Le ​référendum annoncé en RIM : des soupçons d’exploitation politicienne  des dossiers bloqués de l’enrôlement biométrique dans le Guidimagha…!


Selon des sources concordantes , la petite caste du monde politicard issu Guidimagha aurait tenu une réunion chez l’un des « dinosaures » politiques à Nouakchott. Lors de cette conclave, l’objet serait lié aux préparatifs pour le rendez-vous annoncé du référendum décidé par le président mauritanien il y a quelques jours. La date de cette consultation unilatérale en vue d’amender la constitution du pays est fixée au 15 juillet d’après les dernières nouvelles. Ainsi les milieux du pouvoir s’activent depuis quelques temps pour jauger ses obligés historiques qui se déclarent comme des barons intronisés à vie qui décident de TOUT dans nos contrées en l’occurrence dans notre région le Guidimagha. 

Lors de cette rencontre chez un conseiller haut placé, il aurait été relevé que plusieurs citoyens dans le Guidimagha sont bloqués dans l’enfer administratif de l’enrôlement biométrique aux visées obscures. Sachant que pour voter, il faut être en règle au niveau de l’état civil, des dispositions urgentes et spéciales  seraient mises en place par le pouvoir à la demande du petit milieu politicard. Ainsi, des commissions auraient été créées et accédant directement à l’état civil central  sans passer par les centres communaux ou régional. Le but serait de régulariser par UN TRI sélectif parmi ces commissions décidées pour servir numériquement la cause du référendum annoncé. Selon nos sources dignes de foi, ceux de gens qui vivent dans une situation inadmissible et inextricable au niveau de ce recensement, connus comme potentiels partisans du pouvoir seront pris en charge et régularisés par les dites commissions.  Et pour ceux qu’on soupçonnerait d’être opposants au pouvoir et ses suppôts obligés dans la région, ces mesures particulières et discriminatoires aux visées TRISTEMENT  politiques ne les concerneraient pas évidemment. Cette affaire entourant les préparatifs du référendum, est d’une gravité innommable pour certains de nos concitoyens du Guidimagha particulièrement chez les milieux soninkés. En effet  l’utilisation politicienne du système biométrique de l’état civil ne fait pas mystère à l’échelle nationale pour des enjeux démographiques au bénéfice du système arabo-berbère. Par ailleurs on n’imaginait pas que dans une même entité régionale ou même sociale, que certains politicards qui ne sont visionnaires que pour le pain du lendemain, puissent tomber aussi bas dans dans la « prostitution » politicienne.


Vouloir soigner son gagne-pain auprès du raïs « président fondateur » par ce biais est une abomination sans nom et l’Histoire retiendra inshAllah. 


Nous rappelons aux autorités compétentes de la gestion mystérieuse de l’état civil biométrique, qu’une échéance électorale ne devrait pas autoriser à bannir certains citoyens pour toujours. 




Une affaire à Suivre de très près …!



K.S

​L’esclavage foncier en langage soninké : bienvenue au monde des non-dits et d’hypocrisie discursive.


le déni systématique de DROIT de propriété de FAIT pour le descendant d’un ancien esclave , est une constante dans le discours des féodaux du guidimagha. Ils sont tout temps dans une logique d’ingratitude maladive et pleine d’hypocrisie balayant la possibilité de POSSESSION INCESSIBLE d’une terre pour les descendants d’esclaves même si connaissant qu’HISTORIQUEMENT les aïeux de ces derniers furent GÉNÉRALEMENT  utilisés pour le DUR LABEUR de débroussaillage du site villageois. 

Aucune morale, aucune conscience saine,  aucune humanité et aucune réflexion critique et humble ne permettront de RAISONNER et d’INTERPELLER honorablement certains esprits complexés nostalgiques d’un prestige imaginaire d’antan. Certains ne croient entretenir leur statut nobiliaire très SUSPECT qu’en s’exhibant par des avantages matériels et immatériels exclusifs hérités par rapport à leurs semblables d’ethnie et de composante communautaire considérés comme ILLÉGITIMES de fait. Si l’Afrique fut saignée vive par les traites esclavagistes extérieures, certaines dispositions internes y étaient pour beaucoup et aujourd’hui un certain TYPE AFRICAIN est susceptible d’être complice pour que l’Histoire se répète. Certainement l’Homme africain n’étant pas encore ENTRÉ dans L’HISTOIRE se terre dans nos contrées par des références agissantes dans le Temps et dans l’Espace. L’EXILÉ POLITIQUE d’ici pourrait être le petit dictateur défenseur obsédé et virulent d’un régime féodal qui BAFOUE, EXCLUT, DOMINE, ÉCRASE, HUMILIE ET OSTRACISE avec ZÈLE ET FIERTÉ dans nos principautés communautaristes. On réclamerait d’autres réformes sur le plan NATIONAL par des manifestations revendicatives partout mais on feint d’ignorer nos pourritures internes érigées en symboles d’honneur et des valeurs culturelles à sauvegarder .

