​Les abolitionnistes sont « SEULS »…face à  l’État et son « peuple élite »…!!!

J’écrivais une fois que ceux qui nous dirigent ne sont pas des colons. Ils viennent de nous et font beaucoup des choses comme nous. Ceux qui tiennent notre État honteux, ne croient pas à la primauté de l’état de DROIT sur nos normes tribales et communautaires. L’exécutif qui joue de la justice pour étouffer les voi(es)x abolitionnistes et anti-esclavagistes, suit une certaine logique malheureuse que tout Mauritanien sincère reconnaîtrait dans son for intérieur. L’État se sert d’un certain morcellement d’identification sur les différentes injustices qui traversent toutes les  communautés nationales . Il n’est pas étonnant que le mouvement IRA, soit le focus principal des attaques multiples d’un ordre étatique qui porte les desseins des plusieurs milieux réactionnaires ayant  des intérêts convergents (matériels et immatériels). Le corps militant et sympathisant transcommunautaire du mouvement abolitionniste, déroute tous les milieux communautaristes qui sont formés et conditionnés à ne prendre en compte les INJUSTICES que selon certains angles en concordance avec leurs convenances coutumières et sociales. Nos normes mentales et psychologiques font que notre SINCÉRITÉ est toujours DOUTEUSE en fonction des événements qui bousculent notre quotidien honteux et fataliste d’une échelle à une autre. Pour notre État, qui nous incarne finalement au fond, un Haratine exclusivement anti-esclavagiste et abolitionniste est sous contrôle stratégique s’il n’est suivi que par des Haratines communautarisés. Pour Nous autres (Noirs Hors Haratines) , si ce même Haratine est TROP abolitionniste et anti-esclavagiste de fond en débordant sur certaines manifestations socialisées de l’esclavage, il devient dangereux et irrespectueux des nôtres. De ce fait, son combat ne sera pas sincèrement et massivement le nôtre. L’État est honteux mais suit une certaine cohérence évidente, quant à nous, nous sommes à la fois HONTEUX ET INCOHÉRENTS. J’ai honte de reconnaître  de ne pas pouvoir mobiliser plus 150 personnes dans mon village d’origine au sein de mon Guidimakha natal pour manifester contre le verdict qui a frappé les leaders abolitionnistes d’IRA-Mauritanie  (de 3 à 15 ans de prison ferme) . Mais pourquoi..? 

Tout simplement, la cause abolitionniste et anti-esclavagiste ne porte pas chez moi et certainement dans plusieurs localités du Sud Mauritanien. J’ose parier que 95% de nos chefs traditionnels et leurs cours n’ont aucune sympathie pour les thèses abolitionnistes et anti-esclavagistes. Dans les milieux urbains également, on peut plus mobiliser une certaine frange Black pour la Palestine que pour les leaders abolitionnistes incarcérés. Je ne peux ne pas citer un échange avec un homme soninké dans la région parisienne, qui disait que Biram mourrait en Prison parce qu’il est violent et insultant envers tout le monde. L’anti-esclavagisme n’est pas combattu que par l’État seulement. Il y a en nous Autres, des prédispositions sociétales qui sont allergiques à l’abolitionnisme. Ce dernier serait même un critère anti-VALEURS culturelles selon notre code nobiliaire d’honneur. Certains parmi nous, sont contre l’esclavage par principe évidemment, mais ils ne supportent pas l’activisme agissant et “intrusif” des anti-esclavagistes. Reconnaissons-le humblement, notre État Honteux s’aligne sur l’écrasante majorité du « peuple élite » qui n’est pas forcément esclavagiste mais foncièrement et HONTEUSEMENT anti-abolitionniste. On dirait que les partis politiques classiques font eux aussi du minima sur cette affaire farfelue mise injustement sur les cadres d’IRA-Mauritanie. Rappelons nous de l’interpellation pendant quelques heures du colonel Ould Beibacar .
 Ce dernier par ses sorties courageuses sur certains événements douloureux du passé, avait été arrêté, et à la suite, lors d’une conférence de presse en présence des plusieurs voix qui comptent, un comité de soutien expresse avait été mis en place pour sa défense. Et là, la timidité de certains acteurs de la scène politique est étrange. Bref, les partis sont peut être un certain reflet de ce qui tient les tripes de nos sociétés. De ce point de vue, aucun parti n’est esclavagiste évidemment, mais ceux qui tiennent les partis politiques ne sont pas tous à l’aise avec le VRAI anti-esclavagisme et l’abolitionnisme.
K.S

​Il y’a la rhétorique pompeusement servie et il y’a les réalités têtues difficilement évitables. 


Ces mots alibis et paravents bien connus dans nos discours politiques et militants se voulant analytiques de la problématique de l’esclavage et ses manifestations sociétales : partage du travail, organisation sociale, le temps fera le changement, tout le monde trouve son compte, nos traditions, le système étatique serait le pire, le mal serait la discrimination raciale, nos valeurs culturelles, la liste est longue…!!
Une gymnastique bien connue chez nous et parmi nous, par laquelle le progressiste à l’échelle nationale s’avère être le réactionnaire acharné dans sa communauté d’origine. Le discours abolitionniste agissant est repoussé voire honni pour les mêmes raisons que l’on soit proche du pouvoir ou des certains mouvements politiques opposants dans le système et en dehors du système. 

