~ Colonel Goïta né en 1983, à tête de la junte militaire au Mali et Monsieur Le Drian né en 1947, ministre des affaires étrangères français.
~ L’affaire en français facile :
L’un ne veut plus du Ladalenmaxu (subordination politique, militaire et économique) en état, l’autre rechigne et traite le premier d’avoir un pouvoir illégitime et irresponsable. On peut transposer sensiblement cette affaire franco-malienne à une tension sociale que vivent une famille de descendants d’esclaves et une famille d’anciens maîtres en pays soninké à une petite échelle. Du genre, tu refuses la subordination sociale (politique), et ben je te diabolise.
La constance est évidente, quand le dominé ose jusqu’à un certain niveau, le dominant perd toute lucidité, et verse dans l’agressivité verbale… voire physique.
L’éveil abolitionniste et anti-esclavagiste qui a émergé au sein de communautés soninkées depuis 5 ans, a subi d’innombrables épreuves violentes venant de milieux réactionnaires et féodaux. Une certaine intelligentsia communautaire (religieuse et profane) s’est fourvoyée par un honteux déni, une égoïste suffisance, de silencieuses complicités, d’abjects dénigrements et de fallacieuses accusations, à l’encontre d’un militantisme droit-de-lhommiste pacifique Gambanaaxu. Les familles et personnes reléguées et assignées injustement comme esclaves statutaires expriment ouvertement leurs aspirations légitimes en s’extirpant des liens sociaux humiliants connus sous le vocable soninké Ladalenmaxu. Ainsi tous les milieux féodalo-esclavagistes en pays soninké à l’échelle internationale se sont ligués dans un engrenage haineux et violent pour contenir L’éveil citoyen et humain . De la haine verbale, certains milieux extrémistes féodalo-esclavagistes sont tombés dans la criminalité organisée avec plusieurs violences perpétrées à l’encontre de militants abolitonnistes soninkés dans différentes localités (Bafrara, Lany, Dafort, Hamague, Hassi chaggar, kremis, Bakhamabougou, Modibougou, Djandjoumé et d’autres). Pour le cas de Djandjoumé dans la nuit du 1 septembre 2020, 4 pères de famille militants avaient été lâchement assassinés en pleine nuit par des milices féodalo-esclavagistes du village. Lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F
Le féodalisme et l’impérialisme, mêmes paradigmes !
NB : Si étudiants en sciences politiques et sociales par là sont intéressés, nous avons engrangé beaucoup de cas d’exemple depuis 5 ans GANBANAAXU …(embargo, mise en quarantaine, expropriations, accusations fallacieuses, délations mensongères, tueries, agressions, diabolisation éhontée, privations de jouissance aux biens communs….)
Il tient le portefeuille du ministère malien des affaires étrangères et de la coopération internationale. Monsieur Abdoualye Diop, natif de Brazzaville (Congo) en 1965, est un cador respectable de l’actuel gouvernement malien. Selon quelques éléments recueillis sur lui, l’homme de 56 ans a un parcours très riche dans les rouages de la diplomatie de son pays et au niveau international également. L’interview qu’il a accordée au duo médiatique français RFI et France_24, est recommandée vivement. Le lien ci-joint : https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20220128-abdoulaye-diop-nous-demandons-que-paris-nous-respecte-en-tant-que-pays?ref=fb_i . Un entretien-vérité au cours duquel le ton et le fond donnent une grande leçon de courage patriotique et d’éthique diplomatique à la hauteur de circonstances actuelles autour de son pays. Il a répondu avec responsabilité et tact aux différentes provocations langagières venant des autorités françaises. Ainsi la petite musique teintée d’une affreuse et partenaliste condescendance que jouent le chef de la diplomatie française Mr Le Drian et sa consœur Mme Parly des Armées, a eu un tonique refrain en guise de réplique du côté malien avec cette sortie médiatique de Mr Diop. Avec mesure et dignité, l’ancien étudiant de l’ENA d’Alger a dit clairement les choses en phase avec la ferveur populaire qui pousse au sein de masses africaines à propos de l’immixtion trop grande de la France dans les affaires intérieures de nos États. Mr Le Drian, un poids lourd socialiste des gouvernements sous le règne de FHollande, devenu Macron-compatible depuis 5 ans, s’adonne à un activisme diplomatique provocateur à l’encontre de l’actuel pouvoir de transition au Mali. Par son âge et son expérience en matière des relations publiques, en postes ministériels depuis une décennie (2012 – 2022), il doit comprendre que les relents néo-coloniaux de la Françafrique comme réflexes de la diplomatie française dans les affaires africaines, sont toxiques par conséquent à rayer nécessairement aujourd’hui. C’est ce que le chef de la diplomatie malienne a soutenu avec brio en demandant du respect pour son pays et en indexant les écarts inadmissibles des autorités françaises. Il précise en substance que la France soutient de coups d’État quand ses intérêts sont préservés et autrement elle mène une croisade de diabolisation. Une lecture largement partagée par l’opinion publique africaine par les temps qui courent. Souvenons-nous en 2008, le régime du feu Idriss Deby (mort en avril 2021) du Tchad avait été sauvé de justesse par un appui de l’armée française. À préciser au passage que Deby formé en France, était arrivé au pouvoir comme chef rebelle en chassant Habré. Au Tchad encore il y a bientôt un an, un fils Deby, Mahamat succède à son défunt père à travers un « doux » coup d’État quasiment parrainé par la France du président Macron. La logique pitoyable de 2 poids 2 mesures qui ne trompe plus.
