Tribune signée par Gaye TRAORÉ. 

Dans  un commentaire   sur cridem.org à la suite  de l’article  consacré   à notre directeur de Radio Ganbanaaxu  yimbi kumma  à la suite de son nouveau son Ganbanaaxu ,   un frère     nous juge de faire le jeu du pouvoir , de créer  un climat insurrectionnel   et  finit  et c’est là le sacre , Ganbanaaxu oui , Mais …..

je réponds que   ceux qui ont fait le jeu  du pouvoir depuis toujours ce sont  ceux  qui  ont obligé la veuve d’aimer  son bourreau , l’orphelin d’aimer le bourreau de son père , ceux  qui  ont cassé  toute promotion sociale  des certains patronymes à consonance bamabara  ou manding ,  ceux  qui ont utilisé ou transformer le Guidimakha  en  une foire clientéliste  sans  pragmatisme .Ceux  qui ont fait le  jeu du pouvoir  ce sont  ceux qui ont  fait croire   que tout  va bien alors que toute est ruine , ruine de la morale , ruine des mœurs , ruine de l’unité , ruine du mérite , ruine de la justice , ruine de la  fraternité , ruine  de la justice , la funeste liste   aux odeurs rance est longue  .Ganbanaaxu fedde  n’a pas créée un climat insurrectionnel , seul celui qui est en carence de projets , de projections ferait une telle lecture  plate,nauséabond et superficielle  .Ganbanaaxu  est un mouvement républicain , nous savons ceux pourquoi nous nous battons ,   nous ne ruminons   aucune sympathique revanche  là je ne fais que me répéter .Visiblement il y a un manque  de cohérence chez beaucoup de nos militants  mauritaniens de droits humains , le courage et la démarche loués ailleurs est  décrété   au sein de nos murs , de nos frontières   en insurrection .

La même  morale  qui  nous   a ôté  notre dignité  ne peut  susciter espérance et assurance pour nous .Dans beaucoup  de communautés  nationales aujourd’hui encore   le fait de castes , la dualité KOMO-HORO est   pratiquée et utilisée  dans  la sphère cultivée et occidentalisée .Dans une discussion  sur fait de l' »esclavage   endomagique ( escusez de l’exagération 

 si c’en est une! )avec  un  collègue ressortissant de PODOR descendant  d’une famille d’érudit très connu de la sous-région ouest africaine , il  me réserve  une réponse  en déça  de son immense culture générale : « toute façon , çà  on ne peut pas l’enlever « .Ma réponse , si on a pu chasser l’ignorance on peut  l’enlever  car c’est de l’ignorance  , la discussion est close . 

Pour revenir  au frère  qui nous accuse  de créer un climat  d’insurrection  dans tout  soni kara , nous  opposons que chaque   société  a sa phase  transitoire  mais la communauté  soninké   a comme thérapie beaucoup de phases transitoires , nous comprenons ce que ressentent les tenants d’un  ordre ancien  qui  ne relève que de l’ONIRIQUE .Ganbanaaxu veut des réformes  dans notre communauté  non une revanche, non une indemnisation de nos aïeux  abusés , dépossédés , déshérités ( du moins  pour le moment ).Ces réformes sont saines ,  vitales   et énergisantes  bien que  le goût est amère.

Non !Ganbanaaxu  n’as  pas créer  de climat d’insurrection, Ganbanaxu avec ses modestes moyens   a  montré  du doigt  nos tares , nos injustices  , nos mépris , nos exclusions  , nos divisions  considerés depuis des siècles  comme la norme .Une telle charpente  sociétale ne peut être  source de paix sociale et de Fraternité , d’où  l’urgence des réformes   sur  le foncier , sur le sprituel et le temps  ainsi  que les relations  horizontales  au sein de la société .Le tort  de ceux qui nous caricaturent   aujourd’hui  dans tout soni kara  audélà des frontières mauritaniennes, est de n’avoir  pas  pris au sérieux   la douleur , la colère  des personnes qui ont  été longtemps  considérées  comme le décor de  la  grandeur de SONI KARA , décor  néfaste et funèbre .Ganbanaau veut des réformes  , pas  la révolte , Ganbanaaxu veut le developpement non l’immobilisme  au nom  d’une certaine grandeur  qui n’existe plus .Un rappel  important que Ganbanaaxu  adresse  tous , SONI KARA n’est pas une république  indépendante avec ses propres lois , nous sommes au sein des frontières     des pays   qui ont  des lois qui s’appliquent  à tous   et sans considération   aucune , et comprendre  ça  c’est  un premier pas   pour voir  avec courage   ce que veut le mouvement Ganbanaau pour la  communauté .

Gaye TRAORÉ, président ARMEPES-France et l’initiateur du forum GANBANAAXU FEDDE. 