D’aucuns s’entretiennent au sein de leurs girons communautaires sur l’immatériel et le matériel, par la promotion d’un ordre tribal ou féodal par lequel les Hommes ne se valent pas. L’état méchant qu’on décrit incessamment et qui est tant décrié, transpose un certain régime réactionnaire qui sévit dans nos sociétés respectives. Cet État est bien incarné aujourd’hui par le président actuel, mais j’ose parier les 5 doigts de ma main gauche, qu’une bonne dizaine de personnalités publiques qui comptent dans l’arène politique « NORMALE » ont la même approche des réalités de l’esclavage et ses manifestations sociétales dans le pays que le Raïs . Très souvent dans le passé les appareils politiques élitistes dans les milieux urbains essaient de développer un discours politique très différent de celui servi dans les milieux ruraux réactionnaires où la notion de citoyenneté est diluée dans l’ancien ordre. Le personnel politique d’extraction sociale ayant une certaine complicité ou ambivalence avec l’ancien ordre, s’est servi d’une manière plus ou moins assumée pour se donner du crédit d’une échelle à une autre (communautaire à nationale). Cette incohérence flagrante longtemps tue n’échappe plus à la nouvelle lecture du fait politique centré sur le CITOYEN. Dans un pays où des juridictions spécialisées pour les pratiques esclavagistes se créent , et les mentalités féodales s’expriment par le silence douteux et les indifférences sournoises, on ne fera pas la politique à la classique comme un autre pays. Tout parti politique d’aspiration noble de l’exercice, se doit de penser à l’édification de la NORME CITOYENNE d’abord afin d’éviter l’inévitable dévoilement par les hésitations et les discours creux dans les salons climatisés. Le jeu de la politique politicienne qui meuble le vide pour figurer en bonne entente tacite avec les gouvernants du moment, montrera ses limites à terme. Les programmes politiques qui appellent aux changements sortent de partout, mais ceux qui peaufinent tous ces beaux textes, sont parmi les premiers qui combattent le CHANGEMENT chez eux et parmi eux. On voudrait que l’autre change mais notre propre changement serait l’ordre d’une indignité affectant notre socle identitaire. Tout ce qui pourrait mettre en cause notre socle identitaire jalousement hérité, est rejeté du champ des aspirations réformatrices. Ainsi les ardeurs activistes s’estompent et le relativisme prend le dessus sur les convictions profondes prêchées ailleurs. 
Une réalité amère se constate entre la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste et certains mouvements opposants et revendicatifs à l’échelle nationale. Certains pensent que lanti-esclavagisme qui déborde à l’anti-féodalisme bien réel, serait malvenu parce que cela toucherait certains milieux dits alliés naturels dit-on . Ces derniers préfèrent l’anti-esclavagisme couplé à l’anti-racisme globalisant et binaire et veulent gommer le féodalisme latent qui inhibe tout autant l’expression citoyenne d’une frange importante du peuple du bas statut social. Parmi nous, il y en a qui nient l’existence de l’esclavage et ses conséquences socialisées dans leurs communautés, mais ils hésitent de participer à la lutte contre l’esclavage connu existant ailleurs, pire ils se permettent de torpiller les efforts de ceux qui agissent. On dirait que l’activisme abolitionniste et anti-esclavagiste par sa vitalité courageuse face à un régime répressif incarnant des pouvoirs multiformes au fond, dévoile un esclavagisme d’esprit et de mentalité  qu’on voudrait cacher quelque part. Le déni ressassé ne dissout pas les réalités dévoilées par nos incohérences devenues flagrantes jour après jour. 
K.S

Le soninké du Guidimakha profond et l’État : cet administré dompté devenu le citoyen effacé et insensible..!?

Chez nous depuis tout petit, l’État par son émanation locale (départementale ou régionale) est incarnée dans l’imaginaire collectif par une force répressive. Appelé en soninké ordinaire sommairement « FANKA » qui veut dire « FORCE » plutôt que « l’autorité » ou « FANKANSORO » (CEUX QUI DÉTIENNENT LA FORCE« , l’ordre étatique est craint et relève même de l’intimidation, et vaut mieux ne pas avoir affaire à lui. Une certaine représentation est faite de l’ordre étatique qui n’aura de toutes les manières que RAISON sur NOUS. Ainsi la peur du « FANKA » est incrustée dans la socialisation du jeune villageois. À une époque, le véhicule des gendarmes départementaux ou des gardes forestiers, représente le « monstre » à ne pas s’approcher. Cette auto-soumission inconsciente fait que les administrateurs locaux peuvent passer du zèle aux abus pendant des longues années sans aucune réclamation. Une situation fataliste s’instaure dans la conscience collective qui est disposée à accepter docilement le statut d’éternels fautifs jamais réclamants . Cet ordre peut même se retrouver au sein des centres médicaux et des établissements scolaires. L’infirmier d’état ou le directeur de l’école peut s’arroger certaines positions par des comportements scandaleux pendant plusieurs années sans crainte. Historiquement, nous croyons que ceux qui sont dépositaires d’un pouvoir quelconque affilié à l’État, ne sont jamais en tort. Pire leurs torts peuvent paraître comme leur travail que nous devons supporter comme des grands enfants. Nous sommes agriculteurs dans notre profond Guidimakha, à la saison des récoltes, les bergers arabo-berbères du Nord-Est sont souvent à l’origine d’innombrables affrontements. Il suffit de voir un dromadaire  qui saigne, c’est tout le village qui tremble quant à l’éventuel appel au FANKA par le berger propriétaire. Pourtant nous qui sommes les administrés locaux, nous croyons que les bergers nomades venus d’ailleurs seront plus écoutés et entendus par l’administration locale que nous. Soumis au diktat du pouvoir local sans rarement broncher, nous serons doublement lésés par d’autres concitoyens venus d’ailleurs  peut-être plus alertes sur leurs droits fondamentaux selon la législation en vigueur. Peu importe, la réalité est très amère quand on y prête attention. Ce conditionnement craintif peut relever de la psychologie qui rappelle le régime colonial appliquant l’indigenat. D’ailleurs, c’est pourquoi la conscience politique et citoyenne dans nos terroirs est loin d’être la plus vive du pays. Le type villageois surtout illettré de surcroît  assimile l’État  à une nébuleuse inaccessible et personnifiée par le gendarme départemental qui a toujours raison sur TOUT et qu’on lui doit obéissance passive. Dans un coin comme le département d’Ould Yengé ayant le chef-lieu du même nom, 90% des administrés Soninkés ne se sont jamais rendus dans cette ville très enclavée de sa partie Guidimakha mais plutôt ouverte vers Kankossa dans l’Assaba. 

Au final, un ressortissant de ces zones, ayant vécu ce cheminement d’une certaine soumission admise collectivement, sera difficilement concerné par l’engagement dans le militantisme politique et citoyen à l’échelle nationale. Ce syndrome originel suit certains parmi la diaspora mauritanienne soninké en France, pourtant très importante mais difficilement mobilisable en masse pour des légitimes revendications les concernant de près. Ces dernières années, la mobilisation bruyante autour de l’enrôlement biométrique controversé, a suscité des manifestations conséquentes contre certains critères fixés par l’état civil. Mais l’atmosphère revendicative s’est adoucie après quelques concessions timides de la part des autorités étatiques. Il n’en demeure pas moins que plusieurs ressortissants de ce Guidimakha profond, naviguent dans le flou total concernant la procédure de la double nationalité (française, espagnole ou d’autres) et surtout certains cas des personnes n’ayant pas été recensées en 1998. Notre peur bleue du FANKA aux villages va finir par notre élimination administrative sur le plan légal de nos terroirs. Imaginons un jour, si on arrivait à nous exiger des cartes de résidence sur nos terres ancestrales. 

