L’esclavage par ascendance chez les soninkés : Monsieur Adama Madi waly Bathily ou la voix juste et humaniste d’un avertisseur résolu !

Rendre un Témoignage juste vaut mieux qu’une alliance de circonstance de mauvaise foi !

Il s’appelle Adama Madi waly Bathily, soninké en vrai et originaire de Lany dans le gadiaga (Région de Kayes) au Mali.

L’homme se conjugue au COURAGE ET à la SINCÉRITÉ dans l’éveil GANBANAAXU contre les problèmatiques liées à l’esclavage coutumier dans la communauté soninké. Humaniste convaincu, il s’est libéré de toutes les pesanteurs sociales qui transforment certains lettrés et instruits en tenants de double-discours et d’autres en hypocrites complexés autour de certaines fausses fiertés du système féodalo-esclavagiste intracommunautaire.

Il a le mot percutant qui dévoile et confond les discours gymnastiques des uns et les fuites en avant des autres qui essaient de donner une humanité à des mentalités moyenâgeuses et dépassées par tous les civilisés au 21 ème siècle. Dans ses différentes communications, cet esprit ouvert laisse entendre que l’irruption de cet engagement anti-esclavagiste est venu à point nommé pour démystifier les prétentions trompeuses que la société serait solidaire et fraternelle en état.

On reconnaît en lui un panafricain investi d’une grandeur morale et un visionnaire averti qui explique que les clans féodaux dominants se sont laissés piéger par des ignorants orgueilleux (leurs proches) qui vont les mener dans un gouffre de la déchéance multiforme à la face du monde entier. Et on y est presque… hélas !

Il est un JUSTE..!

KS pour le BLOG

L’esclavagisme et le féodalisme | Comprendre cette perpétuation sociale en 4 points !

On me demanda pourquoi ce système porteur d’humiliations sociales qui assignent les gens en esclaves et en X ou Y toujours 21ème siècle, a pu tenir si longtemps dans l’espace et dans le temps ? Et qu’il a su se muter en joug sociétal par des symboles hermétiques même dans nos diasporas notamment vivant en Occident.

• Quelques données de réflexion de sur une certaine structuration dans la communauté soninké.

Je dirais que l’affaire tenait/tient relativement à 4 points :

1 – l’ordre faisait une socialisation particulière destinée aux éléments- esclaves conditionnés à s’autocongratuler dans leur statut d’esclave, ainsi maintenir leur soumission sociale comme subalternes partout et en tout. En grands enfants, ces éléments inhibés intellectuellement ont besoin d’un paternalisme coutumier imagé dans la personne de leur maître. Et allant jusqu’à se considérer comme faisant partie de la famille de ce dernier.

2 – la pratique d’un isolement sociétal sur les personnes ou les familles qui osent interroger les choses, généralement cette tâche de garde est confiée aux gens encartés subalternes en mission pour alimenter les divisions au sein de l’ensemble lésé et relégué.

3 – le complexe honteux qui nuit à l’esprit anticonformiste et éveillé qui n’accepte jamais ces humiliations qui affectent sa lignée mais essaie de s’y soustraire de l’intérieur tout en jouant l’effacement un peu maniéré avec ses relations hors de la communauté. Ainsi ne pas pouvoir assumer ouvertement un passé accidentel de descendant des personnes esclavagisées en osant fièrement se lever pour changer les choses et initier une nouvelle page historique, un héritage social honorable pour sa descendance de demain. Et en sortir de ce conflit avec soi, il suffit de penser à un Martin Luther King ou un Malcolm X pour comprendre qu’un passé aussi abject que le vécu de l’esclavage, doit affecter moralement et humainement les descendants des esclavagistes d’hier mais pas toi. L’échelle des valeurs présentables aujourd’hui est en ta faveur en tous lieux.

4 – la fumeuse « religiosité » par du fatalisme, même versé dans les sciences religieuses poussées, ce type se verra inoculer une soumission psychologique et sociale distillée insidieusement par certains tenants lettrés coutumiers apparentés aux dominants. On peut étrangement louer tes comportements et ta moralité partout mais toujours en t’opposant avec une fine fourberie à d’autres personnes appartenant à ton clan social dit inférieur. Une fois que tu commences à questionner la magouille, ceux qui te jetaient les fleurs vont te dire que finalement ils croyaient que tu étais un tel plein de bonté et de valeur mais tu veux te « gâter inutilement ». Malheureusement ce mors invisible tient toujours efficacement certaines âmes pieuses ou en quête sincère de sens transcendant.

