🔴 Nos contradictions transversales face aux différentes injustices dans le monde | Ces miroirs fuyants à tous les étages .

Certains milieux muslim en France vivent une bipolarité terrible sur certains sujets géopolitiques et les travers racistes au sein de la communauté. Par exemple un afro musulman français qui s’excite outre mesure sur « l’affaire Palestine » est vu en champion de « piété » mais s’il indexe bruyamment le racisme anti Noirs dans certains pays arabes, on dirait qu’il est diviseur de la Oumma. Il y en a qui sont indifférents tout simplement quand un joueur Noir subit les cris racistes dans un stade européen et surtout s’il n’est pas musulman en plus…!

S’ils voient un afro converti un peu exhibitionniste, ils en font leur « mamelouk » prisé « anti-blanc » dans toutes les sauces virtuelles , mais de l’autre côté ils sont foncièrement adeptes de thèses d’un influenceur comme Bassem qui distille un racisme de plus fourbe à l’endroit de Noirs. Souvent avec certains collègues natifs d’ici d’origine maghrébine, je leur dis, vous et moi, nous pouvons vivre des comportements fragiles et injustes venant du monde environnant à « dominance blanche » ici mais il suffit qu’on aille de l’autre côté de la Méditerranée, je vivrais seul d’autres comportements similaires sinon plus graves encore.

Un autre tiret sur ces contradictions qui nous habitent, certaines mentalités féodales chez nous peuvent compatir avec les Afro-américains , les palestiniens, les peuls maliens, les noirs mauritaniens…et être des grands défenseurs des coutumes esclavagistes et discriminatoires (érigées en traditions sacrées) qui prévalent dans l’intra-muros communautaire . Ces derniers temps, il a été relevé que l’imam référence et officiel du gouvernement mauritanien aurait tenu dans sa Kutba de la prière de l’Aïd à Nouakchott devant la crème des hautes autorités, des propos limite apologétiques de l’esclavage (considéré comme crime contre l’humanité). Finalement, rien d’étonnant car s’agissant du discours religieux esclavagiste dans nos pays sahéliens, on entendrait le même fond qui légitime socialement la catégorisation des croyants (hommes libres & esclaves) sans aucune approche de contextualisation liée à l’histoire et aux temps. Le grand imam arabo-berbère a dit sur les conditions de zakat El-fitr ce qu’un autre imam soninké, peul ou diakhanké dirait pareillement devant ces ouailles en circonstances similaires en ce plein 21 ème siècle .

– KS pour le BLOG

🔴 Avis sur l’athéisme militant derrière un laïcisme agissant !


On dirait qu’un certain intérêt pour un ordre laïc est un arrière-garde idéal pour un athéisme militant voguant entre les lignes dans nos milieux. Un défi intellectuel et social éminemment épineux dans les années à venir.
Et surtout si nos lettrés en sciences religieuses ne se mettent pas à jour urgemment par la multi-disciplinarité sur tous les pans de la Science. Aujourd’hui , on verrait en direct la station spatiale internationale en mouvement avec hommes à bord nous permettant la vue arrondie du globe terrestre, et en même temps certains dits lettrés religieux se fourvoyant en fables « comme thèses religieuses » disent que la terre est plate. Les menaces pénales et autres pesanteurs d’ordre social qui tiennent visiblement la ruée athéiste aujourd’hui ne seront pas efficaces dans l’avenir, il en faut autrement d’une approche décisive et édifiante intellectuellement. Il faudrait des bonnes têtes qui vont marier par l’intelligence La Foi (Sens Essence) et la Science (Utilisation Technique) de notre GRANDE AVENTURE qui n’a Rien de hasardeux.
On peut Croire et profiter d’un environnement public laïc mais l’athéisme militant se veut areligueux avec une dose d’extrémisme même de violence verbale à l’endroit de certaines consciences.

L’éditorial – Cri Osé | L’esclavage, questions d’actualité dans une certaine Afrique Noire : cette noblesse nocive à abolir impérativement pour avancer en CIVILISATION !

