À la mémoire de nos camarades antiesclavagistes tués à Djandjoumé (1/9/20)

Morts libres et dignes.

• Élément média TV5

Dix jours déjà, le lynchage criminel perpétré sur des militants antiesclavagistes Ganbanaaxu de Djandjoumé, Tonton Mountakha, ses camarades et leurs familles. Il y a 2 jours en parlant au téléphone avec une femme ayant perdu son fils dans l’équipée assassine, depuis Nioro, elle m’expliquait que tout le village A LAISSÉ FAIRE tout simplement. Cette dame déjà veuve il y a un mois après le décès de son mari, a déclaré que tout a été prémédité avec une horde d’hommes qui ont commencé par assaillir leurs maisons de projectiles. Par la suite ils se sont acharnés à coups d’armes blanches et de gourdins sur les militants antiesclavagistes et les ont mis dans une moto-charrette. Par la suite, ils ont été achevés près du village dans un cours d’eau. Aux dernières nouvelles plus de 20 personnes parmi les milieux féodalo-esclavagistes sont aux arrêts à Nioro .

À partir de ce jour 10/09/20, je tiens à une modeste initiative d’inclure au slogan du blog les lettres initiales de leurs prénoms et la date de cet événement cruel.

Oui… Morts libres et dignes !

Nous ne vous oublions jamais…JAMAIS !

Des experts des Droits humains de l’ONU commencent à bouger timidement sur cet esclavage par ascendance a été toujours haineux et devient tueur comme il l’a été dans le passé au sein de certaines communautés noires ouest- africaines.

À lire https://cndhmali.com/index.php/2020/09/09/des-experts-des-droits-de-lhomme-des-nations-unies-ont-appele-aujourdhui-les-autorites-maliennes-a-mettre-fin-a-lesclavage-une-fois-pour-toutes/

Par KS pour le BLOG

« Nouakchott, le 4 Walata 1986, Réminiscences d’un ado » Par Bocar Oumar BA

Demain 4 septembre, nous commémorons les premières arrestations en 1986 de cadres et intellectuels noirs mauritaniens ; arrestations qui devaient ouvrir la porte au tristement célèbre mouroir de Walata, faisant basculer par la même occasion le régime du sanguinaire Taya dans l’horreur.

N’eut été le fait que Walata repose indubitablement la question nationale en Mauritanie, s’autoriser à l’évoquer alors qu’on n’y était pas relèverait presque de l’impudeur. Que ceux qui y ont souffert le martyr me pardonnent d’avance cette forme d’intrusion.

J’étais un jeune adolescent en 1986 quand, achevant mes vacances d’été à Nouakchott, j’apprenais l’arrestation de plusieurs personnes en même temps, certaines que je connaissais parce que de ma famille, d’autres parce que de notoriété déjà installée. L’agitation dans l’univers familial de quelques-uns de mes ainés alors étudiants, et déjà bouillonnant de militantisme et de subversion me fit prendre de plein fouet conscience que ma vie de jeune noir n’allait pas être de tout repos, pour peu qu’il me restât encore un soupçon de cette saine colère que l’on appelle le pouvoir d’indignation. S’ensuivirent des manifestations de rue quotidiennes auxquelles je me mêlais. Quasiment les premières de mon parcours de militant. Quelques-uns des ainés que je suivais dans ses manifestations seront également arrêtés. Hommage, respect et affection à mon grand-frère Abdoul Aziz Ba dit Tazi qui, bien que n’ayant pas été à Walata, fît plusieurs séjours en prison. D’autres, après des semaines durant à jouer au chat et à la souris avec la redoutable police politique de Taya, prirent le chemin de l’exil. Que mon frère Ciré Ba trouve ici mon admiration et mon affection.
Semaine après semaine, la liste des détenus politiques s’allongeait. Tous ou presque appartenaient à la communauté Peul. Quelques noms connus et reconnus donnaient à ces arrestations une tonalité toute particulière, rendant le climat en milieu négro-africain terriblement anxiogène.

Tène Youssouf GUEYE, homme de culture et de Lettres, historien et chef coutumier, par ailleurs premier ambassadeur de la Mauritanie auprès des Nations Unis, « arrêté » !

