● Note de présentation de l’ONG Sah’Elles | Une Vision Puissante pour le Sahel


Mariam Coulibaly, fondatrice et présidente de l’ONG Sah’Elles, a initié une révolution dans le leadership féminin au Sahel. Originaire de Mauritanie, elle fonde Sah’Elles pour répondre à des besoins criants dans une région en proie à l’instabilité politique et aux inégalités de genre. Avec plus de 60 millions de femmes dans la région, Sah’Elles met l’accent sur l’autonomisation des femmes à travers la participation active en politique et dans les affaires.


Contexte et Défis du Sahel
Instabilité Politique
Le Sahel souffre de crises politiques récurrentes qui affectent directement la participation des femmes dans la prise de décision.

Disparités Économiques
La région connaît une distribution inégale des ressources économiques, avec peu d’opportunités pour les femmes de participer à l’économie formelle.

Inégalités de Genre
Malgré leur nombre, seulement une minorité de femmes occupe des postes décisionnels ou accède aux services financiers formels.

Mission de Sah’Elles
Changer la Politique
Sah’Elles vise à transformer les structures politiques en promouvant une plus grande participation des femmes aux processus décisionnels.

Influencer les Affaires
Nous encourageons les femmes à devenir des leaders dans le monde des affaires par le biais de programmes d’élaboration de compétences.

Célébrer le Leadership
L’objectif est de rendre le leadership féminin un élément essentiel et valorisé du paysage sociopolitique du Sahel.

Approche et Initiatives
Formations et Mentorat
Des ateliers pratiques et des sessions de mentorat sont mis en place pour développer les compétences professionnelles et personnelles des femmes leaders.

Programmes Complets
Nous proposons des programmes diversifiés couvrant des domaines essentiels tels que la gestion, la finance et la prise de parole en public.

Événements et Réseautage
Les événements organisés par Sah’Elles favorisent le partage de connaissances et le réseautage entre femmes dirigeantes.

Ressources et Soutien
Centres de Ressources
Des centres dédiés fournissent à nos participantes les informations et outils nécessaires pour réussir.

Accès à la Technologie
Nous mettons l’accent sur la technologie pour faciliter l’accès à l’information et aux opportunités économiques.

Soutien Financier
Sah’Elles aide les femmes à obtenir les financements nécessaires pour lancer et développer leurs propres initiatives.

Impact Mesurable
Représentation Égale
Augmentation du nombre de femmes dans les organes de décision politicos

Politiques Diversifiées
Élaboration de politiques prenant en compte la diversité et l’inclusion

Entreprises Équilibrées
Promotion des entreprises dirigées par des équipes équilibrées en termes de genre

Expérience et Partenariats
Partenariats Stratégiques
Des alliances avec des leaders influents maximisent l’impact de nos initiatives à travers le monde.

Portée Internationale
Nos partenaires en Afrique, en Europe et aux États-Unis étendent notre portée et notre influence.

Ressources Multiples
Nous utilisons les ressources globales pour soutenir nos programmes et initiatives locales.

Inspiration à Travers le Monde
Conférences Inspirantes
Les leaders de Sah’Elles partagent leur vision lors de conférences internationales, inspirant des changements positifs à l’échelle mondiale.

Rencontres Collaboratives
Des rencontres entre femmes leaders propulsent les projets innovants et solidifient les partenariats stratégiques.

Projets Locaux
Les initiatives locales de Sah’Elles démontrent comment le changement peut se produire au niveau communautaire.

Vision de l’Avenir
Égalité et Justice Sociale
Nous aspirons à un avenir où l’égalité des sexes est la norme, offrant des opportunités égales à tous.

Changement Durable
Investir dans les femmes leaders est essentiel pour des changements durables au Sahel et au-delà.

Société Inclusive
Nous construisons une société inclusive où chaque voix compte dans la prise de décision.

Conclusion : Le Rôle Catalyseur de Sah’Elles
En conclusion, Sah’Elles se positionne comme une force de changement et de progrès dans le Sahel. Notre engagement à renforcer les capacités de leadership des femmes est non seulement une question de justice sociale mais également un investissement judicieux pour l’avenir. Par l’autonomisation des femmes, nous visons à apporter un changement profond et durable, renforçant leur rôle dans le développement économique et les processus décisionnels. Notre réseau mondial et notre vision innovante nous permettent de relever ces défis critiques avec détermination et passion.

Contacts et accès RS :

contact@sahelles.com

http://www.sahelles.com

Insta et Facebook : sahelles



COULIBALY Mariam

Présidente de l’ONG Sah’Elles

Entrepreneur en France

©️ Source média : La présidente

● Mauritanie | Rendons-nous HOMMAGE VIVANT | Bon vent au frère et notre « Web-maestro » Babacar B Ndiaye !