TPMN exige la libération des détenus arbitraires


En marge de la marche et du meeting organisés par l’opposition démocratique, ce samedi 16 décembre 2017, les forces de répression du système raciste et esclavagiste de Mohamed Ould Abdel Aziz, ont encore une fois dévoilé le visage brutal et dictatorial du régime qui nous gouverne en s’en prenant à de jeunes manifestants pacifiques ciblés en réalité pour leur militantisme au sein d’organisations de la société civile. Touche pas à ma nationalité a ainsi vu deux de ses membres, Abbas Diagana, secrétaire général du mouvement, et Cheikh Diabira, arrêtés arbitrairement en même temps que des militants d’autres organisations dont la liste s’établit comme suit :
Marième Mint Boilil

Aboubecrine Ould Elbou

Mohamed Ould Dahane

Cheikh Ould Mourad
Touche pas à ma nationalité condamne avec la dernière énergie ces arrestations arbitraires qui foulent aux pieds les droits citoyens les plus élémentaires. Nous exigeons la libération immédiate et sans conditions de nos camarades et celle des autres militants injustement arrêtés. 

 Nouakchott le 17 décembre 2017

La Cellule de Communication

Crédit source: Post Facebook Alassane DIA

L’artiste Soninké Yimbi Kumma sort un nouveau son pour la promotion des droits humains dans le milieu Soninko en Mauritanie

https://youtu.be/SlT2S40hug0

L’artiste Soninké Yimbi Kumma sort un nouveau son pour la promotion des droits humains dans le milieu Soninko en Mauritanie, qui vise les coutumes ancestrales. Il est passé en direct sur l’émission Couleurs Tropicales, l’émission des musiques Afro sur RFI depuis 20 ans, présentée par le célèbre Claudy Siar qui avait tiré la sonnette d’alarme, il y a peu sur la vente aux enchères de Subsahariens comme des esclaves en Libye. Cela avait soulevé le tollé général et nous lui disons merci pour son courage.

Nous avons décidé de transcrire les paroles qui accompagnent le beau son, agréable à écouter, ô combien, elles sont instructives pour la communauté Soninkara dont il fait la promotion internationale sans relâche. Nous pensons, que ce jeune rappeur dynamique mérite l’attention de l’agence TADAMOUN, chargée de lutter contre « l’esclavage et ses séquelles », de la commission des droits de l’homme Mauritanienne, le commissariat aux droits de l’homme et l’ensemble des ONG qui militent pour la fin de l’esclavage, des inégalités par naissance de castes. Ci-dessous les paroles.

« Yimbi Kumma, je suis quelqu’un qui ne mange pas la sale bouffe ; Ganbanaaxu ; c’est Ganbanaaxu la vérité ; mais le mensonge et l’égoïsme ont détruit Soninkara, trainent Soninkara derrière les sociétés civilisées. Celui qui prononce le mot Ganbanaaxu de sa bouche ; on l’accuse de vouloir détruire Soninkara ; on le prend comme l’ennui juré public ; comment peut-on comprendre ça au 21eme siècle ?

Des humiliations quotidiennes sur la base de préjugés esclavagistes continuent à persister sur la tête de personnes encore; ils veulent ; qu’on devienne leur natte pour qu’ils puissent nous marcher dessus avec leurs chaussures. Ils veulent qu’on reste des aveugles pour qu’ils puissent nous diriger alors qu’on est tous instruits, éveillés et conscients. C’est vrai ; les anciens maîtres méchants ont maltraité, torturé nos ancêtres ; aujourd’hui ; les petits fils de ces méchants veulent qu’on reste dans cette situation ; mais Ganbanaaxu dit ; assez de cette situation ; ça suffit maintenant ; soyons tous pareils ; égaux ; respectons les personnes âgées au même niveau dans nos villages.

Comment la communauté Soninkara peut-elle avancer pendant que les Marabouts coutumiers dans nos villages refusent de dire la vérité sur l’illégalité de l’esclavage ? Ils ont placé leurs coutumes ancestrales devant la religion d’Allah; moi ; personne la plus âgée du village ; je dois m’humilier devant un petit jeune au nom de la coutume (Laada ou El-Ada); voila ce qu’ils appellent Soninkara agréable à vivre ; sucré ; Soninkara développé ; respectueux ; ils ont tourné dos aux humiliations, vexations esclavagistes ; il est où le principe de Ganbanaaxu dans cette société ? Si vous êtes de bons musulmans, vous devrez nous enseigner le bon chemin à suivre; un musulman n’est pas au dessus d’un autre ; Soninkara ne peut être agréable à vivre tant qu’il y aura des inégalités ; des injustices ; car ; ceci n’est pas dans l’intérêt de la société……………….. »

Explication du mot Ganbanaaxu est de : Nous sommes pareils ou égaux.

Crédit source: haratine.blogpost

Communiqué de presse : Le président des réseaux IRA, hôte de l’Union International des Travailleurs à Bruxelles.