DJIGO Tafsir, ancien ministre de la République, « arrêté » !

Saidou KANE, historien et homme de culture, « arrêté » !

Ibrahima SARR, journaliste, homme de culture et poète, « arrêté » !

Abdoul Aziz Bocar BA, homme politique, premier directeur général d’Air Mauritanie, « arrêté » !

D’autres hommes à l’époque moins connus mais tout aussi valeureux furent également arrêtés. Des inspecteurs de l’enseignement (Samba THIAM actuel président des FPC), des universitaires (Ibrahima Abou SALL, historien), Fara Ba et Mamadou Bocar BA (enseignants).
Tous ceux qui sont cités, à l’exception de Abdoul Aziz Bocar BA exilé jusqu’à la fin de sa vie, furent conduits, après un procès expéditif, à la prison mouroir de Walata. Bien d’autres les y rejoindront au fil des semaines et des mois. Des militaires négro-africains arrêtés durant la tentative de putsch de 1987 viendront grossir les rangs des détenus à Walata. Je recommande la lecture de l’émouvant livre de notre ainé Alassane Harouna Boye : « J’étais à Walata ».

Lorsqu’on sait la résonnance du nom de ce bagne dans la langue des détenus, on mesure aisément le macabre jeu des symboles qui a pu les habiter…

Dans le déroulement de la politique de Maouiya Ould Sid’Ahmed TAYA, l’arrestation des cadres et intellectuels négro-africains en 1986 constitue sans nul doute un rite de passage. Si le système d’exclusion dénoncé par les FLAM dans le manifeste du négro-mauritanien opprimé était déjà en place, Walata, parce qu’il consacre les premiers morts de prisonniers d’opinion, constitue un basculement vers la radicalisation du régime. Le comble du cynisme fut atteint lorsque suite à la mort de certains détenu dans d’horribles conditions, on défendit à leurs familles de porter le deuil comme il se doit. Le ton était donné. La communauté noire de Mauritanie allait connaître les aspérités d’une politique d’oppression et de répression qui s’assume.

Revenu dans ma ville de Kaëdi au mois d’octobre 1986, nous nous préparions avec quelques camarades à aborder une rentrée scolaire mouvementée. La conscience militante qui avait germé durant l’été dans nos petites têtes d’adolescents devait porter sur le terrain lycéen le relais d’une lutte commencée dans la douleur. Comment poursuivre une lutte sans formation, sans leader et sans moyens, dans un contexte où la répression policière est à son paroxysme ? Les sorties nocturnes pour maculer les murs de la ville de slogans tels que « Taya=Botha » constituaient une réponse bien maigre face à l’énergie et aux moyens déployés par le régime ségrégationniste pour museler la moindre expression subervisve et étouffer dans l’œuf toute velléité de révolte.

Au fil des années et ce jusqu’à la libération en 1990 des survivants de Walata, la lutte des négro-africains à l’intérieur fut essentiellement portée par des jeunes, sans cadres structurés et sans leaders charismatiques. Autant dire que notre seul mérite fut d’avoir continué à y croire, et d’être riches d’espoir et de mythes entretenus. Et heureusement… Walata fut terrible en ce qu’il laissa une jeunesse militante orpheline et déstructurée politiquement.
Je n’ose imaginer ce que fut par ailleurs le quotidien des familles des détenus de Walata. Au-delà de la douleur et de l’émotion que chacun peut aisément deviner, ces familles furent tout simplement précarisées, privées de ceux qui étaient leurs épines dorsales. Des enfants furent pressés par le destin de grandir trop vite. Que d’innocences volées ! Des femmes durent faire face seules à la charge familiale. Que de Winnie Mandala anonymes ! Mes hommages mesdames! L’Histoire serait bien ingrate de vous oublier !

C’était aussi cela Walata .

Bocar Oumar BA

©️ Crédit source: post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10223500176070920&id=1184398165

L’esclavage est à criminaliser dans son essence pratique ou statutaire : chez certains africains, le compte n’y est pas !

Extrait Conférence de presse ONG sur les assassinats des antiesclavagistes à Djandjoumé au Mali.