Ne rêvons pas, SEULE LA LOI fera l’ordre dans nos contrées où les habituels traitements amiables ne sont finalement qu’un régime de chantage et de pression au service des féodaux contre des CITOYENS PAISIBLES.



K.S

La pêche saisonnière à Dafort, les crocodiles s’invitent à la « fête »..!



Ce jeudi 6 avril 2017 a lieu le premier rendez-vous de la pêche saisonnière de la mare de Dawa située dans un oued à l’est du village Dafort. Selon des témoignages frais reçus du village, cette journée très attendue par les villageois a été très perturbée par l’apparition des quelques reptiles pas trop accueillants. En effet, des crocodiles se sont attaqué aux pêcheurs en blessant 4 d’entre eux. Ils ont été évacués vers selibaby, la capitale régionale du Guidimagha Mauritanien. Blessures plus ou moins graves pour certains, ils sont revenus au village après avoir eu les soins nécessaires au centre hospitalier régional. Il est à noter qu’un crocodile a été capturé et tué par les pêcheurs. D’autres bêtes seraient toujours présentes dans la mare. Selon les traditions locales, par mysticisme, on dirait qu’un traitement préalable fait par un individu d’une famille du village rendrait inoffensifs les reptiles au cours de chaque journée de pêche. Apparemment, cette croyance mystérieuse relevant des choses irrationnelles et mystiques  toujours présentes dans l’imaginaire collectif dans nos contrées, n’a pas eu l’effet escompté. Aujourd’hui de cet imaginaire collectif, les faits réels sont cette attaque qui fera date et sonne comme une alerte pour un rendez-vous prochain d’ici la saison des pluies. Ces incidents autour de cette pêche traditionnelle nous rappellent l’accident grave d’un camion benne bondé qui s’était renversé au retour de cette mare l’année dernière. Plusieurs blessés graves avaient été dénombrés avec des bras et des jambes fracturés. Cette année , avec cette attaque reptilienne imprévisible, les certitudes aux croyances mystiques peuvent être ébranlées et on reviendra un peu aux considérations rationnelles pour prendre en compte les RISQUES par évidence. 


Nous souhaitons un prompt établissement aux blessés du jour.

Qu’ALLAH nous protège et Illumine notre LUCIDITÉ. Ameen 


Source crédit : témoignages obtenus des milieux villageois. 


K.S

​Mon analyse de l’émission aux visées douteuses de la Webradio « Mille Gigas »…!



La soirée de ce 1 avril 2017, la cellule  fumante d’une Webradio « Mille Gigas » connue dans  l’international communautariste soninké a tenu son dit « grand débat ». Ce dernier censé traiter l’utilisation inappropriée des supports virtuels par divers publics, s’est rapidement orienté vers des raccourcis lâches et douteux visant un forum regroupant des abolitionnistes majoritairement issus du milieu soninké. Nous avons relevé des approximations introductives qui ont fini par une orientation vindicative et indexatoire sur le forum GANBANAAXUN FEDDE sur le support  WhatsApp dans lequel je tiens FIÈREMENT un rôle de gestionnaire parmi d’autres vaillants engagés abolitionnistes. Au cours de l’émission, ce qui devait être une brève mise au point attendue et normale d’un des invités annoncés du soir qui est Moussa SOUMARE promu vice-président d’IRA-Mauritanie récemment, est devenu finalement le SUJET PRINCIPAL. En effet,  le représentant d’IRA-France a exprimé fermement les positions claires de son mouvement par rapport aux propos déplacés et insultants tenus par certains éléments de notre forum et qui se seraient réclamés porter la parole IRAOUIE. Mr SOUMARE a réaffirmé que les insultes ne font pas partie du langage de leur organisation abolitionniste. Cette mise au point étant faite, les « animateurs et les chroniqueurs » aux multiples casquettes du soir, animés par des considérations sournoises, se sont lancés dans des généralités obsessionnelles en vue de salir ouvertement notre activisme. Ainsi l’échange est finalement focalisé sur l’abolitionnisme visant l’esclavage statutairement bien connu dans le milieu soninké où l’ordre féodalo-esclavagiste est érigé en « valeurs culturelles » à entretenir. Rappelons-le que c’était sur les ondes de cette radio foncièrement communautariste, que la meute féodale s’était déchaînée sur Mr Diokhba Coulibaly , ressortissant mauritanien vivant en Angola. Cette radio est connue comme la porte-voix préférable de ceux qui se vantent de tenir des propos apologistes à visage découvert. De ce fait, rien ne nous surprend venant d’eux, mais les manoeuvres sous-entendues de l’émission étaient de vouloir créer des embrouilles entre les milieux abolitionnistes notamment entre notre forum et le mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE qui est à l’avant-garde de la lutte antiesclavagiste en Mauritanie.  

