APPEL A MANIFESTER LE DIMANCHE 24 AVRIL 2016 A LA PLACE DU TROCADERO A PARTIR DE 14H POUR NOS DÉPORTÉS MAURITANIENS.

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Il y a 27 ans que nos mères, sœurs, pères, frères et oncles, ces êtres chers, ont été chassés de notre pays au nom d’un racisme chauvin, et parce qu’ils n’étaient pas Arabes mais Noirs. Une chasse aux Noirs orchestrée au vu et au su du monde entier par un État entièrement dévoué à l’arabité exclusive de la Mauritanie.

Nous-nous en souvenons!

Nous sommes le 24 avril 1989: à Nouakchott, Nouadhibou, Aleg, Boutilimit, Zouerat, Akjoujt, Atar, Kiffa, Aïoun, Guérou, Tikjikja, Moudjeria, Kaédi, Sélibaby, Maghama, Gouraye, Ould Yengé, KankossaTéhiane, Patoukone,… des hordes bien quadrillées par une police, une gendarmerie et une armée triées sur une base strictement raciale se sont adonnées à une chasse à l’homme bien particulière, celles des franges importantes des Bambaraa, Haalpulaaren, Soninko et des Wolofs ; pourtant des plus authentiques mauritaniens.

En deux mois, ce sont plus de 200 000 Noirs mauritaniens qui vont être déportés vers le Sénégal et le Mali par l’armée, la gendarmerie et la police mauritaniennes aidées en cela par des milices à la solde de l’état.

Nous, Collectif des Organisations Mauritaniennes de France, appelons à une grande mobilisation le DIMANCHE 24 AVRIL 2016 A PARTIR DE 14 au Parvis des droits de l’Homme pour commémorer cet événement.

Rejoignez-nous pour dire :
– Non au racisme d’état en Mauritanie.
– Non à l’oubli et à l’impunité.
– Oui à la traduction des coupables   devant la justice.
– Plus jamais d’événements similaires à ceux de 89.

Source crédit : collectif des organisations mauritaniennes de France.

Mauritanie: La police disperse une manifestation d’IRA

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ALAKHBAR (Nouakchott) – La police antiémeute a violemment dispersé une manifestation d’IRA Mauritanie, ce lundi 18 Avril 2016. Au cœur de la capitale Nouakchott, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour casser la manifestation.

Pour maîtriser le groupe de manifestants, la police a usé de la force. A coup de matraque et de gaz lacrymogène, elle a stoppé l’avancée des militants d’IRA.

Les partisans d’IRA comptaient à travers cette marche, appeler à la libération de leur leader Biram Dah Abeid. Ce dernier purge une peine de deux ans de prisons, pour « appartenance à une organisation non reconnue », entre autres chefs d’accusations.

Plus d’une heure après ces accrochages, le gaz lacrymogène reste encore présent dans l’air entre BMD et le marché central de Nouakchott.

Source crédit : repris sur post Facebook Mouvance abolitionniste.

17-04-2016 21:00 – Libre Expression | 14/04/1990 : 26 ans après mais nous n’avons pas oublié

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Yahya Mamadou BA – Devoir de mémoire à nos martyrs du 14 avril 1990

Le mois d’avril était jadis un mois de plaisanterie (poissons d’avril et autres blagues) pour ceux qui avaient fréquenté l’école des colons, de réjouissances populaires et d’abondances pour les habitants de la vallée, car coïncidant avec les récoltes des cultures de décrue (Waalo), le couronnement du meilleur berger ( sawru waaso).

Ce faste a été terni et à jamais pendant un certain mois d’avril 1989 avec les pogroms programmés et entretenus par un pouvoir chauvin qui a décidé de couper les liens ancestraux qui unissaient les populations du Nord et celles du Sud et que l’islam a solidement cimentés.

Certes toute cohabitation est ponctuée par moment à des différends souvent impitoyables que le dialogue doit transcender. Les années de braises (1986,1987, 1989, 90 et 91) ont fait exception à cette règle et nous ont fait douter que tous les musulmans sont frères.