Le témoignage vrai d’une expérience brève soit-elle, vaut mieux qu’un pâle corporatisme magnifié de circonstances. Une version adaptée d’une assertion que j’aime énoncer en soninké «Seede seren da a yan fa sa an ga saafandi a da» qui donne approximativement «sois témoin justement vaut mieux qu’une prise de position partisane par bellicisme» . Le journaliste mauritanien et désormais ex webmaster du site internet d’information Cridem , M. Babacar Baye Ndiaye a annoncé par un post Facebook https://www.facebook.com/share/p/1PHe67Vuu5/ qu’il quittait ce 23 avril 2025, la célèbre plateforme Web dans l’espace médiatique francophone en Mauritanie. Ce frère en humanité et compatriote, je ne l’ai pas encore rencontré physiquement, l’occasion viendra un jour, in sha Allah. Très sûrement nos contacts via mails remontent de plus d’une décennie, mes sollicitations étaient nombreuses voire probablement pesantes (hein) à son endroit pour la diffusion de mes -et- nos contributions et communications dans le site Cridem. Oui… Cridem était et reste encore ce must en termes de visibilité communicationnelle pour nos contenus. Et… il était en première ligne à la réception de nos « poubelles littéraires » et nos contributions à titre individuel ou au nom d’une organisation, j’ose confesser que je comprenais effectivement ses silences et ses retours pas toujours à la hauteur de nos attentes (mes attentes).
Professionnalisme et obligations éditoriales obligent, il a su faire son mieux pour la prise en compte de nos (mes) nombreuses sollicitations. Aux débuts des années 2010, l’investissement disruptif du champ militant couvrant les problématiques féodalo-esclavagistes au sein de nos communautés, coche toutes les cases d’une dynamique subversive et clivante ne laissant personne indifférente. Ainsi, les médias en ligne, tenant lieu d’un grand arbre à palabres de divers horizons, se permettraient en partie en toute logique, méfiance et observations avec une certaine distance de traitement pour les uns et des autres.

Aisément avec le recul dépassionné du temps militant, j’admets mille et N circonstances excusables pour notre maestro M. Ndiaye. Il gérait un univers professionnel sous certaines conditions liées à une entreprise médiatique avec un patron ou des patrons en arrière-fond méconnu de nous. Ce qu’il faut intégrer impérativement dans nos données analytiques à son endroit, nous n’évoluons pas dans le même univers que lui. Il était (est) journaliste et nous sommes de passeurs des messages. Il ne peut pas être d’accord avec tous nos messages ni contre également, et il ne peut pas ni ne doit les subir d’ailleurs. Verdict… mon verdict : il a su faire preuve d’une praxis via media (du juste milieu) et BRAVO lui !

Je te souhaite frère, bon vent et un heureux horizon professionnel encore plus au Top à la hauteur de tes aspirations. Ameen

24 avril 2024

KS, fraternellement!

● Qui est le Mauritanien Sidi Ould Tah, candidat francophone pour la présidence de la BAD ?

Financial Afrik – Un air sec balaye les ruelles sablonneuses de Mederdra, petite bourgade du sud-ouest mauritanien. Là, au cœur du Trarza, dans une maison modeste de cette région frontalière du Sénégal, grandit un garçon réservé, curieux, avide de comprendre les mécanismes du monde. Un demi-siècle plus tard, c’est dans les couloirs lambrissés de la finance multilatérale, entre les tours de la BADEA et les salons feutrés des sommets africains, qu’on évoque son nom. Sidi Mohamed Ould Tah, 61 ans, pourrait devenir en mai 2025 le premier Mauritanien, et le premier ressortissant sahélien, à diriger la Banque africaine de développement.

Il n’a pas le verbe haut, ni les habits de lumière. Pas de storytelling marketing, ni de promesses flamboyantes. Et pourtant, ceux qui le connaissent le savent : ce technocrate trilingue au pas mesuré est l’un des esprits les plus stratégiques du continent. Il ne court pas les plateaux télé. Il préfère les marges d’un accord financier bien ficelé, les équilibres subtils d’un budget d’État, la mécanique discrète d’une négociation arabo-africaine.

Sidi Mohamed Ould Tah, 61 ans, n’est pas un inconnu dans le cercle du développement en Afrique. Celui qui est aujourd’hui pressenti pour prendre les rênes de la Banque africaine de développement est un pur produit de la technocratie mauritanienne, avec une riche carrière à cheval entre Nouakchott et les institutions internationales. Né en 1964 à Mederdra, dans le sud-ouest de la Mauritanie, Sidi Mohamed Ould Tah appartient à cette génération de hauts fonctionnaires façonnés dans les règles de l’art : formation académique solide – doctorat en sciences économiques à Nice, DEA à Paris VII –, complétée par des programmes exécutifs à Harvard, à la London Business School ou encore au Swiss Finance Institute. La langue n’a jamais été une barrière : il parle couramment l’arabe, le français et l’anglais, et possède des notions de portugais et d’espagnol, des des atouts linguistiques pour évoluer avec aisance dans les milieux diplomatiques et financiers.

Son immersion dans les sphères économiques commence tôt. Il va occuper des postes de jeune expert en Mauritanie : d’abord à la Banque Mauritanienne pour le Développement et le Commerce (BMDC) en 1984-1986, puis comme analyste financier à la Commission de sécurité alimentaire . Rapidement, il gravit les échelons de l’administration : à 23 ans, il devient directeur administratif et financier de la mairie de Nouakchott (1987), avant de passer près de huit ans au port autonome de Nouakchott (Port de l’Amitié) comme conseiller du directeur général puis directeur de l’audit interne .

À partir de 1996, la carrière de Sidi Ould Tah prend une dimension internationale. Il rejoint cette année-là l’Autorité Arabe pour l’Investissement et le Développement Agricole (AAAID) basée à Khartoum, où il officie comme analyste financier jusqu’en 1999 . Repéré pour ses compétences, il intègre ensuite la Banque Islamique de Développement (BID) à Jeddah – institution financière multilatérale majeure du monde musulman – en tant que cadre chargé de la promotion des investissements, puis assistant technique auprès du président de la BID de 1999 à 2006 . Là, il affine ses compétences en financement structuré, apprend à naviguer dans les jeux d’influence interétatiques, et commence à tisser un réseau d’envergure dans les pays du Golfe et d’Afrique.