En copie Communiqué de la CNDH Mali

Pour celles et ceux qui se sentent surpris et d’autres semblant de l’être par la cruauté qui a frappé les abolitionnistes soninkés avec les 4 militants sauvagement assassinés dans la localité soninké de Djandjoumé au Mali !

Certaines communautés noires en Afrique de l’ouest sont castées et on y entretient et maintient une caste particulière qui est de celle des Esclaves. Dans la communauté soninké, l’esclavage par ascendance y sévit avec des violences symboliques et parfois physiques dignes du moyen-âge.

Ainsi on naît et on meurt esclave statutairement et socialement générations après générations. Et de cette réalité connue et magnifiée par certains, parmi les milieux castés esclaves et humiliés en symboles, des gens se sont engagés pour enrayer un fatalisme socialisé insidieusement prêché par les clans féodalo-esclavagistes et suprémacistes dont les religieux coutumiers.

Pour comprendre le processus d’une équation qui mène à la destruction physique de l’autre (cet esclave rebelle) en 7 points :

1 – si vous en (l’anomalie sociale de l’esclavage) parlez, on (les tenants privilégiés du système) vous indexe et encarte comme PEU SOCIABLE à ÉVITER.

2 – si vous persistez à en parler, on vous dira que vous êtes dans des FAUX DÉBATS et des FRUSTRÉS qui ne seraient pas fiers de leur origine ancestrale (s’accepter comme esclaves statutaires continuellement). Et on vous lynche par des railleries.

3 – si vous osez vous organiser pour prêcher l’éveil et une démarche de réformes d’une donnée sociale discriminatoire et humiliante, on vous DIABOLISE et vous traite des HAINEUX qui créent les problèmes à la communauté et la divisent .

4 – si votre appel commence à prendre auprès des couches castées esclaves. Et si ces dernières s’affirment antiesclavagistes et abolitionnistes ouvertement, on va vous HAÏR par les mensonges, les manigances, les amalgames, les médisances hypocrites et sarcastiques et des manœuvres auprès des autorités étatiques pour appui.

5 – si l’éveil s’amplifie dans la communauté, on va commencer à vous COMBATTRE par la promotion et le soutien aux éléments autoproclamés défenseurs du statu- quo sociétal. Via les réseaux sociaux (Fb et whatsapp surtout) et certains médias communautaires (Webradios, qui n’ont rien à envier à la sinistre radio mille collines au Rwanda), on va passer à l’apologie cet esclavage par ascendance avec INJURES et CALOMNIES. Ainsi vous verrez votre mémoire ancestrale déjà blessée par l’accident de la barbarie esclavagiste, rappelée, narguée et souillée par les discours.

6 – si les couches sociales assignées comme esclaves persistent et osent poser des actes sociaux (nouvelles caisses, refus de ladalenmaxu, autogestion sociale) d’émancipation, on va vous INTIMIDER, EXPROPRIER , BOYCOTTER, EXPULSER et AGRESSER PHYSIQUEMENT pour certains. En plus dans ce « ON » , les indifférents ou supposés comme tels d’affichage sont les plus impliqués dans la « chose« . Leurs coups sont inaudibles et invisibles mais vous les sentez ici et là.

7 – s’il s’avère que votre résilience et votre patience ont droit sur leurs provocations récurrentes (en actes et en discours), on va essayer et encourager implicitement de vous ÉRADIQUER PHYSIQUEMENT… comme ce qui s’est passé à Djandjoumé ce 1 septembre 2020. Les 4 militants abolitionnistes Ganbanaaxu sont morts libres et dignes à jamais.

Paix éternelle à leurs âmes. Ameen

En gros, l’affaire tourne sur les problématiques liées à L’ESCLAVAGE entre membres d’un même groupe sociolinguistique, ici le cas des soninkés . Dans nos communautés, nos mentalités féodalo-esclavagistes sont haineuses et tueuses. Et le Mal est dans la donnée COMMUNAUTÉ au sein de laquelle les Hommes ne se valent pas en DIGNITÉ.