Le jeudi 15 décembre 2017, les responsables et personnel de l’Union International des Travailleurs dont le siège est dans la capitale Belge et Européenne, ont reçu le président d’IRA – MAURITANIE, Biram Dah Abeid; les échanges entre les deux parties ont duré  deux heures de temps, au cours desquels Biram Dah Abeid à exposé la situation de la Mauritanie où l’esclavage, le travail forcé, la sous-traitance de la main-d’œuvre, sont quasi-institutionnalisés, et ce  par la mauvaise foi des autorités mauritaniennes et leur propension à agir en dehors et contre le droit national et international. La répression  violente, indicible et multiforme qui s’abat sur les militants anti-esclavagistes et les militants syndicaux, à été illustrée par deux exemples avérés et indiscutables et très suivis par l’IUT et les autres organismes internationaux: Moussa Bilal Biram et Abdallahi Matalla Saleck, incarcérés dans le bagne de Birmogrein et les deux présidents des deux grandes centrales syndicales en Mauritanie CGTM et CLTM, respectivement Mohamed Abdallahi dit Nahah et Samory Beye, tous les deux visés par le pouvoir à cause de leur militantisme syndical incorruptible, mis en examen, privés de leurs titres de voyage et de leur volonté de mouvement.

Notons que la Mauritanie est placé dans la liste des pays à grands risques du à la violation des droits humains et des droits des travailleurs par l’IUT.
Cette institution internationale, avait organisé un séminaire en faveur des autorités mauritaniennes, des organisations syndicales et des droits humains en 2016, mais le premier ministre Yahya ould Hademine avait exigé à l’époque l’exclusion de IRA – Mauritanie de la formation pour que son gouvernement accepte la tenue du séminaire; ce que l’IUT à accepté à contre cœur en contrepartie d’une réunion d’information et de travail de sa délégation avec le staff d’IRA – MAURITANIE  en dehors du séminaire.

Nouakchott le 16/12/2017

La commission de communication

La parole libérée des anciens esclaves (2)


