Diogountouro (Guidimakha-Mauritanie) : Dis-moi, dans quelle société tu vis, je te dirai qui es-tu ?

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Amadou Hampaté Ba, disait : « Il y a des pratiques que nos ancêtres eux-mêmes s’ils revenaient à la vie trouveraient caduques et dépassées ». Cette citation du Sage de l’Afrique nous incite à faire une analyse, sociologique et anthropologique sur la question de l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie, en général et chez la communauté soninké en particulier. Cette pratique interpelle tout un chacun à s’interroger sur la valeur juridique et l’authenticité d’une telle pratique à l’ère du XXIéme siècle, un siècle dans lequel les occidentaux  se posent la  question à savoir : comment sauver l’humanité face aux destructions climatiques ?  Pendant qu’une partie de la société mauritanienne (les soninkos), se pose la question sur qui est esclave et qui ne l’est pas ?

 

 En effet, les faits se sont passés à Diogountouro, un gros village, je dirais même  une grande ville selon les normes internationales, car sa population varie environ entre 8.000 à 10.000 habitants. Il  est situé au sud de la Mauritanie, à la frontière entre le Mali et le Sénégal. C’est  un carrefour entre ces trois pays. Sa population est jeune et active, qui ne vit que sur les activités agro-pastorales et l’immigration de ses ressortissants en occident. Par ailleurs, la culture de décrue (WALO) reste très importante chez les SONINKOS, surtout quand  la récolte de la saison des pluies n’est pas abondante. Un  jour, vers  mi-septembre, un conflit foncier éclatait entre deux familles (Gandega et Camara), liées traditionnellement par les coutumes et les traditions africaines (LADANOUS) depuis des siècles. 

 

Pour certains il s’agit d’un conflit foncier et d’autres oui, c’est un conflit foncier mais sur fond d’esclavage. Une chose est sûre  d’après nos sources d’informations, la famille Camara, après avoir  mis fin aux liens traditionnels (LADANOUS) qui la lient avec celle de Gandega. La réplique de la famille gandega, était de retirer la terre cultivable (WALO), que les Camara cultivent depuis plus de 70 ans. La question que je me suis posée :   Les traditions et les coutumes (LADANOUS) sont-elles la continuité de l’esclavage ?

 

 Comme beaucoup d’autres familles du village, qui ont rompu ce cordon ombilical (LADAA) qui lie traditionnellement les deux clans (Woros et Komos) qui n’est rien d’autre que la continuité de l’esclavage sous une autre forme déguisée à l’ère du XXIème siècle. Oui, les  Ladanous sont la continuité de l’esclavage point barre. Revenons sur la  question  à  savoir, un conflit foncier sur le fond d’esclavage ou un simple problème foncier. Que dit le code foncier de la Mauritanie ?  L’esclavage constitue-t-il un crime  en Mauritanie ?

 

Le code foncier précise que la terre appartient à l’Etat. L’Etat, par définition est la réunion de trois éléments : un territoire, une population et une autorité politique. Article Premier  de l’ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant  réorganisation  foncière et domaniale  précise  que : La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie. L’article 2 : L’Etat reconnaît et garantit la propriété foncière privée qui doit, conformément à la Chariâa, contribuer au développement économique et social du pays. 

 

Oui, depuis le 12 août 2015, l’esclavage constitue un crime. Seule la Cour d’assise est compétente pour juger les crimes. Le parlement mauritanien a adopté à l’unanimité un texte de loi incriminant l’esclave et ses séquelles. La loi  de 12 aout 2015, abrogeant et remplaçant la loi n° 2007-048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes. Dans son article 2, que l’esclavage constitue un crime contre l’humanité et qu’il est imprescriptible. L’article 3 définit les cas qui peuvent être considérés comme esclavagistes. Cette loi institue également des tribunaux régionaux spécialisés, sortes de collèges de magistrats dont chacun dispose de la latitude de prendre toute mesure conservatoire qu’il trouve nécessaire, sous le sceau de l’urgence.

