Lettre d’IRA-Mauritanie : À Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies

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Cette lettre a pour objet de vous instruire d’un aspect des conditions des droits de l’Homme en Mauritanie, celui lié à l’esclavage et à la répression des organisations de lutte contre l’esclavage.
En 2013, votre organisation, l’ONU, a décerné à Monsieur Biram Dah Adeid le prestigieux Prix des Droits de l’Homme, prix qui distingue les « personnes ou associations qui ont accompli un travail remarquable pour protéger ou promouvoir les droits de l’homme ». Le lauréat du prix de votre organisation, Biram Dah Abeid, président de « IRA-Mauritanie », et son adjoint, Brahim Ould Bilal, croupissent en prison depuis plus de 17 mois (le 11 novembre 2014). Ces militants des droits de l’homme sont incarcérés pour avoir dénoncé, pacifiquement, les pratiques de l’esclavage en Mauritanie et particulièrement l’esclavage foncier.

Les militants de notre organisation, IRA, à l’instar de nombre d’autres organisations de défense des droits de l’homme, sont quotidiennement victimes de la répression et des exactions du gouvernement mauritanien. Pas plus tard que la semaine dernière (lundi 29 février 2016), nos militants ont été sauvagement agressés par la police mauritanienne alors qu’ils ne faisaient qu’exercer leur droit constitutionnel à manifester pacifiquement.

Monsieur le Secrétaire Général, vous rendez visite à un pays où sévit l’esclavage par ascendance, celui par lequel l’enfant naît esclave parce que sa mère est esclave alors que pour vous et votre Organisation, mais aussi pour le monde civilisé : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».
Nous vous écrivons, Monsieur le Secrétaire Général, pour vous demander d’intervenir :

1- pour demander au gouvernement mauritanien de cesser de réprimer des militants des droits de l’homme;

2- pour demander au gouvernement mauritanien de libérer le lauréat du Prix 2013 des Droits de l’Homme de l’ONU ainsi que son adjoint. Ces deux prisonniers d’opinion ont introduit un recours auprès de la Cour Suprême qui n’a jamais été programmé;

3- pour que l’esclavage soit réellement aboli en Mauritanie et pour que ses victimes que sont les Hratin bénéficient d’un programme de rattrapage économique et social soutenu;

4- pour que la loi criminalisant l’esclavage et les pratiques esclavagistes soit réellement appliquée et ses contrevenants réellement punis sans que l’administration n’interfère en leur faveur;

5- pour que l’esclavage foncier, celui par lequel les maîtres d’esclaves se transmettent, de génération en génération, des terres que les esclaves sont les seuls à mettre en friche et travailler, soit définitivement aboli. C’est en dénonçant, pacifiquement, cet esclavage, que Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal ont été arrêtés et condamnés à deux ans de prison ferme.

Vous souhaitant un bon séjour en Mauritanie, nous vous prions, Monsieur le Secrétaire Général, d’accepter l’expression de notre profond respect.

Nouakchott le 04 mars 2016

Au nom Bureau Exécutif d’IRA-Mauritanie
La Commission de Communication

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06-03-2016 15:10 – Mauritanie: ce 6 mars, première journée nationale de lutte contre l’esclavage

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RFI – En Mauritanie, le gouvernement a adopté un projet de décret pour faire du 6 mars de chaque année une journée nationale de lutte contre l’esclavage. C’est pour contribuer à éradiquer une pratique qui persiste malgré son abolition depuis une trentaine d’année. Cette journée sera observée pour la première fois, ce dimanche 6 mars.

Cette date a été retenue car elle correspond à l’adoption, il y a deux ans, par la Mauritanie, d’une feuille de route pour l’éradication de l’esclavage. Pour Iradiha Abdelwadoud, présidente de la Commission nationale des droits de l’homme, il faut en finir avec ce phénomène.

« Cette journée démontre réellement la volonté politique du gouvernement mauritanien, de la Mauritanie toute entière d’éradiquer définitivement ce fléau qui n’a plus de raison d’être aujourd’hui.

