13-01-2019 10:39 – Ould Abdel Aziz appelle les députés de la mouvance présidentielle à arrêter les manœuvres pour un 3e mandat (SOURCE)

Tawary – Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a appelé les députés du parti Union pour la République et ceux de la mouvance présidentielle d’arrêter les appels pour un troisième mandat présidentiel et de cesser les manœuvres pour une proposition de projet de référendum à l’assemblée nationale, a-t-on appris de plusieurs sources.

Un important groupe de parlementaires avait fait circuler ces derniers jours une pétition à signer pour la modification des articles limitant le nombre de mandats à deux et un autre composé de 13 dont le premier vice-président de l’Assemblée nationale ont signalé à leurs camarades de laisser le président respecter sa position dans l’intérêt de la Mauritanie.

Les partisans du 3e mandat justifient leur position pour une continuité des projets de construction et de la stabilité du pays. Tandis que les autres qualifient la modification des articles limitant les mandats à deux du non respect de la constitution et du serment.

« En plus, toute approche visant à la modification de la constitution pour un mandat de plus serait source de crise politique dans le pays », révèle une source au sein du parti au pouvoir.

Ce bruit qualifié d’une tentative de «Coup d’Etat contre la constitution» a suscité des remous au sein de la classe politique proche de l’opposition démocratique. D’ailleurs, les députés issus du FNDU et des autres formations d’opposition avaient appelé à une réunion de concertation en urgence dans la nuit du dimanche au siège de RNRD (Tawassoul).

Par R.Fall

Source crédit : cridem.org

Birame Dah Abeid, président de l’Initiative de Résurgence du Mouvement abolitionniste, député: ‘’Pour l’opposition, soutenir un candidat issu d’un pouvoir que nous avons combattu longtemps relèverait d’un défaut de discernement et d’une panne d’ambition »

✅Le Calame : Vous êtes certainement l’homme politique et le militant des droits de l’homme le plus arrêté de cette dernière décennie. Combien de fois avez-vous été arrêté et pourquoi ?

Birame Dah Abeid : En effet, je suis à ma quatrième arrestation en l’espace de quelques années. C’est un nombre record d’inculpations, pour les dix ans d’existence du mouvement que je préside. Ces privations ponctuelles de liberté et les intimidations consécutives résultent de paramètres divers ; j’en citerai le principal : le pouvoir n’a pas pu contenir au seuil de pensée et d’action tolérable par lui, ni le discours ni l’action d’IRA. De facto, il se retrouve dans la contrainte de devoir nous persécuter pour continuer à se ménager, au nom de la survivance du système de domination, un espace d’immunité exclusive. Pour ainsi dire, la nature inégalitaire du statu quo prédispose les forces de la conservation, à nous imposer la censure et la coercition. Cependant, les temps changent. La pression médiatique et sa globalisation dictent désormais, à toute entreprise de restriction des libertés, l’impératif d’un habillage moral. Alors, il fallait opposer aux demandes d’égalité citoyenne et au credo de non-violence, le mythe du complot extérieur auquel une partie de la population accorde encore quelque crédit. De précurseurs d’une cause juste, nous voici dépeints en apprentis pyromanes.

✅En 2014, vous vous êtes présenté à la présidentielle. Or, pour certains, les droits de l’homme ne font pas toujours bon ménage avec la politique. Que répondez-vous à ceux là dont certains vont même jusqu’à vous accuser de connivence avec le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ?

Ceux qui m’accusent de connivence avec Mohamed Ould Abdel Aziz n’ont qu’à venir prendre ma place en prison une ou deux fois (rires). Quelqu’un qui collabore avec le président ne devrait se retrouver si régulièrement en prison ni exposé à la disgrâce. A chacune de nos campagnes pour faire libérer des camarades ou dénoncer la torture, l’image du pouvoir se dégrade et la communauté internationale lui tient le langage du blâme. N’est-ce pas un investissement à perte, de la part d’un Aziz peu réputé pour enclin à l’altruisme ? Ai-je besoin de rappeler les avanies à nos familles, la précarité où grandissent nos enfants, sans omettre la détérioration de notre santé ?

D’autre part et pour revenir au premier volet de votre hypothèse sur la connivence, je dois rappeler que la question des droits de l’Homme se place au centre de la politique, c’est à dire de la gestion de l’autorité d’Etat. Au terme de décennies de diversion, les problématiques sans cesse différées du racisme et de l’impunité reviennent balayer le déni, avec la force tempétueuse de la frustration, comme une mécanique de la nature. L’autruche qui est un animal avisé mais d’un optimisme de tragique, finit par se faire attraper en dépit de la tête dans le sable. Au demeurant, nombre de promoteurs de la dignité humaine ont recueilli des suffrages es-qualité, avant de gouverner par la mise en actes de leurs aspirations. Je compte perpétuer l’exemple.

✅Nous savons que vous avez rencontré le président Mohamed Ould Abdel Aziz au moins deux fois. Qu’est ce que vous vous êtes dit ?