Le Calame – Après des années de souffrance sillonnées d’humiliations et de privations, les anciens esclaves savourent, désormais, la liberté et recommencent une nouvelle vie, grâce à l’action conjuguée des abolitionnistes. Un nouveau combat pointe à l’horizon. 
Après avoir recouvré leur dignité, ils doivent apprendre à vivre, à se prendre en charge, en se dotant d’une nouvelle demeure, à se munir de papiers d’état civil. Le plus difficile commence, sans doute, pour des gens qui, une fois consommés les premiers secours d’urgence, devront passer à d’autres paliers. Tout apprendre et survivre dans un nouvel univers.
Beaucoup d’espoirs et de projets, mesurés. Nous leur donnons l’opportunité de narrer leur passé douloureux et de leur vie présente d’hommes et de femmes libres, de faire part de leurs rêves et des perspectives qui s’offrent à eux. Les opportunités sont sans doute grandes mais pour des gens qui n’ont jamais bénéficié de la moindre formation professionnelle, ça ne sera pas des parties de plaisir.
Il s’agit donc de faire part, à l’opinion, via des témoignages poignants et émouvants mais sans animosité aucune, de faits ayant marqué tant de nos compatriotes,. Quand les langues se délient, c’est la parole libérée des anciens esclaves qui s’élève.
M’barka Mint M’barek
Je m’appelle Mbarka Mint M’barek, fille de Kheidama. Bergère, toute ma vie d’esclave. Quand je reviens, le soir, je trais le bétail, fais la cuisine, sers à manger, nettoie la tente. Je suis blâmée, réprimandée et insultée, par mes maîtres, quand les choses ne sont pas bien faites, quand j’en oublie, tarde à les accomplir ou quand je réponds à la femme de mon maître.
Je ne sais pas quand je suis venue avec la famille, je sais seulement que j’ai pris conscience avec eux. De mon enfance au moment où je suis partie de chez mes maîtres, ni le rythme de travail ni mon traitement n’ont jamais changé.
Je ne mange jamais avec eux. Mon maître me retrouve souvent en brousse, me harcèle et abuse de moi. De mes quatre enfants, Mbareck Salem, Laghdaf, Mboirika et Aicheta, trois sont de mon maître et de ses frères [mais ceux-ci ne reconnaissent aucun de ceux-là, ndlr]. Je suis habillée à chaque fête, soit trois fois par an. 
On ne m’a jamais permis de rencontrer d’autres personnes, d’aller dans les cérémonies. Il n’y a plus aucune relation maintenant. Au début, mon maître est venu nous donner de l’argent et cherchait à ce que nous retournions. Mais Kheidama, ma maman, a refusé. […] La relation avec SOS est fraternelle. On leur souhaite de bonnes choses.
Elle nous aide et nous accompagne […]. Mes maîtres étaient Ehel Bourada Bouh ould Bonane, Yenjé ould Bonane, Marieme mint Sweide, l’épouse de Sidi Mohamed, Mariema mint Bouna, Aicha mint ElHacen, épouse de Bouh, Nouha mint Moktar, épouse de Itawal Oumrou, Moija Mint Sweidi, épouse de Yenjé, Fatimetou et Fatma Yahya. 
Je veux avoir ma maison. Je souhaite que mes enfants soient éduqués. Moi-même, je veux apprendre. Je suis libre, c’est vrai. La fille de ma tante est encore en esclavage, je pense porter plainte pour qu’elle soit libérée de toutes les souffrances qu’elle subit. 
J’ai adhéré à l’association [SOS Esclaves, ndlr] parce que je veux connaître la vie, apprendre, m’assumer, etc. J’ai porté plainte contre tous mes anciens maîtres. Je cherche mes droits et ceux de mes enfants. Si l’on me proposait de l’argent, pour rien au monde je n’accepterai. Je ne peux pas oublier les souffrances que nous avons vécues, ma sœur et moi, loin de notre mère. 
Vatma Mint Zaida 
« J’étais assise jusqu’à ce que mon frère, Idoumou [antenne locale de SOS esclaves, ndlr], Maouloum et la gendarmerie viennent me trouver en brousse [dans la localité d’Outeyd Talhaya, aux environs de Nbeiket Lehwach, ndlr]. J’étais en haillons, presque nue, à m’occuper du bétail.
Je remercie Allah de ce jour, Nous sommes passés par le campement où nous avons récupéré mes enfants. J’en ai quatre. Un de mes fils est resté avec ma mère. Bergère, je pile aussi, lave, cuisine ; quand je me lève le matin, je m’occupe du bétail et, la nuit, quand je reviens de la brousse, je m’occupe de tous les travaux de la maison. 
Il n’existe pas de mots sales et autres injures que je n’ai pas entendus. Mais je n’ai jamais été bastonnée, physiquement. Je suis très mal habillée. On me donne un voile par an. Je mange toujours seule et suis toujours tellement fatiguée que je n’ai pas envie de manger. 
J’habite un abri constitué de trois bâtons couverts de haillons. Les esclaves qui sont là-bas vivent tous comme je l’ai décrit. Ces maîtres n’ont pas peur de Dieu ni des hommes. Ils sont capables de tout.
Moi, j’ai refusé qu’on me frappe mais il y en a d’autres qui le sont. J’ai vu ma propre mère frappée. Je n’ai plus vu mes maîtres, depuis mon départ. Leur fils, Yahafdhou, nous apporte de l’argent et des habits pour les enfants. Bien que son père soit en prison. La conciliation, c’est le fait de mon frère. S’il ne tenait qu’à moi, je n’aurais pas accepté l’accord. 