Du côté malien, les jeunes colonels au pouvoir qui cherchent à diversifier leur partenariat en matière de défense et de sécurité, subissent diverses pressions à caractère intrusif sous l’influence multidimensionnelle de la France sur l’échelle internationale. Le diplomate Diop l’a répété lors de cette interview édifiante que son pays est disposé à travailler avec ses partenaires selon des dispositions qui ne mettent pas en cause les profondes aspirations de son peuple. Wagner, Russie ou mercenaires, le ministre malien laisse entendre qu’il y’a beaucoup de contre-vérités venant du camp occidental anti-Russe dans la géopolitique mondiale. Il a pris l’exemple du cas irakien en 2003 quand le secrétaire d’État américain feu Colin Powell exposa devant l’ONU ce que les USA présentaient comme preuves d’un programme atomique de SaddamHussein, sur les allégations d’une présence de mercenaires au Mali. Cette sortie médiatique publique d’un responsable gouvernemental d’un pays d’Afrique Noire anciennement colonisé, nous rappelle les discours d’un Lumumba, d’un Sankara ou d’un SékouTouré.
Ainsi une grande leçon de diplomatie a été dispensée par la forme et le fond, et il reste à savoir si elle sera entendue par Mr Le Drian, sa camarade Mme Parly et par le pouvoir français pour de bon. Je crois que monsieur Diop est de loin beaucoup mieux outillé intellectuellement et par sa sérénité comportementale que le premier ministre Choguel K Maïga. Ce dernier semble être un populiste politicard flou qui joue à la surenchère belliciste du paraître opportuniste auprès des colonels.
Ainsi j’introduis mon propos par : «Toute vérité passe par trois étapes, d’abord elle est ridiculisée, ensuite elle est violemment combattue et enfin elle est acceptée comme une évidence.» . Cette assertion qui est douteusement attribuée au philosophe allemand du pessimisme Arthur Schopenhauer, résume relativement le parcours du dynamique éveil abolitionniste et anti-esclavagiste en cours en pays soninké, sous le vocable GAMBANAXUNFEDDE. GAMBANAXU , concept porteur d’une profonde philosophie sociale et humaniste s’articule autour de l’Egalité et la Dignité en droits et en devoirs. En gros l’idéal d’une norme civilisationnelle où l’Humanité Première de l’Homme devient sacrée et inviolable face aux égos toxiques émergés et entretenus culturellement et socialement par les violences. Les humains s’organisent souvent par l’intelligence de la violence contre la NATURE et rarement par l’intelligence de la MORALE pour le SENS.
Oui l’éveil Gambana secoue amèrement les consciences et les certitudes des adeptes du fatalisme religieux et coutumier dans la communauté soninké. Ceux qui considèrent que tout est déjà acté et fini dans le schéma sociétal où les subalternes s’acceptent et les privilégiés veillent résolument. Ainsi en fin 2016, justement il y a 5 ans, au cœur du Guidimagha mais pas seulement, l’ordre féodal soninké se mettait en rangs serrés par tous les moyens pour que l’appel pacifique Gambanaaxu soit sali, saboté, diffamé et détourné.