Effectivement j’ai rencontré Aziz en 2012/2013 à l’initiative de certains de ses proches auxquels me liaient des rapports cordiaux. Soit dit en passant, je discute avec tous et sait rester courtois envers qui me témoigne un minimum de respect. A mes interlocuteurs, il paraissait utile, voire nécessaire, de discuter avec le leader du mouvement d’IRA, afin d’aplanir certaines divergences, créer un terrain d’entente, voire essayer de nous neutraliser par la faveur et la considération. C’est en connaissance des bénéfices et du risque que j’ai accueilli favorablement le projet de telles entrevues. Je vous fais l’aveu d’avoir davantage cru au meilleur de l’intention, ravi d’entendre un partenaire, enfin perméable à nos arguments.

Alors, nous nous sommes rencontrés, par deux fois, dont la première se déroulait quelques semaines après ma sortie de prison, en 2012, au lendemain de l’incinération des livres esclavagistes. Le Président, d’emblée, déplore avoir été empêché de travailler pendant son mandat finissant ; selon lui, l’opposition lui aurait mis les bâtons dans les roues ; en conséquence, il serait reconnaissant si je l’aidais à recouvrer un peu de sérénité ; il me suggérait d’explorer, avec lui, un terrain d’apaisement pendant le reste de son exercice et pourquoi pas envisager une collaboration durable. Je lui réponds que tout dépendrait des concessions qu’il serait prêt à faire sur la question des droits de l’homme, en l’occurrence l’esclavage, le « passif humanitaire », mais aussi la reconnaissance d’IRA, comme organisation des droits de l’homme et la possibilité d’autoriser la naissance d’un parti affilié. Ould Abdel Aziz m’a signifié son accord, à l’abri de la moindre hésitation mais sur le ton vague de la promesse sans échéance. Par la suite, je n’ai pu constater de suite à ces dispositions. Notre contestation reprenait. Alors,notre contestation reprenait; un émissaire différent du premier vint me demander un autre aparté et j’en saluais l’augure. Il ne m’a fallu longtemps avant de comprendre à quel degré de mauvaise foi et de ruse primaire Mohamed Ould Abdel Aziz était déterminé, presque malgré lui. Je réitère les mêmes doléances et il reformule ses promesses à l’avenant. Néanmoins, à ma stupéfaction, juste après ma sortie, il reçut quatre ou cinq membres d’une cellule dormante d’IRA qui furent présentés, au travers d’un tapage médiatique sans précédent, comme les vrais militants, soucieux de l’unité nationale et des intérêts du pays. La confiance et la sincérité étaient rompues. Même si la nouvelle organisation tombait assez vite dans l’anonymat, je retins la leçon que mon interlocuteur, voué à l’intrigue et enclin au cynisme, méritait d’être pris à son propre jeu. Aux occasions ultérieures, je ne manquais de m’en souvenir.

✅Quel bilan faites vous de ces dix ans au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ?

Un bilan catastrophique sur tous les plans. Mohamed Ould Abdel Aziz a manipulé les différences ethniques et sociales en Mauritanie pour créer une animosité viscérale entre les Maures et les Hratin, excluant de ce duel, les noirs non hassanophones, ainsi tolérés dans la posture du spectateur qui doit rester discret. Il a entrepris un travail de sape contre le lien social, approfondissant la césure ethnique, afin d’envenimer les contradictions. Ould Abdel Aziz a renforcé le positionnement défensif des esclavagistes, des féodalités marchandes et du fanatisme religieux, qu’il a dotés d’assurances judiciaires, sécuritaires et politiques pour les prémunir de la moindre atteinte à leur prééminence. Il a renforcé la déception et enraciné le désarroi parmi des rescapés de la tentative de génocide perpétrée pendant les années de braise. Il a fait perdre l’espoir aux orphelins, veuves et survivants, de voir, un jour leurs droits recouverts et la mémoire des défunts réhabilitée. Il a instauré un enregistrement biométrique et un découpage électoral injuste et discriminatoire et supervisé les expropriations foncières. Il a permis l’instauration d’une justice qui ne profite qu’à une seule communauté et dilapidé les ressources nationales (minerai, poisson, agriculture) au profit d’une coterie de prête-noms et de laudateurs. Il aura achevé l’aplatissement du pouvoir judiciaire dont les fonctionnaires, notamment les juges, ne sont plus que des agents de la police politique, du bradage de l’économie au service des multinationales, de la vente des ports et des aéroports, de la banqueroute des sociétés publiques, telles la SONIMEX, l’ENER et l’Imprimerie Nationale. La SNIM étouffe sous la dette et les marchés de complaisance et de gré-à-gré rongent le pays.

Ould Abdel Aziz a parrainé la naissance d’une frange d’intégristes violents, que nombre de nos mosquées et établissements d’enseignement originel abritent. En 10 ans de laxisme, puis de complicité active, le pouvoir leur a permis de terroriser les intellectuels, les activistes libéraux et de gauche et d’embrigader la société. L’article 306 du code pénal, révisé le 27 avril 2018, à l’initiative du gouvernement, illustre cette fuite en avant suicidaire, qui se paiera au prix fort. Une bande d’obscurantistes en rotation permanente entre le négoce et le culte, prend notre jeunesse en otage, dès l’âge tendre, interdit l’expression festive de la joie, muselle la parole, déclare la guerre à l’art et, pire encore, s’évertue à gommer la diversité culturelle du pays. La loi protège ces fossoyeurs de l’Etat de droit, ataviquement réfractaires à la démocratie et au savoir qui ouvre au reste de l’humanité. Si Ould Abdel Aziz quitte le pouvoir un jour, il laisserait, à la Mauritanie, ce legs vénéneux.