• Je mets en lien, mon dernier billet sur la polémique Obono/Valeurs Actuelles concernant l’esclavage : https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/08/29/lesclavage-polemique-et-si-le-journal-valeurs-actuelles-savait-nos-actualites/

Nos prières aux martyrs de Djandjoumé.

©️ Par KS pour le BLOG

L’esclavage/Polémique – Obono : Et si le Journal « Valeurs Actuelles » savait nos actualités !

Le journal encarté Extrême Droite en France, « Valeurs Actuelles » se paie la Une en publicité en suscitant un tollé de condamnations dans la classe politique hexagonale ces dernières heures. Il publie un récit de fiction dans lequel la députée LFI d’origine gabonaise Danièle Obono serait représentée comme une esclave. Et à lire l’explication que donne un monsieur du journal, on se doit d’être un peu titillé connaissant une autre actualité ayant trait à la problématique de l’esclavage intra-africain. Ainsi dans un élément en ligne du journal le Monde on peut lire ceci : « J’invite chacun à lire le texte et à voir ce qu’il contient, a ensuite fait valoir au Parisien Tugdual Denis, directeur adjoint de la rédaction, il vise à expliquer que l’esclavage n’est pas uniquement le fait des Européens mais également d’Africains » https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/08/29/condamnations-unanimes-apres-la-representation-de-la-deputee-lfi-daniele-obono-en-esclave-dans-valeurs-actuelles_6050324_3224.html.

Ce monsieur fidèle à une certaine ligne politique et éditoriale de leur organe médiatique ne sait pas certainement que sur l’esclavage et ses séquelles, la France de 2020 est plus confortable à y vivre que dans certaines contrées africaines pour certains africains Noirs castés esclaves. Aujourd’hui ces derniers vivent et subissent un ordre féodalo-esclavagiste dans leurs propres groupes sociolinguistiques comme le cas de la communauté soninké, À suivre ici https://observers.france24.com/fr/20191118-resister-esclavage-ascendance-kayes-caste-malinke-soninke-peuls , https://www.opinion-internationale.com/2019/12/07/quand-les-intouchables-dafrique-se-soulevent-ledito-de-michel-taube-et-le-film-de-marie-rodet-2_68871.html. Ici nous ne sommes pas dans un récit de fiction aux relents quoique racistes et xénophobes comme dans la démarche de « Valeurs Actuelles ».

Au cœur de l’Afrique Noire de 2020, il existe des zones où refuser socialement et culturellement son statut coutumier d’esclave, on peut être lynché, exproprié, ligoté, expulsé, banni et honni à vie. Surtout on ne peut pas espérer d’un grand soutien d’une certaine intelligentsia afro-communautariste. Du coup, les caricatures allusives visant l’esclavage pratiqué par les africains Noirs entre eux, à travers la personne politique de Madame Obono, nous parlent pertinence présente et réalité historique . D’ailleurs si les gens de « Valeurs Actuelles » pouvaient s’intéresser davantage à cet esclavage entre certains africains, ils couvriraient une actualité surprenante même au sein des diasporas africaines vivant en France. En matière d’esclavage, certains milieux africains l’ont socialisé dans le temps et dans l’espace.

Souvent l’affaire afro ou « Noir » dans les milieux immigrés en Europe, le moule victimaire antiraciste gomme habilement nos petites hypocrisies internes socialement et culturellement entretenues via divers canaux. Sur ce sujet, nous sommes champions de l’esquive et de la mauvaise foi, surtout à observer l’arène virtuelle RS 2.0, on peut pleurnicher en chœur quand des supporteurs fachos miment le singe en visant un joueur Noir de foot, mais si ce sont nos mentalités moyenâgeuses qui agissent par la violence brute contre certains qui refusent l’esclavage par ascendance dans notre propre communauté, on s’empresse dans un mutisme BRUYANT !

Mon soutien à la Sœur, l’honorable députée Danièle Obono, même si je sais que les gens de « Valeurs Actuelles » valent beaucoup mieux sur le plan de la COHÉRENCE que nos HYPOCRITES.

👉🏿 Un élément média sur les violences liées à cet esclavage coutumier qui sévit en Afrique aujourd’hui, ici à Lany au Mali https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/04/29/malisansesclaves-kayes-a-lany-tounka-ceux-qui-sont-persecutes-decides-a-aller-jusquau-bout/

KS

Biram mérite NOTRE LUCIDITÉ !