Crédit photo : tirée du Magazine Historia numéro 878 – Février 2020



Hier 10 mai 2021 correspond en France à la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et leur abolition. Une date mémorielle instituée à la suite de la loi Taubira qui visait en 2001, la reconnaissance de la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Madame Taubira, femme politique originaire de la Guyane française fut rapporteuse à l’Assemblée de cette loi. Une avancée conséquente à souligner sur cette problématique d’esclavage faisant partie de zones d’ombres de l’histoire de France. Et cette réparation mémorielle dans l’hexagone touche certainement les milieux afro et afro-descendants à travers le monde francophone et au-delà. Pourtant une autre Afrique Noire intellectuelle maintient un tabou sur les réalités historiques et actuelles des implications liées à l’esclavage en interne entre Noirs. Dans le Numéro 878 du Magazine Historia (Février 2020) sous le Dossier-Une bien fourni « Les vérités sur l’esclavage » , on peut y lire certains passages grandement illustratifs de ce tabou africain ; « … C’est en 2001 que l’historien sénégalais Ibrahima Thioub fit scandale, au Congrès international des historiens africains, à Bamako, en évoquant l’esclavage dans les sociétés sénégalaises. Il se fit presque écharper par ses collègues, dont certains sont issus de familles princières ayant pratiqué autrefois l’esclavage » , « … Pourquoi ce déni ? Parce que l’esclave, en Afrique comme ailleurs, est un personnage sans qualité, sans famille, sans honneur, méprisable. » .

Ces termes sonnent horriblement avec une actualité brûlante dans certaines zones ouest-africaines sur ces traces sociales de l’esclavage intra-muros. Il y a à peine une semaine au Mali, lire https://maliactu.net/mali-lesclavage-par-ascendance-au-mali-la-cndh-tire-la-sonnette-dalarme-sur-la-situation-dans-le-village-de-bagamabougou-cercle-de-diema/ , la CNDH a communiqué sur la situation critique des personnes ayant refusé leur statut d’esclave dans un village. Plusieurs personnes (femmes, enfants et hommes) ont été expulsées par les milieux esclavagistes et elles ont trouvé refuge à Bamako. Pour rappel dans la nuit du 1 septembre 2020 dans le village Soninké de Djandjoumé au Mali, 4 hommes militants anti-esclavagistes (âgés de 42 à 72 ans) avaient été lynchés à mort et jetés dans les cours d’eau, parce qu’ils refusaient leur statut d’esclave, à lire ce communiqué des experts onusiens https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F .
Depuis bientôt 5 ans, avec l’éveil abolitionniste dans les communautés Soninké en Afrique de l’ouest et dans les diasporas, les réflexes féodalo-esclavagistes tapis dans le fond sociétal ont surgi avec une violence inouïe contre les descendants d’esclaves qui osent manifester leur entière humanité. Une noblesse nocive faite de complexe suprémaciste et d’esprit féodalo-esclavagiste, est entretenue socialement, idéologiquement et religieusement pour sévir par différents procédés fallacieux face aux militants abolitionnistes. La particularité obscène de cette noblesse coutumière, c’est qu’elle n’imagine pas une vie communautaire sans classe statutaire d’esclaves. Aujourd’hui partout en pays soninké, en Mauritanie, au Mali, au Sénégal et en Gambie, les tenants de cette noblesse soutenus par des complicités au sein des services étatiques modernes, mènent une guerilla multiforme (Harcèlements judiciaires, violences morales et physiques, expropriations, expulsions, mise en quarantaine sociale…) pour maintenir le schéma sociétal où l’esclave reste un élément social d’éternel subalterne. Selon la psychologie sociale de certains féodaux soninké, une noblesse sans possession sociale d’assignés esclaves, serait douteuse et peu valorisante. Encarté anti-esclavagiste, on peut subir les haines, les fourberies sarcastiques, les bouderies calomnieuses et d’autres remontrances venant d’un villageois austère au fond du terroir sahélien mais également d’un Docteur en X ou Y perché à Paris ou à Banjul. Les descendants d’esclavagistes occidentaux ont pu s’inventer une norme légale communautaire appelée la Citoyenneté à la place de leur noblesse suprémaciste d’antan, ceux de nôtres sont encore dans une phase variant entre une schizophrénie intellectuelle et sociale et une bipolarité existentielle. On peut saluer Madame Taubira ici en France et haïr l’abolitionniste là bas qui refuse le statut d’esclave dans ta propre communauté. Le cas soninké est loin d’être isolé en Afrique sahélienne, généralement dans les sociétés où la hiérarchisation sociale agit, on peut y trouver une norme d’esclavage statutaire qui sévit en « douce ».