✅Quels rapports entretenez vous avec l’opposition ?

J’entretiens des rapports amicaux avec toute l’opposition nationale et je compte renforcer la concertation, surtout envers et contre les tentations de contrarier l’alternance au sommet de l’Etat. Par ailleurs, soutenir un candidat issu d’un pouvoir que nous avons combattu longtemps relèverait d’un défaut de discernement et d’une panne d’ambition.

✅Quels sont vos rapports avec les opposants de la diaspora, notamment Mohamed Ould Bouamatou et Moustapha Limam Chav’i ?

Mes rapports avec la diaspora demeurent au beau fixe. Me lient, aux deux, le souci commun de tourner la page des inégalités, de la fraude et de la violence politique en Mauritanie. J’ai connu Ould Bouamatou, depuis moins longtemps. L’homme reconnait des erreurs en politique mais je retiens, de lui, le désir de mieux faire et un attachement viscéral à la modernisation du pays, sur la base de la liberté économique pour que la création de richesses et d’emplois s’exonèrent enfin des ententes occultes et de la bureaucratie. Ould Bouamatou est un pragmatique d’un tempérament entier, qui ne lésine pas à mettre sa fortune en danger quand sa fierté ou ses convictions se heurtent à l’arrogance. Moustapha Chafi, que je fréquente depuis bien plus de temps, consacre ses heures et ses relations à la Mauritanie, sa passion sans cesse contrariée ; notre échange se caractérise par une sensibilité identique aux enjeux de stabilité et de sécurité du pays, dans la perspective des ruptures dans l’environnement régional et international. A mes deux amis, je renouvelle reconnaissance et résolution à défendre notre vision commune de la Mauritanie, trait d’union.

✅Vous êtes candidat à la présidentielle de 2019 : Quels sont vos chantiers prioritaires si vous êtes élu à la présidence de la république ?

Tout est à refaire, reconstruire. Je ne vous imposerais pas l’exposé fastidieux de mon programme de candidat à l’élection présidentielle. Je promets, toutefois, de vous en réserver la primeur.

✅Que pensez-vous de la marche que prévoit le pouvoir en place le 9 janvier 2018 contre ce qu’ils appellent le discours extrémiste?

La fameuse « marche contre « l’extrémisme et la haine » vise ainsi à nous museler, tout autant qu’elle nous désigne à la vindicte des segments de la société les moins réceptifs à l’émancipation du Noir subsaharien. La réaction du bloc hégémonique, le réflexe de survie du syndicat des tribus et des cartels du privilège acquis au fil de l’histoire alterne, donc, entre phase de répression et séquence de stigmatisation. Le pouvoir, au nom des siens, livre une lutte décisive, celle de sa continuité, autrement dit de sa reproduction. Nous menons le combat inverse de l’homme résigné qui se redresse, avec, certes, le désavantage des moyens mais la promesse d’une victoire inscrite dans le cours du temps humain. Aussi, n’en sommes-nous, mes compagnons de route et moi, à un harcèlement près. D’autres suivront…

✅Selon certaines rumeurs, IRA brasserait beaucoup d’argent. Si cela est vrai, quelle est sa provenance. Et si c’est faux, comment faites-vous pour financer vos activités ?

Si IRA brassait beaucoup d’argent, les nombreuses campagnes d’arrestations auraient permis à l’Etat de nous condamner au grief de financement illégal, par une organisation non reconnue, comme ce fut le cas d’El Moustaqbal. Les activités dont vous parlez ne dépassent le soin en clinique de nos militants blessés, les frais de quelques voyages à l’intérieur et de l’organisation de soirées à Nouakchott. Les fonds, d’ailleurs modestes, proviennent de militants et de sympathisants visibles et invisibles d’IRA. Nous avons besoin du concours matériel de nos adhérents et amis que nous appelons à alimenter, encore plus et mieux, le nerf de notre guerre des mots, des idées et de la conviction en marche.

Propos recueillis par El Kory Sneiba

Source crédit : lecalame.info

LA CENI ANNONCE LA LISTE DÉFINITIVE DES CANDIDATS AUX CIRCONSCRIPTIONS ÉLECTORALES DE L’EXTÉRIEUR

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a rendu public, vendredi un communiqué de presse annonçant la liste définitive des candidats aux quatre sièges parlementaires attribués aux circonscriptions de l’extérieur, dont une copie est parvenue à l’AMI.