C’était un 14 novembre 2016 , en couverture d’un point de presse du président Biram Dah Abeid et ses avocats à Paris. À l’époque les « fers chauds » à l’actualité concernaient plusieurs dirigeants iraouis arrêtés à la suite des manigances orchestrées par certains milieux nébuleux sur la Gazra bouamatou à Nouakchott.

Et si ce Biram allait trahir X ou Y , ça aurait été à d’autres moments où lui et son mouvement subissaient un rouleau compresseur répressif d’une manière chronique. Ce monsieur dégage une confiance saisissante et il l’a prouvé N fois . Aujourd’hui en Mauritanie anti ou pro Biram, il incarne une vision sociale et politique qui influence les uns et les autres d’une manière ou d’une autre. Et si le matériel l’intéressait vraiment, il en a eu moult occasions de se caser en nanti embourgeoisé avec des égards enviables au cœur du système étatique à vie. Donc sa voi.e.x est celle de l’engagement pour la DIGNITÉ de L’HUMAIN. Militant aguerri et doté d’une intelligence politique avant-gardiste, le leader abolitionniste mauritanien reste accessible et imprégné de BASE MILITANTE COURAGEUSE chez laquelle le Mot CONVICTION sonne et vibre avec justesse et dévouement. Le lauréat du Prix Onusien 2013 ne chercherait pas à se trouver un gîte mielleux aujourd’hui où l’étau social et politique se desserre sensiblement avec des signaux positifs qui restent à être consolidés par d’autres décisions gouvernementales très attendues. Notamment la reconnaissance des mouvements politiques et associatifs (Comme FPC, RAG ET IRA) et des assises nationales inclusives sur toutes les questions importantes liées à l’avenir de notre cher Pays.

Un journaliste célèbre de la place écrivait une fois : « Partir d’IRA n’est pas une information, mais y rester oui« 

Force à Vous , Président !

#DISCIPLINE #CONFIANCE #LUCIDITÉ

Par KS pour le BLOG

Cri Osé : l’ordre féodalo-esclavagiste soninké, ces logiques qui s’affrontent en nous !

L’irruption de l’éveil antiesclavagiste #GANBANAAXUN_FEDDE dans #soninkara ne pouvait ne pas survenir un jour !

Sur l’esclavage coutumier par ascendance et les mentalités féodales chez les #soninkés, certains milieux associatifs de la communauté l’avaient socialisé insidieusement sous couvert « culture et traditions » jusqu’à le rendre acceptable pour les nouvelles générations dans la diaspora en France notamment. Par l’instruction et la conscientisation politique et géopolitique, ce jeune originaire d’Afrique s’insurge contre les conséquences des traites esclavagistes occidentales ou orientales et la colonisation, et en même temps au sein de son foyer communautaire , des mentalités féodalo-esclavagistes sont magnifiées, soutenues et banalisées dans les discours et les comportements. Aujourd’hui dans d’innombrables foyers #soninkés en France notamment, s’incrustent amèrement ces contradictions troublantes autour cette problématique de l’esclavage coutumier et posent la question sur une certaine légende civilisationnelle prêchée ici et là. T’as cet oncle qui craint les thèses xénophobes et racistes de l’extrême droite ici en Occident mais par ailleurs il est très actif avec ceux qui ostracisent, terrorisent et expulsent les membres de la communauté qui refusent le statut d’esclave au Bled. La seule logique argumentative qu’il avancera, c’est te dire que les ancêtres de ces gens étaient des esclaves de nos familles et ils nous doivent obéissance sociale perpétuelle par héritage PARTOUT et en TOUT . Autrement qu’ils quittent nos villages et nos terres. C’est ainsi l’inconscience ambiante qui couve aujourd’hui au sein de la communauté difficilement avouable hors murs.

