Dr Alassane Dia, président de TPN sur la TV Mourabitoune: « La vallée droite du fleuve Sénégal et les quartiers d’El Mina et de Sebkha à Nouakchott sont des zones de non droit »

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Invité de la télévision privée Mourabitoune, le dimanche après midi, le président de Touche Pas à Ma nationalité (TPN), Dr Alassane Dia affirme que « la rive droite du fleuve Sénégal et les quartiers de Sebkha et D’El Mina de Nouakchott sont des zones de non droit ». Pour étayer son assertion, le président de TPN avance le refus par les autorités administratives, de l’état civil notamment de recenser les populations locales conformément aux instructions proclamées par le gouvernement. Conséquence de ce refus, ajoute Dr Dia, de nombreux écoliers candidats au baccalauréat finissent par quitter l’école au grand dam de leur parents, tandis que d’autres sont cloués chez eux parce qu’ils ne peuvent pas voyager faute de pièces d’identité alors qu’au nord et à l’est du pays, leur concitoyens maures se font recenser aisément. C’est vous dire que dans ce pays, les citoyens ne jouissent pas des mêmes droits, que notre organisation dénonce et combat.
Relativement aux quartiers populeux d’El Mina et de Sebkha, le président de TPN s’offusque des tracasseries sécuritaires que les forces de sécurité font subir aux paisibles citoyens qu’on oblige à ne plus rester devant leurs maisons, entre 19 H et 22 h, à défaut de les rafler et de les parquer dans des voitures pour les garder au frais ou les conduire loin de leur domicile. Rebondissant, Oumar Sidi Bâ croit savoir que ces rafles s’expliquent par la présence de bandits dans ces quartiers. Un avis que ne partage pas son invité qui déplore, qu’en dépit de la présence de ces forces de sécurité, les meurtres, vols et viols sont quotidiens dans ces quartiers et ailleurs à Nouakchott.
Pour le journaliste Oumar Sidi Bâ, il s’agirait de cas isolés ou de cas commis par des éléments zélés et dont les autorités ne sont pas au fait. Le président de TPN rétorque : « tout ce qui se passe dans ce pays est connu par les autorités et au premier chef, le président de la République. »

Revenant sur la scission de TPN, le président Dia rappelle à son interlocuteur que, si par le passé cela s’est produit, aujourd’hui, il y a qu’un TPN parce que presque tous ceux qui avaient quitté sont revenus après une rencontre retrouvaille, organisée en 2013.
Répondant à la question relative à la présence peu visible de TPN sur le terrain, le président fait comprendre que son organisation travaille beaucoup sur le terrain, qu’elle organise des missions de sensibilisation et d’informations aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays.
Interrogé sur les rapports entre IRA et TPN, le président Dia indique que les rapports sont bons et que les deux travaillent en concertation dans le cadre de la lutte pour la défense des droits de l’homme.
Sur la création de la coalition pour l’action contre la discrimination raciale et l’exclusion (CADRE) qui vient d’être créée par plusieurs organisations et qu’il préside d’ailleurs, le président de TPN indique qu’il s’agit de mutualiser les forces pour combattre ces maux que connait la Mauritanie, et que cette structure est ouverte à tous les citoyens partageant ses objectifs. Même les maures, demande le journaliste ? Mêmes les maures s’ils se sentent victimes de l’exclusion et s’ils sont soucieux de la justice et l’égalité des citoyens de ce pays. Et Dia d’ajouter: « nous ne combattons une composante spécifique du pays, mais un système qui travaille pour l’arabité du pays, qui opprime et exclut les autres composantes. »
Dr Alassane Dia, président de TPN sur la TV Mourabitoune:
« La vallée droite du fleuve Sénégal et les quartiers d’El Mina et de Sebkha à Nouakchott sont des zones de non droit »
Invité de la télévision privée Mourabitoune, le dimanche après midi, le président de Touche Pas à Ma nationalité (TPN), Dr Alassane Dia affirme que « la rive droite du fleuve Sénégal et les quartiers de Sebkha et D’El Mina de Nouakchott sont des zones de non droit ». Pour étayer son assertion, le président de TPN avance le refus par les autorités administratives, de l’état civil notamment de recenser les populations locales conformément aux instructions proclamées par le gouvernement. Conséquence de ce refus, ajoute Dr Dia, de nombreux écoliers candidats au baccalauréat finissent par quitter l’école au grand dam de leur parents, tandis que d’autres sont cloués chez eux parce qu’ils ne peuvent pas voyager faute de pièces d’identité alors qu’au nord et à l’est du pays, leur concitoyens maures se font recenser aisément. C’est vous dire que dans ce pays, les citoyens ne jouissent pas des mêmes droits, que notre organisation dénonce et combat.
Relativement aux quartiers populeux d’El Mina et de Sebkha, le président de TPN s’offusque des tracasseries sécuritaires que les forces de sécurité font subir aux paisibles citoyens qu’on oblige à ne plus rester devant leurs maisons, entre 19 H et 22 h, à défaut de les rafler et de les parquer dans des voitures pour les garder au frais ou les conduire loin de leur domicile. Rebondissant, Oumar Sidi Bâ croit savoir que ces rafles s’expliquent par la présence de bandits dans ces quartiers. Un avis que ne partage pas son invité qui déplore, qu’en dépit de la présence de ces forces de sécurité, les meurtres, vols et viols sont quotidiens dans ces quartiers et ailleurs à Nouakchott.
Pour le journaliste Oumar Sidi Bâ, il s’agirait de cas isolés ou de cas commis par des éléments zélés et dont les autorités ne sont pas au fait. Le président de TPN rétorque : « tout ce qui se passe dans ce pays est connu par les autorités et au premier chef, le président de la République. »