En voici le communiqué :

‘’En application des textes législatifs et réglementaires en vigueur relatifs à l’élection des députés représentants les mauritaniens établis à l’étranger, prévue le 21 janvier 2019, la Commission Electorale Nationale Indépendante porte à la connaissance des partis politiques concernés que la liste définitive des candidats postulants pour les quatre sièges réservés aux quatre circonscriptions électorales de l’extérieur, s’établit conformément aux indications suivantes :

I. Pour la circonscription Asie :

N°- Le Pari Union Pour la République (UPR) :

• Candidat titulaire : Mohamed Salem Abderrahmane El Hachmi

• Suppléant : Sidi Habiboullah Mohamed El Kinti

II. Pour la circonscription Afrique :

N° 1 le parti de l’Union Pour la République (UPR) :

• Le candidat titulaire : Sidi Baba Sid’Ahmed Lahah

• Suppléant : Taregh Nouh Sidaty

N°2 Parti El Islah :

• Candidat titulaire : Ismail Yacoub Cheikh Sidia

• Suppléant :El Ghowth Mohamed Boughaly

N° 3 Parti Civilisation et Développement (PCD) :

• Candidat titulaire : Abdellahi Mohamed Jiyid

• Suppléant : Mohamed Tvagha Jdoud

III. Pour la Circonscription Amérique :

N° 1 le parti de l’Union Pour la République (UPR) :

• Candidat titulaire : Abou Demba Sow

• Suppléant : Moctar Salem N’Dary

N° 2 Parti El Islah

• Candidat titulaire : Moctar Salem Ahmed Ahmed Sidi

• Suppléant : Mohamed Cheikh Abdellahi Mori

IV. Pour la Circonscription Europe :

N° 1 le parti de l’Union Pour la République (UPR) :

• Candidat titulaire :Issa Mansega Ousmane Diawara

• Suppléant : Ahmedou Abba Abdel Malik

La Commission Electorale Nationale Indépendante

Le Vice Président

Ethmane Ould Bidiel’’

Soucre crédit : http://www.ami.mr

Alioune Tine : 《MOBILISATION GÉNÉRALE DE TOUS LES CITOYENS POUR UNE PRÉSIDENTIELLE TRANSPARENTE ET APAISEE》

Le précontentieux électoral s’alourdit dangeureusement au fur et à mesure de l’évolution des différentes phases du processus de la présidentielle 2019.
Il est désormais de la responsabilité de chaque citoyen quelles que soient sa position, son appartenance politique, religieuse, son statut, doit agir pour sortir d’une situation politique et électorale tendue et porteuse de tous les dangers. En téte , le Président de la République Maky Sall , qui dans le domaine de l’organisation d’election présidentielle ne doit pas faire moins que ses prédécésseurs Abdou Diouf et Abdoulaye Wade qui ont respecté une tradition qui n’a céssé d’évoluer dans le bon sens depuis les années 90.

—– UN PRÉSIDENT-ARBITRE -RÉGULATEUR

Le Président de la République cumule en une seule personne trois (3) rôles essentiels au jourd8,
– 1)Le President ,le Chef de l’Etat , Chef de l’Administration et des armées;
– 2) Le Président, Candidat à la Présidence , leader d’une coalition de partis politiques,
– 3)Le Président-Arbitre-Régulateur
La Figure du Président-Arbitre-Régulateur a émergé dans les années 90 aprés les crises et violences postélectorales de 88-90 avec l’aide d’un ministre de l’intérieur, homme d’État exceptionnel Famara Ibrahima Sagna.
Famara Ibrahima Sagna, une fois nommé ministre de l’intérieur a démissionné de su Parti Socialiste pour etre neutre et équidistant de tous les partis politiques. Il est devenu légitime pour faciliter les negociations entre le Président Diouf et Abdoulaye Wade dans un premier temps et le Président Diouf et les autres partis de l’opposition. C’est lui ,Famara Ibrhima Sagna le géniteur du code consensuel de 1991, c’est lui qui a décroche Kéba Mbaye et convaincu Abdou Khadre Cissokho Président de l’Assemblée Nationale de l’époque. Ces années étaient des années de plomb avec l’impression d’un encerclement du Sénegal avec la crise Sénegalo-Mauritanienne, le contieux du pétrole avec la Guinée Bissau et l’éclatement de la Conféderation Sénégalo-Gambienne. Des vulnérabilités réelles qui expliquaient que les Sénégalais étaient unis et rassemblés dans un gouvernement d’Union en 91.
En 1996 le ministre Abdourahmaneine Sow est ministre de l’intérieur et organise les élections locales de 1996. Ces elections ont été catastrophiques au point d’etre reprises à Dakar. 1996 a été une malheureuse parenthése mais utile par les leçons apprises.

CAPACITÉ DE RÉSILIENCE DU SÉNÉGAL

Aprés ces élections chaotiques et honteuses et la trdition de fraude de certains caciques du parti socialiste Abdou Diouf va tirer toutes les bonnes leçons en Créant l’Onel dirigée par le Général Niang et le Ministére de l’intérieur dirigé par le Général Lamine Cissé. La tradition d’une Administration neutre en période électoral est consolidée et aboutit au meilleur Parlement jamais connu au Sénégal depuis l’indépendance et à l’alternance de 2000.
La capacité de résilience était le fruit d’un dialogue certes difficile mais qui a évolué sans cesse en qualité grace à la qualité des hommes politique de l’époque. Des hommes comme Comme Wade, Dansokho, Landing,Bathily, Decroix, Ousmane Ngom, Djibo Ka, Madické Niang etc. avaient bien joué leur partition à l’époque.
Wade a affaiblit le processus en 2007, boudé les Assises env2009. Mais il faut lui rendre justice en 2012 quand il a nommé Cheikh Gueye chargé des élections. Ce qui avait permis des élections transparentes et apaisées et une situation postélectorale calme
IL FAUT CONTINUER L’ÉPOPÉE DE LA DÉMOCRATIE SÉNÉGALAISE PRÉSIDENT MAKY SALL
Aujourd8, Nous demandons solennellement au Président de continuer cette formidable épopée de la démocratie Sénégalaise qui a servi de phare éclairant la voie de la démocratie sur le Continent depuis le Président Senghor.
Aujourd8 plus que jamais les Sénégalais doivent ensemble avec intelligence, lucidité et resoect mutuel construire des consensus qui protegent l’Etat et le Vivre-Ensemble. On est en face de menaces autrement plus dangereuses avec l’extrémisme violent qui se développe avec l’effondrement et la perte de sens du champ politique. Mais avec la découverte du pétrole et du gaz ,la présence d’acteurs plus forts que nos Etas et savent bien jouer de nos divisions.
Il faut promiuvoir une administration du processus électoral neutre avec un ministre non partisan, ce n’est pas seulement parce que l’opposition le demande, ça participe d’un dévérrouillage du systéme , de susciter plus de confiance;
Il faut également mettre le fichier à la disposition des candidats et ouvrir sans délai un dialogue franc et inclusif pour dégrossir le précontentieux.

