28-03-2016 16:33 – Guidimakha/Quatre communes font leurs déclarations publiques d’abandon de MGF à Gouraye

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Essirage – L’excision ou mutilation génitale féminine (MGF) est l’une des formes de violations et d’atteintes aux droits humains qui ruine la santé et le bien-être d’environ de 3 millions de filles chaque année dans le monde

Cette pratique concentrée au moyen orient et dans plusieurs pays d’Afrique rend plus de 70% des femmes victimes en Mauritanie en les faisant subir une forme quelconque.

La localité de Gouraye a été choisie en ce dimanche 27 Mars 2016 pour abriter les festivités marquant les déclarations publiques d’abandon de cette pratique néfaste après deux ans d’intenses activités de sensibilisation menées par l’ONG Actions ,un des partenaires de l’Unicef, du FNUAP et du MASEF dans la région du Guidimakha.

C’est dans ce cadre donc que l’hôtel de ville de Gouraye a servi de cadre aux travaux consacrés à cette déclaration publique marquée par la présence des autorités administratives, des partenaires de l’ONG ACTIONS.

Prenant la parole le chef d’arrondissement de Gouraye a souligné les efforts du gouvernement en matière de protection des couches vulnérables dont les femmes et les petits enfants pour dire que les MGF sont des formes d’atteintes aux droits des femmes et qu’il est de la responsabilité de tous de les combattre.

Dans son mot de bienvenue et de remerciement à l’ONG action et partenaires que sont les acteurs nationaux et internationaux pour le choix de sa commune, Madame Hadji Ba la Maire a souligné la nécessité de mobilisation et de sensibilisation contre cette pratique aux conséquences nuisibles Après ce fut le tour de l’iman de la localité de Gouraye de prendre la parole pour dire que rien ne justifie sur plan religieux l’existence de cette pratique dans nos sociétés. Et de dire il est de la responsabilité de tout le monde de travailler pour éradiquer cette injustice dont souffrent les femmes.

Prenant la parole au nom de l’ONG Actions, grâce a qui cette journée de déclarations est rendue possible, Yakarou soumaré a remercié les populations pour leur mobilisation et les partenaires pour leurs soutiens aux activités visant à endiguer ce phénomène.

Au représentant de l’Unicef parlant au nom des partenaires de souligner que cette pratique est source de complications urinaires, menstruelles et obstétricales et cause d’hémorragies, infections et décès. Et d’ajouter que son organisation salue les efforts du Gouvernement et autres partenaires avant de réitérer le soutien de son organisation aux différents acteurs.

Au nom du MASEF, un des conseillers du ministère a remercié les populations de la commune à la frontière avec le Sénégal et celles qui se sont mobilisées pour prendre part à cette déclaration. En fin des jeunes et d’exciseuses se sont succédé pour déclarer l’abandon de MGF au nom des communautés de Boully, Gouraye, Daffort et Lahraj.

En un mot ACTIONS et partenaires mènent un combat sans merci contre les MGF au Guidimakha.

Amadou Bocar Ba/Gaynaako

Source crédit : http://www.cridem.org

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26-03-2016 07:45 – Rencontre | Alassane dia de TPMN, entre cohérence et conviction

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Dia Alassane le leader de Touche pas à ma nationalité –TPMN- est un homme au verbe haut et courtois. Cet universitaire, fils de Djèol, est l’une de ces têtes bien faites mais qui la gardent malgré tout sur les épaules.

Cridem a rencontré cet intellectuel profondément républicain, ce travailleur de l’ombre qui dans un calme placide œuvre pour l’avènement d’une Mauritanie une et plurielle, juste et égalitaire. L’efficacité dans la discrétion, Dia est en cohérence avec ses convictions.

Son CV, on ne peut plus élogieux, témoigne de l’épaisseur de l’homme. Ayant obtenu une maîtrise en langue et littérature françaises de l’Université de Nouakchott en 1994, avec rang de major de sa promotion, il bénéficiera d’une bourse de troisième cycle pour poursuivre ses études en Tunisie.

Il restera une quinzaine d’années dans ce pays, devenu son pays d’adoption, dans lequel il décrochera son DEA de linguistique et entamera une carrière d’enseignant chercheur à l’Université de Manouba.

Entre temps la navette entre Tunis où il enseignait, et Strasbourg où il était inscrit sera sanctionnée, en 2007, par une thèse en sciences du langage avec mention très honorable et félicitations du jury. Il décide de rentrer en Mauritanie en 2009 pour mettre ses compétences au service de son pays.

Ce bienpensant qui a aussi joué les pisse-copies dans bien des journaux mauritaniens, pendant qu’il était étudiant à l’Université de Nouakchott, ne pouvait que ramer à contre-courant avec les disparités, pour ne pas dire les inégalités criantes, résultats de privilèges indus liés à l’appartenance raciale, ethnique, tribale ou autres, qui sévissent dans le pays.

Si nul ne peut échapper à son destin, Alassane Dia en est la preuve par mille de par son engagement politique précoce dans le combat pour l’égalité de tous les Mauritaniens, seul gage, à ses yeux, pour le renforcement du sentiment d’appartenance à une même nation.

En effet, suite aux années de braise de l’Histoire nationale et à moult remous, la cohabitation entre noirs et arabes devenait de plus en plus exacerbée, plongeant le pays au cœur d’un tourbillon. Face au manque de volonté patent de l’Etat mauritanien à prendre à bras le corps ces problèmes qui minent la paix sociale et menacent jusqu’à l’existence même du pays, il fallait trouver la parade.

C’est de là que des mouvements ont vu le jour « à l’image de conscience citoyenne, de l’imej, de Kawtal, et de l’Ira qui formeront, dans un premier temps, le FLERE (Front de Lutte contre l’Esclavage, le Racisme et l’Exclusion) convaincus que seule l’union peut servir de barricade face au système raciste et esclavagiste qui gouverne la Mauritanie » souligne le coordonnateur de TPMN.

En décidant de flirter avec la politique Dia, savait qu’il posait les pieds sur un terrain glissant où tous les coups sont permis. « Mais comme c’est le prix à payer pour réaliser notre ambition de travailler à l’amélioration des conditions de vie de nos frères et sœurs, il nous fallait finalement franchir ce pas » note-t-il.