 

Cependant, un problème foncier qui s’est transformé un conflit/litige en date du 9 octobre 2017, car depuis le 5 octobre 2017, le Hakem de khabou a renvoyé les parties à Selibaby. Le conflit par définition, c’est un différend qui peut se régler  sans la saisine du juge étatique. Il  se transforme en litige, lorsque le tribunal compètent est saisi de l’affaire.  Comme le prévoit la législation mauritanienne, les autorités administratives indépendantes (les Hakems, les Walis …) sont censées rendre des décisions alternatives sur les affaires foncières qui leurs sont soumises, car le décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret N° 90.020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83.127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, prévoit des commissions de règlement amiable des litiges fonciers dans chaque Moughataa, Wilaya et National. 

 

​Le Hakem de la commune de Khabou, après plusieurs tentatives de conciliation/arbitrage,  a fini par renvoyer les deux protagonistes vers selibaby (soit chez le wali soit chez le tribunal) selon la forme et la nature de l’affaire. Le Hakem estimait que l’affaire dépasse ses compétences de justice amiable. Nous restons vigilants sur la question de l’autorité saisie de l’affaire à Selibaby.

 

L’intervention d’un juge étatique est-elle nécessaire ? La justice négociée n’est-elle pas la meilleure solution pour une communauté déjà fragilisée par ses tracas- sociaux ? 

 

A l’heure où j’écris cet article, il y a un mouvement qui est en vogue partout dans le monde (Amérique, Europe, Afrique…).  Il s’agit d’un mouvement de justice alternative adopté dans les pays anglo-saxon vers les années 70, à travers ce que les juristes de Common law appellent Alternative Dispute Résolution (ARD) et que les français proposent de traduire par Modes Alternatifs de règlement des conflits (MARC). La Mauritanie ne reste pas sur le quai du train par rapport à ce mouvement, car elle a voté des textes dans ce sens. La loi n°2000-06 du 18 janvier 2000 et le décret n°2009-182 du 07 juin 2009 relatif à la création d’institutions permanentes d’arbitrage et de médiation.

 

Avec la crise du droit moderne, étroitement liée à l’avènement de l’Etat providence, c’est d’abord et avant tout la crise de la Raison juridique : le droit n’apparait plus comme l’incarnation même de la Raison. La justice alternative a pour but d’éviter une intervention directe de l’Etat. Cette justice, elle est rapide, souple et moins couteuse. Elle  recèle d’ailleurs plusieurs enjeux : l’apaisement des ruptures de la communauté avec la mise en avant de l’intérêt de la communauté, mais aussi la déjudiciarisation de la procédure de la gestion du conflit.

 

Par ailleurs, j’interpelle tout un chacun, en particulier à la jeunesse de Diogountouro, de prendre sa responsabilité en main,  mais aussi d’être du bon côté de l’histoire, car l’histoire est le récit des évènements d’une société. Il est temps de façonner cette société à notre ère, promouvoir une société où règne la justice sociale et l’égalité entre les Hommes. Une société où seules les compétences, la probité, les expériences et les diplômes sont ses armes principales. Nous ne pouvons plus vivre dans une société modelée depuis le 15eme siècle, avant même la naissance de l’empire du Ghana par nos arrières et arrières grands-parents à leur image et à leur modèle de vie. 

 

En définitif, le juge n’a pas la réponse à toutes les questions du Droit, comme le médecin qui n’a pas la solution à toutes les pathologies. Le juge tranche et rend une décision controversée. En revanche, la justice négociée permet de préserver les liens sociaux, telle a été la préoccupation première de la justice alternative. Cette forme de justice qui s’opposerait à la justice étatique par son caractère informel et son attachement à privilégier une solution réparatrice.  L’esclavage ou  litige/conflit foncier ? Je ne saurais donner une réponse, car c’est aux autorités compétentes d’y répondre.

 

 

 

BA – Boubou

Doctorant en Droit à Paris

Militant de Droits humains

Membre de l’Association Française de l’histoire du Droit à Paris (AFHD)

 

Fondateur de l’Association Educative et Culturelle de Jeunes Ressortissants de la Mauritanie en France (AECJRM)


Crédit source: l’auteur via fichier Whatsapp 

​L’an I  de notre   mouvement  GANBANAAXU FEDDE, par Gaye TRAORÉ. 