Paris, 11 mai 2021

-Par KS pour le BLOG

ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE AU MALI | Par Monsieur Aguibou Bouare, le président de la CNDH MALI


Crédit photo illustrative : Tirée de son profil FB

Quelle horreur !
L’on se croirait au moyen âge !
Des Maliens traitent et qualifient d’autres Maliens D’ESCLAVE, singulièrement dans la Région de Kayes.
Le drame est qu’il se trouve des « intellectuels  » et des « semi-lettrés » pour tenter d’expliquer ou de justifier ces violences par des US ET COUTUMES (LADA).
C’est tout simplement SADIQUE de parler de COUTUMES, D’USAGES, lorsque des Maliens BATTENT À MORT d’autres Maliens, et jettent les CORPS dans le MARIGOT.
Le seul CRIME des victimes est D’AVOIR REFUSÉ LEUR STATUT D’ESCLAVE.
L’on pousse l’outrecuidance jusqu’à SOUTENIR que les VICTIMES refusent LEUR STATUT D’ESCLAVE parcequ’elles sont manipulées, encouragées par les FONDS D’ORGANISATIONS OCCIDENTALES. Quelle insulte à l’intelligence ! Comme si « les esclaves » n’avaient pas le DROIT DE S’ORGANISER, D’ÊTRE AIDÉES à refuser CES ABUS ET VIOLATIONS IGNOBLES. Comme s’il n’était pas de la responsabilité de l’Etat de respecter et protéger les DROITS INALIÉNABLES de ces personnes à la vie, à l’intégrité physique, à la sécurité, à la propriété etc.
Comme si, comme le prétendent ces « SAVANTS » d’une autre époque, « LES ESCLAVES  » devraient continuer, SANS BRONCHER, SANS PROTESTER, à accepter ce statut indigne et ignoble, sous prétexte qu’avec la RÉSIGNATION à L’ESCLAVAGE, les communautés vivaient en harmonie.
Quelle honte !
Quel cynisme !
Que de soutenir une THÈSE si ignominieuse!
Sans même invoquer les INSTRUMENTS JURIDIQUES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX, LA LOI FONDAMENTALE DU MALI dispose clairement que « tous les Maliens naissent libres et égaux en droit et en dignité…Toute forme de discrimination est proscrite ».
Face à la recrudescence de ces abus et violations, à leur persistance, les JURIDICTIONS RÉGIONALES ET INTERNATIONALES, y compris la CPI, seront saisies par les ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS, si celles nationales ne veulent ou ne peuvent poursuivre ; « principe de la complémentarité  » OBLIGE.
Encore une fois, l’ÉTAT a l’obligation de veiller au respect et à la protection des droits fondamentaux de toute personne résidant sur le territoire Malien.
De plus, ces VICTIMES abandonnées ou ayant le sentiment de l’être, constituent des PROIES FACILES à être ENRÔLÉES par les TERRORISTES.
Pourquoi assistons- nous toujours, impassibles, au POURRISSEMENT des situations pouvant être circonscrites et maîtrisées avec le MINIMUM D’ANTICIPATION ?
Nous n’avons pas fini de gérer les conséquences des crises du nord, celles du centre, s’il faut laisser éclater un FOYER DE TENSION SUPPLÉMENTAIRE À KAYES !
Quel MALI voudrions-nous AVOIR ?
Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.
La protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée !

