la reproduction. Dans cet espace d’ignominie où torturer un noir, en 2018, tient de la distraction, il n’y a désormais de communauté de destin, non plus d’avenir en commun. L’immunité des uns produit la révolte des autres. Ainsi évolue le genre humain.  

Nouakchott, le 15 janvier 2018 
Conscience et Résistance (Cr, association social-démocrate, écologiste et laïque, non autorisée).  

 

Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (Ira, association anti-esclavagiste, non autorisée).

Urgent: les IRAOUIS violemment réprimés par la police lors d’une manifestation pacifique!


IRA-Mauritanie a prévu de sortir dans une marche pacifique lundi 15 janvier 2018 arborant les photos des victimes d’exécutions à caractère raciste à Inal et ailleurs sur le territoire national, mais aussi les photos des militants d’IRA incarcérés à Birmogrein, ainsi que l’effigie du sénateur Mohamed Ould Ghadda et son codétenu Mohamed ould Mohamd Mabareck, et les deux photos du poète Abdallahi ould Bouna et de l’homme d’affaires Moussa ould Mkhaitrat. Cette marche vise à attirer l’attention de l’opinion publique nationale et internationale, qu’en Mauritanie, les victimes des crimes d’État ne sont pas oubliés et que l’exigence de la libération immédiate et sans conditionvers détenus d’opinion, est une priorité et préoccupation nationale.

Très tôt le matin, les unités des corps sécuritaires ont quadrillé les rues de Nouakchott, la capitale mauritanienne et procédé à plusieurs arrestations dans les rangs des activistes du mouvement Abolitionniste. Mais cette mesure n’a pas empêché les militants iraouis de décembre avec force au carrefour de la Polyclinique pour marcher vers le siège des Nations-Unies à BMD. 

La police, armée de matraques, de gourdins,  a utilisé la violence indicible contre les manifestants pacifiques; des arrestations en nombre indéterminé ont été orchestrées, des militantes et des militants, gravement blessés ont été admis aux urgences de l’hôpital de Nouakchott.

Crédit source: milieux proches du mouvement IRA-MAURITANIE à Nouakchott. 

Diogountouro-Guidimakha-Mauritanie : Un contentieux foncier. Nous proposons à la place du  tribunal, la juridiction des paroles (la justice amiable).

Honoré Balzac, écrivait qu’un : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. La plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ». La justice est un principe, suivant lequel on doit attribuer à chacun ce qui lui est dû, la vertu correspondant à la volonté de chacun d’y parvenir.  Mais cette institution n’a pas le monopole de tous les contentieux, car la résolution de certains conflits  ne relève pas du tout du droit positif, d’où l’intérêt de faire appel à la justice conciliatrice prévue par la législation mauritanienne.

Cependant, monsieur Mouhamoud Dicko dit HOYEMET , est un maure, pour ne pas dire un (haratin) comme Ibrahima Ould Abeid. Mais ce terme haratin ne veut rien dire au regard de sa définition ontologique. Monsieur Dicko, est un citoyen mauritanien comme vous et moi, qui vit par la sueur de son front, comme tout bon musulman de ce pays. Il est à la fois agro-pastoral, c’est-à-dire un éleveur-agriculteur et boucher. Monsieur Dicko, a découvert le village de Diogountouro vers les années 70, lorsqu’il avait 15 ans ; il faisait le va et vient entre  Gouraye, Diogountouro, Khabou et les autres villages aux alentours de Diogountouro, en étant un jeune mécanicien qualifié de Moto, vélo, moulin, entre autres. Vers les années 80, Mouhamoud Dicko est venu s’installer à Diogountouro définitivement avec toute sa famille (épouses, mères, enfants…). Il  rendait service à tout le village (hommes et femmes) par le biais de son métier et par sa qualité humaine et humaniste. Pendant, les évènements  de 89- 90, ce monsieur prenait les armes pour aller combattre les ennemis qui venaient attaquer ou voler les cheptels et les bovins du village, au péril de sa vie et la vie de toute sa famille . Il est connu par tout le village du nom de HOYEMET SOURAKHE. Ces services rendus étaient salués et applaudis par toute la communauté du village. Dicko est devenu un ressortissant du village et un citoyen mauritanien, avec  ses devoirs et ses droits vis-à-vis de ses semblables mais aussi vis-à-vis de l’Etat. Son fils ainé, Boubou Dicko, après ses études, il est  devenu fonctionnaire d’Etat (agent administratif).

En effet, les faits se sont passés à Diogountouro, un gros village que  j’ai l’habitude de dire  une grande ville selon les normes internationales. Il  se situe au sud de la Mauritanie, à la frontière entre le Mali et le Sénégal. C’est  un carrefour entre ces trois pays. Un jour après la fête de Ramdan 2017, un conflit foncier  s’éclatait  entre  le village et Mr Mouhamoud Dicko dit Hoyemet ; ce monsieur cultivait un champ (terre cultivable) depuis plusieurs années, qu’il l’avait mis en valeur, selon les dispositions du code foncier mauritanien et selon les hadiths du droit musulman. Ce champ se trouve à 3 ou 4 kilomètres du village. Le village voudrait le déposséder de son bien qu’il disposait depuis plusieurs années au nom du droit coutumier. Après avoir saisi les autorités administratives locales de la commune de khabou ; celles-ci demandaient aux parties d’aller s’assoir et discuter entre eux afin de trouver une solution amiable. Par ailleurs, quelques jours plus tard, le conflit s’est transformé un contentieux, car le procureur et le juge d’instruction se sont saisis du litige. Comme s’est prévu dans toutes les législations mauritaniennes, à tout le niveau de la justice et de l’administration, la justice amiable est autorisée. Les autorités administratives et judiciaires peuvent exhorter les parties en en litige d’aller sursoir  et trouver une solution consensuelle. Et c’est ce que le Waly, le hakem, le procureur et le juge d’instruction, avaient demandé aux litigants. La question que je me suis posée, est de savoir si la méthode juridictionnelle est-elle toujours pertinente pour une société déjà en crise de légitimité et de confiance ?

Malheureusement, la  réponse est non. Car, le procès s’inscrit nécessairement dans une durée non maitrisée, soumise aux aléas des comportements dilatoires, des incidents de procédure, de l’exercice des voies de recours et, la décision enfin rendue, des difficultés de son exécution. De ce point de vue, la recherche de perfection procédurale dans la mise en œuvre des garanties nuit autant à la rapidité du procès qu’à la prévisibilité de son issue. Lorsqu’un procès s’engage, on ne peut généralement pas prévoir quand il s’achèvera. Le deuxième inconvénient du procès tient à l’incertitude de la solution : incertitude quant à la date du prononcé, quant à son contenu et quant à son exécution. Le procès prive les parties toute maitrise sur la solution. Il est un engrenage dont les parties ne décident pas la progression, qui laisse peu de place à l’interactivité et conduit à une solution imposée. La justice  décide radicalement qui a raison et tort, distingue le gagnant du perdant.