Nous avons créé ce mouvement  le 05 octobre 2016  dans le  but de conscientiser  notre communauté  et par extension toutes communautés où la  hiérarchisation est de mise , le repère  ou le timon    , que cette classification  entre les hommes , de femmes  frôlant la chosification   ne peut  être  qu’un frein  pour  une société  qui se voudrait  dynamique et fraternelle! Les assignations coutumières   empêchent les épanouissements , empêchent le développement  humain , rongent la fraternité , sème inimité  entre  et au sein  d’une même communauté de destin .Nous avons  dit par le passé que Ganbanaaxu fedde ne rumine point   la revanche  et  la haine ! Ce que  veut Gabanaaxu fedde , ALLAH le veut  et c’est attesté  par le coran et la sunna , je le clame sans prétention ni assurance insolente.Là dessus  la lumière a été faite à travers  nos discours  , les conférences de nos  cheikh.Dans   nos sociétés   nous nous sommes classifiés ,   en nobles et en esclaves , et certains de nos jours veulent  trouver  des parades  maladroites  pour maintenir  ce système de classification  que nous appelons   assignations coutumières! Ce  que veut   la communauté de Ganbanaaxun Fedde est  une fraternité , nous voulons tous être  pareils sans    paternalisme  ni condescendance !  Reléguer  certains    ou  les mettre hors des centres des gestions des communautés villageoises  au nom des patronymes  est  une  faute  morale , une mauvaise appréciation  qui ne peut  résister  à une remise   en cause  par Ganbanaaxun Fedde !A examiner de près  le système de castes soninké  , on y verrons   quelques points de  ramifications  avec  le système de castes indiens  où  les occupations  sinon les assignations sont de père en fils ! Beaucoup   de portes fermées devant  les personnes  d’extraction serviles   dans   sociétés  soninke , peulh , maures.. pour ne citer que cela comme devant  LES GENS CASTES  en Inde où le refus des assignations peuvent être tragiques !Cependant pas  de fatalité, nous atteindrons  notre but  avec élégance et détermination , malgré les provocations  , les calomnies  d’un certain milieu  qui se veut  héraut de la féodalité soninke !Ces derniers temps le refus des assignations  a été  ponctué par les représailles  aux colorations de chantage foncier ,  Les villages de FEGUI et de SEGALA au MALI , où certains membres de la communauté Ganbanaaxu  sont été menacés  d’expropriation   en cas de refus de leur statut d’esclave,  à Diogountouro dans le Guidimakha mauritanien ,  à DAFORT    avec le vieux  SILIMAN DIARRA ,  à Bouanze  pour ne citer que ceux  là . Des terres exploités  depuis  un demi siècle   sont sur le point d’être exproprié  pour laver l’affront  des descendants   qui refusent  leur statut   donc  leur assignation séculaire de sous homme comme on dit en soninké « FON LEME »( un petit ou une petite chose).En effet nous   avons   que les adversaires de GANBANAAXU  ne tarissent ps en calomnies, en délations  , en dénigrement , mais à tout cela nous opposons   notre constance  dans nos principes , dans nos convictions   c’est la meilleure posture  en un mot notre détermination ! Une  pensée à tous  ceux  subissent des violences , des brimades ,  des harcèlements , des humiliations ,des chantages  dans  la quête de leur liberté  , de leur dignité à travers le monde! 

Ganbanaaxu , pour  une fraternelle  réelle et vraie sans fard !

TRAORE GAYE 
Président de armepes , initiateur de Ganbanaaxun Fedde.

