La députée Coumba Dada Kane à l’adresse du premier ministre: « Cette DPG est loin de la réalité et des urgences de l’heure »

25 November, 2018 – 20:03

Voici le discours que l’honorable députée, Mme Coumba Dada Kane aurait pu prononcer, lors du passage du premier ministre. La réduction du temps de parole (onze minutes à chaque groupe parlementaire) n’a pas permis à l’élue de dire ceci au premier ministre.

Pour Mme Kane, « cette déclaration de politique générale (DPG) se devait de prendre en compte les préoccupations des mauritaniens confrontés à de multiples problèmes notamment d’esclavage, de marginalisation de citoyens réduits au rang de citoyens de seconde zone ».

« Malheureusement, cette DPG truffée de faux chiffres est loin de la réalité et des urgences de l’heure. C’est la même rengaine qui est réchauffée à chaque occasion. Un discours de changement et de rupture était fortement attendu mais il ne fut pas au rendez vous », déplore Mme Coumba Dada Kane.

Voici le texte

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Etant députée du peuple et représentante de la famille des droits de l’homme, je voudrais attirer votre attention sur les défis majeurs que vous devrez relever face à la récurrence des violations des droits humains en Mauritanie.

Monsieur le Premier Ministre, aujourd’hui en Mauritanie, le recours systématique à la torture par les éléments des forces de police et de gendarmerie et sa banalisation par les autorités judiciaires et administratives inquiètent les défenseurs des droits de l’Homme. Les arrestations arbitraires, les détentions provisoires exagérément prolongées, les très mauvaises conditions carcérales ainsi que les atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience se

sont multipliées durant les dernières années.

Monsieur le Premier Ministre, je voudrais attirer votre attention sur :

1. La cherté de la vie

M. le Premier Ministre, les mauritaniens sont devenus de plus en plus pauvres, ils peinent à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.A quoi bon construire tant de marchés à Nouakchott, après avoir bazardé des édifices de l’école publique, quand le pouvoir d’achat des citoyens avoisine le zéro.

Notre économie est en mal, en grande partie, à cause de cette corruption qui gangrène toutes les sphères de l’Etat en réduisant à néant l’efficacité des actions du gouvernement mais aussi de ses agences affiliées.

Je voudrais que notre auguste assemblée exige des autorités l’assainissement de la gestion des affaires publiques et diligente des enquêtes indépendantes sur les cas de corruption de grande envergure révélés par des médias.

2. Le racisme d’Etat

Ceux qui le dénoncent deviennent, malheureusement, de jour en jour crédibles. M. le Premier Ministre, s’il vous plait, jetez un coup d’œil à la composition du gouvernement que vous dirigez.

3. la persistance de l’esclavage et de son déni.

La poursuite des pratiques esclavagistes en Mauritanie est accompagnée du déni fait en permanence par les hautes autorités ce qui, malheureusement, favorise et encourage la non application des lois criminalisant ces pratiques inhumaines.

4. l’impunité des auteurs de la tentative de génocide (de 1989 à 1991)

La souffrance des rescapés et ayants droit est sans commune mesure du fait du silence culpabilisant des autorités face à l’impunité des auteurs et commanditaires de la tentative de génocide dont le règlement réconcilierait à coup les mauritaniens demandeurs d’une réelle unité nationale.

5. Sur la torture et les traitements dégradants et humiliants

Le recours à la torture et aux mauvais traitements par les éléments des forces de police et de gendarmerie est banalisé aujourd’hui dans notre pays. Les cas de torture et de mauvais traitements avérés sont constamment signalés par les détenus et/ou leurs conseils ainsi que par les ONG de Droits humains.

6. Les arrestations arbitraires, les détentions provisoires de longues durées, les très mauvaises conditions carcérales sont devenues monnaie courante.Le cas de l’honorable député Biram Dah Abeid en est la meilleure illustration.

7. Les atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience

Monsieur le Premier Ministre, on assiste à une forte recrudescence des atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience du fait des autorités policières et judiciaires ; le seul objectif de ses atteintes est de réduire au silence toute voix discordante face au régime que vous représentez ».