Cela participe aussi de cette volonté de la part des pouvoirs publics et des organisations des sociétés civiles mais aussi des partenaires d’aider la Mauritanie à tourner la page définitivement », a-t-elle déclaré à RFI.

Mais pour certaines organisations de la société civile, ce n’est qu’un effet d’annonce. La solution serait plutôt de punir les esclavagistes.

« Les autorités mauritaniennes nous ont habitués à cette politique de fuite en avant. Tous les rapports des spécialistes des Nations unies et des défenseurs des droits de l’homme insistent sur la persistance des pratiques esclavagistes en Mauritanie », a, pour sa part, déclaré Bala Touré, secrétaire aux Relations extérieures de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste.

Depuis 2015 en Mauritanie, une loi fait de cette pratique un crime contre l’humanité qui est passible de 20 ans de prison.

Source crédit : http://www.cridem.org

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01-03-2016 07:45 – Les autorités répriment une marche pacifique d’IRA-Mauritanie à Nouakchott

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IRA-Mauritanie – Les autorités ont une fois de plus sévi aujourd’hui contre les militantes et militants d’IRA-Mauritanie.

N’ayant fait qu’user de leur droit à manifester ; ils ont pourtant été violemment réprimés et plusieurs d’entre eux, Abdallahi Abou Diop, Bounas Hmeyda, Leila Ahmed (épouse du président Biram Dah Abeid) Coumba Ndaw, Mohamed Lehbouss et Mahmoud Malick, gravement blessés, ont été admis aux urgences de l’hôpital de Nouakchott.

En effet, IRA-Mauritanie, comme à l’accoutumée, a organisé ce lundi 29 février une marche réclamant la libération de leurs présidents Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane injustement incarcérés depuis plus de 15 mois.

Les autorités ont été fortement irritées par la grande mobilisation des militants qui ont ainsi tenu à exprimer leur attachement aux leaders emprisonnés et leur rejet des manipulations orchestrées par le système.

Reportage en images

Nouakchott, le 29/2/2016

La commission de communication

Crédit source : http://www.cridem.org

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L’onction tribalo-ethnique est un poison contre l’ordre étatique juste.

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Salah Ould Henana, l’un des cavaliers du changement qui avaient fait trembler le régime d’Ould Taya en certaine nuit du 8 juin 2003. Lors cette tentative de coup d’état, 9 militaires et 6 civils seraient morts. Il est à noter la mort du chef d’état major de l’époque Ould Ndiayane. On se rappelle de la sortie télévisuelle du colonel Ould Taya qui accusait le bataillon de blindes avec son fameux « dababat-dababat ». Cet ancien déserteur et putschiste s’est recyclé dans la vie politique en devenant chef de parti, après l’éloignement amical d’Ould Taya par ses amis . Ould Hanane symbolise cette Mauritanie où les citoyens ne se valent pas , et que les forces tribales et communautaires peuvent garantir une assurance sécuritaire à leurs membres en dépit de la LOI du pays. Les références tribales priment sur le régime étatique, ce dernier est utilisé pour écraser et museler ceux qui aspirent à l’application stricte des LOIS. Salah Ould Henana ancien conspirateur contre l’Etat avec mort d’hommes , lui comme d’autres personnes ayant perpétré un pogrom anti Noir dans l’armée mauritanienne, n’a jamais connu la rigueur de la Loi à la hauteur de ses forfaits connus de tous. Paradoxalement, aujourd’hui deux leaders anti-esclavagistes et abolitionnistes d’IRA-Mauritanie (Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal Ramdhane) croupissent en prison depuis bientôt 2 ans; leur tort est d’avoir dénoncé pacifiquement l’ordre esclavagiste sur le foncier dans certaines localités du Sud Mauritanien. Au nom de la TRIBU, les tueurs sont dédouanés et acceptés dans la Nation avec les honneurs, et d’autres sans appui tribal en comptant sur les lois de l’État, subissent l’instrumentalisation de la Justice en étant réduits au silence.

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26-02-2015 07:00 – Aziz libère Biram et ses compagnons : Une injustice ne justifie pas une autre

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Kafer Naum – Aziz, il faut libérer Biram et ses compagnons dans les plus brefs délais. Par quelle justice veux-tu sanctionner un activiste des droits de l’homme, alors que tu aurais dû la subir depuis bien longtemps, toi activiste des coups d’Etat.