C’est grâce à l’association que nous sommes sortis, moi et mon frère, de l’esclavage. Je remercie Allah. Je suis des cours d’alphabétisation. Je pile pour des gens et j’effectue tout travail qui me rapporte quelque chose. Ici, j’ai appris à faire le couscous.
Mes maîtres sont des Oulad Daoud : Ikhallihina ould Haimao, maître Daoud, son fils Abdallah Ould Khalihina, El Beidh ould Maimad, frère du maître, Tahma Mint Haimad, Mohamed Haimad et Eide ould Haimad. Le fils du maître, Abdallahi, me fatigue beaucoup. Il nous met la pression, nous injurie.
Il n’ya pas de repos. J’aurais souhaité qu’il soit emprisonné. C’est lui qui a pris mon fils et l’a chargé de s’occuper du bétail. Il est plus méchant que son père.
Dans la vie de liberté, je veux faire du commerce, avoir un chez moi et des occupations rentables. Ma mère est vieille, je m’occupe d’elle, tandis que les enfants vont à la mahadra. Ils n’ont pas encore de papiers d’état-civil. Je n’en ai pas moi-même. […] Mon maître a été libéré, après une année de prison, j’aurais souhaité qu’il y reste jusqu’à ce qu’il nous donne nos droits à réparation. 
Ce qu’il a donné est insignifiant : trois millions cinq cent mille ouguiyas, pour quarante années d’esclavage. C’est moi qui ai souffert, je n’ai aucune compassion pour eux. Je n’étais pas d’accord avec mon frère. Je n’ai jamais été d’accord avec la conciliation ».
Essalme 
«J’ai fui avec mon fils il y a cinq ou six ans. Ma sœur a refusé de venir avec nous. Ses enfants sont là [à Bassiknou, ndlr]. Les maîtres n’ont pas été arrêtés. Ils se cachent. Ilsne m’ont jamais rien enseigné. Je ne dis que la vérité. Je n’ai qu’un terrain vague pour habitation. 
Je ne suis pas recensée. J’ai bien essayé mais ils m’ont dit que pour me faire recenser, il faut présenter mes parents qui ne sont plus vivants. Mon problème, c’est surtout de retrouver mes enfants. Je ne connais pas mon âge. J’ai pris conscience avec ces gens. Mon père était avec d’autres. Nous étions partagées entre plusieurs familles. Je ne sais pas prier. Je ne connais que garder les animaux.
Idoumou Ould Abeïd, point focal SOS Esclaves à Bassiknou
« C’est pacifiquement que je combats l’esclavage, depuis le jour où je m’y suis décidé[…]Parfois, des maîtres notoires se présentent à des marchés forains. On les dénonce à la gendarmerie. Parfois, ils sont arrêtés et envoyés à Néma. Mais il n’y a jamais de sanction, à part une ou deux.
Il y a eu une affaire qui s’est conclue par une conciliation. Mais, finalement, l’argent qu’il devait être versé ne l’a jamais été. Les dossiers d’esclavage, au Parquet, sont au nombre de 113 […] mais le laxisme est partout de mise, à tous les niveaux. 
Les esclaves souffrent, dans l’ignorance la plus totale, et ne peuvent même pas s’acquitter de leurs obligations religieuses. Des fois, les anciennes victimes reçoivent de l’aide. Mais, le plus souvent, ils sont oubliés, lors des opérations de distribution. Ils sont privés de tout, par les notables et les élus qui sont, tous, des féodaux et des esclavagistes. 
Vatma Mint Hamady
A l’origine de ma libération, c’est mon frère Hamou. Je me peux pas pardonner les bastonnades des enfants, le travail forcé et brutal, sous la pluie, sous le froid, sous le vent. Dieu sait qu’on me fait entendre de mauvaises paroles, quand je suis les animaux, quand je fais la cuisine, quand je vais puiser de l’eau. 
Mais, moi aussi, je n’ai jamais mâché mes mots avec eux. J’allaite et lave leurs enfants, nettoie, cuisine… Malade, je ne peux pas me coucher. Quand le bétail se perd, je suis battue. Quand je tarde à descendre les pans des tentes, je suis insultée, on me frappe avec un bâton enflammé tiré du foyer [elle montre une cicatrice au genou gauche, ndlr].
J’ai été injuriée par des propos que je ne peux pas répéter. J’ai été battue, brûlée mais jamais abusée sexuellement. […] Je n’ai plus aucune relation avec mon ancien maître. Je souhaite qu’ils soient punis de bien plus qu’un an de prison. Cette peine ne suffit pas.
L’association [SOS Esclaves, ndlr] me rend beaucoup de services. Elle me donne de l’argent, nous aide, moi et mes enfants, et m’accompagnent dans les démarches, pour l’obtention de mes droits. […] Mes maîtres sont Sidi Mohamed Bouna Hamena Ould Bouna [en prison, ndlr], Fatma Mint Sidi Brahim, Jar Ould Sidi Mohamed Bouna, Ould Sidi Ould Bouna et d’autres enfants. Je veux acheter un terrain, construire une maison, avoir un troupeau de vaches et de chèvres, une charrette et des ânes. 
J’ai une grande fille mariée, Tahra, un fils qui fait le journalier, des petites et un autre garçon qui vont à l’école. Je souhaite qu’ils y réussissent et que nous obtenions enfin un état-civil. […] Le procès eu lieu et sa décision est l’emprisonnement. Mais, s’il y a une possibilité de faire appel, je suis d’accord : j’attends une juste réparation ».