Alioune Tine
Fondateur de Afrikajom Center

Crédit source : Post Facebook Alioune Tine

Libération de deux prisonniers d’opinion en Mauritanie ou l’épilogue d’une imposture

I. Les premières heures

Le 31 décembre 2018, la cour correctionnelle de Nouakchott-sud, tentait de juger le député Biram Dah Abeid et son co-détenu Abdallahi Houssein Messoud, en présence d’une foule nombreuse en grande partie constituée de militants et sympathisants de l’ONG anti-esclavagiste Ira-M. 30 avocats bénévoles, dont le bâtonnier du barreau national et plusieurs autres ténors, constituaient le collectif de conseil et de défense des prévenus.
Dès l’ouverture de la séance, Biram Dah Abeid questionna le président du tribunal : « savez-vous que je suis un député à l’assemblée nationale de Mauritanie » ? Le juge répondit : « il n’est un secret pour personne que vous l’êtes, honorable député ». Biram repliqua : « Alors monsieur le juge, vous n’êtes pas habilité à me juger tant que mon immunité parlementaire prévaut ».
Et les avocats, un à un, de démontrer le précédent peu glorieux, qu’un élu du peuple, en plein mandat, se retrouve dans le prétoire, avant la levée de sa protection. L’article 50 de la constitution de la république islamique de Mauritanie, est sans équivoque à cet égard. Malgré les démonstrations claires et pertinentes des avocats, d’une durée de quatre heures d’horloge, le président de la cour, se plia aux injonctions du représentant du ministère public ; ce dernier prenait de temps à autre la parole, pour justifier la légalité, selon lui, de pouvoir entendre un député sans devoir, au préalable, le dépouiller de son immunité.

II. Les arguments

Le député Biram Dah Abeid et son co-détenu Abdallahi Houssein Messoud se retirèrent en compagnie des avocats, pour concertation. A leur retour dans la salle d’audience, Biram prit la parole, remercia la foule, les défenseurs et déclara : « Monsieur le président, monsieur le procureur, madame et messieurs les avocats, moi Biram Dah Abeid, député du peuple mauritanien, élu sous les couleurs de la liste nationale du parti Sawab:

– Ma détention a été motivée, entre autres objectifs, par la détermination du bloc hégémonique, gouvernant le pays, à m’empêcher de faire campagne et d’être élu ;

– L’appareil judiciaire en Mauritanie a été totalement soumis à la volonté et aux caprices du Chef de l’Etat Mohamed Ould Abdelaziz et ce dernier l’instrumentalise sans vergogne, contre ses adversaires politiques, à l’instar des deux hommes d’affaires Mohamed Bouamatou, Mohamed Debbagh, du compatriote Moustapha Limam Chaffii, du sénateur Mohamed Ould Ghadda et de ses collègues, des journalistes indépendants, de moi-même et des militants des droits humains, membres de notre association ;

– Le juge, devant nous, a émis l’intention claire et outrageante, d’ignorer le principe universel de l’immunité du parlementaire et ce, aux fins de satisfaire aux contraintes d’un agenda de règlement de comptes contre les opposants ;

– Le mandat à moi confié par les électeurs procède d’une légitimité singulière, celle de suffrages en faveur d’un candidat gardé en cellule, lequel ne put même voter ;

– En conséquence, je déclare récuser la constitutionnalité et l’aptitude de cette cour à m’imposer sa compétence.

– Ainsi, les membres de la juridiction ici présents ne verront désormais que mon dos ; j’agis ainsi pour défendre la sacralité du choix du peuple et l’immunité en péril de mes collègues députés ».

III. Le dilemme

Enfin, Biram Dah Abeid demande, aux avocats de la défense et à la foule, de bien vouloir se retirer, le lieu n’étant plus une enceinte pour dire la loi, mais au contraire l’occasion de la mieux violer et piétiner.
La salle désormais sans public, le détenu s’isola dans un bureau, attenant. Le président de la cour lève alors la séance et envoie deux élus, au député, dans l’espoir de le convaincre d’accepter de revenir dans la salle, en contrepartie de quelques concessions du parquet, notamment sur certaines allégations de la pseudo-partie civile.
Le député refusa les formules de compromis et exigea la levée de son immunité parlementaire avant de se présenter, humblement, devant l’honorable cour, en qualité de simple citoyen. De concert, le président du tribunal et le procureur de la république, refusèrent cette faculté, pourtant la seule prévue dans la constitution. Un conflit ne tarda à opposer les deux approches :

1. Le procureur de la république préconise que le député soit traîné par la force de police – donc l’usage de la contrainte physique – à l’intérieur de la salle et y être maintenu, jusqu’à la fin du procès.