Le troisième inconvénient du procès, est celui du coût, non seulement le montant mais aussi dans son imprévisibilité. Le coût final du procès dépend en général des complications qui ne sont pas envisageables lorsqu’il est introduit. Sur ce point, il faudrait que les gens sachent, qu’une fois que la machine judiciaire est mise en route, cette machine est très couteuse en termes d’énergie humaine et financière.  Ces sommes colossales, pour lesquelles les parties débloquent peuvent construire un collège pour les enfants du village et venir en aide aux plus démunis et aux nécessiteux du village. Il est temps qu’on arrête de faire des dépenses inutiles et grossières pour des affaires auxquelles soit la communauté dispose d’elle-même la solution, soit encore ce sont des affaires perdues d’avance au regard du droit.

Juridiquement, les textes sont clairs sur la question foncière en Mauritanie. L’article premier de l’ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale stipule que : « La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie » et l’article 3 du même ordonnance dispose que : « Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli ». Ainsi l’article 2 du décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret n° 90. 020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, prévoit que : « La mise en valeur résulte de constructions, de plantations, de digues de retenues d’eau, d’ouvrages hydro-agricoles ou de leurs traces évidentes ». Sur le plan coutumier, l’Etat ne remet pas en question le système traditionnel dans certains cas par exemple (le statut personnel de citoyens), mais en matière foncière, les lois de la République priment sur le pouvoir coutumier. Le droit musulman est aussi clair  sur l’attribution de la propriété foncière. L’ihyâ’ est l’action en vue de la mise en valeur de la terre vacante et sans maître, dont personne ne tire bénéfice, pour y faire émerger des moyens de vie entretenus tels que : constructions, plantation d’arbres fruitiers, culture et irrigation. La mise en valeur donne droit à appropriation à celui qui l’entreprend. Car le premier à accéder à un bien licite a le droit de se l’approprier. Il est dit dans al-Bukhârî (recueil de hadîth) : « Celui qui met en valeur une terre morte acquiert priorité là-dessus ». Il est également dit dans al-Tirmidhî et al-Nasâ’î (autres recueils de hadîth) : « Celui qui vivifie une terre morte en devient propriétaire. Et aucun descendant d’oppresseur n’y a le moindre droit ». Dans la tradition malikite, il est licite de vivifier les espaces éloignés des zones mises en valeur. La référence en matière d’ihyâ’ est définie par la tradition locale et ce qu’elle considère comme une action qui vaut mise en valeur pour le type de terre considéré. Si on le destine à l’agriculture, par exemple, l’ihyâ’ consistera à préparer la terre à cette fin.

En revanche, certaines personnes dès leur retour du village, avaient convoqué la communauté pour un «  soi-disant compte-rendu » de cette affaire. Nous disons à ces gens-là que le dossier est vide chez le procureur et chez le juge d’instruction et qu’on dise une fois pour toute la vérité sur ce dossier à toute la diaspora. La vérité, elle est celle-ci : « les autorités administratives et judiciaires, demandent aux parties d’aller en conciliation/médiation, car le  dossier est vide ». Il est temps et grand temps d’informer à toute la diaspora du village, ce que le procureur et le juge d’instruction vous ont dit dans leur bureau. Et qu’on arrête de dilapider le bien d’autrui à des causes non légitimes. On ne peut plus tromper tout le monde tout le temps et en même temps sur des affaires aussi sensibles.

Qu’est-ce que nous proposons aux parties à la place du tribunal ? En tant que citoyen mauritanien et doctorant-chercheur sur la résolution des conflits  en Mauritanie, nous proposons aux parties en litige de revenir sur les fondamentaux de la justice africaine que certains chercheurs africains, tel que M. Bidima, appelle « la palabre. Une juridiction des paroles »,  les anglo-saxons appellent « Alternative Dispute Resolution » et les français, le désignent « les modes alternatifs de règlement des conflits », ce sont la conciliation, la médiation et l’arbitrage, tous prévus par la justice  mauritanienne (code foncier, code de statut personnel, code civil, code du travail…). En quoi consiste la justice alternative de règlement des litiges ? Il s’agit d’une justice rapide, moins couteuse et soucieuse des relations humaines et amicale. Cette justice prend en compte l’harmonie et le bien être sociétal. Cette justice alternative enseigne aux parties l’empathie, cette faculté pour chacune d’elles de se mettre à la place de l’autre et de percevoir les éléments psychologiques, affectifs, économiques ou sociaux qui expliquent sa position. La justice conciliatrice est prévue par les articles 21, 23 et 25 du décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret n° 90. 020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, instituent des commissions foncières nationales, régionales et locales  d’arbitrage qui permettent de régler le litige amiablement.

En conclusion : Allons-nous vers une solution amiable, car la justice négociée permet de préserver les liens sociaux et nous dirige vers une pacification de nos relations, telles ont été la préoccupation première de cette justice alternative. Cette forme de justice qui s’opposerait à la justice étatique par son caractère informel et son attachement à privilégier une solution réparatrice. Le droit met fin une question posée en termes  juridiques, mais il laisse souvent subsister une situation conflictuelle ; la justice conciliatrice extirpe le conflit. /.




BA – Boubou

Doctorant-Chercheur en Droit à Paris

Militant de Droits humains

Membre de l’Association Française de l’histoire du Droit à Paris (AFHD)

Fondateur de l’Association Educative et Culturelle de Jeunes Ressortissants de la Mauritanie en France (AECJRM)

Communiqué de presse : Marche pacifique réprimée

L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) a organisé ce mardi 02/01/2018 une marche pacifique pour réclamer la libération sans condition des détenus d’opinion Moussa Bilal Biram et Abdallahi Matalla Saleck , de dénoncer l’esclavage foncier et le racisme qui sévit dans les centres d’enrôlement des populations. 

La marche a démarré du carrefour de la polyclinique en direction du siège des Nations Unies à Nouakchott. Elle a été aussitôt cueillie par une répression sans précédent des forces de l’ordre, les militants ont été tabassés par des éléments de la police, ne faisant aucune différence entre, les femmes, les enfants et les hommes.

Les militantes d’IRA-Mauritanie arrêtées aujourd’hui, battues et torturées, suite à la manifestation pacifique à Nouakchott, demandant la libération des prisonniers d’opinion sont:
1-Mariem Cheikh

2-Mama Moussa

3-Aminetou Jewda

4-Aicha Biram

5-Chreyva Messoud

6-Zeinebou Saleck

7-Nevissa Maatamoulana

8-Zeinebou Ahmedou.
Les militants d’IRA-Mauritanie arrêtés aujourd’hui, suite à la manifestation pacifique réclamant la libération des prisonniers d’opinion sont:

1– Mohamed Ahmedou

2-Mahmoud Mohamed Lemine

3- Taleb Koryallah

4- Hamma Deh

5- Mohamedou Saleck


Les blessés sont: 

1- Taghi Beydar 

2- Samba Sidi

3- Abbas Ely
Cette manifestation entre dans le cadre d’une série d’activités que IRA – Mauritanie compte entreprendre pour dénoncer la détention illégale et injustifiée Moussa Bilal Biram, Abdallahi Matalla Saleck  et des autres détenus d’opinion le sénateur Mohamed GHADA et le sergent Mohamed Ould Mohamd MBARECKE

Nouakchott le 02/01/2018    La commission de communication

Communiqué de presse d’ARMEPES-France et ses partenaires : stop aux injures haineuses de certains adeptes de féodalité soninkée !

