Appel au sit-in du comité de soutien aux détenus d’Aleg : Mercredi 06 janvier 2015

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LE COMITÉ DE SOUTIEN AUX DÉTENUS D’ALEG en France informe la diaspora et tous les amis de la Mauritanie juste et égalitaire, qu’il organise un sit-in le:

MERCREDI 06 JANVIER 2016

DE 13H A 17H
EN FACE DE L’AMBASSADE DE MAURITANIE A PARIS

                                    POUR EXIGER

-La libération de nos amis Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal de IRA.

Il est donc urgent de proclamer notre soutien franc et massif aux défenseurs de la justice et de la paix emprisonnés par le régime autoritaire de Ould Abdel Aziz. Nous réaffirmons notre engagement ferme à les soutenir par tous les moyens légaux.

Crédit source : profil Facebook Thomas Mag, membre du comité de soutien.

Pratiques esclavagistes : SOS Esclaves expose 15 nouveaux cas.

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«La lutte contre l’esclavage en Mauritanie est pénalisée par le déni du phénomène par les plus hautes autorités du pays, en totale contradiction avec l’arsenal juridique mis en place pour l’éradiquer et la Feuille de route du Rapporteur spécial des Nations Unies contre les formes contemporaines de l’esclavage. Quel officier de police judiciaire et quel magistrat ose affirmer ce que ses supérieurs jugent d’inexistant ? » Ces propos de Boubacar Ould Messaoud résumaient en substance l’essentiel des débats qui ont marqué la conférence de presse animée par SOS Esclaves mardi 29 décembre dernier, lors de la présentation de 15 nouveaux cas devant le parquet de Néma.

Devant un parterre d’activistes des droits de l’homme et de quelques députés, deux familles de quinze personnes ont été présentées comme les derniers cas d’esclavage récemment dénichés dans la Moughataa de NBeïkett Lehouach au Hodh Charghi. D’emblée, le président de SOS Esclaves, Boubacar Ould Messaoud, dont l’organisation est à l’origine de cette découverte, a appelé tous les Mauritaniens à participer au combat contre la honte que constitue l’esclavage. «Il se passe des choses terribles dans les zones rurales de la Mauritanie et nous aimerions avoir le soutien de toutes les composantes nationales. La lutte contre l’esclavage ne doit pas seulement être l’affaire des Haratines » a déclaré Boubacar Ould Messaoud qui a décrit le phénomène esclavagiste dans la communauté maure comme la forêt qui cache l’existence de cette pratique dans toutes les autres communautés, Soninkés et Halpulaar en particulier. «Que l’on coupe cette forêt et nous saurions ce qui se trouve dans la clairière » a-t-il martelé.
Présentant un jeune garçon parmi le groupe qui vient d’être libéré, il entonne «voyez-vous ce gosse, il n’a que 7 ans ; les gendarmes l’ont retrouvé à plus de 6 kilomètres du campement, seul, à la tête d’un troupeau de plus de 300 chèvres qu’il mène paître au profit de ses maîtres » a-t-il indiqué.

Plus émouvant encore fut le récit de Vatma Mint Zaida, à peine seize saisons. Il arracha des sanglots dans la salle. «Je suis née esclave et je m’occupais de tous les travaux, du ramassage du bois à la cuisson, en passant par le pilon pour moudre le mil, la conduite des troupeaux au pâturage, l’approvisionnement en eau à partir d’un puits situé à quelques kilomètres du campement. Mes maîtres me battaient, je n’avais pas d’habit et je ne mangeais pas à ma faim» a-t-elle témoigné.
Relatant l’odyssée des deux familles qui «viennent d’être arrachées aux griffes des négriers » selon son expression, Maaouloum Ould Mahmoud, Coordinateur de SOS Esclaves au niveau du Hodh Charghi, s’exclama «on dit qu’il n’y a plus d’esclaves en Mauritanie ! Eh bien, des cas matériels sont là devant vous ! C’est une gifle pour tous ceux qui soutiennent que SOS Esclaves fabrique des faux cas d’esclavage. Et pourtant, ces cas ont été qualifiés par le Procureur de la République de Néma comme des cas d’esclavage et les maîtres sont actuellement en prison »