-2. Le président de la cour refuse, au motif d’un précédent d’août 2015, lorsque Biram Dah Abeid était invité à comparaître, en appel par le tribunal d’Aleg ; il avait récusé l’instance, au grief d’incompétence territoriale et, ainsi, refusé de quitter la prison pour rejoindre la cour. La juridiction le condamnait alors en dépit de son absence, sans jamais le forcer à venir…

IV. Le système cède

Devant l’impasse, un coup de théâtre intervient : inspiré par l’on ne sait quel éclair de discernement, le pseudo-journaliste Deddah Abdallah, retire sa plainte.
La cour reprend son monologue, dans une salle déserte et rend un « jugement » qui « condamne » Biram Dah Abeid et Abdallah Houssein Messoud à 6 mois de prison dont 2 fermes. Le même soir, les deux recouvrent la liberté.

V. Observations

1. Au delà de l’emprisonnement et des péripéties d’une justice aux ordres, il relève de l’évidence que le pouvoir du moment prépare l’opinion à la fatalité d’une confrontation entre les deux groupes protagonistes historiques de l’esclavage, en l’occurrence les Bidhane et les Hratine. Des agents provocateurs, par des messages diffusés sur les applications de messagerie et au travers des réseaux sociaux, travaillent à fertiliser, partout, les semailles de la haine. La « marche contre le racisme » que l’Union pour la république (Upr-majorité présidentielle) projette d’organiser au début de l’année 2019, donnera le signal de la revanche.

2. Le système de domination, face au cumul, voire à l’embouteillage des revendications d’égalité et de citoyenneté, cherche l’occasion de frapper un coup magistral, afin de justifier le régime d’exception et différer l’alternance au sommet de l’Etat. Tel est le calcul que chacun doit défaire, décourager et anéantir, pendant que le temps permet encore la lucidité de l’anticipation. Ira-M appelle les mauritaniens, de toute obédience, à désamorcer le piège, dans l’unité, la revendication pacifique et l’ouverture à l’Autre, pour l’avènement d’une Mauritanie du droit, enfin émancipée de l’impunité. Il n’y a de paix viable dans l’injustice, comme il n’est de libération à l’ombre du déni.

Commission Communication
Nouakchott le 2 janvier 2019.

Procès de Biram Dah Abeid : le journaliste Deddah Abdallah retire sa plainte

Le journaliste Deddah Abdallah qui avait porté plainte contre Biram Dah ABEID a retiré sa plainte, a appris en début de soirée Cridem auprès de plusieurs sources proches du mouvement abolitionniste, IRA-Mauritanie.

Une information confirmée par Mme Coumba Dado Kane, député à l’assemblée nationale mauritanienne et proche de Biram Dah ABEID, président d’IRA-Mauritanie. « Oui, il (Deddah Abdallahi, NDLR) a retiré sa plainte. Il l’a signée devant nous, avant de quitter le tribunal », a affirmé à Cridem Mme Coumba Dado Kane.

Le procès s’est ouvert ce lundi matin vers 12 heures, sous forte surveillance policière dans un tribunal correctionnel de la capitale, à Arafat, où des centaines de sympathisants de M. Ould Abeid et des militants de son ONG antiesclavagiste s’étaient regroupés pour réclamer sa libération.

A l’ouverture du procès, Biram Dah ABEID a demandé à porter son écharpe de député, ce qui a provoqué un « blocage ». Un autre incident est venu par la suite se greffer à ce procès. Après avoir eu gain de cause pour porter son écharpe de député, Biram Dah ABEID a refusé de parler à la Cour, arguant que celle-ci n’était pas compétente pour le juger, une situation qui va provoquer un autre « blocage ».

A 20h (GMT), le procès était suspendu. « On est toujours là. On est très fatigués. C’est du cinéma qui est là. C’est un jugement qu’on n’a jamais vu dans le monde. Moi, je n’ai jamais vu ça. Depuis, ce matin, on est là », a déclaré à Cridem Mme Kane.

Plusieurs figures politiques, syndicales, comme de la société civile et des droits de l’Homme sont venues exprimer au leader abolitionniste leur soutien, a constaté un journaliste de Cridem.

©CRIDEM / (31 Décembre 2018)

✅Source crédit : Repris sur cridem.org

Diallo Mamadou Bathia nommé Président du Conseil Constitutionnel (Liste des autres membres)

AMI- La présidence de la République communique :

Par décision en date de ce jour, sont nommés président et membres du Conseil Constitutionnel :

Président : Monsieur Diallo Mamadou Bathia

Membres:

– Mme Aïchetou Mint Dechagh Ould Mhaïmed

– Monsieur Mohamed Mahmoud Ould Sidigh

– Monsieur Ahmed Vall Ould M’Bareck

– Monsieur Yahya Ould Mohamed Mahmoud

– Monsieur Ahmed Ahmed Djibaba

– Mme Selama Mint Lemrabott

– Monsieur Ba Mariam Koïta

– Monsieur Haimout Ba.