Saada Mint Mabrouk
« Je me rappelle l’action d’un comité venu dans notre localité (Mzeirig), près de Bassiknou. Les Maures ont pris peur et m’ont donné deux ânes et six chèvres. [C’était une mission de SOS-Esclaves et de gendarmes, accompagnée de son frère, ndlr]. C’est à ce moment-là que tout s’est déclenché. 
On m’a envoyée en brousse, et mon maître aussi. Ma vie d’esclave, c’est les mauvais traitements, les bastonnades, pour moi et mes enfants. J’en ai cinq : trois filles et deux garçons. 
La plus petite, Chaya, a sept ans ; Vatma, environ neuf ; Lalla Vatma, onze ; Barke est plus âgé de deux ans que Lalla Vatma; et puis mon aîné, Khweibir. Je ne suis pas sûre mais je pense que les garçons sont à Bassiknou, en train de travailler dans le charbon.
Très jeune, je suis les animaux, cuisine, pile le mil, puise l’eau, trait les vaches, les chamelles, les chèvres et les conduis, avec les moutons, de l’aube jusque très tard dans la nuit. 
Je n’avais de relation avec aucun membre de ma famille. On me disait que ma mère était morte. Aujourd’hui, je vis avec elle. Elle est bien vivante. J’ai été mariée, durant une courte période, et j’ai divorcé. Je ne sais pas où est le père de mes enfants. Je n’ai pas été objet de violences sexuelles.
Très petite, j’ai commencé à apprendre le Coran, portant ma tablette avec moi, derrière les animaux, mais ça n’a pas duré plus d’une semaine. Mes maîtres ont vite arrêté cet enseignement. Mais j’ai appris à prier. Je passe la journée en brousse et prie là-bas.
Mes maîtres n’étaient pas gentils. Habillée une fois par an, je me débrouillais pour vêtir mes enfants. Nous mangions seulement le soir. Il n’y a pas de ration spécifique pour nous. De ce que je prépare, pour les maîtres, j’en prends une partie, pour moi. Depuis mon départ de chez eux, je ne les ai jamais vus. Je n’en entends même plus parler. L’association nous donne de l’argent.
Cela me permet de vendre et d’acheter. Elle me fournit de temps en temps des vivres [riz, blé, huile, ndlr], cela nous permet de faire face. Je parle de l’association bienfaitrice qui aide les esclaves [SOS-Esclaves, ndlr].
Je veux, à l’avenir, vendre, acheter. Je fais du couscous que je vends, je vends des biscuits, bonbons, allumettes et briquets. La vie que je mène, actuellement, est meilleure qu’avant. Je vis avec ma mère prétendue morte. Ce que j’endurais, avec mes maîtres, ce n’est pas une vie. J’étais entre le ciel et la terre, à courir du matin au soir. Maintenant c’est différent, je suis libre, je suis bien.
Les chèvres et les ânes que les maîtres m’ont donnés, je les avais laissés à mes tantes. J’ai demandé qu’on me les envoie à Néma, mais la personne à qui on les a donnés, les a vendus et en a utilisé l’argent. Mes maîtres sont de la tribu de Oulad Daoud, des Ehel Bourada: Sidi Mohamed ould Ethmane et son épouse Minétou Mint Mohamed. Leurs enfants sont Ahmed, Khatri, Vatma, Lalla Vatma, Cheia, Lalla, Marièm et Meriem. 
J’ai déposé une plainte en justice. Je réclame mes droits. Je veux qu’on me ramène ma fille Vatma qui est restée avec Ahmed Ould Ehl Ethmane, frère de mon maître. Je suis satisfaite de ma situation actuelle. Avec ma mère, j’ai pu avoir un état-civil mais mes enfants n’ont pas encore de papier. 
Kheinatha, grand-mère de Lalla Aicha Mint Mohamed
« Lalla Aicha est restée une journée avec la maîtresse, Lalla Aicha mint El Galla ould Abdel Wahab, à Kusmara. La maman de Lalla Aicha était esclave des Ehel Abdoul Wahab, une tribu des Oulad Daoud ». A l’origine, une bagarre, entre la famille et ses esclaves. La grand-mère a téléphoné à son fils. Elle raconte : « Nous avons marché jusqu’à Kassala et mon fils est venu nous récupérer pour nous amener à Bassiknou. Ma fille Setra et moi sommes arrivés à Bassiknou où nous avons retrouvé une autre de mes filles Dadde. 
C’est là qu’elle avait mis au monde Lalla Aicha. La maîtresse est venue prendre son homonyme, après le décès de Dadde. Ce sont les voisins harratines qui ont dénoncé le départ de la fillette chez la maîtresse. SOS esclaves et la gendarmerie sont allés les ramasser, elle et la maîtresse, et les ont déposés au Parquet de Néma.
Je me rappelle bien. Nous étions parties en voiture avec Lalla Aicha. Elle m’avait dit de venir avec elle à Kusmara. Mais je n’y ai fait qu’une journée. Les gendarmes sont venus me reprendre avec ma petite-fille. Les gendarmes ont demandé à Lalla Aicha, la maîtresse, de venir avec eux et ils nous ont déposées à la brigade. Depuis l’épisode de Néma et du tribunal, nous avons appris qu’elle est retournée deux fois à Néma ».
Vatma intervient : « J’ai des frères et sœurs : Cheikh Issa, Agnida et Daddah ; qui habitent avec moi et ma grand-mère. Nous ne sommes pas recensés. Je vais à l’école. Je veux, à l’avenir, devenir employée dans une maison parce que je veux gagner de l’argent ». La grand-mère reprend : « Nous ne voulons que la paix. Par Dieu, qu’elle nous laisse en paix,q u’elle nous laisse en paix ! » 
Moima mint Abderrahmane (environ 80 ans, malade et presque sénile) 
Je suis Moima Mint Abderrahmane, j’étais à Azamat (vers Bassiknou), esclave de Hel Bouna ould Archaq. Mon maître se nomme Archaq Ould Bouna et son épouse, Nanna Mint Sidi Mohamed Bouna. Le frère de mon maître, Sidi Mohamed Ould Bouna, est mariée à Vatma Mint Sidi Brahim. Avec mes maîtres, je travaillais comme bergère, je cuisinais les repas et faisais tous les autres travaux de la maison. C’est moi qui ai porté tous leurs enfants, je les ai allaités et pris soin d’eux.
Lorsque je suis devenue faible et vieille, les maîtres ne me parlaient plus. Ils m’ont laissé de côté. J’ai appelé mon fils, il est venu me ramener à Néma dans sa maison. Mes maîtres me traitaient comme une esclave mais sans violence, ma maîtresse venait même piler avec moi, quelquefois. Ce sont de bonnes personnes. Mais la vraie vie, c’est seulement ici, avec mon fils. Pour rien au monde, je ne retournerai là-bas. La vie, chez les maîtres, et la vie ici, avec mon fils, sont incomparables. 
Je n’ai pas porté plainte. Au moment de partir avec mon fils, mes maîtres m’ont donné de l’argent. Je ne me rappelle plus combien. Mes relations avec la famille de mon maître sont bonnes, le fils de mon maître est venu ici me voir. Mes relations avec l’association sont bonnes aussi. Je les remercie de tout ce qu’ils font pour moi. Ils me font beaucoup de bien. 
J’ai laissé, derrière moi, chez les maîtres, ma sœur Moumna et ses enfants, Sidi Mohamed, Dadda, Mabrouka, Hayna, Tahra. [Toutes ces personnes sont encore en esclavage chez Archa]. Je n’ai pas de papier d’état civil. Je n’ai qu’un fils [Sidi ould Mahmoud]. Moi, j’ai toujours vécu en brousse. Si quelqu’un vient pour me ramener chez Sidi Mohamed, je ne vais pas accepter mais je peux lui rendre visite.