D’ailleurs, lors de cette soirée, le président Biram Dah Abeid a été invité et il a été soumis aux questions tendancieuses et bien orientées. Cette officine médiatique est une émanation des milieux féodalo-esclavagistes soninkés qui croient aujourd’hui  vivre la Fin des Temps parce-que les personnes d’extraction sociale servile osent se lever contre toutes les assignations discriminatoires  longtemps tissées trompeusement dans le corps social soninké. Hier soir, comme en service commandé très spécial , les tenants de l’émission n’ont pas estimé nécessaire de poser des questions sur l’actualité mauritanienne pourtant très chaude (par exemple solliciter les invités sur le référendum annoncé et d’autres) ou sur le périple international en cours du président  Biram Dah Abeid. Le but était de relever et d’exposer les écarts de langage venant du milieu abolitionniste soninké explicitement LE FORUM GANBANAAXUN FEDDE. Comme un fait du hasard, aucun mot sur ceux qui se plaisent à provoquer les éléments de notre forum par des propos apologistes raillant la mémoire des aïeux ayant subi l’ordre esclavagiste SONINKÉ. À mon nom personnel, je tiens à préciser et à répéter que le mouvement abolitionniste IRA est une INSPIRATION et un ESPOIR pour plusieurs milieux assignés socialement, culturellement et politiquement dans des balises sociales rétrogrades. Cette Webradio pouvant tenir lieu de porte-parole du régime féodalo-esclavagiste soninké, n’a pas trouvé scandaleux qu’un ministre puisse s’immiscer dans une affaire de dispute au sein d’un village en l’occurrence Coumba Ndaw. Pas scandaleux non plus qu’un vieux centenaire à Dafort soit traîné auprès du préfet pour un jardin qu’il met en valeur depuis plus de 50 ans. Rien de tout cela, la priorité parmi les PRIORITÉS pour eux hier soir, était de distiller des dissensions artificielles par des manoeuvres calomnieuses qui n’ont trompé personne heureusement j’espère,  parmi les concernés inconsciemment mis en scène. Cette Webradio « Mille Gigas » entretient et suit son activisme réactionnaire au sein de la communauté soninké sous divers couverts désormais  démasqués. 


Pour nous ce concept GANBANAAXUN FEDDE, pouvant être décliné par La Vraie FRATERNITÉ et la Vraie ÉGALITÉ en Droits et en Devoirs sur le matériel et l’immatériel, se veut OUVERT À TOUTES ET TOUS LES SINCÈRES. Dans le parler courant soninké, le terme GANBANAAXU  est très présent mais tout appel à ses manifestations NON HYPOCRITES  dans le RÉEL du VIVRE ENSEMBLE dévoile systématiquement  des postures hautaines et de mauvaise foi de ceux qui se croient plus noble que le Prophète YOUSSOUF fils et petit-fils des Prophètes (Paix et Salut sur EUX).


K.S







​Pour « l’esclave », la langue importe peu sans sa liberté surtout SA VRAIE LIBERTÉ…!


À raison, le président des FPC Samba THIAM interpelle les leaders haratines sur leur silence à l’occasion des manifestations revendicatives pour la promotion des langues nationales en Mauritanie. 

Ces leaders auraient dû se manifester par  des communiqués laconiques de soutien de principe à la cause des langues dites nationales, comme font certains leaders négro-africains (hors hartines) sur les problématiques de l’esclavage et ses séquelles vivaces dans toutes les communautés nationales. 