​FLASH INFO URGENTE: la suite sur les évènements de DAFORT

Ce soir (5/10/2017) 20 ressortissants Daforois sont incarcérés à la prison de Selibaby. Escortés de Ould Yengé par la gendarmerie, 18 jeunes suspects impliqués dans l’émeute de la nuit du 30 septembre 2017 et 2 membres de la communauté locale GANBANAAXU , sont passés par le tribunal de Selibaby ce jour 5 octobre 2017 avant d’être mis derrière les barreaux vers 18H.
Ce qui est étrange et scandaleux dans cette affaire qui en cache d’autres plus puantes, c’est la machination douteuse en coulisses qui viserait à faire du mal à 2 paisibles citoyens. Nos 2 membres abolitionnistes n’ont rien à voir avec les troubles survenus dans ce village du Guidimagha mauritanien. 
Nous prenons à témoin tous les JUSTES de DAFORT qui savent et reconnaissent la non implication de nos éléments GANBANAAXU. Par ailleurs nous disposons d’indices concordants sur des manoeuvres de délation et de fumisterie entamées contre notre activisme pacifique antiesclavagise.
Nos 2 responsables sont victimes d’une manipulation haineuse dont les germes remontent à quelques mois déjà venant des milieux bien connus . L’Histoire sera Juge. 
Nous ne les oublions jamais. 
La vérité vaincra inshAllah.

​Le président d’IRA-Mauritanie assiste au conclave de la société civile sénégalaise sous l’égide de Amnesty International.

Le 03 octobre 2017 à partir de 10 h s’est ouverte à la résidence Mamoun sur la VDN à Dakar, la rencontre de la société civile sénégalaise sous l’égide de Amnesty International sous le thème: La campagne mondiale pour les défenseurs des droits humains « Osons le Courage ». A l’ouverture de cet important événement, le ministre de la justice du Sénégal, le professeur Ismael Madior Fall était reçu par les leaders de la société civile sénégalaise avec a leur tête : Mr Alioune Tine, directeur de Amnesty International en Afrique de l’Ouest, Sedigh Niass  président de la Rencontre Africaine des Droits de l’Homme (RADDHO), Seydi Gassama président de Amnesty-Sénégal et Abdoul Aziz Badiane, président de l’Association Sénégalaise des droits de l’Homme, entre autres.
Etait aussi invite à ce colloque Mr Biram Dah Abeid, président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA – Mauritanie). Au cours de sa prise de parole, le lauréat du prix des Nations-Unies pour les droits Humains 2013, a rendu compte à ses hôtes la situation de plus en plus détériorée de l’environnement des droits de l’homme et de l’Etat de droit en Mauritanie. Biram Dah Abeid a expliqué que la Mauritanie est devenue une grande prison pour tous les mauritaniens; il a mis en relief les restrictions graves et grandissantes aux libertés de paroles, de manifester, de s’associer et de l’appareil judiciaire transformé par le régime en instrument pour museler, bâillonner, faire taire ou mettre au secret les opposants politiques, défenseurs des droits humains, journalistes ou syndicalistes. Le président d’IRA – Mauritanie a vivement félicité les organisations de la société civile sénégalaises pour leur soutien constant et indéfectible à IRA – Mauritanie  et son combat légitime contre l’arbitraire, la gabegie, le racisme et l’esclavage. D’autre part, Biram Dah Abeid a recommandé a ses collègues sénégalais de s’investir davantage dans le cas de la Mauritanie ou la répression devient de plus en plus large et récurrente depuis que le chef de l’Etat Mauritanien a entamé par la violence, le déni du droit et l’instrumentalisation de la justice, un tripatouillage de la constitution et un processus de troisième mandat illégal.      

     

Dakar le 03/10/2017
Commission de communication

​L’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), ONG anti-esclavagiste en Mauritanie, organise ce samedi 30 septembre 2017, au Café de Rome à 10H30, une conférence de presse sur la répression brutale et la situation déliquescente en Mauritanie.