Il faut aussi rappeler le système de pot de vin bien connu dans le milieu administratif où pullulent d’innombrables marchands de sommeil du service qui font une interface lucrative entre les citoyens demandeurs d’un service et le corps administratif. Ceux qui sont « anormalement chanceux » de connaître un « bras long » sont servis sans trop de tracas, mais les autres sont condamnés de tourner en rond pendant plusieurs mois voire plusieurs années pour un simple acte de rectification d’un document d’état civil. Sinon, il faut du cash trébuchant pour l’intermédiaire sans statut légal administrativement parlant, qui connaîtrait quelqu’un qui à son tour connaîtrait l’agent du bureau responsable du service demandé. La peur puérile qu’on nous a distillée tôt  face au milieu administratif, fait de nous des proies faciles pour un système corruptif bien huilé  . Pressés, excédés et inquiets parfois par le facteur temps, nous ouvrons facilement nos portefeuilles pour ACHETER nos DROITS LÉGITIMES au grand bonheur d’un milieu corrompu et corruptible très vorace. Le pire est que notre inconscience citoyenne nous mène à une certaine illégalité plus ou moins assumée, en devenant des CORRUPTEURS qui assurent la survie d’un système érigé en mode de gestion . L’individualisme est un autre marqueur dans nos rangs. Nos multiples doléances peinent à être portées par un collectif légitime et bien étoffé qui fera abstraction de toute obédience politique ou communautaire afin d’exercer un lobbying conséquent et unitaire . L’avarice est également l’un de nos « péchés capitaux ». Les actions revendicatives au nom du collectif nécessitent un appui financier, mais peu de gens sont sensibles à ce volet et on dirait que tout est attendu gratuitement de part l’infime minorité active. 

Cependant d’autres problématiques affectent la situation socio-politique du pays, mais notre engagement ne semble pas être à la hauteur des enjeux portés vers l’émergence d’un État de DROIT en Mauritanie. Notre intérêt, c’est de participer en masse par une large prise de conscience de laquelle pourraient surgir des solutions justes, dignes et pérennes à nos multiples MAUX longtemps esquivés. 

Sur le plan politique, particulièrement en période électorale, l’écrasante majorité va succomber aux sirènes clientélistes de certains introduits politiciens orientés vers le communautarisme d’appoint au système étatique en place. Ainsi nous devenons des votants à conquérir sans efforts mais jamais des CITOYENS CONSCIENTS de notre qualité de CITOYEN au vrai sens. 

K.S 

Le Noir, ce “corps étranger” difficilement acceptable en milieu Arabe.

Disons le tout de suite, l’Islam ne fait pas l’Arabe, et l’Arabe ne fait pas non plus l’Islam . Je suis loin d’être animé par une idéologie extrémiste négrophile ou acculé dans une victimisation obsessionnelle du fait d’être Noir. L’islam comme religion universaliste admet et embrasse des larges diversités sur plusieurs domaines. Ainsi la dernière révélation donne un cadre général d’assainissement et de régulation contextuelle des différentes particularités (mode de vie, culture, politique et autres)  de ceux qui la confessent. Cependant, si l’islam règne et s’applique réellement parmi des communautés différentes, toute idée de racialisme qui conditionne au fond le RACISME idéologique et culturel disparaît en amont dans la formation des consciences collectives. Dans tout cadre collectif dénommé islamique ou pris comme tel, qui vit des turbulences politiques , intercommunautaires et intra-communautaires , on pourrait en déduire clairement qu’ AUTRE CHOSE a été mise en avant qui corrompt les objectifs fondamentaux de l’éthique fraternelle prêchée par le Sceau des Messagers Muhammad (PSL). 

Cette AUTRE CHOSE peut s’expliquer par l’interprétation politiquement idéologisante, culturellement communautariste et religieusement cléricale du MESSAGE. Le Noir qui a traîné bien avant l’avènement de l’islam, certaines thèses bibliques le frappant d’une damnation originelle, fut élevé au rang d’Homme digne croyant parmi les Autres au temps du prophète Muhammad (PSL). À cette époque (7 siècle) , ce statut révolutionnaire provoqua davantage  l’ire de l’aristocratie noblière arabe qui assimilait le Noir à l’esclave ou pire à un animal domestique très docile et serviable.

Après l’âge d’or de la période prophétique et une courte parenthèse califale, l’ordre sociétal et politique préislamique fut établi plus ou moins. Si on revisitait l’histoire de l’impérialisme arabe sous couvert du prêche de l’islam, on ne peut éviter de se poser des questions légitimes quant aux motivations profondes des uns et des autres d’une époque à une autre. La nouvelle religion révélée  du 7 siècle est bien arrivée au monde Noir par différents canaux (les échanges commerciaux mais aussi les conquêtes impérialistes). Certains porteurs sincères et dévoués au prêche du nouveau Message eurent diffusé les enseignements religieux aux nouvelles contrées, mais d’autres arrivants furent motivés par des visées impérialistes qui avaient saigné à vif certaines populations autochtones. 

Que représente le Noir dans l’imaginaire collectif arabe, je dis bien ARABE non MUSULMAN..?? 

La société arabe préislamique était esclavagiste comme beaucoup  d’autres sociétés du monde à cette époque, et la figure incarnant l’esclave est sans doute le Noir originaire d’Abyssinie.

Nous n’avons pas connaissance d’une source dans la littérature sociologique et historique de l’Arabie faisant écho d’une présence des tribus noires dont seraient issus Bilal et d’autres Noirs vivant sous le joug esclavagiste quand débuta la prédication du prophète Muhammad (PSL). 