Artisan du renouveau économique mauritanien
En 2006, après plus de quinze ans passés hors du pays, Ould Tah est rappelé en Mauritanie pour servir le gouvernement. Il devient conseiller économique à la Présidence de la République, puis auprès du Premier ministre entre 2006 et 2008 . C’est une période charnière : la Mauritanie sort d’une transition politique et s’apprête à tenir des élections démocratiques (2007) suivies malheureusement d’un coup d’État (2008). En juillet 2008, quelques jours après la prise de pouvoir par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, Sidi Ould Tah est nommé ministre de l’Économie et des Finances dans le nouveau gouvernement . Il conservera, sous différentes appellations, le portefeuille économique durant toute la décennie suivante, devenant en 2009 ministre des Affaires économiques et du Développement – un super-ministère qui englobe la planification et la coopération internationale – poste qu’il occupera jusqu’en 2015.

À ce titre, Sidi Ould Tah est l’un des principaux artisans de la politique économique mauritanienne durant les années Abdel Aziz. Il pilote des réformes financières et budgétaires destinées à stabiliser le cadre macroéconomique (maîtrise de l’inflation, réformes fiscales) alors que le pays bénéficie du boom du minerai de fer. Il impulse également des projets d’infrastructures (énergie, routes, hydraulique) soutenus par les bailleurs de fonds. Ould Tah siège dans de nombreux conseils d’administration d’entreprises publiques et d’organismes stratégiques : il préside par exemple le Conseil national de la statistique et est secrétaire permanent du Conseil présidentiel pour l’investissement .

Parallèlement, en tant que ministre, il représente la Mauritanie auprès des grandes institutions financières internationales. Il rassure les bailleurs, signe avec le FMI, siège au conseil des gouverneurs de la Banque mondiale, de la BAD, de la BID.

Ces casquettes le conduisent à négocier des financements, à défendre les projets mauritaniens dans ces instances et à se constituer un carnet d’adresses haut placé (ministres africains des finances, dirigeants de banques multilatérales, etc.). Ses anciens collègues racontent qu’il savait “mettre à profit sa double culture arabo-africaine pour rapprocher les positions, gagner des soutiens tant à Riyad ou Koweït City qu’à Paris ou Washington”.

“C’est lui qui, face à la sécheresse du Sahel, mobilise l’aide alimentaire. Lui encore qui attire les financements chinois et arabes pour les routes, les centrales, les réseaux hydrauliques. Il n’a jamais été élu, mais chaque projet stratégique passait par notre bureau. Les diplomates le respectaient, les investisseurs l’écoutaient. La presse, elle, ignore presque tout de lui”, confie un ancien collaborateur. Ce passage au sommet de l’appareil économique national a assis sa réputation d’homme de dossiers.

À la tête de la BADEA : un pont entre l’Arabie et l’Afrique
En avril 2015, une nouvelle page s’ouvre pour Sidi Ould Tah lorsqu’il est élu président de la BADEA (Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique) . Cette banque, créée en 1973 par les pays de la Ligue arabe pour financer des projets en Afrique subsaharienne, est basée à Khartoum (Soudan) mais rayonne sur tout le continent. Son élection, à l’unanimité des gouverneurs arabes, est une consécration pour le Mauritanien : il devient le premier responsable d’Afrique de l’Ouest à diriger cette institution. Il prend ses fonctions en juillet 2015 , apportant dans ses bagages sa longue expérience de bilingue culturel entre monde arabe et Afrique noire.

À la BADEA, Sidi Ould Tah va laisser son empreinte. En une décennie, il redynamise l’institution, en modernise la gestion et élargit son portefeuille. L’un de ses coups d’éclat a été de quadrupler le capital de la BADEA, passé de 4,2 à 20 milliards de dollars, grâce aux contributions soutenues des actionnaires arabes (notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar). Cet accroissement de ressources a permis à la banque d’augmenter significativement ses financements en faveur de projets africains : routes, développement rural, énergie, PME…

Depuis sa création, la BADEA revendique avoir approuvé plus de 2 000 opérations dans 44 pays africains, pour un montant total supérieur à 15 milliards de dollars, dont 11 milliards ont été engagés sous la présidence d’Ould Tah. En dix ans, la banque a ainsi doublé le volume de financement qu’elle avait mobilisé au cours des quatre décennies précédentes, à travers le financement concessionnel, le soutien au commerce et les prêts souverains pour projets structurants.

Sous l’ère Ould Tah, l’activité s’est intensifiée, avec un accent sur la coopération Sud-Sud et le cofinancement aux côtés d’autres banques multilatérales (BAD, Banque mondiale, etc.). En 2024, la BADEA a franchi un nouveau cap avec le lancement d’un plan stratégique 2025-2030 doté de 18,4 milliards de dollars, orienté vers les infrastructures, le soutien aux PME et les investissements stratégiques. Ce plan s’inscrit dans une dynamique plus large portée par les bailleurs arabes. C’est également sous sa présidence que le Groupe de Coordination Arabe (ACG) – qui regroupe les principales institutions financières du Golfe – a annoncé une mobilisation de 50 milliards de dollars pour financer des projets de développement en Afrique,  un tournant majeur dans les relations arabo-africaines.

“Il a également veillé à ce que la BADEA joue un rôle de pont entre les fonds du Golfe et les besoins africains, par exemple en finançant des études de faisabilité pour des projets susceptibles d’attirer des investisseurs arabes”, commente un cadre de la BADEA.