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1189423231569306&id=100015049216270

« Notre malhonnêteté n’a d’égal que notre égoïsme… » | Par Pr Mahamadou Sy



Nous sommes quand même une société des plus illogiques et inconséquentes. Nous adorons manifester notre colère quand nous recevons de l’extérieur des attaques discriminatoires ou basées sur un type de racisme ou un autre; ce qui est assez compréhensible. Nous célébrons des éléments extérieurs quand ils défendent notre dignité; nous aimons citer des gens comme Abraham Lincoln et autres personnes qui ont bravé les diktats racistes et discriminatoires imposés par leur propre milieu social sur des individus que nous sommes ou auxquels nous nous identifions. Quand il s’agit de dénoncer l’esclavage et autres torts commis par des maures, nous sommes sans réserve; nous voyons tout de suite de quoi il s’agit, rien ne fait écran alors entre nous et la réaction nécessaire de dénoncer voire d’agir pour que cela cesse. Nous n’allons pas scruter les détails langagiers de celui qui fournit le récit, ni ceux de l’évènement particulier servant de prétexte au soulèvement. Non, nous savons juste qu’il y a un esclavage – ou un suprémacisme tout au moins, et que les évènements en cours ont lieu dans ce contexte révoltant, cela suffit pour dénoncer. Après tout que peut-on faire de pire à l’humain que lui ôter sa dignité sociale?
Que peut-on reprocher à l’Homme qui veut reconquérir sa dignité fondamentale niée par la société qui n’est prête à la lui rendre? Autrefois, loin de tout reproche, on lui chanterait des louanges!


Ce qui s’est passé à Kaédi s’inscrit dans un contexte d’un suprémacisme assez expressif dont notre société n’est pas encore déterminée à se défaire. Nous ne vivons en paix que parce que les dominants ont ce qu’ils veulent sur les dominés: le prestige et les privilèges sociaux qui ont des répercussions économiques. À chaque fois que les dominés s’y opposent alors c’est le choc, c’est l’inconfort, le « déséquilibre » dans la force. Nous ne sommes pas prêts à voir, ni même à imaginer, le choc que cela fut pour eux durant des siècles sous domination sociale, l’inconfort de rester au bas de l’échelle sociale, le déséquilibre dont il s’agit quand on leur inculque socialement un état mental consistant à rationaliser et à digérer avant de faire hériter la condition servile.
Dans quelle de nos localités une prière publique dirigée par un individu issu du groupe dominé ne provoquerait pas de réactions virulentes? S’il voulait devenir imam permanent, ce serait alors la guerre. Et ce peu importe son savoir religieux! Cela est un fait. Donc dénoncer l’affaire de Kaédi c’est s’opposer à tout un système qui, s’il n’est pas éteint par tous les moyens, occasionnera encore et encore des violences. Car, que cela soit clair, aucun humain ne consentira à sa propre mise en servitude, même si celle-ci est soutenue par un dogme religieux farfelu.
Si nous voulons être logiques avec nous mêmes, nous devons compatir avec les victimes de toutes injustices et participer avec toute notre force à ce que celles-ci cessent. Combien de ceux qui se plaignent du système de gouvernance qui sévit en Mauritanie sont, par ailleurs, d’accord qu’on continue à interdir aux dits esclaves – ou descendants d’esclaves – de diriger la prière? Combien des dits esclaves sont d’accord que les femmes restent dominées? Combien de femmes dominées appellent la mort sur les homosexuels? Combien d’homosexuels sont de purs racistes? La façon sincère et optimale de lutter contre l’injustice est de transcender ses motifs d’expression et de saisir sa nature fondamentale qui est le fait d’être un tort profond sur la dignité et la vie d’un être humain. Si nous n’arrivons pas à le faire, alors, en réalité, ce n’est pas l’injustice en elle même qui nous répugne mais bien seulement celle dont nous sommes les victimes. S’il y a une injustice que ton appartenance sociale ou ta religion t’empêchent de combattre, ou, pire, te convainquent de commettre, alors sache quand même une chose: la tienne d’injustice n’est aucunement plus acceptable que les autres en raison des justificatifs en lesquels tu crois. Tu es tout simplement assez faible et corruptible pour t’allier avec des croyances criminelles au meilleur des cas, et au pire des cas tu es un criminel qui avait besoin de motivation ou de caution. Dans un cas ou dans un autre, ce sera extrêmement difficile pour toi de trouver une paix logique si jamais tu y étais un tant soit peu sensible.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=787518572172399&id=100027427912973

Réflexion – Mauritanie | Point de vue sur le Passif Humanitaire , Par Salihina Moussa Konaté

 

Vendre le dossier du Passif Humanitaire, c’est :
– Trahir la mémoire de nos ancêtres.
– Saborder le combat mené depuis des décennies par de bonnes gens 
– Une insulte à la conscience de tous les Mauritaniens en particulier des négro-mauritaniens.