Mme Coumba Dada Kane

Députée à l’Assemblée Nationale
Source :
http://www.lecalame.info/?q=node/8038

La députée Coumba Dada Kane à l’adresse du premier ministre: « Cette DPG est loin de la réalité et des urgences de l’heure »

25 November, 2018 – 20:03

Voici le discours que l’honorable députée, Mme Coumba Dada Kane aurait pu prononcer, lors du passage du premier ministre. La réduction du temps de parole (onze minutes à chaque groupe parlementaire) n’a pas permis à l’élue de dire ceci au premier ministre.

Pour Mme Kane, « cette déclaration de politique générale (DPG) se devait de prendre en compte les préoccupations des mauritaniens confrontés à de multiples problèmes notamment d’esclavage, de marginalisation de citoyens réduits au rang de citoyens de seconde zone ».

« Malheureusement, cette DPG truffée de faux chiffres est loin de la réalité et des urgences de l’heure. C’est la même rengaine qui est réchauffée à chaque occasion. Un discours de changement et de rupture était fortement attendu mais il ne fut pas au rendez vous », déplore Mme Coumba Dada Kane.

Voici le texte

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Etant députée du peuple et représentante de la famille des droits de l’homme, je voudrais attirer votre attention sur les défis majeurs que vous devrez relever face à la récurrence des violations des droits humains en Mauritanie.

Monsieur le Premier Ministre, aujourd’hui en Mauritanie, le recours systématique à la torture par les éléments des forces de police et de gendarmerie et sa banalisation par les autorités judiciaires et administratives inquiètent les défenseurs des droits de l’Homme. Les arrestations arbitraires, les détentions provisoires exagérément prolongées, les très mauvaises conditions carcérales ainsi que les atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience se

sont multipliées durant les dernières années.

Monsieur le Premier Ministre, je voudrais attirer votre attention sur :

1. La cherté de la vie

M. le Premier Ministre, les mauritaniens sont devenus de plus en plus pauvres, ils peinent à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.A quoi bon construire tant de marchés à Nouakchott, après avoir bazardé des édifices de l’école publique, quand le pouvoir d’achat des citoyens avoisine le zéro.

Notre économie est en mal, en grande partie, à cause de cette corruption qui gangrène toutes les sphères de l’Etat en réduisant à néant l’efficacité des actions du gouvernement mais aussi de ses agences affiliées.

Je voudrais que notre auguste assemblée exige des autorités l’assainissement de la gestion des affaires publiques et diligente des enquêtes indépendantes sur les cas de corruption de grande envergure révélés par des médias.

2. Le racisme d’Etat

Ceux qui le dénoncent deviennent, malheureusement, de jour en jour crédibles. M. le Premier Ministre, s’il vous plait, jetez un coup d’œil à la composition du gouvernement que vous dirigez.

3. la persistance de l’esclavage et de son déni.

La poursuite des pratiques esclavagistes en Mauritanie est accompagnée du déni fait en permanence par les hautes autorités ce qui, malheureusement, favorise et encourage la non application des lois criminalisant ces pratiques inhumaines.

4. l’impunité des auteurs de la tentative de génocide (de 1989 à 1991)

La souffrance des rescapés et ayants droit est sans commune mesure du fait du silence culpabilisant des autorités face à l’impunité des auteurs et commanditaires de la tentative de génocide dont le règlement réconcilierait à coup les mauritaniens demandeurs d’une réelle unité nationale.

5. Sur la torture et les traitements dégradants et humiliants

Le recours à la torture et aux mauvais traitements par les éléments des forces de police et de gendarmerie est banalisé aujourd’hui dans notre pays. Les cas de torture et de mauvais traitements avérés sont constamment signalés par les détenus et/ou leurs conseils ainsi que par les ONG de Droits humains.