L’instabilité politique au Soudan depuis 2019, et surtout le conflit armé déclenché en 2023, a poussé la BADEA à transférer temporairement son siège à Riyad. Une opération sensible, que Sidi Ould Tah a menée sans interruption des activités. Il a su préserver l’unité du personnel, maintenir la confiance des États actionnaires et renforcer les outils digitaux de la banque.

Et quand la guerre éclate au Soudan en 2023, il prend une décision rapide et chirurgicale : le siège de la banque est transféré temporairement à Riyad. Une opération sensible, que Sidi Ould Tah a menée sans interruption des activités. “Son leadership discret mais efficace lui a valu la reconnaissance de ses pairs : il est régulièrement invité dans les forums économiques africains et arabes, et il a su conserver l’appui des poids lourds arabes grâce à sa gestion prudente”, confie un de ses proches lieutenants.

Un homme de consensus porté par la « nouvelle Mauritanie »
La trajectoire de Sidi Ould Tah épouse en filigrane l’évolution de la Mauritanie elle-même. Jadis pays marginalisé, la Mauritanie de 2025 bénéficie d’un regain de crédibilité sur la scène continentale, comme en témoigne le succès de la présidence de l’Union Africaine par le président Ghazouani. Sidi Ould Tah fait partie de cette génération de cadres mauritaniens qui profitent de l’aura diplomatique nouvelle du pays. Sa candidature à la présidence de la BAD n’aurait sans doute pas eu autant d’écho sans le contexte favorable créé par Nouakchott ces dernières années : stabilité intérieure exemplaire, diplomatie active, image de bonne gouvernance (illustrée par le classement RSF nº1 en Afrique pour la liberté de la presse ). En ce sens, Ould Tah est autant le produit que le vecteur de la montée en puissance de la Mauritanie dans les cercles panafricains.

Sur le plan personnel, ceux qui le côtoient décrivent Sidi Ould Tah comme un homme affable, à l’ego maîtrisé, qui privilégie le résultat au bruit médiatique. “Il s’exprime peu dans les médias internationaux – hormis pour promouvoir la BADEA – et a la réputation de faire consensus”, apprécie un banquier de développement, basé à Lomé. “Ni idéologue ni homme politique au sens partisan, il s’est toujours défini comme un serviteur de l’État et du développement africain. Cette posture apolitique est un avantage dans une élection à la BAD, qui requiert de rassurer l’ensemble des actionnaires et de s’élever au-dessus des rivalités nationales”, poursuit ce financier du développement.

Sidi Ould Tah s’est également construit un réseau d’alliances au-delà des cercles financiers. Sur le continent, il peut compter sur l’amitié de nombreux ministres des finances et gouverneurs de banques centrales qui l’ont côtoyé lors de réunions annuelles au FMI ou à la BAD. Il est proche par exemple de l’Ivoirien Adama Koné (ex-ministre ivoirien proche d’Alassane Ouattara) ou du Sénégalais Amadou Hott, également candidat, avec qui il a collaboré sur des initiatives régionales. On parle également du Béninois Serge Ekue qui dirige la BOAD. Dans le monde arabe, il bénéficie de l’estime de hauts responsables saoudiens, émiratis et koweïtiens de par son rôle à la BADEA. “Cet ancrage diversifié pourrait être déterminant pour recueillir les voix nécessaires à son élection”, souligne un journaliste qui suit de près la campagne pour la présidence de la BAD.

« Si Sidi Ould Tah était élu président de la BAD fin mai 2025, ce serait l’aboutissement logique d’une carrière dédiée à l’intégration financière de l’Afrique. Il a toujours défendu une vision structurée, pragmatique et inclusive du développement du continent », estime un haut responsable mauritanien. Au-delà du parcours individuel, cette candidature porte un poids symbolique. « Ce serait aussi un symbole très fort pour la Mauritanie : nous serions le premier pays sahélien à placer un de nos ressortissants à la tête de la Banque africaine de développement. C’est une reconnaissance. » Et surtout, un signal politique. Une victoire viendrait conforter la position géopolitique de la Mauritanie dans les instances régionales. « Cela consacrerait le rôle pivot que le pays entend jouer dans l’architecture du continent », résume ce même interlocuteur.

Qu’il l’emporte ou non, sa présence parmi les favoris confirme l’évolution du statut géopolitique de la Mauritanie, désormais capable de faire émerger des figures de leadership à l’échelle africaine.

Albert Savana
Source : Financial Afrik

• Lien média https://kassataya.com/2025/04/21/qui-est-le-mauritanien-sidi-ould-tah-candidat-francophone-pour-la-presidence-de-la-bad/?fbclid=IwY2xjawJ0Ym1leHRuA2FlbQIxMAABHumlYtA0lu6lu2ba8kEz3OYPsl9QXQ-0Z3FY8WkRmBQKUGSzOoZg79E8_EwC_aem_YdINsifbkttLqkVKjdZUPA

