Association Mauritanienne pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles : Déclaration


Association Mauritanienne pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles : Déclaration

AMEES – Depuis quelques semaines à la suite de la publication d’une déclaration de Monsieur Diokhoba Coulibaly émigré en Angola se présentant comme esclave de naissance, une vive polémique s’est instaurée au sein de la diaspora soninké notamment sur les antennes de Radio Diaguily Internationale et sur groupe whats app Ganbanaxu fede et d’autres sites à propos de l’esclavage et ses séquelles au sein de la société soninké.
Cette vive polémique nous offre l’opportunité d’apporter notre contribution au débat sur la problématique de l’esclavage au sein de la société soninké en Mauritanie.
Ce débat historique, très sensible au sein de l’ensemble des communautés nationales, qui partagent toutes une histoire commune, la même religion et les mêmes structures sociales caractérisées par la présence de l’esclavage et ses séquelles mais à des degrés divers et sous des formes différentes, de même que d’autres formes de ségrégations basées sur les castes.
Au sein de la société soninké, les esclaves et anciens esclaves vivent encore des discriminations et une forte exclusion dans les domaines tant économique, social, religieux que culturel.
En effet, les régimes politiques successifs : colonial, néo-colonial et militaire n’y ont rien changé fondamentalement.
-Sur le plan foncier, les populations victimes de l’esclavage et les anciens esclaves demeurent totalement privées de propriétés terrienne agricole, domestique et demeurent soumis à des travaux agricoles et domestiques au profit de leurs maitres et anciens maitres et dans le meilleurs des cas, ils sont contraints de payer une dime sous diverses formes.
-Sur le plan social, elles sont exclues de l’héritage et discriminées dans le domaine du mariage, ils ne sont pas toujours enterrés dans les mêmes cimetières que les maîtres, ou sont relégués dans des espaces particuliers.
-Sur le plan religieux, quel que soit leur niveau de connaissance, ils ne sont pas admis comme imams pour diriger les prières de groupe.
-Sur le plan artistique, les danses et chants sont totalement différents et connotés de ségrégation.
-Dans les villages, ils occupent des espaces différenciés, les centres des localités sont destines aux familles nobles, les autres occupent les périphériques. Ils ne sauraient prétendre quel que soit leur âge à la chefferie des villages dont ils constituent pourtant la majorité de la population.
-Depuis l’accession de la Mauritanie à l’indépendance nationale, les cadres issus de ces couches, à quelques exceptions près, ne sont ni élus à l’échelon communal ou national, ni promus à des postes ministériels ou diplomatiques élevés.
Cette situation qui fait fi des compétences, de l’expérience et de l’intégrité morale, n’est peut être pas spécifique au milieu soninké sous les différents régimes successifs.
Cette injustice devenue intolérable est fortement dénoncée aujourd’hui par les victimes, tous les vrais démocrates ; les citoyens de la diaspora dans leur écrasante majorité se lèvent contre cette situation pour la première fois et exigent son changement total et radical, devenu à leurs yeux une honte pour toute la nation.
Nouakchott, le vendredi 11 Novembre 2016

Réunion des cadres

​Le silence ou l’indifférence est un autre activisme politicien et complice bien connu du « mauritanien »..!!

Je me rappelle et d’autres aussi certainement, on entendait dans notre guidimigha profond que des éléments militaires (qui seraient tous peuls) arrêtés et exécutés pour complot de coup d’état, voulaient ériger un « état peul » avec Kaedi comme capitale et « mboud » comme nom de monnaie. C’est ainsi sensiblement l’ambiance diffuse dans laquelle j’ai eu un écho indifférent de ce qui se faisait comme entreprise sanguinaire sous la direction du colonel Ould Taya. À peu près à la même période, nous étions parmi les écoliers innocents qui acclamaient ce colonel au boubou blanc immaculé entouré d’une forte délégation qui visitait nos terroirs. À l’époque quand ce régime militaire emprisonnait et tuait certains de nos semblables, d’autres politisés issus de nous  distillaient les ragots accusateurs et complices qui ont dû façonner et orienter notre lecture novice et simpliste de ces temps troublés de notre histoire.