Cette conférence est la première d’une série de rencontres qui seront organisées dans plusieurs capitales africaines par l’IRA en vue de sensibiliser les opinions publiques sur la situation en Mauritanie.
Traversée depuis plusieurs années par une crise politique et sociale grave, la Mauritanie, en proie à des maux tels qu’esclavage, pauvreté ou illettrisme, est gangrénée par une corruption systématique empêchant tout développement social. Depuis un an, le président Mohamed Ould Abdel Aziz tente d’étouffer toute opposition alors que se profile, pour 2019, une nouvelle élection présidentielle à laquelle il n’aura pas le droit de se présenter, la Constitution l’empêchant, par des articles verrouillés, de prétendre à un troisième mandat.
Depuis le 5 août 2017, date à laquelle s’est tenu un référendum, boycotté par l’opposition, visant à modifier illégalement la Constitution, la répression s’est intensifiée. Un sénateur a été enlevé puis placé en détention, ainsi qu’un sous-officier. Quatorze autres sénateurs, 4 journalistes et 2 syndicalistes ont été placés sous contrôle judiciaire. Des mandats d’arrêt ont été déposés contre deux hommes d’affaires vivant à l’étranger et tous les sénateurs sont interdits de sortir du territoire.
Prendront part au panel :
1. Monsieur Biram Dah Abeid : Président de l’IRA. Biram Abeid est un défenseur des droits de l’Homme. Il a reçu de nombreuses distinctions internationales dont le Prix des Héros de la lutte contre le trafic humain du Département d’Etat américain (2016) et le prix des Nations Unies pour la cause des droits de l’Homme (2013). Il est arrivé second à l’élection présidentielle de 2014, et est candidat à la prochaine élection présidentielle de 2019.
2. Me Boucounta Diallo : Avocat au Barreau de Dakar.
3. Me Ahmed Ely : Avocat au Barreau de Nouakchott, membre du collectif de défense du sénateur Ghadda actuellement en prison dans le dossier « Mohamed Bouamatou et consorts ».
4. Me William Bourdon : Avocat au Barreau de Paris et président de l’ONG anti-corruption Sherpa. Me Bourdon présentera le dernier rapport de Sherpa sur la corruption en Mauritanie.
5. Me Georges Henri Beauthier : Avocat au Barreau de Bruxelles, il est l’ancien président de la Ligue belge des droits de l’Homme. Me Beauthier présentera les actions entreprises à l’international contre les violations des droits de l’Homme en Mauritanie.
Seront également présents : Me Assane Dioma Ndiaye, Avocat au Barreau de Dakar et président de la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme, M. Alioune Tine, Directeur de Amnesty International WARO, M. Seydi Gassama, Directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, M. Sadikh Niass, Secrétaire général par intérim de la RADDHO, le Forum civil, ainsi que plusieurs organisations de la société civile mauritanienne et sénégalaise.
Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir assurer la couverture de l’événement par votre rédaction.
Date :    Samedi 30 Septembre 2017
Heure : 10H30 précises
Lieu :    Café de Rome.
 Contacts:
Coumba Geneviève Diémé  776504186  genevieve.dieme@ accessparthnership.com
Ramatoulaye A. Ndiaye 774577668    ramatoulaye.ndiaye@ accessparthnership.com

Le gouvernement de la Mauritanie refoule des militants antiesclavagistes américains.

​مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA – Mauritanie : Note d’information

 

La société civile de la ville de Chicago, composée de fondations et organisations de droits civiques, d’associations de cultes musulman ou chrétiens, de corporations professionnelles – magistrats, avocats, élus des circonscriptions et de l’Etat de l’Illinois – est l’héritière, depuis feu révérend Martin Luther King, d’une solide et constante tradition de soutien à toutes les causes justes, notamment les luttes contre l’esclavage, le racisme et l’Apartheid et l’oppression de personnes d’ascendance africaine. Elle compte surtout à son actif, le combat acharné et patient pour la promotion des droits civiques aux Etas Unis. Et C’est exactement en vertu de cette vocation internationaliste, que l’organisation Abolition Institute est née, il y a cinq ans dans le but d’éradiquer les inégalités de naissance en République islamique de Mauritanie.

Aussi, à cette fin,  la déclaration de Chicago appelait-elle, en 2014, à l’engagement des mauritaniens et des partenaires du pays. Abolition Institute a créé le prix annuel nommé Aichana, du nom de la première femme libérée de la servitude, par Sos-Esclaves.  Il convient de rappeler que l’Ong Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA – Mauritanie) jouit, également, d’une coopération étroite avec Abolition Institute et d’autres organisations de l’Illinois ; elle obtint, en 2017, la prestigieuse distinction. Enfin, au titre de l’élan collectif, un autre partenaire de Abolition Institute, Anti-Slavery International, bénéficie d’un financement de 1 million de dollars US, de la part du gouvernement fédéral, comme contribution à l’émancipation des victimes d’inégalité de race et de caste en Mauritanie.