Ce fut le lieu pour Boubacar Ould Messaoud de saluer le professionnalisme et l’attitude constante du Procureur de la République de Néma qui «a toujours traité convenablement tous les cas qui lui ont été présentés ». Ce qui ne semble pas être le cas du juge d’instruction, qui vient d’être affecté après sept ans au parquet de Néma. Selon le président de SOS Esclaves, «au lieu de mettre les mis en cause dans cette affaire en prison, le juge comme à son habitude, a décidé de les mettre sous  contrôle judiciaire ». Il a fallu un arrêt de la Chambre d’accusation de Kiffa, pour que la décision du juge soit annulée et les deux maîtres, Ikhalihina Ould Ahmed Haimad et Hanena Ould Bouna, soient déposés en prison.
«Ce ne sont pas les seuls cas pendant devant les juridictions, nous avons dix autres cas devant le parquet de Néma, un devant le parquet de Zouerate, sans compter Nouadhibou et Atar » complètera Me Boye Ould Bonane, l’avocat de l’organisation.
Mais en toute apparence, la bataille reste encore longue, car seul le jugement de cette affaire et son issue permettront d’indiquer si la Mauritanie a décidé enfin d’appliquer sa législation sur l’esclavage ou non.

Crédit source : http://www.aidara.unblog.fr

Conférence de presse IRA : Dr Saad Ould Louleid limogé de son poste de porte-parole.

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Dr.Saad Ould Louleid n’est plus le porte-parole du mouvement IRA (Initiative de résurgence pour le mouvement abolitionniste) Mauritanie. Il a été remplacé lors d’une restructuration interne par Dr.Sy Ousmane et Mohamed Ould Bilal. L’annonce en a été faite lors d’une conférence de presse animée aujourd’hui, mardi 29 décembre 2015, par le vice-président d’IRA, Diop Amadou Tijane, en présence de quelques membres du bureau exécutif du mouvement, notamment la deuxième vice-présidente Mme Dado Kane et Hamady Lehbouss, chargé de communication. Dr.Saad Ould Louleid est accusé d’avoir tenu des propos en totale contradiction avec la ligne directrice d’IRA.

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La conférence de presse a également été l’occasion pour Diop Amadou Tijane et Abidine Ould Maatalla de présenter aux militants et aux journalistes le trophée représentant le «TULIPE 2015 » décerné par le gouvernement des Pays-Bas cette année à IRA-Mauritanie. La compétition avait mis aux prises une trentaine d’organisations des droits de l’homme à travers le monde. Selon Ghamou Mint Achour qui avait reçu le trophée à Amsterdam, la remise du prestigieux prix s’est fait en présence de plusieurs hauts responsables hollandais et internationaux, soulignant que l’ambassadeur de Mauritanie invité à la cérémonie, avait refusé d’y assister.
«Ce prix est le combat de tous les militants d’IRA à travers leur engagement, leur courage et leur abnégation » dira Diop Amadou. Il traduit aussi, selon lui, la crédibilité dont jouit le mouvement IRA à travers le monde et la reconnaissance internationale de son sérieux et de la noblesse de son combat. «Ce 10 décembre 2015 restera gravé dans l’histoire d’IRA et de la Mauritanie. Il vient s’ajouter aux nombreuses reconnaissances que notre mouvement ne cesse de connaître depuis sa création en 2008 » ajoutera-t-il. Il a cité dans ce cadre le Prix Weimar obtenu en 2011, le Prix des Nations Unies en 2012, le Prix FrontLine Defender en 2013, le Prix de la ville de Philadelphie en 2013 et le Prix Echoes Africa en 2014.
«Nous avions souhaité voir tous les Mauritaniens fêter avec nous ce prix, car à travers IRA, c’est toute la Mauritanie qui doit se sentir honoré, mais tout comme la jeune Fatou Diop qui vient de remporter le Prix «Sene Petit Gallé » au Sénégal, l’arrivée de Ghamou Mint Achour a été ignorée par les médias nationaux, ce qui ne milite guère en faveur de l’unité nationale » fera remarquer Diop Amadou Tijane. Il a déclaré que ce prix intervient dans un contexte marqué par l’incarcération injuste et abusive des deux leaders d’IRA, Birame Dah Abeid et Brahim Bilal Ramadan, ainsi que l’exil forcé de leur compagnon d’infortune, Djiby Sow.
«IRA, dira le conférencier, va poursuivre son combat qui vise à déconstruire le système esclavagiste, raciste et discriminatoire en place, jusqu’à l’émergence d’une autre Mauritanie et d’un autre mode de société égalitaire où tous les Mauritaniens pourraient vivre sans discrimination ». Il a précisé qu’IRA restera à côté de tous les opprimés, quels que soient leur communauté, et qu’il ne baissera jamais les bras tant que l’esclavage persistera et tant que le problème du génocide des noirs des années 89/92 ne sera pas réglé.
S’agissant du dossier judiciaire des détenus d’IRA, Diop Amadou Tijane a souligné que le dossier est actuellement cliniquement mort du fait d’une justice au pas. «Après la mascarade de procès en appel à Aleg, dira-t-il, le collectif de défense des détenus avait entamé les procédures de cassation devant la Cour Suprême. Les délais requis pour que le parquet d’Aleg clôture les procédures ont été largement dépassés et il me semble que Mohamed Abdel Aziz a décidé de faire purger aux détenus les deux ans fermes auxquels ils ont été condamnés, en piétinant leur droit à un procès juste et équitable ». Selon lui, Aziz en voudrait à Birame et à Brahim d’avoir refusé la liberté provisoire qui leur a été proposé ainsi que leur refus de reconnaître à la Cour d’Appel d’Aleg toute légitimité.
Le vice-président d’IRA a aussi fait état d’une autre entorse grave aux droits des prisonniers, celui d’avoir accès à des soins appropriés. «Depuis leur transfert de la prison d’Aleg vers Nouakchott, les prisonniers sont mis dans des conditions lamentables de détention et leur droit à des soins est bafoué » dira Diop, qui précise qu’à «trois reprises, leur rendez-vous avec leurs médecins soignants a été empêché par les autorités pénitentiaires ».
A noter que le commissaire de police de Tevragh-Zeine 1 s’est présenté au FONADH où se déroulait la conférence pour demander son interruption. Mais la conférence s’est déroulée jusqu’à la fin, sans que l’ordre verbal donné par le commissaire n’ait été suivi d’effet. A la sortie des participants, seule une voiture de police avec deux agents à bord faisait le pied de grue. Aucune interpellation n’a été commise.
Le président de SOS Esclaves, Boubacar Ould Messaoud avait participé à une partie de la conférence, ainsi que deux membres de son organisation. Il prépare lui aussi une conférence de presse l’après-midi à l’hôtel Wissal sur quinze cas d’esclavage nouvellement découverts au Hodh Charghi. «Un démenti à Aziz qui disait à Nouadhibou que l’esclavage n’existe plus en Mauritanie » souligne son chargé de communication. Les maîtres présumés seraient en état d’arrestation à Néma.