T’étant opposé au décret du Président de la République te limogeant et l’ayant destitué par la force sais-tu ce que le Procureur général aurait pu invoquer contre toi ? Les dispositions suivantes du code pénal mauritanien: ART. 182.

– Tout fonctionnaire public, agent ou préposé du gouvernement, de quelque état et grade qu’il soit, qui aura requis ou ordonné, fait requérir l’action ou l’emploi de la force publique contre l’exécution d’une loi ou contre la perception d’une contribution légale, ou contre l’exécution soit d’une ordonnance ou d’un mandat de justice, soit de tout autre ordre émané de l’autorité légitime, sera puni de la réclusion.

ART. 183. – Si cette réquisition ou cet ordre ont été suivis de leur effet, la peine sera le maximum de la réclusion.

ART. 189. – Tout fonctionnaire public révoqué, destitué, suspendu ou interdit légalement qui, après en avoir eu connaissance officielle, aura continué l’exercice de ses fonctions, ou qui, étant électif ou temporaire, les aura exercées après avoir été remplacé, sera puni d’un emprisonnement de six mois au moins et de deux ans au plus, et d’une amende de 5.000 à 40.000 UM.

Il sera interdit de l’exercice de toute fonction publique, pour cinq ans au moins et pour dix ans au plus à compter du jour où il aura subi sa peine, le tout sans préjudice de plus fortes peines portées contre les officiers ou les commandants militaires par l’article 87 du présent code.

Et voici les articles 87 et suivants qui te sont applicables :

ART. 87. – Ceux qui, sans droit ou motif légitime, auront pris un commandement militaire quelconque, ceux qui, contre l’avis du gouvernement, auront retenu un tel commandement, les commandants qui auront tenu leur armée ou troupe rassemblée après que le licenciement ou la séparation en auront été ordonnés seront punis des travaux forcés à perpétuité.

ART. 88. – Lorsque l’une des infractions prévues aux articles 83, 85, 86 et 87 aura été exécutée ou simplement tentée avec usage d’armes, la peine sera la mort. A ces dispositions s’ajoutent celles prévues par le code militaire pour la trahison, la rébellion et la prise des armes contre les autorités de commandement.

Alors Biram, pacifiste et défenseurs de ses droits est-il plus coupable que toi ? Toi, qui en Mauritanie occupe par la force les hautes fonctions de l’Etat et qui jette les citoyens en prison ?

Aziz, il faut libérer Biram, avant que ne se retourne contre toi, les affres de l’injustice qui se crée autour de toi. La permanence des dispositions du code pénal survit souvent aux régimes éphémères. Ceux qui sont en prison valent mieux que ceux qui t’applaudissent.

II y a une année lumière d’humanité entre ceux-là et ceux qui, dussent-ils croupir en prison, te disent :

– لا تسقني ماء الحياة بذلة**** بل فاسقني بالعز كأس الحنظل

ماء الحياة بذلة كجهنم **** وجهنـم بالعـز أطيـب منـزل

Toi, te croyant au-dessus des lois, tu veux punir les autres alors que tu aurais dû commencer par toi-même. Le peuple mauritanien plie sous la misère et tu entretiens un régime d’injustice.

لا تنه عن خلقٍ وتأتي مثله … عارٌ عليك إذا فعلت عظيم

Aziz, libère Biram et ses compagnons.

Pr ELY Mustapha

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24-02-2016 21:00 – Amnesty International – Rapport 2015/2016 : Mauritanie

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Amnesty International – Trois militants anti-esclavagistes ont été emprisonnés et un blogueur a été condamné à mort pour apostasie, alors que les droits à la liberté d’expression et de réunion faisaient l’objet de nouvelles restrictions ; ces droits ont été encore plus menacés par une nouvelle loi sur les associations issues de la société civile.

Les conditions de détention restaient éprouvantes. Le recours à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements était généralisé et favorisé par la garde à vue prolongée autorisée par la législation antiterroriste. De nouvelles lois ont défini la torture et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité et renforcé les mesures en vue de les combattre.