● Le Grand Entretien du BLOG | Avec la médecin généraliste Mme TRAORE Diamberé Barré.

~~~La rubrique Grand Entretien du BLOG vous propose l’interview accordée par la médecin généraliste Mme TRAORE Diamberé Coumba. Communément appelée Diamberé Barré dont le père (Barré TRAORE), originaire de Dafort (notre cousin et généreux hôte à Nouakchott) a été un responsable de la célèbre boutique d’Optique « Nouakchott Optique » dans le quartier de BMD. Formée à la médecine au Sénégal (UCAD), elle est une figure féminine ayant fait preuve d’une notable détermination dans son parcours d’étudiante menant à un haut accomplissement universitaire en devenant Docteure en Médecine.

À notre questionnaire d’interview soumis le 13 mars 2025, elle a gentiment honoré notre sollicitation en répondant succinctement nos 4 questions ci-après :

● Question 1 : Bonjour Dr Traoré Diamberé Coumba, merci d’avoir accepté notre interview. Pouvez-vous vous présenter sommairement à nos lecteurs ? (Parcours scolaire, académique et professionnel)

Diamberé TRAORE : Bonjour, je suis très honorée de participer à cette rubrique questions/réponses.
Tout d’abord, je me présente. Je m’appelle Diamberé Coumba TRAORE. Je suis soninké, née d’un père mauritanien et d’une mère sénégalaise.
Je suis née et grandis à Nouakchott. J’ai fait mon école primaire à la capitale 7, ensuite j’ai fait le collège et le lycée de jeunes filles de Nouakchott avant d’aller à la fac de Dakar, pour faire mon cursus de médecine à l’UCAD. Actuellement je suis médecin généraliste au centre hospitalier des spécialités de Nouakchott.

● Question 2 : vous avez fait preuve d’une patience louable et d’une grande détermination pour décrocher un diplôme de médecin généraliste, quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes étudiant.e.s dans leurs projets ?

DT : Mon conseil serait le même que j’ai donné à ma petite sœur lors de l’obtention de son baccalauréat.
Pour prétendre à l’excellence, il faut être capable de faire des sacrifices. Je dirais en trois mots : « passion, endurance et sacrifices ».
Quelle que soit la profession que vous voudriez exercer plus tard, vous devriez l’aimer avant tout. Prenez le temps de bien réfléchir à la filière que vous allez choisir.
Faites vos investigations, approchez les aînés et n’hésitez surtout pas à vous faire parrainer. C’est des choses qui vont vous aider à comprendre comment travailler, comment réussir vos examens etc.
De mon expérience personnelle, la médecine est une passion, une vocation, c’est depuis toute petite que j’ai voulu devenir médecin, c’était un rêve d’enfant.
Le cursus universitaire est diffèrent du lycée, car il y’a beaucoup plus de cours, les examens sont plus stressants et la plus part du temps vous êtes  livrés à vous-même, c’est trop de pressions pour les étudiants.
La question du logement pour ceux qui ont quitté leur ville ou leur pays, néanmoins, vous allez réussir inchallah avec plus de concentration, le travail acharné et la persévérance.
Je conseille aussi de trouver des loisirs tels que, le sport, la musique, la lecture etc, qui vont vous aider à échapper quand vous êtes trop stressés, c’est important.

● Question 3 : le 8 mars correspond annuellement à la Journée internationale des droits des femmes, quel commentaire faites-vous à propos de cet événement et ses objectifs dans notre pays ?

DT : La journée internationale de la femme est une occasion pour promouvoir et sensibiliser la population  (les soninkés en particulier) sur l’importance de l’éducation des jeunes filles. Les femmes sont les leaders de la communauté, car sans elles, on ne peut pas parler du développement.
Je dirais dans notre communauté, le droit de la femme commencerait par son droit à l’éducation. On a tendance à marier filles très jeunes à l’âge de 13-14 ans, alors que si on leur donne la chance de faire des études supérieures, ça sera un plus pour elles et dans leurs futur foyers, elles seront plus autonomes.
J’aimerais voir plus de femmes avocates, ingénieures, médecins, entrepreneuses etc.
On est en 2025, les mentalités doivent changer.
Sans oublier la lutte contre la violence faite aux femmes (pas que les féminicide).
Toute forme de violence, verbale, physique etc.
Tirer la sonnette d’alarme sur la violence domestique (celles qui sont battues par leurs propres conjoints). Nous voulons plus voir des femmes battues à mort par leurs maris, ça doit cesser.

● Question 4 : le phénomène migratoire est une problématique (notamment les départs massifs et périlleux via des embarcations vers l’Europe) qui touche particulièrement la communauté soninké, avez-vous quelques pistes de réflexion à l’endroit de la population concernée et des décideurs étatiques ?

DT : Le phénomène migratoire clandestin :
C’est une tragédie, tous ces jeunes gens qui disparaissent en mer dans l’espoir d’avoir une vie meilleure en Europe. Je tiens à présenter mes sincères condoléances à toutes les familles endeuillées.
Je pense que plusieurs facteurs doivent être pris en compte, si nous voulons lutter efficacement contre l’immigration clandestine :
Premièrement, le facteur environnemental, en général les jeunes migrants viennent des zones rurales (où la population locale vit grâce à l’agriculture et de l’élevage) du moins la majeure partie.
Ses dernières années, cette population est la plus touchée par le changement climatique : la saison des pluies qui diminue donnant naissance à la sècheresse ou parfois des inondations, ont impacté les récoltes et le bétail qui étaient à la base, leurs seules sources de revenus.