Par KS pour le BLOG

On se prend l’islam à nos sauces esclavagistes d’antan.

Tout ce que les dignitaires mecquois reprochèrent à la naissante communauté musulmane en Arabie au 7ème siècle, est reproché aux militants abolitionnistes et antiesclavagistes soninkés aujourd’hui par certains cercles féodalo-esclavagistes dans la communauté. Ce qui est paradoxal dans l’affaire, c’est d’entendre ces réactionnaires féodaux se servir du religieux Muhammadien (islam) afin de vouloir légitimer ce que le Prophète psl aurait banni et repoussé vigoureusement entre croyants. La littérature esclavagiste du Fiqh a été bien accueillie dans nos contrées féodales au détriment de la Philosophie libératrice du Message pour les Humains. Quand les premiers arabes musulmans et leurs opposants arabes polythéistes dans la belligérance avaient évité d’asservir les uns les autres à l’époque déjà, nous après 1400 ans on continue de se chamailler parce qu’une partie d’entre nous refuse l’assignation dans l’esclavage par ascendance.

Le lettré religieux malien d’ethnie soninké Mohamed Touré qui est le porte voix principal de cette idéologie religieuse de l’esclavage dans la communauté, vivait chez les arabes (à la mecque jusqu’à récemment) et ne voyait aucune analogie entre le brigandage criminel et esclavagiste qui a frappé des migrants Noirs en Libye (courant 2017) et les agressions razziales qui causèrent les asservissements et les violences sociales dans nos zones sahéliennes. Monsieur Touré a fait l’apologie de l’esclavage dans la communauté soninké, et on voudrait bien comprendre quels sont les motifs de sa sortie incognito définitive d’Arabie chuchotée par ses partisans ces derniers temps pour s’installer au Mali.

Le temps nous édifiera et surtout les nouvelles autorités transitoires maliennes devraient prioritairement prendre en compte cette problématique de l’esclavage par ascendance qui constitue des violations récurrentes des Droits humains.

🔴 À découvrir les liens YouTube de la construction idéologique et sociale de l’esclavage coutumier dans le discours dit « religieux » de monsieur Mohamed Touré
https://youtu.be/LcXt1j4Vcl4 , une mise en ligne par ses partisans.

Par KS pour le BLOG

À la mémoire de nos camarades antiesclavagistes tués à Djandjoumé (1/9/20)

Morts libres et dignes.

• Élément média TV5

Dix jours déjà, le lynchage criminel perpétré sur des militants antiesclavagistes Ganbanaaxu de Djandjoumé, Tonton Mountakha, ses camarades et leurs familles. Il y a 2 jours en parlant au téléphone avec une femme ayant perdu son fils dans l’équipée assassine, depuis Nioro, elle m’expliquait que tout le village A LAISSÉ FAIRE tout simplement. Cette dame déjà veuve il y a un mois après le décès de son mari, a déclaré que tout a été prémédité avec une horde d’hommes qui ont commencé par assaillir leurs maisons de projectiles. Par la suite ils se sont acharnés à coups d’armes blanches et de gourdins sur les militants antiesclavagistes et les ont mis dans une moto-charrette. Par la suite, ils ont été achevés près du village dans un cours d’eau. Aux dernières nouvelles plus de 20 personnes parmi les milieux féodalo-esclavagistes sont aux arrêts à Nioro .

À partir de ce jour 10/09/20, je tiens à une modeste initiative d’inclure au slogan du blog les lettres initiales de leurs prénoms et la date de cet événement cruel.

Oui… Morts libres et dignes !

Nous ne vous oublions jamais…JAMAIS !

Des experts des Droits humains de l’ONU commencent à bouger timidement sur cet esclavage par ascendance a été toujours haineux et devient tueur comme il l’a été dans le passé au sein de certaines communautés noires ouest- africaines.