Dire que nous avons mené trente-un ans de combat et nous n’avons pas obtenu gain de cause alors il faut vendre le dossier : cela signifie qu’on n’était pas sincère dans ce que l’on faisait ou l’on n’était pas convaincu de la légitimité de notre combat.

Ouvrons grandement les yeux, ce dossier ne doit en aucun être vendu puisqu’on ne peut pas acheter une Vie humaine. Et j’imagine que les veuves et les orphelins témoignent beaucoup de respect à l’endroit de leurs proches et jamais, ils n’abandonneront pas ce combat tant qu’ils n’auront pas eu gain de cause, au temps pour moi, tant que nous n’aurons pas eu gain de cause.
Abandonner parce que nous avons lutté décennie et que rien n’a changé, ce n’est pas tenir compte des réalités historiques telles que la résistance chilienne pour ne citer que celle-ci.

Ceux qui s’improvisent aujourd’hui en prêcheurs de la bonne parole, ont-ils ne serait-ce qu’une fois donné une becquée à ces pauvres dont les parents ont été rudoyés, humiliés et torturés jusqu’à ce que mort s’en suive ?

Il n’y a qu’un maroufle qui s’agenouille devant l’argent, qui met son ventre, sa gamelle au-devant sa dignité humaine.
Tant qu’il n’y aura pas ce que j’appelle la concession douloureuse pour adoucir l’absinthe, à savoir la justice, notre combat doit continuer.

Un de mes amis m’a dit, le 28 novembre 2020, qu’il fallait qu’on arrête les soulèvements populaires pour revendiquer les droits de nos prédécesseurs puisque l’on vit dans la sérénité et que le passé, c’est le passé. Je lui ai rappelé qu’un passé noir, pour le porter sereinement et le vivre en toute quiétude pour le vivre ainsi, il faut qu’il soit reconnu et il faut que lumière soit faite sur celui-ci afin d’éviter les amalgames. Cependant, tant qu’il y a des criminels en liberté, tant qu’il n’y aura pas de réparation judiciaire ou comme disait sommairement Samba Thiam lors d’un cours politique il ne faut pas renoncer tant qu’il n’y aura pas au minimum les devoirs suivants :
– Vérité (c’est-à-dire faire la lumière)
– Réparation judiciaire.

– indemnisation substantielle importante

– Mémoire (un monument symbolique et historique à la mémoire de nos ancêtres ).
Sans au minimum-là, tant que le cœur me battra, je ne ferai jamais fine bouche.

Lors d’une intervention, quelqu’un m’a interrogé si je suis issu de la communauté Puular (communauté dont les victimes sont majoritaires). Il voulait juste me renvoyer à mon appartenance ethnique comme s’il fallait être ceci ou cela pour dénoncer une injustice. Quand le droit d’un semblable est bafoué quelle que soit son appartenance ethnique, communautaire, religieuse ou son appartenance raciale (même si je n’aime pas ce terme), tout individu normalement constitué doit s’indigner. Il nous faut tout de même une liqueur de Dakin pour lénifier la brûlure de nos blessures. Alors nous devons travailler d’arrache-pied et chercher à gratter la croûte pour ressortir la mémoire de nos ancêtres afin de la peindre à l’aquarelle et de l’écrire pour la confier à l’éternité. Tene Youssouf Gueye ne mérite pas la mort ainsi que les autres prud’hommes. Je plains ceux qui veulent les enterrer à l’échange de bric-à-brac ou d’une somme modique.