Les faits sont passés il y a 26 ans jour pour jour, à Waalaldé (Wothie) village du Law, Commune rurale d’Aéré Mbar, situé à 15 Km à l’est de Boghé et à 30 Km à l’ouest de Bababé dont il dépend administrativement.

Ce matin là, quatre hommes s’étaient rendus à l’enterrement d’une habitante du village. A la fin de la cérémonie, ils allèrent se baigner au fleuve. C’est à leur retour, au moment où ils atteignaient les premiers tertres de cette belle dune de sable fin, qu’ils furent interpellés par une patrouille militaire (fusiliers marins habitués en legos en guise de camouflage) qui les conduisit dans une forêt classée où se trouvait leur base et leur sort fut scellé à jamais.

Leur seul tort est d’être noirs et d’avoir voulu se baigner à 14 heures, par une journée caniculaire qui coïncidait au 18ème jour du mois béni de ramadan, au fleuve distant du village d’un kilomètre. Ce fut la nuit de cette même journée qu’ils furent exécutés dans la forêt classée de Waalaldé car plusieurs personnes avaient affirmé avoir entendu des coups de feu tard dans la nuit. Le charnier où ils furent ensevelis à la va vite ne sera découvert qu’en 1991 suite à des indiscrétions de leur « porte de l’eau » originaire de Wabbunde.

Si les détails de la mort de Lô Boubacar Hamat (ex marin), Dia Hamadi Amadou (ex gendarme), Sow Demba Moussa (ex garde) et Niang Hamet Amadou (un paisible citoyen) restent du domaine des suppositions, les circonstances de leur arrestation sont parfaitement connues.

Ces hommes là, je les connaissais comme on connaît un voisin, un ami, un parent très proche. D’ailleurs ils étaient tout cela pour moi. Ces quatre braves hommes connus pour leur courage et leur piété, et habitaient tous dans un rayon de moins de 100 mètres de ma concession natale. Les siennes étaient situées aux quatre points cardinaux, appelés en Pulaar « damude Allah » les portes d’Allah.

Est il nécessaire de rappeler ce que le chiffre quatre représente pour les peuls

– Les quatre clans

– Les quatre points cardinaux

– Les quatre couleurs naturelles (jaune, rouge, noir et blanc)

– Les quatre fourches du bâton sacré (buurgal) qui sert à baratter le lait

Ce chiffre quatre n’est pas un hasard pour ces bourreaux qui sont chargés d’exécuter des ordres venus d’en haut et pas d’Allah le miséricordieux, souverain de l’univers, maître des cieux et de la terre. Le comble est que cette sale besogne a été exécutée la nuit du 19 du mois béni de ramadan en terre d’islam nous dit on !.

Leurs auteurs se la coulent douce après une loi d’amnistie à l’initiative des nègres de services (députés) qui ruminent patiemment leur regret et déception, aujourd’hui abandonnés à leur propre sort, en attendant leur dernier souffle. Vingt 26 ans après, nous pouvons pardonner en tant que musulmans mais nous ne pouvons pas oublier ces horreurs et terreurs d’un état dont le rôle premier était d’assurer paix et sécurité à tous ses citoyens même s’ils sont considérés des citoyens de « seconde zone »

Envoyez 41 iklass pour qu’ils reposent en paix dans leur charnier que les gouvernants actuels cherchent à faire disparaitre à tout.

Nos pensées pieuses à Monsieur Biram Dah qui est le seul à avoir organisé une prière en janvier 2014, sous une pluie de bombes lacrymogène.

Yahya Mamadou BA

Source crédit : http://www.cridem.org

07-04-2016 19:33 – Urgent/ Deux journalistes déposés en prison suite à une plainte de Bedr Ould Abdel Aziz

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Le procureur de la République de
Nouakchott a délivré un mandat de dépôt contre Jedna Deida, directeur du site Mauriweb.info et Babacar Baye N’diaye, webmaster du site Cridem.org en fin d’après midi du jeudi 07 avril.