De ce fait, la plus part des villageois ont vu leurs vies basculées du jour au lendemain.
Ces évènements ont entrainé une véritable exode rural, mais aussi les conflits, la guerre, Alhamdoulilah tel n’est pas le cas de la Mauritanie mais d’autres pays de la sous-région sont touchés.
Tout ceci poussant les jeunes à l’immigration clandestine, et parfois ils sont victime de racisme, de maltraitance quand ils arrivent dans les grandes villes pour y gagner leur vie.
À mon avis des campagnes de sensibilisation sur les dangers de l’immigration clandestine doivent être organisées avec les responsables communautaires tels que les Imames, chefs de village etc.
Le gouvernement doit promouvoir l’agriculture et l’élevage en soutenant pas que financièrement sa population mais aussi organiser des ateliers sur l’agriculture et l’élevage, développer l’entreprenariat chez les jeunes.
C’est un schéma qui peut nous mener vers l’autosuffisance alimentaire.

Réalisé par KS pour le BLOG

● Biram Dah Abeid honoré à l’occasion de la Journée de l’Égalité Universelle

Communiqué de presse, 16 avril 2025

Le 12 avril 2025, à l’occasion de la Journée de l’Égalité Universelle, Biram Dah Abeid a été honoré en qualité d’acteur majeur du changement, par Ambedkar International Mission et le Forum Mondial des Communautés Discriminées sur la Base de l’Ascendance et du Travail (GFoD–CDWD). La distinction a été décernée à l’initiative du GFoD, en présence de Monsieur Paul Divakar Namala, militant indien de renommée mondiale et coordinateur international des actions pour l’égalité des droits des CDWD.

La Journée de l’Égalité Universelle, célébrée chaque année le 14 avril, marque la naissance du Dr B.R. Ambedkar (1891–1956), principal rédacteur de la Constitution de l’Inde et figure emblématique de la lutte contre les discriminations fondées sur la caste. Au travers de l’évènement, les organisations partenaires œuvrent à la promotion de l’égalité, de la justice sociale et de la dignité humaine.

La longue liste de reconnaissances emblématiques du combat mené par Biram Dah Abeid sur la voie de l’universalisme et de la non-violence témoigne d’une notoriété fortement ancrée dans l’éthique :

Prix des droits de l’homme de la Fondation James Lawson (2019)

Prix du Courage Civil de la Train Foundation (2016)

Prix des Nations Unies pour les droits de l’homme (2013)

Prix Front Line Defenders pour les défenseurs des droits humains (2013)

Prix Anti-Slavery International (2008)

En 2017, Biram Dah Abeid figurait parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde selon Time Magazine.

Il sera sélectionné, à plusieurs reprises, au Prix Nobel de la Paix, en hommage à sa lutte de promotion de la dignité humbles en Mauritanie. Sa proposition comme candidat au prix Zakharov pour la liberté de l’esprit a été contrariée, à cause de l’acharnement du gouvernement mauritanien. La presse et les lanceurs d’alerte ont révélé, en décembre 2022, les dessous de cette fameuse affaire de corruption au Parlement européen que la police et la justice belges mettront des mois à démêler.

La cérémonie du 12 avril réunissait des intervenants et des participants venus de nombreux pays et continents, notamment la Gambie, la Mauritanie, le Cameroun, le Niger, le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Kenya, la Lituanie, la Tanzanie, la Somalie, la Polynésie, l’Inde, le Pakistan, la Roumanie, le Soudan du Sud…

• Lien média https://www.ira-mauritanie.org/2025/04/biram-dah-abeid-honore-a-loccasion-de-la-journee-de-legalite-universelle/?fbclid=IwY2xjawJtIIVleHRuA2FlbQIxMQABHlJHAdWdFI7JO1DTiuy3-ZLKjUnLbTQjfoJQSV4kCx4-9wxHV5RsLCOpehmP_aem_yJjDMvN6lOogpbEgAI6URw

● Sélibaby | M. Ama Ba, MAIRE en vrai!


Il s’appelle Ama Ba, l’actuel dirigeant civil de l’administration municipale de Sélibaby. La capitale du Guidimagha (sud mauritanien) a connu ces derniers jours de sinistres soubresauts qui ont heurté affreusement l’opinion publique nationale et au-delà. L’affaire de la profanation en live d’une sépulture dans un cimetière local occupe toujours les conversations du public. Les images insoutenables diffusées largement sur les réseaux sociaux ont suscité sidératon et paralysie chez toutes les consciences dotées d’une humanité en veille avec moults questionnements…!

La personne dont le corps a été exhumé serait un adepte d’une petite communauté dite évangélique connue dans la ville. Les circonstances et sous-réalités de l’affaire restent à clarifier par une enquête sérieuse à diligenter par les hautes autorités étatiques. Ce qui a été annoncé dans un communiqué émanant des services présidentiels à Nouakchott, lire https://ecrit-ose.blog/2025/04/08/%e2%97%8f-mauritanie-evenements-de-selibaby-le-wali-du-guidimagha-suspendu-les-responsables-regionaux-de-la-securite-releves-de-leurs-fonctions-ami/. Une communication qui informe la suspension du gouverneur et également d’autres responsables sécuritaires ont été relevés de leurs fonctions. Une prompte réaction qu’il faut noter et saluer la pertinence et l’opportunité vu la tournure grave et scandaleuse de l’événement.