Revenant sur la scission de TPN, le président Dia rappelle à son interlocuteur que, si par le passé cela s’est produit, aujourd’hui, il y a qu’un TPN parce que presque tous ceux qui avaient quitté sont revenus après une rencontre retrouvaille, organisée en 2013.
Répondant à la question relative à la présence peu visible de TPN sur le terrain, le président fait comprendre que son organisation travaille beaucoup sur le terrain, qu’elle organise des missions de sensibilisation et d’informations aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays.
Interrogé sur les rapports entre IRA et TPN, le président Dia indique que les rapports sont bons et que les deux travaillent en concertation dans le cadre de la lutte pour la défense des droits de l’homme.
Sur la création de la coalition pour l’action contre la discrimination raciale et l’exclusion (CADRE) qui vient d’être créée par plusieurs organisations et qu’il préside d’ailleurs, le président de TPN indique qu’il s’agit de mutualiser les forces pour combattre ces maux que connait la Mauritanie, et que cette structure est ouverte à tous les citoyens partageant ses objectifs. Même les maures, demande le journaliste ? Mêmes les maures s’ils se sentent victimes de l’exclusion et s’ils sont soucieux de la justice et l’égalité des citoyens de ce pays. Et Dia d’ajouter: « nous ne combattons une composante spécifique du pays, mais un système qui travaille pour l’arabité du pays, qui opprime et exclut les autres composantes. »

Source: http://lecalame.info

31-01-2016 08:29 – Me M’Baye demande la poursuite des militaires impliqués dans les événements de 1989

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Mourassiloun – La célèbre avocate et défenseur des droits de l’homme, Me Fatimata M’Baye, a demandé la poursuite judiciaire des militaires, déjà objet d’enquêtes et accusés d’exactions commises au cours des événements douloureux de 1989.

Elle a cité particulièrement à ce propos les officiers El Arbi Ould Jideine, Ould Boilil et Ely Ould Dah. Ce dernier a échappé de justesse à une arrestation en France, a-t-elle rappelé.

Le premier travail doit se focaliser sur la poursuite des militaires impliqués et des responsables directs dans ces événements, a-t-elle dit dans son intervention, faite à l’occasion d’une conférence de presse organisée dans le cadre de l’annonce d’une alliance de lutte contre la discrimination et l’exclusion envers les négromauritaniens.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source : http://www.cridem.org