Ils ont été conduits à la prison centrale de Nouakchott. Ce mandat de dépôt fait suite a une plainte en diffamation déposé par Bedr Ould Abdel Aziz (fils du président de la République) mercredi 06 avril contre les sites Mauriweb et cridem.

L’objet de la plainte est un article de Mauriweb titré « urgent : Bedr Ould Abdel Aziz aurait-il tiré sur un berger ? » Dans cet article repris par cridem, il est cité « une source fiable selon laquelle Bedr aurait tiré à balle réelle sur un berger dans un ranch du chef de l’Etat en Inchiri. »

Source crédit : http://www.cridem.org

Sit-in du 7 Avril 2016 à Paris : La déclaration du comité de soutien aux détenus d’ALEG.

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Le 11 novemebre 2014, trois défenseurs des Droits humains, Biram Dah Abeïd, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) en Mauritanie, Lauréat du prix des droits de l’Homme des Nations unies 2013, Brahim Bilal  vice-président du même mouvement, et Djiby Sow, Président de Kawtal Ngam Yellitaare, ont été mis aux arrêts. D’autres militants des Droits humains sont toujours sous la menace de  la justice sous les ordres du général Aziz, à Nouakchott. Leur crime ? Avoir initié une caravane contre les expropriations des terres  et l’esclavage fonciers dans plusieurs localités du  Sud mauritanien. 
Le 15 janvier 2015 à Rosso, à la suite d’un procès que d’aucuns jugent politique et expéditif, Biram Dah Abeïd, Brahim Bilal et Djiby Sow ont été condamnés d’abord à 2 ans de prison, faisant ainsi fi de l’appel introduit par la défense de ces porte-voix des sans voix. Pis, le 12 mai 2015, grande a été la surprise de voir le Commissaire de Police de la ville d’Aleg signifier, à l’insu du collectif d’avocats de la défense, la décision prise la veille par la Cour suprême, dessaisissant de facto la Cour d’appel de Nouakchott du dossier des détenus au profit de celle d’Aleg. Cet acte constitue une tentative vaine de régularisation, après coup, des incarcérations arbitraires depuis le 15 janvier 2015 à la prison d’Aleg, loin de la juridiction naturelle qui est la Cour d’Appel de Nouakchott dont relève le tribunal de Rosso,  seule formation juridictionnelle connaissant le dossier.
Nous, le Comité de soutien aux détenus d’Aleg :

-Exigeons la libération immédiate et sans conditions des défenseurs des Droits humains en Mauritanie, Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie ainsi que son vice-président, Brahim Bilal.

-Alertons l’opinion nationale et internationale sur la mise en sommeil inadmissible de leur dossier par les autorités sous ordres de l’exécutif, car ayant constaté un blocage empêchant une suite judiciaire au niveau de la cour suprême;

-Exigeons la cessation de toute sorte de harcèlement commis par les autorités pénitentiaires sur les dirigeants antiesclavagistes Biram Dah Abeid et Brahim Bilal détenus en prison arbitrairement depuis plus d’une année.

-Protestons contre les propos racistes et infamants prononcés par le Colonel Khattry O. Mohamed M’Bareck, chef d’état-major adjoint de la Garde Nationale, à l’encontre de nos dirigeants antiesclavagistes.

-Mettons en garde les autorités politiques contre ces violations et les complots qu’elles manigancent contre IRA-Mauritanie et ses dirigeants.

-Alertons l’opinion nationale et internationale sur l’état de santé de Biram Dah Abeid.

-Dénonçons les répressions aveugles contre les militants et sympathisants pacifiques d’IRA Mauritanie.

-Dénonçons le racisme dont ont été victimes les élèves de l’école NASSIBA à Nouakchott ayant conduit au refus catégorique par l’état de leur participation à une compétition au Qatar parce qu’ils sont noirs et non araboberberes.