Alors, revenons aux trains qui arrivent à l’heure comme dirait l’autre. Dans cette situation aux tenants nébuleux et visiblement très mal gérée, le maire de la ville de Sélibaby, M. Ba a tenté en vain d’empêcher l’irréparable acte odieux. Dans un élément vidéo qui circule, on l’aperçoit et l’entend discuter vivement avec une partie de la foule hystérique. Le jeune élu en 2023 sous les couleurs de l’Udp, s’est distingué honorablement par ses tentatives face à un déchaînement populaire dans le cimetière. Son comportement est à louer chaleureusement et on ne se tromperait pas en avançant que s’il détenait la responsabilité effective sur les éléments policiers ou gardes aperçus dans la foule, les choses ne se seraient pas déroulées de la sorte la plus sordide. Un cadavre d’une personne déterré et traîné au sol par une foule en transe haineuse à l’encontre d’un mort. Un comportement d’intolérance qui interroge et mérite beaucoup d’analyse sociologique sur nos milieux par rapport au fait religieux ou plutôt son exploitation déraisonnée et manipulatrice. Ici, l’occasion de relever les initiatives en amont d’appel implicite à ce qui est advenu. En effet, certaines voix dites du clergé religieux local avaient appelé à manifester contre la présence de la tombe du défunt dans un cimetière musulman. Ainsi, doit-on admettre clairement que ces religieux ont contribué explicitement à envenimer les ressentiments populaires en amont et par la suite ils n’ont pas été à la hauteur logistiquement parlant pour contrôler avec responsabilité et courage le déroulé des événements. Leur responsabilité directe ou indirecte devrait être élucidée dans l’enquête et qu’ils répondent en toute transparence sur leur rôle tenu en coulisses. Ils sont loin d’être clean dans cette histoire troublante qui va impacter négativement l’image de notre capitale régionale voire celle de la région.

Encore, nous tenons à saluer les efforts louables consentis par le maire M. Ba qui s’est retrouvé malheureusement débordé et esseulé. Bravo à lui.

9 avril 2025

KS pour le BLOG

● Le Professeur Yahya Michot n’est plus (décédé le 1 avril 2025) | Paix éternelle à son âme.

👉🏿Lire cet élément consacré à sa personne et sa personnalité intellectuelle https://www.saphirnews.com/L-eminent-universitaire-musulman-belge-Yahya-Michot-est-mort-son-fascinant-parcours-retrace_a30712.html

Je me rappelle d’une parole pertinente entendue dans l’interview accordée par le frère et grand promoteur de la lecture M. Marega Muhamad Marega dans le groupe whatsapp de l’Association « Askia Mohamed Touré » du frère Mohamed Boubakar Cissé et ses camarades. M. Marega avait expliqué en substance que la lecture fait voyager et permet de rencontres avec des personnalités qui n’ont pas vécu dans la même période que nous ni dans la même sphère géographique. Ainsi, j’ai compris qu’il a plaidé très justement la lecture qui est profitable et nécessaire pour notre construction intellectuelle multidimensionnelle. Ici, mon expérience personnelle avec cet auteur décédé récemment aux États-Unis, Dr Yahya Michot, m’a fait remémorer de la teneur de ce que M. Marega avait dit.
J’ai découvert la personnalité intellectuelle de M. Michot via un élément vidéo dans lequel il abordait sommairement la vie et la pensée d’Ibn Taymiyya (1263 – 1328). Cheikh Al-islam Ibn Taymiyya qui fait l’objet de nombreuses exploitations plus ou moins controversées notamment sur l’extrémisme violent au nom de l’islam, a été étudié et commenté par Dr Yahya Michot dans plusieurs de ses productions livresques et audiovisuelles.

J’ai lu plusieurs de ses livres (quelques-uns en photo 📸) et visionné quelques vidéos également, j’ai accédé à une certaine familiarité avec ce Professeur à distance. Je ne l’ai jamais rencontré de visu ni de près ni de loin. Et pourtant à travers ses contenus lus et vus, j’ai l’impression de l’avoir côtoyé et connu réellement. Pédagogue et méticuleux avec beaucoup de finesse réservée aux contextes de textes commentés, l’universitaire belge converti à l’islam était d’une éminence intellectuelle qui marque. Il laisse derrière lui un grand patrimoine intellectuel qui continuera d’impacter positivement à coup sûr d’autres esprits qui feront sa rencontre comme ce fut mon cas.


Le lire encore et toujours est l’utile hommage à sa mémoire qu’on puisse se permettre… in sha Allah

Paix éternelle à son âme. 
inna lillahi wa inna ilayhi raji’un

KS pour le BLOG

● Rendons-nous HOMMAGE VIVANT | Notre Seyre « national » : une plume humaniste qui alerte et inspire !

📸-Paris, il y a quelques années, autour de lui, une équipe de l’ancien BE d’Armepes-France

Il s’appelle M. Seyre SIDIBE, une pointure de l’arène journalistique mauritanienne. Natif de Sélibaby et issu de l’ensemble communautaire soninké de la capitale régionale du Guidimagha. Professeur de français de formation de base, il est valablement imprégné en analyste avisé de la vie sociale et politique intra-communautaire soninké et sur les données à l’échelle nationale de son pays, la Mauritanie. Ses différentes contributions sont d’une grande pertinence (fond et forme) et s’inscrivent dans un engagement intellectuel proactif très louable. Le Top responsable du site internet d’information https://ondeinfo.com/, ne cesse d’alerter, d’interpeller, d’interroger et de secouer un magma politico-sociétal qui régit hermétiquement une certaine vie communautaire soninké aujourd’hui. Son plaidoyer est constant et plein de sagesse discursive pour l’avènement d’une société débarrassée de vielles recettes indigestes moralement et socialement de nos jours. Il appelle à une dynamique reformatrice pour consolider et asseoir une véritable cohésion sociale sur la base de la dignité humaine et de l’égalité citoyenne. L’ensemble communautaire a besoin d’une mue pour s’adapter et larguer à un ailleurs loin ses tares foncièrement nuisibles au vivre-ensemble.