Probablement, ceux parmi nous qui accueillaient et accompagnaient Taya et sa suite pompeusement dans nos terroirs, avaient opté pour l’indifférence comme ceux d’aujourd’hui qui font semblant d’ignorer que 13 hommes pacifistes sont  injustement arrêtés et arbitrairement emprisonnés depuis plus de 4 mois. Hier on applaudisait le colonel qui tuait en salissant au passage toute une composante sociale, et aujourd’hui on divertit à la gloire du général pour se faire accepter. Et pour se faire on trouvera également un discours balisé pour faire paraître certains de nôtres comme des extrémistes ennemis de la nation ou de la très fameuse Unité Très Nationale. 

Quand on vous domine outrageusement (Droits d’être et d’avoir) comme c’est le cas chez nous, il faut admettre que la moitié du boulot du dominant est allègrement assurée par une partie de vous mêmes. Un peuple qui est arqué sur l’immédiateté et les appâts particularistes dans le monde politique, est condamné à une perpétuelle soumission avec les pourboires ponctuels sous les projecteurs éphémères à côté du sultan en poste. 

Heureusement, le temps est là pour être le Témoin immanquable. En attendant je témoigne que les prisonniers d’opinion en Mauritanie aujourd’hui, ne sont pas des ennemis de la nation et ni de l’unité nationale, donc ils ne doivent pas être ignorés et oubliés pour le politiquement admis au profit d’intérêts partisans dans nos sables mouvants.

K.S

​WhatsApp et consorts, ces supports qui nous révèlent TOUS.

La calomnie, comme marqueur par évidence d’un ordre sociétal faux , sournois et des non-dits.




Notre monde 2.0 accessible au grand public, est un outil craint et honni par les tenants faussement effacés de tous les ordres coutumiers, traditionnels et modernes qui se soutiennent par les manipulations multidimensionnelles pour dominer et soumettre. Ce ne sont pas les nouveaux supports qui créent les calomniateurs ou les colporteurs , mais ce sont ces derniers qui ont changé de places. Jadis c’était sous l’arbre à palabres ou les grandes places villageoises, où la parole de l’ordre dominant était unique et exclusive. Tout individu qui osait s’écarter du chemin vénéré de l’ordre établi concocté par les gens aux intérêts convergents et interconnectés, était frappé d’anathème par UN DISCOURS CALOMNIEUX ET HAINEUX avant un bannissement purement SOCIAL. 

De ce fait hier sous un arbre à l’air frais sahélien comme aujourd’hui sur l’intrusif Whatsapien ou Viberien, la même trame discursive se perpétue allègrement, sauf que notre e-monde nous réserve en bonus le POSSIBLE DÉVOILEMENT de notre mauvaise foi , de nos hypocrisie et nos tromperies sournoises d’un sujet à un autre et d’une échelle à une autre. Limite on dirait des infimes préliminaires du Jour des COMPTES . 

Par ailleurs, aujourd’hui nous semblons étrangement s’étonner et s’inquiéter de la large numérisation COM et ses effets, alors que sur les ondes radiophoniques traditionnelles ou numériques, la parole a été toujours contrôlée et orientée selon les caprices d’un ORDRE BIEN DÉFINI. Le discours diffusé y est pour soutenir les UNS en faisant une apologie subtile et salir les AUTRES qui seraient contre-convenants. Je pense que l’humilité nous recommande d’éviter les envolés réthoriques pour l’exposition d’une  supposée pureté morale qui nous DÉVOILE plus qu’autre chose. Un monde à TABOUS est un monde FAUX et CALOMNIEUX , et ça se SAIT au moins.