Crédit source : aidara.unblog.fr 

Une vidéo d’une partie de la conférence :
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=747692285375697&id=100004047977290

15-12-2015 10:35 – La Mauritanie esclave de son crime

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LaLibre – La Mauritanie a annoncé la création par décret de trois cours criminelles spécialisées dans la lutte contre l’esclavage. En décembre 2013, elle avait déjà annoncé la création d’un tribunal spécial pour en juger.

N’est-ce pas beaucoup pour un pays où, selon son président, Mohamed Ould Abdel Aziz, « l’esclavage n’existe plus » (une déclaration du 6 mai 2015) ? « Seules subsistent des séquelles de ce phénomène, que nous faisons tout pour traiter », avait-il ajouté.

Traiter par le vide, assurément, puisque, cinq mois plus tôt, la justice mauritanienne avait condamné à deux ans de prison – dans des conditions particulièrement insalubres,qui menacent leur vie – trois militants antiesclavagistes mauritaniens, dont la peine a été confirmée en appel, en août dernier. Dix jours avant cette confirmation judiciaire, Nouakchott s’était doté d’une loi faisant de l’esclavage un « crime contre l’humanité ».

Crédit source: http://www.cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

La COP21 à Paris, comprendre l’accord trouvé… !!!

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COP21 : un accord « historique », mais que prévoit-il ?

Le texte adopté par les 195 pays de la COP21 est-il l’accord révolutionnaire annoncé par la présidence française ? Revue de détails avec l’envoyé spécial de France 24 au Bourget.

http://www.france24.com/fr/20151212-cop21-detail-accord-final-engagement-analyse-climat-rechauffement-paris-bourget

Crédit source:www.france24.com

SoninkIdees-J’ose by K.S

Tulipe des droits de l’homme 2015 pour l’IRA-Mauritanie

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Le jeudi 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme, l’IRA-Mauritanie, une organisation mauritanienne qui lutte pour l’abolition de l’esclavage, recevra la Tulipe des droits de l’homme. Le prix d’une valeur de 100 000 euros et la statuette en bronze qui l’accompagne seront remis par le ministre des Affaires étrangères, Bert Koenders, à Abidine Merzough, le représentant pour l’Europe de l’IRA-Mauritanie.