Le mouvement qu’il dirige, comme tous les autres avec lesquels il a cheminé, « n’a pas de récépissé, comme si l’idéal à atteindre par tous les mauritaniens n’était pas le même » s’est questionné Alassane Dia.

Sur la question des deux tendances de TPMN, loin de se draper du manteau du héros devant les médias pour solder un compte, il fera comprendre que « celui qui roule pour Aziz, et qui prétend parler au nom de Touche pas à ma nationalité, s’est dévoilé de lui-même et ne trompe plus personne».
Militant dans l’âme pour les droits de l’homme, tous les droits, convaincu et cohérent avec lui même, Dia ne manque pas de dénoncer toutes les injustices d’om qu’elles viennent.

Il fustige ainsi le féodalisme cultivé et entretenu dans toutes les composantes nationales qui reste un frein pour l’épanouissement des Mauritaniens et des communautés négro-africaines en particulier. La caste pervertit le lien social et crée entre les gens un climat délétère et une dangereuse chaine de permissivité.

ADN

Copyright © 2016 Cridem

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Conférence de presse IRA : EPU, l’appel devant la Cour Suprême et autres choses…

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Conférence de presse IRA-Mauritanie aujourd’hui mardi 22 mars 2016, au domicile de Birame Dah Abeid, au P.K 10 à Riadh, après que les hôtels et autres places publiques, par peur de représailles, selon ses militants, leur aient fermé leurs portes. Balla Touré et Abidine Ould Maatalla ont abordé quatre points.
Premier point, les résultats de l’EPU 2016 de la Mauritanie devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève le 16 mars 2016. Selon les intervenants, l’Etat mauritanien a enregistré une cuisante défaite lors de l’Examen périodique universel après avoir échoué à empêcher que 200 recommandations soient intégrées dans la liste débattue lors de la session de novembre 2015 et de n’avoir pas pu empêcher lors de la présence session à empêcher que 56 recommandations «très dérangeantes soient incluses dans la liste et ce, après plus de 2 semaines de négociations avec les Etats membres ». Les 56 questions, selon la note diffusée en marge de la conférence de presse, «ne peuvent plus être rejetées, elles restent sur la table et serons suivies par les pays qui les ont adressées et ce, jusqu’à ce que la Mauritanie les satisfasse ». même au-delà des prochaines années.
Ils ont ensuite relevé les inquiétudes formulées par le Rapporteur spécial par rapport au maintien en détention des deux leaders, Birame Dah Abeid et Brahim Bilal Ramadan ainsi que par rapport à l’approbation d’un projet de loi sur les associations, contraires selon lui au droit international.

Deuxième point : la rencontre entre Ban Ki-Moon et Mohamed Abdel Aziz durant la visite du Secrétaire général de l’ONU en Mauritanie, visite durant laquelle il aurait exprimé, selon les intervenants, son incompréhension face à la non reconnaissance d’IRA, qui jouirait d’une reconnaissance internationale et de l’ONU. Il aurait aussi exprimé à Mohamed Abdel Aziz son mécontentement face au maintien arbitraire des leaders du mouvement en prison. Cette entrevue aurait été rapportée dans le compte-rendu officiel de Ban Ki-Moon après sa tournée en Mauritanie et au Sahara.

Troisième point : le dossier d’appel à cassation des leaders d’IRA devant la Cour Suprême. Selon Balla Touré, le dossier est fin prêt et pourrait passer incessamment en audience.
Quatrième point : le cas de Lemrabott Ould Mahmoud, cadre du mouvement IRA membre de la Coordination régionale de Nouadhibou. Sa voiture, qu’il avait mise à la disposition d’IRA pour ses courses, a été brûlé la nuit par des inconnus. Sa maison a même failli prendre feu et ce serait avec miracle que sa famille a été sauvée des flammes, selon Abidine. La police qui aurait un soi-transmis du Parquet de la République après la plainte déposée par l’intéressé aurait refusé, selon Balla Touré, d’ouvrir une enquête sur l’incident.
Ce qui fera dire à Abidine qu’après sa casquette d’Etat esclavagiste et raciste, la Mauritanie vient de se dote d’une autre casquette, celle d’un état terroriste.

Source crédit : aidara.unblog.fr

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17-03-2016 16:30 – Hamady Lehbouss, conseiller du président d’IRA, dans une interview exclusive : « Malgré la séquestration honteuse et arbitraire de nos dirigeants, nous continuons à poursuivre nos objectifs, à lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes »

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Le Calame : Votre organisation
connaît, depuis quelques temps, une forte crise dont le départ de Saad ould Louleïd serait une des principales manifestations. Qu’est-ce qui a pu réellement motiver ce divorce et quelles en sont les motifs ?

Hamady Lehbouss : Une forte crise ? Je n’ai pas la même appréciation que vous. IRA-Mauritanie est une organisation bâtie sur des principes conformes aux valeurs universelles de droit et de justice, garantes de la dignité humaine.

Notre ex-camarade auquel vous faites allusion tenait, depuis quelques temps, un discours contraire à ces valeurs. Ayant ainsi rompu notre serment, il ne pouvait plus faire partie de notre organisation. C’est aussi simple que cela. Il a été exclu selon les règles prévues par notre règlement intérieur.

– Dans ses dernières interventions, Saad a accusé le président Biram d’utiliser IRA pour des ambitions personnelles. Que répondez-vous à ces graves accusations ?

– Très vieille antienne qui nous a été servie un grand nombre de fois. D’autres avant lui ont essayé de nuire à IRA-Mauritanie, en s’attaquant au président Biram Dah Abeid : vous êtes témoins, comme tous les observateurs, de leur échec lamentable.

Notre organisation a un mode de fonctionnement démocratique, ses instances nationales et locales, à l’intérieur du pays comme à l’étranger, fonctionnent efficacement. Nous réussissons à abattre, sans aucune subvention, un travail colossal que des formations politiques ou de la société civile dotées d’importants moyens ne peuvent réaliser. Notre démocratie en interne est la base de notre réussite.

– Après seize mois d’emprisonnement de ses deux premiers responsables (Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhan), comment fonctionne l’organisation ?