À lire https://cndhmali.com/index.php/2020/09/09/des-experts-des-droits-de-lhomme-des-nations-unies-ont-appele-aujourdhui-les-autorites-maliennes-a-mettre-fin-a-lesclavage-une-fois-pour-toutes/

Par KS pour le BLOG

« Nouakchott, le 4 Walata 1986, Réminiscences d’un ado » Par Bocar Oumar BA

Demain 4 septembre, nous commémorons les premières arrestations en 1986 de cadres et intellectuels noirs mauritaniens ; arrestations qui devaient ouvrir la porte au tristement célèbre mouroir de Walata, faisant basculer par la même occasion le régime du sanguinaire Taya dans l’horreur.

N’eut été le fait que Walata repose indubitablement la question nationale en Mauritanie, s’autoriser à l’évoquer alors qu’on n’y était pas relèverait presque de l’impudeur. Que ceux qui y ont souffert le martyr me pardonnent d’avance cette forme d’intrusion.

J’étais un jeune adolescent en 1986 quand, achevant mes vacances d’été à Nouakchott, j’apprenais l’arrestation de plusieurs personnes en même temps, certaines que je connaissais parce que de ma famille, d’autres parce que de notoriété déjà installée. L’agitation dans l’univers familial de quelques-uns de mes ainés alors étudiants, et déjà bouillonnant de militantisme et de subversion me fit prendre de plein fouet conscience que ma vie de jeune noir n’allait pas être de tout repos, pour peu qu’il me restât encore un soupçon de cette saine colère que l’on appelle le pouvoir d’indignation. S’ensuivirent des manifestations de rue quotidiennes auxquelles je me mêlais. Quasiment les premières de mon parcours de militant. Quelques-uns des ainés que je suivais dans ses manifestations seront également arrêtés. Hommage, respect et affection à mon grand-frère Abdoul Aziz Ba dit Tazi qui, bien que n’ayant pas été à Walata, fît plusieurs séjours en prison. D’autres, après des semaines durant à jouer au chat et à la souris avec la redoutable police politique de Taya, prirent le chemin de l’exil. Que mon frère Ciré Ba trouve ici mon admiration et mon affection.
Semaine après semaine, la liste des détenus politiques s’allongeait. Tous ou presque appartenaient à la communauté Peul. Quelques noms connus et reconnus donnaient à ces arrestations une tonalité toute particulière, rendant le climat en milieu négro-africain terriblement anxiogène.

Tène Youssouf GUEYE, homme de culture et de Lettres, historien et chef coutumier, par ailleurs premier ambassadeur de la Mauritanie auprès des Nations Unis, « arrêté » !

DJIGO Tafsir, ancien ministre de la République, « arrêté » !

Saidou KANE, historien et homme de culture, « arrêté » !

Ibrahima SARR, journaliste, homme de culture et poète, « arrêté » !

Abdoul Aziz Bocar BA, homme politique, premier directeur général d’Air Mauritanie, « arrêté » !

D’autres hommes à l’époque moins connus mais tout aussi valeureux furent également arrêtés. Des inspecteurs de l’enseignement (Samba THIAM actuel président des FPC), des universitaires (Ibrahima Abou SALL, historien), Fara Ba et Mamadou Bocar BA (enseignants).
Tous ceux qui sont cités, à l’exception de Abdoul Aziz Bocar BA exilé jusqu’à la fin de sa vie, furent conduits, après un procès expéditif, à la prison mouroir de Walata. Bien d’autres les y rejoindront au fil des semaines et des mois. Des militaires négro-africains arrêtés durant la tentative de putsch de 1987 viendront grossir les rangs des détenus à Walata. Je recommande la lecture de l’émouvant livre de notre ainé Alassane Harouna Boye : « J’étais à Walata ».

Lorsqu’on sait la résonnance du nom de ce bagne dans la langue des détenus, on mesure aisément le macabre jeu des symboles qui a pu les habiter…

Dans le déroulement de la politique de Maouiya Ould Sid’Ahmed TAYA, l’arrestation des cadres et intellectuels négro-africains en 1986 constitue sans nul doute un rite de passage. Si le système d’exclusion dénoncé par les FLAM dans le manifeste du négro-mauritanien opprimé était déjà en place, Walata, parce qu’il consacre les premiers morts de prisonniers d’opinion, constitue un basculement vers la radicalisation du régime. Le comble du cynisme fut atteint lorsque suite à la mort de certains détenu dans d’horribles conditions, on défendit à leurs familles de porter le deuil comme il se doit. Le ton était donné. La communauté noire de Mauritanie allait connaître les aspérités d’une politique d’oppression et de répression qui s’assume.