-Alertons l’opinion publique internationale sur cette volonté de torpiller la constitution mauritanienne affichée afin de faire réélire Ould Abdel pour un troisième mandat.

-Appelons tous ceux qui sont épris de justice de tous horizons à soutenir la cause des Droits Humains en Mauritanie.

-Refusons avec vigueur l’instrumentalisation de la justice à des fins bassement politiciennes.

-Dénonçons les manœuvres obscures d’une supposée Ligue des Ulémas mauritaniens émettant une étrange Fatwa rendant illicite l’esclavage le 26 Mars 2015, ainsi que celles du parlement qui a adopté le jeudi 13 Août 2015 à l’unanimité une nouvelle loi incriminant davantage l’esclavage, tout en faisant fi du sort des militants abolitionnistes, dont les 2 ans d’emprisonnement ont été confirmés par la cours d’appel d’Aleg le 20 Août 2015.

-Exigeons une enquête et la traduction immédiate en justice de tous les responsables de la traite négrière à destination de l’Arabie Saoudite.

-Rappelons que le recensement biométrique en cours en Mauritanie commencé en mai 2011, s’apparente à un système sophistiqué d’exclusion des populations noires via des procédés obscures. 

Le Comité  de Soutien aux Détenus d’Aleg en France             Fait à Paris le 07 Avril  2016

Ahmedou Ould Wediaa, le journaliste rebelle.

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Esclavage, scandales politico-financiers, trafic de drogue… L’animateur de l’émission Vissamim met un point d’honneur à aborder tous les sujets tabous. Portrait de l’une des bêtes noires du régime.

«Un simple citoyen qui ne supporte pas l’injustice. » C’est ainsi que lui-même se définit. « Un journaliste militant qui dérange le pouvoir », complète le patron d’un média indépendant. Derrière ses fines lunettes et sa bouille d’enfant sage, le journaliste Ahmedou Ould Wediaa, 40 ans, est devenu l’une des bêtes noires du régime. En février, la Haute Autorité de la presse et de l’audiovisuel (Hapa) suspendait pour un mois Vissamim (« en profondeur »), l’émission de débat qu’il anime chaque semaine sur la chaîne privée Mourabitoun TV. L’organe de régulation lui reprochait notamment de favoriser le « séparatisme » et d’avoir évoqué la persistance de l’esclavage en Mauritanie.

Des griefs à la suite desquels Ould Wediaa a aussitôt dénoncé « un véritable harcèlement dont l’objectif est de museler la presse et de réduire le maigre espace de liberté [qui reste] encore ». Depuis 2012, Vissamim a en effet abordé – en arabe ou en français – les principaux sujets tabous de la société mauritanienne : la répression contre les Négro-Mauritaniens au cours des années de braise (1986-1991) et l’ostracisme qui continue de les viser, l’esclavage, les scandales politico-financiers, le trafic de drogue… « Notre ambition était d’interroger sans complaisance l’ensemble des responsables politiques et des leaders d’opinion de la société civile », explique le journaliste. Une conception du pluralisme qui provoque régulièrement le courroux du pouvoir.

Ould Wediaa n’en est pas à son coup d’essai. En 2000, à peine ses études de littérature arabe achevées, il lançait l’hebdomadaire Erraya. Trois ans plus tard, le président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya faisait fermer la publication pour « subversion et intolérance ». Recherché par la police, Ould Wediaa quittera le pays clandestinement avant d’obtenir l’asile politique en Belgique. Il ne retournera en Mauritanie qu’après la chute de Taya, en 2005.