– Comme vous avez pu le constater sur le terrain, nous nous portons bien. Malgré la séquestration honteuse et arbitraire de nos dirigeants, nous continuons à poursuivre nos objectifs, à lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes, à exiger que la terre soit octroyée à ceux qui l’ont toujours cultivée.

Nous avons un Bureau Exécutif (BE), formé de secrétariats nationaux qui exécutent notre programme d’activités, conformément à nos orientations et notre objectif de déconstruire le système de domination, basé sur le privilège de naissance en vigueur en Mauritanie.

La coordination de Nouakchott, à l’image de celles des régions de l’intérieur, supervise les activités des sections dont les résultats sont bien visibles. Toutes nos structures fonctionnent correctement, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Non seulement, nous comptons, aujourd’hui, beaucoup plus de militants et de sympathisants qu’il y a seize mois, mais nos soutiens à l’étranger vont, aussi, en croissant, en nombre et en qualité.

Loin d’avoir décapité IRA ou de l’avoir réduite au silence, l’épreuve qu’impose le régime à nos dirigeants ne fait que nous renforcer, en démontrant que les militants de notre organisation, notamment ses plus hauts dirigeants, sont prêts au sacrifice de leur liberté et de leur quiétude, pour atteindre leurs objectifs. C’est assez rare, dans le paysage politique mauritanien, pour être souligné.

– Le prix Tulipe que votre organisation vient de remporter est doté de 100.000 euros. L’organisation reçoit aussi beaucoup de subventions et de dons. Comment gérez-vous ce pactole?

– Nous n’avons jamais eu de pactole à gérer. Nous n’avons jamais été subventionnés, les dons que nous recevons sont ceux des militants et de sympathisants, ils sont maigres.

Toutes ces semaines, quand nous avons des militants blessés, pendant les marches hebdomadaires de protestation que nous organisons contre la poursuite de la détention de nos leaders, nous avons du mal à réunir les quelques sous nécessaires pour leur prise en charge médicale aux urgences de l’Hôpital national. Quant au Prix Tulipe, nous attendons encore de savoir ce qu’il va nous apporter matériellement.

Vos lecteurs ne le savent peut-être pas mais l’utilisation de l’argent de ce genre de prix, parce que c’est à cela que vous faites allusion, est supervisée par les instances officielles du prix. Il ne s’agit pas d’un « pactole » à dépenser. Plus que l’argent, le Prix Tulipe nous apporte visibilité, crédibilité et consistance internationale. Il est le fruit de la diplomatie d’IRA et IRA ne compte pas s’en tenir là.

IRA-Mauritanie n’est pas une histoire d’argent. Ceux qui en veulent pour leurs poches savent la direction à prendre et les portes auxquelles il faut frapper.

IRA-Mauritanie est une idée, une dynamique de résistance contre les segments féodaux, esclavagistes et rétrogrades promoteurs du système raciste qui continue à ne voir de place, pour les Haratines en Mauritanie, que celle d’esclaves réduits à la pauvreté, exclus de tous les cercles de pouvoirs, à l’instar de leurs compatriotes peuls, soninkés, wolofs et bambaras, tout comme des castes marginalisées chez les Maures.

IRA-Mauritanie est un choix, ferme et résolu, d’être aux côtés de toutes les victimes, quelles qu’elles soient, de violations de droits humains. Nous soutenons, surtout, les veuves, les orphelins et toutes les victimes de la tentative de génocide contre les Négro- mauritaniens, les soutenant ainsi dans leur légitime exigence de vérité, de justice et de tous les droits qui en découlent.

Nous continuerons à nous battre pour le droit, inaliénable, à la propriété foncière des esclaves et anciens esclaves, sur des terres qu’ils travaillent aujourd’hui et que leurs ancêtres ont travaillées hier. D’où notre décision d’annoncer l’édition 2016 de la Caravane contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières que nous organiserons cet été.

– La Mauritanie passe, dans quelques jours, son examen périodique à Genève. Le pouvoir n’a pas lésiné sur les moyens, en envoyant ses organisations et ses hommes, munis de moyens substantiels, en vue de défendre les politiques et approches officielles en termes de droits de l’Homme, notamment de lutte contre l’esclavage. Comment se prépare la riposte ?

– Nous sommes au courant de la machinerie que les autorités esclavagistes de Mauritanie ont mise en branle, pour la rencontre de Genève, mais, pour la horde des laudateurs, ce sera peine perdue, c’est évident.

Et ce ne sera pas une première : le régime esclavagiste mauritanien a toujours perdu, sur la scène internationale, par rapport aux questions de droits humains, en général, et, en particulier, par rapport à la problématique de l’esclavage. Quoiqu’il s’y s’emploie, avec beaucoup d’efforts et de moyens, il n’a jamais réussi à tromper la Communauté internationale qui exige, tout simplement, qu’on applique, en Mauritanie, les lois contre l’esclavage.

C’est, je le rappelle, la raison d’être d’IRA-Mauritanie : faire appliquer la loi criminalisant l’esclavage et les pratiques esclavagistes. La position des Nations Unies est claire à ce propos. Lors de sa visite, la semaine passée, à Nouakchott, monsieur Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU, a rappelé que les pratiques esclavagistes n’avaient plus de place, dans notre monde actuel, que la Mauritanie gagnerait beaucoup à appliquer les lois criminalisant l’esclavage, et à impliquer, en ce sens, les défenseurs des droits humains.

N’est-ce-pas, là, un désaveu des autorités mauritaniennes, par la voix la plus autorisée de la Communauté internationale ? C’est bien l’ONU qui a décerné, à Biram, le Prix 2013 des droits de l’homme, prix qu’il partage, dans l’Histoire, avec Nelson Mandela, Benazir Bhutto et Taha Hussein.

– Après le départ de Saad ould Louleïd et quelques autres, peut-on dire que votre organisation est divisée ?

– Pas du tout. IRA a existé avant Saad et, je vous l’assure, elle lui survivra ! IRA en a vu d’autres. Le départ d’un militant, après qu’IRA-Mauritanie ait prouvé sa propre efficacité, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, ne peut, en aucun cas, diviser notre organisation. Bien d’autres nous ont quittés, par le passé : les autorités se sont empressées à leur délivrer des récépissés, pour animer des organisations concurrentes à la nôtre.