Entre le statut juridique d’une langue quelconque et l’ordre féodalo-esclavagiste qui continue de sévir dans toutes les communautés du Nord au Sud et d’Est en Ouest, il est lieu de dissocier nos priorités. Très souvent, les leaders politiques dits négro-africains (hors haratines)  de toutes les chapelles, ont une approche plus que suspecte et ambiguë sur la question de l’esclavage et ses différentes manifestations dans le corps social mauritanien. À quand la Loi 2015-031 (l’arsenal juridique contre l’esclavage et ses séquelles) fera SÉRIEUSEMENT ET SINCÈREMENT  partie du langage militant et politique de leaders intellectuels, religieux et politiques originaires du Sud Mauritanien…?


Le régime féodalo-esclavagiste dans les milieux noirs  (hors haratines) est une donnée très importante du « GROS PROBLÈME MAURITANIEN ». Certains d’entre nos voix célèbres essaient de jouer sur les mots concernant ce régime nocif socialement dans nos contrées du Sud, en parlant d’un système de castes ou de partage harmonieux de fonctions sociales. Alors que les réalités qui y couvent ne sont rien d’autre qu’un ordre féodalo-esclavagiste qui se réfère aux balises coutumières qui assignent les personnes. Et si on tentait une campagne d’explication de la Loi foncière et la Loi contre l’esclavage et ses séquelles sur l’ensemble du territoire national, on verrait des esclavagistes zélés de toutes les couleurs et dans toutes les zones parlant TOUTES LES LANGUES NATIONALES OU OFFICIELLES.



K.S

​Quelques éléments du puzzle  de l’affaire de Coumba Ndaw, village soninké du guidimagha mauritanien :


1- d’après des sources fiables de la communauté Ganbanaaxu, après la vive altercation chez le chef coutumier des féodaux, entre leurs hommes et l’esclave statutaire de support, ce dernier s’est excusé quelques temps auprès d’eux.


2- dans les jours suivants, sous l’influence comploteuse du chef féodal, l’esclave de support décide d’aller introduire une plainte à Ghabou contre plusieurs éléments de la communauté Ganbanaaxu. 


3- l’esclave statutaire docilement soumis au dictat de la caste féodale et maraboutique , et bien accompagné à Ghabou décide d’élargir la liste des noms incriminés. Ils ont décidé de ressortir une vielle querelle dans la mosquée arrangée entre un homme de Ganbanaaxu et la caste maraboutique obligée et alliée de l’ordre féodal. 


4- Une fois les plaintes élargies à plusieurs hommes de Ganbanaaxu dont le Maire adjoint en personne , le chef coutumier du clan féodal appelle un élément important (le ministre en personne) de son réseau pour du  soutien. En effet, il passe son coup de fil d’espoir et de secours au ministre mauritanien de l’environnement et du développement durable, en la personne de Amedi Camara natif de Dafort. 


Prochainement, on essaiera de détailler la suite séquence de cette histoire ombrageuse expliquée récemment par le ministre lui-même dans ses audios selon sa version. Rien que par cette dernière , on comprend en quoi et pourquoi le système  féodalo-esclavagiste est protégé et entretenu par nos officiels qui sont les premiers à contourner habilement  l’arsenal juridique contre les pratiques esclavagistes et ses différentes manifestations dans notre pays. 


Next InshAllah..!


Suite…..ce 27 Mars 2017


Quelques éléments supplémentaires du puzzle :


5- le ministre a reconnu dans ses audios avoir eu au téléphone un gendarme à Ghabou afin que l’affaire soit soustraite et réglée à l’amiable. Comprendre à l’amiable selon la source de la communauté Ganbanaaxu, le clan féodal exige qu’on leur présente des excuses et qu’on s’autocensure à la mosquée pour plaire à la caste maraboutique alliée historique des féodaux. Refus catégorique du côté de Ganbanaaxu Coumba Ndaw.


6- Notre ministre particulièrement très intéressé par cette affaire, s’est impliqué profondément par le téléphone à Ghabou, et admet avoir été contacté par le procureur de Sélibaby concernant l’affaire avant même l’arrivée des protagonistes. 


7- une situation mystérieuse s’est passée,  le clan féodal est venu à Sélibaby un jour avant la convocation conjointe destinée aux protagonistes. L’aller-retour a été effectué sur ordre de Qui et Pourquoi…?