Revenu dans ma ville de Kaëdi au mois d’octobre 1986, nous nous préparions avec quelques camarades à aborder une rentrée scolaire mouvementée. La conscience militante qui avait germé durant l’été dans nos petites têtes d’adolescents devait porter sur le terrain lycéen le relais d’une lutte commencée dans la douleur. Comment poursuivre une lutte sans formation, sans leader et sans moyens, dans un contexte où la répression policière est à son paroxysme ? Les sorties nocturnes pour maculer les murs de la ville de slogans tels que « Taya=Botha » constituaient une réponse bien maigre face à l’énergie et aux moyens déployés par le régime ségrégationniste pour museler la moindre expression subervisve et étouffer dans l’œuf toute velléité de révolte.

Au fil des années et ce jusqu’à la libération en 1990 des survivants de Walata, la lutte des négro-africains à l’intérieur fut essentiellement portée par des jeunes, sans cadres structurés et sans leaders charismatiques. Autant dire que notre seul mérite fut d’avoir continué à y croire, et d’être riches d’espoir et de mythes entretenus. Et heureusement… Walata fut terrible en ce qu’il laissa une jeunesse militante orpheline et déstructurée politiquement.
Je n’ose imaginer ce que fut par ailleurs le quotidien des familles des détenus de Walata. Au-delà de la douleur et de l’émotion que chacun peut aisément deviner, ces familles furent tout simplement précarisées, privées de ceux qui étaient leurs épines dorsales. Des enfants furent pressés par le destin de grandir trop vite. Que d’innocences volées ! Des femmes durent faire face seules à la charge familiale. Que de Winnie Mandala anonymes ! Mes hommages mesdames! L’Histoire serait bien ingrate de vous oublier !

C’était aussi cela Walata .

Bocar Oumar BA

©️ Crédit source: post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10223500176070920&id=1184398165

L’esclavage est à criminaliser dans son essence pratique ou statutaire : chez certains africains, le compte n’y est pas !

Extrait Conférence de presse ONG sur les assassinats des antiesclavagistes à Djandjoumé au Mali.



En copie Communiqué de la CNDH Mali

Pour celles et ceux qui se sentent surpris et d’autres semblant de l’être par la cruauté qui a frappé les abolitionnistes soninkés avec les 4 militants sauvagement assassinés dans la localité soninké de Djandjoumé au Mali !

Certaines communautés noires en Afrique de l’ouest sont castées et on y entretient et maintient une caste particulière qui est de celle des Esclaves. Dans la communauté soninké, l’esclavage par ascendance y sévit avec des violences symboliques et parfois physiques dignes du moyen-âge.

Ainsi on naît et on meurt esclave statutairement et socialement générations après générations. Et de cette réalité connue et magnifiée par certains, parmi les milieux castés esclaves et humiliés en symboles, des gens se sont engagés pour enrayer un fatalisme socialisé insidieusement prêché par les clans féodalo-esclavagistes et suprémacistes dont les religieux coutumiers.

Pour comprendre le processus d’une équation qui mène à la destruction physique de l’autre (cet esclave rebelle) en 7 points :

1 – si vous en (l’anomalie sociale de l’esclavage) parlez, on (les tenants privilégiés du système) vous indexe et encarte comme PEU SOCIABLE à ÉVITER.

2 – si vous persistez à en parler, on vous dira que vous êtes dans des FAUX DÉBATS et des FRUSTRÉS qui ne seraient pas fiers de leur origine ancestrale (s’accepter comme esclaves statutaires continuellement). Et on vous lynche par des railleries.

3 – si vous osez vous organiser pour prêcher l’éveil et une démarche de réformes d’une donnée sociale discriminatoire et humiliante, on vous DIABOLISE et vous traite des HAINEUX qui créent les problèmes à la communauté et la divisent .

4 – si votre appel commence à prendre auprès des couches castées esclaves. Et si ces dernières s’affirment antiesclavagistes et abolitionnistes ouvertement, on va vous HAÏR par les mensonges, les manigances, les amalgames, les médisances hypocrites et sarcastiques et des manœuvres auprès des autorités étatiques pour appui.