Où sont ces organisations présentement ? Nous comptons, aujourd’hui, quatre récépissés de ce genre, leur sort est connu. Cela a été, pour nous, de petits incidents de parcours, des épiphénomènes sans importance, le « train IRA » roule, roule et roulera encore, jusqu’à la déconstruction, totale, du système de domination en vigueur en Mauritanie et le recouvrement, complet, de la dignité des Haratines.

– Selon Saad ould Louleïd, IRA est prise en otage par un groupe de négro-africains. Quels commentaires cette déclaration vous inspire-t-elle ?

– « Argumentation » des plus lamentables. IRA-Mauritanie est une organisation équilibrée et sereine. Ce genre d’attaques nous laisse indifférents, notre combat n’est pas contre les individus, mais contre le système ! Nous comptons, dans nos rangs, toutes les composantes du pays et nous restons ouverts à tous.

– Certains accusent IRA de tout instrumentaliser, comme dans la dernière affaire de l’école Nessiba, pour poser des problèmes au pouvoir en place. Ne trouvez-vous pas qu’il est dangereux de trop tirer sur la fibre communautaire ?

– Sur cette affaire de l’école Nessiba, IRA-Mauritanie n’était pas seule, même si elle a été l’organisation la plus visible. Les faits sont malheureusement têtus : les autorités ont refusé aux enfants de participer à une compétition sportive (football) au Golfe, parce qu’ils sont exclusivement noirs et ne sauraient être les dignes représentants du système arabo-berbère. Vous avez suivi les arguments des autorités ? Ils sont vraiment légers.

– Votre organisation considère que la composante harratine subit un véritable racisme d’Etat. Quelles en sont les principales manifestations ?

– Si l’esclavage a existé, par le passé, chez toutes nos communautés nationales, les Haratines restent les seuls à subir, encore aujourd’hui, sa forme traditionnelle (par ascendance), avec son corolaire d’agissements ignobles. Ces pratiques d’un autre âge perdurent, du seul fait de la complicité des autorités du pays, par leur refus de faire appliquer la législation contre l’esclavage.

Les Haratines (esclaves et anciens esclaves) forment près de la moitié de la population nationale. Ils sont pourtant exclus de tous les cercles de pouvoirs (politique, judiciaire, policière, militaire et économique).

Mis en place depuis l’indépendance du pays, l’Etat arabo-berbère a fondé sa légitimité sur une prétendue supériorité numérique de la « composante arabe », utilisant les Haratines pour faire nombre mais, au moment du « partage » des biens et des postes de direction, « on » oublie, sciemment, la prétendue arabité des Haratines. Du racisme d’Etat.

Faites un tour dans les quartiers les plus pauvres des grandes villes de Mauritanie. Allez au Port de l’Amitié. Patrouillez dans les beaux quartiers de Nouakchott et observez ceux qui assurent le gardiennage des chantiers de belles villas en construction. Tournez à l’intérieur du pays et relevez la nature des habitants des villages les plus pauvres… vous trouverez qu’ils sont, tous, des Haratines.

Comment expliquer cette aberration statistique, autrement que par l’esclavage ? Qui sont ces petits garçons, ballotés à longueur de journée sur le dos d’ânes rachitiques, qui distribuent les fûts d’eau ? Qui sont les petites bonnes à tout faire ?

– Quelle est la situation, en Mauritanie, des droits de l’homme, en général, et, en, particulier, de l’esclavage ?

– La situation des Droits humains est catastrophique, au plan général. Tous les rapports produits par les différents rapporteurs spéciaux des Nations Unies font état d’absence de progrès ; les recommandations formulées, à l’issue de l’examen périodique de Décembre 2015, à Genève, sur la Mauritanie, prouvent clairement le manque de volonté des autorités à améliorer la situation.

Les esclavagistes continuent à être tolérés par les autorités qui envoient, à la place des criminels, les défenseurs des Droits humains en prison, avec des peines très sévères. La situation des droits humains est telle que beaucoup ont préféré s’exiler (Wlad Leblad…)

– Selon certaines informations, Biram Dah Abeid et son vice-président Brahim Bilal Ramdhan font l’objet de beaucoup de pressions des autorités mauritaniennes, pour accepter d’introduire une demande de liberté provisoire après seize mois de détention. Qu’en est-il vraiment ?

– La place des présidents Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhan est parmi nous. Ce sont des pères de famille qu’on soustrait à l’éducation de leurs enfants et l’entretien de leur foyer. Leur place est dans leur famille. Ils sont en prison pour leurs convictions, pour avoir dénoncé l’esclavage foncier et les expropriations foncières. Ils en ont apporté la preuve. Nous ne marchanderons jamais sur nos principes, nos leaders sont innocents, ils sont injustement emprisonnés, ce que les autorités doivent faire, c’est les libérer, sans contrepartie ni chichi.

– Considérez-vous, après coup, que la participation de Biram Dah Abeid, à l’élection présidentielle de 2014, fût une erreur de parcours ?

– La participation du président Biram Dah Abeid à l’élection présidentielle passée fut très riche en enseignements pour nous. Cela reste une action humaine, avec des imperfections mineures qui pourraient être améliorées, s’il nous revenait à la rééditer. Aux yeux de l’opinion publique internationale et aussi à nos yeux, Ould Abdel Aziz maintient en prison son principal challenger.

Propos recueillis par Sneiba El Kory

Source crédit : http://www.cridem.org

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Allocution à l’occasion de l’adoption du rapport final de l’examen périodique universel (EPU) de la Mauritanie à la 31 ème Session du conseil des droits de l’homme/ Dieng Cheikh Tidiane

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Bonjour,

Je m’appelle Dieng Ahmadou je suis membre du conseil permanent et du conseil national des Forces progressistes du changement.
Je suis également membre du comité de soutien aux détenus Biram Abeid et Brahim Ramdhane.
La Mauritanie dont a parlé ce matin sans racisme et sans esvlavage est celle de mes rêves mais hélas la réalité est autre.
La Mauritanie mon pays est bien un pays raciste et esclavagiste.
Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990 vingt huit militaires tous noirs ont été pendus à Inal pour célébrer le trentième anniversaire de l’indépendance de la Mauritanie, tous les assassins et tortionnaires bien qu’ identifiés se promènent en toute impunité si Mawiya avait promulgué une loi d’amnistie en 1992 ,Aziz lui a choisi d’aller faite une prière aux morts a Kaedi un acte que je qualifie d’insulte et de comédie envers les veuves et les orphelins.