L’esclavage par ascendance faisant partie du système hiérarchique de la société, est démasqué à vif par l’élan militant antiesclavagiste par un discours efficace arrimé aux textes fondamentaux de nos États. C’est-à-dire le Citoyen s’est exprimé ouvertement et son vernissage coutumier du casté ou du relégué social , a fondu irréversiblement. Menaces, diffamations, harcèlements administratifs et judiciaires, emprisonnements, expropriations, agressions, embargo social…la liste est longue, ont été mis en branle farouchement contre les militants et les familles qui ont osé s’extirper du régime de Ladalenmaxu. Ce Lada soninké qui fait office de constitution sociale intracommunautaire, défie à la fois La Loi du pays et la profonde philosophie humaniste prônée par La Religion. Certains milieux réactionnaires foncièrement esclavagistes qui vouent une haine viscérale à l’endroit de l’éveil Gambana, vont tomber dans la rengaine apologétique de l’esclavage avec un grand zèle. En Mauritanie, la Loi 2015 – 031 portant sur la criminalisation de l’esclavage et ses séquelles, est même defiée ouvertement parce que les apologistes comptent bénéficier des largesses administratives et judiciaires venant de leurs soutiens silencieux dans les rouages étatiques. Finalement la justice a commencé à sévir mollement, et l’atmosphère de l’apologie prend un coup de semonce psychologiquement significatif parmi les cas extrémistes. Et ces derniers jours le discours présidentiel de Ouadane est sans équivoque. Les préjugés sociaux dont il a fait référence, sont également ces coutumes ségrégationnistes et discriminatoires véhiculées socialement par le Ladalenmaxu soninké. Un mécanisme complexe d’apparence inoffensif alors qu’il constitue le nœud de tous les symboles discursifs et comportementaux de l’esclavage par ascendance et du système des castes.
Après Ouadane, l’injonction ministérielle pour un sermon unifié du vendredi 17 décembre 2021 sur le plan national, avec la thématique principale censée être abordée, la problématique liée aux mépris sociaux et culturels de l’ascendance. Des références coraniques et des données rapportées de la Tradition Prophétique, sont convoquées dans les prêches pour indexer la toxicité de la vantardise par ascendance et le mépris héréditaire attribué parmi les Hommes, et de surcroît appartenant à une même communauté de fidèles. Une séquence en terme de portée symbolique qui abonde clairement dans le sens de l’argumentaire du militantisme Gambanaaxu. Concernant la lutte contre l’esclavage et ses diverses manifestations sociales en Mauritanie, au cours de cette décennie après le big-bang du 27 avril 2012 (autodafé des livres fiqhis esclavagistes) du leader d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid, il est important de retenir les mots du président El Ghazouani à Ouadane et le Khotba unifié de ce vendredi dernier.
Ainsi, ce sont la Mauritanie et la Dignité humaine qui engrangent des points valeureux.
— Nous tenons à clarifier si besoin il y a que nous sommes contre toute forme d’accaparement des terres au détriment des véritables populations rurales dont la terre constitue l’unique ressource. Autant nous condamnons avec la dernière énergie l’accaparement opéré par les lobbies affairistes autant nous dénonçons également l’accaparement des terres par les lobbies féodaux . Au Fouta , dans beaucoup de localité , quand il s’agit de se mobiliser pour défendre les terres se sont tous les habitants du village qui se mobilisent mais quand il s’agit d’ en bénéficier , ou de les exploiter seule une petite minorité en profite. Cet état de fait existe malheureusement dans plusieurs villages et fait que des surfaces énormes sont maintenues en jachère ou sont sous exploitées, pris en otage pendant que d’autres populations en ont besoin . Cela est difficilement défendable . Dans notre contexte de sous-développement dans lequel les ressources deviennent de plus en plus rares , la terre est si précieuse et nécessaire que nul n’a le droit de la maintenir morte. Il n’est donc ni équitable ni juste de défendre l’un et de couvrir l’autre , ils sont tous les deux à dénoncer et à condamner. Je saisis cette occasion pour me joindre aux populations de Ngawlé afin qu’elles puissent bénéficier de leur droit légitime à bénéficier en priorité de leur ressources naturelles.