Source crédit : AMI

Biram Dah Abeid ,la Mauvaise conscience de l’Afrique noire

Biram Dah Abeid est un militant de l’abolition de l’esclavage, partisan de la lutte par la non-violence.Son combat sera distingué, à maintes reprises, notamment, en 2013, par le « Prix des Nations-Unies pour les droits de l’homme », délivré tous les cinq ans ; Martin Luther King et Nelson Mandela le précèdent sur la liste des récipiendaires.Aujourd’hui, à l’anniversaire des 100 ans de Mandela, Biram Dah Abeid se trouve en prison,à cause de son combat pour l’égalité de droits et contre le racisme. Biram Dah Abeid dirige l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionnisme enMauritanie (IRA – Mauritanie), une association qui s’efforce d’accélérer l’éradication del’esclavage et des pratiques dérivées. Son organisation n’a jamais été reconnue par le ministère de l’intérieur depuis sa création, en 2008. L’obstacle administratif n’a pas empêché,le charismatique défenseur des droits de l’homme et lanceur d’alerte, de fonder et mobiliser,partout dans le monde libre, des sections dont l’inventivité et le dynamisme étonnent. Ainsi,l’IRA se trouve-t-elle implantée, un peu en Afrique et beaucoup dans l’hémisphère Nord :France, Italie, Usa, Canada, Belgique, Hollande, Allemagne, Sénégal, Côte-d’Ivoire, Mali.Oui, notre Continent, sujet de la présente apostrophe, représente le maillon faible de la solidarité avec les descendants d’esclaves et les victimes de discrimination raciale en Mauritanie .Hors d’Afrique, Biram Dah Abeid et ses compagnons de route bénéficient de l’écoute et de l’empathie, comme en témoigne une couverture multilingue, par la presse des nations démocratiques. A rebours, les parlements nationaux d’Afrique et leurs déclinaisons sous-régionales, les ambassades et les lieux de pouvoir africains restent des forteresses hermétiquesaux derniers chevaliers de la détermination anti-esclavagiste. Pourtant, les aspirations de l’IRA à l’équité en Mauritanie touchent l’être humain dans sa globalité mais surtout la singularité de l’homme noir; il est bien paradoxal de constater la vigueur de cet humanisme,relayée sous d’autres cieux, pendant que les voisins, par la géographie, la culture et la communauté historique, s’en détachent, avec indifférence ou embarras. L’histoire de Biram Dah Abeid, à vous relatée en ce début décembre 2018, vous permettra un aperçu ponctuel des épreuves, endurées par son mouvement depuis 2008, elles-mêmes fruit de quelques siècles de domination et d’exploitation où la barbarie le dispute au déni. Nous avons eu connaissance que, le 03 décembre 2018, le juge d’instruction, supposé «indépendant », montrait l’ordonnance de renvoi devant la cour correctionnelle, à l’un des avocats membres du collectif de la défense de Biram Dah Abeid et de son codétenu Abdallahi Houssein Messoud. Deux jours après, se produit un coup de théâtre, digne de la réputation dela Mauritanie. En effet, le ministère public refuse la décision du magistrat instructeur et exige de saisir, plutôt, la Cour criminelle. Il convient de rappeler, ici, que le motif de la poursuite réside dans une plainte, déposée par un journaliste proche des services de renseignements généraux, lequel accuse Biram Dah Abeid, de l’avoir traité d’agent de la police politique.Depuis quand et en vertu de quelle théorie générale du droit, une parole, au demeurant provoquée dans un contexte de dissentiment personnel, constitue-t-elle un crime ? Surtout qu’il n’est un secret pour personne en Mauritanie que la personne en question s’est érigée en insulteur public contre le président Biram Dah Abeid alors qu’il était sensé l’interviewer.Derrière l’absurdité apparente, perce une rationalité obscure : la condamnation de Biram Dah Abeid invaliderait sa candidature à l’élection présidentielle d’avril 2019, échéance à laquelle l’actuel Chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, ne se présente, en vertu de la limitation constitutionnelle des mandats. Mais s’est il engagé nonobstant à faire élire un candidat de son camp pour poursuivre son programme politique. Biram Dah Abeid demeure, à ce jour, le premier mauritanien élu député, en prison ; le 1er septembre, du fonds de sa cellule, il recevait le nombre suffisants de suffrages, pour accéder, à l’Assemblée nationale, dès le premier tour de scrutin. Cependant, le voici toujours en détention préventive, au mépris de l’immunité de son état. Dans la nuit du 4 décembre 2018, au prétexte de «prélèvement sanguin», sans doute aux fins inavouées lui injecter une dose d’un produit létal dans le corps, les gardes pénitentiaires de la prison civile de Nouakchott, le somment d’obtempérer à l’examen médical. Le prévenu refuse au motif que tout acte de cette nature s’effectue dans un lieu agréé, en présence d’avocats et de témoins, point à l’intérieur d’une cellule insalubre. Les différentes déclarations de soutien, notamment de l’écrivain djiboutien Abdarahmane Waberi du leader de «La France Insoumise» Jean Luc Mélenchon mais également de l’opposition de Mauritanie dans le Parlement, en l’occurrence la députée Coumba Dada Kane et son collègue Leid Mohameden, démontrent le degré de notoriété et l’ampleur del’indignation que cette de affaire de règlement de compte par l’instrumentalisation de la justice, suscite en Mauritanie et au delà. Dans le concert croissant des promoteurs de la liberté et de la dignité de l’homme noir,l’Afrique est encore inaudible….