Dans nos sociétés , il est de coutume d’entretenir le culte du secret sur TOUT et EN TOUT. Ainsi tout un champ nébuleux très large se perpétue par des imaginaires farfelus.Très souvent ce qui est soigneusement tu, a des conséquences vivaces dans notre RÉEL . Ces conséquences impactent et façonnent diversement les réalités sociales des uns et des autres . De cette approche differentialiste innée, naissent les amitiés superficielles , les rencontres suspicieuses et aussi rapports conflictuels à terme . Nous portons en Nous les prédispositions qui conduisent au silence TROP parlant et aux suspicions sombres pouvant mener aux accusations fondées ou gratuites aussi. La logigue de « ceux qui se ressemblent s’assemblent » qui a prévalu avec méthode dans nos terroirs, s’est transposée inévitablement dans toutes nos initiatives à vocation collective . Ainsi On se parle et s’entend TOUS mais On se comprend sur peu des choses . Espérons qu’on apprendra à se comprendre un Jour , ce qui passe NÉCESSAIREMENT par  se TENIR UN LANGAGE DE VÉRITÉ Face à Face quel que soit le canal utilisé.

K.S

​Les vannes féodales ouvertes publiquement sur Mr Diokhoba Coulibaly ne tarissent pas.

Ces derniers temps, nous avons écrit un mot à la suite d’une émission spéciale très particulière animée par une webradio communautaire  (Radio Diaguily) . L’émission faisait suite à des propos acerbes tenus par notre compatriote expatrié en Angola, Mr Diokhoba Coulibaly.  Pour rappel, il avait tenu ses propos dans un cadre originellement privé (groupe virtuel Whatsapp dénommé GANBANAAXU FEDDE), et il ne s’était pas adressé aucunement par voie de correspondance aux tenants de cette Web radio qui croit dénicher l’affaire du siècle au sein de l’étroite communauté soninké. Ainsi comme dans notre précédent écrit, nous continuons de s’interroger comment une émission toute entière a été axée et préparée sur la base des propos d’un individu obtenus par un circuit malsain et partial ouvertement . Après quelques jours, comme notre monde 2.0 n’est plus petit mais microscopique, nous avons eu accès à certains propos-audios ayant la teneur d’un spot publicitaire annonçant le dépeçage qui a eu lieu le vendredi 21 Octobre 2016 en soirée sur les ondes de cette radio qui semble avoir une dent particulière contre Mr Coulibaly et suspectement par ricochet contre la déterminante et ouverte mouvance anti-féodale et anti-esclavagiste notamment dans le monde soninké très réactionnaire . La diffusion en direct des propos-audios de Mr Coulibaly, a un dessein trop étrange s’apparentant à un Grand Péché et pire encore avec la préparation souterraine qui l’a précédée aujourd’hui dévoilée. L’idéal et la sagesse aurait été d’inviter Mr Coulibaly et de l’interroger sur ses dires destinés à une sphère privée avec une audience limitée, surtout arrivés à la radio étrangement. Rien  de tout ça, on a préféré créer l’excitation en portant ses dires à la connaissance de leurs 600000 auditeurs annoncés dit-on d’après leur source. 
Et une semaine après cette émission de bas étage, l’effet escompté d’une fixation orientée pour salir fatalement la mouvance anti-féodale, n’a pas eu lieu par la Grâce d’Allah. Notre activisme est largement sain et sincère, et nous sommes perfectibles heureusement d’ailleurs . Soumis comme tout être humain au relativisme et à l’imperfection, nous articulons notre lutte autour des FAITS et rien que des FAITS qui sont TÊTUS, et les petits arrangements amicaux et alliés ourdis par CERTAINS DÉTRACTEURS DÉTERMINÉS sont voués à un échec évident. 
Sur l’autre volet, celui du monde invisible via le mobile connect, Mr Coulibaly a recensé près de 4300 numéros contactants issus de différents pays  (France, Mauritanie, Angola et ailleurs). L’écrasante majorité des audios qu’il a reçus, viennent de la meute féodale et esclavagiste qui parasite le Vivre-Soninké dont le noyau maléfique représente les LADANI (convenances coutumières et sociétales) . On ne s’est pas suffi du dévoilement méthodique et complice de sa vie privée sur les ondes de la Radio, car le tourbillon haineux et insultant se poursuit toujours par le téléphone. Nous constatons dans ces audios, la présence remarquée de la gent féminine qui vomit son venin féodal avec une certaine condescendance ahurissante. Les numéros sont obtenus, certains auteurs sont identifiés et les propos seront transcrits et utilisés le moment opportun InshAllah. L’élément marquant qui apparaît souvent dans les propos, est de pointer une supposée ingratitude de Mr Coulibaly. Ainsi  la morale religieuse et le souci humaniste n’ont aucune valeur dans certaines dites SOLIDARITÉS pompeusement alléguées à un certain régime social soninké. Ce grattage de caniveaux entamé sur la radio le vendredi dernier, passe à une vitesse maximale avec laquelle l’apologie de l’esclavage tient une place maîtresse. Certains contacts indexent le passé supposé miséreux de la lignée de Mr Coulibaly, tout en oubliant qu’ils sont pour certains à plus 6000 km de leurs contrées féodales arides à la quête d’une promotion matérialiste. Certains bouffeurs parmi les bouffeurs d’allocations sociales et les bénéficiaires de facilités professionnelles en occident particulièrement dans la douce « Franci » sont les plus hautains à l’endroit de leurs compatriotes appartenant au même tissu social d’origine pour nos hôtes. 
Pour conclure, que ceux qui sont excités poursuivent leurs harcèlements téléphoniques apologistes de la féodalité et de l’esclavage avec zèle et condescendance, et d’autres choses se font également en parallèle. Nous étions méfiants dans le passé mais avertis aujourd’hui , et nous espérons que tous ceux qui militent sincèrement pour l’émergence d’un HOMME NOUVEAU SONINKÉ, le soient également dans ce monde d’engagement où le PARAÎTRE est UNE STRATÉGIE sophistiquée pour nombre d’entre nous Z’AUTRES. 
Seule la vérité est révolutionnaire.