Contexte

En novembre, la situation des droits humains en Mauritanie a été examinée dans le cadre de l’Examen périodique universel de l’ONU1. Le pays a accepté plus de 136 recommandations, dont la création d’un mécanisme national de lutte contre la torture. Il en a rejeté 58, notamment celles concernant l’abolition de la peine de mort et la suppression du crime d’apostasie de sa législation.

LIBERTÉ D’EXPRESSION, DE RÉUNION ET D’ASSOCIATION

Des restrictions ont été imposées aux droits à la liberté d’expression et de réunion, ce qui a entraîné la détention de prisonniers d’opinion. En décembre 2014, Mohamed Mkhaïtir, un blogueur qui était en détention provisoire depuis près d’un an, a été condamné à mort pour apostasie par le tribunal de Nouadhibou, dans le nord-ouest du pays.

Il avait écrit un billet de blog critiquant l’utilisation de la religion pour marginaliser certains groupes sociaux. Il se trouvait toujours en détention à la fin de l’année2.

En janvier, le tribunal de Rosso, dans le sud de la Mauritanie, a condamné Brahim Bilal Ramdane, Djiby Sow et Biram Dah Abeid, ancien candidat à l’élection présidentielle et président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) en Mauritanie, à des peines de deux ans d’emprisonnement pour appartenance à une organisation non reconnue, participation à une réunion non autorisée et violences à l’encontre d’agents des forces de sécurité.

Ces trois militants avaient été arrêtés en novembre 2014 avec d’autres manifestants alors qu’ils faisaient campagne contre l’esclavagisme et sensibilisaient la population locale aux droits à la terre des descendants d’esclaves. Leurs condamnations ont été confirmées en août 2015 par la cour d’appel d’Aleg3.

En août, le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association a appelé l’Assemblée nationale à rejeter un projet de loi relatif aux associations de la société civile qui avait été approuvé, sans consultation publique, par le Conseil des ministres.

En novembre, Oumar Ould Beibacar, colonel à la retraite, a été arrêté dans la capitale, Nouakchott, lors d’un meeting politique au cours duquel il avait parlé des exécutions extrajudiciaires de militaires dans les années 1990. Détenu dans les locaux de la Direction de la sûreté nationale, à Nouakchott, il a été libéré six jours plus tard mais maintenu sous contrôle judiciaire.

TORTURE ET AUTRES MAUVAIS

Des prisonniers soupçonnés d’appartenir à Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et au groupe armé État islamique (EI), ainsi que des femmes et des enfants, ont été torturés et autrement maltraités. Ces méthodes visaient le plus souvent à obtenir des « aveux », mais aussi à punir et humilier des suspects.

Le recours à la torture et aux mauvais traitements était favorisé par la Loi antiterroriste de 2010, qui permettait de maintenir en garde à vue, pendant une période pouvant aller jusqu’à 45 jours, les personnes soupçonnées d’actes de terrorisme.

Cette limite était régulièrement dépassée ; dans un cas la garde à vue a même duré plus d’un an. Un détenu de la prison civile de Nouakchott, arrêté en avril 2015 et accusé d’appartenance à l’EI, aurait été torturé pendant sa détention provisoire. Il s’est plaint d’avoir eu les yeux bandés et les mains attachées par des menottes et d’avoir été frappé à coups de poing et de matraque.

Il affirme avoir été contraint de signer des « aveux » au bout de sept jours. Cet homme a dénoncé ces actes de torture lors d’une audience en juin 2015, mais les juges n’en ont pas tenu compte et l’ont déclaré coupable. Aucune enquête n’a été menée sur ses allégations de torture.

Une femme aurait été torturée durant sa détention provisoire. Elle a affirmé que des gardiens lui avaient arraché ses vêtements et l’avaient giflée pour la contraindre à faire des « aveux ».