La Mauritanie est le seul pays au monde ou les écoles dites de prestige (prytanée militaire,école des mines) sont réservées à plus de quatre vingt pour cent aux arabo berbères.
Toutes les télévisions privées sont réservées aussi à cette communauté.
La représentation nationales(sénat et assemblée)compte 203 parlementaires,150 sont issus de la communauté arabo berbères contre 20 Haratines et 33 negro africains alors que ces deux dernières composantes constituent plus quatre vingt pour cent de la population mauritanienne.
Au niveau du gouvernement sur un total de vingt huit ministres seulement sept sont noirs.
La liberté d’association garantie par la constitution est aussi bafouée par le refus de reconnaissance des Forces patriotiques du changement et du RAG .
La Mauritanie bafoue ses propres lois.
Les partis autorisés par le pouvoir de Aziz donnent ces images monocolores qui font honte à la démocratie(ADN de Yacoub Ould Moine)

La Mauritanie ,le HCR et le Sénégal avaient signé un accord tripartite pour le retour organisé des déportés plus de vingt quatre mille rapatriés ont regagné le bercail malheureusement seul le tiers de ses rapatriés a été recensé, ils n’ont tous ni retrouvé leurs maisons encore moins leurs biens.
Quand ces rapatriés ont marché entre Kaedi et Nouakchott pour réclamer leur droits ils ont été accueilli a coups de grenades lacrymogènes par la police répressive de Ould Abdel Aziz aux portes de Nouakchott.
Le recensement en cours s’est révélé dans son application être un génocide biométrique pour la communauté noire et aujourd’hui beaucoup de nos expatriés sont devenus des sans papiers en France.
Face à ces situations nous aux Forces progressistes du changement nous proposons l’autonomie pour résoudre ce problème de cohabitation.
Nous demandons aussi une conférence nationale sur le problème de cohabitation entre nos différentes communautés

Nous exigeons le jugement de tous les criminelles et tortionnaires.
Demandons la tenue des états généraux sur l’éducation, la justice et l’armée
Exigeons l’indemnisation de toutes les victimes
Exigeons qu’un accord soit trouvé pour le retour des déportés mauritaniens au Mali.
Pour finir je dirais comme Martin Luther King et je le cite « Une injustice où qu’elle soit est une menace pour la justice partout »

Je vous remercie.
Photo de Dieng Cheikh Tidiane.

Source crédit : réseau social FB de l’intervenant

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Table Ronde : Allocution sur la situation des droits de l’homme à Genève lors de la présentation du rapport de la Mauritanie.

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La République Islamique de Mauritanie en ce début l’an  2016 sous le pouvoir d’un  militaire.

Mesdames, Messieurs ;

Honorables conviés à cette table ronde autour de la situation des droits de l’homme en Mauritanie ;

La situation des droits humains en Mauritanie est plus que catastrophique. Des lois, une feuille de route soi-disant  contre l’esclavage, contre les discriminations sont votées, adoptées, exhibées et mises en scène tapageusement pour tromper l’opinion nationale et internationale. Des lois jamais appliquées, ce n’est pas ce qui manque dans ce pays , pire se sont les militants abolitionnistes, les militants des droits humains qu’on prend en otage pour les envoyer dans des bagnes dans le pays à la place des esclavagistes, des terroristes qui se pavanent en toute liberté fièrement dont certains sont pris en charge entièrement par l’état Mauritanien.

Des lois non  accompagnées d’un décret d’application sont faites dans le but de duper, d’extorquer des fonds aux bailleurs internationaux qui financent la Mauritanie sans contrôle ni exigence de transparence malgré les détournements des biens sociaux à ciel ouvert visible, le pillage des richesses par le cercle proche du général Mohamed Ould Abdel Aziz. Voilà la raison qui nous pousse aujourd’hui à demander à la communauté internationale à geler les biens du général Aziz et de ses proches collaborateurs à travers le monde pour stopper leur course effrénée dans l’enrichissement illicite par des biens mal acquis ;  qui affament le peuple, qui  rend le peuple Mauritanien plus vulnérable que jamais au point de devenir une  proie facile à la merci des recruteurs dans les réseaux terroristes qui versent du sang partout dans le monde. Les traités et conventions internationaux sont signés, ratifiés pour être jetés dans des placards, aucun décret d’application n’a été promulgué de l’indépendance à nos jours pour appliquer les lois criminalisant l’esclavage.

Depuis le 11 novembre 2014, Biram Dah Ould Abeid qui fut distingué par le prix des droits de l’homme des nations unies en 2013, président de l’ONG IRA-Mauritanie, Brahim Rhamdane Ould Bilal, vice-président IRA-Mauritanie sont séquestrés dans un bagne  à Nouakchott  la capitale pour 2 ans lors d’un simulacre faux procès théâtral. Les autorités les reprochent d’avoir mené une caravane contre l’esclavage foncier dans le sud de la Mauritanie, contre les expropriations de terres des pauvres paysans locaux en faveur des pays arabes du Golf, des chefs de tribus maures et la féodalité noire mauritanienne pour affamer les populations. Les autorités Mauritaniennes ont envoyé le prix des droits de l’homme 2013 des nations unies en prison sans aménagement sur du faux et usage de faux, tout un symbole montrant leur mépris total sans crainte des institutions internationales comme l’ONU, la commission des droits de l’homme ici à Genève et les ONG internationales. Biram Dah et Brahim Bilal sont privés des soins dans le but de les laisser mourir à petit feu. Ils sont privés l’accès à leur dossier judiciaire, leur dossier médical et toutes visites y compris familiales. L’urgence est l’obtention la Libération inconditionnelle de Biram Dah Ould Abeid et Brahim Ould Bilal qui sont malades en les intégrant naturellement dans tous leurs droits civiques, sociaux, politiques et économiques. L’association des haratine de Mauritanie en Europe demande l’arrêt total du harcèlement judiciaire à coup de faux procès sur des militants des droits humains.