6. Les arrestations arbitraires, les détentions provisoires de longues durées, les très mauvaises conditions carcérales sont devenues monnaie courante.Le cas de l’honorable député Biram Dah Abeid en est la meilleure illustration.

7. Les atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience

Monsieur le Premier Ministre, on assiste à une forte recrudescence des atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience du fait des autorités policières et judiciaires ; le seul objectif de ses atteintes est de réduire au silence toute voix discordante face au régime que vous représentez ».

Mme Coumba Dada Kane

Députée à l’Assemblée Nationale
Source :
http://www.lecalame.info/?q=node/8038

TROP,  C’EST TROP!


« Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt ».

Si dénoncer le racisme d’ État ou cet autre Apartheïd qui ne dit pas son nom;
Si s’insurger contre le Système ethno- génocidaire et ses crimes les plus abominables commis sur cette terre du Tekrour et de Gangari ;
Si dévoiler la déshumanisation de la créature divine dans une prétendue république islamique ;
Si dénoncer le déni de citoyenneté à certaines composantes nationales du pays;
Si profiter de toutes les occasions et de tous les forums pour porter les échos des orphelins, des veuves, des rescapés, des déportés, des damnés de la république;
Si réclamer l’équité et l’égalité sans distinction de races de tous les enfants de la patrie, ferait de nous des pyromanes, des petits racistes, des comploteurs, des séparatistes alors nous l’assumons pleinement et avec FIERTÉ, n’en déplaise aux petits chauvins et leurs valets de la Vallée!
Cette Mauritanie est vraiment terrible et horribe!
Nous sommes dans un pays où certains ont réussi à usurper à leur propre profit notre bien commun, la « Mauritanité », et à partir de leur position de simple citoyens, comme tous les autres, dictent pourtant aujourd´hui celui qui est mauritanien et celui qui ne l´est pas; celui qui est patriote et celui qui ne l´est pas. Ils définissent pour leurs propres concitoyens ce que veut dire « le patriotisme », ce que veut dire la « Mauritanité », qu´ils confondent souvent par « mauritude » ou la politique du SYSTÈME.
Vous n’êtes pas plus attachés à ce pays qu »à ceux qui ont été déchus de leur mauritanité, emprisonnés, torturés, déportés, tués, niés, violés, volés et violentés mais continuent à crier leur attachement à cette patrie contre vents et marées.
Nous aimons ce pays comme la prunelle de nos yeux. Nous aimons ce pays mais d’un amour responsable, patriotique et critique.
Pourquoi à chaque fois que les victimes de l’exclusion, de l’oppression, de l’injustice, de l’esclavage crient leur révolte, ils sont accusés injustement, (par certains qui se croient plus mauritaniens que les autres), de haineux, d’extrémistes, de racistes, de communautaristes et de comploteurs?
Pourquoi? Pourquoi? Mbiy-mi Pourquoi?
Ce n’est pas à l’adversaire de nous définir la stratégie de lutte ou la posture ou le discours à tenir.
Nous ne cherchons ni à plaire encore moins à déplaire mais nous dénoncerons et combattrons ce Système par tous les moyens et sans fioritures.

Non trop c’est trop, Ça suffit!

Yo đum nattu! Kaafi!
A bon entendeur….chahut!

LLC!

Soucre crédit : Post Facebook Kaaw TOURÉ

MAURITANIE: L’IGNORANCE ET L’INDIFFÉRENCE!

J’ai été très choqué et indigné, qu’après la qualification de la Mauritanie à la 32ème édition de la CAN au Cameroun, de découvrir encore sur la toile que certains frères et soeurs africains ne savent même pas qu’il y a des Noirs, Haalpulaar(Ful6e), des Soninko, des Wolofs, des Bamana… en Mauritanie. Oui, des Noirs qui sont des Mauritaniens authentiques, de souche, d’origine et non des simples fils des immigrés Ouest-africains! Apparemment ils ignorent complétement l’histoire du peuplement, des empires et autres royaumes traditionnels dans notre sous région.
Il faut reconnaitre aussi que la politique raciste de la diplomatie mauritanienne a si bien réussi que partout dans le monde on croit que la population mauritanienne est à 100% maure(Bidhane) et que la Mauritanie doit rimer avec mauritude!
Quel est le noir mauritanien membre d’une délégation, étudiant à l’étranger qui n’a pas été victime de cette méprise dans certains pays?  » Vous êtes mauritanien , vous êtes arabe? » ou « Vous êtes « Naar », donc vous parlez arabe ou hassaniya »!!!