Instaurée par le gouvernement néerlandais, la Tulipe est décernée chaque année à des défenseurs des droits de l’homme se distinguant par leur courage et leur esprit d’innovation. L’IRA-Mauritanie (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie) met l’esclavage à l’ordre du jour aux niveaux national et international et aide les victimes à reconstruire leur existence. Selon les mots de Bert Koenders : « L’IRA-Mauritanie est une organisation qui s’investit en faveur des personnes marginalisées et exclues et fournit ainsi une précieuse contribution à la lutte contre l’esclavage. C’est pourquoi j’ai décidé de lui attribuer la Tulipe des droits de l’homme. »

Des milliers de Mauritaniens vivent dans des conditions qui peuvent être qualifiées d’esclavage moderne. Nombreux sont ceux qui naissent et grandissent dans un ménage où ils travaillent sans être rémunérés et subissent souvent de mauvais traitements. De plus, ils n’ont pas accès à la propriété foncière ni à l’enseignement et ne peuvent participer à la vie politique. Ces abus touchent en priorité les femmes et les enfants.

Au mois d’août dernier, la Mauritanie a adopté une loi faisant de l’esclavage un crime contre l’humanité. Bert Koenders se déclare heureux de cette évolution, mais souligne aussi l’importance de l’application de cette loi par les autorités mauritaniennes.

Il poursuit : « La lutte contre l’injustice constitue l’essentiel des activités des défenseurs des droits de l’homme. Je me suis rendu en Mauritanie ces dernières années. C’est un pays magnifique. Le combat qui y est mené contre l’esclavage mérite notre soutien, car il est terrible de constater que ce fléau perdure. Je suis plein d’admiration devant les efforts déployés par l’IRA-Mauritanie pour bannir l’esclavage. »

Les droits de l’homme sont la pierre angulaire de la politique étrangère de Bert Koenders, qui ajoute : « Cela ne suffit évidemment pas de mettre une fois par an les droits de l’homme sous le feu des projecteurs. Je ne cesse de répéter chaque jour l’importance du respect de nos obligations en la matière, tout particulièrement à l’heure actuelle où – logiquement – notre attention se concentre plutôt sur la lutte contre le terrorisme et l’insécurité. Les organisations des droits de l’homme sont nos partenaires car elles œuvrent pour des sociétés pacifiques et libres. Nous devons veiller à ce que leur action ne soit pas gênée par des mesures antiterroristes appliquées à mauvais escient, ici ou ailleurs. Il est capital qu’elles puissent continuer leur travail. »

L’IRA-Mauritanie recevra 100 000 euros pour poursuivre le développement de ses activités et, à la demande du ministère des Affaires étrangères, sera soutenue par l’organisation d’aide au développement HIVOS.

Crédit source: http://www.gouvernement.nl

SoninkIdees-J’ose by K.S

07-12-2015 13:12 – Pas d’esclaves en Mauritanie vous avez dit !

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L’Eveil Hebdo – A peine deux semaines après l’interview du Président Mohamed Ould Abdel Aziz , ou il niait systématiquement l’existence de l’esclavage ne Mauritanie , voilà , qu’il est rattrapé par la dure réalité.

En effet, l’organisation « SOS Esclaves » que dirige Boubacar Ould Mesoud, qui possède une expertise reconnue dans la lutte contre ce phénomène rétrograde vient de procéder à une libération des esclaves.

A l’Est du pays au Hodh El Chargui, à quelques encablures de la frontière avec le Mali, deux femmes esclaves avec leurs enfants ont été effectivement retrouvées , libérés des griffes de leurs maitres, et ont recouvert leurs mouvements grâce à cette ONG.

La gendarmerie de cette localité qui dépend de Néma a été informée de cette situation qui démontre encore une fois, qu’il faut poursuivre d’une manière intransigeante et courageuse la lutte pour la libération politique et sociale des esclavages. En fait, au lieu de pratiquer la politique de l’Autriche, il faut prendre le taureau par les cornes.