Sous la houlette de Abolition Institute, la société civile de Chicago à invité et reçu, successivement, Boubacar Messaoud, leader de Sos-Esclaves en 2016 et Biram Dah Abeid les 7 et 8 juillet 2017. S’en suivirent, sur place, d’importants programmes d’échanges et de rencontres avec des hommes d’églises, des imams, des avocats, des magistrats et des personnalités de marque tel le révérend Jessie Jackson, compagnon du Dr King, icône de la lutte pour les droits civiques et premier candidat afro-américain à la Présidence des États-Unis d’Amérique. Au terme des discussions, la société civile de Chicago, exprima le vœux de visiter la Mauritanie, afin de s’imprégner de l’expérience des abolitionnistes locaux mais aussi écouter les autorités de l’Etat hôte. La période du 8 au 15 septembre à été retenue, non sans respecter le préalable d’informer le Département d’État américain et le gouvernement de la Mauritanie. La précaution a été scrupuleusement suivie.

Or, dès son arrivée à l’aéroport de Nouakchott, la délégation est interdite de séjour en Mauritanie et refoulée, sur le même vol, au retour vers Paris, sa provenance. Bien entendu et comme d’usage, la décision ne se fondait sur aucune motivation écrite.

Cette fuite en avant de la part du pouvoir intervient dans un contexte général d’atteintes aux libertés d’expression, d’emprisonnement de journalistes, de sénateurs et d’intimidation d’hommes d’affaires, tous abus précédés, en 2016, d’actes de tortures sur des détenus d’opinion. Elle atteste, d’amblée, de l’aversion défensive des dirigeants, envers les composantes du mouvement pour légalité raciale. L’enjeu de l’esclavage des noirs et son rapport d’intimité sinon de causalité, à la domination matérielle et symbolique, suscitent, depuis trois décennies, les mêmes réflexes de déni et d’occultation. Dès que la question est évoquée, les décideurs de la Mauritanie officielle, gardiens spontanés de l’oppression multiséculaire, s’empressent de cacher, de frauder, de se barricader sous le prétexte de prévenir l’éternel complot de l’étranger. Or, ironie du sort, l’attitude suicidaire du repli sur soi, contribue davantage à cliver le champ social et susciter la défiance réciproque. En cela, la récente mesure de refoulement aux frontières participe de la même inclination à opposer les communautés ; quand le système s’efforce à différer l’étalage de la vérité, il tente d’abord de s’assurer le contrôle des esprits, condition structurelle au pillage des ressources par les héritiers de l’hégémonie ethno-tribale.

Au-delà des condamnations de routine et de l’indignation accoutumée, l’IRA expose, ici, les faits nus et réitère son appel à poursuivre l’action multiforme pour une Mauritanie de la citoyenneté, hors des privilèges et à contrepied de la violence politique. Il s’agit de réactiver, sans cesse, le processus d’obstination, de subversion et de contre-culture dont la réussite dépend, pour l’essentiel, de la faculté à fédérer les concours et cumuler les énergies. La cause de la lutte anti-esclavagiste, chez eux, ne concerne pas seulement les mauritaniens ; elle requiert la participation de  volontaires, venus de l’humanité optimiste. Les militants américains de la dignité de l’Homme noir y ont une place de choix, compte tenu de l’histoire commune. Nous les saluons et exprimons la fierté de les savoir avec nous, parmi nous, pour toujours !!

 

Dakar le 13/09/2017            La commission de communication

IRA :Biram Dah ABEID invité d’honneur du 6è Congrès Panafricain de Munich

Communiqué de presse

Dans son intervention aux congressistes, le président de l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA –  Mauritanie), Prix des Droits de L’Homme de l’ONU 2013, invité d’honneur de ce 6è Congrès, a attiré l’attention du public sur l’esclavage dont les personnes d’ascendance africaine continuent d’être victime dans les pays arabes. S’agissant de son pays, la Mauritanie, il a dénoncé les interprétations fallacieuses de l’islam qui s’appuient sur un « code nègre » qui maintient les structures et modes de pensées esclavagistes dans le pays. Il a informé le public sur l’esclavage par ascendance qui continue de régir les rapports sociaux en Mauritanie et dont la composante haratines (esclaves et  anciens esclaves) est la principale victime.