Dieu sait que le Message Coranique aux principes généraux libérateurs, promeut l’Honneur inaliénable et la Dignité spécifique singularisant le statut de l’Homme parmi toutes les Créatures du DIVIN. Par Sa Sagesse sublime, le DIVIN par l’intermédiaire de son Messager aux meilleurs caractères pleins de rectitude, Prescrit des directives saines qui devaient corriger une société arabe orgueilleuse et ignorante. C’est ainsi que la société prophétique a su régler les cas sociaux d’esclaves qui subissaient un sort irréversible. Ce processus parfait qui allait être un modèle idéal et révolutionnaire de rétablissement de la Dignité de l’Homme, fut corrompu et dévié vers une idéologie qui institua bizarrement l’esclavage au nom de l’islam. L’Homme Noir d’aujourd’hui subit toujours les contrecoups de ce virage idéologique développé et entretenu par les milieux savants tout au long de l’histoire arabo-musulmane. On ne peut ne pas vous inviter à porter une attention sur le célèbre film “LE MESSAGER”. Commençons par le générique du film sorti à la fin des années 70, dans lequel il a été précisé que le contenu du film avait eu l’accord de l’université d’Alzhar au Caire et celui d’une institution Chiite libanaise avant sa diffusion. L’université égyptienne connue pour être la voix idéologique du sunnisme historique du monde et l’institution chiite basée au Liban présentée comme une autorité de l’idéologie du chiisme arabe , furent consultés à propos du message que devait véhiculer le film. On admettra que les objections des uns et des autres avaient été prises en compte par les promoteurs du film afin d’éviter tout parti pris idéologique semble t-il. Finalement ce film comme objet culturel et éducatif qui a traversé plusieurs générations, ne peut se prévaloir d’une neutralité absolue du message porté, parce qu’ayant subi une forme de censure politico-confessionnelle des deux branches idéologiques de l’islam. Dans le fil du film, l’Homme Noir symbolise l’esclave et sa place pitoyable et non enviable dans cette Arabie du 7 siècle. L’affranchissement de Bilal et sa promotion parmi les rapprochés du prophète Muhammad (PSL) peut être un épisode salutaire et instructif pour le public d’un côté . De l’autre côté, plusieurs générations d’arabes et d’autres seront formatées idéologiquement et en préjugés que l’esclave est Noir d’abord et que le Noir musulman serait l’ancien esclave affranchi . Mêmes les peuples Noirs islamisés n’ont pas été à l’abri de ce formatage plus psychologique que strictement idéologique. Le cas de l’esclave Noir dénommé par le sobriquet wahchi, le lanceur d’épée commandé par la noble mecquoise Hind pour viser Hamza, l’oncle chéri du prophète Muhammad  (PSL), révèle une autre transmission du “MAL NOIR” dans la conscience collective des plusieurs générations. Les effets de ces épisodes historiques ne seront pas démolis pour demain, et le film y est pour beaucoup dans le grand public. 

Si le monde Noir de la Oumma à l’époque du film, avait une voix particulière portante , le cheminement factuel de l’Histoire aurait été atténué dans la reproduction cinématographique. Aujourd’hui, dans le monde arabe, un certain passif historique mis sur l’Homme Noir, explique une certaine répugnance à l’endroit du peuple black. Ce dernier même islamisé, se doit d’accepter d’être assimilé à l’ARABITÉ  par l’histoire de l’esclavage transsaharien d’un côté et par forcing politique et idéologique de l’autre. 

Quelques faits saillants de notre époque, tirés d’une simple et modeste observation personnelle de la RÉALITÉ :


1
– En Mauritanie, une minorité arabo-berbère détient tous les leviers sensibles du POUVOIR ( Économique, Militaire, Politique, Médiatique et Judiciaire). La frange Haratine (acculturée beidane) considérée comme anciennement esclave pour l’écrasante majorité, subit l’ordre tribal et culturel issu de l’impérialisme esclavagiste de la minorité arabo-berbère. Les Haratines Noirs de peau représentent la communauté la plus nombreuse du pays, et sont considérés comme des arabes selon le régime assimilationniste très POLITIQUE mais socialement TROMPEUR en vigueur dans plusieurs pays arabes. Dans ce pays qui accueille le sommet de la Ligue arabe ces jours ci, une forte minorité des Noirs mauritaniens hors haratines, très diverse culturellement (peulhs, Soninkés et Wolofs) et ayant l’islam comme religion, subit un écrasement idéologique et politique au nom du panarabisme structuré et érigé en NORME ÉTATIQUE. L’exemple parlant selon divers témoignages très sérieux, est cet effacement pur et simple de toute autre expression culturelle que celle arabo-berbère se voulant plus arabe que l’Arabe de l’Arabie , dans le village culturel installé au sein du stade olympique de Nouakchott. On rappelle une fois encore l’enrôlement biométrique aux visées suspectes des populations mauritaniennes . Les populations noires sont victimes d’une multitude de tracasseries administratives qui menacent à terme leurs droits légitimes de citoyens à part entière. Sur le volet de l’anti-esclavagisme en Mauritanie,  rien d’étonnant si les leaders abolitionnistes n’ont pas d’écho auprès des pays majoritairement arabes, car un Noir anti-esclavagiste engagé dans une société arabe est une ANOMALIE CERTAINE . Imaginons une télévision algérienne ou tunisienne faire un reportage de terrain sur l’esclavage et ses diverses manifestations en Mauritanie auprès des mouvements abolitionnistes. Du rêve pour l’instant. 

2
– Lors d’un prêche hebdomadaire d’un vendredi  (Khutba), un imam sincère et véridique d’origine tunisienne, indexait les comportements racistes anti-noirs au sein des sociétés majoritairement arabes. Dans cette mosquée en région parisienne, ce jour, l’imam révélait l’existence d’une communauté noire en Arabie Saoudite sans état civil officiel.

Dans ce même royaume saoudien, l’un des petits fils du patriarche Abdelaziz Ibn Saud, le prince Bandar ben Sultan ben abdelaziz al saoud serait traité illégitime à la succession au trône saoudien un jour. Le motif évoqué de cette mise à l’écart selon une source d’un article du journal Jeune Afrique, est que sa mère était une concubine à la PEAU NOIRE ( http://www.jeuneafrique.com/140549/politique/arabie-saoudite-bandar-ibn-sultan-prince-des-espions/). 

Pourtant, le prince Bandar connu pour être un diplomate chevronné qui occupait la stratégique représentation diplomatique saoudienne aux États-Unis pendant les événements du 11 Septembre 2001, était un élément clé dans l’appareil étatique du royaume pétrolier pendant plusieurs années. Il y’a  quelques mois, le cas de la pilote Noire saoudienne Nawal-Hawsawi, exposait le racisme ordinaire visant l’Homme Noir dans les sociétés majoritairement arabes. 