Création d’une commission des femmes au sein de IRA-France-Mauritanie

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IRA-France-Mauritanie a créé en son sein un démembrement dénommé Commission Femmes, ce samedi 30 janvier 2016 à Paris ; en présence de madame Raquel Thiercelin, présidente d’honneur d’IRA-France-Mauritanie, de madame Marie Pelenc, membre du Bureau Exécutif, chargée de l’organisation et de madame Leila Ahmed Khliva, épouse du leader anti esclavagiste Biram Dah Abeid. Celle-ci effectue actuellement une tournée en Europe, afin de fédérer les actions de mobilisation pour la libération des deux leaders antiesclavagistes : Biram Dah Abeid, prix des Nations Unies pour les droits de l’homme et le vice président de l’organisation, Brahim Bilal Ramdhane, emprisonnés injustement depuis le 11 novembre 2014.
Cette commission sera chargée de la mobilisation et de la coordination des activités de l’organisation à Paris et sa banlieue.
Etaient également présents : monsieur Jean-Marc Pelenc, président d’IRA-France-Mauritanie, Mohameden Ould Dah Zahaf, secrétaire général et  Brahim Ould Ali, trésorier adjoint.
Le Commission Femmes est composée de :
Présidente d’honneur : Leila Ahmed Khliva
Présidente : Ghwey Bint Brahim
Vice présidente : Aichetou Mint Mohamed
Secrétaire : Oumoulkhairy Samba
Trésorière : Salma Mattala

Paris le 30 janvier 2016
IRA-France-Mauritanie
Le secrétaire général

L’appel à la manifestation du comité de soutien aux détenus d’ALEG : Samedi 13 FEVRIER 2016

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APPEL  A MANIFESTER PAR LE COMITE DE SOUTIEN AUX DETENUS D’ALEG
À PARTIR DE 14 HEURES Le Comité de Soutien aux Détenus d’Aleg en France, appelle tous les compatriotes et amis de la Mauritanie à se joindre à la manifestation qu’il organise :

le samedi 13 FEVRIER 016 À LA 
PLACE TROCADERO – metro ligne 6, 9
A PARTIR DE : 14H
D’abord pour dire non aux détentions arbitraires des défenseurs des Droits de l’Homme Biram Dah Abeid, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), Lauréat du prix des droits de l’Homme des Nations unies 2013, et Brahim Bilal vice-président du même mouvement, puis pour dénoncer l’esclavage, le racisme d’état et les expropriations foncières en Mauritanie.
En l’état actuel des choses, s’il existe une voie légitime pour:

~atteindre notre salut

~honorer notre image de « justes parmi les justes »

~faire connaitre notre lutte

C’est bien par la force de l’expression. Il incombe à chacun (Soninké, Pular, Wolof, Bambara, Haratines, Maures) de s’y atteler. Bien des hommes sont morts et bien d’autres continuent de sacrifier leur vie pour assurer notre liberté. Nul engagement ne doit rester vain.
La marche du 13 Février 2016 ne sera certes pas la dernière mais elle pourrait compter. À noter la présence de Madame LEILA, l’épouse de Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie .

La clef de la réussite de l’événement dépendra de la sortie en masse des Mauritaniens (hommes, femmes, enfants).
Le droit ne s’octroie pas, il s’arrache !

Le Comité de soutien aux détenus d’ALEG

24-01-2016 23:38 – Boubacar Messaoud : Président du Manifeste des Harratines

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Boubacar Messaoud a été désigné président du Manifeste des droits politiques ; économiques et sociaux des Harratines. Une réunion du comité exécutif qui s’est tenue le samedi soir passé a entériné la désignation de Boubacar Messaoud à la tête du Manifeste. Le président de S.O.S esclaves succède à ce poste à feu Saïd Hamody.

Quant à Samory Ould Beye – président du Mouvement El Hor et secrétaire général de l’organisation syndicale CLTM – il a été désigné comme vice-président du Manifeste.

Rappelons que le Manifeste des Harratines a le soutien de plusieurs organisations de défense de droits de l’homme mais également d’un bon nombre de partis politiques traditionnels et de personnalités indépendantes.

SC

Copyright © 2016 Cridem

Crédit source : http://www.cridem.org

Appel : la mobilisation continue pour les détenus d’opinion d’Aleg, Rendez-vous du 13/02/2016 à Paris.