Après son procès, elle a été extraite de la prison et emmenée dans un poste de police, où elle a de nouveau été battue. Les autorités pénitentiaires, constatant la présence d’ecchymoses sur son corps, ont signalé les faits au procureur. Des mineurs ont également été battus en garde à vue et en prison, où ils partageaient la même cour que les adultes. L’un d’entre eux a affirmé qu’on l’avait menotté et frappé pendant quatre jours pour le contraindre à « avouer ».
Parmi les autres méthodes signalées figuraient les coups assénés avec un câble, la suspension au plafond et l’eau versée dans les narines. Des détenus du centre de détention de Salah Eddin ont affirmé qu’ils n’étaient jamais autorisés à faire de l’exercice dans la cour et qu’on leur donnait de l’eau sale, ce qui avait rendu malades certains d’entre eux.

En août, de nouvelles lois ont défini la torture comme un crime contre l’humanité, prohibé la détention secrète et créé un organisme national habilité à inspecter à tout moment les centres de détention.

DISPARITIONS FORCÉES

Khadim Ould Semen, Mohamed Ould Cbih et Mohamed Khaled Ould Ahmed, trois détenus condamnés à mort pour une fusillade survenue à Tourine, ont été victimes de disparition forcée en février. Ils avaient participé à un sit-in organisé dans la prison pour protester contre le fait qu’un détenu n’avait pas été remis en liberté à la date prévue.

Les autorités pénitentiaires ont affirmé que ce mouvement de protestation s’était accompagné de violences. Les gardiens ont tiré des grenades lacrymogènes et frappé les prisonniers à coups de matraque avant d’emmener les trois hommes, dont on est sans nouvelles depuis.

Le ministre de la Justice a déclaré, en juillet, qu’il n’était pas en mesure d’indiquer leur lieu de détention et qu’une délégation serait autorisée à leur rendre visite en octobre, après l’adoption de la Loi sur la torture. Ces trois hommes restaient victimes de disparition forcée à la fin de l’année.

Les autorités n’ont toujours pas ouvert d’enquête sur le cas de 14 hommes condamnés pour des faits liés au terrorisme et qui avaient fait l’objet de disparition forcée en 2011.

Ils ont été détenus dans des conditions éprouvantes au centre de détention de Salah Eddin, où l’un d’entre eux est mort en mai 2014. Les 13 autres ont été transférés dans la prison centrale de Nouakchott en mai et en juillet 2014.

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23-02-2016 18:45 – Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) : Vers un “IRA 1” et un “IRA 2” ?

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L’Authentique – On s’acheminerait vers la décapitation de IRA en isolant Birame Dah Abeid pour le remplacer par son vice-président et compagnon actuel de cellule, Brahim Bilal Ramadan. C’est ce que Dr.Saad Ould Louleid, ancien porte-parole du mouvement, accusé d’avoir été enrôlé par le pouvoir, a révélé lors de la conférence de presse qu’il a animée hier, à l’hôtel Chinguitty Palace à Nouakchott.

Dr.Saad Ould Louleid, ancien porte-parole du mouvement IRA, récemment exclu du mouvement, a animé dimanche à l’hôtel Chinguitty Palace, une conférence de presse dont le point essentiel était la mise sur pied d’un nouveau directoire d’IRA.

La démarche consiste dans le choix porté sur Brahim Bilal Ramadan, vice-président du mouvement et compagnon actuel de Birame Dah Abeid avec qui il partage la cellule. En fait, la démarche entreprise viserait à créer une dissension entre les deux hommes.

Le plan serait d’autant plus bien ficelé, selon les fidèles du mouvement IRA, que la conférence de presse animée par Dr.Saad Ould Louleid a connue une affluence massive de tous les anciens dissidents du mouvement. D’ex-leaders membres du bureau exécutifs d’IRA ont pris part à la conférence de presse.

Ce qui prouve, selon certains membres d’IRA, que le Système serait derrière cette initiative. « Toutes les taupes que l’Etat avait réussies ces dernières années à soutirer à IRA, par des promesses de nomination et autres avantages, ont été apparemment sommées de se joindre à Dr.Saad Ould Louleid pour porter une estocade définitive à notre organisation » a affirmé un membre du directoire.

Ainsi, l’IRA-BIS comprendrait dans son directoire, en plus du Dr.Saad Ould Louleïd, l’ancien ministre Mohamed Ould Moine et d’autres anciennes personnalités du mouvement qui « ont tous émigré vers le clan du pouvoir », selon toujours, des membres de IRA fidèles à Biram qui soutiennent mordicus que « Birame restera toujours incontournable ».