L’important comme disait l’abbé Galliani à Mme d’Epinay n’est pas de guérir, mais de vivre avec ses maux. Et Stig Degerman avait si bien appréhendé l’inassouvissement de l’être humain à être consolé, disons l’impossibilité de la satisfaction de notre besoin de consolation. Donc nous ne cherchons pas une corde à tourner le vent cependant, juste un principe fondamental pour le vivre-ensemble.


J’abhorre l’hypocrisie mauritanienne, nous nous contentons de faire la politique de l’autruche sans jamais vouloir mettre le doigt là où le bât blesse. Nota bene il n’y a jamais eu de paix dans l’impunité alors il est temps pour nous de sortir de l’ombre pour honorer la mémoire de nos ancêtres, bien entendu avec l’établissement de la justice. Au lieu de se regarder en chiens de faïence. Rien ne se construit sur le silence. Nous devons apprendre notre histoire y compris l’histoire de tous les événements mauritaniens à mon sens l’histoire de lesdits événements doit être instaurée dans l’éducation nationale. Je conclus mon propos avec la fameuse citation du philosophe Élie Wiesel « ceux qui ne connaissent pas leur histoire, s’exposent à ce qu’elle recommence. »

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur (5/4/2021)

Réflexion | Ces freins coutumiers au mariage chez ces Soninkés, Par Bano Coulibaly

Bonjour à tous !

Je voulais poster ce post depuis bien longtemps; depuis que ma chère Mauritanie s’est qualifiée à la CAN pour la deuxième fois de suite. félicitations aux Mourabitounes !!!

Mais je me suis dit que ce n’était pas le moment, vu la ferveur que cette qualification a suscitée.

Bon, maintenant que les choses se sont calmées , je me permets de m’adresser à tous ceux qui veulent se marier avec un(e) soninké, afin de leur donner quelques règles « d’or » avant qu’ils ne s’engagent.

1) D’abord, faites en sorte qu’il ou elle soit du même pays que vous. Et ceci, même si vous êtes à l’étranger et qu’il n’y a qu’une chance sur 1 000 000 que vous alliez vivre dans votre pays d’origine.

2) Ensuite, si vous pouvez avoir le même nom de famille que la/le prétendant(e), vous marqueriez des points (aux yeux des parents et donc de la communauté )

3) Mais attention !!! tous les noms de familles ne se valent point, en fonction de votre pays d’origine; d’où la règle 1. ( ouii ouii je sais que c’est compliqué ) et ce n’est que le début.

4) Si vous êtes sûr de RESPECTER toutes ses règles, alors bravo !

5) Mais gare à vous si vous avez le malheur de ne pas remplir les « critères », alors on dira que c’est la religion qui les guide. Mais si vous poussez le bouchon un peu trop fort, on vous avouera que ça n’a rien avoir avec la religion et l’argument que vous auriez, la voici: « CE N’EST PAS DANS NOS COUTUMES ».

À toi futur prétendant(e), es-tu prêt à relever le défi ?
Si ta réponse est oui alors permets moi de te dire en avance ce invocation prophétique: بارك الله لكما وبارك عليكما وجمع بينكما في الخير !!!

Moralité de l’histoire:

J’aime ma communauté plus que tout; mais quand les règles de ma communauté sont contraires aux règles DIVINES, alors NON.

À toutes ces jeunes filles de France et d’ailleurs (mais surtout de France) qui ont la vingtaine, la trentaine, voir même la quarantaine, prenez votre courage à deux mains ! Sachez faire comprendre à vos parents que dans un mariage, c’est l’intérêt de la fille qui prime.
Bien que les coutumes existent (et toutes les coutumes ne sont pas à bannir , bien au contraire ) mais elles doivent d’être complément de quelque chose et non LA RÈGLE.

À toutes ces jeunes filles (de France) sachez dire à vos parents: Pourquoi accepteriez vous que je j’épouse un portugais ou un souraxé (ce n’est guère péjoratif ) dont vous ignorez tout, plutôt qu’un garçon dont les parents sont « vos amis » et vos connaissances proches dans la communauté ?

À tous ces parents coutumiers, ne voyez vous pas la souffrance de vos filles ? sacrifierez-vous leur vie pour satisfaire un système qui ne dit pas son nom ?