Depuis quelques mois , la mouvance abolitionniste intracommunautaire soninké subie toutes sortes  d’attaques insultantes et apologistes d’une manière chronique et soutenue. En effet notre activisme pacifique de sensibilisation est particulièrement honni par des milieux féodaux et réactionnaires. Ces derniers ne ménagent aucun effort pour salir et agresser verbalement les membres actifs du mouvement GANBANAAXU FEDDE qui ne demande que la mise en place de certaines réformes sociétales en milieux soninkés. Ces demandes que nous estimons légitimes apparaissent comme un sacrilège pour certains esprits arrêtés au 16ème siècle. 

Ainsi par ce communiqué de presse, nous alertons les autorités mauritaniennes et françaises, mais aussi les consciences progressistes dans la communauté soninkée sur les manœuvres provocatrices et répétitives venant des milieux bien connus. Et nous tenons à rappeler ici certaines sorties langagières pour édifier l’opinion publique :
■ la création réactionnaire d’un mystérieux groupe Whatsapp appelé abusivement  « démocratia islamique » dont certains  membres se sont donné comme « activité joyeuse » un matraquage injurieux insultant la mémoire des ancêtres de ceux qui subissent aujourd’hui l’ordre féodal soninké. D’ailleurs plusieurs de nos membres ont introduit des mains courantes auprès de la police française concernant ces provocations incessantes d’éléments obsédés par notre militantisme pacifique. Nos procédures sont en cours à ce jour. 
■ En Mauritanie, à Nouakchott , un élément particulièrement virulent membre du groupe Whatsapp cité, dénommé Tapa Coulibaly pourtant d’extraction sociale esclave dans la communauté soninkée, s’attaque quotidiennement à nos membres en faisant à ciel ouvert l’apologie de l’esclavage. Très chouchouté par les milieux féodaux et réactionnaires, il se croit invincible et inatteignable par la loi en Mauritanie parce qu’il serait soutenu par certains policiers soninkés et d’autres personnes influentes proches du pouvoir. Ces derniers jours, il s’est permis via un audio de défi apologiste de l’esclavage, une attaque particulièrement virulente contre toute la communauté haratine de Mauritanie. Pour rappel la loi 2015-031 en Mauritanie dans son article 19 stipule : « Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2)  ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas. »
■ Aussi depuis plusieurs mois, un dénommé Boudalaye Adama camara, mauritanien vivant aux États-Unis, connu sous le pseudo via réseaux sociaux « Dommoone kagoro camara » , s’acharne également sur nous par toutes les voies manipulatrices à travers audios et vidéos avec traces matérielles disponibles à ce jour. Sa dernière sortie audio nous visant a été d’une immoralité abjecte. Il s’est réjoui d’un naufrage fluvial qui avait coûté  la vie à 9 personnes originaires du village de Guemou. L’accident s’était produit dans la journée du 15 juin 2017 au niveau du village de Sollou sur le fleuve Sénégal. Ce monsieur a stigmatisé ces victimes qui allaient pêcher, en disant qu’elles seraient mortes pour leur attrait pour la pêche qui serait le propre des esclaves selon lui.

Par ce communiqué en guise de témoin et d’alerte, nous exprimons nos inquiétudes sur des possibles actes violents à cause de ces multiples provocations qui ne  cessent pas depuis plusieurs mois et que nos membres sont à bout de supporter ces traitements humiliants et insultants pour eux et surtout pour leur mémoire ancestrale.

Paris 1 janvier 2018
La CECOM ARMEPES-France 

DIALLO Ousmane Kodoré, 2 ème vice-président ARMEPES-FRANCE alias LINKY nous conte l’histoire de Fegui.


https://youtu.be/yhMj26brIsc

ARMEPES-FRANCE – Après Yimbi Kumma, le 2ème vice-président de l’ONG- ARMEPES-France, M. Diallo Ousmane Kodoré alias LINKY son nom d’artiste, natif de Toulel, vient de dédier une belle chanson au village Malien Fegui, pour rendre hommage à un vieux sage homme, répondant au nom de Samba Dabo.

Le pauvre vieux a vu du jour au lendemain, la foudre féodale s’abattre sur sa tête, sa demeure d’une villa murée, clôturée par un mur en béton, lui privant toute possibilité d’entrée ou sortie de chez lu, parce qu’il refusa d’accomplir les veilles coutumes (LAADA ou EL-ADA) ancestrales qui reposent sur la pratique de l’esclavage et ses séquelles.

Le vieux a eu le soutien immédiat de Ganbanaaxu Fedde, une plainte a été déposée, les autorités Maliennes ont immédiatement rétabli M. Samba Dabo dans ses droits en appliquant la loi avec la condamnation des auteurs de l’infraction. Les féodaux paradaient partout qu’ils sont les seuls détenteurs de la terre à Fegui.

Ils ignoraient les principes d’un état de droit, les autorités Maliennes les ont vite ramenées à leur place de simple citoyen, loin d’être au dessus des lois. Voila ce qui manque en Mauritanie.

Les féodaux du village de Fegui pensaient, qu’en ayant des parents hauts placés dans l’administration Malienne, également, détenteurs de la mairie de Fegui, ils sont les rois du ciel et terre pour bafouer les droits de pauvres personnes.

Faut-il rappeler que le cas de Fegui n’est pas isolé dans le milieu soninko, particulièrement dans le Guidumakha, les Féodaux tapis dans le parti au pouvoir (UPR) sans conviction agissent de la même sorte chaque jour.

Ils font vivre les villageois l’enfer sur terre avec une administration corrompue. Tout villageois qui rejette leurs coutumes esclavagistes, est harcelé, traqué au quotidien par des expropriations foncières qui reposent sur des fausses plaintes.

Certains sont priés de quitter le village carrément. Il est temps que l’administration locale à l’intérieur du pays (gouverneur, préfet, procureur, juge ou cadi etc…) prenne les choses en main, applique les lois de la république en rétablissant les pauvres citoyens dans leurs droits.

Chaque jour, des pressions pleuvent sur les fonctionnaires dans régions, venant de ministres, directeurs, conseillers du président etc…. C’est tellement honteux.

La chanson de l’histoire fegui

Il était une fois à FEGUI un village au Mali

Oh Hommes ! Écoutez l’aigle royal (goppendokampo)
C’est l’histoire de mon père
Un homme qui nous dépasse de loin
C’est la victoire de mon père
Un trophée de ganbanaaxu fedde
Il y a eu et existe des Hommes courageux à FEGUI, si je pourrais encore hier je choisirai le Nom Dabo

Je te tends la main avec cœur ouvert car je peur du pêché
Ton regard me suffit pour savoir si tu me porte dans ton cœur
2017 c’est une Année pas comme les autres
Je n’ai pas senti la fraternité en soninkara
Pourtant nos parents ont travaillé ensemble
Pour le bonheur de ce village

Eh Elhadjs! Mais pourquoi aviez vous construit ce mur ?
Eh Elhadjs ! Mais pour quelles raisons cet enclos ?
Oh que je suis aveugle ! C’est La coutume de mes ancêtres qui m’assassine
On me ligote avec les pratiques ancestrales
À cause de cette coutume, les Hommes ne s’aiment plus et ne s’entraident plus.
L’aigle royal vous dit que cela doit cesser
Oh les traîtres, stop à la provocation
Et que cela ne se produise plus.