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Comité de Soutien aux Détenus d’Aleg en France : APPEL à une grande mobilisation le SAMEDI 13 Février 2016
À PARTIR DE  14 HEURES
Le Comité de Soutien aux Détenus d’Aleg en France, appelle tous les compatriotes et amis de la Mauritanie à se joindre à la manifestation qu’il organise :

le samedi 13 FEVRIER 2016  À LA  
PLACE TROCADERO – metro ligne 6, 9
A PARTIR DE : 14H

D’abord pour dire non aux détentions arbitraires des défenseurs des Droits de l’Homme Biram Dah Abeid, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), Lauréat du prix des droits de l’Homme des Nations unies 2013, et Brahim Bilal  vice-président du même mouvement, puis pour dénoncer l’esclavage, le racisme d’état et les expropriations foncières en Mauritanie.

En l’état actuel des choses, s’il existe une voie légitime pour :
atteindre notre salut 
honorer notre image de « justes parmi les justes »
faire connaitre notre lutte
C’est bien par la force de l’expression.  Il incombe à chacun (Soninké, Pular, Wolof, Bambara,  Haratines, Maures) de s’y atteler. Bien des hommes sont morts et bien d’autres continuent de sacrifier leur vie pour assurer notre liberté. Nul engagement ne doit rester vain.
La marche du 13 Février 2016 ne sera certes pas la dernière mais  elle pourrait compter. La clef de la réussite de l’événement dépendra de la sortie en masse des Mauritaniens (hommes, femmes, enfants).
Le droit ne s’octroie pas, il s’arrache !

Le Comité de soutien aux détenus d’ALEG en France

COMPTE RENDU ET BREF REPORTAGE PHOTO DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’OCVIDH CE 17 JANVIER 2016

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http://www.ocvidh.org/article.php?sid=9289&thold=0

L’assemblée générale de l’Organisation Contre des Violations de Droits Humains en Mauritanie (OCVIDH) , s’est tenue ce Dimanche 17 Janvier 2016 à la bourse du travail de Massy.

Le président DIALLO Tahirou a présenté ses meilleurs vœux 2016 à tous les adhérents présents ou absents de notre association en les exhortant à un militantisme actif et sérieux dans le cadre de notre lutte pour une vraie promotion des droits Humains en Mauritanie et partout dans le monde.

Il a eu à saluer particulièrement, les actions des camarades BA Mohamed Secrétaire Géneral Adjoint de l’OCVIDH) , BA Oumar Porte parole de l’OCVIDH et THIAM Abdoulaye le chargé de la commission de l’organisation auprès du Collectif Mauritanien de France(COMAF) durant l’année 2015.Après l’intervention du présent, les membres de son bureau ont pris tour à tour la parole pour parler du bilan de l’année et des perspectives d’avenir pour l’OCVIDH

Le porte parole a lui fait le bilan des activités et insiste sur les perspectives d’avenir , en encourageant les militants à plus de vigilance , de dynamisme et de combativité contre les violations des droits en Mauritanie et ailleurs dans le monde et tous les autres membres du bureau Ba Mohamed, Gouro Diop, Sow Aboubacar, Djimera Chiekhou ….ont tous abondé dans le même sens pour plus de sérieux des militants et de leurs contributions physiques et financières pour la réussite des objectifs fixés par l’organisation

Le president d’honneur de l’OCVIDH Mr, DIAGANA Mamadou Youssouf a fait un aperçu sur la situation générale en Mauritanie :

– Notamment l’emprisonnement arbitraire des militants des droits de l’homme abolitionnistes dont Biram ould Dah Ould Abeid et Brahim Ould Bilal Ramdhane

Les conséquences néfastes du recensement discriminatoire sur les populations et les grandes difficultés d’y faire face à une administration sourde et muette.

Les expropriations des terres et le business liè à l’immobilier par les autorités avec l’irrespect des propriétés privées

La cherté de la vie intenable par les citoyens ou les prix restent incontrôlables par un pouvoir démissionnaire etc…

Monsieur DIAGANA a profité de cette occasion pour encourager la jeunesse de l’OCVIDH dans leurs combats au quotidien et qu ‘elle sache que l’avenir est entre leurs mains. Il a exhorté la jeunesse à plus de travail , de constance et de détermination et en ne répondant jamais au racisme par le racisme et la haine par la haine car cela ne fera que le nid des extrémismes, des conflits et des désunions qui pourront compromettre le développement et l’unité nationale en Mauritanie.

Les adhérents présents ont régularisé leur cotisation annuelle pour 2016 et ceux et celles qui étaient en retard de la mise à jour de leur situation ont procédé à la régularisation de leurs cotisations.