K.S

Un Cri Osé : l’esprit féodal soninké en 2016.


T’es contre l’esclavagisme social par statut, contre le système de castes, et contre une certaine organisation sociale exclusiviste sur le matériel et l’immatériel chez les soninkés. 
T’auras à affronter certains refrains prisés des adeptes fervents partisans de l’ordre féodal et esclavagiste à la sauce soninké : 
C’est parti…!

– tiens t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, dans le passé ma grand-mère aurait donné tous ses vieux habits à la tienne qui n’avait rien, 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, dans le passé ton père n’avait pas de terre cultivable dans le village, c’est mon père lui aurait prêté un périmètre de notre champ et c’est grâce à ça que t’es vivant là,

-t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, ta mère n’avait rien, c’est ma tante qui lui avait donné de quoi se vêtir,

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, je t’ai vu manger chez mon oncle à plusieurs reprises,

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui avec un compte bancaire, alors que ton oncle était le berger pauvre de mon oncle au village, 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, quand tu étais primo arrivant dans l’aventure à l’étranger, mon grand frère t’avais hébergé gratuitement pendant 6 mois , 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, tes ancêtres ont vécu et morts dans l’esclavage au village. 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, dans ton enfance, mon oncle boutiquier t’avais donné des chaussures alors que tu marchais pieds nus à cause de la misère,

– tiens t’es gonflé et ingrat encore , la dot de ta première femme a été empruntée auprès de mon oncle maternel arrivé de la France, alors que t’avais rien du tout, 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, je t’avais vu manger chez mon oncle très souvent, quand tu étais élèves à Nouakchott, 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, alors que quand ton père était décédé, son linceul a été fourni par mon père et que tous les frais afférents au deuil pendant plusieurs jours ont été supportés par notre famille…..