Refrain

Fegui, Fegui, Fegui, Fegui

Fegui Fegui, Fegui Mali

Si le mariage est inconcevable alors à dieu cette coutume ancestrale.

On a peur de personnes (ganbanaaxu)
Pour les droits humains
On est sur toutes les lèvres
Vivons ensemble jusqu’à que la mort nous sépare
C’est ce que souhaite tout noble
Nos ancêtres ont connu des moments de guerres et de paix
Ils ont su gérer avec intelligence et méthode
Ceux qui veulent gouverner aujourd’hui n’ont aucune sagesse

Leurs crânes ressemblent à une route goudronnée
Ils rompent comme une poule sur ses poussins
Prenez exemple sur le vieux Dabo
Que vos familles ne dépendent de personnes
Que leurs libertés ne se trouvent pas entre les dents d’aucun Hommes
Oui ! Ils disent que je suis une mauvaise personne
Car je ne cautionne la féodalité
Mais pendant combien des jours, ma maison est restée fermer ?
Entourée par leur clan armé avec des machettes
Dont ma seule défense était la patience dans l’espoir
Seule l’Etat nous séparera !!!

Je suis vieux Dabo, aucune haine ne coule dans mon sang
Aidé par les discours de Ganbanaaxu Fedde, on a évité la guerre
Aucun jour n’est passé sans que Moro Kanouté ne m’appelle pour me rassurer dans patience

Non on ne souhaite pas la guerre

Le passée est révolu, aujourd’hui je te pardonne

Goppé(l’aigle royale) ne demande que l’Union
Dans un village aussi grand
Sans injustice, je suis partant
Sans esclavage, je suis prêt
Mais que certains ferment leurs gueules et qu’ils se tiennent au garde à vous On ira tous ensemble, même si beaucoup tomberont en route
Certains Hommes nous devancent
Le courage nous conduit à la victoire
Ganbanaaxu, nous accompagnerons soninkara
Ganbanaaxu, derrière tous les Hommes.

Ecouter avec le lien suivant :https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=yhMj26brIsc&app=desktop

Biram Dah Abeid : « Des Noirs mauritaniens sont possédés par des Mauritaniens arabo-berbères » 

Mauritanie

Biram Dah Abeid est  la figure emblématique de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie, une pratique qui subsiste sous plusieurs formes, malgré les efforts entrepris pour y mettre un terme définitif. Mais son combat n’est pas du goût de tout le monde dans un pays où il est poursuivi en justice et qu’il a souvent quitté pour s’établir au Sénégal voisin. Ce militant des droits de l’homme, qui dirige l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie, porte un regard critique sur l’attitude de l’Union africaine face à la vente aux enchères de migrants africains en Libye, laquelle a suscité un concert de condamnations à travers le monde, et ne se montre pas tendre à l’égard des autorités mauritaniennes qu’il accuse d’entretenir l’esclavage, sous une façade de réforme. Issu de la communauté haratine, constituée de Maures noirs descendants d’esclaves, Biram Dah Abeid a répondu aux questions du Point Afrique lors de son récent séjour à Paris.   

Qu’en est-il de lutte contre l’esclavage en Mauritanie ? 

En 2017 et en 2018, qui point, environ 20 % des Noirs mauritaniens sont possédés par des citoyens mauritaniens arabo-berbères, le plus légalement du monde. La version locale de la charia islamique légalise, légitime et sacralise cette pratique. Ce corpus est inscrit dans la Constitution et considéré comme la principale source du droit et la seule interprétation officielle, valide et acceptable des textes sacrés du Coran et de la geste du Prophète. La Constitution actuelle, adoptée en août dernier, dit dans son préambule que la principale source des lois est la charia islamique. Pour l’essentiel, il s’agit de livres de l’école malékite, comme ils l’appellent en Afrique du Nord. Ainsi, la loi fondamentale sacralise-t-elle un code négrier, dont les visées esclavagistes dénient, de facto, l’égalité entre les races noire et blanche et autorise des musulmans à réduire en esclavage d’autres musulmans. Cet enseignement, constitué de normes, de jurisprudence et de principes généraux, codifie l’inégalité de naissance, autorise la vente d’êtres humains, leur châtiment corporel, le viol des femmes serviles et autorise la castration des mâles noirs. L’ensemble de ces prescriptions figure, en des termes explicites et pratiques, dans de tels livres ; dans un élan d’insurrection morale, volontaire et symbolique, j’en ai incinéré quelques uns, le 27 avril 2012. Des personnalités, des partis politiques et une partie de la population réclamèrent ma tête. Je ne suis pas sous le coup d’un mandat d’arrêt mais un dossier se trouve dans les tiroirs de la justice, par lequel le ministère public réclame la peine de mort contre moi au motif que j’aurais brûlé des «références sacrées ». La sentence est pendante, comme un chantage. Malgré tout, le chef de l’État, le Parquet, la majorité  des partis politiques organisés et les soi-disant érudits, pour la plupart des hauts fonctionnaires, réclament encore mon exécution. 

Avez-vous quitté la Mauritanie pour vous établir au Sénégal après avoir dénoncé l’esclavage qui a cours dans votre pays ?  

Je suis basé au Sénégal, à intervalle plus ou moins réguliers, pour des raisons de sécurité et de bien-être de ma famille et de mes enfants. Je reviens de temps en temps en Mauritanie, malgré le risque parce qu’il faut bien poursuivre la lutte. Je passe par l’aéroport ou à la frontière avec Sénégal, mais quand j’arrive dans mon pays, je suis escorté par la police et la gendarmerie jusqu’à la maison. Et l’on m’interdit d’établir une relation physique avec la population. Mes détracteurs prétendent que l’incinération de ce code négrier est un acte d’apostasie passible de la peine de mort.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz affirme qu’il n’y a plus d’esclavage en Mauritanie, tout en admettant néanmoins qu’il y a encore ce qu’il appelle des séquelles de l’esclavage… 




Je vous renvoie aux documents des rapporteurs spéciaux des Nations Unies. Leurs enquêtes ont été  transmises au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Ils ont écrit sans ambiguïté que l’esclavagisme tue d’une mort lente des milliers de Haratines mauritaniens. Le rapporteur spécial de l’ONU sur l’esclavage est une personne crédible qui n’est pas sous les ordres de Biram Dah Abeid.
Le président Abdel Aziz recourt au déni ; ce faisant, il contredit l’inflation législative qui tente de compenser l’ampleur du scandale par un surcroît de pénalisation formelle mais sans jamais toucher au fond du problème, à savoir l’idéologie raciste. Pourquoi avoir prôné la mise sur pied des juridictions spéciales pour prétendument réprimer l’esclavage si la pratique a disparu ?  Pourquoi a-t-il financé une chambre de juges ad-hoc pour réprimer l’esclavage s’il n’y a plus d’esclaves ? En réalité, ce sont bien les militants anti-esclavagistes qui partent en prison. La persécution qui s’abat sur eux en dit long sur la persistance de l’injustice servile en Mauritanie. 