Pour le moment, Brahim Bilal Ramadan du fond de sa cellule à la prison civile de Nouakchott n’a pas encore réagi. Un scénario évoqué n’écarte pas la possibilité que l’homme fasse amende honorable en regagnant le clan du pouvoir.

Selon Hamady Lahbouss, chargé de communication du mouvement IRA, « la ligne pour nous est claire. Ceux qui veulent rejoindre Dr.Saad, donc le régime de Mohamed Abdel Aziz, sont libres de le faire. Nous ne retenons personne.

IRA continuera son combat avec ceux qui partagent ses idéaux ». Selon Hamady, il est clair que la main de l’Etat est derrière la conférence de Saad. « la fait que Saad ait obtenu une autorisation de se produire dans un hôtel au moment où les partis du FNDU sont interdits d’organiser la moindre activité dans les hôtels – ou du moins, sont soumis à des grandes contraints pour réussir à se produire-, prouve amplement que le régime en place est derrière lui ».

Les observateurs notent que jamais organisation ou mouvement n’a été aussi combattu ces dernières années que le mouvement IRA. « Cela prouve en tout cas que personne ne peut nous accuser de marchandages ni de mercantilisme, sinon on aurait vendu nos convictions à un système rompu à l’achat des consciences » conclut Hamady.

Cheikh Aïdara

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22-02-2016 06:18 – IRA-Mauritanie : Communiqué

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IRA-Mauritanie – Bruxelles: EEAS « European External Action Service » , Service Européen des affaires Etrangères, reçoit une pétition pour la libérations de Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane.

Nous avons appris de sources bien informées que le bureau de la haute représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et sociales, Mme Frederica Mogherini, confirme la réception de la pétition signée par 55 députés européens et 13 000 activistes sur les réseaux sociaux d’internet, qui demandait la libération de Biram Dah Abied et Brahim Bilal Ramdhane.

Dans sa réponse à UNPO qui a initié cette pétition elle déclare entre autres « je vous remercie et vous rassure de l’attention qu’accorde l’union Européenne à ce cas et au travail des défenseurs des droits de l’homme en Mauritanie,.. » « …… en particulier notre délégation à Bruxelles suit avec une grande attention le cas de Biram Dah Abeid…… », « Ce cas est couramment traité par les comités du parlement européen,….. ».

« .. Lors de la dernière discussion à Genève sur la convention ILO 29 l’union européenne a exposé son mécontentement de la maniéré avec laquelle la Mauritanie traite ce sujet, objet de son propre engagement sous les traités de Cotonou,… », « …Le sujet de l’esclavage en Mauritanie a été évoqué par l’union Européenne lors de dernier l’examen périodique universel de la Mauritanie… »,

« ….. Le combat contre l’esclavage en Mauritanie reste une priorité de l’union Européenne… », « …. La politique de développement européenne reste liée et guidée par la conviction que l’esclavage et ses séquelles doivent être activement adressées par la Mauritanie pour y trouver des solutions multidimensionnelles basées sur le respect des droits de l’homme et l’émancipation psychologique des victimes de l’esclavage ».

« ..Notre département EEAS est toujours prêt à accueillir les représentants de IRA et tous les activistes de défense des droits de l’homme, et ce à chaque moment de nécessité… ».

Bruxelles, le 20/02/2016

IRA – Europe

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IRA, sans fusils ni chars mais craint plus que tous les chefs militaires du pays…!!!

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Toutes les tentatives de scission et de décapitation orchestrées contre le mouvement IRA par les services de l’ordre étatique, échouent et renforcent son aura à l’intérieur comme à l’extérieur.