GANBANAAXU #SONINKARA_AUTREMENT

KS pour le BLOG

TRIBUNE – MAURITANIE : VOUS AVEZ DIT EXTRÉMISTES ? Par Kaaw Touré

Il n’y a qu’un seul extrémisme en Mauritanie et il s’est exprimé d’une manière violente sur la scène politique nationale par des déportations massives de nos compatriotes noirs, des viols et vol du bétail, des spoliations et expropriations des terres, des colonies de peuplement, des occupations illégales, des tueries dans des gêoles, dans des casernes, des pogroms dans nos villes et des charniers dans la Vallée et surtout par un génocide culturel et biométrique sans oublier l’épuration ethnique dans l’armée, dans l’administration, dans les secteurs économiques et dans les médias d’État, une diplomatie ethno- fasciste où tout rime désormais avec Mauritude.
Les « activistes Noirs » n’ont fait que subir et réagir et surtout exiger une Mauritanie pour tous et par tous. Les qualifier de « petits racistes », « d’extrémistes », de  » nationalistes étroits » est une véritable imposture intellectuelle, une arnaque politique et une cécité idéologique. L’histoire retiendra que la politique de l’équilibrisme ne s’obtient pas par la malhonnêteté,
l’ hypocrisie, la désinformation, la manipulation et la création artificielle d’un exclusivisme, d’un extrémisme là où Il est objectivement introuvable.
Ce dont nous sommes certainement coupables c’est d’avoir osé toucher du doigt les pourritures du Système ethno-génocidaire et esclavagiste mauritanien à ce stade actuel de son évolution en projetant une lumière crue sur l’ensemble des mécanismes qui sont conçus, orientés et exécutés de manière à ce que le pays soit sous le contrôle effectif d’une seule nationalité racio- culturelle au détriment des autres.
Ce ne sont pas les philippiques, les menaces, les accusations fortuites, la diabolisation, le terrorisme intellectuel et policier qui nous feront baisser les armes ou rendre l´âme. Cette lutte est en fait comme disait l’autre notre « cosa nostra ». Comme nos ainés, pionniers de cette lutte, nous réitérons après les autres notre serment de toujours :
« Jurons sur notre honneur de ne jamais transiger ni avec le devoir, ni avec la conscience, de ne jamais nous départir de nos positions justes et honnêtes, de nous maintenir dans ces positions jusqu’à la disparition totale de toute tyrannie, domination et oppression exercées sur la communauté Noire et jusqu’à ce que tout citoyen mauritanien vive libre, digne et heureux en Mauritanie ».
La Mauritanie se fera avec tous ses fils et filles ou elle ne se fera pas.
Demain il fera jour et la lutte continue!

LLC!
Kaaw Touré .

NOTRE « J’ACCUSE »

● Contre les couvertures intellectualistes et militantes de l’ordre féodalo-esclavagiste dans nos communautés, notre « J’ACCUSE »

Il y a quelques mois, je suis passé sur le film « J’ACCUSE » de R Polanski. L’affaire Dreyfus portée au cinéma, un officier français de confession israélite qui fut injustement accusé et sali courant 19ème siècle. Un film qui retrace comment un certain ordre militaro-politico-social en France s’était emmuré pour entretenir les mensonges et manipulations afin de salir un innocent par antisémitisme crasseux. Et le plus passionnant et vibrant dans le film, c’est quand Zola rentra dans la danse pour la VÉRITÉ par son célèbre J’ACCUSE qui secoua l’anse du FAUX socialement et culturellement distillé. Dieu sait que Zola risquait beaucoup dans cette initiative… tellement que les forces manipulatrices et mensongères furent puissamment érigées à divers niveaux depuis de nombreuses années.

Aujourd’hui en abordant les réalités féodales et esclavagistes dans nos communautés, on se rend compte qu’effectivement il y a des approches sensiblement similaires entre ceux qui portèrent méthodiquement les MENSONGES anti Dreyfus en visant le juif et surtout en croyant défendre leur « société pure », et ceux qui s’activent en coulisses et par des postures intellectualistes en zones choisies en voulant NIER, SALIR, COUVRIR, MINIMISER ET DISTORDRE enfin de donner une humanité aux tares affreuses de leurs communautés.

Notre « J’ACCUSE » d’aujourd’hui consistant à dévoiler ces double-face et autres « couteaux suisses », est une mission de portée sacrée.