La nouvelle Constitution, adoptée en août 2017, est-elle considérée comme une avancée majeure sur le terrain des droits humains ?   

La Constitution a été tripatouillée… Sur le plan des libertés, il n’y a pas eu d’avancées, non plus de recul ; disons que la réforme a été inutile. L’hymne national adopté est sectaire car inspiré par l’extrême droite arabo-berbère raciste et conservatrice. C’est un groupe informel qui gravite autour des militaires arabophiles qui sont adeptes d’un racialisme nimbé d’islamisme ; selon la mentalité dominante dans cet univers de paranoïa antioccidentale, la Mauritanie est une citadelle arabe, cernée de Noirs conquérants. Certes, l’écrasante supériorité numérique des noirs est un fait qui s’accentue, en Mauritanie, par la force de la démographie. Or, le risque de dissoudre l’arabité de la Mauritanie relève du fantasme puisque les descendants d’esclaves d’origine subsaharienne ne parlent que la langue de leurs maîtres. Toujours est-il que les Noirs, y compris les Haratines, constituent, au minimum, 80 % de la population ; la tendance est exponentielle. 

La Mauritanie est une société multiculturelle, fruit d’une histoire douloureuse et des particularismes… Qu’implique le fait d’être noir dans ce pays en 2017 ? 

Être noir en Mauritanie ? Je voudrais rappeler tout d’abord que sur un plan strictement historique, les Noirs sont les habitants autochtones de la Mauritanie. Les autres – berbères puis arabes – sont des allogènes, venus, par deux grandes vagues, aux Xème  XVIème siècles. À travers la nouvelle loi sur le recensement que le président Mohamed Ould Abdel Aziz a mise en place, tous les Noirs doivent prouver leur « mauritanité ». Ils sont tenus de remplir un formulaire inquisiteur et répondre ainsi à un questionnaire devant les agents recenseurs. Or, la plupart ne savent ni lire ni écrire et ne disposent de l’état-civil de leurs ascendants directs. Les Maures blancs abordent l’épreuve administrative avec beaucoup moins de contrainte.  C’est pourquoi, beaucoup de Noirs mauritaniens sont tombés dans l’apatridie, parce qu’ils n’ont pas pu remplir les critères d’exclusion définis dans le cadre de l’enrôlement. Nous tentons de les recenser, malgré les difficultés… Je vous signale toutefois, sans risque de me tromper, que cette situation concerne des centaines de milliers de personnes. Beaucoup d’enfants noirs mauritaniens ne peuvent plus aller à l’école parce que leurs parents buttent encore sur l’écueil de l’identité. 

Qui détient le pouvoir économique et politique en Mauritanie ?  

Une minorité ethno-sociale gouverne et jouit, même si en son sein, une majorité subit mais se tait, par esprit de corps. Les Maures blancs ont si peur de l’égalité et de la dilution de leur supériorité dans un Etat de droit, qu’ils préfèrent le déni à la lucidité ; ainsi, reproduisent-ils sans répit un modèle d’autodéfense suicidaire qui consiste à se refiler les privilèges, en vase clos. Pourtant, le chef de l’État et son entourage ont mis au ban toute la concurrence économique, sous la chape d’un monopole d’essence néo-patrimoniale.  Ils ont verrouillé la banque, l’armée, les marchés publics, l’immobilier, l’agriculture, la pêche, le commandement militaire et jusqu’au magistère religieux. Le système se reproduit sur le mode incestueux d’où sa dégénérescence fatale. 

Comment sortir de ces graves discriminations ?   

Seule s’offre à nous l’option de la poursuite d’un combat non-violent, en faveur des idéaux d’universalisme. IRA-Mauritanie et quelques associations alliées ont créé un mouvement de droit civique très mobilisateur, au sein duquel se sont agrégées tous les justes – Peuls, Haratines, Soninkés, Wolofs, Bambaras ou Arabo-Berbères – en rupture avec le statu-quo hérité. Nous avons également jeté les jalons d’une meilleure connexion à la diplomatie internationale. L’ensemble des défenseurs de la dignité humaine, qu’ils soient étrangers ou nationaux ont leur place dans cet effort vertueux. Nous ne croyons pas aux fantasmes du complot international contre le pays, l’Afrique ou le monde arabo-musulman. Nos ennemis sont dans nos pays ; nous ressentons leur proximité quant ils nous emprisonnent, nous empêchent de voter et pillent nos richesses en commun. 
« Les Africains font semblant de découvrir ce qui se passe en Libye, alors que la traite arabo-musulmane n’a jamais cessé depuis des siècles »

Quel regard portez-vous sur l’esclavage en Libye ? 



Je suis amer et désabusé quand les Africains font semblant de découvrir ce qui se passe en Libye en regardant une vidéo, alors que la traite transsaharienne arabo-musulmane, n’a jamais cessé depuis des siècles. Jusqu’ici, elle n’a été que timidement dénoncée par les Africains. Les occidentaux l’occultent et l’on peut les comprendre. Cet odieux et criminel commerce a autant saigné l’Afrique que son pendant triangulaire occidental. Cependant,  pionniers de la lutte contre le colonialisme, les impérialismes, l’apartheid et l’esclavage, qu’ils soient africains ou afro-américains répugnent à aborder la question In Fine, ils l’ont érigé en tabou. J’ai constaté, en ma qualité de membre de la diaspora noire dans le monde arabo-musulman, que le calvaire de dizaines de millions de personnes, de la Mauritanie jusqu’au fin fond de l’Inde et de l’Indonésie, en passant par l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, le Golfe et l’Iran, a été tu, je dirai sacrifié, par le panafricanisme, sur l’autel de la solidarité continentale, tiers-mondiste et confessionnelle. De cette attitude découle le refus de réprouver, voire  d’envisager toute forme d’oppression autre que celle infligée par l’homme blanc. 
 Ce n’est qu’une partie du tableau… 
Oui, certes ; d’ailleurs, pour le dire sans excès de pudeur, l’homme noir dans le monde arabo-musulman est synonyme d’esclave. Dans la majorité des dialectes du Maghreb et du Moyen Orient, l’usage simultané des deux termes tient du pléonasme. 

Comment jugez-vous l’attitude de l’Union africaine face à l’esclavage en Libye ?

L’Union africaine n’a pas apporté de réponse sur le fond ; elle s’est contenté du secours d’urgence sans se prononcer sur le substrat mental et historique qui a rendu possible une vente de personnes à l’encan, en Libye. Elle a vaguement promis de se pencher sur ce dossier. Il semble puéril de penser qu’il suffit d’affréter des avions en vue de rapatrier quelques milliers de malheureux pour que la cause de la tragédie disparaisse. Cette réponse, empreinte d’hypocrite et défaitisme, en dit assez sur l’urgence de réformer l’Organisation continentale, afin de lui accorder, envers les Etats membres, l’autonomie requise l’énormité de la tâche. 