5 – si l’éveil s’amplifie dans la communauté, on va commencer à vous COMBATTRE par la promotion et le soutien aux éléments autoproclamés défenseurs du statu- quo sociétal. Via les réseaux sociaux (Fb et whatsapp surtout) et certains médias communautaires (Webradios, qui n’ont rien à envier à la sinistre radio mille collines au Rwanda), on va passer à l’apologie cet esclavage par ascendance avec INJURES et CALOMNIES. Ainsi vous verrez votre mémoire ancestrale déjà blessée par l’accident de la barbarie esclavagiste, rappelée, narguée et souillée par les discours.

6 – si les couches sociales assignées comme esclaves persistent et osent poser des actes sociaux (nouvelles caisses, refus de ladalenmaxu, autogestion sociale) d’émancipation, on va vous INTIMIDER, EXPROPRIER , BOYCOTTER, EXPULSER et AGRESSER PHYSIQUEMENT pour certains. En plus dans ce « ON » , les indifférents ou supposés comme tels d’affichage sont les plus impliqués dans la « chose« . Leurs coups sont inaudibles et invisibles mais vous les sentez ici et là.

7 – s’il s’avère que votre résilience et votre patience ont droit sur leurs provocations récurrentes (en actes et en discours), on va essayer et encourager implicitement de vous ÉRADIQUER PHYSIQUEMENT… comme ce qui s’est passé à Djandjoumé ce 1 septembre 2020. Les 4 militants abolitionnistes Ganbanaaxu sont morts libres et dignes à jamais.

Paix éternelle à leurs âmes. Ameen

En gros, l’affaire tourne sur les problématiques liées à L’ESCLAVAGE entre membres d’un même groupe sociolinguistique, ici le cas des soninkés . Dans nos communautés, nos mentalités féodalo-esclavagistes sont haineuses et tueuses. Et le Mal est dans la donnée COMMUNAUTÉ au sein de laquelle les Hommes ne se valent pas en DIGNITÉ.

• Je mets en lien, mon dernier billet sur la polémique Obono/Valeurs Actuelles concernant l’esclavage : https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/08/29/lesclavage-polemique-et-si-le-journal-valeurs-actuelles-savait-nos-actualites/

Nos prières aux martyrs de Djandjoumé.

©️ Par KS pour le BLOG

L’esclavage/Polémique – Obono : Et si le Journal « Valeurs Actuelles » savait nos actualités !

Le journal encarté Extrême Droite en France, « Valeurs Actuelles » se paie la Une en publicité en suscitant un tollé de condamnations dans la classe politique hexagonale ces dernières heures. Il publie un récit de fiction dans lequel la députée LFI d’origine gabonaise Danièle Obono serait représentée comme une esclave. Et à lire l’explication que donne un monsieur du journal, on se doit d’être un peu titillé connaissant une autre actualité ayant trait à la problématique de l’esclavage intra-africain. Ainsi dans un élément en ligne du journal le Monde on peut lire ceci : « J’invite chacun à lire le texte et à voir ce qu’il contient, a ensuite fait valoir au Parisien Tugdual Denis, directeur adjoint de la rédaction, il vise à expliquer que l’esclavage n’est pas uniquement le fait des Européens mais également d’Africains » https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/08/29/condamnations-unanimes-apres-la-representation-de-la-deputee-lfi-daniele-obono-en-esclave-dans-valeurs-actuelles_6050324_3224.html.

Ce monsieur fidèle à une certaine ligne politique et éditoriale de leur organe médiatique ne sait pas certainement que sur l’esclavage et ses séquelles, la France de 2020 est plus confortable à y vivre que dans certaines contrées africaines pour certains africains Noirs castés esclaves. Aujourd’hui ces derniers vivent et subissent un ordre féodalo-esclavagiste dans leurs propres groupes sociolinguistiques comme le cas de la communauté soninké, À suivre ici https://observers.france24.com/fr/20191118-resister-esclavage-ascendance-kayes-caste-malinke-soninke-peuls , https://www.opinion-internationale.com/2019/12/07/quand-les-intouchables-dafrique-se-soulevent-ledito-de-michel-taube-et-le-film-de-marie-rodet-2_68871.html. Ici nous ne sommes pas dans un récit de fiction aux relents quoique racistes et xénophobes comme dans la démarche de « Valeurs Actuelles ».