8- dans ses audios, notre influent ministre dit qu’il a demandé au procureur de dire la « VÉRITÉ » entre eux et de ne pas  les arrêter ou faire payer des amendes. 


9- Quelle Vérité…? quand le ministre lui-même a la peine de nommer clairement le noeuds de la bagarre lors de la réunion du village. L’esclave statutaire pris comme un trophée par le clan féodal, a bien tenu des propos relevant de l’apologie de l’esclavage. 


10- ces derniers jours, le procureur a dépêché des gendarmes au village pour réaffirmer ce qui a été dit devant les parties à Sélibaby. L’existence d’une loi antiesclavagiste 2015-031 et les prêches dans la mosquée sont autorisés à ceux qui ont les compétences sans railler ou indexer personne. 


11- pour le reste, des GROS MENSONGES apparaissent ici et là pour dire qu’un décret est sorti pour légitimer le pouvoir coutumier des féodaux esclavagistes sur l’ensemble des CITOYENS du village et que la caste maraboutique détient l’exclusivité du fait religieux dans la mosquée. 


Si c’était vraiment le cas, nos compatriotes beydanes du Nord doivent se préparer à accueillir les premiers Réfugiés soninkés de la communauté Ganbanaaxu qui seront traqués et déportés par les nouvelles principautés du guidimagha mauritanien. 


12- LE DÉSORMAIS MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT « FEODALO-ESCLAVAGISTE » EST ATTENDU SUR L’AFFAIRE PENDANTE DU « JARDIN DU VIEUX » À DAFORT. 


à SUIVRE…..!


Next InshAllah.



K.S

​SONINKÉ EN FRANCE : UNE CERTAINE (R)ÉVOLUTION DANS LE CADRE OCCIDENTAL



Nous qui vivons au sein des sociétés occidentales (Europe et Amérique), avons toujours tendance à n’indexer que les influences négatives. C’est vrai, le cadre occidental permissif et libéral pour l’individu presque sur tous les domaines paraît perturbant pour nos croyances religieuses et traditionnelles. Pourtant par un autre regard réfléchi, nous pouvons observer aisément que ce même cadre nous est profitable sur bien des domaines.  Tout au long de ce modeste travail d’observateurs attentionnés, nous comptons axer notre contribution sur les communautés soninké de France. En effet l’hexagone comme cadre occidental aura eu multiformes influences et interférences au sein des milieux émigrés soninkés. Comme dit l’adage; la meilleure école c’est bien celle de la vie, et en vivant les réalités concrètes, l’homme se forme, se réforme et se déforme aussi. À part une minorité d’étudiants, le motif principal de la présence soninké en France est économique par le travail et occasionnellement politique. Par cette présence pour motif travail, nous occupons généralement pour la majorité, les emplois à très faible qualification. Cela peut s’expliquer par le taux élevé de quasi illettrisme parmi nous, et on se voit très représenté dans les domaines suivants: nettoyage, la plonge en restauration et ouvriers non qualifiés dans le bâtiment. Nos revenus issus de ces activités particulièrement dures, nous permettent d’entretenir individuellement et collectivement nos terroirs dans les pays d’origine. Dans ce cadre français où les mots-concepts  » liberté et égalité » ont un sens plus marqué et vivant que dans nos sociétés d’origine (pays et milieu socio-ethnique), nous pouvons constater une certaine redéfinition des rapports coutumiers liant les personnes. Nos employeurs et amis blancs nous recrutent en ignorant tout critère lié à nos différents statuts coutumiers ( garanké, horé, komé, tegué et d’autres). Les promotions professionnelles et les avancements se font par mérite et non pas par nom de famille. L’engagement syndical suit la même logique. Cette donne dans le cadre professionnel perturbe les anciens piliers référentiels qui catégorisent les individus par déterminisme de naissance dans nos milieux même ici hors travail. En effet le garanké qui avait été conditionné historiquement que son honneur filial viendrait en servant statutairement d’autres, trouve le cadre idéal pour se poser les bonnes questions au bon endroit. Notre garanké, un jour chef d’équipe ou délégué syndical, participant matériellement et pleinement aux projets communautaires se verrait bien remettre en question l’ordre coutumier le faisant d’éternel subalterne. Ce qui serait d’ailleurs souhaitable et instructif pour notre imaginaire collectif afin de revoir la philosophie qu’on se fait de l’Homme, ses Droits et Devoirs. Dans ce même cadre occidental d’ouverture aux multiples opportunités, nos illettrés et les faiblement instruits, intéressés peuvent accéder à une instruction dans différents domaines. Des sessions gratuites d’alphabétisation permettent certains d’avoir un niveau intéressant leur facilitant le quotidien. Nous constatons auprès de ces populations un intérêt particulier pour le fait politique et politicien du pays d’accueil. On verra un homme ignorant le nom complet du premier ministre de son pays d’origine tout sachant les origines familiales des hommes politiques français (étrangères depuis quand et d’où). Le fonctionnement de ce cadre français permettant des possibilités sur la base du droit et du mérite, nous invite à revoir certaines de nos certitudes en interne. Les français sont ouverts majoritairement et n’hésitant pas à confier leurs destinées à un homme méritant aux origines étrangères récentes. Par conséquent nous serons interpellés par nos consciences sur nos fonctionnements internes en ethnies et en castes qui font des méritants à diriger de naissance. Dans nos terroirs et nos pays, presque tout se fait pour que le dernier arrivé historiquement quel que soit son mérite n’accède pas à certains titres (chefferie, imamat et d’autres). La compréhension plus ou moins approfondie des enseignements de notre religion se généralise aussi parmi nous. Plus en plus des gens sortent de la logique faisant que le monopole du religieux soit dévolu exclusivement à certains d’entre nous (Marabouts). En effet, par les cours, les séances de Tafsir et les conférences, un certain réveil en masse se manifeste. On trouvera un homme ayant des notions intéressantes liées à la croyance et aux pratiques rituelles, qu’il n’aurait pas su dans nos milieux d’origine où l’auto-disqualification s’applique en fonction du statut social. Dans cette ouverture, nous souhaitons qu’un nouvel esprit nous anime tous pour sortir paisiblement de l’exercice coutumier de l’imamat vers celui du plus compétent en la matière. Ainsi nous sortirions de certains clichés vivaces ; par exemple le rôle du muezzin serait du fait d’un casté esclave et surtout en pensant le lier à l’exemple faussé de BILAL (RA) soit disant esclave-muezzin au temps du Prophète MOHAMED (PSL). En véhiculant consciemment ou inconsciemment des pareils faux raccourcis à l’endroit de ce grand compagnon des premières heures du Prophète, nous légitimerons les clichés négatifs qu’ont certains milieux arabo-musulmans au sujet des noirs. 