Tout comme il faut libérer le leadeur abolitionniste Biram Ould Dah qui croupit dans les geôles d’Aziz ; Cette arrestation est une flagrante atteinte aux libertés fondamentales et un recul de notre démocratie

AO

Crédit source: http://www.cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE IRA – Mauritanie

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

 

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Réponse d’IRA à Mohamed Abdel Aziz

Comme une grande partie de l’opinion mauritanienne, les militants d’IRA Mauritanie sont sidérés et retournés par les contrevérités qui ont marqué la sortie d’Abdel Aziz face à la presse. Cette dérive verbale, faite la nuit de la fête de l’indépendance, avait été pour les Mauritaniens une belle comédie et une répulsion sans précédent. L’homme qui trône à la tête du pays, comme à l’accoutumée, s’est adonné à son sport favori : les contrevérités. Tout d’abord :

A propos de l’esclavage : Mohamed Abdel Aziz dit qu’il n’existe pas. Une absurdité coutumière de l’homme parmi tant d’autres contrevérités auxquelles il a habitué les Mauritaniens à chacune de ses prises de parole. Par ce fait, Mohamed Abdel Aziz nargue le droit international, pour ne pas dire le droit tout court, et continue de protéger sa clientèle faite de criminels esclavagistes ainsi que son entourage, qui ont fondé leur mode de vie sur l’esclavage et ses pratiques, un phénomène abject qu’ils perpétuent impunément.
Comment créer des tribunaux spéciaux pour réprimer un crime qui n’existe pas ?
Comment créer plusieurs lois, d’année en année, pour un crime qui n’existe pas ?
Pourquoi accepter des recommandations des différentes instances des Nations Unies et s’engager à éradiquer l’esclavage s’il n’existe pas ?
Heureusement que chacun sait que la mauvaise foi qui anime Mohamed Abdel Aziz est celle de  parrain, de soutien et de défenseur des esclavagistes, des racistes, des hypocrites et des tricheurs vis-à-vis de la communauté internationale et le monde civilisé.
D’autre part, à propos des paroles oh combien ignobles sorties de sa bouche et voulant justifier qu’il n’y a jamais de crime avéré d’esclavage en Mauritanie, la question qu’on lui pose est : qu’appelle-t-il, lui Mohamed Abdel Aziz, crime d’esclavage ?

1- Que dit Mohamed Abdel Aziz quand son cousin, Brahim Salem Ould Bouh, qu’il a consacré homme d’affaires et qui lui est si fidèle, hérite de sa mère une enfant esclave, Mbarka Essatim, qu’il possédait comme esclave et propriété privée ?! Une enfant qu’il a commencée à violer à l’âge de 9 ans en application du code d’esclavage mauritanien. Un code d’esclavage que Mohamed Abdel Aziz appelle religion. Les travaux forcés, les viols sexuels, les châtiments corporels atroces, entre autres pratiques, qui n’émeuvent pas Mohamed Abdel Aziz étaient le lot quotidien d’une fillette haratine depuis sa naissance jusqu’à l’âge de 20 ans (mars 2010) ;  date à laquelle IRA a pu la soustraire de l’enfer de l’esclavage de la famille Ehel Bouh.
Les viols de Brahim Salem Ould Bouh sur Mbarka ont eu comme conséquence la naissance de sa fille Aweichita. La famille Ehel Bouh, fidèle à l’application du code négrier mauritanien, selon les textes prétendument religieux de Khlil, a permis au premier garçon de Brahim Salem Ould Bouh, Elghoutoub, d’entamer à son tour les violences sexuelles sur l’esclave de son père, MBarka Essatim qui mettra au monde une seconde fille dont le père n’est autre que le fils du père de la première fillette. MBarka,  la victime, a fini par fuir ces monstres et se réfugier chez le Président d’IRA-Mauritanie. IRA a porté plainte devant les autorités judiciaires ; la police a procédé à l’arrestation des membres de la famille esclavagiste tout en libérant les 2 fillettes de MBarka, âgées de 7 et 9 ans qui s’occupaient des travaux domestiques. Et chacune était donnée en cadeau de mariage aux filles de la famille Ehel Bouh. Le même jour, l’ordre est venu de Mohamed Abdel Aziz de cesser toute poursuite judiciaire et de libérer les coupables qui ne sont autres que ses propres cousins.

2- Inculpé de pratiques esclavagistes par le Parquet et le juge d’instruction, Mohamed Salem Ould Mouhamedou qui est le maître de Se Ould Mousseu a été, sur ordre de Mohamed Abel Aziz,  libéré au bout de 8 jours.

3- Moiloumnine Mint Bakar Vall (cadre à la Banque Centrale de Mauritanie), condamnée à 6 mois de prison ferme pour pratiques esclavagistes, est libérée au bout de 9 jours sur ordre de Mohamed Abdel Aziz, arrêtant aussi toute poursuite judiciaire contre celle-ci.