3
– Ceux de nos nôtres qui ont eu à séjourner pour des motifs économiques ou universitaires dans certains pays arabes, rapportent le mépris incessant de certains autochtones à l’endroit du kahlouch (énième sobriquet du Noir). Par exemple, en Libye du défunt Kaddafi, le faux converti africaniste trompeur, certains mauritaniens noirs pouvaient avoir un semblant traitement de faveur grâce à leurs passeports mauritaniens. Et les ressortissants subsahariens issus des pays non arabes subissaient des traitements dégradants de la part d’une population pas trop avenante au Noir. Sans oublier, les sévices subis par certaines travailleuses domestiques noires dans certains pays majoritairement arabes, dont nous avons des échos médiatiques régulièrement. 

4
– À l’exception du Soudan d’Omar El-bechir, composé d’une grande majorité des Noirs arabisés qui sont maîtres de leur pays, plusieurs pays dits arabes disposent d’une forte minorité des Noirs plus ou moins assimilés et contenus dans le moule arabesque. Ces populations noires ont peu ou pas du tout une expression politique et économique conséquente pour peser  dans les affaires publiques de leurs états. Les “vrais arabes” qui détiennent les  pouvoirs dans ces pays, les considèrent comme des arabes dans la rhétorique politicienne et culturelle, mais en vrai ils restent ces déracinés historiques de l’ordre esclavagiste d’antan dont le prolongement généalogique s’accroche à tort à une tribu arabe esclavagiste.  

5
– En résumé, la conscience collective du monde arabe assimile le Noir à l’esclave d’hier et le symbole du dominé à dominer et à assimiler par tous les procédés possibles aujourd’hui. 

K.S

Bac-barrage, à qui profite le pourrissement du système éducatif…!? 

Ce système éducatif qui se singularise par un très faible taux de réussite au baccalauréat année après année, devrait être une des principales préoccupations du monde politico-associatif et religieux dans son ensemble. Si chacun d’entre nous essayait un petit décompte dans son environnement proche, on verrait que plusieurs candidats ajournés cette année encore, l’ont été pour une 2 ème, 3 ème fois voire plus. Il est lieu de s’interroger sur l’amont du bac, car ces 5% ou 10% d’admis sur le plan national reflètent un dysfonctionnement plus profond qui doit interpeller TOUS CEUX qui aspirent à la commande des affaires publiques un jour. Le baccalauréat, ce diplôme charnière qui ouvre vers des multiples opportunités académiques et professionnelles à la suite, ne peut continuer d’être ce tamis sélectif et quasi luxueux. Les recalés plusieurs fois finiront par abandonner, et Dieu sait qu’ils sont de loin les plus nombreux. Ces derniers subiront l’ordre hasardeux et fataliste d’un tissu économique et social trop formel qui peine à caser mêmes les diplômés. Diplômés, oui il en faut en grand nombre, car ce sont eux qui sont susceptibles par un background intellectuel et politique issu de leurs instructions universitaires, d’être un éventuel facteur mobilisateur et d’éveil pour le CHANGEMENT un jour. Le système du « bras-longuisme » en vigueur pour le recrutement dans le secteur public comme privé, fait partie de l’ordre général de Non-Droit que seuls les diplômés chômeurs peuvent constituer un lobby d’une expression politique sensible à l’endroit de nos dirigeants. Dans nos contrées, les citoyens ne se valent pas sur le matériel et l’immatériel en fonction de leurs niveaux d’études. Ainsi ce système éducatif à la traîne sacrifie plusieurs générations de femmes et d’hommes qui verront leur « valeur politique et citoyenne » en baisse et condamnés à la soumission professionnelle chez des particuliers appartenant à la caste dirigeante. Cette dernière fait de la politique et sa position de patron-employeur inhibe les droits civiques de certains de leurs employés. Toute une stratégie politicienne sévit dans des rapports de subordination entre le boss et ses employés-domestiques. Généralement les intérêts économiques du chef sont liés à son obédience politique . Sans une application du code du travail dans les faits, les employés deviennent des obligés sans secours, et leurs droits sociaux et politiques vont en pâtir logiquement. Le domaine éducatif fait partie d’un ordre politique qui promeut une certaine reproduction élitiste. Les bien lotis minoritaires savent faire échapper leurs descendants à l’ordre amateur et fataliste du système qu’ils contrôlent et manipulent par ailleurs. Certains fortunés très conscientisés s’accrochent par leurs facilités financières pour mettre leur progéniture à l’abri. Pour le reste, l’écrasante majorité subit les méandres du système qui broie irrémédiablement tous les crédules rêveurs comptant sur un utopique État protecteur et égalitaire. Il serait naïf d’espérer un système éducatif de qualité accessible à la masse dans un pays où l’ordre politique s’exerce d’une manière injuste et inégalitaire. Un fin politicien au sens sournois et cynique, est celui qui  craint plus les têtes bien faites en masse que des multiples mutineries militaires dans les casernes. Le militaire conditionné tient à son poste lucratif de l’instant jusqu’à sa retraite alors qu’un citoyen averti digne de ce nom, réfléchit en droits et devoirs à long terme qu’on ne peut brader. Une bonne instruction générale se doit de définir la communauté légale pour l’apprenant-citoyen qui sera ainsi immunisé de toutes velléités d’exploitation et de manipulation d’une classe sociale donnée sur autre moins lettrée. La devise qui accompagne l’emblème étatique n’a de sens si elle est étudiée , comprise et vécue par NOUS et parmi NOUS TOUS. 

HONNEUR – FRATERNITÉ – JUSTICE , il faut s’y  référer un JOUR en pensant à la catastrophe perpétuelle du BAC…!!! Inch’Allah 
K.S 

​L’intrigue : régner c’est savoir tromper… Baba Maal OUI  mais Tariq Ramadan NON..!!!