Ce groupe « Afro-défenseur » très actif en France serait dissous par les autorités hexagonales ces dernières heures . Bon… On peut ne pas trop accepter toutes les sorties publiques militantes de Mr Behazin et ses camarades mais ils rendent un certain service antiraciste par une veille d’éclats de secours d’urgence. Secours au service de milieux black victimes d’un racisme latent qui surgit misérablement ici et là. Généralement les voix dites classiques antiracistes pleurnichent par une littérature communicationelle bien convenue et balisée et un certain élitisme carriériste s’y entretient… Et l’humanité des victimes du terrain se défend par du chiffrage et des statistiques. La LDNA avec ses limites et ses méthodes, va sur le terrain en exposant les protagonistes victimes et suspects mis en cause via ses canaux de communication en live. Une veille très utile pour les personnes noires se trouvant esseulées dans des environnements racistes d’une certaine gravité. Je pense à l’affaire de tante Pauline à Levallois-Perret en 2019 et leur activisme courageusement manifesté à la Mairie de cette ville du 92, lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/03/06/societe-levallois-perret-chez-pauline-la-boulangere-contre-la-betise-raciste/.
L’existence de la LDNA sert un ascendant psychologique d’intimidation sur certains milieux racistes et d’alerte à l’endroit des autorités publiques qui sont moins regardantes sur certains types de délits relevés ici et là surtout si les victimes sont Noires. Des cas de racisme abject et violent sont ramenés sous la rubrique laconique et banale des faits divers. Et ça continue, l’idéologie sociale racialiste fleurit dans les imaginaires laissant entendre que negre c’est negre hier comme aujourd’hui.
Donc cette dissolution n’est pas une bonne nouvelle pour l’antiracisme en France !
✓ Quelques éléments médiatiques LDNA sur le dernier événement dans la ville de Val De Reuil :
Dans une vidéo/interview datant de 2019, accordée à Guiri info, où Biram explique en Hassaniya aux mauritaniens que « s’ils ont envi de continuer à souffrir comme ils ont souffert sous le régime de Aziz, ils doivent voter pour Ghazouani pour 10 ans », quelques petits haineux malins ont fait des coupures dans la vidéo pour faire dire à Biram « Votez pour Ghazouani pour 10 ans ». Et il y a à peine trois jours, le plus grand site d’information mauritanien, Al-Akhbar a carrément inventé de toute pièce des propos qu’il a attribué à Biram, disant que: « La nouvelle loi sur la protection des Symboles est primordiale pour la démocratie ». Et ces deux événements mensongers, mesquins et pitoyables, ont déclenché depuis trois jours, une campagne féroce de diabolisation anti-Biram.
Le Blogueur Taleb Abdel Weddoud, le plus suivi en Mauritanie, avec près de 200 milles abonnées sur sa page Facebook, s’est fait un malin plaisir de diffuser ces deux mensonges sur sa page, d’où des milliers d’autres blogueurs ont pris tout ça pour des « Vérités », et ont commencé à « clasher » Biram.
Les initiateurs de cette campagne de diabolisation vile et vicieuse, savent pourtant que la vidéo est trafiquée (tronquée), et savent aussi que le site d’information Al-Akhbar a menti, mais ils ont tellement envi de voir Biram couler, qu’ils se sont laissé s’adonner au mensonge le plus flagrant, et de façon prémédité, dans leur basse besogne.