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, la Mauritanie actuelle est une création artificielle du colonisateur français et elle se situe sur les ruines de l’ancien Tekrour, Ghana, Fouta , Waalo, terres où se sont créées, puis individualisées et developpées ces nationalités négro-africaines( pulaar, soninké, wolof, bambara, sérère…). Oui, la Mauritanie n’était pas terra ex nihilis avant l’arrivée des Arabo-berbères!

En réalité si on se réfère à l’histoire la population noire est autochtone et tout tend aussi à prouver qu’elle est majoritaire en Mauritanie. Nous n’en tirons pas naturellement prétexte pour exiger l’installation d’un pouvoir exclusivement noir à Nouakchott. Et comme nous le soulignions dans notre historique « Manifeste du Négro-mauritanien opprimé » de 1986, pour les Noirs, le fait d’être majoritaire et de se référer à une antériorité de l’occupation ne suffisent pas pour contrôler ce pays. L’Afrique du Sud sous l´Apartheïd était un exemple édifiant. Les Afrikaners sont d’origine européenne. Ils représentaient 3 millions sur les 25 que comptait le pays. Mais, ils sont arrivés à dominer celui-ci par le moyen de la violence politique, policière, militaire et par la domination économique et c’est la même politique inique et cynique qui est appliquée aujourd’hui en Mauritanie dans le silence et l’indifférence de la communauté internationale et africaine.
Nos frères et voisins africains attendront certainement comme disait l’autre, le jour où les européens ou américains, en panne d’une bonne cause à défendre dénonceraient enfin ce qui se passe dans ce pays si proche, alors bien sûr ils feront les choeurs. Et nos artistes trouveront subitement l’inspiration, nos poètes leurs muses, nos griots dépoussiéront leurs koras, nos journalistes leurs plumes, nos panafricanistes et « droits de l’hommistes » leurs voix, pour chanter les vaillants HÉROS assassinés dans les geôles de l’État raciste à Oualata, Djreïda, Inal, N’beyka et à Azlat , s’indigner de cette belle négritude bafouée et dénoncer enfin cet autre Apartheïd sahelien au pays de l’Azizanie.

Notre souhait le plus absolu serait que ces questions de couleur, de pourcentage passent au second plan pour laisser place aux seuls critères de compétence et de patriotisme.
Et comme je le soulignais hier après la magnifique et historique victoire de nos Mourabitounes : Elle est belle la Mauritanie quand elle est en harmonie et assume avec fierté sa diversité et ses identités!

Merci encore à nos jeunes joueurs et futurs ambassadeurs d’avoir rendu aujourdhui l’autre Mauritanie oubliée plus visible et plus audible en dehors de nos frontières.
Ebène et sable en harmonie, Noirs et Beydanes unis, tu revivras ma Mauritanie.

Demain il fera jour et la lutte continue!

Kaaw Elimane Bilbassi Touré

Mauritanie/Présidence : communiqué de presse

AMI – La présidence de la République a rendu public mardi le communique suivant:

« Par décret en date de ce jour sont nommés :

– Chef d’Etat-major Général des Armées :

-Général de Division : Mohamed Cheikh Mohamed Lemine

-Chef d’Etat-major Général des Armées Adjoint :

-Contre Amiral : Isselkou Cheikh El Wely

-Chef d’Etat- major de la Marine :

-Capitaine de vaisseaux : Ahmed Saïd Ben Aouf,

-Inspecteur Général des Forces Armées et de Sécurité :

-Général de Brigade : Habouboullah Nahah Ahmedou ».