La liste n’est pas exhaustive pour détailler la réthorique argumentative véhiculée fièrement avec le zèle risible et pitoyable  qui va avec. 
Et c’est sur pareil fond discursif qu’on croit pouvoir restaurer un jour la mémoire fanée de l’empire du Ghana  (wagadou), et espérer suivre le peloton des peuples au 21ème siècle.
K.S

Pourquoi Mr Diokhoba Coulibaly a été « dépecé » par la meute féodale sur les ondes d’une radio communautaire.? 

Fin janvier 2015, j’avais consacré une modeste contribution (http://www.kassataya.com/vous/16019-radio-diaguily-une-voi-e-x-libre) à la Radio Diaguily, une webradio communautaire soninképhone basée en France. J’avais pris contact avec un des responsables . Après avoir émis mon souhait, la personne  m’avait dit qu’il aimerait lire l’article avant sa publication, ce qui a été fait sans arrière pensée. J’estimais que les soupçons d’un éventuel parti pris de mon écrit, n’étaient pas fondées apparemment. Depuis cet organe de COM qui compte désormais dans le paysage médiatique virtuel soninké et mauritanien, fait son bonhomme de chemin à travers divers sujets abordés. Parmi les thématiques en débats, celle qui a trait à l’esclavage et ses corollaires societaux très vivaces en milieu soninké, bouillonne les passions et les tensions des uns et des autres en fonction des milieux d’extraction sociale et statutaire. Ainsi , on ne peut éviter de décortiquer les prises de paroles en premier lieu de tous ceux qui animent, organisent et orientent les différents échanges avec les auditeurs. La radio est annoncée sans tabous. Ce « Sans Tabous » suscite des interrogations eu égard d’un certain alignement discursif trop suspect constaté entre certains intervenants et l’équipe animatrice censée neutre dit-on. 

Hier soir 21 octobre 2016, les propos d’un certain Diokhoba Coulibaly, ont eu droit à une édition spéciale et une programmation hâtive sur l’antenne. Mr Coulibaly, ressortissant mauritanien vivant en Angola,  a tenu des propos acerbes à l’endroit de ceux qu’il  considére comme des tenants zélés de l’ordre féodal ayant un versant social foncièrement esclavagiste. Ces propos ont été tenus dans une plate-forme d’échanges créée par l’Armepes-France ouverte à toutes les personnes qui veulent s’engager et sensibiliser mutuellement sur les tares sociales qui affectent la communauté soninké. À titre personnel, en étant membre actif de cette association, je confirme librement ma position qui est de dire que les prises de paroles teintées d’un certain ressentiment caractériel et excessif , n’arrangent en rien les causes défendues. Ceci étant dit, j’ai appris que les propos tenus par Mr Coulibaly auraient fuité ou une taupe parmi les membres l’aurait trahi en partageant largement l’audio de ses dires. Je suis sûr d’une chose, notre camarade et frère Yimbi kumma pour son nom de rappeur, a monté deux fils audio via YouTube de nos interventions dans le groupe WathssApp qui sont partagés largement et accessibles à tous via Facebook notamment. De ce fait, l’idée malhonnête laissant entendre qu’on aurait découvert des manoeuvres louches d’un groupe virtuel donné par ricochet l’association Armepes-France, n’est qu’une énième tentative de saboter et de discréditer ce qu’on a la peine psychologiquement et socialement  d’admettre son existence. Une association mauritanienne qui axe son engagement dans une optique transversale de la problématique de l’esclavage et toutes ses séquelles notamment chez les soninkés. 