Comment résoudre définitivement cette équation ? 

Les dirigeants africains sont tenus d’enclencher un processus de condamnation mondiale et faire en sorte que les responsables libyens impliqués dans cette forfaiture répondent de leurs actes devant la justice internationale, guère chez eux. Il s’agit de tous les criminels sans distinction : les acteurs non étatiques et l’État lui-même doivent répondre devant la justice. Cette démarche s’accompagnerait d’une action vigoureuse de L’OTAN et de l’Union européenne qui avaient entrepris une action contre le colonel Khadafi, au prétexte, ô combien fondé,  qu’il tue son peuple. L’on oublie souvent de  rappeler qu’en Libye, le racisme et les pogroms anti-noirs ponctuaient l’époque de la Jamahiriya. Une partie de la population libyenne est d’origine subsaharienne et, en cela, endure la marginalisation. Cela a toujours été ainsi, avant, sous et après Khadafi. Il n’y a pas que la Libye… Toute l’Afrique du Nord vit une expérience identique. Seul le degré de médiatisation établit la distinction selon les espaces. 

Les jeunes africains tentent massivement de s’exiler, par manque de perspectives sur place… La réponse à cette crise migratoire ne doit-elle pas comporter un important volet économique ?  




Pourquoi les Européens traitent-ils les effets et non les causes de ce phénomène qui pousse des jeunes à traverser les eaux pour aller en Europe ? Ces vagues de départs sont la conséquence de quelque chose de plus profond. Je citerai la démographie sans planification et ses conséquences, telles la déforestation,  la corruption, l’effondrement de l’école, le chômage et la prédation par des élites que l’Occident entretient, au nom du cynisme mercantile.  La migration vers l’Europe n’en est qu’à ses débuts, forts timides ; les prochaines vaguent vous surprendront par leur ampleur. Elles constituent la monnaie de décennies d’irresponsabilité et de laxisme dans le rapport de l’Occident à l’Afrique. A force de tolérer des dictatures et de détourner le regard de leurs crimes sous couvert de non-ingérence, le ressentiment contre le Monde libre grandit au sud de la Méditerranée et les apprentis jihadistes ne cesseront d’en tirer parti. Aussi, la question de la sécurité globale trouve une partie de sa réponse dans la nécessaire fermeté des démocraties à l’endroit des pouvoirs autoritaires du Continent. Emmanuel Macron demeure, à ce jour, le seul président européen à l’avoir pressenti mais son propos manque encore de vigueur. L’imprudence de continuer à financer, en Afrique, des politiques qui vous valent la haine et le stress permanent de l’immigration relève, à tout le moins, d’une légèreté bien insolite, de la part de dirigeants formés à l’école de la rationalité. Or, si l’Occident vacille, c’est toute l’humanité qui sombre.
Propos recueillis par J.J Arthur Malu-Malu

Source crédit: lePoint.afrique

L’abolitionnisme en milieu soninké: un bref explicatif à l’endroit de ceux qui s’interrogent encore!

Il a été dit et redit ou écrit et réécrit que l’esclavage d’antan pratiqué violemment dans le passé dans d’innombrables endroits (y compris chez les soninkés) n’existe plus aujourd’hui dans les milieux soninkés. Certes aujourd’hui nous constatons que certains esprits très limités en matière de valeurs humaines mises à jour, restent nostalgiques et regrettent apparemment cette époque de la chosification de L’HOMME par son semblable. Et en premier lieu, il faudrait circonscrire cette espèce d’humains qui, si l’esclavage d’antan arrivait à être une pratique aujourd’hui à l’échelle mondiale , seraient parmi les fragiles qui vont subir probablement cet ordre abject et indigne humainement.

Au fait que doit-on abolir aujourd’hui en milieux soninkés ayant trait explicite aux problématiques liées à l’esclavagisme?

L’appellation Komé ou komaxu correspond à une réalité bien connue dans l’imaginaire collectif soninké et reconnue par tout esprit sincère. Cette réalité est bien cet esclavagisme statutaire par lequel on assigne, discrimine, ostracise, stigmatise, inhibe, indexe, disqualifie et surtout taxe d’extraction sociale « impure ». Ainsi l’abolitionnisme en milieux soninkés, se veut un élan CITOYEN ET TRANSNATIONAL de prise de conscience inédite dans la société pour l’émergence d’un nouvel ordre digne HUMAINEMENT et arrimé sur les valeurs universelles d’égalité, d’équité et de justice. La mouvance abolitionniste soninké s’engage à déconstruire en priorité ce personnage incarné de ce que j’appelle « la personnalité esclave » qui s’entretient et entretenue pour combler et donner corps à un statut social très particulier . Ce dernier semblerait être une nécessité absolue pour la bonne marche du puzzle sociétal soninké selon les normes sacralisées par l’ordre dominant. Cet ordre dominant sur le plan régalien au niveau communautaire est structuré autour de la chefferie traditionnelle et le clergé maraboutique. Ainsi notre engagement abolitionniste veut dépasser ce cadre intracommunautaire du régalien en conscientisant la masse stigmatisée que nous vivons dans des États modernes républicains et démocratiques. Ces États, je dis bien ces ÉTATS, qui ne sont pas des royaumes ou des principautés, sont régis par des lois fondamentales pour leurs Citoyens sans distinction d’ordre individualiste ou communautariste. Et pour ceux qui s’interrogent sur le pourquoi de notre militantisme abolitionniste , nous leur adressons CE RAPPEL NÉCESSAIRE également. La CITOYENNETÉ ne se soumet pas à un ordre imaginaire et coutumier foncièrement inhibiteur pour assouvir un certain égo surdimensionné d’une minorité agissante et nostalgique qui a raté un épisode phare dans l’Histoire récente de l’Afrique politique d’hier et en total déphasage avec leurs contemporains d’aujourd’hui. Nous proposons une éducation civique qui dépasse les humeurs des uns et des autres qui d’ailleurs, semblent avoir beaucoup de gêne et d’hostilité envers L’ORDRE CITOYEN dans nos localités rurales.

 L’abolitionnisme qu’on assume FIÈREMENT est antinomique à la dictature communautariste qui instrumentalise POLITIQUEMENT et RELIGIEUSEMENT des citoyens paisibles mais trompés depuis trop longtemps.

 Notre projet de société ne vise aucunement des visées hégémoniques pour dominer par vengeance ou pour épouser des filles de certains concitoyens voisins pour qu’on ait une dite valeur sociale et nobiliaire. 

Nous voulons VIVRE en citoyens à égale DIGNITÉ et aux DROITS et DEVOIRS égaux  avec tous nos concitoyens issus de toutes les communautés nationales sur l’ensemble du territoire. Ainsi le régalien de l’ordre coutumier ne doit s’imposer sur nous en aucune manière. Par ailleurs nous nous soumettons volontiers à la légalité institutionnelle dans nos pays quel que soit l’échelle (COMMUNALE, DÉPARTEMENTALE, RÉGIONALE ET NATIONALE) . Et c’est là le véritable nœud de ce qui irrite intimement l’ordre féodal qui sévit dans nos communautés. On voudrait nous taxer par mauvaise foi des rebelles insurrectionnels. 