Au cœur de l’Afrique Noire de 2020, il existe des zones où refuser socialement et culturellement son statut coutumier d’esclave, on peut être lynché, exproprié, ligoté, expulsé, banni et honni à vie. Surtout on ne peut pas espérer d’un grand soutien d’une certaine intelligentsia afro-communautariste. Du coup, les caricatures allusives visant l’esclavage pratiqué par les africains Noirs entre eux, à travers la personne politique de Madame Obono, nous parlent pertinence présente et réalité historique . D’ailleurs si les gens de « Valeurs Actuelles » pouvaient s’intéresser davantage à cet esclavage entre certains africains, ils couvriraient une actualité surprenante même au sein des diasporas africaines vivant en France. En matière d’esclavage, certains milieux africains l’ont socialisé dans le temps et dans l’espace.

Souvent l’affaire afro ou « Noir » dans les milieux immigrés en Europe, le moule victimaire antiraciste gomme habilement nos petites hypocrisies internes socialement et culturellement entretenues via divers canaux. Sur ce sujet, nous sommes champions de l’esquive et de la mauvaise foi, surtout à observer l’arène virtuelle RS 2.0, on peut pleurnicher en chœur quand des supporteurs fachos miment le singe en visant un joueur Noir de foot, mais si ce sont nos mentalités moyenâgeuses qui agissent par la violence brute contre certains qui refusent l’esclavage par ascendance dans notre propre communauté, on s’empresse dans un mutisme BRUYANT !

Mon soutien à la Sœur, l’honorable députée Danièle Obono, même si je sais que les gens de « Valeurs Actuelles » valent beaucoup mieux sur le plan de la COHÉRENCE que nos HYPOCRITES.

👉🏿 Un élément média sur les violences liées à cet esclavage coutumier qui sévit en Afrique aujourd’hui, ici à Lany au Mali https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/04/29/malisansesclaves-kayes-a-lany-tounka-ceux-qui-sont-persecutes-decides-a-aller-jusquau-bout/

KS

Biram mérite NOTRE LUCIDITÉ !

C’était un 14 novembre 2016 , en couverture d’un point de presse du président Biram Dah Abeid et ses avocats à Paris. À l’époque les « fers chauds » à l’actualité concernaient plusieurs dirigeants iraouis arrêtés à la suite des manigances orchestrées par certains milieux nébuleux sur la Gazra bouamatou à Nouakchott.

Et si ce Biram allait trahir X ou Y , ça aurait été à d’autres moments où lui et son mouvement subissaient un rouleau compresseur répressif d’une manière chronique. Ce monsieur dégage une confiance saisissante et il l’a prouvé N fois . Aujourd’hui en Mauritanie anti ou pro Biram, il incarne une vision sociale et politique qui influence les uns et les autres d’une manière ou d’une autre. Et si le matériel l’intéressait vraiment, il en a eu moult occasions de se caser en nanti embourgeoisé avec des égards enviables au cœur du système étatique à vie. Donc sa voi.e.x est celle de l’engagement pour la DIGNITÉ de L’HUMAIN. Militant aguerri et doté d’une intelligence politique avant-gardiste, le leader abolitionniste mauritanien reste accessible et imprégné de BASE MILITANTE COURAGEUSE chez laquelle le Mot CONVICTION sonne et vibre avec justesse et dévouement. Le lauréat du Prix Onusien 2013 ne chercherait pas à se trouver un gîte mielleux aujourd’hui où l’étau social et politique se desserre sensiblement avec des signaux positifs qui restent à être consolidés par d’autres décisions gouvernementales très attendues. Notamment la reconnaissance des mouvements politiques et associatifs (Comme FPC, RAG ET IRA) et des assises nationales inclusives sur toutes les questions importantes liées à l’avenir de notre cher Pays.

Un journaliste célèbre de la place écrivait une fois : « Partir d’IRA n’est pas une information, mais y rester oui« 

Force à Vous , Président !

#DISCIPLINE #CONFIANCE #LUCIDITÉ

Par KS pour le BLOG

Cri Osé : l’ordre féodalo-esclavagiste soninké, ces logiques qui s’affrontent en nous !

L’irruption de l’éveil antiesclavagiste #GANBANAAXUN_FEDDE dans #soninkara ne pouvait ne pas survenir un jour !