La même année, il lance Essirage, un quotidien en arabe, en français et en pular. En marge de son activité de journaliste, il endosse le costume du militant. En 2009, il devient le porte-parole de Jamil Ould Mansour, candidat à la présidentielle du parti Tawassoul (islamistes modérés). Il s’investit parallèlement dans l’association SOS Esclaves, dont il est aujourd’hui le vice-président. Un double engagement qui lui est régulièrement reproché par ses détracteurs – d’autant que Tawassoul est devenu entre-temps le principal parti d’opposition. « En tant que journaliste, je laisse de côté ces affiliations, se défend l’intéressé. Lorsque j’ai reçu Jamil Ould Mansour, j’ai été plus dur avec lui qu’avec d’autres invités. »

Une intransigeance qui n’épargnera pas le chef de l’État. En mars 2015, pour sa première interview présidentielle, Ould Wediaa s’obstine à vouloir poser deux questions d’affilée à Mohamed Ould Abdelaziz. Celui-ci le rappelle à l’ordre, manifestement excédé, avant d’exiger l’interruption du direct. « La coupure a duré quelques minutes, pendant lesquelles il m’a intimé l’ordre de quitter le plateau », précise le journaliste. La tension finira par redescendre, et l’entretien présidentiel ira à son terme en présence d’Ould Wediaa.

On nous a clairement indiqué qu’en Mauritanie il y a des sujets à ne pas évoquer, raconte-t-il
Huit mois plus tard, le journaliste annonce sur sa page Facebook qu’il recevra dans Vissamim un témoin direct de l’exécution, en 1991, de vingt-huit officiers négro-mauritaniens. Son téléphone est pris d’assaut. « Les pressions se sont succédé pour nous dissuader, raconte-t-il. On nous a clairement indiqué qu’en Mauritanie il y a des sujets à ne pas évoquer. »

Officiellement, c’est donc pour avoir transgressé le double tabou de la question identitaire et de l’esclavage qu’Ahmedou Ould Wediaa a reçu un « avertissement » de la Hapa. Ce qui ne semble pas avoir refroidi sa détermination : « Il faudra bien que le régime admette que l’État mauritanien ne saurait demeurer au service d’une seule composante de la nation. »

Source crédit : repris sur jeuneafrique.com voir ci après le lien.

http://www.jeuneafrique.com/mag/313514/societe/mauritanie-ahmedou-ould-wediaa-journaliste-rebelle/

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LIBERTÉ et liberté : un tatoué intégral n’est pas plus libre qu’un voilé intégral.

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http://o.nouvelobs.com/mode-beaute/20160404.OBS7777/blackout-tattoo-le-tatouage-entierement-noir-est-la-nouvelle-tendance-qui-cartonne.html

Le tatouage intégral et parfois irréversible est à la mode par art corporel et esthétisme dit-on. Eux, sont LIBRES de s’adonner à leurs passions individuelles avec responsabilité sans que la communauté légale (les principes communs de la LOI étatique) ne soit menacée d’aucune manière. À contrario, d’autres personnes seraient perçues comme asservies quand elles choisissent de porter un fichu de tissu sur leurs têtes. Là où le tatouage est liberté individuelle, le fichu de tissu serait une menace contre le socle de valeurs de LOI pour certains milieux politiques et intellectuels en France. Au final, on comprend et reconnaît un art par le tatouage même intégral, mais on feint de reconnaitre et de comprendre ce qui motive le port du fichu de tissu. Pour certains aux relents paternalistes, le choix du port de ce tissu par une frange de la population ne peut être qu’un choix corrompu, imposé et insensé. Ainsi la fameuse laïcité est détournée par ceux qui croient et militent pour l’athéisme afin de mener un combat acharné contre Tout ce qui pourrait se faire au Nom d’un Dieu. Une LIBERTÉ d’une seule norme n’est plus la LIBERTÉ. Un rappel ; aux dernières nouvelles, le principe de la laïcité impose les normes laïques aux institutions mais le citoyen n’a aucune obligation d’être laïc ou athée  à titre personnel. En parlant des libertés individuelles, l’essentialisation est la pire des menaces contre la communauté légale. La Loi peut-être et doit être Totale mais les Valeurs peuvent être relatives et différentes, ce qui donne sens à la diversité de l’Humanité. La Loi peut être parmi les Valeurs mais aucune Loi ne peut être toutes les Valeurs de tout le monde. La laïcité est un principe cardinal dans un cadre légal multiconfessionnel, mais en aucun cas elle ne doit être utilisée et détournée par ceux qui ont comme valeur première l’athéisme pour d’autres fins inavouées. La Vraie laïcité par son principe de liberté pour l’individu dans la communauté légale est le meilleur défenseur contre l’extrémisme athéiste et lâche qui stigmatise sans cesse des milliers de paisibles citoyen(nes) .