Des hauts dignitaires de l’état Mauritanien sont impliqués dans la  vente de 200 à 300 femmes noires comme esclaves aux riches Saoudiens, nous trouvons anormal que peu de gens poussent des cris d’indignations,  pourquoi ces deux poids, deux mesures des institutions internationales? Les vendeurs sont connus et libres de leurs mouvements, certains sont proches du président Mauritanien et de son entourage. En Mauritanie on condamne à mort par pelletons d’exécution sous un tonnerre d’applaudissement, d’encouragement de Madame la présidente de la commission des droits de l’homme IrabihaMint Abdel Weddoud et du commissariat aux droits de l’homme un jeune ingénieur, Mohamed Cheikh Ould MKheitir ; ces mêmes personnes viennent chanter, louer des supposés « progrès » en matière des droits de l’homme en Mauritanie tout en encourageant l’exécution du jeune condamné à mort qui s’est plaint des discriminations par ascendances sur la base d’une fausse interprétation religieuse. Pourquoi la Mauritanie continue à être classer  (A) comme exemple sûr en matière  du respect des droits humains par la commission des droits de l’homme ici à Genève, est ce que normal ?

En Mauritanie, l’état a commis un génocide tuant des milliers de noirs entre 1987 et 1992, déporte des milliers vers le Mali et le Sénégal voisins dans le but d’arabiser entièrement le pays,  refuse de juger les auteurs d’assassinats, l’association des haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E) demande à la communauté internationale d’intervenir sur ces sujets auprès de tous les partenaires et bailleurs de l’état Mauritanien pour mettre fin à cette impunité.

L’enrôlement des mauritaniens en cours qui a débuté en 2011 exclut les populations noires malgré que le financement vient de l’union européenne pour les priver de toute possibilité d’une prise en charge socialement. L’effet immédiat a été d’avoir des Mauritaniens  de plusieurs générations qui se sont retrouvés aujourd’hui apatrides sans papiers d’identités à cause des closes impossibles à remplir que l’état Mauritanien exige aux populations noires  issues des ethnies : « Haratine, Haalpoular, Wolof, Soninké, Bambara »  qui sont les vrais  autochtones. Les haratine « affranchis » ou les Abid « esclaves encore » sont sans papiers  identités depuis  plusieurs  générations sous l’esclavage pour camoufler leur nombre exact ; ce qui les prive tout droit civique et social malgré leur nombre évalué au temps colonial  entre 45 et 55% de la population globale. Cette communauté n’est pas reconnue constitutionnellement  par la République Islamique de Mauritanie comme les autres communautés : « arabo-berbère, haalpoular, soninké et Wolof ».

Diko Hanoune : SG de l’association des haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E). Association créée en Juillet 2001 reconnue par l’état Français à but non lucratif pour la défense des droits de l’homme, combat l’esclavage, le racisme et la féodalité.  Site : http://haratine.com/

Je vous remercie.
Genève le 16 Mars 2016.

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Discours Mr Abidine Merzough coordinateur IRA EUROPE à Genève

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Mr. le Président,

C’est un honneur pour moi de prendre la parole au nom de UN Watch. Je m’appelle Abidine Merzough et je représente IRA-Mauritanie, une ONG qui lutte contre l’esclavage et le racisme dans la République Islamique de Mauritanie, un pays qui protège les esclavagistes et les tortionnaires auteurs de génocide.
La Mauritanie ratifie les conventions et prend les engagements, mais n’a jamais l’intention de les satisfaire. Lors de cet EPU, la Mauritanie a reçu 200 recommandations dont 40 portent sur l’esclavage confirmé. Mais le Chef de l’Etat a nié publiquement le 25 Novembre 2015 sur la chaine de télévision internationale TV5, l’existence de l’esclavage et considère que celui qui en parle est l’ennemi du pays et de l’unité nationale.

Monsieur le Président,

Les exemples que je vais citer se sont passés après le dernier EPU de Novembre et démasquent cet état esclavagiste, raciste et malhonnête :
• La justice mauritanienne refuse la tenue du procès en appel des détenus d’opinion Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane.
• Nos militants sont bastonnés chaque semaine quand ils manifestent pacifiquement pour la libération des détenus.
• Une équipe de foot d’enfants noirs empêchée de représenter le pays, car les noirs ne doivent pas représenter une Mauritanie arabe dans une compétition arabe.
• Le refus d’établir un passeport au commissaire de police Mr Sall Djibril Zakaria, car il est noir et considéré non Mauritanien malgré ses 50 ans et plus de service à son actif.
• La découverte de 3 cas d’esclavage pratiqué sur des familles de 10 personnes, 15 personnes et 4 personnes.
• L’interdiction de l’émission « Wissamim » de la chaine TV Mourabitoune parce qu’elle aborde les sujets de l’esclavage et du racisme contre les noirs en Mauritanie.
• L’arrestation du colonel Ould Beibacar pour avoir témoigné sur le génocide commis contre les noirs en 1990.

Mr. le Président,

La Mauritanie reste le pays le plus esclavagistes du monde, le pays où le citoyen noir n’a pas de valeur. Nous demandons de fermes mesures contre ce pays pour qu’il satisfasse ses obligations.

Je vous remercie Mr. le Président.
Genève le 16 Mars 2016

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Regardez « Ahmedou Vall Messaoud accable la France et Ould Abdel Aziz à propos de l’esclavage en Mauritanie » sur YouTube

WiKTV info – L’ancien Gouverneur et membre du directoire du Manifeste des Harratines, Ahmédou Vall Messaoud, a accablé dimanche sur la chaine Youtube WiKTV info la France et le président Mohamed Ould Abdel Aziz à propos de la persistance de l’esclavage en Mauritanie.

« Les esclaves et anciens esclaves (Harratines) n’oublieront jusqu’à l’extinction du soleil la négation de Ould Abdel Aziz de l’esclavage lors de sa conférence de presse à Nouadhibou, le 28 novembre 2015, où il a dit : pas d’esclavage en Mauritanie et les Harratines n’existent pas », a déclaré M. Messaoud sur la chaîne Youtube WiKTV info.