Contribution revue et reprise datant du 24 Mars 2014.

K.S

​Notre lecture des audios ministèriels à propos de L’ENVIRONNEMENT  antiesclavagiste soninké dans le Guidimagha mauritanien..!


Le réseau du forum Ganbanaaxu Fedde* a été submergé de multiples réceptions de 2 audios qui viendraient du ministre mauritanien de l’environnement et du développement durable, Amedi Camara, destinés à la communauté soninké et au-delà. 


Dans ces audios diffusés et relayés largement, je tiens à préciser qu’il s’est montré d’une tenue digne par rapport aux « propos déplacés et excessifs » tenus à l’encontre de sa personne et de sa famille .

Pour le reste, nous constatons qu’il s’est pris dans les périphéries de l’affaire qui a connu son épilogue auprès du procureur de Sélibaby entre les 2 parties dans la journée du 22 Mars 2017. On y entend clairement comment il a démarché dans le but de jouer le système amiable à la soninké. Il y ressort également une lecture très communautariste afin de sauvegarder les régimes féodaux qui sévissent  au sein des contrées soninké. Il se dit être l’un des premiers soninké ayant accès à la source de lois mauritaniennes en étant ministre. C’est-à-dire comprendre qu’il n’ignore pas la Loi 2015-031 incriminant les pratiques esclavagistes sous toutes ses formes dans le pays. On voudrait savoir quand il sera temps qu’il explique à ceux qui entretiennent aujourd’hui leurs cités sur des bases féodalo-esclavagistes d’antan. Par la teneur de ses propos, on comprend qu’il  n’est qu’un fils défenseur d’un ordre sociétal rétrograde soninké  qui prime sur le régime CITOYEN. Il y a 2 jours l’homme qui a menacé d’emprisonnement le président d’AMEES (Association Mauritaniennes pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles)  Diarra Souleymane et son bureau par TÉLÉPHONE, n’a tenu le moindre mot explicite sur l’événement du 6 Mars 2017 à Sélibaby marquant la journée nationale de l’antiesclavagiste. Ses appels pour une communauté soninké unie pourraient  être louables , mais UNIE sur quoi et autour de quoi..?