KS pour le BLOG

L’édito-Cri Osé : Oui… le Noir ne compte pas « HUMAIN » pour certaines cultures !

Sortons de la classification raciale entre les Humains pour déraciner le racisme et déconstruire nos cultures racialistes !

Oui… le Noir ne compte pas HUMAIN pour certaines cultures !

Lilian Thuram disait ceci il y a quelques mois : « Quand on parle de racisme, il faut prendre conscience que le monde du foot n’est pas raciste mais qu’il y a du racisme dans la culture italienne, française, européenne et plus généralement dans la culture blanche .
Il est nécessaire d’avoir le courage de dire que les Blancs pensent être supérieurs et qu’ils croient l’être. C’est quelque chose qui dure malheureusement depuis des siècles »

Loin de toute visée d’essentialisation, mais ces derniers temps autour de l’affaire de la mort de l’afro américain George floyd, pratiquement plusieurs voix ont tenu à peu près de propos ayant la teneur de ceux du champion du monde français 98. Les deux flics américains vus dans la vidéo de l’incident mortel sont un blanc caucasien et un américano-asiatique, tous 2 devraient certainement avoir des préjugés bien fixes et similaires sur l’effet Noir ou Black . Et ils peuvent avoir quelque chose de commun avec les supporters de foot qui s’en prennent aux joueurs Noirs dans certains stades européens. Ces fachos supporters partagent une certaine idée du Noir avec les brigands libyens qui faisaient du trafic esclavagiste sur les migrants Noirs courant 2017. Ces libyens ne sont pas très loin de ces marocains propriétaires qui ne voulaient pas de subsahariens dans leurs appartements à loyer. Et eux aussi peuvent se comprendre avec ce libanais qui mettait sa bonne nigériane en vente sur les réseaux sociaux ces derniers mois. Aussi ce libanais a certainement les mêmes idées sur l’effet Noir que ces saoudiens qui étaient hystériques et haineux contre leur compatriote Noire devenue pilote de ligne, lire : https://soninkideesjose.wordpress.com/2016/01/15/leffet-noir-nous-et-le-cas-de-la-pilote-noire-saoudienne-nawal-hawsawi/ . Il y a quelques années un grand patron français taillait du Noir à la télévision française en se demandant en substance si « les Noirs ont servi » quelque chose déjà…

Tout ce monde peut avoir une empathie pour ce responsable touarègue malien (du mouvement rebelle Mnla) qui disait que son peuple serait le seul à être sous domination d’un pouvoir Noir dans la Zone. Encore on apprend selon certaines sources historiques que les contingents Noirs (tirailleurs ou afro américains) furent méthodiquement écartés lors de la descente en ville (À Paris) des troupes alliées après la libération… pourquoi et quel sens profond… !? Tout peut être lié d’une manière ou d’une autre… et Thuram avait pertinemment résumé le fond de la « CHOSE ».

On peut en lister encore et encore…

KS pour le BLOG

Mauritanie/ Droits humains : « Sauvons une âme à la fleur de son âge blessée par un viol à Adel Bagrou! » Par Maham Youssouf

En ce moment ci où notre pays fête Elfitr dans la liesse malgré la psychose installé par le COVID 19, une jeune fille et ses siens se torturent dans l’âme et l’esprit.
Cette fille violée et déchiquetée dans son corps ce qui la marquera toute sa vie à tout de même besoin que justice lui soit rendue.
Cette justice même rendue, jamais cette innocente ne sera réhabilitée du fait des séquelles qu’elle traînera toute sa vie.
Cette affaire nième du genre ne doit pas rester impunie et le bourreau doit véritablement répondre de ses actes et doit être ester en justice.
Ces cas répétés de viol de jeunes filles haratines doit susciter une profonde réflexions sur les exégèses sur les quelles certains se basent pour commettre ces crimes de pudeurs et de foi, d’où la nécessité de les tamiser en les passant au peigne fin, afin de les purifier de l’esprit avilissant de l’instinct sexuel.
Finie l’impunité !
Justice pour la victime de viol d’Adel Bagrou!

©️ Crédit source: post FB de l’auteur 23 Mai 2020