« La proclamation par le gouvernement mauritanien d’une journée nationale de lutte contre l’esclavage, le 6 mars de chaque année, n’est que de la poudre aux yeux et dénote de la mauvaise foi et de l’opportunisme du gouvernement mauritanien à l’occasion de la visite du secrétaire général des Nations Unies en Mauritanie », a affirmé Ahmédou Vall Messaoud.

« Cette décision rejoindra le cimetière des lois et décrets mort-nés qui sont enterrés à la présidence de la république dont la loi n° 2015-031 portant criminalisation de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes, la loi n°2007-048 portant abolition de l’esclavage, le décret instituant les trois tribunaux à Néma, Nouadhibou et Nouakchott, l’ordonnance 81-23 portant abolition de l’esclavage, la loi de 1961 portant constitution de la Mauritanie et la feuille de route pour la lutte contre l’esclavage des Nations-Unies de mai 2014, les Conventions internationales de 1926 et de 1936 signées et ratifiées par la Mauritanie par lesquelles elle s’engageait à mettre fin de manière définitive à l’esclavage », a-t-il ajouté.

Dans cet entretien réalisé au lendemain de la visite du Secrétaire Général de l’ONU en Mauritanie, Ban-Ki Moon, et de la décision du gouvernement mauritanien instituant le 06 Mars « Journée nationale de lutte contre l’esclavage », M. Messaoud s’est indigné de la sortie de l’ex-ambassadeur Hamoud Ould Ely, le 26 Décembre 2015 sur Chinguitti TV, avec le journaliste Abdel Maid Ould Brahim, affirmant qu' »il n’est pas important que tout le monde s’instruise, que c’est même normal qu’une partie de la population reste analphabète pour certains travaux puissent être exécutés ».

« Dans un autre pays, M. Hamoud serait convoqué par le Procureur de la République et je rappelle le cas d’Eric Zemmour en France. En Mauritanie, il est permis d’insulter les esclaves et anciens esclaves à volonté sans subir aucune conséquence », a réagi M. Vall Messaoud.

Au sujet des propos tenus par le Premier Ministre, Yahya Ould Hademine, lors de l’audience accordée fin décembre 2015 à l’ambassadeur de France, Joël Meyer, qui lui demandait la mise en œuvre des lois anti-esclavagistes lui a déclaré que la France était aussi un pays esclavagiste, que l’esclavage qui existe en Mauritanie était similaire à celui pratiqué par la France, Ahmédou Vall Messaoud dira :

« Avec cette déclaration du PM, traitant le pays des droits de l’Homme et de la Révolution de 1789, Général De Gaulle, Victor Hugo et Napoléon Bonaparte ont dû se retourner plusieurs fois dans leurs tombes mais c’est bien fait pour la France qui, pendant la colonisation et après la colonisation, jusqu’à ce jour, n’a entrepris la moindre mesure pour libérer un seul esclave en Mauritanie. Qui sème le vent récolte la tempête. La France est d’ailleurs le grand fossoyeur des esclaves, par le décret du 12 Décembre 1905 abolissant l’esclavage dans toutes les colonies françaises sur les cinq continents exception faite de la Mauritanie où Coppolani n’a pas voulu de son application ».

« Au demeurant, la plupart des ambassadeurs en Mauritanie viennent et partent comme des comètes sans que le plus proche de leurs voisins se rappelle de leur nom. Malheureusement, nous n’avons pas eu jusqu’à présent la chance d’avoir des diplomates de l’envergure de Jean-Christophe Rufin qui s’est opposé à Abdoulaye Wade à propos de la dévolution monarchique du pouvoir au Sénégal. Ou comme François Goldblat qui a pris une position ferme sur la démocratie et le respect des droits de l’Homme au Madagascar qui lui a valu d’être déclaré persona non grata. Ou encore Mme Marcia Bernicat, ambassadeur des USA au Sénégal, qui s’est opposée publiquement et à la télévision, à Abdoulaye Wade au sujet de l’ampleur de la corruption au Sénégal », a conclu Ahmédou Vall Messaoud.

Selon lui, l’esclavage est indigne d’un pays musulman comme la Mauritanie, comme c’est indigne d’un être humain d’exploiter un autre être humain. Il demande à cette occasion à la Communauté internationale de faire pression sur Ould Abdel Aziz pour qu’enfin cessent ces actes de barbarie atroces et de faire le nécessaire pour que cela cesse sans délai, immédiatement et tout de suite.

© WiKTV info

Source crédit : http://www.cridem.org

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Contrer IRA sur le terrain européen : Le gouvernement mauritanien envoie deux commandos