Source crédit : ami.mr

Un régime de discrimination éthnique sans fard! Par Gourmo Abdoul Lo

Un régime de discrimination éthnique sans fard!

Avec la nomination du Premier Ministre, la boucle est bouclée: pour la première fois dans l’histoire du pays, le régime politique est ouvertement discriminatoire, exclusivement mono-ethnique et quasi-monochromatique. L’ensemble des institutions politiques et administratives centrales du pays, est dirigé par des citoyens choisis non seulement dans une seule communauté mais aussi dans un sous ensemble de cette communauté. le Président de la République, le Premier Ministre, le Président de l’ Assemblée Nationale, le Président de la Cour Suprême, le Président du Conseil constitutionnel, le Gouverneur de la Banque Centrale, l’ensemble du commandement militaire et de sécurité etc…sont tous arabes et presque tous bidhanes (  » blancs »). Dans sa forme, dans son apparence de representation formelle, c’ est bien un régime politique d’exclusion ethnocentrique auquel on fait face. C’est une grave menace à l’unité nationale et une atteinte à la tradition républicaine de représentativité de notre peuple multiethnique.
C’ est un ultime acte de provocation, à quelques 6 mois de l’ élection présidentielle.
La lutte démocratique que doivent mener tous les démocrates du pays, à commencer par les arabes, doit intégrer cette donnée devenue fondamentale: l’institutionnalisation de la diversité dans le champ politique et l’interdiction de toute hégémonie ethnique dans la representation au sein du système politique et administratif.

Crédit source : Post Facebook de l’auteur.

Mauritanie : la composition du nouveau gouvernement.

Source crédit : http://www.ami.mr

AMI – La Présidence de la République communique :

Par décret en date de ce jour et sur proposition du Premier Ministre sont nommés :

– M. Dia Mokhtar Malal, ministre de la Justice

– M. Ismail ould Cheikh Ahmed, ministre des affaires étrangères et de la coopération,

– Général de division Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed Ould El Ghazouani, ministre de la défense nationale

– M. Ahmedou Ould Abdallah, ministre de l’intérieur et de la décentralisation

– M. Mokhtar Ould Djay, ministre de l’économie et des finances

– M. Ahmed Ould Ehel Daoud, ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel

– M. Mohamed Ould Abdel Fattah, ministre du pétrole, de l’énergie et des mines

– M. Seyidna Aly Ould Mohamed Khouna, ministre de la fonction publique, du travail, de l’emploi et de la modernisation de l’administration

– Professeur Kane Boubacar, ministre de la santé

– M. Yahya Ould Abdedayem, ministre des pêches et de l’économie maritime

– Mme Khadija M’Bareck Fall, ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme

– M. Nani Ould Chrougha, ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire

– Mme Lamina Mint El Ghoutoub Ould Moma, ministre du développement rural

– Mme Amal Mint Mouloud, ministre de l’équipement et des transports

– M. Isselmou Ould Sid’El Mokhtar Ould Lehbib, ministre de l’hydraulique et de l’assainissement

– Mme Naha Mint Hamdy Ould Moukness, ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle

– M. Sidi Ould Salem, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des technologies de l’information et de la communication

– M. Sidi Mohamed Ould Maham, ministre de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement

– Mme Djinda Ball, ministre de la jeunesse et des sports

– Mme Mariem Mint Bilal, ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille

– M. Amédy Camara, ministre de l’environnement et du développement durable

– Mme Zeinebou Mint Ely Salem, ministre secrétaire générale du gouvernement

– M. Mohamed Ould Kembou, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances chargé du budget

Communiqué de Tawassoul sur la répression contre les militants du mouvement anti esclavagiste IRA.

Les forces de l’ordre se sont rendus coupables d’une répression sauvage et sanglante contre des manifestants pacifiques, causant des blessures graves parmi les paisibles citoyens, qui exprimaient pourtant civiquement et dans le respect strict de la loi, leur refus de l’injustice et leur revendication légitime de la libération de l’honorable député Biram Dah Ould Abeyd, afin qu’il puisse bénéficier de son droit de participer à la session ordinaire de l’assemblée nationale ouverte lundi 08 Octobre.