Alors continuons, continuons de défendre l’indéfendable, Allah éclatera la vérité le jour des ténèbres.

• Par Bano COULIBALY

©️ Crédit source : repris de l’auteur via RS.

L’édito | Le phénomène appelé Statut dans les réseaux sociaux : S’adapter mais pas s’abrutir!

Le monde virtuel 2.0 nous a embarqués tous vers une destination prophétique digne du jour dernier où tous les comptes seront dits et dévoilés. Nos objets numériques comme les smartphones font ce Smart Espace d’Instants (SEI) où les interactions sociales et relationnelles reflètent nos particularités, nos convenances, nos visions partisanes, nos appartenances singulières, nos obédiences collectives, nos affinités amicales ou militantes en gros nos GRANDES VIES et nos petites vies. Ainsi la comédie humaine du SEI se vit principalement via nos Statuts ou Story numériques Réseaux sociaux ( Whatsapp, Instagram, Twitter, Snapchat….etc). Par nos Grandes Vies, on y expose nos produits à vendre, nos événements de portée collective ou individuelle, nos activités à promouvoir, nos appels à diffuser. Et les utilisateurs avertis savent sélectionner et restreindre avec pertinence les audiences visées selon l’objet du Statut. De l’autre côté une masse se laisse dominer par l’attrait quasi addictif de ce Smart Espace d’Instants (SEI), et largue TOUT à la disposition de TOUS. L’addiction au numérique annoncée par certains visionnaires est devenue une normalité de masse donc intégrée dans nos convenances sociales. Tristement celle ou celui qui s’y soustrait avec mesure serait vu comme peu sociable par certains.

Nos petites vies passent par la diffusion virale de ces ragots, ces mensonges éhontés, ces informations non vérifiées, ces montages lâches, ces diffamations honteuses, ces extrapolations mesquines et bien d’autres. D’une capture d’écran à un téléchargement applicationnel, certains dans ce SEI avalent TOUT ici pour aller déverser là-bas, ainsi de suite. La première des victimes collatérales dans ce labyrinthe, serait la baisse du niveau intellectuel pour l’appréhension des priorités. Limite, on dirait que ce sont aux lettrés diplômés de se laisser faire à « l’abrutissement » viral pour exister utilement. Il est lieu d’indexer le poids tourbillonnant d’un gang type d’influenceurs. Certains parmi ces derniers rameutent leurs suiveurs passionnés pour assurer leur compte lucratif « Vues et Partages » alors que des contenus sont terriblement vains. Face à ces influenceurs du Vent, on attend avec une grande impatience d’autres personnes spécialisées dans différentes sciences pour contrebalancer par la promotion de l’intelligence et de l’émulation intellectuelle.

Aujourd’hui il est nécessaire que notre réseautage dans ce monde SEI, soit sélectif en s’entourant des digues virtuelles. Ce qui est aisément possible avec les paramètres proposés par les différentes applications prisées par les utilisateurs. Par exemple, nous devons aider ces utilisateurs illettrés dans nos contrées rurales sur le fonctionnement de ces indispensables objets numériques. Il en va de leur protection sociale car dans notre monde actuel, la vraie vie d’un individu s’exprime également par son profil numérique. Un petit élément mis sur votre Statut SEI pourrait être une donnée essentielle pour cerner d’une certaine manière votre personnalité.

KS pour le BLOG

« Affaire » L’EED qui affole certains milieux soninkés du Guidimagha!

● Mon bref avis en quelques points :

1 – Des gens peuvent reprocher des « choses » à L’EED à raison ou à tort… comme dans la vie, les Humains et leurs manquements inévitablement j’ose croire !

2 – Certains détracteurs audibles et visibles de l’EED aujourd’hui, s’y étaient engagés en troubadours militants anti-Ganbanaaxu au sein de la communauté soninké dans l’arène folklorique, et en croyant que L’EED devrait être ce don du ciel pour prêcher le statu quo sociétal dénoncé par l’éveil abolitionniste et anti-féodalité. Personnellement, j’avais posté un mot signalant qu’un condamné pour apologie d’esclavage en Mauritanie vit une promotion sociale et parasite autour de l’EED en France, et la réponse en privé du président et frère Waly Diawara à mon endroit me laissait dans des réserves embarrassées.