Mr Ba Mohamed a demandé à tous les anciens et nouveaux adhérents de comprendre que les cotisations sont les seules sources de revenus et de fonctionnement des associations comme la notre s’acquitter de celles c’est donner un coup de pouce à son association et à la réalisation de ces projets.

La séance a commencè vers 15h et sa fin vers 18h15 dans une ambiance cordiale et militante

Le porte parole de l’OCVIDH

BA OUMAR

http://www.ocvidh.org

mail ocvidh001@wanadoo.fr

Crédit source : http://www.ocvidh.org

14-01-2016 11:11 – Communiqué de presse : Solidarité avec les deux journalistes interpellés par la justice

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IRA-Mauritanie – Nous avons appris, aujourd’hui le 13 Janvier 2016, que le juge d’instruction du tribunal de Nouakchott Nord a interpellé convoqué Brahim O.Khattry directeur du site “Echargh Elyoum” et El Mehdi O. Lemrabott directeur du site “El Mouchad”, leur seul motif est qu’ils ont voulu dire la vérité.

L’interpellation de ces deux éminents et compétents journalistes par la justice, démontre une fois encore que le système arbitraire, qui gouverne le pays, est loin d’être démocratique. Elle traduit aussi la volonté de l’Etat à continuer dans la violation du droit d’expression.

Face à cette situation d’injustice et de violation du droit du citoyen, IRA-Mauritanie :

– Exprime sa solidarité avec les deux journalistes,
– Dénonce la violation du droit d’expression et d’informer qui sont garanties par les lois et pactes internationaux,

– Et appelle les autorités à mettre fin à l’exercice de toute sorte de violence contre les journalistes et de les laisser tout bonnement comme il se doit, mener leurs activités.

Nouakchott le 13 Janvier 2016
La Commission Communication

Crédit source : http://www.cridem.org

Le communiqué d’IRA-Mauritanie : les événements du 11/01/2016 à Nouakchott.

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Communiqué

Ni la force aveugle, ni la répression violente ne nous arrêteront

Aucune force fût-elle aveugle, aucune répression violente ne pourront empêcher les militants d’IRA-Mauritanie de marcher, de protester, de  dénoncer l’injustice. Nous continuerons à protester contre l’incarcération de nos leaders, les présidents Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane. Si le sit in hebdomadaire est généralement toléré après plusieurs escarmouches, les marches pacifiques organisées toutes les quinzaines sont systématiquement réprimées. Le droit de manifester, pourtant garantie par la constitution, est ainsi piétiné  et bafoué par les autorités censées le protéger, au vu et au su de tout le monde.
Face à l’entêtement des autorités gouvernementales à transgresser les lois de la république, IRA-Mauritanie dénonce :
– Le harcèlement dont sont victimes ses militants qui n’ont fait que réclamer la libération de leurs leaders et la réouverture de leur visite.
– L’incarcération de 7 militants arrêtés à la suite de la manifestation pacifique de ce lundi 11 janvier et exige leur libération immédiate et sans conditions.
– L’acharnement et le zèle des autorités à isoler les vaillants combattants de la liberté.
Voici la liste des militants arrêtés ce lundi 11 janvier 2016
• Commissariat de Sebkha 1
1- Marieme Cheikh
2- Mohamed Lemine Sid Ahmed
3- Sidi Ali Cheikh
4- Laghdaf  Neama

• Commissariat de Basra 3

5- Mohamed
6- Mohamed Mahmoud
7- Abdallahi Maatalla

Nouakchott le 11 janvier 2016-01-11 La commission de communication

La sortie du Docteur Saad Louleid: un contexte et un procédé regrettables, mais un fond qui interpelle tout de même.

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J’ai eu accès récemment  à la teneur de la sortie du désormais ex porte-parole d’IRA-Mauritanie Dr Saad au cours d’une conférence de presse tenue à Nouakchott aux côtés de certains cadors du mouvement revendicatif haratine. Il est à noter que sa prise de parole publique s’est faite après sa mise à l’écart du porte parolat d’IRA lors d’une conférence de presse du vice-président Diop Amadou Tijane qui présentait le trophée Tulip décerné par le gouvernement des Pays-Bas à l’organisation abolitionniste.
Depuis sur la base de quelques échanges sur la toilo-sphère, notamment la traduction en français de l’un de ses posts par le journaliste Cheikh Aidara et partagé par le bloggeur abolitionniste Diko Hanoune, nous essayons de s’essayer à un avis désintéressé  sur son cas.