Si ce grand monsieur visionnaire, le député BDA avait refusé et rejeté toutes les dispositions de dégel ouvertes par le pouvoir du président Ghazouani, beaucoup l’auraient traité d’être dans une politique politicienne pour sa seule personne. Qu’il serait dans l’exploitation de la défense des sans-voix pour entretenir son aura internationale. Non , le leader abolitionniste mauritanien sait et les petits peuples sans bras-longs dans le « Big Système » savent que sa nouvelle stratégie d’ouverture vigilante fait bouger sensiblement certaines lignes d’étouffement. Ce « Big Système » est transcommunautaire , ainsi certains milieux « favorisés naturels » y profitent la nuit et s’habillent en pourfendeurs le jour. Ils fêtent et jubilent leur part de la POMME en comité tribal et féodal à l’occasion avec les vieux ressorts réflexes et par une fine gymnastique ils se font victimes avec brouhaha via la coloration raciale et communautaire foncièrement trompeuse. Un bref aparté illustratif sur les soubresauts qui traversent les milieux soninkés autour des problématiques féodalo-esclavagistes, nous édifie sur l’étrangeté de la « chose paradoxale » depuis quelques années. Par exemple, certains communautaristes soninkés au temps l’ex-Raïs peuvent se montrer militants dans les rangs de certains mouvements encartés « negro-mauritaniens » contre le système étatique à l’échelle nationale, et être de connivence avec leurs proches bien introduits dans les rouages étatiques pour contrer les engagés contre l’ordre féodal et coutumier dans les villages. Chez ces gens, on voudrait voir et ressasser que tout « le Mal » et les « tous les méchants » sont d’une communauté dite privilégiée, les beydanes, mais dans leur giron communautaire tout éveil pour plus d’égalité sociale et citoyenne est taxé de « rébellion » de lèse-majesté au régime des coutumes discriminatoires et ségrégationnistes . Ainsi incohérences et inconséquences d’un esprit réactionnaire jusqu’à l’extrémisme d’en-bas qui se proclame progressiste et droit-de-lhommiste extramuros. Pratiquement tous les mouvements politiques ou associatifs comptent dans leurs rangs, cette catégorie « d’engagés » qui manipulent les données sociales sur certaines questions comme les hiérarchies sociales, les castes, le foncier rural et autres.
Étrangement certains de ces « favorisés naturels » du « Big Système » qui voyaient Biram DahAbeid comme populiste, distillent aujourd’hui un autre ton teinté de gêne et de turbulences analytiques.
Le souci de l’intérêt général dans ce pays est une référence indéniable animant le leader du mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie. C’est une certitude pour qui suit objectivement sa trajectoire et les circonstances depuis 2008.
On oublie vite mais la fine musique pleine de suffisance que Mbappé laissait entendre après les mots de Giroud qui disait que les ballons n’arrivaient pas lors d’un match de préparation, a quelque chose de symptomatique. Je pense que ça a trop monté à sa tête croyant que tout tourne autour lui et même l’austère D Deschamps a douté en laissant l’ambiance couler dans l’air jusqu’à en être dépassé au final . Rien que l’écart d’âge avec Giroud, il aurait dû être plus dans une retenue de bonnes dispositions pour la sérénité du groupe. Ainsi comme il a des qualités brutes indéniables qui émerveillent tout le monde, la mass média et le grand public se sont rangés n’osant pas trop exposer ce que beaucoup décelaient en lui…un parfum d’arrogance. Ce qu’on raconte sur des échanges chauds dans les tribunes entre la maman Rabiot et certains membres de famille de joueurs, peut s’expliquer par un ressentiment qui couvait déjà. La maman Rabiot n’est pas du genre de tendres, elle ne pouvait laisser passer pareille occasion à lâcher publiquement son jugement à chaud aux proches de la jeune star du PSG. Quand il rate son tir stoppant l’aventure Bleue dans la compétition (huitièmes de finale), il y’a des malheureux mais probablement des heureux qui diraient bien fait pour « sa gueule d’arrogant ». Giroud lui, il a assuré en marquant son pénalty face aux Suisses lors de la séance des tirs au but à Bucarest en Roumanie ce 28 juin 2021
Le talent permet d’être leader technique dans un groupe mais ne donne pas le droit d’écraser les autres. À 22 ans avoir la chance d’être entouré dans une pareille équipe d’un pays appelé la France d’aujourd’hui (identitaire) , on doit voir large et plus que les vues étriquées de ses inconditionnels fans.
Espérons… Qu’il fera un tour du film à tête reposée en y tirant de riches et nécessaires enseignements. À suivre…!
L’émigration Soninké est un choix dû a une conjoncture particulière. L’agrégation de ces processus constitue une réalité collective qui grâce a un mensonge collectif se perpétue et se développe. Abdelmalek Sayad aborde les multiples contradictions dans les conditions de vie des immigrés. Sayad montre « la double absence » des immigrés : absent de son pays, absent dans sa famille, son village, mais absent aussi dans la société d’accueil qui le rejette et le considère comme une force de travail .