Certainement selon sa sortie explicative, autour des vielles assignations coutumières et inhibitrices qui conditionnent certains citoyens pour servir les prétentions princières d’autres  dans nos localités. Celui qui détient le portefeuille du ministère de l’environnement, nous apprend que ce sont les imams qui détiennent le monopole sur les mosquées en Mauritanie , et on se pose la question sur le cas soninké, qui est imam…? Sur quelles bases..? Et Surtout pour servir quel ordre..? 


Pour finir,  son explication sur les circonstances de la réunion villageoise à Coumba Ndaw ne correspond pas à ce que nous avons pu entendre du Maire adjoint Mr Diallo Housseinou sur le volet organisationnel avec le  chef coutumier des milieux féodaux . Espérons que le Maire adjoint fera une mise au point par rapport à sa thèse à l’audition de la version du ministre Camara. 


Monsieur le ministre, vous êtes bien introduit que nous dans les sources de Lois, mais paradoxalement de notre côté il semblerait que nous sommes plus disposés que vous pour l’application stricte  des lois mauritaniennes sur l’ensemble du territoire. 


Un appel à ceux qui jubilent en envoyant en masse les audios ministériels, j’espère que nos audios d’appel à une VRAIE RÉFORME de Justice et de Fraternité au sein de la communauté, ne seront pas  censurés et triés. Un tri sélectif par lequel  seuls les écarts de langage sont prisés malheureusement par certains milieux bien connus de nous,  pour nous SALIR et DÉTOURNER notre activisme.  




* Forum virtuel regroupant plusieurs membres antiesclavagistes à travers le monde. Plusieurs associations y sont  représentées notamment L’ARMEPES , L’AMEES, L’UVDS ET D’AUTRES PARTENAIRES. 



K.S





​Cri Osé : Un autre monde soninké est en gestation dans le guidimagha mauritanien. 

L’antiesclavagisme historiquement circonscrit uniquement dans le milieu beydane (comprendre les haratines victimes) était  une anomalie révélée au grand jour connaissant les réalités dures dans les communautés dites noires (soninké et peul) . Dans le milieu soninké du guidimagha , le socialement, le culturellement et le politiquement admis et entretenu depuis des années par les segments féodaux, vit ses mauvais jours. Rien ne sera jamais  comme avant après l’élan d’éveil citoyen en cours parmi ceux qui ont été utilisés toujours comme des faire-valoir numérique au profit (matériel et immatériel) d’une franche minoritaire féodalo-esclavagiste et exclusiviste.  

Je suis convaincu à jamais que ceux qui s’adonnent à certaines thèses admettant que l’Africain fut surtout durement et grandement VICTIME des méchants esclavagistes blancs  (européens et orientaux), sont atteints d’une malhonnêteté intellectuelle indicible. Aujourd’hui 17/03/2017, si le monde soninké de mon guidimagha natal sous le joug féodalo-esclavagiste pouvait vendre et éliminer physiquement certains éléments courageux à l’avant-garde l’activisme antiesclavagiste, ça se ferait avec zèle et sans aucune pitié. 


Cette période d’après 6 Mars 2017 à Selibaby, les affaires sont à suivre….!

Le défi est lancé aux gouvernants (municipal, départemental, régional et national) , une personne d’extraction sociale servile dans une communauté féodalo-esclavagiste comme la société soninké en l’occurrence, peut-elle être un CITOYEN de plein de DROIT en Mauritanie aujourd’hui…?


On dirait que l’enrôlement pose problème aux mauritaniens, mais on feint sournoisement d’ignorer l’écrasement moral et honteux vécu au quotidien par plusieurs personnes dans nos contrées féodales.



K.S

La journée mondiale de la FEMME : un mot osé sur le mariage précoce en milieu rural soninké. 