Comment décoder que Tariq Ramadan arabe de nationalité suisse d’origine égyptienne soit indésirable dans cette Mauritanie où tout s’arabise avec zèle à vitesse grand V. On pourrait s’aventurer à titre comparatif avec l’accueil réservé à l’artiste sénégalais Baba Maal d’ethnie pulaar, par les hautes autorités de notre pays. Ce chanteur avait été reçu par le président mauritanien Ould Abdel Aziz dans le palais ocre à Nouakchott il y’a quelques mois, lors de son passage dans la capitale mauritanienne pour l’anniversaire de son groupe artistique. À l’occasion, le grand concert tenu dans l’enceinte du stade olympique de Nouakchott, n’avait éveillé rien d’anormal pour l’ordre public. Oui…du PUBLIC, l’enjeu fondamental de l’exercice du pouvoir chez NOUS comme partout ailleurs. Nos dirigeants préfèrent nous voir en transe jubilatoire pour les divertissements pompeux qui inhibent L’Essentiel en Nous. Logiquement, ils sont amis pour ne pas dire complices avec ces artistes qui les aident à nous dompter finalement dans notre sort végétatif et fataliste. De l’autre côté, ils répugnent les voix portantes qui interpellent et éveillent les consciences . C’est bien le cas de l’intellectuel suisse d’origine égyptienne Tariq Ramadan qui a été refoulé par les autorités mauritaniennes hier. On ne veut pas du PUBLIC pour lui (cet arabe) à Nouakchott alors qu’on avait parrainé Baba Maal  (ce peulh) en bonus du PUBLIC. En quoi les conférences publiques de Tariq Ramadan pourraient être une menace à l’ordre public alors que le stade bondé pour Baba Maal était salué et soutenu par le gouvernement il y’a quelques mois. Les autorités craignent autre CHOSE. En effet le discours intellectuel qui éveille et appelle à une prise de conscience politique et citoyenne en toute LIBERTÉ, risque de dévoiler l’ordre usurpateur et injuste du pouvoir. Dans nos pays, ce dernier s’exerce contre les PEUPLES par les inégalités sociales et politiques. Le meilleur instrument de contrôle utilisé par un ordre étatique INJUSTE, c’est de maintenir les populations dans l’INGNORANCE. Le professeur Ramadan était invité en tant que humaniste, musulman et intellectuel qui parle à TOUS sans aucune référence catégorielle, ce qui peut perturber logiquement les logiciels de nos milieux dominants. S’il se serait présenté comme un dignitaire arabe issu d’une grande tribu égyptienne, on l’aurait auréolé de tous les honneurs et accueilli par un magma tribalo-religieux très SÉLECT. Nous sommes un pays de milles Ulémas, mais l’islam qui se veut VRAIMENT FRATERNEL, ÉGALITAIRE et ACCESSIBLE à tous devant DIEU et parmi les Hommes, dérange ce qui s’apparente à un clergé exclusiviste. 
Décodons, où se trouvent les manoeuvres qui nous menacent TOUS à terme..?? 
K.S 

​Soupçons de torture sur les détenus abolitionnistes kidnappés depuis le 30 juin.


Plusieurs faisceaux d’indices évoquent des soupçons que les détenus kidnappés aient été soumis à des pratiques inadmissibles de la torture. Si ces rumeurs arrivaient à être confirmées, on dirait que ces interpellations qui se sont déroulées comme des enlèvements purs et simples ne pouvaient éviter d’autres dérives plus affreuses. Les agents de services qui ont cueillis un après un ces détenus abolitionnistes, sans aucune procédure légale, doivent être identifiés. L’État mauritanien sous le féru du général Ould Abdel Aziz, porte « l’os IRA dans sa gorge » et n’épargnera RIEN à ceux qui courageusement, incarnent le fer de lance de la mouvance abolitionniste dans le pays.
Ce pays qui se définit comme une république islamique qui s’apprête à accueillir un sommet de la Ligue arabe, se cherche une monture d’État-nation qui allie son africanité et son arabité. Très longtemps les convenances coutumières d’un ordre social tribalo-ethnique primitif, transparaissaient dans l’arène politique très sélect. Une étroite minorité trans-communautaire faisait l’État et l’écrasante majorité subit dans un statu quo devenu intenable aujourd’hui. 

Une certaine conscientisation politique émerge au sein de la jeune génération qui refuse les cases préétablies tribalo-ethniques. Aujourd’hui, c’est le référent CITOYEN qui anime une prise de conscience militante et politique, en l’occurrence chez les gens d’IRA-Mauritanie. Cet aspect clivant de l’engagement du mouvement abolitionniste du président Biram Dah Abeid, ne laisse aucun mauritanien indifférent.  Et ceux qui sont suspectés d’avoir perpétré des tortures physiques et morales sur les kidnappés parmi les militants d’IRA-Mauritanie, ont très certainement leurs positions personnelles ne relevant pas que de l’exercice de leurs fonctions d’agent. Dans ce sens, en plus d’un État qui honnit l’approche transversale  du mouvement abolitionniste, certains agents zélés et conditionnés ne peuvent éviter de nourrir une Haine Viscérale à l’endroit des engagés encartés IRAnistes .
L’État mauritanien par ses sbires multiformes a essayé de casser l’élan citoyen du mouvement abolitionniste non reconnu par Nouakchott depuis sa création en 2008. Aujourd’hui, avec l’histoire de ces tortures présumées sur les détenus, les services étatiques essaient d’autres méthodes radicales pour déstructurer IRA. On a hâte d’être édifiés, sur les traitements subis par monsieur Balla Touré et ses camarades depuis leurs kidnappings à partir du 30 juin dernier. Leur dossier judiciaire est en « fabrication » et ils seront probablement condamnés et écroués , mais, ils auront la PAROLE LIBRE un jour insh’Allah. 
À suivre…!!!!

K.S

La contribution de Traoré Gaye: la stratification sociale entre africains, les « Purs » et les « Impurs »