Au foyer, les migrants Soninkés sont confrontés à divers difficultés (papiers, faire un cv, recherche d’emploi, etc.) et vivent dans des conditions très difficiles en France. Encouragés par leur groupe, les membres de leur communauté… L’immigré peut rester pendant 5 ans, 10 ans ou même plus dans une situation administrative irrégulière, souvent sans travail ou travailler illégalement.
La question de retour n’est jamais soulevée. L’histoire d’un immigré, régularisé après 14 ans. Il dit avoir deux femmes et une fille qui l’attendaient au pays, 14 années d’absence. Il dit n’avoir jamais pensé au retour. Régularisé après 14 ans. Un autre immigré suite à ma question : combien de temps êtes-vous en France ? Il répond : je suis France mais ça ne fait pas longtemps. Mais combien temps. Il me répond 5 ans. Êtes-vous régularisé ? Non. Cinq années d’absence ici et là bas pour l’immigré, ce temps perdu est court. Cinq ans ! Il répond oui, cinq ans ce n’est rien. Cinq ans perdu, sans rien, l’immigré soninké trouve toujours la France meilleure le seul fait qu’il est en France, il est le francinké. Chez les soninkés dire il est francinké (de France) ou les francinkos, ces appellations donnent un sentiment de joie, d’honneur et de fierté à l’immigré.
L’immigré soninké quelque soit sa condition de vie en France pense qu’il n’y a pas d’autres alternative. L’immigration Soninké croit en la France comme un eldorado. L’immigré sans papiers, sans travail et sans logement pense que cette vie est meilleure à celle de son pays.
Pour Sayad, immigration ici et émigration là sont les deux faces indissociables d’une même réalité, elles ne peuvent s’expliquer l’une sans l’autre . L’émigration en France avait pour fonction première de donner aux communautés paysannes, incapables de se suffire à elles-mêmes par leurs activités agricoles, les moyens de se perpétuer en tant que telles.
L’immigré Soninké souffre de sa situation sans s’en rendre compte. Il n’est pas présent dans la société d’accueil et absent de son village d’origine. Il continue de se replier sur lui-même – en cumulant, arrivée du pays : petit boulots, débrouilles et galères. Après un ou deux mois d’aide de la communauté les nouveaux arrivants doivent eux mêmes contribuer à la bonne marche du foyer, souvent il partage une chambre avec un migrant plus ancien parfois issus de sa famille. Plusieurs solutions s’offrent à lui : petits boulots, débrouilles, et galères, petit commerçant, etc.
Le foyer est un quelque sorte un village pour l’immigré soninké. Il considère le foyer comme un village, le lieu le plus sûr. A la différence du village au pays, le village-foyer, il y a des absents (les enfants, les femmes, les vieux, etc.).
L’immigration soninké est une immigration majoritairement patriarcale. Les femmes ne sont pas sollicitées pour l’immigration. Les immigrés pensent qu’il est préférable que les enfants naissent et grandissent au pays. Cela permettrait la continuité de leur mode de vie, qu’ils pensent le meilleur.
Les nouveaux arrivants en France doivent habiter au foyer quelque soit les opportunités qui s’offrent à eux. Le foyer a une fonction essentielle pour les Soninkés. Il permet pour les migrants de garder les attaches avec la famille au pays et leur sociabilité. Plusieurs activités se passent au foyer (cérémonie mariage, recherche d’emploi, démarche pour les papiers, baptême, organisation des soirées, etc.).
Au village, on ne parle que de l’immigré comme un homme heureux. Il est celui qui apporte la joie, à manger. Son nom est scandé partout de places publiques, à la maison, etc. Il s’agit ici d’un discours qui socialise les plus jeunes à l’immigration. L’immigré, il est bon, meilleur, beau. Les caprices de l’immigré sont reçus comme une joie par la famille. Il est colère, cette colère est comme un cadeau même s’il a tort parce que c’est l’immigré. Il a toujours raison. Il peut fait mal mais ce n’est pas grave.
Toute autre forme de réussite si on n’est pas immigré, ne pas une réussite en milieu soninké. La pression sociale ne laisse personne indifférent. Les gens sont forcés à partir à cause de la contrainte sociale qui veut qu’on devient immigré. Le non immigré est inutile, fatiguant, rien de ce qu’il peut dire n’est audible, non travailleur, fainéant. Il faut partir loin du pays, du continent ; voilà il faut partir pour les soninkés. Il est parti égale ; il a réussi pour les soninkés.