Également, concernant la vie publique nationale, il nous sert régulièrement ses analyses riches et interpellatives à l’endroit des décideurs étatiques et autres acteurs sociaux. Les thématiques et les problématiques n’échappent que rarement à son diagnostic lumineux doublé d’une batterie de propositions émises et comprises en filigrane par une habileté textuelle d’une facture proverbiale.

Il incarne la position historique et visionnaire de tant d’intellectuels par le passé qui ont su habiter publiquement cette qualité par de la substance avérée et téméraire. Point d’idéalisme rêveur ni d’encrage prétentieux à partir d’un trône de condescendance d’un lettré incohérent et complexé, M. Sidibe est une source-ressource sociale et intellectuelle qui peut contribuer à l’émergence d’un ordre social et politique JUSTE à l’intérieur de son groupe sociolinguistique ainsi que dans son pays.

Je tiens à lui consacrer ce modeste élément qui ne prétend aucunement de faire intégralement son portrait d’acteur social et intellectuel qui compte positivement dans les débats publics. Par ses sorties médiatiques que notre Blog https://ecrit-ose.blog/ a eu l’honneur de reprendre régulièrement, j’estime qu’il représente une figure inspirante pour les univers mentaux et les engagés investis dans notre écosystème social, politique, éducatif et culturel.

👉🏿Ici un lien de publication choisie arbitrairement parmi ses perspicaces contributions https://ondeinfo.com/quelle-est-la-pigmentation-de-la-mauritanie/

3 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

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● Mauritanie | Éléments de Portrait de M. Wolo Coulibaly | Nouveau DG de l’Institut National d’Hépato-Virologie.

Il est natif de la localité de Diadjibiné en 1970 dans le Gorgol. Il y a effectué sa scolarité en primaire avant de passer par différents établissements aux niveaux collège et lycée (Mbout, Sélibaby, Kaédi et Nouakchott). En 1992, il décroche son baccalauréat Série D et entame ses études universitaires en Médecine au Niger (1992-2001) et en Côte d’Ivoire (2007-2013) avec une spécialisation en Endocrinologie-Métabolisme et Nutrition . Il est titulaire d’un Doctorat d’État en Médecine obtenu à la Faculté de Médecine à Niamey au Niger en 2001. Docteur Coulibaly dispose d’une expérience de 6 ans  de praticien en Médecine générale comme médecin-chef dans différents départements à travers le territoire national.
À Nouakchott, il a exercé durant 12 ans en Endocrinologie-Métabolisme et Nutrition au Centre Hospitalier National – Service Médecine interne et également praticien vacataire dans d’autres hôpitaux de la Capitale. Au CHN, il y fut Médecin-chef du service de Médecine interne à partir de juin 2021.

Côté social, il a souvent participé à des caravanes médicales de santé avec différentes initiatives de solidarité et de prise en charge gratuite à l’intérieur du pays. Disponible, serviable et attentionné, il est doté d’un louable crédit social auprès de gens qui l’ont côtoyé et d’autres qui sont passés pour des soins sous sa responsabilité.

Il est membre de la Société africaine d’endocrinologie, métabolisme et Nutrition (SAEMN) ainsi que de la Société francophone d’endocrinologie et Diabetologie (SFED).

Au mois de mai 2024, il avait été promu chargé de mission au sein du Ministère de la Santé (Cabinet du ministre) .

Aujourd’hui, sa nomination comme Directeur général de l’Institut National d’Hépato-Virologie, suit la trajectoire très riche en mérites d’un praticien compétent et expérimenté dans son domaine. Nous lui souhaitons un grand succès dans ses nouvelles fonctions au sein de cet établissement avec efficacité sanitaire au bénéfice de la patientèle et un agréable cadre fonctionnel pour le personnel soignant.

20 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

●🎬Le film « L’Histoire de Souleymane », au menu, la dureté d’une vie de migrant en France.

L’acteur principal, le jeune Abou Sangaré d’origine guinéenne, juge « le cinéma m’a libéré de prison« . Il venait d’être primé César de la Meilleure révélation masculine. C’était lors de la 50ème cérémonie des César 2025, tenue au sein du célèbre espace l’Olympia situé dans le 9ème arrondissement de Paris. J’ai eu l’occasion dans les airs, de visionner une grande partie du film il y a quelques semaines. Disponible parmi les choix d’une compagnie aérienne, le film retrace l’aventure faite d’embûches et d’incertitudes d’un jeune migrant africain à Paris. L’acteur de 24 ans, a su porter dans ce film très émouvant, l’habillage tellement réaliste vécu par de nombreux « Souleymane » primo arrivants dans ces réalités complexes, aléatoires et à risques de l’exil.
Repéré lors d’un casting « hasardeux » organisé par le réalisateur Boris Lojkine, Abou Sangaré a été un choix pertinent pour ce long-métrage sorti en salle le 9 octobre dernier. Par crainte de spoiler le film, je m’arrête au synopsis disponible en open média :
«Tandis qu’il pédale dans les rues de Paris pour livrer des repas, Souleymane répète son histoire. Dans deux jours, il doit passer son entretien de demande d’asile, le sésame pour obtenir des papiers. Mais Souleymane n’est pas prêt.».

À voir… l’acteur, mécanicien de métier dans la vraie vie, y a mis du vécu qui nous parle d’une manière ou d’une autre.

Nos dirigeants ne savent pas s’occuper de nous (peuples) suffisamment et la station de l’adolescence sur l’échelle du développement…est une réalité pour nos pays en ce 21ème siècle.

Lire davantage https://mondafrique.com/loisirs-culture/lhistoire-de-souleymane-un-film-coup-de-poing-sur-lexil-et-la-survie/

10 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/