Rebelles ou insurgés par rapport à quoi et contre qui ?
Est-ce rebelle de demander que nous voulons que nos personnes âgées valent à ceux des autres pour  les privilèges honorifiques afférant au DROIT D’AÎNESSE dans la communauté de vie d’une société au 21ème siècle au sein d’un  État républicain et démocratique ?
Est-ce insurrectionnel de dénoncer un ordre maraboutique qui légitime religieusement l’esclavagisme statutaire intracommunautaire pour endormir et de s’arroger d’une manière étanche les affaires religieuses basant sur un pacte filial devenu caduc dans le  nouvel ordre étatique alors que des compétences avérées en la matière de certains sont reléguées par le système ?
Est-ce insurrectionnel de dénoncer les prétentions féodales sur la gestion du foncier dans nos localités rurales alors que nos états modernes avec des frontières internationalement reconnues nous assurent une législation juste et claire en la matière ?
Est-ce rebelle de proposer la possibilité pour 2 personnes consentantes, des liens matrimoniaux « sains et dignes » selon des critères libres et honorables dans des communautés dites musulmanes au lieu de tomber dans des travers stériles qui feraient honte à tout Homme sensé et logique dans notre époque ?
Est-ce rebelle d’éveiller des consciences acquises et soumises à un ordre féodal qui les entretient dans un fatalisme puéril et ridicule ?

Est-ce vraiment  REBELLE ET INSURRECTIONNEL, quand nous voulons VIVRE EN CITOYENS DIGNES et EN PATRIOTES RESPONSABLES dans nos pays ?
À vrai dire nous ne sommes ni rebelles ni insurgés , mais ce sont bien nos détracteurs obsédés et intéressés qui s’insurgent contre le cheminement d’un État de droit dans nos communautés . Ainsi depuis plusieurs mois, toutes les manœuvres mensongères et lâches sont ourdies par les milieux réactionnaires et féodaux pour nous salir auprès des différents relais de l’administration publique. Pourtant les objectifs  de notre activisme pacifique sont CLAIRS ET LIMPIDES. Nous les exprimons PARTOUT en toute honnêteté et avec un élan animé d’une FRATERNITÉ RÉELLE ET FRANCHE. 

Et par ALLAH AZZEWEJJEL, tôt ou tard le vent du mensonge et des intrigues complotistes feront demi-tour contre leurs auteurs comme un boomerang inévitablement. 
INSHALLAH 
C’est ainsi mon modeste et bref aperçu du fond discursif de l’abolitionnisme en milieux soninkés pour ceux qui veulent ENTENDRE mais SURTOUT COMPRENDRE l’idéal proposé par GANBANAAXU*.

*Mouvement citoyen et transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.

K.S

 

JOURNÉE CULTURELLE GANBANAAXU: PhotoReportage comme vous y étiez!

Voir ci-après le déroulé des temps forts de la journée culturelle organisée par l’association ARMEPES-FRANCE et ses partenaires du forum GANBANAAXUN FEDDE. Vous lisez en textes, le discours inaugural du vice-président FOFANA Samba et d’un mot de remerciement du secrétaire général adjoint DIALLO Cheikh. 

  • Le discours inaugural du vice-président 

Mesdames , mesdemoiselles, messieurs 

 L’association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de l’esclavage et  ses séquelles esclavagistes (ARMEPES-France) vous souhaite la bienvenue à l’occasion de sa première journée culturelle sous le vocable   GANBANAAXU qui signifie l’égalité intrinsèque entre tous les êtres humains vivant sur terre. L’association  dans son esprit et dans sa lettre vise à éradiquer l’esclavagisme statutaire et ses séquelles dans la communauté soninké dans son ensemble d’une manière pacifique mais aussi elle a pour vocation de lutter sans merci contre toutes les formes de discriminations à l’échelle nationale , africaine voire internationale. Il est prévu dans les textes et dans son règlement intérieur un plan d’actions qui peut se ramener à deux volets essentiels :

■ Le premier s’inscrit à travers la sensibilisation par tous les moyens légaux , à juste titre on peut citer le forum Whatsapp GANBANAAXUN FEDDE qui a connu déjà une résonance dans l’international soninkara et au-delà. 

■ Le second volet va se traduire par des actions  beaucoup plus concrètes , à savoir l’organisation de conférences , de caravanes , de réunions villageoises pour mieux toucher et éclairer l’opinion par rapport à cette problématique , on peut citer par exemple la conférence du 6 mars 2017 à Selibaby, capitale régionale du Guidimagha mauritanien,  à l’occasion de la journée nationale de l’antiesclavage pour la première fois dans cette contrée avec nos différents partenaires. 

L’association a aussi mis en place une caisse de prévoyance et de solidarité qui pourra servir de fonds pour le financement de projets de développement . L’ARMEPES-France  par le biais de son président,  ses différentes structures et par la voix du forum GANBANAAXUN FEDDE,  est honorée de votre présence et vous en remercie infiniment. Ainsi nous vous souhaitons une agréable et fraternelle  journée.
Je vous remercie. 

23 décembre 2017

FOFANA Samba, vice-président ARMEPES-France 


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            ● Le mot de remerciement du secrétaire général adjoint 


Mesdames , Messieurs 

chers membres et sympathisants d’ARMEPES-France et de GANBANAAXU*

 

J’étais heureux d’être avec vous si nombreux hier soir. 

Je tiens tout spécialement  à vous remercier pour votre présence, un grand merci aux invités de grande classe, les sympathisants, et surtout l’équipe événementielle, un grand merci et respects pour les mamans qui ont assuré la cuisine moyennant leur énergie pendant 24h. Grâce à vous nous avons pu passé une soirée belle en joie, en couleurs  et en retrouvailles. 

Le projet de «  ARMEPES GANBANAAXU » qui nous tient tant à cœur et nous a motivé à vous réunir ce soir entre surtout dans le cadre de la sensibilisation et de la prise de conscience des certaines réalités affectant le  VIVRE-ENSEMBLE au sein de notre communauté. 

Il s’agit d’un projet novateur de sensibilisation qui nous permet de  décider ensemble et de partager la richesse de nos différences. Ce projet est inédit en milieu soninké,  parce qu’il est basé sur l’appel à une SOLIDARITÉ RÉELLE entre toutes les composantes sociales en dehors de toute considération à caractère discriminatoire ou ségrégationniste. 

Grâce à des activités comme celle-ci, nous pourrons nous faire connaître davantage  et fructifier nos ressources en vue de pouvoir mener à bien nos projets ambitieux visant des bases sociales plus dignes et plus démocratiques.

Ce soir, je veux vous remercier tout particulièrement pour l’enthousiasme avec lequel nous nous sommes associés à ce projet. Tous comme les membres  d’une famille qui s’élargit  constamment, nous avons créé un formidable mouvement de partage. 
Je remercie aussi tous les bénévoles et en particulier le comité organisateur qui a  permis de réaliser cet événement  qui permet de propager ces sincères et fraternelles  ondes de SOLIDARITÉ EN VRAI.