En effet, ces forces de l’ordre commettent ainsi leur énième atteinte aux droits de l’homme, particulièrement au droit à la manifestation garantie par la Constitution. Par conséquence, nous, Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (Tawassoul) exprimons :

1. Notre condamnation énergique de cette agression brutale perpétrée par le régime contre des citoyens, dont le seul tord est d’exprimer pacifiquement leurs opinions et droits légitimes. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux victimes et exprimons notre solidarité avec leurs familles.

Par ailleurs, au lieu de s’adonner à cette pratique sauvage, le régime aurait mieux fait de satisfaire leurs doléances.

2. Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de l’honorable député Biram Dah Ould Abeyde, et le permettre d’exercer sa fonction en tant que député élu par le peuple.

Mais aussi l’arrêt des poursuites injustes contre des sénateurs, syndicalistes, journalistes et hommes d’affaires.

3. Nous lançons un appel à l’ensemble de l’opposition démocratique et toutes les forces du changement de resserrer les rangs afin de faire barrage et d’arrêter le recul dangereux des libertés publiques, et faire face à la menace réelle contre la démocratie dans le pays.

Nouakchott, le 8 octobre 2018

Secrétariat national à l’information et à la communication

Communiqué de presse IRA-MAURITANIE : Répression aveugle !

Les militants d’IRA – Mauritanie se sont donnés rendez-vous ce lundi 01/10/2018 – jour de l’ouverture du nouveau parlement – devant l’Assemblée Nationale pour réclamer la libération de leur leader le président Biram Dah Abeid incarcéré depuis le 07/08/2018 et fraichement élu député. Fidèle à ses principes répressifs, la police politique a brusquemRéseauxent chargé les manifestants et les attaqué avec des bombes et des gaz lacrymogène avant de sévir contre manifestants évanouis avec des matraques et des gourdins. Des vieux et des femmes ont été pris dans ce tourbillon et la plupart a perdu connaissance.
Nous déplorons les blessés suivants:
-Dah Boushab
-Mama Moussa
-Abdallahi Homody
Cette manifestation pacifique dont les slogans sont : « Libérez le parlementaire », « Libérez le député », « Libérez Biram » a été violemment réprimée et les moyens utilisés par les autorités étaient exagérés. Les moyens disproportionnés utilisés par la police n’a d’explication que le flou, l’incertitude dans laquelle nous vivons actuellement.
IRA – Mauritanie le répète haut et fort, Biram n’est pas seul en prison, nous sommes tous en prison mais cela ne nous empêchera point de réclamer justice !
IRA – Mauritanie sait reconnaître l’enregimentation d’indicateurs, mouchards et autres taupes de la police politique, déguisés en journaliste, président d’ONG ou de parti politique;
IRA – Mauritanie saura aussi mettre à nu l’instrumentalisation de la justice par la lâche dictature de Mohamed ould Abdel Aziz.
IRA – Mauritanie salue l’engagement de beaucoup de jeunes mauritaniens justes ainsi que les députés de l’opposition mauritanienne qui ont manifesté avec les gens d’IRA devant le parlement mauritanien, ce lundi 1er octobre 2018.

Nouakchott 01/10/2018
La Commission de communication

Crédit source : Réseaux IRA

LA COMMUNE DE SEBKHA VA-T-ELLE REVOTER ?


Pour un homme, la plus grande juridiction du pays pourrait renvoyer les habitants de la commune de Sebkha aux urnes ! Et cela pour la troisième fois ! Une décision qui, semble-t-il, serait le vœu de certains généraux partisans du mandataire UPR de Sebkha.
Cette farce de mauvais goût attendue par les populations de Sebkha pourrait en dire long sur les hommes qui ont en charge la justice de notre pays.