Propos recueillis par THIAM Mamadou
Au service du programme : « Liberté, droit et justice pour combattre l’esclavage par ascendance en Mauritanie »

promu par le Département d’Etat des Etats-Unis

Crédit source: Page Mauritanie Facebook 

Regardez « L’EED – Inauguration de la 1ére Cantine scolaire à Boully – Mauritanie » sur YouTube

Communiqué de presse : Un insigne de plus pour les combattants de la dignité

 

Le Président d’IRA – Mauritanie, Biram Dah ABEID, vient de recevoir une haute reconnaissance de ses efforts en vue d’éradiquer l’esclavage et favoriser l’avènement, en Mauritanie, d’une société plus juste. Distingué parmi les 100 personnes les plus influentes de l’Afrique en 2017, selon le New African Magazine, il témoigne, encore une fois, de la légitimité et de la pertinence du combat des droits civils et politiques sur le Continent.

 

IRA – Mauritanie dédie l’hommage à ses militantes et militants, aux détenus de l’organisation, Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram, à la communauté des veuves des militaires exécutés pendant la tentative de génocide des années 90, sans oublier les compagnons de route, compatriotes et étrangers, fussent-ils affichés ou dans l’anonymat.  

 

Le choix consacre l’appréciation de la réussite de personnalités africaines dans les différents domaines du leadership, tels les dirigeants politiques, chefs d’État, défenseurs des droits humains, universitaires, scientifiques, artistes et sportifs.

 

Le classement, a été réalisé par New Africa Magazine, du groupe IC PUBLICATIONS, qui applique, depuis Londres, les critères de notoriété, à la manière de Forbes.

 

Figurent au palmarès, entre autres célébrités, le Roi du Maroc Mohamed VI, Paul Kagamé du Rwanda, son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo et Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine.

 

http://newafricanmagazine.com/new-african-magazine-announces-100-influential-africans-2017/

 
Nouakchott, 10 décembre 2017                                                              

La commission de communication

 10-12-2017 20:16 – Conflit foncier sur fonds d’esclavage à Bouanze

AMEES – Le 29/8/2017, Mr Adama Camara, chef de village de Bouanze dans la moughataa d’Ould yengé (Wilaya du Guidimakha) et Diadié Boubou Cissé Imame de la grande mosquée du même village ont déposé une plainte contre Yaghoub Coulibali et sa famille pour ce qui suit :

1. Les plaignants réclament une parcelle de terre destinée à la prière de la fête de tabaski soit disant occupé par Yaghoub Coulibali et sa famille ;

2. Les contre plaignants (Yaghoub Coulibali et sa famille) que la parcelle appartenait à leur père décédé en 2002, ceux dont, tous les notables de bonne foi peuvent témoigner. C’est sur fond d’esclavage que le chef du village et son imam veulent s’accaparer de cette parcelle.

En effet, trois parcelles avant celle-ci sur lesquelles priait les fêtes de tabaski sont toutes construites par les ayants droits. Notre parcelle est la quatrième et j’ai commencé à y construire deux chambres, du coup, le chef de village et son imam sont venus me demander de les démolir soit disant que c’est une parcelle destinée à la prière de la fête de tabaski.

Le commandant de la brigade de gendarmerie d’Ould yengé, une fois de passage avait arrangé le problème en disant qu’il n’était plus possible de démolir les deux chambres déjà construites mais de laisser le reste de la parcelle pour les prières de la fête de tabaski ce que tout le monde a accepté. Une semaine plus tard, le chef de village et son imam ont porté plainte contre Yaghoub Coulibali et sa famille pas à Ould yengé, chef-lieu de la Moughataa qui a déjà trouvé un arrangement, mais directement à Selibabi qui n’en a jamais été informé.