En effet, sur la forme, pour un non-initié des rouages de la mouvance abolitionniste, le surnommé Docteur paraît comme un élément clé ayant les répliques idéales qui confondent ses contradicteurs arabophones sur les médias . Fin communicant maîtrisant ses dossiers et arrêté puis emprisonné après les arrestations de Biram et ses compagnons à Rosso le 11 Novembre 2014. Il était parmi ces voix portantes d’IRA-Mauritanie , qui avaient été arrêtés à la suite des manifestations de protestation, dont Mariem Cheikh, la dame au verbe haut que nous avons rencontrée lors de son passage à Paris. Pour un sympathisant de la cause abolitionniste qui ignore les méandres internes de l’organisation, voir un homme de la trempe du docteur Saad en action ne peut être qu’un gage supplémentaire qui sert et rassure les milieux  anti-esclavagistes dans le pays. Sans être naïf, on peut supposer que dans tout mouvement politique ou associatif qu’il puisse y avoir des différentes susceptibilités en fonction de degrés d’implication, surtout IRA-MAURITANIE qui est constamment sous la pression des autorités mauritaniennes qui ne la reconnaissent toujours pas. Mais globalement, nous pensons qu’une ligne de conduite principale qui fait la particularité d’IRA qui refuse toute coloration communautariste de la VICTIME qui est Humaine avant toute référence à sa race, sa tribu, son ethnie ou son statut social.