Oui, les mariages précoces portent un coup fatal et rédhibitoire à un avenir radieux de la gent féminine dans certaines sociétés du monde. D’ailleurs dans ces dernières à travers pareil régime prématuré de mariage , les jeunes hommes peuvent être également victimes d’une sorte d’assignation qui est source d’innombrables écueils dans leur accomplissement multidimensionnel dans la VIE. Mon constat se veut un clin d’oeil osé et porté sur ma société d’origine soninké en l’occurrence par rapport à la condition féminine que je pense la décliner comme une certaine condition HUMAINE tout court.
Ainsi à l’occasion de cette journée mondiale de la FEMME ce 8 Mars 2017, j’essaie modestement de répondre à la sollicitude du réseau de blogueurs mauritaniens en gestation depuis quelques jours. J’espère axer cette brève contribution sur certaines réalités sociétales difficilement abordables mais très influentes sur le fait MARIAGE PRÉCOCE impactant très nagativement la vie des plusieurs Femmes dans la société soninké. Sans vouloir s’étaler sur une tranche de vie (logique de fréquentation entre jeunes gens de deux sexes avant mariage) particulièrement discutée, discutable, crainte et troublante moralement, il faut bien reconnaître que les mariages précoces deviennent l’une des solutions prisées pour caser des ADOLESCENTS et des JEUNES GENS dans l’ordre matrimonial admis religieusement et socialement.
Dans cette situation sensible dite « la vie de jeunesse » dans les localités rurales , les jeunes filles pour ne pas dire les petites filles pour certaines, deviennent une inquiétude de premier ordre pour leurs familles. Du risque de subir les conséquences d’un premier amour précoce et hasardeux, elles tombent dans les mailles d’un premier mariage programmé et arrangé avec un prétendant méconnu généralement. En milieu rural, rares sont les filles qui continuent les études au-delà de la 3ème année collège. Et très souvent l’événement du mariage marque la fin définitive de leur scolarité. Ainsi la gent féminine subit prématurément des coups rudes d’une société passablement prête face aux apports tourbillons d’un monde très agissant sur tous les domaines. La précocité du mariage assigne fatalement les filles qui deviennent pour beaucoup des futures femmes-mères fragiles ou atteintes physiquement et moralement au sein de la sphère sociale. Cette séquence déterministe qui régit la condition féminine en milieu rural soninké , pèse lourdement sur le développement humain d’une manière générale dans la société. Très souvent le mariage arrangé dans la précocité ne rime pas avec des liens sentimentaux forts. La jeune mariée sous les pesanteurs de l’ordre coutumier, subit parfois son sort conjugal fait d’amertume et des frustrations. Ses velléités rebelles seront domptées rapidement par l’épreuve du temps et surtout avec la bascule dans la case Maternité. Il serait juste également de pointer les contraintes subies aussi par certains garçons embarqués malgré eux dans ces mariages arrangés.
Généralement, dans tous les cas de figure, ce sont les filles qui subissent les soubresauts récurrents de cette vie matrimoniale au sein de la société. En plus du mariage précoce fait d’arrangement qui cause des blessures multiformes aux femmes, il faut y ajouter les secousses du régime de polygamie. Divers impératifs admis selon les traditions ancestrales et couvertes occasionnellement sous le fait religieux , prédisposent la gent féminine à subir docilement l’ordre polygamique. De ce dernier, certains hommes ayant épousé une femme pas docile à leur goût, pensent trouver l’aubaine d’une revanche pouvant être très amère pour celle qui a déjà accumulé des souffrances intérieures pendant plusieurs années. Dans un autre sens, ça pourrait être une conséquence inévitable d’un mariage arrangé subi par un homme. En toute responsabilité, ce dernier peut porter tous les soins nécessaires à la vie conjugale pour être à la hauteur des balises familiales et sociales , mais il ne peut taire définitivement les cris d’un cœur qui n’a jamais été comblé par une rencontre choisie et accueillante en toute liberté.
Encore une fois, quelle que soit la monture de cette organisation maritale, c’est bien toujours la gent féminine sous multiples pressions , qui est durement lésée sous différentes formes.
Pour atténuer l’impact de cet ordre qui assigne plus de la moitié des populations dans ces zones rurales, il faudrait mieux revoir les comportements laisser-faire dans « la vie de jeunesse » entre les garçons et les filles. Atténuer les logiques coutumières qui font de la jeune fille un objet au service des rapports familiaux dans lesquels le machisme est roi. Permettre aux jeunes filles mariées de poursuivre leurs études, ce qui passe nécessairement par une campagne de sensibilisation de grande ampleur au sein de la société. Il faudrait également une éducation rigoureuse sur le plan religieux de l’ordre polygamique. C’est-à-dire vulgariser le code religieux et civil sur le mariage pour l’ensemble des populations via différents canaux et supports facilement accessibles.
Kundu SUMAARE