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«Après l’échec de ses diplomates, de ses ministres, de ses conseillers, de ses hauts fonctionnaires du Commissariat des droits de l’Homme et de la Commission nationale des droits de l’homme à battre l’organisation IRA en Europe et aux Etats-Unis entre autres, voilà que le gouvernement mauritanien a décidé de se servir des dissidents d’IRA pour contrer l’organisation en Europe, en y expédiant deux commandos de Haratine et de Négro-mauritaniens » L’information est du mouvement IRA.
Selon le mouvement IRA qui vient d’annoncer l’envoi par l’Etat mauritanien de deux groupes de missionnaires formées par des dissidents du mouvement, «le premier commando, composé de l’ancien porte-parole d’IRA, Dr.Saad Ould Louleid et son chauffeur Allouche s’est rendu à Londres, tandis que le deuxième, composé d’Ahmed Salem Ethmane, d’El Hacen Mbareck, de Sidi Abdellah Lebatt et de Brahim s’est dirigé vers la Suisse, notamment à Genève ».
Ainsi, selon les informations fournies par IRA, toutes les ambassades mauritaniennes en Europe ont été sommées de coordonner et de faciliter le voyage de ses missionnaires.
Des rendez-vous auraient été ainsi arrangés, selon les mêmes sources, par le biais des chancelleries mauritaniennes dans ces pays avec des personnalités politiques et des activistes de la société civile dans ces pays européens.
La nouvelle stratégie du pouvoir mauritanien consisterait à suivre de près les activités de l’organisation en Europe, les ambassades ayant réuni les informations sur les dates et les lieux dans lesquelles le coordinateur d’IRA en Europe, Abidine Ould Merzough compte faire des sorties.
Le personnel de ces ambassades aurait également contacté plusieurs organisateurs, pour s’informer sur les conférences, les tables-rondes ou toute activité en relation avec l’esclavage en Mauritanie, pour que le personnel de l’ambassade mauritanienne puisse y prendre part.
Ainsi, l’ambassade de la Mauritanie à Berlin compte déléguer des représentants pour assister à l’exposé que Abidine Ould Merzough donnera le 20 mars 2016 sous la supervision des ONG UNPO et SPM.
«Cela prouve, si besoin en était, que Dr.Saad Ould Louleid et tous les dissidents d’IRA ont été enrôlés par le pouvoir mauritanien pour s’en servir comme arme contre l’organisation et ses dirigeants » soutien Hamady Ould Lehbouss, conseiller du président Birame Dah Abeid. Selon lui «alors que le peuple mauritanien meurt de faim, que l’Etat fait des pieds et des têtes pour faire face à une crise financière et économique insidieuse, Mohamed Abdel Aziz se permet de dilapider des millions en devises pour assurer le voyage, le séjour et les commodités de personnes dont la seule mission est de se battre avec une organisation, qui pourtant selon l’Etat mauritanien ne regroupe qu’une poignée d’individus »
Cela prouve également, dira Hamady Ould Lehbouss, que la plus grande force qui empêche aujourd’hui Mohamed Abdel Aziz de dormir, est le mouvement IRA et son président Birame Dah Abeid, qu’il a jeté en prison, pour disposer d’un répit qui lui permettra de réfléchir sur les moyens de le battre.

Source crédit : aidara.unblog.fr

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06-03-2016 18:00 – «J’ais servi 63 ans ce pays qui me prive d’un passeport», récit d’un octogénaire

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Alakhbar – «On me prive de mon droit d’obtenir un passeport, après que j’ai servi mon pays pendant 63 ans, 9 mois et 23 jours», s’indigne un vieux de 77 ans, promotionnaire de deux anciens présidents mauritaniens, à savoir Mohamed Khouna Ould Heidalla et le colonel Mahmoud Ould Loli.

L’octogénaire, ou presqu’octogénaire, du nom de Jibril Zakaria Sall raconte d’abord, à Alakhbar, son vécu « paisible» dans son village à Haayré Mbar, situé à 30 kilomètres de Boghé, depuis sa retraite: « J’ai deux amis: mon chapelet et mon jardin que j’arrose tous les matins ».

Djibril Zakaria Sall rappelle d’ailleurs son habitude de raconter à ses enfants: « Combien j’ai servi ce pays ! J’ai eu à occuper plusieurs postes de responsabilité tant sur le plan sécuritaire que culturel».

Aussitôt, un sentiment de colère s’invite dans les souvenirs de l’octogénaire : « J’ai jamais pensé qu’un jour ce pays, que j’ai tant servi, me privera d’un passeport pour passer quelques jours chez mon fils aux Etats-Unis»

Le calvaire du vieux Djibril commence en décembre dernier, après que le centre d’état civil de Sebkha (Nouakchott) a rejeté sa demande d’obtenir un passeport.

“Je leur ai présenté les papiers (d’enrôlement à l’état civil biométrique) de mes sept enfants qui vivent en Mauritanie en plus des papiers d’enrôlement d’un petit frère.

Mais ils (état civil) exigent encore les papiers de mes quatre autres enfants qui vivent à l’extérieur. Ces derniers ont dépassé la quarantaine et s’occupent plutôt de leur vie. Je ne sais pas s’ils se sont fait enrôler»

Et le vieux Djibril de s’étonner : «Comment peut-on exiger à un père de prouver sa nationalité à travers les documents de ses enfants et non le contraire ! »

L’octogénaire va toutefois accepter de signer, sur demande de l’état civil, un engagement de présenter, dans l’avenir, les papiers d’enrôlement de ses enfants vivant à l’étranger. «Mais mon engagement n’a pas empêché un second rejet de ma demande, le 26 février dernier ».

Jibril Zakaria Sall dit n’avoir pas une explication de ce qui lui est arrivé, mais promet: « Je ne permettrais à personne de douter de ma mauritaniété. Je suis plutôt un modèle à copier dans ce pays. C’est ceux qui m’ont empêché d’avoir mon passeport qui doivent douter de leur mauritaniété»

A lire aussi: Enrôlement : Mamadou Sarr « rejeté » et à voir sur Youtube

Je suis né à Rosso, le 23 avril 1939. Mon bulletin de naissance c’est le numéro 11 de l’année 1939.

Tout le monde me connait dans ce pays. Je suis le promotionnaire du président Mohamed Khouna Ould Haïdallah. Nous avons fait le collège Xavier Coppolani de Rosso. Et j’ai été dans la même classe que le colonel Mahmoud Ould Loli.

Je suis également écrivain et poète. Les étudiants de la Faculté des Lettres de l’Université de Nouakchott travaillent mes textes, depuis 2008.

J’ai représenté la Mauritanie à la CEDEAO pendant 12 ans comme directeur du Département des affaires sociales et culturelles.

J’ai était détaché au Ministère de la Culture de 1975 à 1977 pour le Festival des Arts Nègres.

J’ai signé moi-même des passeports en tant que directeur adjoint de la Sûreté.

J’ai été commissaire central de Nouakchott. J’ai été commissaire de police de Zoueirat, de Rosso, d’Atar et directeur régional de la Sûreté à Atar.

J’ai été chef de la brigade mobile d’Aioune en 1963. J’ai était directeur de la police judicaire et directeur de la Sécurité publique».

Face, aujourd’hui, à « l’injustice » dont il se dit subir, le vieux Jibril Zakaria Sall brandit cette arme: « Je vais rester chez-moi, comme j’ai fait depuis ma retraite. Je vais arroser mon jardin et égrener mon chapelet ».

Alakhbar a rencontré le vieux Jibril Zakaria Sall, vendredi 4 mars, au lycée de Sebkha, où il dispensait un cours d’Anglais bénévole à des élèves.

Source crédit : http://www.cridem.org

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