Je vous remercie aussi, vous TOUS qui amplifiez encore ces ondes par votre présence remarquée et remarquable.
Mon mot de fin est au nom de la SOLIDARITÉ , je vous dis vive GANBANAAXUN FEDDE 

*Mouvement associatif transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées. 

Paris 24 décembre 2017


DIALLO Cheikh, secrétaire général adjoint ARMEPES-France 





■ Suite l’événement en PHOTOS comme vous y étiez!

Traoré Adama, le responsable ORGANISATION et membre du bureau exécutif ARMEPES.

Une équipe du staff ORGANISATION

Le président Traoré Gaye en mode PRÉSENTATION 

De profil les différents conférenciers 

Les vaillants éléments de l’équipe SÉCURITÉ 

Autour de TIMERA Ousmane et DIKO Hanoune (intervenants et conférenciers) , le rappeur Yimbi Kumma et d’autres membres du mouvement GANBANAAXU FEDDE.

Le public côté Face en partie. 

Nos mères et soeurs remarquablement présentes 

Dr DIALLO Djibril , l’un des intervenants du jour. Des exemplaires de son livre « La Société soninké, hier, aujourd’hui et demain » étaient disponibles.

Le public côté Face en partie 2

Profil dans le public

Côté Face des intervenants

De G à D : Accompagnés d’un élément du staff  ORGANISATION, le secrétaire général de l’association MEMOUKÉ DIAGUILY, Moustapha Bakhayokho, le président Gaye TRAORÉ, le leader abolitionniste DIKO HANOUNE et Fofana Samba, vice-président ARMEPES-FRANCE. 

L’équipe ADHÉSIONS ET SOUSCRIPTIONS (Membres ARMEPES et CAISSE DE PRÉVOYANCE ET DE SOLIDARITÉ en préparation)

Demba TRAORÉ , équipe ORGANISATION et membre métronome du forum GANBANAAXUN FEDDE (TRANSFERTS AUDIOS). Il est membre de la cellule COM ARMEPES. 

DIALLO Ibrahim, équipe ORGANISATION, animateur Radio GANBANAAXU et membre cellule COM ARMEPES. 

À gauche Traoré Ousmane (Soninké facile), directeur des programmes Radio GANBANAAXU et DIKO HANOUNE.

Le public au premier rang, on reconnaît l’aîné et doyen Coulibaly Demba youba de DAFORT, premier à droite. 

De G à D : Dr Diallo Djibril, les doyens Cissokho Khassé et Camara Dramane gueleye. 

Le 2ème vice-président ARMEPES Diallo Ousmane Kodoré alias LINKY en bonnet avec quelques éléments du bureau ARMEPES. Rappeur, il a assuré une prestation artistique de haute volée  durant la soirée. 

Au milieu Aboubakar Dansokho (GANBANAAXU Haidara) intervenant lors de la soirée. 

Pape Coulibaly dit yimbi Kumma, directeur Radio GANBANAAXU. Rappeur, Il produit un son spécial GANBANAAXU lors de la soirée. 

Cissé Djibi, intervenant de la soirée

Au milieu Kenoute Moro, l’infatigable chargé des relations extérieures ARMEPES et l’un des responsables SÉCURITÉ. 

Diarra Demba, une voix connue du forum GANBANAAXUN FEDDE et intervenant du jour. 

Koundou SOUMARE, chargé de COM ARMEPES et DIKO HANOUNE. 

Stand buvette et restauration assurés par l’équipe ORGANISATION. Chapeau aux soeurs. 

Traoré Tougué, trésorier ARMEPES et l’équipe ORGANISATION. 

Côté cuisine, chapeau bas pour nos mères et nos soeurs. 

Traoré Moumy en présentation, équipe ORGANISATION et membre Bureau exécutif ARMEPES. 

Le public côté profil en partie 





Notre photo reportage est loin d’être exhaustif, mais notre choix s’est porté arbitrairement sur ces quelques clichés illustratifs et nous comptons fait vivre cette journée prochainement à travers des contenus vidéos.





24 décembre 2017


La CeCom ARMEPES FRANCE 

Nos contacts: Nos contacts :


Moro KENOUTE  06 62 32 03 56


Koundou SOUMARE  06 18 56 55 99


Mail : ganbanafedde@yahoo.com


Communiqué de presse :Journée de travail pour Biram Dah Abeid et IRA-Pays-Bas

Le 20 décembre 2017, le président des réseaux IRA, Biram Dah Abeid, accompagné du président de IRA-Mauritanie-Pays-Bas, l’avocat au barreau d’Amsterdam Harouna Sy,  ainsi que trois membres de son bureau (Leida Florijn, Mamadou Kelly et Bocar Kante), ont  rencontré dans une séance de travail le directeur de Amnesty-Pays-Bas et ancien député hollandais Efuard Nazarski et le chercheur Melhem Mansour, membre du bureau Amnesty-Pays-Bas. Les discussions étaient centrées sur la coopération entre les deux organisations de défense des droits humains et sur l’expulsion de Melhem Mansour par les autorités mauritaniennes lorsqu’il était venu en Mauritanie pour dispenser une formation de Amnesty aux activistes Mauritaniens de la société civile.

En suite, dans la même journée et la même ville, Biram Dah Abeid et l’équipe dirigeante de IRA-Mauritanie-Pays-Bas, ont rencontré la présidente de la fondation des journalistes ZAM madame Conny Braam, fondatrice et animatrice du mouvement hollandais de soutien à la lutte anti-apartheid; madame Braam était en compagnie des journalistes Barth Luierink et Mr Gilbert. Les discussions des deux parties s’étaient axées  sur la contribution éventuelle de la plateforme et la fondation à la lutte contre l’esclavage et le racisme, que mène IRA en République Islamique de Mauritanie.

Dans la troisième rencontre qui s’est déroulée à Den Haag (La Haye) Biram Dah Abeid et l’équipe de IRA-Pays-Bas étaient reçus au parlement hollandais par l’honorable députée madame Sadet Karabulit présidente de la commission des affaires étrangères du parlement du Royaume de Hollande. Et au cours de cette rencontre, la discussion entre les deux parties a traité la question de la persistance de l’esclavage en Mauritanie, les passifs et actifs lourds de l’État Mauritanien en ce qui concerne la discrimination raciale, les déportations, les assassinats collectifs, les confiscations des libertés démocratiques, les détentions arbitraires et instrumentalisation de la justice, le viol des règles constitutionnelles..ect

Enfin les échanges ont été conclus par la situation grave et insupportable des détenus de IRA – Mauritanie  à Birmogrein,  Abdallahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram, celle du sénateur Mohamed Ould Ghada et son codétenu le sergent Mohamed Ould Mohamd Mbareck, les détenus du 16 décembre 2017 et la disparition de Mohamed Cheikh ould Mkhaitir après  la sentence rendu à sont sujet par la cours d’appel de Nouadhibou en novembre 2017.












Nouakchott le 21/12/2017          





La commission de communication