4- En avril 2011, Métou Mint Abdallahi Ould Abdel Nour, Fatimetou Mint Cheikh Seyidi et Salka Mint Hamadi, accusées de pratiques esclavagistes, ont été présentées au Parquet, puis mises sous mandats de dépôt à la prison de femmes. Mais elles on été acquittées sous la pression de Mohamed Abdel Aziz. Leurs victimes sont : Zahra Mint Taghi, orpheline de père et de mère, âgée de 16 ans (dossier N°363/2011) ; Houeija Mint Mohamed Lemine Ould M’Bareck, âgée de 14 ans (dossier N°364/2011) et Salka Mint Ahmed Zaid, âgée de 10 ans (dossier N°365/2011).

5- Rahma Mint Leghraivi, inculpée de pratiques esclavagistes, est libérée au bout de 12 jours d’incarcération sur ordre de Mohamed Abdel Aziz.

6- Dans l’affaire « Yarg et Said », la famille Hassine a été inculpée de pratiques esclavagistes par un verdict du 20 novembre 2011 prononcé par la Cour correctionnelle de Nouakchott. Le verdict a été le suivant :

– Ahmed  Ould El Hassine condamné  à 2 ans d’emprisonnement ferme et d’une amende de 500.000 UM ;
– Salka Mint Elemine écope de 2 ans d’emprisonnement avec sursis et d’une amende de
500.000 UM ;
– Mohamed Ould El Hassine, Tijani Ould El Hassine, Nethirou Ould El Hassine, Cheikh Ould Hassine sont tous condamnés à 2 ans d’emprisonnement avec sursis et d’une amende de 100.000 UM. Tous les condamnés ont été sommés de payer 840.000 UM à Said et 240.000 UM à Yarg ;
– Oum Kelthoum Mint Hassine a été acquittée ;
– Le tribunal n’a pas poursuivi Mohamed Ould Sid’Ahmed.
Les jeunes esclaves ont été confiés à IRA-Mauritanie et logés chez le Président Biram.
Après le rappel de ces quelques exemples parmi d’autres, connus de tous, sauf de Mohamed Abdel Aziz qui est pourtant le Président de ce pays, ce dernier va-t-il encore persister à nier que la nuit n’est pas la nuit et que le soleil n’est visible que le jour ? Mais, avec cet homme qui somme l’arbitre d’interrompre un match de football à la 63ème minute, le Mauritanien s’attend à tout.

A propos des trois salaires imaginaires de Biram Dah Abeid
Admis major de sa promotion de greffier auxiliaire, en septembre 1986, Biram Dah Abeid a exercé dignement son métier de greffier. Le président d’IRA (bête noire d’Abdel Aziz et de ses suppôts) lance un défi à ce dernier de sortir une quelconque anomalie ou un vice pendant l’exercice de ses fonctions. Biram Dah Abeid est resté greffier dans les tribunaux jusqu’à 2007.
Le défunt et premier président de la CNDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme), Mohamed Said Ould Hamody (psa), avait demandé au Ministre de la Justice, Mr Limam Teguedi, de détacher Biram Dah Abeid dans cette institution qui venait d’être créée. Le Ministre avait répondu favorablement à la demande du président de CNDH. C’est ainsi que Mohamed Said Ould Homody avait nommé Biram Dah ABEID Conseiller chargé des Affaires juridiques et des droits humains.
Après le coup d’Etat de 2008, le Général Mohamed Abdel Aziz, ayant échoué à l’embarquer dans sa campagne de justification de son coup, avait demandé à Mohamed Said Oud Homody de limoger Biram Dah Abeid. Ould Homody avait refusé ; ce qui lui valut d’être limogé au bout d’un mandat et remplacé par Bamariam Koita qui, à peine installé, avait convoqué Biram Dah Abeid et, devant des témoins,  lui avait dit qu’il est porteur d’un message du Président Mohamed Ould Abdel Aziz demandant à Biram Dah Abeid de se «  ranger », sinon il serait limogé. Ce que Biram Dah Abeid avait rejeté et, aussitôt, il avait été démis de ses fonctions par le tout nouveau président de la CNDH.
Au mois de février 2011, la fiche de salaire de Biram a été subtilisé des régistres de la section solde du ministère des finances, sur ordre de Mohamed Ould Abdel Aziz et il l’est jusqu’à nos jours. Mohamed Abdel Aziz sait-il que sa manière d’affirmer les choses est interdite par l’Islam ? Peut-il, devant Dieu et devant les hommes, justifier ses contrevérités ? Cette calomnie consistant à agiter des salaires imaginaires ne distrait personne.
Biram Dah Abeid avait soutenu Zeine Ould Zeidane sur son programme des droits de l’homme qu’il avait, lui-même Biram Dah Abeid, rédigé et que ce candidat s’était engagé à réaliser. Mais dès qu’il a été nommé Premier Ministre, il est tombé, comme d’ailleurs le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, sous le despotisme et le diktat du général Abdel Aziz, tapi dans l’ombre de la Présidence et des couloirs de la Primature.
Zeine Ould Zeidane avait renié ses engagements sur les droits de l’homme par crainte et par peur de la terreur qu’inspire le chef du BASEP (Bataillon de la sécurité présidentielle), notre Diendéré national. Et depuis la publication par le gouvernement d’une loi sur l’esclavage, quasi obsolète, Biram Dah abeid avait désavoué publiquement Zeine Ould Zeidane et son gouvernement, et il s’était engagé dans la lutte contre leur hypocrisie à propos de l’esclavage et du racisme.