J’ignore par quel canal, les propos de Mr Coulibaly sont arrivés à l’équipe animatrice de Radio Diaguily, il aurait fallu mieux d’élargir les investigations afin d’avoir une lecture large et équilibrée des tenants et les aboutissants. Mais larguer ainsi un individu en diffusant ses propros tenus originellement en espace privé sans savoir à décharge s’il y a eu des réponses-audios en privé aussi graves et inadmissibles , nous apprend beaucoup sur ce qui pourrait sous-entendre par Radio sans Tabou. Au final, le dépeçage public du Monsieur a eu lieu au grand bonheur de la meute féodale et esclavagiste de l’international soninké. Déjà en privé, un élément très remonté vivant dans la douce France, s’est permis de dire à Mr Coulibaly qu’il mérite la mort en comparant son cas à celui de l’équipe rédactionnelle de Charlie Hebdo décimée tristement par une équipée sanguinaire d’un islamisme violent. Il serait urgent que Radio Diaguily s’active afin d’avoir l’audio de ce Monsieur très courageux apparemment et l’inviter si possible pour qu’il confirme ses dires. Pour ce type, les propos tenus par Mr Coulibaly sont similaires aux caricatures de Charlie Hebdo,  et il s’est déclaré en éventuel Kouachi issu des milieux féodaux et esclavagistes du monde soninké. 

Sur la supposée neutralité de l’équipe animatrice, j’ai été toujours troublé par la teneur et l’approche de certains propos tenus par des uns et des autres en fonction de la thématique en débat. Selon si ce dernier concerne les problématiques du cadre mauritanien en général ou l’enclos communautaire et particulariste soninké, on constate avec flagrance les écarts de raisonnement et les orientations plus ou moins assumées. Ne pas avoir des tabous, c’est effectivement la nécessité d’accepter un certain jugement sur ce qui nous interpelle. Une Radio, outil déclaré d’appui et d’accompagnement d’une réforme sociale et politique, on doit suivre de près  sa cohérence sur les principes qui doivent primer sur nos obédiences sociales et statutaires . Ainsi la forme et le fond doivent être assumés  ouvertement sans les mécanismes réthoriques qui ne trompent plus. Dans le passé, on a su trouver un individu dit d’extraction sociale esclave qui a fait l’apologie du système de l’esclavage social chez les soninkés. Cet invité amicalement accueilli et écouté, l’avait été en guise d’un souci équilibriste entre ceux qui sont contre et ceux qui sont pour….. LE SYSTÈME DE L’ESCLAVAGE SOCIAL et LA NEUTRALITÉ PROCLAMÉE  est dans un camp forcément . L’évidence d’un double jeu guette à l’horizon et la tournure très entre soi de l’émission inquisitrice hâtivement concoctée pour « tailler du Diokhba »  nous confirme. Pour paraphraser notre frère Gaye Traoré ;  mettre l’eau chaude et l’eau froide dans une même bouche, on obtient de l’eau tiède qui n’est prisée que pour laver le corps du mort. Et nous nous sommes compris.

K.S

Un Cri Osé : ​J’ai mal à mon « Noir »…!!


On est en 2016, dans ce monde-village , aucun éveil ne se pointe devant interpeller les tenants de l’ordre féodal mentalement et psychologiquement esclavagiste parmi nous z’autres damnés parmi les Peuples du monde. Comment peut-on faire comprendre à un invidivu qui croit dur comme fer que sa dignité en honneur héréditaire dépend du respect strict d’un schéma hermétique dans lequel l’existence de la case « des esclaves » est un impératif absolu, que les Noirs brésiliens ou saoudiens sont une BLESSURE BÉANTE affectant l’Homme Noir éternellement parmi les Peuples..?
Un Peuple qui ne regrette pas une partie de son Histoire et s’en vante même surtout concernant l’inégalité en dignité et en honneur en son sein, est un Peuple portant des prédispositions évidentes d’une facile soumission. À travers un tel cadre de référence très étriqué et primitif faisant du village asséché et aride le centre de son « monde », on comprend mieux pourquoi ce sont des portugais et des hollandais qui ont été les premiers chez nous pour nous « braconner » et non l’inverse . L’adage dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu, si aujourd’hui  une représentante cooptée (Noire) du pouvoir mauritanien, pour soigner le système de domination notamment l’ordre esclavagiste, se permet de soutenir que les communautés noires mauritaniennes  (hors haratines) ont été aussi esclavagistes. Du vrai sans doute, car le mauritanien issu des bonnes tentes et des bonnes cases, hérite d’un premier segment de promotion sociale  acquise d’office par sa naissance, et de ce statut il se construit socialement, intellectuellement et psychologiquement par opposition à un référent subalterne . Ce dernier par déterminisme et selon les convenances admises, porte d’une façon imagée tous les clichés de la NÉGATIVITÉ concernant l’immatériel et le matériel. 