3 – L’EED pourrait être une énième victime de ce que les idéaux portés par GANBANAAXU dénoncent dans la société soninké. Nous le savons, en soninkara, TOUT ce qu’on organise collectivement de « moderne » qui ne se soumet pas à la féodalisation à partir de l’élément Village, créerait forcément des fortes turbulences. Ainsi entre jalousies, intrigues, calomnies, fiertés infectes et mains invisibles politiciennes, chacun va contribuer à l’ébullition de la MARMITE du moment avec croisement et divergence des intérêts des uns et des autres en fonction des circonstances. Les justifications biaisées de certains dévoilent leurs contradictions criantes ici et là-bas.

4 – Par ces temps-ci sur tout ce qu’on entend des différentes obédiences sur le cas l’EED, l’équation me trouble un peu, on peut entendre un type qui déteste viscéralement Ganbanaaxu et vomit l’EED aussi… pas pour les mêmes motivations évidemment. Une autre voix peut jeter des fleurs à flots sur L’EED, mais à l’opposé s’attaque violemment à GANBANAAXU…!

Conclusion : Plusieurs inconnus et différents non-dits chez les uns et chez les autres.

5 – l’idée L’EED portait une vision inédite en matière d’association portant des projets de développement à partir de la diaspora notamment de la France. Les actes posés initialement sur certains volets en particulier sur l’éducation et la santé, sont à saluer amplement. Et espérons que l’élan enclenché continue sur des bases revues et assainies en sortant de logiques structurelles de FÉODALISATION de l’élément Village. Les bénéficiaires dans nos localités doivent être considérés comme des citoyens et des populations à aider et à faire aider par le matériel (Outillages) et l’immatériel (techniques et savoir-faire) mais non comme des villageois catalogués par l’ancien clanisme féodal soninké.

Je mets en lien quelques contributions de témoignages via notre BLOG :

▪︎https://soninkideesjose.wordpress.com/2017/08/14/leed-comme-educatif-la-visite-de-courtoisie-de-notre-blog-aux-ecoliers-et-enseignants-invites-en-vacances-scolaires-en-france/

▪︎https://soninkideesjose.wordpress.com/2017/07/15/un-samedi-foot-de-leed-photos-reportage-de-notre-blog/

– Par KS pour le BLOG

Mauritanie 🇲🇷|60 ans d’indépendance ce 28 Novembre 2020

Notre Espoir : Faisons vivre Honneur, Fraternité et Justice

🇲🇷28 NOVEMBRE 1960 – 28 NOVEMBRE 2020🇲🇷 MAURITANIE

OUI, CÉLÉBRATION D’UN DÉPART D’IL Y A 60 ANS QUI NOUS DONNAIT UNE EXISTENCE LÉGALE SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE DANS CE MONDE DE L’APRÈS- 2ÈME GUERRE MONDIALE.

OUI, LA POLITIQUE EXTRÉMISTE AU SENS GLAUQUE ET HÉGÉMONIQUE A CAUSÉ DES ÉNORMITÉS ET DES CRIMES DANS NOTRE JEUNE HISTOIRE, ET IL FAUT VRAIMENT D’AUTRES HORIZONS POLITIQUES DE COURAGE ET D’HUMANISME POUR DIRE OFFICIELLEMENT ET RECTIFIER NÉCESSAIREMENT AU NOM DE NOTRE MAURITANIE COMMUNE.

AU NIVEAU DE LA CONSCIENCE, LE STATUT D’UN BOURREAU EST PLUS PERTURBANT QUE CELUI DE VICTIME.

QU’ON S’ENTRAIDE EN TOUTE FRATERNITÉ, C’EST POSSIBLE…!

L’ÉTAT PROFOND PEUT INITIER L’AFFAIRE ET Y MENER HUMAINEMENT CONCORDE SOCIALE ET COHÉSION NATIONALE…!

BONNE FÊTE D’INDÉPENDANCE À TOUS !

– KS pour le BLOG