En conséquence,  IRA Mauritanie :

– exige à Mohamed Abdel Aziz de justifier ses déclaration grossières parmi lesquelles il fait état d’un poste de Conseiller du président Biram Dah Abeid dans le cabinet du Premier Ministre Zeine Ould Zeidane ;

– demande à Mohamed Ould Abdel Aziz de justifier quand et comment Biram Dah Abeid lui a proposé ses services ?  Il sait et ses acolytes le savent aussi que c’est lui Abdel Aziz qui a proposé à Biram Dah Abeid ses services empoisonnés ;

– lorsqu’il était commandant du BASEP et démarchait la classe politique et les cadres pour en faire des députés et des hauts fonctionnaires à ses services, il sait très bien ce qu’il avait proposé à Biram dah Abeid et ce que celui-ci lui avait répondu ;

– 30 jours après le renversement du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, Abdel Aziz a proposé à Biram Dah Abeid exactement ce qu’il avait proposé à ceux qui sont aujourd’hui ses fidèles lieutenants ; et il sait ce que Biram lui avait répondu ;

– Il sait ce que ses envoyés avaient proposé à Biram en 2015 et ce que ce dernier leur avait répondu.

Tout ce que le peuple mauritanien demande au Général Mohamed Abdel Aziz c’est d’avoir le courage de dire la vérité, car si Biram lui avait proposé ses services il serait facile de le prouver. Quant à Biram Dah Abeid, il est au service de la Mauritanie et le premier de ces services c’est de dégager Mohamed Abdel Aziz d’un fauteuil présidentiel qu’il usurpe depuis Août 2008.
Tout ce que Mohamed Ould Abdel Aziz peut faire et qu’il ne peut cacher au peuple et à l’opinion, c’est son goût immodéré pour le pouvoir, le gain facile, le faux et l’usage du faux.
Mohamed Abdel Aziz a fait un coup d’Etat contre son protecteur et père spirituel, Moawiya Ould Sid’Ahmed Taya, quand ce dernier a voulu l’envoyer à Lemghaiti pour lutter contre le terrorisme.
Mohamed Abdel Aziz a refait un coup d’Etat contre Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi quand celui-ci l’avait limogé.
Enfin, sur le domaine religieux, et pour répondre à Mohamed Abdel Aziz, c’est bien lui qui insulte la religion en l’instrumentalisant à des fins inavouées et ignobles ; puisque c’est lui, Abdel Aziz, qui ose assimiler le honteux code de l’esclavage à la religion de milliards de fidèles qui peuplent la planète terre !
Contrairement à lui, Mohamed Abdel Aziz, nous et les dignes fils de ce pays, notre code à nous c’est le meilleur des Codes : le Saint Coran.

Nouakchott, le 07 Décembre 2015

Crédit source: militant via réseau social FB

SoninkIdees-J’ose by K.S

Manifestation du 05/12/2015, les 28 martyrs: PhotoReportage

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« Nous sommes en deuil pour leurs mémoires » est l’un des slogans brandis par les manifestants du collectif des organisations mauritaniennes de France (COMAF), ce jour sous le froid parisien. En effet, à l’occasion de l’anniversaire funeste des exécutions sommaires et extrajudiciaires de 28 soldats noirs par le régime autoritaire et sanguinaire de Ould Taya, plusieurs centaines de mauritaniens de la diaspora en France ont battu le pavé, pour dénoncer une énième fois l’absence d’une JUSTICE véritable pour les crimes innommables dans l’armée mauritanienne en certain 28 Novembre 1990.