Le candidat UPR, éliminé car classé troisième à l’issue du premier tour des municipales, conteste et a les moyens, apparemment, de son ambition. En tout cas, il le fait savoir à qui veut l’entendre.
Contester est un droit pour tout candidat mais là où le citoyen veut comprendre, c’est : pourquoi maintenant ? Pourquoi c’est après le second tour qu’on commence à mettre en marche le processus de recomptage de bulletins de 26 urnes du premier tour? Pourquoi exactement ces urnes ? Et pourquoi maintenant sachant que qu’au moins trois de ces urnes ne sont pas scellées ?

Du jamais vu. Certaines indiscrétions parlent d’un ordre venu d’un général et cet ordre ne peut qu’être exécuté. La Cour suprême serait- elle aux ordres ?
Visiblement tout est mis en œuvre pour torpiller la volonté des populations de Sebkha, afin de servir le plus puissant lobby qui sévit depuis quelques années dans cette commune.
Le mandataire, comme stipule la loi, a 7 jours pour faire recours et la Cour doit statuer dans les 15 jours qui suivent à partir de la date de la saisine. Ici quelques exercices de soustraction et d’addition seraient les bienvenus : le premier tour a eu lieu le 1er septembre et le second tour le 15 septembre 2018 et c’est seulement le jeudi 20 septembre que la Cour s’est exécutée en entamant le processus de recomptage de 26 urnes du premier tour. Le recomptage fut arrêté le lendemain vendredi 21 septembre 2018 sans motif apparent. Et contre toute attente, après cet arrêt, on veut encore reprendre cette opération de recomptage ce 27 septembre 2018.

Les résultats provisoires de Sebkha ayant été proclamés le 2 septembre, les mandataires disposant de 7 jours pour faire recours et que la Cour 15 jours pour statuer, on se rend compte que le délai est largement dépassé, au jour du 29 septembre 2018 alors qu’on attend toujours la décision d’une Cour qui hésite. La population de Sebkha attend. Elle attend pour comprendre. Comprendre jusqu’à quel niveau la justice peut jouer avec sa volonté, la volonté des Mauritaniens libres, et ayant choisi librement les hommes et femmes qui, à leurs yeux, sont aptes à s’occuper de leur destin.

Seulement, Sebkha doit comprendre que dans cette histoire, il y a, en jeu, les intérêts d’un puissant groupe et pour servir ce groupe beaucoup d’entorses pourront être faites. Car ce que veut cet homme qui agit dans l’ombre, c’est ce qui risque d’être fait. A moins qu’un un digne fils de ce pays prenne en main son courage pour sauver le peu qui reste à sauver de ce processus électoral plongé dans un labyrinthe d’obscurité d’une nuit sans lune ni étoiles.

C’est dire que notre pays, la Mauritanie, a besoin, plus que jamais, d’institutions fortes et non d’hommes superpuissants, de sangsues qui sucent le sang des pauvres hères.
Mais, aussi étonnant que cela puisse paraitre, le cursus et la qualité de l’homme qui est à la tête de la Cour suprême, nous donne une fois encore matière à réflexion sur l’avenir de la Mauritanie.
Où est cette élite d’engagement pour une Mauritanie juste et de justice pour tous ?
A quand, des hommes et des institutions au service du peuple dans le respect de la légalité édictée par les textes voulus par la Mauritanie ?
Comment la Cour suprême peut-elle être actionnée sous l’effet des appels téléphoniques ?

Non, on hallucine vraiment et, au réveil, on comprendra qu’on s’était trompé ! Mais connaissant l’histoire récente des hommes qui ont en charge la présidence de cette Cour et, à la clé, l’histoire de « l’homme des deux rakats », on peut comprendre aisément que le bout du tunnel est trop loin pour la Mauritanie et les populations de Sebkha qui, comme d’habitude, n’ont que leurs yeux pour pleurer.
Comprenant cela, ces courageuses populations devraient, dès à présent, se préparer pour le troisième tour… Puisque telle est la volonté, tel est le bon-vouloir du groupe des super-puissants.

Camara Seydi Moussa

Source crédit : l’édito Nouvelle Expression