Si les manoeuvres de sabotage de Saad Louleid exclu récemment, se confirmaient à l’endroit d’IRA-Mauritanie, cet article en lien dans lequel nous avions exprimé certaines craintes, prendrait tout son sens aujourd’hui. Notre fameux Dr Saad Louleid semble avoir pris le chemin classique de la  normalisation par la communautarisation de l’engagement. Ce monsieur, s’il était d’extraction sociale servile, a subi la tribalisation idéologique de ses anciens maîtres qui lui ont défini les balises de sa liberté. Il ne défend pas une cause stricto haratine contre ceux qu’il appelle les kowri, mais il paraît choisir son engagement sous un certain patronage admis par l’ordre tribalo-féodal. L’avenir nous dira qu’il n’était pas contre toutes les injustices en Mauritanie, mais plutôt pour un engagement élitiste haratine au sein du giron beidano-beidane . Par ce fait, il est toujours dans le porte-bébé de sa tribu des maîtres qui légitimerait  son arabité. Il n’a pas compris que si L’IRA-Mauritanie a eu du succès par le langage de Vérité sans compromissions, c’est parce que les dirigeants fidèles du mouvement ont su se défaire de la prégnance de leurs références tribales et ethniques. Depuis toujours aucune tribu ou ethnie quelconque n’a eu la volonté d’aider ou de réformer la condition de leurs franges sociales victimes . Notre docteur finira dans l’escarcelle d’une dissidence pour une plus value de sa tribu d’origine de la part de l’ordre étatique. Le VRAI engagement trans-communautaire sera laissé aux BRAVES qui ne reconnaissent que des VICTIMES D’ABORD en dehors de tout déterminisme tribal et communautaire. L’esclave difficilement libérable est celui qui se définit selon les références et les balises concoctées par l’ordre dominant.

https://soninkideesjose.wordpress.com/2016/01/10/la-sortie-du-docteur-saad-louleid-un-contexte-et-un-procede-regrettables-mais-un-fond-qui-interpelle-tout-de-meme/

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19-02-2016 06:18 – Communiqué de presse : Poursuite de la lutte contre l’esclavage foncier

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IRA-Mauritanie – Le Bureau Exécutif (BE) d’IRA – Mauritanie se réjouit de la déclaration conjointe faite le 11 février 2016 par les Président Biram Dah Abeid et Brahim Bila Ramdhan, depuis leur prison appelant les militants et sympathisants à continuer la mobilisation et le militantisme actif et pacifique contre le système raciste et esclavagiste qui règne en Mauritanie.

En réponse à l’appel des leaders de notre organisation, le Bureau Exécutif a pris la décision lors de sa réunion du 15 février dernier de poser encore un jalon dans la lutte contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières dont sont victimes les hratin et les communautés négro mauritaniennes.

A cet effet, le BE a mis en place un Comité d’organisation d’une caravane contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières. Le comité a présenté au BE une ébauche de plan qui donne un projet d’itinéraire de la caravane qui partira de Sélibaby et passera par Mbout, Brakéol, Lexeiba I, Kaédi pour finir à Boghé.

Ces zones sont choisies du fait du nombre important des victimes de l’esclavage foncier et des expropriations qu’elles comptent. Le dernier cas d’esclavage foncier est illustré par la détention depuis plus d’un mois à la prison de Kiffa de Oumery Ould Maouloud et de Sidi Ahmed Ould Mahmoud Ould Mballa, paisibles habitants de Boulahrath qui ont eut le seul tord de s’être opposés à l’expropriation de leurs terres qu’ils cultivent et que leurs ancêtres travaillaient.

IRA – Mauritanie, fermement engagée contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières :

– Dénonce l’injustice dont sont victimes Oumery Ould Maouloud et de Sidi Ahmed Ould Mahmoud Ould Mballa et exige leur libération immédiate et sans conditions,

– Appelle les militants et sympathisants à se mobiliser pour la réussite de la caravane annoncée,

– Invite les organisations de Droits humains, ainsi les partis politiques à prendre part à la caravane,

– Et met en garde les autorités contre toute tentative de répression et de sabotage contre la caravane annoncée.

Fait à Nouakchott, le 18 février 2016
La commission de communication

Crédit source : http://www.cridem.org

La vidéo de la conférence de presse tenue hier 18/02/2016 par les responsables d’IRA-Mauritanie :
https://m.facebook.com/groups/1568553366727286?view=permalink&id=1674168092832479

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