Il a dénoncé le génocide, les exécutions sommaires et le racisme dont les noirs ont été et continuent d’être victimes en Mauritanie.

L’évocation des 28 négros africains exécutés pour célébrer symboliquement le 28è anniversaire de l’indépendance du pays a fait couler des larmes à certains Congressistes.

Dans son allocution le président du Mouvement abolitionniste mauritanien a demandé aux participants et participantes de faire pression sur leur gouvernement pour que la Mauritanie applique ses propres lois relatives à l’esclavage et toutes les conventions internationales ratifiées par son gouvernement.

Dans cette même allocution, il a rendu hommage au jeune patriote africain Kemi Seba victime de la collusion de certains milieux de gouvernance néocolonialistes africains a cause de ses positions pour la renaissance de l’Afrique et en faveur des personnes d’ascendance Africaine.

Le président des réseaux IRA a dénoncé aussi le silence de la communauté internationale sur le génocide des musulmans Rohingas, l’implication d’un prix Nobel de la paix dans ce forfait et encore le silence de la fondation du Nobel.

Biram Dah Abeid a aussi fustigé le régime mauritanien qui tente de contrer la fatalité démographique et démocratique en confisquant le peu de libertés individuelles et collectives en réprimant les forces anti-esclavagistes et démocratiques mauritaniennes à savoir l’interdiction de IRA – Mauritanie, l’emprisonnements et la torture de ses membres, le harcèlement des syndicalistes, des journalistes, des élus et des hommes d’affaires.



Nouakchott le 12/09/2017            La commission de communication

Déclaration d’AMEES : INTIMIDATION CONTRE DES RESPONSABLES DES SECTIONS DE DAFORT ET BOUANZE


Association Mauritanienne  المنظمة الموريتانية   

pour l’Eradication de l’Esclavage للقضـاء علي العبودية

             et ses Séquelles      و رواسبها  

Récépissé n° 0103/MINT/15/01/2008 وصل رقم 0103/و.د/15/01/2008

Tél. : (+222) 41 37 71 04 / 36 60 89 19  /  19 89 60 36  41 37 71 04هاتف :(00222) 

Email : ameeskofo@gmail.com ameeskofo@gmail.com البريد الكتروني :

Nouakchott – Mauritanie انواكشوط –  موريتانيا

Depuis quelques mois, les responsables d’AMEES sont l’objet de provocation et d’intimidation par certains cadres féodaux haut placés de l’état.

Le dernier cas , sous l’instigation de certains cadres, des gendarmes sont venus de la Moughataa de Ould Yengé pour menacer les responsables de notre organisation leur interdisant de construire leur siège au sein d’une concession appartenant à un de nos responsables de la section ; ayant été obligés d’arrêter la construction, ils se sont rendus à Sélibaby pour voir la haute autorité régionale.

Par ailleurs, dans la même Moughataa de Ould Yengé à Bouanze, d’autres féodaux, à la suite du chef de village Demba Diadié Camara et l’Imam de la grande mosquée Diadié Boubou Cissé, sont venus provoquer l’un de nos militants Yakhouba Coulibaly lui réclamant de quitter le terrain dans lequel il a construit une pièce. Alors que le terrain a été provisoirement prêté aux habitants par son père pour lieu de prière des Fêtes. 

Ce dernier ayant refusé, le chef de village et son Imam sont partis porter plainte contre Yakhouba à Selibaby sans passer par le Hakem de Ould Yengé.
Le bureau exécutif de l’AMEES, informé de ces tracasseries qui font suite à d’autres actes d’intimidation et de provocation contre nos militants :

Proteste énergiquement conte les manigances de ces nostalgiques de l’esclavage ;

Demande aux autorités administratives compétentes de mettre fin à de telles provocations et laisser nos cadres et militants mener leurs activités dans la totale légalité.

Informe l’opinion nationale et internationale de ces graves actes outrageants et d’intimidation contraires aux lois régissant la lutte contre l’esclavage et ses séquelles en République Islamique de Mauritanie.