K.S

​Rien d’étrange : du réchauffé encore et toujours. 

Gaston kelman, un proclamé écrivain franco-camerounais qui disait que les noirs mauritaniens sont bien lotis dans le pays. Pour l’illustration de ses inepties en service commandé, il déclare que le personnel de l’ambassade de Mauritanie à Paris, est majoritairement Noir. Le noir qui n’aime pas le manioc est bien connu des mauritaniens, et après un silence de quelques années, le voilà aux côtés de Saad Louleid , le transfuge d’IRA et président d’un nouveau « parti portefeuille » El-Rabat fraîchement reconnu par Nouakchott. Kelman et Louleid réunis à l’occasion du colloque d’aujourd’hui (18-10-2016) organisé à l’assemblée nationale française par une officine affiliée au système françafrique, participent aux manoeuvres vaines du régime mauritanien pour se faire une réputation digne. Une rencontre au parfum d’un business diplomatique qui dilapide les deniers publics par des procédés amateurs profitant aux conseillers obscurs . Ce système pitoyable noircit davantage l’ordre étatique mauritanien qui bafoue les droits humains et incarne le système de domination dénoncé par les militants abolitionnistes et les défenseurs des droits humains. Quel ridicule avec ce montage que seul le  fric rend possible, le fait de voir Mr Saad Louleid accompagné d’un autre Noir non haratine de plus non mauritanien, pour parler de la situation des droits humains en Mauritanie.  C’est bien lui Saad qui broyait du rouge parce que le mouvement IRA aurait été accaparé par ceux qu’il appelle les kwori (Noirs non haratine). Quant à Mr Kelman, il a eu une rare occasion d’avoir un petit billet et il ferait mieux de s’intéresser au règne « royal » de Paul Biya. Cette rencontre tenue sous l’habillage de la traîtrise, de la « prostitution » intellectuelle et du business diplômatique, ne peut être qu’un évident énième échec qui ne grandit nullement ceux qui l’ont initié depuis Nouakchott et ailleurs. 
Dehors aux abords de la représentation française, les militants défenseurs des droits humains et les abolitionnistes du mouvement IRA qui serait l’objet de l’équipée lucrative Saadiste, ont pris rendez-vous en scandant les slogans qui dénoncent la manoeuvre mensongère intra-muros. La réalité de la Mauritanie connue aujourd’hui à l’international, ne peut pas être changée miraculeusement par quelques suceurs du fric facile dans une salle oubliée au sein de l’assemblée nationale française. Tout est petit avant cette cellule calomnieuse du 18 octobre 2016 à Paris et le restera après sans doute. Saad « chewing-gum » sera sans saveur et jeté comme d’autres avant lui, le soleil continuera de briller par la Grâce d’Allah azzewejjel.
À suivre la prochaine manigance anti-IRA…!!

K.S

Écoutez  « Soninkara, Ganbanaaxun Feddé part 1 » sur YouTube

Communiquer pour conscientiser, car conscientiser, c’est AGIR.
Le fil audio whatsApp des échanges sur les mentalités féodales en milieu soninké.