K.S

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Collectif des avocats d’IRA : «Le dossier de nos clients a connu plusieurs violations »

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Le collectif des avocats de défense des détenus leaders d’IRA, Birame Dah Abeid et Brahim Bilal Ramadan a animé le 28 mars 2016 à son siège à l’ilot C à Nouakchott une conférence de presse pour éclairer l’opinion publique sur l’évolution du dossier de leurs clients. Selon les avocats, le président du mouvement antiesclavagiste mauritanien et son adjoint, ont été privés de procès équitables dans leur pays. «Nos clients ont passé quatorze mois d’emprisonnement arbitraire dans une affaire judiciaire entachée d’irrégularités » devait clamer Me Brahim Ould Ebetty.
Pour preuve, soutiennent les avocats, le Parquet d’Aleg a laissé le dossier traîné pendant des mois sans le faire bouger. Une fois transmis à Nouakchott, la juridiction compétente prend elle aussi le loisir de le laisser pourrir sans lever le petit doigt.
Le collectif dit avoir ainsi relevé des violences graves des procédures qui à elles seules justifient selon les avocats, la libération immédiate de Birame Dah Abeid et son adjoint Brahim Bilal Ramadan. «Plus que la santé, les détenus ont besoin de la liberté légitime » dira un avocat membre du collectif.
Selon les avocats, des forces tapies dans l’ombre du régime en place, font tout pour que le dossier judiciaire de Birame Dah Abeid et de Brahim Bilal Ramadan reste en l’état, quitte à violer les procédures et empêcher le recours qu’ils réclament devant la Cour Suprême.
A rappeler que le président d’IRA et son adjoint ont été arrêtés en novembre 2014 suite à une caravane contre l’esclavage foncier dans le Sud. Jugés au cours d’un procès largement décrié au niveau du tribunal de Rosso, relevant de la région du Trarza, les deux leaders ont été transférés aussitôt à la prison d’Aleg dans la région du Brakna. Les avocats avaient vivement dénoncé cette violation de la procédure qui soustrayait leurs clients à leurs juges naturels. Aussi, Birame et Bilal ne reconnaîtront jamais la compétence des juges du Brakna et refuseront toute coopération. A leur procès devant la cour d’Appel d’Aleg, ils refusent de se présenter et en demandent pareil à leurs avocats qui boycotteront eux aussi les assises.
Ce qui n’empêchera pas la cour de siéger et de confirmer les peines de 2 ans retenues contre eux en première instance.
Birame et Bilal qui vivront pendant longtemps dans un régime carcéral qu’ils jugeaient illégal, seront transférés plus tard à Nouakchott, pour des raisons de santé. Depuis, il est question de tractations pour les amener à formuler une demande de liberté provisoire. Les détenus y sont favorables mais à condition que la demande soit adressée à leurs juges naturels. Ce que le pouvoir refuse, leur demandant d’adresser leur demande à la cour d’Aleg, une juridiction qu’ils refusent de reconnaître.

Source crédit : aidara.unblog.fr

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30-03-2016 14:30 – Libre Expression. Jusqu’où la dérive! / Par Amadou Tidjane DIOP, Vice-président IRA-Mauritanie

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Amadou Tidjane Diop – Depuis quelques temps, nous assistons à des rodomontades et déclarations qui ont suscité l’indignation et l’inquiétude de ceux qui se soucient de la République et du respect des principes et idéaux défendus par la Constitution, et susceptibles, par ailleurs de nourrir des ambitions qui compromettront durablement la stabilité de notre pays.