Nouakchott, le 12 septembre 2017

Le bureau exécutif

IRA-MAURITANIE: CONFÉRENCE DE PRESSE 

     

Le pluralisme à terre



IRA – Mauritanie est consternée de voir sa démocratie foulée au pied par la junte militaire. Comment concevoir que des personnalités les plus crédibles et respectables puissent ainsi subir le harcèlement et l’humiliation, pour finir par se faire traduire en justice, sans aucun motif légitime ?

Nous dénonçons, avec la plus grande vigueur, la persécution des syndicalistes Samory Beye président de la confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM)  et Mohamed Nahah président de la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) ; les leaders, dont la notoriété n’a d’égale que la valeur morale, se distinguent par leur engagement constant pour la protection des travailleurs et le respect de la dignité humaine ; et voilà, qu’en lieu et place de la reconnaissance due, ils échouent devant un juge, tels des délinquants passibles de la correctionnelle. IRA – Mauritanie leur apporte son soutien sans réserve, eux que le gouvernement du moment et même ses prédécesseurs, n’ont pu dompter, encore moins assujettir.

Notre réprobation s’exprime, avec autant de rigueur indignée, contre le viol  de la liberté d’expression et l’intimidation, ainsi appliqués à d’éminents chefs de  publication et de journalistes de renom. L’autonomie de la presse, souvent citée en exemple et preuve de l’ouverture politique et de l’Etat de droit, est alors piétinée par ses promoteurs autoproclamés.

Nous déconcerte puis nous révolte le règlement de compte que les autorités s’obstinent à entretenir, aux dépens de sénateurs dont la non-violence découle de l’usage exclusif de la qualité d’élus; l’emprisonnement de certains d’entre eux atteste d’une surenchère mesquine, pour les punir d’avoir refusé et combattu un coup d’Etat perpétré par le régime à travers des réformes anticonstitutionnelles.

Comment le Président Ould Abdel Aziz pouvait-il accepter des milliards offerts par l’homme d’affaires Ould Bouamatou lors d’une précédente campagne électorale et considérer criminel le concours du susdit à la défense de journalistes, de syndicalistes et d’hommes politiques ? Dans une telle différence de traitement, l’hypocrisie dispute la palme à l’incohérence.

Il était plus vertueux pour le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz de réagir, plus promptement, au sort des populations vulnérables du Brakna et de l’Assaba, confrontées à une catastrophe naturelle qui a semé la désolation faisant une quinzaine de morts et des dizaines de blessés.




Nouakchott le 07/09/2017              la commission de communication

​Communiqué d’IRA – Mauritanie: Pour Kémi Séba, la conscience muselée !!


Communiqué de presse
IRA-Mauritanie appelle les États de l’Afrique, en particulier de l’espace francophone, à privilégier des méthodes de réaction positive et d’ouverture d’esprit à l’activisme de Monsieur Kemi Séba, d’ailleurs représentatif d’un courant réel au sein d’une jeunesse du Continent qui aspire à la renaissance.

IRA-Mauritanie invite le Président de la république du Sénégal, première démocratie sur le continent, source de fierté pour les combattants du pluralisme et de la tolérance, à protéger les lanceurs d’alerte, l’objection de conscience et l’opinion dissidente. Ainsi se présente désormais la vocation historique de ce grand pays. 

Ainsi, le juge sénégalais est tenu de prononcer la relaxe pure et simple de Kemi Séba, laissant, alors, aux africains de départager, par des voies démocratiques et à l’abri de toute contrainte, partisans et détracteurs du franc CFA.   
IRA-Mauritanie, stupéfaite de l’arrestation du leader de l’organisation Urgences Panafricanistes, connu pour son engagement contre les multiples sujétions et aliénations de ses frères, appelle :
1■ Les autorités judiciaires du Sénégal, à le libérer sans condition de toute charge liée à la destruction symbolique d’un billet de banque. 
2■ La jeunesse internationaliste à les soutenir, ses compagnons de lutte et lui, dans leur dynamique d’émancipation des peuples d’Afrique, à commencer par l’adoption d’une monnaie de l’intégration. 

Nouakchott le 29/08/2017                                 

La commission de communication