Sur l’esclavage coutumier par ascendance et les mentalités féodales chez les #soninkés, certains milieux associatifs de la communauté l’avaient socialisé insidieusement sous couvert « culture et traditions » jusqu’à le rendre acceptable pour les nouvelles générations dans la diaspora en France notamment. Par l’instruction et la conscientisation politique et géopolitique, ce jeune originaire d’Afrique s’insurge contre les conséquences des traites esclavagistes occidentales ou orientales et la colonisation, et en même temps au sein de son foyer communautaire , des mentalités féodalo-esclavagistes sont magnifiées, soutenues et banalisées dans les discours et les comportements. Aujourd’hui dans d’innombrables foyers #soninkés en France notamment, s’incrustent amèrement ces contradictions troublantes autour cette problématique de l’esclavage coutumier et posent la question sur une certaine légende civilisationnelle prêchée ici et là. T’as cet oncle qui craint les thèses xénophobes et racistes de l’extrême droite ici en Occident mais par ailleurs il est très actif avec ceux qui ostracisent, terrorisent et expulsent les membres de la communauté qui refusent le statut d’esclave au Bled. La seule logique argumentative qu’il avancera, c’est te dire que les ancêtres de ces gens étaient des esclaves de nos familles et ils nous doivent obéissance sociale perpétuelle par héritage PARTOUT et en TOUT . Autrement qu’ils quittent nos villages et nos terres. C’est ainsi l’inconscience ambiante qui couve aujourd’hui au sein de la communauté difficilement avouable hors murs.

GANBANAAXU #SONINKARA_AUTREMENT

KS pour le BLOG

TRIBUNE – MAURITANIE : VOUS AVEZ DIT EXTRÉMISTES ? Par Kaaw Touré

Il n’y a qu’un seul extrémisme en Mauritanie et il s’est exprimé d’une manière violente sur la scène politique nationale par des déportations massives de nos compatriotes noirs, des viols et vol du bétail, des spoliations et expropriations des terres, des colonies de peuplement, des occupations illégales, des tueries dans des gêoles, dans des casernes, des pogroms dans nos villes et des charniers dans la Vallée et surtout par un génocide culturel et biométrique sans oublier l’épuration ethnique dans l’armée, dans l’administration, dans les secteurs économiques et dans les médias d’État, une diplomatie ethno- fasciste où tout rime désormais avec Mauritude.
Les « activistes Noirs » n’ont fait que subir et réagir et surtout exiger une Mauritanie pour tous et par tous. Les qualifier de « petits racistes », « d’extrémistes », de  » nationalistes étroits » est une véritable imposture intellectuelle, une arnaque politique et une cécité idéologique. L’histoire retiendra que la politique de l’équilibrisme ne s’obtient pas par la malhonnêteté,
l’ hypocrisie, la désinformation, la manipulation et la création artificielle d’un exclusivisme, d’un extrémisme là où Il est objectivement introuvable.
Ce dont nous sommes certainement coupables c’est d’avoir osé toucher du doigt les pourritures du Système ethno-génocidaire et esclavagiste mauritanien à ce stade actuel de son évolution en projetant une lumière crue sur l’ensemble des mécanismes qui sont conçus, orientés et exécutés de manière à ce que le pays soit sous le contrôle effectif d’une seule nationalité racio- culturelle au détriment des autres.
Ce ne sont pas les philippiques, les menaces, les accusations fortuites, la diabolisation, le terrorisme intellectuel et policier qui nous feront baisser les armes ou rendre l´âme. Cette lutte est en fait comme disait l’autre notre « cosa nostra ». Comme nos ainés, pionniers de cette lutte, nous réitérons après les autres notre serment de toujours :
« Jurons sur notre honneur de ne jamais transiger ni avec le devoir, ni avec la conscience, de ne jamais nous départir de nos positions justes et honnêtes, de nous maintenir dans ces positions jusqu’à la disparition totale de toute tyrannie, domination et oppression exercées sur la communauté Noire et jusqu’à ce que tout citoyen mauritanien vive libre, digne et heureux en Mauritanie ».
La Mauritanie se fera avec tous ses fils et filles ou elle ne se fera pas.
Demain il fera jour et la lutte continue!

LLC!
Kaaw Touré .