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C’est bien et même judicieux de  dénoncer toutes les formes d’injustice  que  le peuple noire a subit  , l’esclavage des arabes  sur  les noirs n’est pas aussi médiatisé   comme celui  du commerce triangulaire ! A dénoncer et  à exploiter scientifiquement  sans  haine ni esprit de revanche ! Pour les chercheurs , des document scientifiques existent   du Soudan  à Tombouctou , en passant par Saint  Louis et ses archives coloniales! Mais pour moi  en tant responsable associatif ARMEPES :www.mauritanie-egalite.org ,  il  faut aussi dénoncer   cette stratification   qui touche  certaines sociétés africaines  en PURS et en IMPURS ! Dans certaines sociétés  que je connais , Aujourd’hui encore des gens sont considérés commes esclaves car leurs ancêtres   ont  vendus ou capturés  et  leur patronyme s’est trouvé modifié , leur lignée cassé  donc table rase de leur passé, ce débat   comme   à prendre  place  dans ma communauté  soninke ou sarakolé  quoi  que timide mais encourageant.Le’sclavage  entre africains doit être   dénoncé sans complaisance ,   Nous ne disons pas  qu’il faut faire table rase de l’histoire , il faut faire face à l’histoire  des razzias , de destruction  de villages  du sud mauritanien   avec des razzias arabo-berbères ,  certains villages ont été détruit  deux à trois fois ! Dans un  autre village  de Mauritanie   qu’on appelle   DJEO  , il  y a dans  une grotte  un estuaire  suite  à la fuite  devant  les razzias ,   les femmes et  les enfants de ce village  avait trouvé refuge  dans  une grotte , mais ils ont été asphyxié par les criminels  arabo-berbères !Aujiurd’hui encore   en passant par la Mauritanie, la Guinnée Bissao, la Gambie , la Guinnée  Conakry  , le Mali , la Mauritanie , le Niger  des noirs prennent d’autres pour des esclaves , des africains prennent d’autres africains pour des esclaves !voir lien :http://cridem.org/C_Info.php?article=676854.
La criminalisation de l’esclavage et des tribunaux   institués en effet  en Mauritanie   traduit   la survivance chez nous  cette pratique  en 2016 , comme   par faire  savoir  à nos familles de marabouts , de notables , de propriétaires terriens , qui  ont  profité  du malheur des gens ,  et continue de s’en enorgueillir :  une fois  sur TéléSud , un  écrivain d’origine peulh de la place , soutient  qu’il est noble  car pour lui son grand père  a islamisé l’Afrique de l’Ouest !  Là  n’est pas le problème , en Afrique  quand on  est noble   c’est par  rapport  aux esclavages !Il aurait pu dire , je suis  descendant  d’une famille d’érudit musulman , comme HAMPATE BA…C’est aux yeux des africains d’abord   qu’il faut   sensibiliser , on ne peut   être  pour la justice  à la carte , ou les dénonciations à la carte!  ARMEPES dénonce toutes les injustices même celles   qui nous concerne!
Dans certaines villages mauritaniens , l’appellation QUARTIERS DE NOBLES et QUARTIERS  D’ESCLAVES  n ‘a commencé   à   être éviter   que récemment  car  ça commençait   à toucher la paix sociale : la jeunesse d’extraction servile ne  supportant  cette appelation de Quartier d’esclaves !  NOUS VOULONS LA LOUPE  SUR NOS MAUX , LA FUITE  EN  AVANT  EST POLICITIENNE ! L’INJUSTICE  N’EST PAS CLIVANT , ELLE TOUCHE LA DIGNITE  DE L’HOMME! Certains de nos grandes figures de l’Afrique de l’Ouest  sous le prétexte de combattre  les colons  n’étaient  là  que pour le commerce des esclaves car un  arrêtés coloniale français   voulait   arrêter cette  pratiques cruelles , mais le LOBBYING des  familles maraboutiques et des grandes tribu maures  de Mauritanie  ainsi  que leurs semblables  du côté Sénégalais , malien   , pour celui   à qui cette découverte cause des urticaires , il  peut aller vérifier  les archives coloniales de la sous -région Ouest africaine ! Il tombera de nu !Cessons d’être Hypocrite et   DE PLEURER COMME LA PECHERESSE REPENTIE ! Faisons de  collogues, des séminaires , publions des essais   ça reste pour la postérité !

TRAORE GAYE
SG ARMEPES  SECTION FRANCE :www.mauritanie-egalité.org

Les propos du journaliste Moussa Ndiaye, finalement fidèles aux deux ordres (désordres) féodal et clientéliste.