Ce fut d’abord le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Moctar Ol Diay, à qui revient l’honneur d’ouvrir le bal lors d’une plénière s’adressant aux députés, de déclarer : « si le président Mohamed O Abdel Aziz sollicite un troisième mandat, les députés ont le devoir l’appuyer ».

Quelques jours plus tard et dans les mêmes circonstances, ce fut le tour du Ministre de la justice M. Brahim O Daddah, d’aborder dans le même sens allant jusqu’à inviter les députés à demander à Mohamed O Abdel Aziz de solliciter un 3ème mandat.

Interpelé par le député Mohamed Ol Ghoula, le ministre s’entête et continue de se refuser derrière son daltonisme intellectuel dicté par sa mauvaise fois. Au lieu de saisir l’opportunité et se rétracter, il réplique par un message codé qui laisse alors libre à toute interprétation équivoque.

Alors! Nous sommes en droit de nous demander dans quelle République sommes-nous? Où se trouvent les vertus de l’homme d’Etat lorsque des ministres peuvent publiquement, et devant les Elus du peuple, appeler à violer la Constitution, notre Loi fondamentale ? Une telle bavure n’est ni plus, ni moins qu’une insulte au peuple mauritanien. Et ne doit pas, en situation normale, demeurer sans suites.

Ainsi, devant cette dérive, nous rappelons aux ministres, de par la gravité de leurs propos le risque qu’ils sont en train d’encourir et leur peuple avec. Nous les tenons coupables de crime pour incitation à la violation de la Loi fondamentale et constitutionnelle.

Ils doivent aussi comparaitre un jour pour répondre de leurs actes. Puisque le peuple Mauritanien dont l’une des aspirations fondamentales s’inscrit aujourd’hui dans l’effort de rétablir la justice, serait loin de garder son indifférence face à tout ce qui serait susceptible de compromettre d’une part cet élan vers la construction d’un Etat de droit et d’autre part d’hypothéquer l’émergence de l’expression de sa liberté.

Amadou Tidjane DIOP, Vice – président IRA – Mauritanie

Source crédit : http://www.cridem.org

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29-03-2016 19:30 – Vidéo. Me Fatimata MBAYE reçoit à Washington un prix des mains de John Kerry [PhotoReportage]

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L’avocate mauritanienne, Me Fatimata MBAYE, a reçu mardi matin à Washington le Prix international Femme de courage 2016 du Département d’État. Le trophée lui a été remis par le Secrétaire d’État américain, John Kerry qui a salué dans son discours l’engagement de ces femmes qui luttent pour les droits de l’Homme dans leurs pays. « Il y’a beaucoup de barrières qui ont été cassées entre les hommes et les femmes et cela a été rendu possible grâce au combat des femme », a rappelé M. Kerry.

« C’est un agréable moment », a déclaré Mme Mbaye lors de la cérémonie de remise du Prix qui s’est déroulé, à Washington, au Département d’État américain. Treize (13) autres femmes ont reçu également le prix, dont une soudanaise.

La cérémonie de remise des prix a été retransmise en direct à Nouakchott en présence de personnalités politiques, de la société civile et activistes dans le domaine des droits de l’Homme.

« C’est une amie que j’apprécie beaucoup pour son courage, sa persévérance dans le domaine des droits de l’Homme. Ce prix nous honore tous. Elle le mérite », a déclaré Me Ebetty, qui a assisté à la retransmission de l’évènement.

Créé en 2007 par la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, le Prix international Femme de courage est un prix américain décerné chaque année par le Département d’État américain aux femmes du monde entier qui ont fait preuve de leadership, de courage, d’ingéniosité et de volonté de se sacrifier pour les autres, en particulier pour une meilleure promotion des droits des femmes.

Me Fatimata Mbaye devient ainsi l’unique femme mauritanienne à recevoir le Prix international Femme de courage.

Par Babacar Baye NDIAYE
©Cridem 2016

Source crédit : http://www.cridem.org

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