Mais apparemment, le Docteur Saad Louleid semble avoir une autre lecture déterministe de la lutte en fonction de l’extraction sociale des engagés. Il serait victime de la féodalisation ou la tribalisation idéologique qui disqualifie et met en doute l’engagement des uns et des autres en fonction de son milieu d’origine. Alors il ne semblerait pas comprendre Biram, quand ce dernier avait initié le pèlerinage d’INAL. Le leader abolitionniste ne l’avait pas fait pour se faire accepté de milieux negro-mauritaniens hors haratines  (en l’occurrence peulh), mais parce que c’était une INJUSTICE horrible perpétrée sur des HOMMES par d’autres hommes bien connus et couverts aujourd’hui par un système étatique qui continue. Notre docteur pouvait avoir de la latitude nécessaire pour raisonner en communauté des victimes d’abord avant tout regard sous l’angle égocentrique de la TOUTE VICTIME en Moi et TOUTE LÉGITIMITÉ de la marche de l’engagement pour Moi d’abord.
Docteur doit savoir que tous les mouvements revendicatifs des milieux kowri  (negro-mauritaniens) et haratine sont tous devenus fades et inefficaces à cause de l’approche communautariste de la VICTIME et de l’Engagement . Du sur place depuis plusieurs années, cela doit interpeller, avec sa très jeune histoire de 7 ans d’existence à peine , L’IRA  ( Initiative pour la Résurgence Abolitionniste ) aura fait beaucoup de choses, fait bousculer, et conscientiser pertinemment autant voire plus que tous les précédents mouvements sur le “marché” des droits humains. L’idéal d’IRA ou même son génie a été de décommunautariser la Victime et son possible courageux défenseur. Et cela peut bousculer les sceptiques ayant les codes et les références issus de nos sociétés tribalo-ethniques qui cultivent un certain relativisme à propos des Droits Humains en interne. Un communautariste raisonne en Droits communautaires à la place des Droits Humains, et sur ce point Docteur semble suivre le chemin de tous ces leaders dits progressistes mais foncièrement ethnocentriques qui font du sur place depuis 40 ans bientôt. Ces gens que vous semblez indexer pour s’être octroyés la légitimité exclusive de ce qui s’engage par ou pour les causes kowri  (Noirs hors haratines et surtout milieu peulh), sont parmi les écueils possibles à l’idéal porté par l’IRA, et vous risquez d’être comme eux d’une autre manière .
Par ailleurs, vous écrivez que la cause haratine est utilisée pour des fins matérialistes par des gens à l’étranger  qui ignorent les souffrances haratines. Vous citez l’affaire de l’asile politique et la promotion de certains auprès des organisations internationales par le biais de L’IRA. Sur le fond, Docteur, tout amusé naïf  serait tenté d’abonder dans votre sens, alors on pourrait dire qu’il n’y a pas fumée sans feu. Mais vous auriez raté la vigilance d’IRA dans ce sens, il y’a quelques mois, un communiqué officiel de l’organisation abolitionniste mettait en garde les pays Occidentaux sur la possible utilisation abusive de son emblème par certains aventuriers pour marchander des droits et des faveurs statutaires chez eux. Là, vous aviez l’occasion en or pendant votre périple américain de soulever les problématiques liées à cette question avec les instances locales d’IRA et solutionner s’il y a problème.
De votre titre de Docteur en ..? docteur Saad , il aurait été mieux d’appliquer le principe du cheikh al-islam Ibn Taymyya consistant à  trouver un champ de réflexion entre les extrêmes en TOUT. Cela vous aurait évité de distiller une suspicion générale sur l’ensemble des engagés désintéressés qui portent et supportent la cause abolitionniste et des Droits Humains . Vous devez savoir que des diplômés ou non installés en Europe ou aux États-Unis, bien avant votre réflexe accusatoire d’une utilisation de la cause haratine comme fond  de commerce, se sont accomplis dignement, fièrement et vaillamment.
Il serait aussi question dans vos propos du cas des “esclaves negro-mauritaniens” qui doivent se libérer d’abord, et nous portons à votre connaissance que ces hommes s’activent courageusement contre la prégnance d’une société féodale. Ils sortent de plus en plus et d’une manière décomplexée contre les stigmatisations dont ils font l’objet, ils sont avec et pour les vrais abolitionnistes haratines, mais ils n’utilisent pas la cause haratine . Et d’autres engagés courageux qui ne sont pas d’extraction sociale servile, sont parmi les premiers ayant intégré l’activisme porteur d’IRA-Mauritanie. Ces derniers issus des familles féodales ont osé défier l’ordre sociétal en vigueur dans leurs communautés d’origine pour s’engager loyalement et bravement dans la mouvance abolitionniste. L’idéal de la Justice en Tout et Partout est la marque de fabrique d’IRA, ce qui est un élément fédérateur. Ce dernier perturbe les visées inavouables de tous les communautaristes zélés de tout bord, et Dieu sait qu’ils sont nombreux dans cette  Mauritanie qui tarde d’être CITOYENNE tout simplement.
La question de l’asile politique des mauritaniens, en tirant de l’autre extrémité, effectivement nous constatons que si tous ceux qui ont bénéficié de l’asile et pourront l’être dans le futur, étaient consciemment et sérieusement “politiques” , la Mauritanie aurait eu d’autres réalités politiques sensiblement meilleures qu’aujourd’hui.  Comme à l’accoutumée, certains mauritaniens font du purement “Mauritanien” en tirant profit personnel de l’asile politique de certains pays, et ils tomberont aussitôt dans l’escarcelle du pouvoir en place et ses soutiens complices issus de l’ordre tribalo-féodal. Sans doute, une certaine insouciance indigne et une inconscience politique qui aggravent l’état misérable du peuple et sapent l’émergence d’une force d’appoint pour la diaspora. Pour un candidat demandeur d’asile politique ou autre qui se respecte, on ne crie pas contre les injustices supposées vécues  individuellement ou collectivement pendant quelques mois, le temps d’un traitement administratif et disparaître dans la nature pour de bon après. Pire, certains statutaires ou ex feront le gros du bataillon qui soutient le pouvoir en place, et les premiers contradicteurs des engagés irréductibles et fidèles à leurs principes. Sur ce point, Docteur Saad Louleid, votre sortie peut interpeller certains mauritaniens de la diaspora qui aspirent à un semblant de changement de choses au pays à une période bien déterminée de leur existence militante. Docteur Saad Louleid, votre rôle aurait été d’influencer et d’impacter positivement la génération montante de la masse militante trans-communautaire, mais surtout ne pas ériger des murs invisibles entre les communautés des victimes d’un niveau à un autre. Notre crédo , c’est avoir le tabou de ne pas admettre un quelconque TABOU sur tout ce qui a trait au “Mauritanien » . C’est ainsi que nous estimons être en droit d’écrire ces lignes sur votre cas, cher Docteur.

Fraternellement.