Mais avoir un diplôme, être ministre, docteur ; je ne sais quoi d’autre n’intéresse personne chez les soninkés. Il faut être immigré. Le diplômé arrive dans son village, il est content. Au village, Il est à peine félicité. Voilà, il va se sentir inutile. Il oublie qu’il a étudié ; qu’il a des diplômes et se lance à l’aventure. Quelques exceptions restent et même s’ils ont réussi, ne sont pas considérées dans la conscience collective des villageois.
L’immigré peut échouer mais il a plus considération aux yeux des soninkés qu’une personne non immigré, même s’il a réussi ; on ne le voit pas ; on ne veut pas de sa réussite, il faut qu’il part. La conscience collective adopte l’immigration comme la réussite. Ma place de l’immigré est particulière dans la conscience collective. L’immigré arrive en vacance au village ; il peut être endetté sauf que les villageois ne savent pas. Les éloges des villageois, l’immigré est prêt à doute. A cause de ce mensonge collective, il a fini par croire qu’il est riche. il va continuer à s’endetter durant son séjour et augmente ses souffrances parce qu’au retour, il doit payer ses créanciers. La vie de l’immigré est une vie toujours au point de départ.
Renseignements pris auprès de membres antiesclavagistes et abolitionnistes affiliés à Ganbanaaxu , le vieux présenté dans l’une de photos illustratives du post FB du député de Tawassoul Idrissa camara, ne serait aucunement un représentant de la communauté Ganbanaaxu de Hassi Chaggar. Ainsi les propos diffusés par ce Député Idrissa Bilaly Camara n’engagent que certaines personnes d’ascendance esclave qui sont toujours sous domination coutumière et féodale de l’ancien ordre villageois. Dans sa publication https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5685743744800097&id=100000935832977, le député semble nous vendre que Ganbanaaxu est antagoniste avec un autre groupe (democrati islamic) WhatsApp d’apologistes soninkés de l’esclavage dans la communauté. Alors qu’il le sait très bien que ce sont les milieux féodaux communautaristes autour de la chefferie coutumière qui s’affairent depuis 4 ans pour contrer l’expression citoyenne et humaniste du Message Ganbanaaxu dans les villages. Enfin il croit dire ou faire découvrir que des accords locaux seraient signés à son initiative pour interdire les appellations connotées esclavagistes dans ce village chef-lieu de la commune du même nom Hassi Chaggar. Pour rappel la Loi 031 – 2015 en Mauritanie dans son ✓ article 19 dit : Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2) ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas. Normalement il suffisait à un parlementaire averti de rappeler les dispositions prévues dans les Lois de la République sur l’ensemble du territoire national. Une précision, notre BLOG a sollicité une interview expresse auprès du député dans la journée d’hier (14/06/21) après les premiers échos remontés sur les manœuvres du terrain avec son nom évoqué, mais il a déclaré de ne pas vouloir s’exprimer à cause des tensions en cours. Subitement il s’est manifesté aujourd’hui avec son post dont le contenu et les contours sont sujet au doute car d’autres sons de cloche émergent depuis sur la même affaire. Vouloir réconcilier des gens , c’est plus que recommandable mais aujourd’hui concernant la crise dans soninkara à cause des coutumes esclavagistes et féodales, on ne peut pas et on ne doit pas se servir des sources de problèmes pour en faire des solutions supposées sérieuses. Il faut nécessairement l’implication d’un acteur régalien tant attendu qui est l’État. L’opinion publique se rappelle d’une sortie médiatique à raison du député qui protestait concernant un traitement inapproprié dont il a été victime de la part d’éléments de la police de transport à Nouakchott… Lire https://www.essadafr.info/archives/1672 . Logiquement un citoyen averti comme lui de ses droits et devoirs en milieu urbain, ne devrait pas entreprendre d’autres mécanismes ne visant pas la consolidation de l’État de Droit ailleurs en milieux ruraux.
✓NB : Le mouvement Ganbanaaxu Fedde est un collectif d’associations militant pour abolition des coutumes esclavagistes et féodales dans les communautés Soninké. Il est porteur d’un éveil citoyen et humaniste pour une réforme sociale et contre les inégalités.
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