Elhadj Fall membre du staff du candidat Biram Dah Abeid aux élections présidentielles de 2019 et porte-parole.

Paris, France, le 7 décembre

Source crédit : Réseaux IRA

Urgent : Intiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie.

✅Communiqué de Presse.

L’administration pénitentiaire décide de stopper les analyses cardiaques pour Biram Dah Abeid

Le 26 novembre 2019, le président d’IRA-Mauritanie et député national Biram Dah Abeid était évacué à nouakchott à l’hôpital de cardiologie de Nouakchott dans des conditions révoltantes par les autorités mauritaniennes. Le tollé qui c’est très vite propagé sur les réseaux sociaux à cause des images sorties instantanément de l’hôpital, fut le prétexte invoqué par les autorités sécuritaires qui retirent le patient de l’hôpital et le ramènent à la prison avant l’accomplissement des analyses indiquées. Monsieur Sidne, responsable sanitaire de la prison qui accompagnait Biram Dah Abeid, suplia le chef de peleton de la garde de lui donner le temps de terminer son travail, en vain. Néanmoins Sidne programma une deuxième sortie à l’hôpital pour Biram Dah Abeid dans le but de réaliser l’échographie du coeur afin de permettre au médecin d’orienter les soins pour le patient. Il precisa à Biram Dah Abeid dans la matinée du jeudi 29 novembre 2018 la réalisation de l’échographie suivie de la décision du médecin.
A notre grande surprise l’accompagnant sanitaire de la prison civile de Nouakchott, informe Biram Dah Abeid que L’administration pénitentiaire s’est opposée à sa sortie vers l’hôpital pour réaliser l’éxamen indiqué.
Ira-M tient le régime mauritanien pour responsable de toute détérioration de la santé de Biram Dah Abeid et réitère ses inquiétudes face à la haine viscérale que le dictateur Mohamed Ould Abdelaziz, ami et admirateur de Mohamed Ben Selmane (présumé instigateur de l’assassinat inqualifiable du dissident saoudien Jemal Ghashogui), voue aux président d’Ira-M et prix des Nations-Unies pour les droits de l’Homme.
Ira-M appelle à davantage de mobilisation nationale et internationale pour le soutien à Biram Dah Abeid.

La commission de la communication.
Hamady Lehbouss

Le 29 novembre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

[Fermeture du foyer Bara : une victoire pour la dignité !]

Aujourd’hui est un jour historique pour Montreuil. Le foyer Bara, lieu essentiel de la solidarité, porte d’entrée de l’immigration malienne en France, fermera ses portes ce soir après avoir, pendant 50 ans, accueilli plusieurs générations de travailleurs immigrés.
C’est une page de l’Histoire de Montreuil et de l’Histoire de l’immigration en France qui se tourne. Pour les centaines de résidents qui vivaient dans des conditions indignes, aujourd’hui, la vie va changer.
Cette décision prise par l’État et par Coallia le gestionnaire du foyer, en accord avec la ville de Montreuil, est le fruit d’un travail extrêmement intense mené depuis l’arrêté municipal d’inhabitabilité du 21 septembre dernier qui a permis aux acteurs du dossier de trouver des solutions rapides.
Deux mois après la réquisition par Montreuil des locaux de l’ex-Afpa (décision suspendue par le Tribunal administratif de Paris et pour laquelle la ville de Montreuil a fait appel) pour y mettre à l’abri un premier groupe de 250 résidents – officiels ou non – du foyer Bara, Coallia et l’Etat ont accepté de transférer, dans l’attente d’une situation plus pérenne, l’ensemble des résidents sur le site de l’Afpa.
C’est une victoire pour la dignité de ces hommes, nos concitoyens. C’est aussi une victoire pour leur sécurité.
Des difficultés demeurent et le travail avec les résidents, l’État et Coallia, est loin d’être terminé mais aujourd’hui, Montreuil fête la fermeture définitive d’un foyer insalubre et dangereux et la mise à l’abri de 500 travailleurs. La voie est désormais ouverte pour sa destruction et sa reconstruction rapide pour une renaissance d’un nouveau foyer rue Bara.
Malgré mon opposition sans concession à sa politique, je veux saluer le rôle positif joué par le Premier ministre qui a répondu à notre appel en débloquant la situation et en favorisant la coopération.
Je veux remercier chaleureusement les Montreuilloises et les Montreuillois et les employés municipaux dont la solidarité et les valeurs m’ont à nouveau profondément ému et me rendent fier de servir Montreuil.
Je veux également remercier les centaines de milliers de Françaises et de Français qui ont tenu, par des messages, à soutenir les travailleurs du foyer Bara. Ils et elles sont la France belle et rebelle, la France généreuse, populaire, aimante.

Source crédit : Post Facebook Patrice Bessac, Maire de Montreuil (29 novembre 2018)