Suite à quoi, nous avons été convoqué pour faire et déposé une contre plainte le 11/9/2017, ce qui a été fait. Tout récemment, le cadi de Selibabi nous a convoqués à Ould yengé et par grande surprise, il n’a pas tranché mais voulait nous donner 500 000 ouguiyas pour que nous acceptions la démolition des deux chambres et libérer toute la parcelle, ce que nous avons catégoriquement refusé. Nous AMEES, dénonçons vigoureusement l’attitude du Cadis de Sélibabi pour ce jugement frauduleux et entaché de corruption.

Nous demandons à la haute autorité de remettre à Mr Yaghoub Coulibali et sa famille leur parcelle de terre qui est menacée d’accaparement sur fonds d’esclavage.

Nouakchott, le 7 Décembre 2017

Le bureau exécutif

Source crédit: http://www.cridem.org 

IRA-MAURITANIE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE. 

Le président des réseaux IRA Biram Dah Abeid était l’invité du ministre Néerlandais des Affaires étrangères Halbe Zijlstra, en compagnie de plusieurs défenseurs des droits humains de par le monde pour la cérémonie de  remise du Prix annuel des droits de l’Homme que les Pays-Bas octroient chaque année. La cérémonie s’est déroulée ce 8 décembre à La Haye et le lauréat du prix Tulipe pour l’année 2017 est l’activiste pour les droits humains au Nations-Unies Graciela Perez Rodriguez. 

Cette cérémonie à permis des rencontres et échanges pendant toute une journée, entre plusieurs défenseurs de droits humains de par le monde.

 Notons que IRA – MAURITANIE  a obtenu le prix Tulipe du gouvernement Néerlandais en décembre 2015.

Les Pays-Bas sont l’un des pays qui soutiennent le plus la lutte pacifique pour les droits humains dans le monde et particulièrement la cause de IRA au sein du conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies à Genève.

Durant cette cérémonie, Biram Dah Abeid était accompagné par le président de IRA-Pays-Bas Harouna Sy et deux membres de son bureau : Amodou Kelly et Leida Florijn.

Nouakchott le 9/12/2017     La commission de communication

IRA – MAURITANIE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

Torture en public et arrestation de veuves et d’orphelins à Kaédi le 28 novembre 2017
 

Une bonne partie de l’opinion mauritanienne associe désormais la date du 28 novembre au deuil. A cette date anniversaire où, à la veille d’un certain 28 novembre 1990, (28) officiers, sous-officiers et hommes de troupe furent pendus (sacrifiés) sur l’autel du racisme d’Etat pour, en avaient décidé les commanditaires, « célébrer le 30ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale ».

 

N’est-ce pas, c’est par pur cynisme que les autorités ont choisi justement la ville martyre de Kaédi, capitale du Gorgol, dont les fils étaient les plus nombreux parmi les 28 pendus par bêtise et inhumanité. C’est justement ce jour anniversaire où Mesdames Houleye Sall et Maimouna Alpha Sy, mais aussi toutes leurs consœurs veuves, leurs enfants orphelines et orphelins font chaque prière, posent chaque acte et prononcent chaque parole à la mémoire du fils, du mari ou du père arraché injustement, sauvagement et à jamais à leur affection. C’est alors bien juste et bien légitime qu’ils se présentent à Kaédi pour dire tout simplement et pacifiquement que « non, justice n’a pas été faite », « la vérité n’a pas été dite » et « continuerons à y tenir ».

Pour être venus à Kaédi exiger la vérité puis la justice pour ce qui s’est passé pendant cette nuit horrible du 27 au 28 novembre 1990 dans la caserne militaire d’Inal, des femmes âgées et des jeunes ont été sauvagement torturés en pleine place publique par les forces de police. Suite à quoi, les personnes suivantes ont été arrêtées et continuent à croupir au commissariat de police de Kaédi :

 

1. Maïmouna Alpha Sy – Secrétaire Générale du Collectif des veuves

2. Aissata Alassane Diallo – membre du collectif des veuves

3. Salamata Demba Gaye – membre du collectif des veuves

4. Bocar Gueye – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)        

5. Moussa Sarr – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)        

 

IRA – Mauritanie, solidaire du Collectif des veuves et du COVICIM :

– Soutient les victimes et ayant droits dans leur exigence de vérité et de justice en ce qui concerne la tentative de génocide qui a visé les negro mauritaniens pendant la période 89 – 90.
– Interpelle les autorités mauritaniennes qui doivent se départir de la politique de la fuite en avant pour faire face courageusement à ce dossier qui continue à faire souffrir directement des milliers mauritaniens.
– Et exige la libération sans condition des personnes détenues et l’ouverture d’une enquête sur les actes de torture dont elles ont été victimes.
Nouakchott, le 29 novembre 2017

La Commission de communication