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Ces derniers jours, un journaliste de la télévision mauritanienne du nom de Moussa Ndiaye s’est fait remarqué par un entretien accordé à un site internet sénégalais dakaractu.com . Mr Ndiaye se présentant comme le responsable régional de la Télévision Mauritanienne pour les zones Gorgol et Guidimakha, a brossé un portrait très reluisant de sa Mauritanie. L’une des premières questions du journaliste sénégalais porte sur l’état de la presse en Mauritanie, et celui qui s’est nommé cadre mauritanien a répondu que la presse se porte très bien dans le pays sauf selon lui  quelques autoproclamés journalistes qui ne respectent pas les principes qui régissent le métier. En matière des droits humains, il estime également  que tout va bien, et dénonce ce qu’il croit comme  une intoxication qui viserait la Mauritanie , son président et le peuple en général. Le journaliste sénégalais lui rappelle que les faits sont têtus concernant l’esclavage , Mr Ndiaye s’exclame fièrement en disant qu’il rejoint le président mauritanien Ould Abdel Aziz en niant l’existence du phénomène dans le pays. Il ajoute que ce qui existe ce sont des séquelles esclavagistes qu’il assimile tacitement  aux « valeurs et cultures » dans nos communautés. Concernant la situation des étrangers en Mauritanie, il admet que rien à signaler en général sauf pour ceux qui fraudent en se mettant hors de la loi. Sur ce point il s’est servi d’anecdotes plus ou moins farfelues et indexatoires à l’encontre de certains étrangers….noirs évidemment. Celui qu’on connaissait aux débuts des années 2000, comme un simple présentateur d’une émission sportive à la TVM, se décrit comme quelqu’un qui est sur  le terrain et croit donner du crédit à ses affirmations dignes d’un courtisan aspirant à une cooptation certaine .
À travers sa sortie pleine d’approximations et d’assertions fantaisistes, notre journaliste converti à un semblant patriotisme zélé n’a pas honoré le métier de journaliste, et il est lieu de lui rappeler certains FAITS RÉCENTS .
Monsieur Ndiaye, sur le déni de l’esclavage , si vous êtes journaliste qui observe le terrain, comment avez-vous raté la condamnation récente des esclavagistes reconnus par un tribunal à Néma dans l’Est du pays ? Êtes vous au courant que l’État que dirige le Raïs Ould Abdel Aziz, a instauré des cours spécialisées pour traiter les cas de l’esclavage ?
Pensez-vous que tous les mouvements anti-esclavagistes n’existent que pour faire ce que vous appelez « l’intoxication ». ?
À décoder vos propos concernant les étrangers, on ne peut éviter de suspecter une tendance facile à la  délation contre certains étrangers dits hors la loi. Apparemment votre connaissance du terrain ne vous a pas  permis d’émettre un mot pour le jeune malien qui a succombé à ses blessures après sa fuite à la vue des forces de l’ordre pas toujours tendres avec  l’étranger….. NOIR . Comme par miracle , vos anecdotes qui stigmatisent certains étrangers, ne mentionnent que les étrangers subsahariens, et les autres ( notamment les  Touaregs et arabo-berbères originaires du Nord malien)  sont-ils tous en règle sur  tout le territoire national… ?
Vous êtes probablement dans le cercle de ces gens qui croient se valoriser en prenant des largesses avec la VÉRITÉ . L’erreur fréquente en la matière consistant à échanger Sa Conscience, Son Honneur et Son Professionnalisme contre une promotion clientéliste , est que l’excès de votre posture avec les faits, ne vous assure pas  la confiance escomptée de la part de ceux à qui vous pensez rendre service.
Et vous n’êtes pas le seul dans ce domaine, plusieurs ONG cartables gravitent autour de ce « filon sucré » que certains éléments du pouvoir utilisent pour dénaturer les réalités du pays à l’international .
Les uns et les autres finiront tôt ou tard dans les caniveaux de l’Histoire , car le train de la VÉRITÉ est en vive allure à l’échelle nationale et internationale et les applaudisseurs pour des raisons matérialistes  de l’instant, seront balayés à jamais.
Vous vous êtes présenté comme mauritanien noir et fier de l’être dans une Mauritanie idéalisée où tout va bien pour TOUT LE MONDE. Je dirais que tout va bien pour votre business clientéliste et égocentrique. L’intoxication dénoncée au cours de votre sortie, est bien le propre de votre posture à outrance en déformant les faits pour être dans les petits papiers de vos maîtres à Nouakchott.
Concernant la question de l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie, vous niez l’existence du phénomène et vous insinuez une étrange confusion entre les séquelles esclavagistes et ce que vous appelez nos « Valeurs et Cultures ». Par ces dernières , vous entendez très logiquement le système de castes qui serait une norme sociale à garder. Vous comparez subitement ce système bien connu apparemment  dans votre terroir du  Fouta-Toro, avec ce qui peut se faire chez les maures également. Sur ce point, vous n’êtes pas le seul à naviguer en eaux troubles entre les rapports sensibles liant le régime féodal et le système esclavagiste . Nombre de gens  issus des milieux noirs mauritaniens hors haratines, ont une approche ambiguë et hésitante concernant les multiples problématiques liées à l’esclavage et ses séquelles. En effet , certains milieux intellectuels issus de la féodalité très présente en ‘’Mauritanien ‘’ sont très à l’aise avec le vocabulaire tournant sur le RACISME d’état ou de l’AUTRE , et bizarrement nous ne constatons pas la même ardeur sur la question de l’ESCLAVAGE et son versant féodal . Si le système de castes basée sur une certaine hiérarchisation sociale, est une Valeur et une Culture pour un Torodo  (dit noble) que vous êtes dans le Fouta et le Toro, par déduction l’esclavagisme « socialisé’’ et pratiqué chez certains de nos frères Beydanes serait tout autant un marqueur « culturel et valeureux » à conserver. Ainsi nous comprenons mieux les prédispositions sociales et psychologiques qui vous permettent de parler de l’engagement anti-esclavagiste et abolitionniste comme une intoxication. Un Torodo qui s’assume comme tel et qualifiant la hiérarchisation sociale dans laquelle les Hommes ne se valent pas de naissance ,  comme « Valeurs et Cultures » , ne peut avoir de sympathie sincère pour la mouvance abolitionniste . Par rapport ce phénomène de la féodalité, les tenants coutumiers  de nos sociétés sont majoritairement réactionnaires . En effet, toutes velléités de mettre en cause ce système qui se singularise par  l’inégalité entre les  invidivus  sur le matériel et l’immatériel, subissent l’anathème social . Pour Mr Ndiaye et d’autres d’ailleurs , un descendant d’esclaves qui refuse l’assignation dans un statut tordu, ne peut être qu’un partisan de l’intoxication . Il a fait remarquer qu’un groupe existe, nommé « Endam Bilal » des descendants d’esclaves qui seraient fiers de leur ascendance servile .
On est tenté de dire comme si la qualité d’un dit noble ne vaut vraiment que s’il y’a autour des esclaves . La donne psychologique est révélatrice dans certaines communautés où l’engagement anti-esclavagiste et abolitionniste même dans le discours, est assimilé comme haineux et violent contre ce qui est érigée en socle d’identité sacralisée  de la société. Ainsi les mots de notre journaliste de Torodo assimilant les séquelles esclavagistes à nos «valeurs et cultures », seraient très appréciés par l’aristocratie nobiliaire dans  plusieurs endroits du Sud Mauritanien. Au final, fidèle au moins à vos « Valeurs et Cultures » en langage mauritanien.

K.S

Le Message de BLACK M…!!!

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Bonjour à tous,

Je m’appelle Alpha Diallo, je suis français, né en France, à Paris, et j’ai 31 ans.

Eduqué par la France, terre d’accueil de mes parents, terre qui m’a vu grandir et permis de vivre de ma passion. Une terre pour laquelle mon grand-père Alpha Mamoudou Diallo, d’origine guinéenne, a combattu lors de la guerre 39-45 au sein des Tirailleurs Sénégalais – ces mêmes
Tirailleurs Sénégalais qui étaient également présents lors de la Bataille de Verdun.

J’ai ressenti une immense fierté lorsque l’on a fait appel à moi pour participer à un concert en marge de la commémoration de la Bataille de Verdun pour l’ensemble des jeunes français et allemands réunis ce jour-là.

Une polémique incompréhensible et inquiétante a malheureusement entraîné l’annulation de ma participation à cette manifestation.

Je ne peux rester sans réponse face aux propos d’une extrême violence, tenus à mon égard, ces derniers jours. Je suis d’autant plus attristé par cette situation qui peut aujourd’hui toucher des milliers d’autres  français.

Moi, Alpha Diallo, enfant de la République et fier de l’être, souhaite, par ce communiqué, faire barrière à ces propos haineux.

Merci à tous ceux qui me soutiennent depuis le début, je ne ferai pas d’autres commentaires.

Peace.
#ALPHADIALLO
#BLACKM

Crédit source: Page Facebook Black M.