Cette manifestation dans la capitale française a été l’occasion d’honorer la mémoire de ces 28 martyrs de la caserne militaire d’Inal. La marche est partie de la place Trocadéro vers 15h40 pour arriver à 16h20 devant la rue donnant sur la représentation diplomatique de la Mauritanie à Paris, rue Montevideo dans le chic 16 ème arrondissement.
Au cours de cet événement, les noms de soldats tués ont été cités par ordre numérique, après quelques slogans scandés par l’assistance et quelques prises de parole dont le bref et émouvant témoignage d’un rescapé du camp mouroir, Sy Mohamadou, l’enveloppe de la déclaration a été déposée dans la boîte courrier de l’ambassade.

Il faut noter qu’un projet d’une plainte est en préparation contre certains responsables de ces tueries extrajudiciaires, qui sont bien identifiés et occupent pour certains, des positions stratégiques dans l’entourage du président actuel du pays. Pour se faire, il est demandé aux participants d’aider financièrement ce projet, sans oublier le cas du pèlerinage d’Inal 2015 qui a été évoqué également.

Notre blog Soninkideesjose.wordpress.com conseille vivement aux voix portantes et militantes du peuple mauritanien, d’élargir la communication sur les événements atroces d’Inal. Faire comprendre au jeune Beydane insensible du Tiris Zemmour, au vieux villageois Soninké du Guidimagha, au jeune diplômé Haratine de Nouadhibou , au Peulh éleveur de Mbagne, à l’adulte Wolof en retrait de Keurmassene et au Bambara oublié de Néma, qu’il y’a 25 ans, 28 soldats mauritaniens, tous Noirs avaient été exécutés par leurs frères d’armes, en Humanité et en religion, en dehors de tout ordre judiciaire. Ces victimes ont des noms, des visages et des familles, et leurs bourreaux aussi ont des noms, des visages, des familles et surtout un soutien garanti jusqu’alors par l’ordre étatique qui les couvre depuis toujours.
Défaire cette culture contrôlée de l’impunité pour ces fils éteints à jamais du pays, sera l’une des nécessités inévitables pour l’émergence d’un État-Nation citoyen, juste et égalitaire.

L’ordre étatique d’aujourd’hui fait semblant d’ignorer l’inévitable, et ceux qui osent dire « les choses » sont harcelés et intimidés, l’exemple du colonel courageux à la retraite Oumar Ould Beibacar qui a décidé de soulager sa conscience, est emblématique. Nous espérons que l’État sortira de sa position de non-dits et d’improvisation pour couvrir les criminels qui tiennent « la grande présente, l’armée« . C’est elle qui gère le pays depuis juillet 1978.

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APPEL À MANIFESTER LE SAMEDI 05 SEPTEMBRE 2015 À PARIS

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Nous, Collectif des Organisations Mauritaniennes en France, appelons nos compatriotes et tous les amis de la Mauritanie à se joindre à la manifestation que nous organisons à l’occasion de la commémoration du 28 novembre 1990.
Date : Le samedi 05 Decembre 2015 à partir de 13 heures,
Lieu : De la Place du Trocadéro (ligne 6 ou 9) à l’Ambassade de Mauritanie à Paris.

Au moment où l’état mauritanien, ses acolytes et son système raciste et génocidaire s’obstine à célébrer  avec festivité cette date entachée de sang, pour la frange négro-mauritanienne, le 28 novembre sera à jamais une date de souffrance immense, jour de larmes, de deuil et du sang des nôtres versés sur l’autel du racisme. Le 28 novembre représentera désormais pour les Noirs mauritaniens un Jour de DEUIL et de Recueillement

Rappel historique:

Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, Mouawiya ould Sidi Ahmed Taya et le système inique dont il était la tête pensante ont pendu 28 fils négro mauritaniens dont le seul crime est d’être noir, pour magnifier le 30° anniversaire de l’indépendance.
28 maris, pères, frères, cousins et amis sacrifiés sur l’autel d’un chauvinisme haineux et au nom de la pureté raciale arabe en Mauritanie.

Le Collectif des Organisations Mauritaniennes de France (COMAF)

Crédit source: Thomas Mag via Facebook

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